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jeudi, 28 septembre 2017

Pape François: "Pour comprendre Amoris Laetitia, il faut la lire de A à Z" (I.Media)

Pape François: "Pour comprendre Amoris Laetitia, il faut la lire de A à Z"

28.09.2017 par I.MEDIA

images.jpegPour comprendre Amoris laetitia, il faut la lire de A à Z et réfléchir…, a expliqué le pape François à un groupe de jésuites lors de son récent voyage en Colombie. A ceux qui prétendent qu’il n’y a pas de morale sûre derrière son exhortation apostolique, le pape répond de “manière claire que la morale d’Amoris laetitia est une morale thomiste”, celle du grand saint Thomas d’Aquin.

La revue des jésuites Civiltà Cattolica publie le 28 septembre 2017 le compte-rendu d’un entretien privé du pape François avec des jésuites, lors de son voyage en Colombie. Parmi les sujets abordés, le pontife est revenu sur les nombreux commentaires de son exhortation apostolique Amoris laetitia de 2016.

Le pape François a rencontré, le 10 septembre dernier, en Colombie, 300 représentants de la communauté afro-américaine, assistés par des jésuites, dans le sanctuaire de saint Pierre Claver à Carthagène. Le pontife s’est ensuite entretenu en privé avec 65 religieux de la Compagnie de Jésus.

Relire le Synode sur la famille

Les commentaires sur Amoris laetitia sont respectables, a estimé le pape. Mais pour la comprendre, “il faut la lire de A à Z. En commençant par le premier chapitre, en continuant par le deuxième, et ainsi de suite… et réfléchir“. Le pape a encouragé également à relire ce qui s’est dit pendant les deux sessions du Synode des évêques sur la famille en 2014 et 2015.

Pape François: Amoris Laetitia est une morale selon Saint Thomas d'Aquin

Unknown.jpegLe successeur de Pierre s’est arrêté sur la ‘catholicité’ du document: “certains soutiennent que derrière Amoris laetitia, il n’y a pas de morale catholique, ou, tout du moins, que ce n’est pas une morale sûre. Je veux rappeler de manière claire que la morale d’Amoris laetitia est une morale thomiste, celle du grand Thomas“.

Il a en outre conseillé d’en parler avec le cardinal Christoph Schönborn, archevêque de Vienne, “un grand théologien, parmi les meilleurs aujourd’hui“. Le grand Thomas, souligne-t-il encore, possède une très grande richesse, capable de nous inspirer encore aujourd’hui. Mais à genoux, toujours à genoux…“. Car pour lui, la théologie doit se faire en priant.

La “soif de Dieu“ du peuple

Dans cet échange avec les jésuites, le pape est également revenu sur la nécessité pour l’Eglise d’avoir des pasteurs qui se laissent “porter“ par le peuple. Car si la religiosité populaire peut comporter des risques de superstition, lorsqu’elle est bien orientée, elle “manifeste une soif de Dieu que seuls les simples et les pauvres peuvent connaître“.

Intitulé ‘la grâce n’est pas une idéologie’, la retranscription de ce dialogue à bâtons rompus a été assurée par le Père Antonio Spadaro, directeur de la Civiltà Cattolica, et proche du pontife. Ces échanges ont eu lieu après que le pape a eu connaissance de la ‘correction filiale’ des théologiens traditionalistes sur Amoris laetitia, remise en mains propres le 10 août. Celle-ci n’a cependant été rendue publique que le 24 septembre.  

(cath.ch/imedia/ap/mp)

Commentaires

L'américanisme est un modernisme qui était propre aux États-Unis. Allant dans un sens libéral et progressiste (liberté de conscience, nouvelles relations avec les autres religions, engagement politique, vertus actives plutôt que passives) il cherchait à adapter l’enseignement de l’Église à la culture et société moderne américaine. Érigé en «doctrine» ce mouvement fut condamné par le Pape Léon XIII dans sa lettre apostolique Testem Benevolentiae du 22 janvier 1899.




En voici des extraits:




''Le principe des opinions nouvelles dont Nous venons de parler peut se formuler à peu près en ces termes : pour ramener plus facilement les dissidents à la vérité catholique, il faut que l'Église s'adapte davantage à la civilisation d'un monde parvenu à l'âge d'homme et que, se relâchant de son ancienne rigueur, elle se montre favorable aux aspirations et, aux théories des peuples modernes. Or, ce principe, beaucoup l'étendent non seulement, à la discipline, mais encore aux doctrines qui constituent le dépôt de la foi. Ils soutiennent en effet qu'il est opportun, pour gagner les cœurs des égarés, de taire certains points de doctrine comme étant de moindre importance, ou de les atténuer au point de ne plus leur laisser le sens auquel l'Église s'est toujours tenue.''




''Il n'est pas besoin de longs discours, cher Fils, pour montrer combien est condamnable la tendance de cette conception : il suffit de rappeler le fondement et l'origine de la doctrine qu'enseigne l'Église. Voici ce que dit à ce sujet le Concile du Vatican :

« La doctrine de la foi révélée par Dieu a été présentée à l'esprit humain non comme un système philosophique à perfectionner, mais comme un dépôt divin confié à l'Épouse du Christ qui doit fidèlement le garder et l'interpréter infailliblement... Le sens que notre Sainte Mère l'Église a une fois déclaré être celui des dogmes saints doit être toujours conservé, et, jamais il ne s'en faut, écarter sous le prétexte ou l'apparence d'en mieux pénétrer la profondeur.''




''Il ne faut pas croire non plus qu'il n'y ait aucune faute dans le silence dont on veut couvrir certains principes de la doctrine catholique pour les envelopper dans l'obscurité de l'oubli.

Car toutes ces vérités qui forment l'ensemble de la doctrine chrétienne n'ont qu'un seul auteur et docteur : Le Fils unique qui est, dans le sein du Père . Elles conviennent à toutes les époques et à toutes les nations; c'est ce qui résulte manifestement de ces paroles adressées par le Christ lui-même à ses apôtres : Allez, enseignez toutes les nations... leur apprenant à observer tout ce que je vous ai commandé ; et voici que je suis avec vous tous les jours jusqu'à la consommation des siècles .

Aussi le même Concile du Vatican dit-il :

« Il faut croire de foi divine et catholique tout ce qui est contenu dans la parole de Dieu écrite ou enseignée et que l'Église, soit par une définition solennelle, soit par son magistère ordinaire et universel, propose comme devant être cru révélé de Dieu. »




''Qu'on se garde donc de rien retrancher de la doctrine reçue de Dieu ou d'en rien omettre, pour quelque motif que ce soit : car celui qui le ferait tendrait plutôt à SéPARER les catholiques de l'Église qu'à ramener à l'Église ceux, qui en sont séparés. Qu'ils reviennent, rien, certes, ne Nous tient plus à cœur; qu'ils reviennent, tous ceux qui errent loin du bercail du Christ, mais non par une autre voie que celle que le Christ a lui-même montrée.

Quant à la discipline d'après laquelle les catholiques doivent régler leur vie, elle n'est pas de nature à rejeter tout tempérament, suivant la diversité des temps et des lieux.''




''Il est certain que l'Église a reçu de son Fondateur un caractère de clémence et de miséricorde; aussi, dès sa naissance, a-t-elle fait volontiers ce que l'apôtre saint Paul disait de lui-même : Je me suis fait tout à tous pour les sauver tous.

L'histoire de tous les siècles en est témoin, le Siège Apostolique, qui a reçu non seulement le magistère mais le gouvernement suprême de l'Église, s'est toujours tenu dans le même dogme, au même sens et à la même formule; en revanche, il a de tout temps réglé la discipline, sans toucher à ce qui est de droit divin, de façon à tenir compte des mœurs et des exigences des nations si diverses que l'Église réunit dans son sein. Et qui peut douter que celle-ci soit prête à agir de même encore aujourd'hui si le salut, des âmes le demande ? Toutefois, ce n'est pas au gré des particuliers, facilement trompés par les apparences du bien, que la question se doit résoudre; mais c'est à l'Église qu'il appartient de porter un jugement, et tous doivent y acquiescer, sous peine d'encourir la censure portée par Notre prédécesseur Pie VI. Celui-ci a déclaré la proposition LVXXVIII du Synode de Pistoie « injurieuse pour l'Église et l'Esprit de Dieu qui la régit, en tant qu'elle soumet à la discussion la discipline établie et approuvée par l'Église, comme si l'Église pouvait établir une discipline inutile et trop lourde pour la liberté chrétienne.''




JE RéPèTE: '' il a de tout temps réglé la discipline, sans toucher à ce qui est de droit divin, de façon à tenir compte des mœurs et des exigences des nations si diverses que l'Église réunit dans son sein. Et qui peut douter que celle-ci soit prête à agir de même encore aujourd'hui si le salut, des âmes le demande ? Toutefois, ce n'est pas au gré des particuliers, facilement trompés par les apparences du bien, que la question se doit résoudre; mais c'est à l'Église qu'il appartient de porter un jugement, et tous doivent y acquiescer, sous peine d'encourir la censure portée par Notre prédécesseur Pie VI. Celui-ci a déclaré la proposition LVXXVIII du Synode de Pistoie « injurieuse pour l'Église et l'Esprit de Dieu qui la régit, en tant qu'elle soumet à la discussion la discipline établie et approuvée par l'Église, comme si l'Église pouvait établir une discipline inutile et trop lourde pour la liberté chrétienne.''




QUELLE ACTUALITé




''Et pourtant, dans le sujet dont Nous vous entretenons, cher Fils, le dessein des novateurs est encore plus dangereux et plus opposé à la doctrine et à la discipline catholiques. Ils pensent qu'il faut introduire une certaine liberté dans l'Église, afin que la puissance et la vigilance de l'autorité étant, jusqu'à un certain point, restreintes, il soit permis à chaque fidèle de développer plus librement son initiative et son activité. Ils affirment que c'est là une transformation nécessaire, comme cette liberté moderne qui constitue presque exclusivement à l'heure actuelle le droit et le fondement de la société civile. Nous avons traité longuement de cette liberté dans Notre Lettre sur la constitution des États adressée à tous les évêques. Nous y montrions même quelle différence il y a entre l'Église, qui est le droit divin, et les autres sociétés, qui ne doivent leur existence qu'à la libre volonté des hommes. ''




''Or, le Christ ne change pas avec les siècles, mais il est le même aujourd'hui qu'il était hier et qu'il sera dans tous les siècles (16). C'est donc aux hommes de tous les temps que s'adresse cette parole : Apprenez, de moi que je suis doux et humble de cœur (17); il n'est pas d'époque où le Christ ne se montre à nous comme s'étant fait obéissant jusqu'à la mort (18); elle vaut aussi pour tous les temps cette parole de l'Apôtre : Ceux qui sont disciples du Christ ont crucifié leur chair avec ses vices et ses concupiscences (19).

Plût à Dieu que ces vertus fussent pratiquées aujourd'hui par un plus grand nombre avec autant de perfection que les saints des siècles passés ! Ceux-ci, par leur humilité, leur obéissance, leur austérité, ont été puissants en œuvre et en parole, pour le plus grand bien non seulement de la religion mais encore de leurs concitoyens et de leur patrie.

De cette sorte de mépris des vertus évangéliques appelées à tort passives, on devait facilement en arriver à laisser pénétrer peu à peu dans les âmes le mépris de la vie religieuse elle-même.''

Écrit par : New remix | samedi, 30 septembre 2017

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Écrit par : Don Dom | samedi, 30 septembre 2017

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Maintenant, le Pape François a affirmé que la moralité sous-jacente à Amoris Laetitia est thomiste. Notez que je résiste à la tentation d'écrire un autre de mes commentaires de 10 000 mots. Comme le reste d'entre vous, je veux vraiment vivre. Au lieu de cela, pour rendre les choses plus rapides et plus simples, j'offre des les points saillants suivants :

Pour saisir Amoris Laetitia, il faut tout lire : le Pape François a déclaré que nous devons lire le texte en entier plus le travail des deux Synodes sur la Famille. Malheureusement, le Pape sous-entend que ses critiques ne l'ont pas fait. Mais tout le monde qui a soulevé de sérieuses questions a fait cela et est devenu encore plus perturbé.
La théologie doit se faire à genoux : c’est un conseil indispensable du Pape François — si ce n'est que pour insinuer que tous ceux qui l'interrogent sont notoires dans leur incapacité de l'observer. À en juger de manière anecdotique, les défenseurs les plus en vue du penchant du Pape François pour la nouveauté semblent beaucoup moins engagés dans une vie de prière que leurs critiques.
Nous devons éviter la casuistique des anciens manuels : encore une préoccupation valable — si ce n’était pas de l’insinuation que ceux qui interrogent ce Pape sont par définition bloqués dans l'ancienne ornière des manuels. Mais la casuistique a toujours été utilisée à deux sens : (1) La résolution des problèmes moraux par l'application de principes moraux à des cas spécifiques ; (2) L'utilisation d'un raisonnement hautement élaboré mais fondamentalement inadéquat pour justifier des conclusions morales défectueuses. Abandonner le premier, c’est embrasser les conclusions produites par le second, c'est-à-dire confirmer seulement ce que nous préférerions être vrai.
Point connexe 1 : Les Manuels : le problème avec les « manuels » utilisés pour enseigner la théologie au début du vingtième siècle était d’une Scolastique dans laquelle les idées étaient considérées comme sûres si elles s'inscrivaient dans un système essentiellement humain, éliminant le mystère. Cela a conduit de nombreux théologiens brillants à être traités avec suspicion par le Saint-Office, précisément pour leur insistance à revenir à l'Ecriture et aux Pères afin de mieux faire de la théologie à genoux. Henri de Lubac est un excellent exemple. Le plus grand représentant vivant du renouvellement subséquent est Joseph Ratzinger. Ceux qui ne sont pas restés à genoux sont devenus Modernistes.
Point connexe 2 : La Culture : Il y avait une tendance culturelle correspondante à vivre la foi de façon prescriptive à cette époque, une préoccupation de connaître les règles nécessaires pour sauter de justesse le purgatoire. Mais la réaction culturelle générale aux vieilles règles dans la seconde moitié du vingtième siècle ne fut guère un effort pour approfondir le mystère de la relation entre Dieu et l'âme. Si ce fut le cas, pourquoi tant de Catholiques se sont-ils constamment rabattus sur des influences culturelles plutôt que divines depuis ce temps — juste comme tout le monde ?

Le discernement : la seule réponse que le Pape François donne à ceux qui ont des questions est de souligner la priorité du « discernement » dans la lutte contre la fragilité spirituelle et morale de la personne humaine. Mais le rôle du discernement ici n'est pas de déterminer publiquement le degré de culpabilité subjective. Face à deux personnes prises dans la même situation morale objective, il n’appartient pas au pasteur de dire : « Vous qui êtes sur ma gauche êtes un bouc ; n'obscurcissez pas la porte de l'Église. Mais vous qui êtes à ma droite êtes une brebis. Prenez la Communion avec nous ! » Non, le but du discernement ici est de détecter les obstacles les plus sérieux à la conversion et de cibler ces problèmes aussi efficacement que possible.

L'ignorance invincible : le discernement que le Pape François a préconisé semble être basé sur ce que l'on pourrait appeler le niveau d'« ignorance partiellement invincible » de chaque personne. Ainsi, il souhaite discerner si Dieu appelle quelqu'un à faire son meilleur à un moment donné, même si cela implique encore un péché grave afin que l'Église puisse traiter cette personne en conséquence. Non seulement est-ce un jugement inadmissible, mais tout le problème de l'ignorance véritablement invincible dépasse complètement le domaine Divin de l'Église, qui est toujours et seulement appelée à présenter l'Évangile complet du Christ. Bien que l'ignorance invincible puisse en effet empêcher toute personne d'être damnée, ceux qui ne reconnaissent ou ne peuvent pas reconnaître le caractère spirituellement autorisé de l'Église ne peuvent entrer en communion avec elle. (Et quel motif valable pourraient-ils avoir pour vouloir le faire ?)

L'Église en tant que forme de gouvernement : le point précédent se rapporte étroitement à ce que l'on pourrait appeler la « forme de gouvernement » de l'Église. L'Église est le Corps Mystique du Christ, mais aussi une institution dotée de sa propre structure et de sa propre forme de gouvernement, qui sont toutes deux conçues pour représenter le Christ comme la Voie, la Vérité et la Vie pour tous, dans la mesure où cela est possible pour une institution de pécheurs. Pour cette raison, le désir de la Foi et la profession de Foi ont toujours été non seulement le déterminant spirituel clé, mais le déterminant institutionnel clé de l'adhésion / communion. La forme de gouvernement de l'Église n'exige pas l'hypothèse que tous ceux qui ne sont pas en communion avec elle sont damnés, mais la reconnaissance que tous ceux qui refusent de professer la foi de l'Église ne sont pas en communion avec elle.
Le point névralgique : c'est justement ce qui est le point névralgique pour les critiques d'Amoris Laetitia et les aspects connexes du pontificat du Pape François. Ils craignent que le Pape François soit, en quelque sorte, en train de baptiser la poursuite d'une trajectoire culturelle extrêmement dommageable. Je veux dire le modèle continu des convictions diluées qui, dans notre culture, ont amené le nombre de ceux qui ne revendiquent aucune religion à grandir, ainsi que le nombre de Catholiques auto-identifiés qui se sentent libres de nier ce que l'Église enseigne au nom du Christ. Il n'est pas nécessaire de vivre sans péché pour être en pleine communion avec l'Église ; mais il faut professer la foi de l'Église et accepter son autorité spirituelle.
La discipline ecclésiastique : ce que les critiques cherchent à conserver, c'est la distinction entre le péché et le refus d'accepter ce qu'est l'Église. Le premier n'élimine pas la communion ; ce dernier le fait. C'est pourquoi le refus constant de l'Église d'admettre que certains reçoivent la Communion, indépendamment des états d'esprit et du cœur en leur intérieur, a toujours été basé sur le problème du scandale. Ceux qui manifestent publiquement leur rejet de la Foi ou leur refus d'accepter l'autorité spirituelle et sacramentelle de l'Église ne doivent pas être admis à la Communion. Cela peut être déterminé par leur engagement public envers un état de vie particulier (comme dans les cas de mariage) ou par leurs actes publics et leur discours (comme dans ceux qui soutiennent ouvertement divers maux intrinsèques que l'Église condamne).

Conclusion

Certains soutiendront qu'il n'y a plus de scandale lié à des mariages invalides ou à plaider une politique pour l'avortement, voire des liaisons homosexuelles sous divers noms publics. Mais ces personnes ne comprennent tout simplement pas le scandale. Le scandale en question n'est pas une réaction populaire d'horreur à de tels péchés ouverts. C'est exactement le contraire. Le scandale est l'incapacité à percevoir l'horreur de ces péchés publics. C'est précisément ce scandale qui augmente chaque fois que les ministres de l'Église, à n'importe quel niveau, trouvent des moyens de prétendre que ceux qui sont attachés à de tels péchés restent en bonne et entière communion avec l'Église.

En d'autres termes, c'est le scandale de l'Église qui nie son être même. Je renvoie tout le monde aux Paroles de Notre-Seigneur, que j'ai citées en juin, dans « Le problème de l'obscurité doctrinale » : « Pourquoi M'appelez-vous « Seigneur, Seigneur », et ne faites-vous pas ce que Je vous dis ? » (Lc 6, 46) . Enfin, pour pénétrer le cœur de la controverse précipitée par Amoris Laetitia, relisez Marc 10 : 9 et Matthieu 19 : 6 sur le mariage : « Ainsi, ils ne sont plus deux mais un seul être. Que l'homme ne sépare donc pas ce que Dieu a uni ».

La tâche de chacun d'entre nous est de protéger l'Église contre les politiques et les pratiques qui laissent paraître normal et acceptable de déchirer l’Oeuvre et la Volonté de Dieu.

Écrit par : Sonia | mercredi, 04 octobre 2017

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