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mercredi, 25 janvier 2017

El Pais: Le Pape François et Donald Trump: wait and see

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Le Pape François et Donald Trump: wait and see

 

 le journal espagnol El Pais a interviewé le Pape François

 

En temps de crise, le grave danger consiste à penser ainsi:

"Cherchons un sauveur qui nous redonne notre identité et défendons-nous avec des murs, des barbelés, n'importe quoi, des autres peuples qui peuvent nous priver de notre identité"

 

"Oui, chaque pays a le droit de contrôler ses frontières"

 

El Pais: Sainteté, sur les problèmes du monde que vous venez de mentionner, Donald Trump vient de devenir le président des États-Unis et le monde entier est dans une grande tension à cause de cela. Qu'en pensez-vous?

François: Je pense que nous devons attendre et voir. Je n'aime pas anticiper les évènements, ni juger les gens prématurément. Nous allons voir comment il agit, ce qu'il fait, et je vais avoir une opinion. Mais avoir peur ou se réjouir à l'avance pour quelque chose qui pourrait se produire est, à mon avis, tout à fait imprudent. Ce serait comme des prophètes prédisant des calamités ou des aubaines qui ne se produiront pas. Nous verrons. Nous allons voir ce qu'il fait et juger. Toujours sur les faits concrets. Le christianisme, ou bien il est spécifique ou bien ce n'est pas le christianisme.

Il est intéressant de noter que la première hérésie dans l'Église a eu lieu juste après la mort de Jésus-Christ. L'hérésie gnostique, condamnée par l'apôtre Jean. Qui était ce que j'appelle une religiosité spray, une religiosité du non concret. Oui, moi, la spiritualité, la loi ... mais rien de concret. Non, pas moyen.

Nous avons besoin de faits concrets. Et à partir du concret, nous pouvons tirer les conséquences. Nous perdons de vue le sens du concret. L'autre jour, un penseur me disait que ce monde est tellement à l'envers qu'il a besoin d'un point fixe. Et ces points fixes proviennent du concret. Qu'avez-vous fait, qu'avez-vous décidé, comment avancez-vous. Voilà ce que je préfère: attendre et voir.

El Pais: A la fois en Europe et en Amérique, les répercussions de la crise qui ne finit jamais, les inégalités croissantes, l'absence d'un leadership fort, cèdent la place à des groupes politiques qui reflètent le malaise des citoyens. Certains d'entre eux - les "anti-système" ou populistes - capitalisent sur les peurs face à un avenir incertain pour former un message rempli de xénophobie et de haine envers l'étranger.

Le cas de Trump est le plus remarquable, mais il y en a d'autres, comme l'Autriche ou la Suisse. Êtes-vous inquiet à propos de ce phénomène?

François: C'est ce qu'ils appellent le populisme. Ce qui est un terme équivoque, parce qu'en Amérique latine, le populisme a un autre sens. En Amérique latine, cela signifie que le peuple - par exemple les mouvements populaires - sont les protagonistes. Ils sont auto-organisés, c'est autre chose. Lorsque j'ai commencé à entendre parler de populisme en Europe, je ne savais pas quoi en faire, j'étais perdu, jusqu'à ce que je comprenne qu'il avait des significations différentes.

Les crises provoquent la peur, l'alarme. À mon avis, l'exemple le plus évident du populisme européen est l'Allemagne en 1933. Après Hindenburg, après la crise de 1930, l'Allemagne est en morceaux, elle cherche à se relever, à trouver son identité, un leader, quelqu'un capable de restaurer son caractère, et il y a un jeune nommé Adolf Hitler qui dit: «Je peux, je peux». Et tous les Allemands votent pour Hitler.

Hitler n'a pas volé le pouvoir, son peuple a voté pour lui, puis il a détruit son peuple. C'est le risque. En temps de crise, nous manquons de jugement, et c'est une référence constante pour moi. Cherchons un sauveur qui nous redonne notre identité et défendons-nous avec des murs, des barbelés, n'importe quoi, des autres peuples qui peuvent nous priver de notre identité. Et c'est une chose très grave. Voilà pourquoi j'essaie toujours de dire: parlez entre vous, parlez les uns aux autres.

Mais le cas de l'Allemagne en 1933 est typique, un peuple qui a été plongé dans une crise, qui cherchait son identité jusqu'à ce leader charismatique vienne et promette de leur redonner leur identité, et il leur a donné une identité déformée et nous savons tous ce que arrivé. Lorsqu'il n'y a pas de conversation ...

Les frontières peuvent-elles être contrôlées?

Oui, chaque pays a le droit de contrôler ses frontières, qui vient et qui va, et les pays à risque (de terrorisme ou ce genre de choses) ont encore plus le droit de les contrôler, mais aucun pays n'a le droit de priver ses citoyens de la possibilité de parler avec leurs voisins.

Le Grand Maître de l'Ordre de Malte a démissionné

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Le Grand Maître de l'Ordre de Malte a démissionné

Selon Reuters, Matthew Festing, 67 ans, a renoncé à sa charge de grand maître de l'ordre souverain de Malte. A la suite d'un conflit ouvert avec le Vatican, François lui aurait demandé de donner sa démission.

"Le Pape lui aurait demandé de démissionner et il a accepté" révèle l'agence Reuters.

Dans l'attente d'une nouvelle élection par le souverain conseil de l'ordre, l'institution fondée au XI siècle sera gouvernée par le numéro deux. Le grand maître est habituellement élu à vie.

Matthew Festing aurait exigé la démission du grand chancelier allemand Albrecht Freiherr von Boeselager, soit disant pour avoir permis l'usage de préservatifs dans un projet de lutte contre la pauvreté. 

Lien communiqué du Vatican soutenant la commission d'enquête voulue par le Pape François

mardi, 24 janvier 2017

Pour l'Osservatore Romano, Donald Trump fait un premier pas vers le droit à la vie

donald-trump-l125-h81.jpgPOUR L’OSSERVATORE ROMANO, DONALD TRUMP FAIT UN PREMIER PAS VERS “LE DROIT À LA VIE“

Vatican - le 24/01/2017 | Par Agence I.Media

En Une de sa version italienne, le quotidien L’Osservatore Romano du 24 janvier 2017 a salué la décision du président américain Donald Trump d’interdire le financement, par des fonds fédéraux, d’ONG internationales promouvant l’avortement.

Note: l'administration Obama, puis la candidate Clinton, n'ont jamais brillé pour la défense des plus faibles, des plus petits. La propagande pour l'avortement bénéficie de somme d'argent colossale. 

Durant la campagne, Trump s'était engagé à interdire l'avortement après 20 semaines de gestation, à nommer des juges pro-vie à la cour suprême, à retirer le financement public de Planned Parenthood (planning familiale américain) et pérenniser l'amendement Hyde, interdisant que l'avortement soit réalisé avec un financement public.

 

Fernando Ocariz est le nouveau prélat de l'Opus Dei

Fernando Ocariz est le nouveau prélat de l'Opus Dei

lundi, 23 janvier 2017

50 000 personnes à Paris pour la vie

La marche pour la vie a réuni plus de 50 000 personnes

Dès 10 minutes ...

«Le Pape François salue cordialement les participants à cette manifestation». C’est par cette phrase que le nonce apostolique, Mgr Luigi Ventura a annoncé au président de la Marche pour la vie le soutien du Pape à cette manifestation.

A cette occasion, le nonce cite les paroles que le Pape avait prononcé aux évêques allemands le 20 novembre 2015 : «L’Église ne doit avoir de cesse d’être l’avocate de la vie, et ne doit pas renoncer à annoncer que la vie humaine doit être protégée sans condition, depuis le moment de la conception jusqu’à la mort naturelle». Le Pape encourage également les participants à «œuvrer sans relâche pour l’édification d’une civilisation de l’amour et d’une culture de la vie».

L'Eglise soutient la personne humaine, depuis son commencement lors de la fécondation, en passant par toutes les étapes de sa vie ( surtout lors des événements douloureux; maladies, chômage, deuils, souffrances, pauvreté spirituelle ou économique, émigration, handicaps, réfugiés, les quelques mots qui résonnent à son coeur de Mère), jusqu'à sa fin naturelle (soin palliatifs). 

Pédophilie: Mme Régine Maire renvoie la patate chaude à Rome ?

Théologienne et psychologue de formation, Régine Maire a été chargée du dossier de pédophilie concernant le père Bernard Preynat,et de l‘écoute des victimes, après du Diocèse de Lyon. Elle revient sur sur manière dont ce dossier a été géré par le Diocèse, depuis les premiers aveux du prêtre pédophile en 1991. Propos recueillis par Valérie Gauriat (en janvier 2016).

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Pédophilie: Mme Régine Maire renvoie la patate chaude à Rome ?

Les propos de Madame Régine Maire entendus sur Euronews sont vraiment très surprenants. Renvoyer à Rome la politique du déplacement des prêtres pédophiles est un anachronisme. Avant le Motu Proprio de Saint Jean-Paul II de 2001, signé par les Cardinaux Ratzinger et Bertone, la gestion des prêtres pédophiles étaient laissée à l'appréciation des diocèses.

Depuis 1988, le Cardinal Ratzinger s'est battu comme un lion, pour que l'omerta locale soit brisée. En 2001, la Congrégation pour la doctrine de la foi est devenue souveraine. Chaque évêque est désormais tenu de signaler tous les cas à Rome.

Mgr Arrieta, spécialiste du droit canon, a publié un article qui met en lumière le travail décisif de Rome et du Cardinal Ratzinger. Sa conclusion est édifiante: 

"Je tenais surtout à présent à souligner le rôle déterminant joué, dans ce processus, datant de plus de vingt ans, de rénovation de la discipline pénale, par l'action décisive de l'actuel Pape (Benoît XVI), au point de constituer véritablement, avec beaucoup d'autres initiatives concrètes, une des constantes qui a caractérisé l'action de Joseph Ratzinger".

Pédophilie: dès que Rome s'est emparée de ces dossiers brûlants, la crise pédophile a été enrayée.

Le complexe anti-romain, la volonté d'autonomie des églises locales ont blessé l'unité de l'Eglise. Mais avant tout, la parole des victimes a été étouffée localement. Face à ces crimes, ces messes noires, Rome a montré et tenu le cap. C'est un fait que les historiens et les journalistes mettront peu à peu en lumière. Dès que Rome s'est emparée de ces dossiers brûlants, la crise pédophile a été enrayée.

Le marathon de Benoît XVI

(archive Le Suisse Romain) L'accusation que Benoît XVI aurait agi mollement et tardivement face à la pédophilie a refait surface tout récemment. Aussi, je publie à nouveau une note de 2010 pour redire tout simplement la vérité.

Unknown.jpegL'idée que le Cardinal Ratzinger, ou l'ancien évêque de Münich lorsqu'il était encore en Allemagne, ait couvert le crime de la pédophilie de quelques prêtres plane tel un nuage noir sur la blancheur du Pape et sur bien des têtes. C'est l'effet de la large campagne de presse de février-mars 2010 qui l'a touché en plein coeur. Même durant la conférence de presse de présentation du livre "Lumière du monde", des questions ont été posées sur la façon dont le Cardinal aurait "mal géré" certains cas. Or ceci ne se retrouverait pas dans son dernier livre entretien...

Il n'y a que rarement des mauvaises questions, comme il y a aussi souvent des très bonnes réponses. Trois lettres signées du Cardinal en apportent la preuve.

Le Cardinal se bat depuis 1988

Le Cardinal Joseph Ratzinger, alors préfet de la congrégation pour la doctrine de la foi, a déjà écrit des lettres en 1988 pour prendre des mesures contre la pédophilie. 3 lettres seront publiées dans prochain article de la "Civilta Cattolica" signé par Monseigneur Juan Ignacio Arrieta, actuel secrétaire du conseil pontifical pour l'interprétation des textes législatifs. L'Osservatore Romano les a publiées aujourd'hui.

Retrouver le droit canon, pour sanctionner

En effet, l'agence de presse italienne « Apcom » révèle aujourd'hui que le Cardinal Ratzinger écrivit au cardinal José Rosalio Castillo Lara (préfet pour l'interprétation authentique du code de droit canon), afin de lui suggérer une procédure plus rapide et simplifiée pour les prêtres qui se sont rendus coupables de comportement graves et scandaleux. La réponse fut que cela n'était pas du tout approprié. Toutefois, le cardinal réussi, par le règlement de la Curie romaine (Pastor Bonus, 1988), à ce que les délits graves commis contre la morale dépendent exclusivement de son dicastère de la foi. Dès la fin des années 1990, afin de donner une plus grande efficacité, le Vatican élabora des nouvelles normes qui se cristallisèrent ensuite dans le Motu Proprio de 2001 (signé par Jean Paul II). La nouveauté fut que les évêques du lieu devaient désormais en référer à Rome. Ainsi, l'étouffement des affaires pouvait être possible par certains évêques diocésains. Ratzinger a donc tout tenté.

00.jpgLe Cardinal Ratzinger, alors résolu dans sa ligne de tolérance zéro, obtint encore du Pape des nouvelles facultés pour lutter contre la pédophilie. Ces mesures, telles que plus de rapidité pour la perte de l'état clérical, allongement de la prescription, introduction de la pédo-pornographie et la possibilité pour le Vatican d'enquêter aussi sur les cardinaux se retrouvent quelque peu dans les normes publiés en été 2010. 

Benoît XVI a voulu modifier le droit en 2007

Enfin, depuis 2007, le Pape Benoît XVI avait voulu modifier en ce sens le droit canon avec des mesures simplifiés et plus rapides.

Aussi, une attitude de longue haleine, forte, cohérente, vraie, résolue et humble traverse le service et le travail de Joseph Ratzinger dans la vigne du Seigneur depuis sa nomination à Rome. Comme quoi, comme le dit lui-même le Pape dans son livre, "Lumière du monde" le temps n'est pas à la démission, surtout en pleine tempête. Le Pape constate que la crise interne qu'a connu l'Eglise provient notamment d'une fausse conception de l'amour qui a pris le dessus et d'une marginalisation du droit canon.

Car au fond, Benoît XVI est la grande partie de la solution, nous avons besoin de lui, pour redonner la première place aux victimes et appliquer le droit canon dans l'Eglise. Une prochaine modification du droit canon de 1983 est finalement en vue. Tout cela fait partie de la crédibilité que les âmes attendent de la sainte Eglise.

Article en français de Mgr Arietta

sa conclusion "Je tenais surtout à présent à souligner le rôle déterminant joué, dans ce processus, datant de plus de vingt ans, de rénovation de la discipline pénale, par l'action décisive de l'actuel Pape, au point de constituer véritablement, avec beaucoup d'autres initiatives concrètes, une des constantes qui a caractérisé l'action de Joseph Ratzinger".

Médias: le bien ne fait pas de bruit, le bruit ne fait pas de bien

Médias: le bien ne fait pas de bruit, le bruit ne fait pas de bien

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Lien: Le Matin

Toute personne qui meurt doit être accompagnée par notre prière qui jaillit de notre coeur qui saigne. Je célèbre la messe toujours en union avec et pour les défunts. Sur notre planète, il y a des morts tous les jours. Loin de moi de chercher à banaliser.

Avouons que les médias nous parlent tellement de la mort, jusqu'à saturation! Nous ne pouvons pas être en deuil en permanence. Ce n'est pas possible humainement.

Lorsque notre vie se passait dans un univers plus restreint, nous souffrions de la disparition des membres de nos familles, de nos amis, de nos proches. Nous trouvions les ressources et les forces nécessaires pour aller de l'avant.

Le monde est désormais devenu un grand village. Ne médiatiser que les catastrophes est une tactique obsédante. Nous risquons l'overdose, qui mène à la superficialité, à l'indifférence. Sur les cinq continents nous aurons malheureusement toujours des morts, des drames. Pourquoi toujours aller les rechercher ?

Le monde ne vas pas aussi mal que cela. Le bien ne fait pas de bruit, le bruit ne fait pas de bien. Ce dernier est plus durable, plus puissant, plus fort, plus abondant que le mal. Le spectacle de l'info est aussi une construction, un choix, une sélection. Lisons les nouvelles avec un sens critique. Le show du monde n'est pas aussi noir ! Dieu aurait déjà brisé la force qui fait tourner notre planète si le mal devait l'emporter. Dieu permet le mal car il peut en faire sortir un bien plus grand.

L'amour, le vrai, le beau, le bien sont moins effrayants et moins spectaculaires, donc forcément moins médiatiques; mais ils durent. Le mal se met en scène afin d'éveiller nos passions, pour nous effrayer, nous impressionner et nous agiter. C'est un piège. Ce mal est provisoire. Tout a une fin sauf la vie éternelle.

Faisons bien ce qui est à notre portée et confions tout ce qui nous dépasse à la divine Providence, qui prend soin de tout, avec délicatesse, avec tendresse.

vendredi, 20 janvier 2017

Erwan Le Morhedec "Identitaire, le mauvais génie du christianisme" en Suisse

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Erwan Le Morhedec "Identitaire, le mauvais génie du christianisme" en Suisse

Présentation du livre sur Aleteia

Message du Pape François au nouveau Président des Etats-Unis d'Amérique Mr Donald Trump

Message du Pape François au nouveau Président des Etats-Unis d'Amérique Mr Donald Trump

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C2oxImQWQAA6bMo.jpg-large.jpeg(Radio Vatican) Le Pape François a adressé un message au nouveau président américain Donald Trump, investi ce vendredi 20 janvier 2017. «Sous votre direction, puisse la stature de l'Amérique continuer à être mesurée avant tout par son souci pour les pauvres, les exclus et les nécessiteux qui, comme Lazare, se tiennent devant notre porte» écrit le Saint-Père, lui offrant ses vœux cordiaux pour cette nouvelle présidence.

«À une époque où notre famille humaine est assaillie par de graves crises humanitaires exigeant des réponses politiques ambitieuses et unies, je prie pour que vos décisions soient guidées par les riches valeurs spirituelles et éthiques qui ont façonné l'histoire du peuple américain et l'engagement de votre nation à la promotion de la dignité humaine et de la liberté dans le monde entier» souligne François.

Donald Trump a été investi ce vendredi 20 janvier. Dans son discours sur les marches du Capitole, il s’est engagé à ce que sa présidence montre la voie pour l’Amérique et pour le monde «pour des années», dans un discours aux allures de discours de campagne.

Erwan le Morhedec "Identitaire, le mauvais génie du christianisme" versus Laurent Dandrieu

Erwan le Morhedec "Identitaire, le mauvais génie du christianisme" versus Laurent Dandrieu

Opus Dei: le processus de l'élection du 3ème successeur de Saint Josémaria

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Le 13 mars 2013 Jorge Mario Bergloglio a été 265e successeur de saint Pierre. Un Souverain pontife venu du bout du monde comme il a dit lui-même, avec l'expérience d'importantes réalisations pastorales. Un pape souriant, proche des gens, dont la simplicité a éveillé une curiosité médiatique grandissante, également parmi les non croyants. Mariano Fazio a connu de près l'actuel pape lorsque celui-ci résidait en Argentine.

A partir de cette amitié, il nous fait découvrir les clés de la pensée du Pape, de sa conception de l'apostolat et de son désir de dialoguer avec le monde.

Lien

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Opus Dei: le processus de l'élection du 3ème successeur de Saint Josémaria

Le prochain prélat ouvrira une nouvelle étape de l'histoire de l'Oeuvre. Le bienheureux Don Alvaro del Portillo et Mgr Echevarria, tout deux espagnols, furent formés par Saint Josémaria. Il est possible que Monseigneur Mariano Fazio, argentin, ami et biographie du Pape François soit élu. 

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jeudi, 19 janvier 2017

Traduction du missel romain en français: traduttore, traditore ?

La Croix

Traduction du missel romain en français: traduttore, traditore ?

Unknown.jpegCes deux mots italiens signifient: "traduire, c'est trahir". Comparer "un traducteur à un  traître" veut montrer que la traduction d'un texte d'une langue dans une autre langue ne peut jamais respecter parfaitement le texte de l'oeuvre originale. 

La liturgie de l'Eglise romaine est originellement en latin. Depuis 2001, une instruction pastorale "Liturgiam authenticam", un document récent pour la correcte application de la constitution sur la sainte liturgie du Concile Vatican II demandait que le texte latin d'origine soit traduit intégralement et précisément. Cette instruction a permis de parvenir à une réforme du missel romain en langue anglaise et espagnole. Malheureusement la traduction en français cause des difficultés et ne pourra pas sortir comme prévue en 2017. 

L'article de la Croix ne révèle pas la source de l'information et qualifie la congrégation de "rigide". Pour le moins curieux. Ce qui semble certain, la proposition romaine a été refusée. Mais dorénavant, l'instruction de Saint Jean-Paul II est également visée. La tentative semble sinueuse, et vise à contourner la compétence d'une congrégation, dirigée par un expert en liturgie, le Cardinal Robert Sarah. Ce dernier a été nommé à ce poste difficile par le Pape François.

550159058.jpgPour avoir suivi le travail pastoral de 2011 dans une diocèse américain, je sais que les évêques des USA ont pris un an pour implanter avec tact, intelligence et patience la réforme parmi les fidèles. Les prêtres ont donné des conférences afin de bien expliquer les petites corrections. J'ai encore l'ancienne traduction en mémoire.

La traduction anglaise reformée est nettement meilleure théologiquement. Le travail préparatoire s'est fait avec patience, sans reproduire le passage en force  des années 1970. Sans discernement, la France a imposé aux fidèles des traductions imprécises. Le climat de l'époque était plutôt "à trahir qu'à traduire".  

Pour la réforme en français, les points suivants de la liturgie font entre autre difficultés: 

- Je confesse à Dieu. J'ai vraiment péché ne correspond pas aux autres langues: nous devrions dire: par ma faute, par ma très grande faute. Puis invoquer également la bienheureuse Marie toujours vierge. 

- Le Credo: Jacques Maritain, ami du Cardinal Journet, regrettait amèrement le mot: de même nature que le Père car "le Fils est de même substance" que le Père. En effet, les hommes partagent tous une même nature humaine, mais ils ne sont pas "Un comme le Père et le Fils". 

- La réponse des fidèles à l'offertoire est une création: pour la gloire de Dieu et le salut du monde ne se retrouve dans aucune langue. 

- Le mot "coupe" ne reflète pas l'aspect sacré du "calice". Ce mot semble une insulte, un gros mot pour nos amis canadiens. Cependant, il faut reconnaître que l'accent n'est pas le même. 

Personnellement, je trouve un peu curieux que la nouvelle génération de jeunes soit capable d'apprendre des mots tels que "wifi", "twitter", "hashtag", "modem" .... et jugée inapte à découvrir ceux de "calice","même substance", "sacrifice"... La liturgie est vivante. Pourquoi rester accroché à des traductions faites hâtivement dans les années 1970 ? Nous devons nous ouvrir au progrès, sans rigidité et sans fixisme.

Peut-être que l'ouverture du Pape François vers les jeunes pour le Synode 2018 permettra de faire entendre leur voix. L'Eglise, en sa dimension humaine, est toujours en réforme, pour que nous plongions dans sa forme originale, originelle. 

mercredi, 18 janvier 2017

Le Pape demande toujours de prier pour lui.

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Prière pour notre Saint Père le Pape François, pour l'Eglise Catholique 

Oremus pro Pontifice nostro Francesco.
Prions pour notre Saint Père le Pape François

Dominus conservet eum, et vivificet eum, et beatum faciat eum in terram, et non tradat eum in manus inimicorum ejus.
Que le Seigneur le garde, lui donne la vie, qu'il le rende heureux sur la terre et ne le livre pas au pouvoir de ses ennemis.

V. Tu es Petrus.
V. Tu es Pierre.

R. Et super hanc petram aedificabo Ecclesiam meam
R. Et sur cette pierre je bâtirai mon Église.

Prions : Dieu qui gouverne toutes choses avec sagesse, tu as voulu bâtir ton Église sur saint Pierre, le chef des Apôtres; regarde avec bonté notre pape François que tu as choisi comme successeur de Pierre; fais qu'il soit pour ton peuple le principe et le fondement visible de son unité dans une même foi et une même communion. Amen.

ou bien :

Prions : Ô Dieu, dans la série des successeurs de Pierre tu as choisi ton serviteur François, comme vicaire du Christ sur la terre et pasteur de tout le troupeau ; fais qu'il confirme ses frères, et que toute l'Eglise soit en communion avec lui dans le lien de l'unité, de l'amour et de la paix, pour que tous les hommes reçoivent de toi, pasteur et évêque des âmes, la vérité et la vie éternelle. Amen 

Trois évêques appellent à prier: pour que le Pape ne donne pas l'Eucharistie aux divorcés remariés (sic!)

Trois évêques appellent à prier: pour que le Pape ne donne pas l'Eucharistie aux divorcés remariés (sic!)

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schneider-300x168.jpegMarco Tossati révèle que trois évêques, Mgr Tomash Peta, Mgr Jan Pawel Lenga et Mgr Schneider invite à prier (7 langues) pour que le Pape ne donne pas l'Eucharistie aux divorcés remariés. 

Outre que le Pape n'a jamais dit, pensé ou écrit que la confession pouvait être donné sans discernement, je pense que nous devons effectivement prier afin que les cardinaux, les évêques et les prêtres soient unis avec Pierre pour notre temps, dans la plénitude de la foi.

Le travail de formation au discernement des confesseurs ne fait que commencer. Je comprends pourquoi le Pape demande toujours de prier pour lui. 

mardi, 17 janvier 2017

Amoris Laetitia: le Cardinal Burke tourne en rond

Amoris Laetitia: le Cardinal Burke tourne en rond

«Il n'y a aucun ultimatum au Pape, mais nous devons aller de l'avant. La foi est en péril»

Le cardinal Burke est le chef de file des cardinaux qui veulent corriger le Pape

«La confusion dans l'Eglise est évidente. Il faut de la clarté»

source

images.jpegLa discussion sur les "dubia", les doutes soumis au Pape par quatre cardinaux sur la façon d'interpréter l'exhortation Amoris laetitia continue d'être au centre de l'attention médiatique.

Les dubia tournent autour de l'accès à l'Eucharistie pour les divorcés remariés qui vivent ensemble (more uxorio) sans être mariés, accès que, dans certains cas, Amoris laetitia permettrait. Le Magistère précédent a exclu à plusieurs reprises cette possibilité pour les divorcés remariés qui ne peuvent pas se séparer pour une bonne raison, sauf dans le cas d'un engagement à vivre comme frère et sœur. 

Le cardinal Gerhard Ludwig Müller, préfet de la congrégation pour la doctrine de la foi, le "watchdog" de l'orthodoxie, a dit dans une interview à Tgcom24 que les questions ne sont pas à poser publiquement (la lettre au pape date du mois de septembre et sa divulgation du mois novembre).  Il n'y a pas besoin de corriger le pape, car «il n'y a pas de danger pour la foi»

«La confusion dans l'Eglise sur l'interprétation de certains passages d'Amoris laetitia est au contraire évidente» dit le Cardinal Raymond Leo Burke, le plus exposé des quatre cardinaux (ndlr: que fait notre cardinal pour nous donner une juste interprétation d'AL ?)

«C'est pourquoi je ne vois pas comment on pourrait dire qu'il n'y a pas de danger pour la foi. Par ailleurs, nous avons communiqué les cinq dubia au Pape de manière très respectueuse. Quand nous n'avons pas reçu de réponse, nous avons décidé, pour le bien des âmes, de rendre public ce fait qu'il existe des doutes et que tous les fidèles sont appelés à y prêter attention».

Le cardinal Burke, signataire avec les cardinaux Walter Brandmüller, Carlo Caffara et Joachim Meisner, a ensuite soulevé la question d'une possible «correction formelle» du Pape. Selon ce qui a été rapporté par plusieurs médias italiens, extrapolant le contenu d'une interview publiée aux Etats-Unis, Burke aurait donné un ultimatum pour cette «correction formelle». Cet ultimatum devait expirer après les fêtes de Noël. (ndlr: l'ultimatum est tout de même posé: si le Pape ne répond pas, nous le corrigerons)

En réalité, il n'y a eu «absolument aucun ultimatum», confirme le cardinal Burke. «De nombreux médias ont mal compris. Dans cette interview aux États-Unis, ils m'avaient demandé quelles seraient les prochaines étapes concernant les dubia présentés au Saint-Père, et j'ai simplement dit que rien ne pouvait se produire à ce moment-là parce que nous étions sur le point de vivre le temps liturgique de Noël et de l'Epiphanie. Ce n'est qu'après qu'on pourrait éventuellement penser à la façon de procéder, mais ce n'était certainement pas un ultimatum pour une confrontation avec le Pape».

Le cardinal Brandmüller a déclaré que l'éventuelle «correction formelle» du pape pourrait avoir lieu "in camera caritatis".«En effet», précise Burke, «je n'ai jamais dit qu'il faudrait qu'il y ait une confrontation publique. Je suis d'accord avec le cardinal Brandmüller, la première étape serait de demander une rencontre privée avec le Saint-Père pour lui montrer les déclarations inacceptables d'Amoris laetitia , montrant comment, d'une manière ou d'une autre, elles ne conviennent pas pour exprimer ce que l'Eglise a toujours enseigné».( ndlr: pourquoi avoir publié les dubia et demander une rencontre privée ?)

Certains prétendent que dans la discipline de l'Eglise il n'y a pas d'institution de «correction formelle» du Saint-Père. L'avez-vous inventé vous-même?

«Bien sûr que non. Saint Thomas d'Aquin soulève dans ses écrits théologiques la question de la correction formelle du pape, et la discipline de l'Eglise en parle également. Elle a été rarement utilisée. Il y a des exemples, et certainement on peut envisager le cas d'un pape qui en quelque sorte peut tomber dans l'erreur. Dans ce cas, il doit y avoir une correction».

Soutenir que, dans certains cas, les divorcés remariés qui vivent more uxorio peuvent accéder à l'Eucharistie signifie-t-il faire une erreur ?

«On pourrait dire que la déclaration est matériellement inexacte, car il n'est pas possible de recevoir les sacrements pour une personne qui vit "more uxorio" avec quelqu'un qui n'est pas son mari ou sa femme. Au contraire, affirmer que c'est possible est une erreur formelle qui va à l'encontre de ce que Jésus lui-même a enseigné et a toujours été l'enseignement de l'Eglise».

Par conséquent, soutenir cela, c'est une hérésie?

«Non, je pense que l'on peut le qualifier d'erreur, mais c'est une situation complexe. L'hérésie est le déni obstiné ou le doute obstiné d'une vérité qui doit être crue par foi divine et catholique de la part d'une personne baptisée. Une hérésie pourrait être le fait de quelqu'un qui affirme qu'il n'y a pas d'actes moraux intrinsèquement mauvais. Dire cela serait dire quelque chose de contraire à la doctrine de l'Église et serait clairement une hérésie. L'affirmation sur l'accès aux sacrements dont je parlais avant, se réfère plutôt à une pratique qui contredit deux doctrines: celle sur l'indissolubilité du mariage et celle sur la présence réelle de Jésus dans l'Eucharistie. La première réaction serait de dire que c'est certainement une erreur».

Revenons aux "dubia". Certains ont insinué que les quatre cardinaux sont divisés entre eux. Est-ce vrai?

«C'est totalement faux, nous sommes unis et voilà pourquoi je ne veux faire aucune spéculation sur les éventuelles prochaines étapes à accomplir concernant l'initiative que nous avons prise. Si nous le faisons, nous le ferons après nous être confrontés».

Mais vous pensez encore que le pape répondra à vos dubia?

«Nous sommes toujours en attente d'une réponse du pape comme notre pasteur suprême. Ne pas attendre une réponse ne serait pas respectueux de son office».

Pour beaucoup, la réponse est déjà là: les quatre cardinaux ne sont que des "docteurs de la loi", durs et insensibles.

«Il me semble, à moi, que la loi morale n'est pas quelque chose qui emprisonne une personne, c'est exactement le contraire: la loi morale libère la personne et l'oriente à faire le bien. En effet, quand il n'y a pas de respect pour la loi morale, on voit se réaliser des situations chaotiques et moralement, il se passe une sorte d'emprisonnement.

Pour les personnes de foi, nous pouvons dire que la loi divine libère, et n'est pas une chose négative. Et puis enseigner la loi morale est un grand acte de charité envers le prochain parce qu'elle indique le chemin vers la liberté authentique et la félicité. Il est impossible d'affirmer qu'une personne peut trouver une quelconque forme de bonheur en péchant».

Le pape dit rencontrer une résistance "maléfique" qui "survient lorsque le diable inspire de mauvaises intentions". Vous êtes-vous senti visé?

«Je ne sais pas à quoi faisait référence le pape. Personnellement, je ne me suis certainement pas senti coupable, parce que ce n'est pas la description de ma position».

Avec votre initiative publique, ne vous semble-t-il pas contribuer à diviser l'Eglise plutôt que de l'unir?

«Ce qui divise est le mensonge et l'ambiguïté, la vérité unit toujours. Il est absurde de dire que quatre cardinaux qui posent cinq questions raisonnables, et d'une importance fondamentale pour tous les chrétiens, se comportent de manière à diviser l'Eglise. Nous sommes au service de l'Office pétrinien, donnant au pape l'occasion de confirmer l'enseignement de l'Eglise, face à une situation qui se montre ambiguë dans la pratique».

(Lien: les dubia divisent l'Eglise, par le Cardinal Müller)

D'autres cardinaux ou prélats partagent-ils votre position sur les questions que vous avez posées?

«Nous ne sommes pas seulement quatre. Je connais personnellement d'autres cardinaux qui partagent pleinement les dubia».

Pourquoi tant de bruit pour un problème que beaucoup ont du mal à comprendre?

«Nous avons à faire ici à un sujet qui concerne profondément l'Eglise: le mariage et la famille, qui est son fruit, et qui constituent le fondement de la vie de l'Eglise. Nous ne nous perdons pas derrière des problèmes complexes ou difficiles, nous apportons tout simplement notre contribution à la croissance de l'Eglise dans sa cellule vivante la plus élémentaire».

En fin de compte, le seul crime qui vous restera, c'est d'être désespérément traditionaliste?

«Eh bien, toutes ces étiquettes sont très commodes pour ne pas aborder le cœur de notre préoccupation, qui est la vie de l'Eglise. Les dubia, qu'on le veuille ou non, concernent cela».

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Je ne sais pas comment va se terminer ce roman, cette histoire de confusion semée par le cardinal. J'espère qu'il ne va pas persévérer dans son intention (errare humanum est, perseverare diabolicum - l'erreur est humaine, la persévérance dans l'erreur est diabolique)

Ordre de Malte: communiqué du Saint-Siège

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Ordre de Malte: communiqué du Saint-Siège

(Radio Vatican) Le Saint-Siège se prononce sur les récents événements relatifs à l'Ordre Souverain Militaire de Malte.

Un communiqué a été publié ce mardi 17 janvier 2017 ; nous en reproduisons ici l'intégralité :

En ce qui concerne les événements de ces dernières semaines relatifs à l’Ordre Souverain Militaire de Malte, le Saint-Siège tient à réitérer son soutien et ses encouragements pour le travail remarquable ques ses membres et ses bénévoles réalisent en diverses parties du monde, en conformité avec les objectifs de l’Ordre: la “Tuitio Fidei” (défense de la foi) et l’”Obsequium pauperum” (services des pauvres, des malades et des personnes les plus vulnérables).

Pour soutenir et déveloper cette mission généreuse, le Saint-Siège confirme la confiance qu’il met dans les cinq Membres du Groupe nommés par le Pape François, le 21 décembre 2016, afin de l’informer sur la crise de la Direction centrale actuelle de l’Ordre, et il rejette, au vu de la documentation en sa possession, toute tentative de discrédit sur les Membres de ce Groupe et sur leur travail.

Amoris Laetitia: les doutes du Cardinal Caffarra

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Amoris Laetitia: les doutes du Cardinal Caffarra

 

“SEUL UN AVEUGLE PEUT NIER QU’IL Y A, DANS L’EGLISE, UNE GRANDE CONFUSION”.

Le Cardinal italien s'exprime longuement sur ses doutes concernant l'exhortation apostolique Amoris Laetitia. 

Lien

Je trouve regrettable qu'un Cardinal n'éclaire pas notre lanterne. L'Eglise participe à la formation des consciences. Paradoxalement, ces propos engendrent et diffusent ce climat de grande confusion.

Evidemment, Sandro Magister reprend cette intervention, traduite par le site Benoît et Moi. Manifestement, le mystère sacré de la conscience échappe à l'évêque émérite de Bologne. Cette querelle entre la conscience et l'Eglise est pourtant ancienne. Elle reste toutefois présente dans quelques milieux qui peinent à reconnaître pleinement le Concile Vatican II. 

Note: 

Unknown-1.jpegLe Cardinal Newman est sans aucun doute le grand prophète de la conscience. Comme l'affirme le Concile Vatican II (Gaudium et Spes 16), qui reprend une citation du pape Pie XII, la conscience est un sanctuaire, inviolable et sacrée.

Personne n'y entre sans l'assentiment de la personne. L'Etat, l'Eglise, tout autre pouvoir s'arrêtent devant elle. Seul le prêtre peut y entrer lors du sacrement de la réconciliation, parce que la personne y consent. La conscience est un oeil; elle ne crée pas la lumière. Toute personne a le devoir de suivre sa conscience. 

Deux célèbres citations du Cardinal Newman exprime la primauté de la conscience. Primauté ne veut pas dire opposition ou contradiction. L'Eglise et la conscience sont faites pour entrer en harmonie. 

- «On ne verra jamais un pape, dans un document officiel adressé à tous les fidèles, porter atteinte à la doctrine très grave du droit d’obéir à l’autorité divine s’exprimant par la Voix de la conscience. Car en vérité c’est sur cette Voix de la conscience que l’Eglise elle-même est fondée.

Si le pape se prononçait contre la conscience, il se suiciderait, il ferait crouler le sol sous ses pieds. Il n’a pas d’autre mission que de proclamer la loi morale, et de confirmer “celle lumière qui éclaire tout homme venant en ce monde”».

- «Si après un dîner j’étais obligé de porter un toast “ecclésiastique” – ce qui évidemment ne se fait pas –, je boirais à la santé du pape, croyez-le bien, mais à la conscience d’abord, et ensuite au pape».

(lettre au Duc de Norfolk)

 

lundi, 16 janvier 2017

Les évêques de Malte prêts à donner la communion aux divorcés-remariés; par I.MEDIA

Unknown.jpegLes évêques de Malte prêts à donner la communion aux divorcés-remariés 15.01.2017 par I.MEDIA

L’Osservatore Romano a publié le 14 janvier 2017 le texte des évêques de l’île de Malte concernant l’application de l’exhortation apostolique Amoris laetitia (2016). Dans les cas où il serait “humainement impossible“, écrivent ces évêques, aux divorcés remariés de suivre l’enseignement de l’Eglise exigeant qu’ils vivent dans la continence, “comme frère et sœur“, lorsqu’ils ne peuvent se séparer, il leur serait possible d’accéder à la communion s’ils se sentent “en paix avec Dieu“.

Parmi les opposants à cette ouverture, le canoniste américain Edward Peters a qualifié sur son blog ce texte de désastreux, car il invite les catholiques “à commettre nombre d’actes objectivement et gravement mauvais“. (cath.ch/imedia/mp)

Note: Le titre est quelque peu trompeur. Les évêques demandent aux prêtres d'être accueillants et charitables, afin de cheminer avec patience pour former la conscience. Contrairement à celles des évêques argentins, ces "guidelines"n'ont pas été commentées par le Pape. L'Osservatore Romano n'est pas un organe du Magistère.

Pour les évêques maltais, la mission des pasteurs ne consiste pas à donner simplement une permission pour accéder aux sacrements, d'offrir des simples recettes ou de se substituer aux consciences. La vocation de l'Eglise consiste à aider les personnes, avec patience, l'art de l'accompagnement, à former et illuminer les consciences afin que cela soit les personnes elles-mêmes qui parviennent à une décision sincère, face à Dieu, pour faire le plus grand bien possible. 

Ce cheminement, cet accompagnement doit inclure un examen de conscience. Ce dernier doit permettre des moments de réflexion, de pénitence: comment les personnes se sont-elles comportées avec les enfants ? ont-elles tentées de se réconcilier avec le conjoint ? quelle est la situation du partenaire abandonné ? L'option de vivre en frère et soeur ne peut pas être éludée. 

Andrea Tornielli

Confusion dans l'Eglise ? je propose un autre titre pour une juste interprétation d'Amoris Laetitia: les évêques sèment la confession !

Amoris Laetitia développe surtout la loi de la gradualité. Les confesseurs le savent bien: si nous discernons la désir d'une conversion à l'Evangile, l'absolution est possible.

Se concentrer uniquement sur les personnes divorcées remariées n'est pas toujours adéquat. Il faut le redire haut et fort: une personne qui souffre d'une séparation n'est pas excommuniée, ni exclue de l'Eglise. Le Pape et toute l'Eglise avec lui, désire avec force qu'elle continue sa vie de foi et de prière. L'Eglise est une Mère tendre et aimante. 

Certains catholiques, disons bien-pensants, sont tentés par un certain pharisaïsme. "Je ne suis pas divorcé, je ne suis pas homosexuel", alors je peux aller communier. C'est blessant et stigmatisant. Un chrétien qui ne cesse de médire, qui se comporte comme un véritable loup au travail, qui manque régulièrement la messe et qui ne se confesse presque jamais, n'a pas le droit à la communion. De fait, nous sommes tous égaux devant Dieu.

Avant d'aller communier chacun doit examiner sa conscience avec l'aide de l'Esprit Saint, pour discerner si Jésus nous attend et nous accueille d'abord au sacrement de la Miséricorde (confession) ou à la communion ? Jésus nous attend, nous espère et nous accueille toujours. 

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La juste interprétation d'Amoris Laetitia demeure dans cette tendre rencontre avec la Miséricorde du Seigneur. C'est le confessionnal. 

La photo du jour

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source @mlkubacki

dimanche, 15 janvier 2017

Le Cardinal Sarah paraphrase Nietzsche

« Dieu est mort ! Dieu reste mort ! Et c'est nous qui l'avons tué ! Comment nous consoler, nous les meurtriers des meurtriers ? Ce que le monde a possédé jusqu'à présent de plus sacré et de plus puissant a perdu son sang sous notre couteau. — Qui nous lavera de ce sang ? Avec quelle eau pourrions-nous nous purifier ? Quelles expiations, quels jeux sacrés serons-nous forcés d'inventer ?

La grandeur de cet acte n'est-elle pas trop grande pour nous ? Ne sommes-nous pas forcés de devenir nous-mêmes des dieux simplement — ne fût-ce que pour paraître dignes d'eux ? »

F. Nietzsche, Le Gai Savoir, Livre troisième, 125.

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Le Cardinal Sarah paraphrase Nietzsche: l'Occident est devenu la tombe de Dieu

Unknown-3.jpeg"La culture occidentale a été organisée comme si Dieu n'existait pas. C'est nous qui l'avons tué. L'homme ne sait ni qui il est ni où il va."

Le Cardinal Robert Sarah, préfet de la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements

suite

Comment ne pas comprendre la pensée du cardinal Sarah. Il a reçu l'Evangile par la mort des missionnaires partis de l'Occident pour le grand continent de l'Afrique. Pour celui que l'on surnomme le Benoît XVI africain, le choc terrible, contradictoire. L'Occident exporte désormais des idéologies, comme celle du gender, dénoncée par le Pape François. L'homme prend la place de Dieu, créateur de la nature humaine. 

Ne tombons pas dans le péché de prétendre nous substituer au Créateur. Nous sommes des créatures, nous ne sommes pas tout-puissants. La création nous précède et doit être reçue comme un don.

Pape François 

La foi de Bergoglio a connu des moments d'obscurité

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Le Pape François parle des moments d'obscurité 

«Moi aussi certaines fois j'ai traversé des moments d'obscurité dans ma foi, et la foi a beaucoup baissé, mais avec un peu de temps on la retrouve»

suite AFP

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La foi est une aube.

Mgr Charles Morerod, évêque à Fribourg. 

Extrait de "Eglise et immigration, le grand malaise" de Laurent Dandrieu, aux Editions Plon.

Unknown-1.jpeg"si le Pape François ignore la menace, c’est qu’il s’inscrit dans la lignée de la vision angélique de l’islam qui est celle de l’Église depuis des décennies, et plus précisément depuis la déclaration concilaire Nostra Ætate du 28 octobre 1965, vision dont le tort consiste à transposer sur la lecture de l’islam le regard que les chrétiens portent sur le christianisme".

Note: C'est le coeur du grand malaise, sans doute la racine du désaccord. Le Concile Vatican II fut inspiré prophétiquement par l'Esprit Saint. Ce dernier a positionné l'Eglise catholique dans des conditions sociales et temporelles différentes par rapport au passé. L'Eglise n'a plus été en position défensive, ou réactive; bien au contraire, elle a anticipé, d'une manière pro-active, les changements du monde. Elle se situe sur un autre plan que l'Etat, bien qu'au service des mêmes personnes. 

Extrait de "Eglise et immigration, le grand malaise" de Laurent Dandrieu, aux Editions Plon.

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Lien: interview

Le 8 juillet 2013, en visite à Lampedusa où il a fustigé « la mondialisation de l’indifférence », François déclare : « Je désire me tourner en pensée vers les chers immigrés musulmans qui commencent, ce soir, le jeûne du Ramadan, avec le voeu d’abondants fruits spirituels. L’Église vous est proche dans la recherche d’une vie plus digne pour vous et vos familles.»

Le 24 novembre suivant, dans l’exhortation apostolique Evangelii Gaudium, on put lire ces phrases : « Nous chrétiens, nous devrions accueillir avec affection et respect les immigrés de l’Islam qui arrivent dans nos pays [...] Face aux épisodes de fondamentalisme violent qui nous inquiètent, l’affection envers les vrais croyants de l’Islam doit nous porter à éviter d’odieuses généralisations, parce que le véritable Islam et une adéquate interprétation du Coran s’opposent à toute violence » (n° 253).

Comment expliquer l’incroyable sous-estimation par le pape François du danger d’islamisation de l’Europe que porte l’actuelle vague de migrations ? Ce n’est certes pas que le pape oublie l’appartenance à la religion musulmane de nombre des nouveaux arrivants ; mais, s’il en ignore la menace, c’est qu’il s’inscrit dans la lignée de la vision angélique de l’islam qui est celle de l’Église depuis des décennies, et plus précisément depuis la déclaration concilaire Nostra Ætate du 28 octobre 1965, vision dont le tort consiste à transposer sur la lecture de l’islam le regard que les chrétiens portent sur le christianisme.

Trompés par leur propre discours sur « les religions » qui, au-delà de leurs différences superficielles, auraient en commun une même recherche de vérité et de spiritualité, les catholiques en sont venus à tragiquement minorer les différences de nature entre christianisme et islam ; au lieu d’y voir deux visions du monde, de la société et de Dieu antagonistes, ils ont voulu y voir deux voies différentes de chercher la même vérité, parfois presque deux sensibilités d’une même foi. Ce faisant, ils ont gravement sous-estimé l’incompatilité de l’islam avec les sociétés occidentales, et avec la façon chrétienne de concevoir la vie en commun.

Obsédée par l’idée d’apaiser les relations avec les autres grandes religions mondiales, l’Église catholique a décliné dans le dialogue interreligieux l’« idée généreuse et fausse [qui traîne] dans les cerveaux européens : gommons les identités, oublions-les, et, toutes raisons de combat abolies, la paix s’établira par voie de conséquence. [...] Oublions la différence entre l’Islam et la Chrétienté, et les guerres de civilisation n’auront pas lieu, personne n’ayant à défendre une appartenance au prix de son sang ».

L’Église a ainsi voulu fermer les yeux sur des siècles d’histoire, qui nous ont appris que musulmans et chrétiens n’ont pu cohabiter paisiblement que dans les pays où les communautés étaient d’importance équivalente, et toujours de façon parallèle, sans jamais réussir à former une société homogène ; mais que partout où, numériquement, l’islam avait le dessus, cette cohabitation a toujours emprunté pour les chrétiens la forme de la dhimmitude, cette soumission que les musulmans réservent, en terre d’oumma, aux minorités religieuses, dont les membres ne peuvent être que des citoyens de seconde zone. « A ujourd’hui, pour l’islam conquérant, écrit Jacques Ellul, tous ceux qui ne se reconnaissent pas musulmans n’ont pas de droits humains reconnus en tant que tels. Ils retrouveraient dans une société islamique la même condition de dhimmi2. »

Les seuls droits dont les dhimmis disposent en terre d’islam ne sont pas, comme dans la conception occidentale, des droits qui leur sont dus en raison de leur appartenance à la communauté humaine, mais des droits qui leur sont octroyés, concédés, par une sorte de fait du prince. Pour Ellul, la condition qui a toujours été celle des dhimmis en terre d’islam – avec des nuances suivant les lieux et les époques, mais aussi des constantes fondamentales –, "n’est pas du tout le résultat d’un hasard historique, c’est ce qui doit être, du point de vue religieux et du point de vue de la conception musulmane du monde".

Extrait de "Eglise et immigration, le grand malaise" de Laurent Dandrieu, aux Editions Plon.

samedi, 14 janvier 2017

Le cardinal suisse Gilberto Agustoni est décédé

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  Le cardinal suisse Gilberto Agustoni est décédé

Le cardinal suisse Gilberto Agustoni, préfet émérite du Tribunal Suprême de la signature apostolique, est décédé à l'âge de 94 ans.

Le prélat naquit le 26 juillet 1922 à Schaffhouse (Suisse) dans une famille profondément chrétienne. Le père, d'origine tessinoise et employé à l'Etat, et la mère d'un petit village sur les bords du Lac de Constance, se sont ensuite déplacés en Suisse orientale. Le couple eut 5 enfants, 4 garçons et une fille, dont deux devinrent prêtres. RIP

Avec le décès du cardinal genevois Mgr Georges Marie Cottier, dominicain, la Suisse compte désormais deux cardinaux: l'évêque émérite du diocèse de Sion, son Eminence Mgr Schwery, et Mgr Kurt Koch, ancien évêque de Bâle, qui préside le conseil pontifical pour l'unité des chrétiens à Rome. Seul Mgr Kurt Koch (moins de 80 ans) serait un cardinal-électeur lors d'un conclave pour l'élection d'un prochain Pape. 

ATS

Synode sur les jeunes et les vocations: l'ordination des hommes mariés pas à l'ordre du jour

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SYNODE 2018 : LA QUESTION DE L'ORDINATION DES HOMMES MARIÉS N'EST PAS À L'ORDRE DU JOUR, AFFIRME LE CARDINAL BALDISSERI

Vatican - le 13/01/2017 | Par Agence I.Media

img-6487-l125-h81.jpgPrésentant à la presse le 13 janvier 2017 le document préparatoire du prochain Synode sur les jeunes et les vocations, le cardinal Lorenzo Baldisseri, secrétaire général du Synode des évêques, a notamment affirmé que la question de l’ordination des hommes mariés n’était pas à l’ordre du jour.

Note: Le monde médiatique fonctionne ainsi, par tweets. Il se concentre sur quelques sujets, très peu d'idées clefs, des slogans. La communion aux personnes divorcées remariées fut "la question" médiatique phare des synodes pour la famille. 

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L’Église même désire se mettre à l’écoute de votre voix, de votre sensibilité, de votre foi; voire de vos doutes et de vos critiques. Faites entendre votre cri, laissez-le résonner dans les communautés et faites-le arriver aux pasteurs.

Saint Benoît recommandait aux abbés de consulter aussi les jeunes avant toute décision importante, parce que “souvent Dieu révèle à un plus jeune ce qui est meilleur” (Règle de Saint Benoît III, 3).

LETTRE DU PAPE FRANCOIS AUX JEUNES, SYNODE 2018

Chers jeunes,

Unknown.jpegj’ai la joie de vous annoncer qu’en octobre 2018 se célébrera le Synode des Évêques sur le thème « les jeunes, la foi et le discernement vocationnel ». Je vous ai voulu au centre de l’attention parce que je vous porte dans mon cœur.

Aujourd’hui même est présenté le Document Préparatoire, que je vous confie comme “boussole” tout au long de ce cheminement. Me viennent à l’esprit les paroles que Dieu adressa à Abram : « quitte ton pays, ta parenté et la maison de ton père, pour le pays que je t'indiquerai » (Gn 12, 1).

Ces paroles s’adressent aujourd’hui aussi à vous: ce sont les paroles d’un Père qui vous invite à “sortir” pour vous lancer vers un futur non connu mais porteur de réalisations certaines, vers lequel Lui-même vous accompagne. Je vous invite à écouter la voix de Dieu qui résonne dans vos cœurs à travers le souffle de l’Esprit Saint. Quand Dieu dit à Abram « quitte! » que voulait-il lui dire? Certainement pas de s’éloigner des siens ou du monde. Ce fut une forte invitation, une provocation, afin qu’il laisse tout et aille vers une nouvelle terre.

Quelle est pour nous aujourd’hui cette nouvelle terre, si ce n’est une société plus juste et fraternelle que vous désirez profondément et que vous voulez construire jusqu’aux périphéries du monde? Mais aujourd’hui, malheureusement, « quitte! » revêt aussi un sens différent. Celui de la prévarication, de l’injustice et de la guerre. Parmi vous de nombreux jeunes sont soumis au chantage de la violence et contraints de fuir leur pays natal. Leur cri monte vers Dieu, comme celui d’Israël esclave de l’oppression du Pharaon (cf. Ex 2, 23).

Je souhaite aussi vous rappeler les paroles que Jésus dit un jour aux disciples qui lui demandaient : « Maître, où habites-tu? ». Il répondit : « Venez et voyez » (Jn 1, 38-39). Vers vous aussi Jésus tourne son regard et vous invite à aller chez lui. Chers jeunes, avez-vous rencontré ce regard? Avez-vous entendu cette voix? Avez-vous ressenti cette ardeur à vous mettre en route? Je suis sûr que, même si le vacarme et la confusion, semble régner dans le monde, cet appel continue à résonner dans votre âme pour l’ouvrir à la joie complète. Ceci sera possible dans la mesure où, avec également l’accompagnement de guides experts, vous saurez entreprendre un itinéraire de discernement pour découvrir le projet de Dieu sur votre vie. Même quand votre parcours est marqué par la précarité et par la chute, Dieu riche en miséricorde, tend sa main pour vous relever.

À Cracovie, lors de l’ouverture de la dernière Journée Mondiale de la Jeunesse, à plusieurs reprises je vous ai demandé : « peut-on changer les choses? ». Et vous avez crié ensemble un retentissant « oui! ». Ce cri nait de votre cœur juvénile qui ne supporte pas l’injustice et ne peut se plier à la culture du déchet, ni céder à la globalisation de l’indifférence. Écoutez ce cri qui monte du plus profond de vous! Même quand ressentez, comme le prophète Jérémie, l’inexpérience due à votre jeunesse, Dieu vous encourage à aller là où Il vous envoie : « N'aie aucune crainte […] car je suis avec toi pour te délivrer » (Jr 1, 8).

Un monde meilleur se construit aussi grâce à vous, à votre désir de changement et à votre générosité. N’ayez pas peur d’écouter l’Esprit qui vous suggère des choix audacieux, ne temporisez pas quand la conscience vous demande d’oser pour suivre le Maître. L’Église même désire se mettre à l’écoute de votre voix, de votre sensibilité, de votre foi; voire de vos doutes et de vos critiques. Faites entendre votre cri, laissez-le résonner dans les communautés et faites-le arriver aux pasteurs.

Saint Benoît recommandait aux abbés de consulter aussi les jeunes avant toute décision importante, parce que “souvent Dieu révèle à un plus jeune ce qui est meilleur” (Règle de Saint Benoît III, 3). Ainsi, aussi par le cheminement de ce Synode, mes frères Évêques et moi-même nous voulons devenir encore plus les collaborateurs de votre joie (cf. 2 Co 1, 24). Je vous confie à Marie de Nazareth, une jeune comme vous vers qui Dieu a tourné son regard plein d’amour, pour qu’elle vous prenne par la main e vous guide à la joie d’un “me voici!” total et généreux (cf. Lc 1, 38).

Avec mon affection paternelle,

FRANÇOIS

document préparatoire du synode 2018 

Au prix du sang: film sur Saint Josémaria fondateur de l'Opus Dei

Au prix du sang: film sur Saint Josémaria fondateur de l'Opus Dei

Saint Josémaria se refusera toujours à parler de politique mais portera au contraire un discours de paix et de réconciliation.

images.jpegMgr Antoine de Rochebrune, vicaire régional de l’Opus Dei en France, évoque le film Au prix du sang, sur le fondateur de l'Opus Dei :

Comment Josémaria a-t-il vécu les premières années de guerre ? A-til été confronté au massacre de prêtres ? A-t-il échappé à des tentatives d’arrestation ?

Durant la guerre fratricide qui fit suite au coup d’Etat d’un groupe d’officiers contre la République, le simple fait de porter une croix ou de se déclarer catholique était passible de mort. On estime qu’à Madrid 35% du clergé fut assassiné à cette époque. Un jour, des miliciens pendent devant chez la mère de Josémaria un homme qui lui ressemble, pensant que c’était lui.

Comme tant d’autres prêtres, l’abbé Escriva risque donc sa vie et doit en permanence se cacher. Le 30 août 1936, alors qu’il est caché chez des amis, un groupe de miliciens passe de maison en maison au milieu de la nuit pour procéder à des perquisitions, à la recherche d’ennemis.

Ce jour là, Josémaria échappe aux miliciens en se réfugiant dans une mansarde mais comprend qu’il doit partir, pour ne pas mettre en danger la vie de ses hôtes. Pour les jeunes qui l’entourent, il est frappant de constater que, même au plus fort de la persécution religieuse, Saint Josémaria se refusera toujours à parler de politique mais portera au contraire un discours de paix et de réconciliation.

Est-il vrai, comme on le voit dans le film, que Josémaria a confessé « en civil » dans un zoo et qu’il a du se réfugier dans un hôpital psychiatrique ?

Josémaria a effectivement souvent parcouru les rues et les jardins publics en « civil », avec de jeunes gens qu’il confesse en marchant, en faisant mine de se promener simplement avec eux. Les lieux où il a du se cacher ou célébrer la messe dans la clandestinité sont multiples.

Il passa notamment 5 mois, d’octobre à mars 1937, dans la clinique du docteur Suils, un ami de lycée devenu psychiatre, avant de se réfugier au consulat du Honduras où il resta jusqu’à la fin du mois d’août 1937. C’est à cette date qu’il put se procurer des documents qui lui assuraient une relative liberté de mouvement.

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livre: Confidences inédites L'Opus Dei, par Philippe Legrand avec Mgr de Rochebrune

vendredi, 13 janvier 2017

L'ordre de Malte affirme son indépendance vis-à-vis du Pape François

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L'ordre de Malte affirme son indépendance vis-à-vis du Pape François

Le gouvernement de l'Ordre de Malte à Rome franchit ainsi un pas de plus dans sa guerre ouverte contre le pape argentin après avoir déjà jugé "inacceptable" fin décembre l'ouverture de cette enquête après le renvoi d'un haut gradé de l'ordre, soulignant alors qu'il s'agissait d'une décision purement "interne".

Dans un communiqué publié mercredi sur son site, révélé vendredi par plusieurs médias spécialisés sur le Vatican, l'Ordre de Malte indique avoir décidé de ne pas collaborer avec cette commission pour "protéger sa propre souveraineté".

Le gouvernement de l'Ordre souverain de Malte à Rome, l'une des plus anciennes institutions chrétiennes, a confirmé cette semaine son opposition frontale au pape François, en refusant de collaborer avec une commission d'enquêtes nommée par Jorge Bergoglio. (Zenit)

suite

Note: Il me paraît primordial de ne pas embarquer médiatiquement le Cardinal Burke dans toutes les polémiques. Si le Pape demande une enquête, les faits ne sont pas encore établis. Prudence et patience. Bien des membres de l'ordre de Malte accomplissent un magnifique travail auprès des plus pauvres, des personnes en difficultés ou des personnes avec un handicap. 

Anglettere: un homme enceint (sic!). Patrick Bruel: qui a le droit ? d'faire ça à des enfants ..

Anglettere: un homme enceint (sic!). Patrick Bruel: qui a le droit ? d'faire ça à des enfants ..

Hayden Cross est le premier transgenre britannique à attendre un enfant. Il devrait accoucher en mai prochain.

Qui pense aux droits de cet enfant ? Qui prend sa défense ? 

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Le Matin

jeudi, 12 janvier 2017

Le Pape François et les idoles: les voyants et la beauté de la silhouette

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- Aller voir un voyant ou une voyante qui lit les cartes : cela, c’est une idole !

- J’ai dû avorter parce que ma silhouette est très importante; une autre idole

Le Pape François et les idoles: les voyants et la beauté de la silhouette

Parfois, nous les cherchons dans un dieu qui puisse se plier à nos demandes et intervenir de façon magique pour changer la réalité et la rendre telle que nous la voulons ; une idole, justement, qui en tant que telle ne peut rien faire, impuissante et mensongère. Mais nous aimons les idoles, nous les aimons beaucoup !

La voyante qui lit les cartes: une idole !

Une fois, à Buenos Aires, je devais aller d’une église à l’autre, mille mètres, plus ou moins. Et je l’ai fait à pied. Et il y a un parc à mi-chemin et dans le parc, il y avait des petites tables, mais beaucoup, beaucoup, où étaient assis les voyants. C’était rempli de monde qui faisait la queue.

Tu lui tendais la main et il commençait mais le discours était toujours le même : il y a une femme dans ta vie, il y a une ombre qui vient, mais tout ira bien… Et puis, tu payais. Et cela te donne une sécurité ? C’est la sécurité – permettez-moi ce mot – d’une stupidité. Aller voir un voyant ou une voyante qui lit les cartes : cela, c’est une idole ! C’est l’idole et quand nous y sommes très attachés, nous achetons de fausses espérances. Tandis qu’à cette espérance de la gratuité, que Jésus-Christ nous a apportée en donnant gratuitement sa vie pour nous, à celle-là parfois nous ne faisons pas tellement confiance.

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La beauté comme une idole : "J’ai dû avorter parce que ma silhouette est très importante"

images-3.jpegÀ l’espérance dans un Seigneur de la vie qui, par sa Parole, a créé le monde et conduit nos existences, s’oppose la confiance dans des simulacres muets. Les idéologies avec leur prétention à l’absolu, les richesses – et elles sont une grande idole – le pouvoir et le succès, la vanité, avec leur illusion d’éternité et de toute-puissance, des valeurs comme la beauté physique et la santé, quand elles deviennent des idoles à qui tout sacrifier, sont toutes des réalités qui embrouillent l’esprit et le cœur et qui, au lieu de favoriser la vie, mènent à la mort.

C’est triste d’entendre et cela fait souffrir l’âme, ce que j’ai entendu une fois, il y a des années, dans le diocèse de Buenos Aires : une brave femme, très belle, se vantait de sa beauté, commentait, comme si c’était naturel : « Et oui, j’ai dû avorter parce que ma silhouette est très importante ». Ce sont des idoles et elles te poussent sur la mauvaise voie et ne te donnent pas le bonheur.

France: des laïcs qui s'engagent Erwan Le Morhedec et Laurent Dandrieu

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France: des laïcs qui s'engagent Erwan Le Morhedec et Laurent Dandrieu

Aleteia

Présenté comme un match de championnat du monde de boxe, le duel entre le blogueur Koz et le journaliste Laurent Dandrieu a tout pour plaire aux amateurs de buzz. Deux réseaux, deux panaches, deux bretteurs de talents et surtout deux livres qui feront leur apparition à un jour d’écart sur les étals des libraires jeudi 12 et vendredi 13 janvier.

Le premier, signé Laurent Dandrieu, affiche le pape François accueillant une famille de migrants musulmans sur le tarmac de l’aéroport de Rome en première de couverture et s’intitule Église et immigration, le grand malaise (Presses de la Renaissance).

Le second, signé Erwan Le Morhedec alias Koz, barré du titre : Identitaire. Le mauvais génie du christianisme (Cerf) figure une église stylisée et tricolore. Deux livres que tout oppose ? Pas forcément. Aleteia vous propose de prendre un peu de champ et de quitter le pré où se déroulera le duel pour analyser les causes et comprendre les conséquences de cette passe d’armes.

Cyprien Viet: interview de Koz' pour Radio Vatican

(RV) Entretien - Erwan Le Morhedec, avocat et blogueur connu sous le nom de Koz, publie ce 12 janvier aux éditions du Cerf, un livre intitulé Identitaire, le mauvais génie du christianisme.

mercredi, 11 janvier 2017

Photo du jour: le Cardinal Sarah et le Pape émérite Benoît XVI

Photo du jour: le Cardinal Sarah et le Pape émérite Benoît XVI

Les deux hommes partagent un même amour pour l'Eglise et pour la Liturgie. 

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source photos: compte Facebook du Cardinal Sarah