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mardi, 29 novembre 2016

Décès du Père Kolvenbach, général des Jésuites

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Qui a écrit ? l'entrée de la femme dans la vie publique, plus rapide dans la civilisation chrétienne

Qui a écrit ? l'entrée de la femme dans la vie publique, plus rapide dans la civilisation chrétienne

images-1.jpegUne seconde constatation s'impose à tout observateur : l'entrée de la femme dans la vie publique, plus rapide peut-être dans les peuples de civilisation chrétienne ; plus lente, mais de façon toujours ample, au sein des autres traditions ou cultures.

De plus en plus consciente de sa dignité humaine, la femme n'admet plus d'être considérée comme un instrument ; elle exige qu'on la traite comme une personne aussi bien au foyer que dans la vie publique.

Saint Jean XXIII, Fidel Castro et la crise de Cuba

Saint Jean XXIII, Fidel Castro et la crise de Cuba

Unknown-1.jpegAvec Saint Jean XXIII, c'était la diplomatie personnelle du cœur, dont des lettres pleines de charité, qui n'a pas manqué de porter ses fruits.

En effet, quelque chose bougeait. Le 25 novembre 1961, fait totalement insolite, le pape Jean reçut un message surprenant pour ses 80 ans, de la part de Nikita Khrouchtchev, secrétaire du Parti communiste soviétique. Des messages de courtoisie réciproques continueront à circuler des deux côtés, et bien que tous ne se soient jamais rencontrés en personne, une amitié est née, progressivement mûrie au cours des négociations de la crise de Cuba.

La médiation du pape Jean XXIII pour résoudre la crise de Cuba fut un véritable rayon de lumière.

Une crise qui, comme vous vous en souvenez, a explosé en octobre 1962, lorsqu’à la demande du président cubain Fidel Castro, le chef soviétique Khrouchtchev ordonna l'installation de bases de missiles à Cuba, équipées d'ogives nucléaires capables de frapper le territoire américain. Depuis Washington, le président John F. Kennedy a répondu en imposant un blocus naval autour de l'île de Cuba et menaça l'île d’une attaque militaire pour empêcher l'installation de missiles inacceptables pour la sécurité de son pays.

À tout moment, une guerre nucléaire aux conséquences inimaginables pouvait éclater.

À tout moment, une guerre nucléaire aux conséquences inimaginables pouvait éclater. Le monde entier suivait la situation avec la plus grande attention. Je me souviens qu’à la Secrétairerie d'État, dans un climat d'intense et fiévreuse activité diplomatique, une série de réunions eut lieu avec des diplomates et des ambassadeurs des parties opposées, parmi lesquelles on retrouve le fameux journaliste américain Norman Cousins, protagoniste discret et informel dans les négociations et les contacts entre Kennedy, Khrouchtchev et les diplomates du Vatican, notamment le chef du Protocole Mgr. Hyginus Cardinale.

La situation était dramatique. Le temps était compté. Mais alors, une brèche s’est ouverte. L’idée d'un arbitrage possible se généralisa, un arbitrage qui consisterait à constituer une autorité mondiale, super partes, accueillie et appréciée par les deux parties. Finalement, il a été convenu que cette autorité ne pouvait être que Jean XXIII, qui dès le début de son mandat avait su montrer un grand esprit de conciliation. Son discours ne serait pas soupçonné de partialité politique ; de plus, tant Kennedy que Khrouchtchev obtenaient ainsi la possibilité de se sortir honorablement de cette situation difficile. Le pape accepta avec plaisir ce rôle de médiateur.

La lettre de Saint Jean XXIII à Khrouchtchev et Kennedy

images.jpegLe 25 octobre, il écrivit un message personnel à Khrouchtchev et à Kennedy, afin d’en appeler à leur conscience, pour qu’au nom de l’humanité, ils renoncent à l'usage de la force.

Le message a été remis aux ambassadeurs russes et américains à Rome. Dès le lendemain, le 26 octobre, le journal du Parti communiste russe, la Pravda, publia en première page le message du pape. La résonnance fut gigantesque. Il a ainsi pu parvenir à un compromis qui favorisait le retrait des deux parties de la zone potentielle de conflit. Les navires russes chargés de têtes nucléaires à destination de la Havane rebroussèrent chemin, et la confrontation avec la flotte américaine a été évitée.

Peu de temps après, Khrouchtchev, dans une lettre au chancelier allemand Konrad Adenauer, écrivit : « Il y a quelque chose qui me donne beaucoup d'émotion quand je pense à cet homme qui se donne tant à faire, en dépit de la maladie, pour voir la « paix sur la terre » avant à mourir ». Il a ajouté : « Si nous n’avons pas la paix et que les bombes atomiques commencent à tomber sur nos têtes, qu'importe d’être communistes ou capitalistes ou catholiques ou russes, chinois ou américain ? Qui pourrait nous diviser ? Qui pourrait se diviser et se différencier pour survivre ?

La médiation du pape Jean XXIII pour résoudre la crise de Cuba fut un véritable rayon de lumière. J’en suis très reconnaissant. Croyez-moi, ces jours étaient vraiment dangereux .

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La réponse rationnelle et scientifique à l'IVG: dès la fécondation un être humain dans sa plus petite et fondamentale expression

La réponse rationnelle et scientifique à l'IVG: dès la fécondation un être humain dans sa plus petite et fondamentale expression

 

 

Avec le délit d'entrave numérique, le gouvernement Hollande va encore plus loin 

 

Simone Veil et les associations: "Je souhaite qu'elles puissent continuer à recevoir des femmes et à les dissuader"

 

Benoît XVI et Fidel Castro: ce n'est pas un homme dont on pouvait espérer une conversion

Benoît XVI et Fidel Castro: ce n'est pas un homme dont on pouvait espérer une conversion

Quel souvenir gardez-vous de la Havane ?

Unknown.jpegJe sais pertinemment que tout avait été prévu par l'appareil d'Etat, la grosse artillerie, les salves, tout ça, mais tout de même, il m'a semblé sentir de la part du chef d'Etat une reconnaissance de la papauté, du Pape, de l'Eglise, du christianisme, qui donne de l'espoir. 

J'avais proposé de faire du vendredi saint un jour férié à Cuba également. Raul Castro m'a répondu: "Seul le Conseil d'Etat est en mesure de prendre cette décision. Je peux faire une exception pour aujourd'hui. Cela passerai ensuite au Conseil d'Etat et la mesure sera définitivement adoptée". 

C'est ce qui s'est passé. J'ai eu l'impression qu'il tenait à s'éloigner en douceur de la théorie marxiste rigide, en préservant l'autorité de l'Etat, mais en permettant une plus grande ouverture au christianisme. Et par là, une plus grande liberté. 

Qu'aveu-vous pensé de votre rencontre avec Fidel Castro ?

Elle a été émouvante. C'est bien sûr un homme âgé et malade, mais tout de même très présent et encore en pleine vitalité. Je ne crois pas que, dans le fond, il puisse encore se défaire de la structure intellectuelle dans laquelle il a grandi. Mais il voit que tous les bouleversements de l'histoire du monde posent la question religieuse sous une forme nouvelle. Il m'a ensuite demandé de lui envoyer des livres. 

L'avez-vous fait ?

Je lui ai envoyé "La Foi chrétienne hier et aujourd'hui" et un ou deux autres ouvrages. Ce n'est pas un homme dont on peut espérer une conversion, mais il voit bien que les choses n'ont pas tourné comme il le pensait. Ce qui l'oblige à réfléchir encore à tout cela et à se poser des questions

Benoît XVI, derniers entretiens, avec Peter Seewald, pp.246-247

jeudi, 24 novembre 2016

Vaud: initiative de l'UDC pour lutter contre l'intégrisme religieux

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Vaud: initiative de l'UDC pour lutter contre l'intégrisme religieux

L'UDC Vaud lance une initiative pour préserver le canton de l'intégrisme religieux. Elle a présenté jeudi un texte qui veut mieux cadrer une spécificité vaudoise, la reconnaissance d'intérêt public. Avec l'islam en ligne de mire.

Le comité d'initiative rassemble des membres de l'UDC Vaud et quelques personnalités hors parti dont Sami Aldeeb, professeur de droit arabe et musulman. Le texte sera lancé le 10 janvier et coïncide avec le début de la campagne pour le Conseil d'Etat. Les initiants ont quatre mois pour recueillir 12'000 signatures.

Intérêt public

Dans le canton de Vaud, seules les Eglises protestante et catholique sont reconnues de droit public. Depuis 2003, la constitution permet que d'autres communautés religieuses le soient aussi.

Pour l'heure, seule la communauté israélite bénéficie du statut d'intérêt public, mais les anglicans et les catholiques-chrétiens viennent de faire une demande. D'autres y songent également comme les évangéliques, les orthodoxes et l'Union vaudoise des associations musulmanes (UVAM).

A lire: Antoine-Marie Izoard, interview avec le Cardinal Tauran, islam

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La Fédération de l'Eglise catholique vaudoise trouve inutile l'initiative de l'UDC pour lutter contre l'intégrisme religieux

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La FEDEC trouve l'initiative inutileL’initiative populaire de l’UDC contre l’intégrisme religieux est inutile”, affirme la Fédération ecclésiastique catholique romaine du Canton de Vaud (FEDEC-VD) - cath.ch

- Site internet de l'initiative: www.contre-integrisme-religieux.ch

- ATS (agence télégraphique suisse) via Le Matin

- Radio Suisse Romande: Forum: 24 novembre 2016

Primaire en France: Jésus, Jésus revient

Film: la vie est un long fleuve tranquille.

Le Pape est une star, que touts rêvent d'avoir à ses côtés. François aime Saint Thomas More, le patron des juristes et des politiques, qui ne manquait jamais d'avoir le sens de l'humour 

En tout cas, ce second tour des primaires de la droite et du centre, qui prend otage les catholiques et le Pape François, a tout d'une rivière très agitée 

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Lien Une «influence du religieux» qui inquiète Libération. «Les lobbys catholiques sont-ils en train de désigner le futur président?», s’interroge le journal. Quand ce n’est plus «Au secours la droite revient!», mais «Au secours, Jésus revient!», Libé assure qu’«à coup sûr, ce n’est pas un progrès»

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SOS Futures Mamans: Conrad Clément retrace l'histoire de l'association

SOS futures mamans: Conrad Clément retrace l'histoire de l'association

Aimer / Accueillir / Aider

Trois petits mots... pour un océan de tendresse !

Unknown.jpegLes appliquer à SOS futures mamans c'est donner à la vie l'occasion de triompher des peurs, des préjugés, des idées reçues, c'est trouver des solutions là même où, à première vue, il n'y en a pas !

Fondée par Conrad Clément à Fribourg, en Suisse, le 11 septembre 1974, l'Association SOS futures mamans se veut une main tendue à toutes les mamans ou futures mamans qui se trouvent démunies moralement, matériellement ou financièrement face à une grossesse ou à l'éducation de leurs enfants.

SOS futures mamans est une grande chaîne d'amitié et de solidarité entre, d'une part, les mamans qui viennent apporter des habits et du matériel de puériculture dont elles n'ont plus besoin, et d'autre part, les mamans et futures mamans en difficulté.

Son fondateur, Conrad Clément, nous raconte cette magnifique épopée et nous relate la vie de l'Association à travers des témoignages et des expériences vécues tant en Suisse que dans quatorze pays répartis dans le monde puisque le réseau est devenu international au fil des années.

Un bel exemple de solidarité et de miséricorde !

Conrad Clément est marié et père de quatre enfants, grand-père de sept petits-enfants et arrière-grand-père d'une petite fille. Titulaire d'une maîtrise fédérale en assurances, il fonde une mission d'aide aux mamans et aux enfants en difficulté. Pour cet ouvrage, il a bénéficié des conseils de son ami Jean-Pierre Papaux.

mercredi, 23 novembre 2016

L'avortement n'est pas banalisé

Mgr Paglia précise: l'avortement n'est pas banalisé 

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« L’excommunication latae sentenciae demeure comme elle est dans le Code de droit canonique, a-t-il précisé à Radio Vatican. Il n’y a, en aucun cas, un changement dans la conception de la gravité du péché, aucune atténuation : l’élimination coupable d’un innocent est très grave. » (lire Pape François)

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Avortement: l'Eglise facilite le pardon

Note: l'avortement n'est plus un péché réservé à l'évêque. L'Eglise facilite ainsi le pardon. Durant toute son histoire, elle a toujours remis tant de péchés. 

Cette mesure de l'excommunication vise aussi à montrer la gravité de l'acte: une profonde blessure infligée à une femme, avec la mort d'une personne sans aucune défense, totalement innocente.

Latae sententia veut préciser que la sentence est latente (non déclarée) mais attachée à l'acte s'il est commis en connaissant cette norme. Lors de la confession, qui n'est pas une salle de torture, mais une rencontre avec la tendre Miséricorde de Dieu, si la personne qui se confessait ignorait ou ne connaissait pas la mesure de l'excommunication, le péché était alors remis par le prêtre, sans passer par l'évêque. 

Très sincèrement, qui reste auprès d'une femme abandonnée avec cette douleur épouvantable ? le médecin ? il n'est plus là; le père ? il est souvent parti  ... Il ne reste que Jésus (avec ses prêtres) qui veut soigner cette blessure au retentissement assez conséquent dans la vie d'une femme (dépression, tentative de suicide, désespoir, solitude ... ) . L'Eglise reste là, doucement et délicatement présente, dans ce drame pour relever et consoler la maman. Comme un phare dans la nuit. 

Des associations, comme SOS Futurs Mamans, donnent des moyens concrets (finances, habits, médiations humaines) pour aller de l'avant. 

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Fillon, Juppé, le Pape et Plantu

Fillon, Juppé, le Pape et Plantu

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Pape François: les doutes sont dépassés par l'Amour de Dieu

La catéchèse du Pape qui répond aux doutes ... 

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lien - Aleteia - 4 Cardinaux

Les doutes: je cherche, j'étudie et je demande conseil, comment faire

Des doutes ? j'en ai tant ... Certes, dans certains moments, à tous, il nous vient des doutes. 

Je pense que quelqu'un pourrait me demander: "Père, mais moi j'ai tant de doutes sur la foi, que dois-je faire ? Vous n'avez jamais des doutes ?"

Eh .. j'en ai tellement, j'en ai tellement.

Certes, par moments, des doutes arrivent à tous. Les doutes qui touchent la foi, dans le sens positif, sont un signe que nous voulons mieux connaître, et plus à fond notre Dieu, Jésus, et le mystère de son amour envers nous.

"Mais j'ai ce doute ... je cherche, j'étudie et je demande conseil, comment faire."

Ces doutes font grandir

Ces doutes font grandir. Il est donc bien que nous posions des questions sur la foi, car de cette manière nous sommes poussés à l'approfondir. Les doutes, cependant, sont aussi dépassés. Il est nécessaire pour cela d'approfondir la Parole de Dieu, et comprendre comment elle nous enseigne. Une importante voie qui nous aide en ce sens et celle de la catéchèse, avec laquelle l'annonce de la foi vient nous rencontrer dans le concret de la vie personnelle et communautaire. Et il s'agit, dans le même temps, d'un chemin tout aussi important, celui de vivre la foi le plus possible.

Ne faisons pas de la foi une théorie abstraite; elle est une vie

Ne faisons pas de la foi une théorie abstraite où les doutes se multiplient. Faisons plutôt que la foi soit notre vie. Cherchons à la pratiquer dans le service des frères, spécialement les plus nécessiteux. Et alors, tant de doutes disparaissent, parce que nous sentons la présence de Dieu et la vérité de l'Evangile dans l'amour, qui, sans mérite de notre part, habite en nous et que nous partageons avec les autres.

L'amour de Dieu est une certitude

L'enseignement plus profond que nous sommes invités à transmettre et la certitude la plus sûre pour sortir du doute est l'amour de Dieu avec lequel nous avons été aimé. Un amour grand, gratuit, et donné pour toujours. Dieu ne fait jamais marche arrière avec son amour, jamais ! Il va toujours de l'avant, il demeure, il est donné pour toujours cet amour, duquel nous devons nous ressentir fortement la responsabilité pour en être témoin, en offrant la miséricorde à nos frères. 

source

La nouvelle traduction du Notre Père par les évêques du Benin: "ne nous laisse pas entrer en tentation"

Ne nous laisse pas entrer en tentation

arton61199-a2e33.jpg(source) Suite à un travail de biblistes et d’écrivains, la Bible a été retraduite pour un usage liturgique. Cette nouvelle traduction de la Bible, destinée à être utilisée pendant la messe, a été validée par le Saint Siège avec une nouvelle version de la prière du « Notre Père ».

La nouvelle formule du «Pater », déjà en vigueur dans certaines Eglises locales, met l’accent sur la communion avec le Christ qui a connu la tentation, alors que l’ancienne laissait supposer une certaine responsabilité de Dieu dans la tentation qui mène au péché, comme s’il pouvait être l’auteur du mal.

Afin de nous conformer aux nouvelles dispositions liturgiques et de sauvegarder la communion avec l’Eglise universelle,

Nous, Évêques du Bénin, avons décidé l’entrée en vigueur, sur tout le territoire national, de la nouvelle formule du « Pater » dont voici le texte :

Notre Père qui es aux cieux,
Que ton Nom soit sanctifié,
Que ton règne vienne,
Que ta volonté soit faite, sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour,
Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi, à ceux qui nous ont offensés,
ET NE NOUS LAISSE PAS ENTRER EN TENTATION,
Mais délivre-nous du mal. Amen.

Cette décision prend effet à partir du 1er dimanche de I’ Avent, c’est-à-dire le 27 novembre 2016.

Fait à Lokossa, le 26 octobre 2016

Le Magnificat de Marie: sa Miséricorde s'étend d'âge en âge

artoff2193-cb545.pngDécret de Mgr Camiade

Pour ne pas oublier la Miséricorde de Dieu qui ne manque jamais à aucune personne ni à aucun moment de l’histoire, l'évêque de Cahors, Mgr Chamade, publie un décret. 

Le Magnificat de Marie: sa Miséricorde s'étend d'âge en âge

Suite à la clôture du jubilé extraordinaire de la Miséricorde, aux vêpres ou autres célébrations liturgiques en langue française, sera récité ou chanté le Magnificat selon la nouvelle traduction :

« Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !
Il s’est penché sur son humble servante ;
désormais tous les âges me diront bienheureuse.
Le Puissant fit pour moi des merveilles ;
Saint est son nom !
Sa miséricorde s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent.

.....

Amoris Laetitia: le Pape s’en remet à la «joie de l’amour». L’amour sait trouver le chemin.

Amoris Laetitia: l'intervention du cardinal Schönborn en salle de presse :

images.jpeg8 avril 2016

«Le soir du 13 mars 2013, le premier mot adressé par le Pape François, tout juste élu, aux personnes place Saint-Pierre et dans le monde entier, a été : «Bonsoir». C’est avec le même langage et même style que le Pape François a écrit ce nouveau texte. L’Exhortation n’est pas aussi brève que ce simple salut mais elle est, comme lui, enracinée dans la réalité.

Dans ces deux cents pages, le Pape François parle d’«amour dans la famille» et il le fait de manière tellement concrète, tellement simple, avec des mots qui réchauffent le cœur, comme l’avait fait ce «bonsoir» du 13 mars 2013. C’est son style, et il souhaite que l’on parle des choses de la vie de la manière la plus concrète possible, surtout lorsqu’il s’agit de la famille, une des réalités les plus élémentaires de la vie.

Le Pape François parle de la famille avec une clarté que l’on trouve difficilement dans les documents magistériels de l’Église.

Pour dire les choses clairement : les documents de l’Église, souvent, n’appartiennent pas à un genre littéraire des plus accessibles. Or cet écrit du Pape est lisible. Et ceux qui ne se laisseront pas impressionner par la longueur, éprouveront de la joie à lire ce texte concret et réaliste. Le Pape François parle de la famille avec une clarté que l’on trouve difficilement dans les documents magistériels de l’Église.

Avant de parler du fond, je voudrais expliquer, à titre tout à fait personnel, la raison pour laquelle j’ai lu l’Exhortation avec joie, gratitude et toujours une forte émotion. Dans le discours ecclésial sur le mariage et la famille, il existe souvent la tendance, peut-être inconsciente, de tenir un discours sur deux voies quant à ces deux réalités de la vie... D’un côté, il y a les mariages et les familles qui sont en règle, où "tout va bien", tout est "en ordre", et puis il y a les situations "irrégulières" qui représentent un problème. Ne serait-ce que le terme d’"irrégulier" suggère que l’on puisse faire une telle distinction, avec tant de netteté.

Ceux qui se retrouvent donc dans le camp des "irréguliers" doivent vivre avec le fait que, dans l’autre camp, se trouvent les personnes "en règle". Je sais personnellement, en raison de la situation de ma propre famille, combien c’est difficile pour ceux qui viennent d’une famille "patchwork". Le discours de l’Église peut blesser, il peut donner l’impression d’être exclu.

Unknown-2.jpegLe Pape François a placé son Exhortation sous le signe d’une phrase conductrice : «Il s’agit d’intégrer tout le monde» (AL 297) parce qu’il s’agit d’une compassion fondamentale de l’Évangile : nous tous, nous avons besoin de miséricorde ! «Que celui de vous qui est sans péché lui jette la première pierre» (Jean, 8,7). Nous tous, au-delà du mariage ou de la situation familiale dans laquelle nous nous trouvons, nous sommes en chemin. Même un mariage où « tout va bien » est en chemin. Il doit croître, apprendre, franchir de nouvelles étapes. Il connaît le péché, l’échec. Il a besoin de réconciliation et de nouveau départ, et ce jusqu’à un âge avancé (cf. AL 297).

Le Pape François a réussi à parler de toutes les situations sans cataloguer, sans faire de catégories, avec ce regard fondamental de bienveillance qui a quelque chose à voir avec le cœur de Dieu et les yeux de Jésus qui n’excluent personne (cf. AL 297), qui accueille chacun et concède à tous «la joie de l’Évangile». C’est pour cette raison que la lecture d’Amoris Laetitia est aussi réconfortante. Personne ne doit se sentir condamné ou méprisé. Dans ce climat accueillant, le discours de la vision chrétienne du mariage et de la famille devient une invitation, un encouragement, la joie de l’amour auquel nous pouvons croire et qui n’exclut personne, vraiment et sincèrement personne.

Ainsi, pour moi Amoris Laetitia est avant tout un "événement linguistique", comme l’avait été Evangelii Gaudium. Quelque chose a changé dans le discours ecclésial. Ce changement de langage était déjà perceptible lors du chemin synodal. Entre les deux sessions synodales d’octobre 2014 et d’octobre 2015, on peut reconnaître clairement combien le ton est devenu plus riche d’estime, ou combien on a accueilli simplement les différentes situations de vie, sans les juger ou les condamner immédiatement.

Amoris Laetitia offre une continuité à cette tonalité linguistique.
Evidemment, il ne s’agit pas que d’une option linguistique, mais d’un profond respect face à tout homme qui n’est jamais, en premier lieu, "un cas problématique" dans une "catégorie", mais une personne unique, avec son histoire et son parcours avec et vers Dieu. Dans Evangelii Gaudium, le Pape François disait que nous devrions enlever nos chaussures devant le terrain sacré de l’autre.

Discerner, accompagner: valables pour tous les hommes, pour tous les mariages et pour toutes les familles.

Ce comportement fondamental traverse toute l’Exhortation. Et c’est aussi la raison d’être plus profonde de deux autres mots-clés : discerner et accompagner. Ces paroles ne sont pas valables seulement pour les «soi-disant situations irrégulières» (le Pape François souligne ce «soi-disant»), mais elles sont valables pour tous les hommes, pour tous les mariages et pour toutes les familles. En effet, tous sont en en chemin, et tous ont besoin de «discernement» et d’«accompagnement».

La grande joie que me procure ce document réside dans le fait qu’il dépasse de manière cohérente, la division artificieuse, extérieure et nette entre les "réguliers" et les "irréguliers", et il place tout le monde sous l’instance commune de l’Évangile, selon les paroles de Saint Paul : «Dieu, en effet, a enfermé tous les hommes dans le refus de croire pour faire à tous miséricorde» (Romains, 11,32). Ce principe continuel de l’«inclusion», bien sûr, préoccupe certains. Ne parle-t-on pas là en faveur du relativisme ?

Unknown-1.jpegLa tant évoquée miséricorde ne devient-elle pas trop permissive ? Il n’existe plus la clarté des limites à ne pas franchir, des situations qui objectivement doivent être définies comme irrégulières, immorales ? Cette exhortation ne favorise-t-elle pas un certain laxisme, un "everything goes" ? La miséricorde de Jésus n’est-elle pas au contraire, souvent, une miséricorde sévère et exigeante ?

Clarifions cela : Le Pape François ne laisse planer aucun doute sur ses intentions et sur notre devoir : «En tant que chrétiens nous ne pouvons pas renoncer à proposer le mariage pour ne pas contredire la sensibilité actuelle, pour être à la mode, ou par complexe d’infériorité devant l’effondrement moral et humain.

Nous priverions le monde des valeurs que nous pouvons et devons apporter. Certes, rester dans une dénonciation rhétorique des maux actuels, comme si nous pouvions ainsi changer quelque chose, n’a pas de sens. Mais il ne sert à rien non plus d’imposer des normes par la force de l’autorité. Nous devons faire un effort plus responsable et généreux, qui consiste à présenter les raisons et les motivations d’opter pour le mariage et la famille, de manière à ce que les personnes soient mieux disposées à répondre à la grâce que Dieu leur offre» (AL 35).

Le Pape François est convaincu que la vision chrétienne du mariage et de la famille a encore aujourd’hui une force d’attraction inchangée

Le Pape François est convaincu que la vision chrétienne du mariage et de la famille a encore aujourd’hui une force d’attraction inchangée. Mais il exige «une salutaire réaction d’autocritique» : «Nous devons être humbles et réalistes, pour reconnaître que, parfois, notre manière de présenter les convictions chrétiennes, et la manière de traiter les personnes ont contribué à provoquer ce dont nous nous plaignons aujourd’hui» (AL 36).

«Nous avons présenté un idéal théologique du mariage trop abstrait, presqu’artificiellement construit, loin de la situation concrète et des possibilités effectives des familles réelles. Cette idéalisation excessive, surtout quand nous n’avons pas éveillé la confiance en la grâce, n’a pas rendu le mariage plus désirable et attractif, bien au contraire» (AL 36).

Je me permets de raconter maintenant une expérience du Synode d’octobre dernier : à ma connaissance, deux des treize "cercles mineurs" ont commencé leur travail en faisant décrire à chacun leur propre situation familiale. Assez vite a émergé le fait que presque tous les évêques ou autres participants des "cercles mineurs" sont confrontés au sein de leurs familles à des thèmes, des préoccupations, des "irrégularités" dont nous avons parlé lors du Synode de manière un peu trop abstraite.

Le Pape François nous invite à parler de nos familles "telles qu’elles sont". Et maintenant, la chose magnifique du chemin synodal et de sa progression avec le Pape François : ce sobre réalisme sur les familles "telles qu’elles sont" ne nous éloigne pas du tout de l’idéal ! Au contraire. Le Pape François réussit, avec les travaux des deux Synodes, à porter sur les familles un regard positif, profondément riche d’espérance. Mais ce regard encourageant posé sur les familles requiert cette «conversion pastorale» dont Evangelii Gaudium parlait de manière tellement enthousiasmante.

Amoris laetitia repropose les grandes lignes de cette «conversion pastorale» : «Pendant longtemps, nous avons cru qu’en insistant seulement sur des questions doctrinales, bioéthiques et morales, sans encourager l’ouverture à la grâce, nous soutenions déjà suffisamment les familles, consolidions le lien des époux et donnions un sens à leur vie commune. Nous avons du mal à présenter le mariage davantage comme un chemin dynamique de développement et d’épanouissement, que comme un poids à supporter toute la vie.

Nous sommes appelés à former les consciences, mais non à prétendre nous substituer à elles

Unknown.jpegIl nous coûte aussi de laisser de la place à la conscience des fidèles qui souvent répondent de leur mieux à l’Évangile avec leurs limites et peuvent exercer leur propre discernement dans des situations où tous les schémas sont battus en brèche. Nous sommes appelés à former les consciences, mais non à prétendre nous substituer à elles» (AL 37).

Le Pape François parle d’une profonde confiance dans les cœurs et dans la nostalgie des hommes. Ses prises de positions sur l’éducation l’expriment très bien. On y perçoit la grande tradition jésuite de l’éducation à la responsabilité personnelle. Il parle de deux dangers contraires : le laissez-faire et l’obsession de vouloir tout contrôler et tout dominer. D’un côté, il est vrai que «la famille ne peut renoncer à être un lieu de protection, d’accompagnement, d’orientation… Il faut toujours rester vigilant. L’abandon n’est jamais sain» (AL 260).

L’obsession n’éduque pas

Mais la vigilance peut devenir exagérée : «L’obsession n’éduque pas ; et on ne peut pas avoir sous contrôle toutes les situations qu’un enfant pourrait traverser. Ici, vaut le principe selon lequel “le temps est supérieur à l’espace” (...) Si un parent est obsédé de savoir où se trouve son enfant et de contrôler tous ses mouvements, il cherchera uniquement à dominer son espace. De cette manière, il ne l’éduquera pas, ne le fortifiera pas, ne le préparera pas à affronter les défis. Ce qui importe surtout, c’est de créer chez l’enfant, par beaucoup d’amour, des processus de maturation de sa liberté, de formation, de croissance intégrale, de culture d’une authentique autonomie» (AL 261). Je trouve qu’il est très éclairant de connecter cette pensée sur l’éducation avec ce qui touche à la praxis pastorale de l’Église.

Et en effet, dans le même ordre d’idée, le Pape François évoque souvent la confiance dans la conscience des fidèles : «Nous sommes appelés à former les consciences, mais non à prétendre nous substituer à elles» (AL 37). Evidemment, la grande question est de savoir comment se forme la conscience ? Comment parvenir à ce qui est le concept-clé de tout ce grand document, la clé pour comprendre correctement les intentions du Pape François : «le discernement personnel», surtout dans les situations difficiles, complexes ?

Le «discernement» est un concept central des exercices ignaciens qui doivent aider à discerner la volonté de Dieu dans les situations concrètes de la vie. C’est le discernement qui porte les personnes à acquérir une personnalité mature et le chemin chrétien veut être une aide afin d’atteindre cette maturité personnelle : non pour former des automates conditionnés par l’extérieur, télécommandés, mais des personnes qui ont mûri grâce à leur amitié avec le Christ.

C’est seulement là où ce discernement personnel a mûri, qu’il est possible de parvenir à un «discernement pastoral» qui est important, surtout «face à des situations qui ne répondent pas pleinement à ce que le Seigneur nous propose» (AL 6). Le huitième chapitre parle de ce «discernement pastoral» ; un chapitre qui sera probablement d’un grand intérêt pour l’opinion publique, ecclésiale, mais aussi pour les médias.

Je dois néanmoins rappeler que le Pape François a défini les chapitres 4 et 5 de «centraux» («les deux chapitres centraux») pas seulement par leur géographie, mais pour leurs contenus : «nous ne pourrions pas encourager un chemin de fidélité et de don réciproque si nous ne stimulions pas la croissance, la consolidation et l’approfondissement de l’amour conjugal et familial» (AL 89).

Nombreux seront ceux qui sauteront ces deux chapitres centraux d’Amoris Laetitia pour arriver directement aux soi-disant «patates chaudes», aux points critiques. En fin pédagogue, le Pape François sait bien que rien n’attire ni ne motive aussi fortement que l’expérience positive de l’amour. «Parler de l’amour» (AL 89), cela procure clairement une grande joie au Pape François, et il en parle avec une grande vivacité, compréhension et empathie.

l’amour est un processus dynamique qui peut grandir, mais aussi se refroidir. Je ne peux qu’inviter à lire et déguster ce délicieux chapitre IV

images-1.jpegLe quatrième chapitre est un ample commentaire de l’Hymne à la charité du treizième chapitre de la Première lettre aux Corinthiens. Je recommande à tous de méditer sur ces pages. Elles encouragent à croire en l’amour (cf. Jean, 4,16), et à avoir confiance dans sa force. C’est ici que «croître», une autre parole-clé d’Amoris Laetitia, a son «siège principal». Nulle part ailleurs, ne se manifeste aussi clairement le fait que l’amour est un processus dynamique qui peut grandir, mais aussi se refroidir. Je ne peux qu’inviter à lire et déguster ce délicieux chapitre. Je tiens à souligner qu’ici le Pape parle avec une rare clarté, du rôle qu’ont également les passions, les émotions, l’éros et la sexualité dans la vie matrimoniale et familiale. Ce n’est pas un hasard si le Pape François s’appuie sur saint Thomas d’Aquin, lui qui attribue aux passions un rôle tellement important, tandis que la morale moderne, souvent puritaine, les a décréditées ou négligées.

C’est ici que le titre de l’Exhortation du Pape s’exprime pleinement : «Amoris Laetitia !» Ici, on comprend comment il est possible de réussir «à découvrir la valeur et la richesse du mariage» (AL 205). Mais, c’est également là que l’on se rend compte, douloureusement, combien les blessures d’amour font mal, combien les échecs de nos expériences relationnelles nous lacèrent. Pour cette raison, il n’est pas étonnant que ce soit en particulier le chapitre huit qui attire l’attention et suscite l’intérêt. En effet, la manière dont l’Église traite ces blessures, ces échecs de l’amour, est devenu une question-test pour comprendre si l’Église est vraiment le lieu où il est possible d’expérimenter la Miséricorde de Dieu.

Ce chapitre doit beaucoup au travail intense des deux Synodes, aux vastes discussions qui se sont tenues dans l’opinion publique et ecclésiale. Ici, se manifeste le mode fécond de procéder du Pape François. Il désirait fortement une discussion ouverte sur l’accompagnement pastoral des situations complexes et il a pu s’appuyer amplement sur les deux textes présentés par les deux Synodes, afin de montrer comment l’on peut «accompagner, discerner et intégrer la fragilité» (AL 291)

Le Pape François fait siennes, de manière explicite, les déclarations que les deux Synodes lui ont présentées : «les Pères synodaux ont atteint un consensus général, que je soutiens» (AL 297). En ce qui concerne les divorcés remariés au civil, il déclare : «J’accueille les considérations de beaucoup de Pères synodaux, qui ont voulu signaler que (…) la logique de l’intégration est la clef de leur accompagnement pastoral (…) ils ne doivent pas se sentir excommuniés, mais ils peuvent vivre et mûrir comme membres vivants de l’Église, la sentant comme une mère qui les accueille toujours…» (AL 299).

Mais qu’est-ce que cela signifie concrètement ? Nombreux se posent cette question, à juste titre. Les réponses décisives se trouvent dans Amoris laetitia, au paragraphe 300. Elles offrent certainement du matériel pour d’ultérieures discussions. Mais elles fournissent également un éclaircissement important et une indication quant au chemin à suivre : «Si l’on tient compte de l’innombrable diversité des situations concrètes (…) on peut comprendre qu’on ne devait pas attendre du Synode ou de cette Exhortation une nouvelle législation générale du genre canonique, applicable à tous les cas». Ils étaient nombreux à attendre une telle norme. Ils resteront déçus.

Il s’agit d’un itinéraire d’accompagnement et de discernement qui "oriente ces fidèles à la prise de conscience de leur situation devant Dieu"

images-2.jpegQu’est-ce qui est possible ? Le Pape le dit avec clarté : «Il faut seulement un nouvel encouragement au discernement responsable personnel et pastoral des cas particuliers, qui devrait reconnaître que “le degré de responsabilité n’est pas le même dans tous les cas”». Comment peut et doit être ce discernement personnel et pastoral ? C’est le thème des paragraphes 300 à 312 d’Amoris Laetitia.

Déjà lors du Synode de 2015, dans l’appendice du texte présenté par le Circulus germanicus, il a été proposé un Itinerarium du discernement, de l’examen de conscience que le Pape François a fait sien. «Il s’agit d’un itinéraire d’accompagnement et de discernement qui « oriente ces fidèles à la prise de conscience de leur situation devant Dieu». Le Pape rappelle également que «ce discernement ne pourra jamais s’exonérer des exigences de vérité et de charité de l’Évangile proposées par l’Église» (AL 300).

Le Pape François mentionne deux positionnements erronés. Le premier est celui du rigorisme : «un pasteur ne peut se sentir satisfait en appliquant seulement les lois morales à ceux qui vivent des situations “irrégulières”, comme si elles étaient des pierres qui sont lancées à la vie des personnes. C’est le cas des cœurs fermés, qui se cachent ordinairement derrières les enseignements de l’Église» (AL 305). D’autre part, l’Église ne doit «d’aucune manière renoncer à proposer l’idéal complet du mariage, le projet de Dieu dans toute sa grandeur» (AL 307).

On se demande naturellement ce que dit le Pape à propos de l’accès aux sacrements pour les personnes qui vivent en situations «irrégulières». Le Pape Benoît XVI avait déjà dit qu’il n’existait pas de «simples recettes» (AL 298, note 333). Le Pape François rappelle, à nouveau, la nécessité de bien discerner les situations (AL 298).

«Le discernement doit aider à trouver les chemins possibles de réponse à Dieu et de croissance au milieu des limitations. En croyant que tout est blanc ou noir, nous fermons parfois le chemin de la grâce et de la croissance, et nous décourageons des cheminements de sanctifications qui rendent gloire à Dieu» (AL 305). Et le Pape François nous rappelle une phrase importante qu’il avait écrite dans Evangelii Gaudium 44 : «Un petit pas, au milieu de grandes limites humaines, peut être plus apprécié de Dieu que la vie extérieurement correcte de celui qui passe ses jours sans avoir à affronter d’importantes difficultés» (AL 304).

Dans le sens de cette «Via caritatis» (AL 306), le Pape affirme, de manière humble et simple, dans une note (351) que l’on peut aussi apporter l’aide des sacrements dans des cas de situations «irrégulières». Mais dans ce but, il n’offre pas de casuistique, de recettes, il se contente de rappeler simplement deux de ses célèbres phrases : «Aux prêtres je rappelle que le confessionnal ne doit pas être une salle de torture mais le lieu de la miséricorde du Seigneur» (EG 44) et l’Eucharistie «n’est pas un prix destiné aux parfaits, mais un généreux remède et un aliment pour les faibles» (EG 47).

Le fait que le «discernement des situations» ne soit pas réglé de manière plus précise, n’est-ce pas un défi excessif pour les pasteurs, les guides spirituels, pour les communautés ? Le Pape François n’est pas sans connaître cette préoccupation : «Je comprends ceux qui préfèrent une pastorale plus rigide qui ne prête à aucune confusion» (AL 308). Mais à cela, il objecte en disant : «nous posons tant de conditions à la miséricorde que nous la vidons de son sens concret et de signification réelle, et c’est la pire façon de liquéfier l’Évangile» (AL 311).

Le Pape s’en remet à la «joie de l’amour». L’amour sait trouver le chemin.

Le Pape s’en remet à la «joie de l’amour». L’amour sait trouver le chemin. C’est la boussole qui indique la route. Ceci est l’objectif et le chemin même, parce que Dieu est l’amour et parce que l’amour demeure en Dieu. Rien n’est aussi exigeant que l’amour. Et on ne peut l’avoir à bon marché. Pour cela, personne ne doit redouter le fait que le Pape François nous invite, avec Amoris Laetitia, à un chemin trop facile. Le chemin n’est pas facile, mais il est plein de joie !»

mardi, 22 novembre 2016

Suisse: 530 00 personnes dans la pauvreté

Suisse: 530 00 personnes dans la pauvreté

Juppé versus Fillon: que dit le Pape François

Juppé versus Fillon: que dit le Pape François

Alain Juppé: « Je dis à mes co-religionnaires catholiques que moi, je suis plus proche de la parole du pape François que de la Manif pour tous ! ». Lien

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Parole du Pape François : "Je voudrais redire de toutes mes forces que l’avortement est un péché grave, parce qu’il met fin à une vie innocente".

Depuis la loi Veil, il y a eu 8 millions d'avortements en France. Pour la conquête du pouvoir, peut-on marcher sur des innocents ?

Quatre cardinaux doutent d'Amoris Laetitia, un évêque grec répond franchement: scandale publique

La lettre ouverte, publiée sur Settimananews.it, d'un prélat aux auteurs des "dubia" à propos d'Amoris Laetitia: "le péché grave de scandale, diffusé publiquement au peuple chrétien dans le monde entier"

FRAGKISKOS PAPAMANOLIS*

source

VaticanFamiliesJPEG-0c232_1445085373-kE4H-U10901844370883YiH-1024x576@LaStampa.it.jpgTrès chers frères dans l'épiscopat,

ma foi en notre Dieu enseigne qu'il ne peut pas ne pas vous aimer. Avec la sincérité qui jaillit de mon coeur, je vous appelle "très chers frères".

Le document que vous avez adressé à la Congrégation pour la doctrine de la foi est aussi arrivé en Grêce. Il a été publié lundi dernier sur le site de l'Espresso. 

Avant de publier ce document, et même d'avantage, avant de le rédiger, vous auriez dû présenter au Saint-Père François la demande de vous retirer des membres du Collège cardinalice. En outre, afin de donner du prestige à ce que vous avez accompli, vous ne deviez pas faire usage du titre de "cardinal", et ceci par cohérence avec votre conscience; et écrire alors à titre privé, ceci afin d'alléger le scandale que vous avez engendré. 

Vous écrivez que vous "êtes profondément préoccuper par le bien authentique des âmes" et, indirectement, vous accusez le Saint-Père François "de faire progresser une certaine forme de politique dans l'Eglise". Vous demandez que personne "ne vous juge injustement". Celui qui dirait le contraire de ce que vous écrivez explicitement, vous jugerait alors injustement. 

Les paroles que vous utilisez ont leur signification. Le fait que vous vous revêtiez du titre de cardinal ne change pas le sens des paroles gravement offensantes envers l'évêque de Rome. 

Si vous êtes "profondément préoccupés par le vrai bien des âmes" et mues "par une préoccupation passionnée pour le bien des fidèles", moi, chers frères, je suis "profondément préoccupé par le vrai bien de vos âmes", pour votre double et grave péché : 

- le péché d'hérésie (et d'apostasie ? ainsi, en fait, commence les schismes dans l'Eglise). De votre document il apparaît clairement qu'en pratique, vous ne croyez pas à la suprême autorité du magistère du Pape, renforcée par deux Synodes des évêques provenant du monde entier. Nous voyons que le Saint-Esprit inspire seulement vous, mais pas le vicaire du Christ, pas plus des évêques réunis en Synode;

- le péché de scandale est encore plus grand, répercuté publiquement au peuple chrétien dans le monde. A ce propos, Jésus a dit: "Malheur à l'homme par qui vient le scandale" (Mt 18,7). "Il vaudrait mieux pour lui que lui soit attaché au coup une meule que tourne les ânes et qu'il soit jeté dans les abimes de la mer" (Mt18,6)

Poussé par la Charité du Christ, je prie pour vous. Je demande au Seigneur de vous illuminer pour accepter avec simplicité l'enseignement magistériel du Saint-Père François. 

Je crains fort que vos catégories mentales trouvent des arguments sophistiqués pour justifier votre manière de faire, de ne même pas la considérer comme un péché à soumettre au sacrement de la pénitence, et que vous continuerez à célébrer tous les jours la sainte messe, en recevant de façon sacrilège le sacrement de l'Eucharistie; vous jouez même aux scandalisés, si, dans des cas spécifiques, un divorcé remarié reçoit l'Eucharistie, alors que vous osez accuser le Saint-Père d'hérésie. ...

.... Chers frères, que le Seigneur vous illumine pour reconnaître, le plus tôt possible, votre péché, pour réparer le scandale que vous avez propagé. 

Avec la charité du Christ, je vous salue fraternellement. 

* o.f.m.cap, évêque émérite de Syros, Santorini et Crète, président de la conférence épiscopale de la Grèce. 

Le Pape François est pour la révolution

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Le Pape François est pour la révolution

"Merci à vous qui travaillez dans le monde de la communication, qui proclamez la Parole, la vie de l'Eglise, la vie des personnes, la vie des pauvres et de ceux qui en ont le plus besoin et n'oubliez pas que la maladie la plus grave aujourd'hui est la cardiosclérose et que nous devons faire la révolution de la tendresse"

Pape François aux journalistes Tv2000

Comment reconnaître une personnalité narcissique ? Pascal Ide se confie à Aleteia

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Dans l'Eglise, 15 fondateurs de communautés nouvelles sont sous enquêtes. Comment discerner l'ivraie du bon grain ? comment les responsables peuvent-ils mettre hors d'état de nuire ces personnalités narcissiques qui répandent leurs toxiques dans la vie des personnes ?

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Comment reconnaître une personnalité narcissique ? Pascal Ide se confie à Aleteia

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Extraits

Ainsi que le pape Benoît XVI l’a dit à plusieurs reprises et le pape François l’a rappelé aussi souvent, il nous faut d’abord protéger les victimes. Pour cela, une personne en position de responsabilité doit connaître avec précision les symptômes caractérisant une PN ; elle doit aussi savoir que ces personnalités sont très séductrices et manipulatrices, donc savent quel discours plaît pour les enfumer. Rappelons en outre que toutes les PN n’ont pas une vie sexuelle désordonnée ni un train de vie scandaleux.

En revanche, elles n’obéissent jamais en profondeur. On me rapportait le mot d’une religieuse cloîtrée, qui est manifestement une PN et à qui la Congrégation pour la vie consacrée avait demandé de quitter son monastère. Cette moniale qui a fait vœu d’obéissance avait répondu : « Rome me demande de partir. Mais j’ai ma conscience qui me dit de rester. Je suis ma conscience ». Sans commentaire…

Bilan de l'année sainte: 30 % de confessions en plus

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BILAN DE L’ANNÉE SAINTE : 30% DE CONFESSIONS EN PLUS SELON MGR FISICHELLA

Vatican - le 21/11/2016 | Par Agence I.Media

img-0599-l125-h81.jpgLe bilan de l’Année sainte de la miséricorde a été dressé le 21 novembre 2016 par Mgr Rino Fisichella, président du Conseil pontifical pour la promotion de la nouvelle évangélisation.

Parmi les chiffres donnés, figure une augmentation globale de 30% pour les confessions.

lundi, 21 novembre 2016

Misericordiae et Misera du Pape François

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Pour une révolution culturelle de la Miséricorde 

I.Media

Misericordiae et Misera du Pape François

Dans sa lettre pour la clôture de l'année sainte de la Miséricorde, le Pape a décidé que les prêtres pourront remettre et absoudre le péché de l'avortement. Jusqu'ici ce crime était un péché réservé à l'évêque.

Le Pape François institue également une journée mondiale pour les pauvres.

Enfin, les prêtres de la FSSPX continueront de donner une absolution valide au-delà du Jubilé de la Miséricorde. 

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Les prêtres pourront pardonner le péché grave de l'avortement

En fonction de cette exigence, et pour qu’aucun obstacle ne s’interpose entre la demande de réconciliation et le pardon de Dieu, je concède à tous les prêtres, à partir de maintenant, en vertu de leur ministère, la faculté d’absoudre le péché d’avortement. Ce que j’avais concédé pendant le temps limité du Jubilé est étendu désormais dans le temps, nonobstant toutes choses contraires. Je voudrais redire de toutes mes forces que l’avortement est un péché grave, parce qu’il met fin à une vie innocente.

Cependant, je peux et je dois affirmer avec la même force qu’il n’existe aucun péché que ne puisse rejoindre et détruire la miséricorde de Dieu quand elle trouve un cœur contrit qui demande à être réconcilié avec le Père. Que chaque prêtre se fasse donc guide, soutien et réconfort dans l’accompagnement des pénitents sur ce chemin particulier de réconciliation.

Les prêtres de la FSSPX donneront validement le sacrement du pardon

Au cours de l’Année jubilaire, j’avais concédé aux fidèles qui, pour des raisons diverses, fréquentent les églises desservies par des prêtres de la Fraternité Saint Pie X, la faculté de recevoir validement et licitement l’absolution sacramentelle de leurs péchés.

Pour le bien pastoral de ces fidèles et comptant sur la bonne volonté de leurs prêtres afin que la pleine communion dans l’Église catholique puisse être recouvrée avec l’aide de Dieu, j’établis par ma propre décision d’étendre cette faculté au-delà de la période jubilaire, jusqu’à ce que soient prises de nouvelles dispositions, pour que le signe sacramentel de la réconciliation à travers le pardon de l’Église ne fasse jamais défaut à personne.

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Le 33ème Dimanche (avant le Christ Roi) sera la journée mondiale pour les pauvres 

... le XXXIIIème Dimanche du Temps ordinaire, la Journée mondiale des pauvres. Ce sera la meilleure préparation pour vivre la solennité de Notre Seigneur Jésus Christ, Roi de l’Univers, qui s’est identifié aux petits et aux pauvres et qui nous jugera sur les œuvres de miséricorde (cf. Mt 25,31-46). Ce sera une journée qui aidera les communautés et chaque baptisé à réfléchir sur la manière dont la pauvreté est au cœur de l’Évangile et sur le fait que, tant que Lazare git à la porte de notre maison (cf. Lc 16,19-21), il ne pourra y avoir de justice ni de paix sociale.

Cette Journée constituera aussi une authentique forme de nouvelle évangélisation (cf. Mt 11,5) par laquelle se renouvellera le visage de l’Église dans son action continuelle de conversion pastorale pour être témoin de la miséricorde.

dimanche, 20 novembre 2016

Entretiens du Pape sur Tv2000 pour la fin du Jubilé

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Zenit - Aleteia

A l’occasion de la conclusion du Jubilé de la miséricorde, le pape François a accordé un entretien d’une quarantaine de minutes à la chaîne italienne TV2000. Au fil de l’échange avec le directeur de la chaîne Paolo Ruffini et le directeur de l’information Lucio Brunelli, le pape aborde des thèmes variés : le Jubilé, la condition des prisonniers, le respect de la vie. Mais aussi des sujets plus personnels : ses tentations, sa vision des flatteurs, son remède contre le stress, et l’utilité du sens de l’humour.

Dans la transcription intégrale de l’entretien publiée par la chaîne télévisée de la Conférence épiscopale italienne, le pape évoque en ces termes l’Année de la miséricorde : « Le fait que le Jubilé n’ait pas eu lieu seulement à Rome, mais dans tous les diocèses du monde, (…) l’a un peu universalisé… Et cela a fait tant de bien, parce que c’était toute l’Eglise qui vivait ce Jubilé ».

« L’amour de la vie quelle que soit la situation »

00.pngIl voit cette année comme « une bénédiction du Seigneur » et « un grand pas en avant » dans le processus déjà entamé par ses prédécesseurs. La miséricorde, ajoute-t-il, est « un besoin » du monde, qui souffre de « la maladie de la fermeture du cœur, de l’égoïsme ». Les fruits de cette année ? Avec les graines semées, « le Seigneur fera grandir de bonnes choses, simples, quotidiennes, dans la vie des gens, mais pas spectaculaires », estime-t-il.

Le pape revient aussi sur ses gestes de miséricorde accomplis un vendredi par mois, en formulant deux réflexions. La première naît de sa rencontre avec d’anciennes prostituées : « J’ai pensé à ceux qui payaient les femmes : n’est-ce pas eux qui avec cet argent, pour tirer une satisfaction sexuelle, aident les exploiteurs ? »

Une deuxième rencontre marquante fut sa visite dans une maternité, où une femme qui avait accouché de triplés pleurait de la mort de l’un d’eux : « J’ai pensé à l’habitude de supprimer les enfants avant la naissance, ce crime épouvantable : on les supprime parce que c’est plus confortable (…) – c’est un très grave péché. Cette femme, qui avait trois enfants, pleurait pour celui qui était mort ». Et le pape de plaider pour « l’amour de la vie, quelle que soit la situation ».

« Justice et miséricorde sont une seule chose »

Durant ce long entretien, le pape assure que « le plus grand ennemi de Dieu est l’argent : le diable entre toujours par les poches. C’est sa porte d’entrée ». « Il faut lutter pour faire une Eglise pauvre pour les pauvres, selon l’Evangile », insiste-t-il.

Il fustige par ailleurs « la rigidité morale », faisant observer que si la justice est « importante », elle est inséparable de la miséricorde : « Justice et miséricorde sont une seule chose en Dieu. La miséricorde est juste et la justice est miséricordieuse ». Pour le pape, la maladie de ce monde est « la cardiosclérose », c’est-à-dire « l’incapacité de ressentir de la tendresse, (…) le cœur dur », et la miséricorde est « le médicament contre cette maladie ».

Le pape François dénonce à nouveau une « troisième guerre mondiale en morceau ». « Une vie vaut plus qu’un territoire », rappelle-t-il en pointant du doigt les fabricants d’armes pour qui « c’est la vie qui a le moins de valeur ».

Il plaide aussi une nouvelle fois pour la réinsertion des détenus car « il n’y a pas de vraie peine sans espérance ». Au contraire, « le mur », que ce soit la réclusion à perpétuité qui est « une peine de mort un peu couverte », ou la peine capitale, « n’aide pas ». Il faut que la prison soit « comme un ‘purgatoire’, pour se préparer à la réinsertion ».

Le pape, les tentations, l’humour et les flatteurs

Le pape répond aussi à des questions plus personnelles, notamment sur ses tentations : « Les tentations du pape, explique-t-il, ce sont les tentations de n’importe quelle personne. (…) Selon les faiblesses de la personnalité, que le diable cherche toujours à utiliser pour entrer, qui sont l’impatience, l’égoïsme, la paresse… les tentations nous accompagneront jusqu’au dernier moment ».

« Le sens de l’humour est une grâce que je demande tous les jours, affirme l’évêque de Rome ; que je sache rire d’une plaisanterie ». C’est « la capacité d’être un enfant devant Dieu », de « louer le Seigneur par un sourire et une bonne plaisanterie ».

Le pape François confie qu’il est « allergique aux flatteurs » : « Les détracteurs parlent mal de moi, et je le mérite, parce que je suis un pécheur (…). Je le mérite pour ce que [le détracteur] ne connaît pas ». Mais « flatter une personne pour un but, caché ou visible, pour obtenir quelque chose pour soi-même », c’est « indigne ».

Le secret pour ne pas être stressé ? « Je prie, répond le pape : cela m’aide beaucoup. (…) La prière est une aide pour moi, c’est rester avec le Seigneur. Je célèbre la messe, je prie le bréviaire, je parle avec le Seigneur, je prie le chapelet …. Puis, je dors bien : c’est une grâce du Seigneur, je dors comme une souche ».

Quant à la santé, « je fais ce que je peux et pas plus : je me mesure un peu », assure le pape François qui va célébrer ses 80 ans le 17 décembre prochain.

Pape François: “Misericordia et misera” (“miséricorde et pauvreté”) adressée à toute l’Eglise

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Pape François: “Misericordia et misera” (“miséricorde et pauvreté”) adressée à toute l’Eglise

(Radio Vatican) Au terme de la messe conclusive du Jubilé, ce dimanche matin, le Saint-Père a signé sa lettre apostolique, “Misericordia et misera” (“miséricorde et pauvreté”) adressée à toute l’Eglise, pour continuer à vivre la Miséricorde avec la même intensité expérimentée lors de cette année jubilaire qui lui était consacrée, et qui s'est donc clos, en la Solennité du Christ-Roi de l'Univers.

Le Souverain Pontife a ensuite remis un exemplaire de cette lettre à plusieurs représentants du Peuple de Dieu : le cardinal Luis Antonio Tagle, archevêque de Manille, une des plus grandes métropoles au monde et également président de Caritas Internationalis, Mgr Leo William Cushley, archevêque de Saint Andrews et Edimbourg, deux prêtres « missionnaires de la Miséricorde » venant de la République démocratique du Congo et du Brésil, un diacre permanent du diocèse de Rome accompagné de sa famille, deux religieuses venant respectivement du Mexique et de Corée du Sud, une famille originaire des Etats-Unis, un couple de jeunes fiancés, deux catéchistes d’une paroisse romaine, une personne handicapée et une personne malade.

Cette lettre apostolique sera présentée lundi 21 novembre en salle de presse du Saint-Siège, par Mgr Rino Fisichella, président du Conseil pontifical pour la promotion de la Nouvelle évangélisation.

(MA)

La formation sacerdotale rigide de la FSSPX

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La formation sacerdotale rigide de la FSSPX

- Dans la dernière interview au P. Spadaro, le Pape François dit:

"J'essaie toujours de comprendre ce qui se cache derrière les gens qui sont trop jeunes pour avoir connu la liturgie pré-conciliaire et qui pourtant la souhaitent. Parfois , je me suis retrouvé face à une personne très rigide, à une attitude de rigidité. Et je me demande: pourquoi tant de rigidité? Creuser, creuser, cette rigidité cache toujours quelque chose: l'insécurité, parfois même autre chose ..."

Dans son interview à Tv2000, le Pape évoque la rigidité morale, celle qui pense que la Miséricorde ressert les "manches de la Justice":

- la rigidité morale ?

Hypocrite ! c'est la parole de Jésus aux pharisiens, aux docteurs de la Loi. En Dieu, la Miséricorde et la Justice sont une seule chose. La Miséricorde ne "ressert pas les manches de la justice". La Miséricorde est juste et la Justice est miséricordieuse.

Le Pape François, avec la science de Saint Ignace de Loyola, nous aide au discernement. Voici sans doute le contexte auquel il fait référence. De fait, comme le Saint-Père l'entrevoit, nous ne sommes qu'à mi-chemin (50 ans) de l'absorption du Concile Vatican II dans le Corps de l'Eglise. 

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Le séminaire du Sacré-Coeur de Jésus de Zaitzkofen a diffusé un documentaire de 30 minutes. L'objectif: présenter la formation sacerdotale que dispense la Fraternité Saint-Pie X (version française du film)

Pape François sur Tv2000: "La Justice et la Miséricorde sont une seule chose"

Anticipation de l'interview du Pape François sur Tv2000: "La Justice et la Miséricorde sont une seule chose"

Le Figaro

En bref et en substance:

- 2 situations dans le coeur du Pape:

Dans le cadre des vendredis de la Miséricorde, lors des rencontres avec le début et la fin de la vie ou avec 15 prostituées, le Pape François a été touché au coeur par deux drames:

Une jeune du continent africain, belle, exploitée financièrement, battue, plongée dans la prostitution, a raconté au Pape son accouchement, seule, dans la rue, en hiver. Le bébé est mort. Une autre femme a même eu l'oreille coupée car elle ne rapportait pas assez d'argent pour ceux qui l'exploitaient.

Une mère a perdu son troisième enfant, embrassait les deux autres. Alors l'avortement ? C'est un crime, un péché grave.

- la rigidité morale ?

Hypocrite ! c'est la parole de Jésus aux pharisiens, aux docteurs de la Loi. En Dieu, la Miséricorde et la Justice sont une seule chose. La Miséricorde ne "ressert pas les manches de la justice". La Miséricorde est juste et la Justice est miséricordieuse. 

- la prière m'aide

A un mois de ses 80 ans, le Pape tient bon, malgré des difficultés au dos. Il dort 6 heures, comme une souche grâce à Dieu. La prière, la Messe, la conversation avec le Seigneur et le chapelet le soutiennent. Il fait ce qu'il peut. 

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Le Pape ferme la Porte Sainte de la Basilique Saint-Pierre. Jésus demeure la Porte toujours ouverte. Bonne nouvelle année liturgique.

"Même si la Porte sainte se ferme, la vraie porte de la miséricorde reste pour nous toujours ouverte, le coeur du Christ".

Le Cardinal Barbarin se met à genoux devant la croix du Seigneur, devant chacune des victimes

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Cardinal Barbarin: "...me mettre « à genoux devant la croix du Seigneur, comme j’aimerais me mettre à genoux devant chacune des victimes". 

« Moi, Philippe, évêque de Lyon, je demande pardon… »

En ce vendredi 18 novembre 2016, en la Primatiale Saint-Jean, le cardinal Barbarin a célébré une Messe de réparation à l’intention des victimes de pédophilie de la part des membres du clergé.

Voici le texte intégral qu’il a prononcé au seuil de cette célébration.

Primatiale Saint-Jean
Vendredi 18 novembre 2016

Frères et sœurs,

Nous voici arrivés au terme de l’Année de la Miséricorde.

Symboliquement, les portes du grand Jubilé se referment, mais la Miséricorde, elle, bien sûr, reste toujours offerte, à tous et à chacun. C’est la fin de l’année de la Miséricorde, mais ce n’est pas la fin de la Miséricorde. Elle demeure le résumé de notre foi, l’un des plus beaux noms de Dieu ; c’est le « cœur battant de l’Evangile », dit le Pape François. Comme le peuple élu et avec lui, l’Eglise a pour mission d’être une servante et d’annoncer au monde cette merveille.

« La Miséricorde n’est pas contraire à la justice… qui est un concept fondamental pour la société civile », disait aussi le pape en lançant l’aventure spirituelle de ce Jubilé. La Miséricorde ne dispense pas de la justice, elle la suppose !

Depuis quelque temps, quand j’entends le Seigneur dire : « Ce que vous avez fait au plus petit de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait » (Mat 25, 40), je ne peux plus m’empêcher de penser aux enfants victimes des prêtres pédophiles. C’est pourquoi, de la même manière qu’après la profanation du corps du Christ on procède à une Messe de réparation, je veux célébrer aujourd’hui une Messe, en réparation de la profanation du corps vivant du Christ, en cette clôture du Jubilé de la Miséricorde.

Réveillé bien tardivement au combat contre la pédophilie et convaincu de la nécessité de protéger très fermement les enfants, notre diocèse, depuis plusieurs mois, a pris de nouvelles mesures pour l’accueil et l’écoute des victimes, pour la prévention de ce mal et la formation des futurs agents pastoraux. Il a aussi prononcé des sanctions contre les coupables.

A tout cela, il manquait un volet spirituel, demandé par le Pape lui-même, vécu par les évêques le 7 novembre à Lourdes, et par nous tous, ici, ce soir.

Chrétiens, nous croyons à la force de la prière. Catholiques, nous savons la puissance de la Messe. Certaines blessures semblent inguérissables et seul Jésus, le Messie Consolateur, peut réparer tant de mal et rendre la paix à tous ceux qui ont été meurtris par les crimes de la pédophilie. Aujourd’hui, nous célébrons cette Messe de réparation… pour que le Christ guérisse tout ce qui peut l’être…

Nous avons plusieurs fois demandé pardon et je le ferai autant de fois qu’il faudra : pardon pour les actes criminels commis par des prêtres contre des enfants. Pardon pour les fautes des membres de notre Eglise dans la gestion de ces difficultés. Pardon pour mes prédécesseurs à cause de certaines de leurs décisions ou à cause de leur indécision.

arton14492-d5a68.jpgPardon pour tous nos silences, pardon d’avoir été souvent plus soucieux de la situation et de l’avenir des prêtres coupables que de la blessure des enfants. Pardon pour toutes nos fautes, pardon pour mes propres fautes.

Ce soir, je demande pardon devant Dieu et devant tout notre diocèse, de n’avoir pas pris les devants pour enquêter comme il aurait fallu dès qu’un premier témoignage m’était parvenu, pardon de ne pas avoir sanctionné immédiatement un prêtre pour ses actes anciens, très graves et clairement indignes de son ministère, pardon de mes erreurs de gouvernance qui ont occasionné un tel scandale.

Je vais maintenant me mettre à genoux devant la croix du Seigneur, comme j’aimerais me mettre à genoux devant chacune des victimes. Certaines sont là ce soir, je les en remercie. D’autres ont choisi de ne pas venir à cette Messe. Toutes, cependant, sont présentes à notre prière et nous les déposons dans la main de Dieu. Moi, Philippe, évêque de Lyon, je demande pardon, en mon nom personnel et au nom de mon Eglise, pardon pour tant de blessures, pour tant de silences et pour tant de phrases indignes.

Et je m’engage, avec ceux qui partagent avec moi la responsabilité de notre diocèse, à tout faire pour que l’Eglise soit, dans le présent et l’avenir, « une maison sûre », comme le demande le Pape François, pour les enfants, les jeunes et leurs familles.

Cardinal Philippe Barbarin
Archevêque de Lyon

samedi, 19 novembre 2016

Clôture de l'année sainte: interview du Pape François sur TV2000

Clôture de l'année sainte: interview du Pape François sur TV2000: dimanche soir 20 novembre 21h00 

Je prie tous les jours pour avoir plus d'humour et moins d'adulateurs 

Photos du jour: les Cardinaux, les deux Papes François et Benoît XVI émérite

Photos du jour: les Cardinaux, les deux Papes François et Benoît XVI émérite

Source

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Le Pape en visite chez Benoît XVI avec 16 nouveaux Cardinaux

Le Pape en visite chez Benoît XVI avec 16 nouveaux Cardinaux

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L'humble prêtre Simoni est désormais Cardinal. François s'incline. Il a passé plus de 27 ans dans les prisons de la dictature communiste d'Albanie. 

A l'issue du Consistoire, la création de 17 nouveaux Cardinaux, le Pape se rendra en visite chez Benoît XVI. (source FarodiRoma) 

Le Pape François et le Cardinal Simoni s'embrassent

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Après le consistoire, 228 Cardinaux, 121 électeurs (67 non-européen - 54 européen, dont 25 italiens)

Homélie du Pape

"Le virus de la polarisation et de l’inimitié imprègne nos façons de penser, de sentir et d’agir".

L’élection, au lieu de maintenir en haut sur la montagne, au sommet, conduit au cœur de la foule, met au milieu de ses tourments

L’élection, au lieu de les maintenir en haut sur la montagne, au sommet, les conduit au cœur de la foule, les met au milieu de ses tourments, au niveau de leur vie. De cette manière, le Seigneur leur révèle ainsi qu’à nous que le vrai sommet s’atteint dans la plaine, et la plaine nous rappelle que le sommet se trouve dans un regard et spécialement dans un appel: «Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux» (v. 36).

Quatre actions: "aimez, faites du bien, bénissez et priez".

Une invitation accompagnée de quatre impératifs, nous pourrions dire de quatre exhortations, que le Seigneur leur adresse pour modeler leur vocation concrètement, dans le quotidien de l’existence. Ce sont quatre actions qui donneront forme, qui donneront chair et rendront tangible le chemin du disciple. Nous pourrions dire que ce sont quatre étapes de la mystagogie de la miséricorde: aimez, faites du bien, bénissez et priez.

Je pense que nous pouvons être d’accord sur ces quatre aspects et qu’ils nous paraissent également raisonnables. Ce sont quatre actions que nous réalisons facilement avec nos amis, avec les personnes plus ou moins proches, proches par l’affection, par les goûts, par les habitudes.

"Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent, bénissez ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous traitent mal"

vendredi, 18 novembre 2016

Saint Ignace veut stimuler la capacité de condamner le mal, de susciter la haine du péché.

nei-tuoi-occhi_160.jpgPape François: extraits de l'entretien avec Antonio Spadaro

LITURGIE: lien

MÉMOIRE: Habituellement, en fait, je ne me souviens pas des homélies passées. L'homélie pour moi est quelque chose de tellement lié à l'histoire concrète du moment qu'elle peut ensuite être oubliée. Elle n'est pas faite pour être rappelée par le prédicateur, qui au contraire est toujours poussé vers l'avant.

HOMÉLIES: Quand au séminaire, ils nous enseignaient l'homilétique, je ressentais déjà une forte aversion pour les feuilles sur lesquelles tout est écrit. Et de cela, je me souviens bien. J'étais et je suis convaincu qu'entre le prédicateur et le peuple de Dieu, il ne doit rien y avoir au milieu. Il ne peut pas y avoir de papier. Quelque petite note écrite oui, mais pas tout. Je me souviens bien de cela. Et je l'ai aussi dit à l'école, à l'époque. Le professeur a été étonné. Il m'a demandé pourquoi j'étais si opposé à la préparation de toute l'homélie. Et j'ai répondu: «Si vous lisez, vous ne pouvez pas regarder les gens dans les yeux».

SAINTE MARTHE: je commence la veille. A midi le jour précédent. Je lis les textes du jour et, en général, je choisis l'une des deux lectures. Puis je lis à haute voix le passage que j'ai choisi. J'ai besoin d'entendre le son, d'écouter les mots. Et puis je souligne dans le livre que j'utilise ceux qui me touchent le plus.

Je fais des petits cercles sur les mots qui me frappent. Ensuite, pendant le reste de la journée, les mots vont et viennent pendant que je fais ce que je dois faire: je médite, je réfléchis, je goûte les choses ... Il y a des jours, cependant, où j'arrive au soir et où rien ne me vient à l'esprit, où je ne sais pas ce que je vais dire le lendemain. Alors je fais ce que dit saint Ignace: je dors dessus. Et alors dès que je me réveille, l'inspiration vient. Il vient des choses justes, parfois fortes, parfois plus faibles. Mais c'est ainsi: je me sens prêt.

LA HAINE DU PECHE: je faisais le pasteur surtout avec les enfants. (...) Dans la fête des enfants (...) nous brûlions le diable. C'était une façon de faire avec les enfants la méditation des deux drapeaux de saint Ignace (ndt: un sujet apparemment récurrent, dont le Pape a déjà parlé en juillet 2015 lors de la rencontre avec les jeunes au cours du voyage au Paraguay). D'un côté, il y avait le diable et de l'autre un ange. Je préparais un grand diable en tissu et je mettais des pétards à l'intérieur. On faisait une catéchèse.

Ensuite, nous projetions un film pour les garçons, et les filles, en revanche allaient jouer. Ensuite , le goûter .. et puis nous allions du Collège Massimo à la paroisse. Nous allions comme en procession. Nous étions tous très sérieux. Les enfants le savaient et criaient: Brûlons le diable! Ensuite, on allumait le feu. Tout le monde criait. C'était une explosion de pétards! Les enfants s'amusaient. C'était un théâtre qui les aidait à apprendre. Pour moi, c'était une façon de leur faire faire le troisième exercice de la première semaine des Exercices Spirituels. Saint Ignace dans cet exercice veut stimuler la capacité de condamner le mal et de susciter la haine du péché (ce qui répond aux doutes des quatre Cardinaux)