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mercredi, 22 novembre 2017

LE SAINT-SIÈGE EN BREF : L’EUCHARISTIE N’EST PAS UNE RÉCOMPENSE MAIS UN “REMÈDE”, EXPLIQUE LE PAPE FRANÇOIS

Unknown.jpegLE SAINT-SIÈGE EN BREF :

 

L’EUCHARISTIE N’EST PAS UNE RÉCOMPENSE MAIS UN “REMÈDE”, EXPLIQUE LE PAPE FRANÇOIS

Vatican - le 22/11/2017 | Par Agence I.Media

L’Eucharistie est “un remède pour les faibles” et non “une récompense” pour les bons, déclare le pape François dans un extrait du programme Padre Nostro qui doit être diffusé le 22 novembre 2017 par la chaîne TV 2000. 

L’EUCHARISTIE N’EST PAS UNE RÉCOMPENSE MAIS UN “REMÈDE”

Note: Le Pape n'a pas dit "un remède pour les péchés mortels". Pour ces derniers, la confession est le médicament ordinaire salutaire. Pour qu'un péché soit mortel, la sagesse de l'Eglise nous enseigne 3 conditions: matière grave, pleine connaissance et plein consentement. 

Pour notre vie spirituelle, l'Eglise nous invite donc à communier en état de grâce, soit sans péché mortel ou grave sur notre conscience. L'Eucharistie, la communion est effectivement un remède pour notre fragilité, ainsi que contre nos penchants mauvais. Elle nous préserve des péchés graves, des péchés futurs et nous donne la force et la grâce de lutter pour vivre la sainteté. 

Contrairement à la propagande anti-Bergoglio, le Pape n'a donc nullement remis en cause la tradition spirituelle de l'Eglise. Il propose simplement l'Evangile à ceux et celles qui vivent loin de l'Eglise, les périphéries!  Il module sa parole afin que la foi devienne attractive, belle, positive et lumineuse. 

Affaire Anatrella : la justice canonique n'a pas dit son dernier mot

Affaire Anatrella : la justice canonique n'a pas dit son dernier mot

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Le Point

lundi, 20 novembre 2017

Le "nouveau" Notre Père

Oecuménisme en Suisse: Bonne nouvelle pour la prière du Notre Père: nous pourrons continuer à prier ensemble.

Mgr Morerod, président de la CES, a eu la bonne idée de patienter pour permettre une meilleure consultation de nos frères protestants. En Suisse, le "nouveau" Notre Père entrera en vigueur à Pâques. 

Thunderclap, Hozana et Aquinas: le Notre Père avec Saint Thomas d'Aquin

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La nouvelle traduction du « Notre Père » entrera en vigueur le dimanche 3 décembre. Nous ne dirons désormais plus « ne nous soumets pas à la tentation », mais « ne nous laisse pas entrer en tentation ».

C'est un grand changement, qui va bien bouleverser nos habitudes, et c'est une magnifique occasion de redécouvrir cette prière, enseignée par Jésus lui-même, et qui est « la prière parfaite » d'après saint Thomas d'Aquin !

Pour aider tous vos amis à bien comprendre cette nouvelle traduction, nous vous proposons de partager un article sur le nouveau Notre Père le 2 décembre, c'est à dire la veille de l'Avent et du changement de Notre Père : en 2 clics, ci-dessous avec le bouton "soutenez", vous autorisez Thunderclap à publier automatiquement sur votre mur Facebook/Twitter cet article accompagné du message que nous avons préparé (que vous pouvez modifer), à la date indiquée (Thunderclap publiera uniquement ce message).

Vous pouvez aussi rejoindre la neuvaine sur le Notre Père qui commencera le 3 décembre, pour approfondir encore cette prière avec saint Thomas d'Aquin.

Si vous avez 5 minutes en plus à nous accorder, invitez vos amis à soutenir ce Thunderclap !
 
Merci pour votre soutien, et pour vos prières !

Aucune poursuite pénale civile à l'encontre de Mgr Gaschignard, qui rejoint le diocèse de Grenoble

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Communiqué du diocèse de Grenoble

Aucune poursuite pénale civile à l'encontre de Mgr Gaschignard, qui rejoint le diocèse de Grenoble

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Affaire classée par la justice civile

Bonne nouvelle: une affaire concernant un évêque en France n'aura pas de suite pénale civile. 

Que dirait la justice de l'Eglise ? En l'état, peu ou pas de communication de l'Eglise en France. Et les victimes ? Le Pape aurait-il été trompé, par le nonce apostolique ? L'Eglise aurait-elle réagi trop vite ?

Le flou et le malaise dominent. Il est tout a fait permis de penser que les gestes inappropriés, d'ordre tactile, de l'évêque dépendent davantage de la justice canonique que de la simple justice civile. Effectivement rien de pénale. 

Un homme d'Eglise doit toujours être ajusté, pour ne jamais entrer dans la zone rouge, qui finit toujours par blesser.

La première réaction du coeur s'envole toujours vers les victimes. 

samedi, 18 novembre 2017

Les théories des "Sedevacantistes" dans un livre. François n' a pas été légitimement élu. Il est un hérétique. Il veut même canoniser Martin Luther.

Un livre pour comprendre l'origine des attaques contre le Pape François. Ces idées et théories creuses sont savamment distillées sur la toile. Elles finissent dans bien des esprits. 

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Le 21 novembre au Vatican présentation de "Sedevacantisti" 

Mardi 21 novembre 2017 à 18 heures au siège de Radio Vatican, avec Peter Gomez, directeur de <ilfattoquotidiano.it>, Paola Saluzzi, journaliste de TV2000 [la chaîne de la CEI], et Javier Martínez-Brocal, directeur de Rome Reports, présentent le livre "Sedevacantisti" de Francesco Antonio Grana, vaticaniste de <ilfattoquotidiano.it>.

François n' a pas été légitimement élu. C'est un hérétique. Il veut même canoniser Martin Luther.

En cinq ans de pontificat les critiques, à l'extérieur et surtout à l'intérieur de l'Eglise catholique, ont attaqué Bergoglio en l'accusant d'hérésie, comme l'ont fait les quatre cardinaux qui ont exprimé leurs doutes pour ses ouvertures en faveur des divorcés remariés, ou ceux qui ont réalisé 200 affiches apposées dans les rues de Rome qui se moquaient du peu de miséricorde du Pape latino-américain envers ses opposants.

"Sedevacantisti" (Wikipedia) veut répondre point par point aux attaques infondées et injustifiées contre Bergoglio, retraçant ses grands succès dans le domaine ecclésial et sur le panorama géopolitique mondial.

Pape François: « Joseph Ratzinger continue à être un maître … pour tous ceux qui exercent le don de la raison afin de répondre à la vocation humaine de la recherche de la vérité »

Pape François: « Joseph Ratzinger continue à être un maître … pour tous ceux qui exercent le don de la raison afin de répondre à la vocation humaine de la recherche de la vérité »

images-1.jpegZenit - Lien

« Joseph Ratzinger continue à être un maître … pour tous ceux qui exercent le don de la raison afin de répondre à la vocation humaine de la recherche de la vérité », a affirmé le pape François lors de la septième édition du Prix Ratzinger qu’il a présidée le 18 novembre 2017, au Vatican. Le pape argentin a remis leurs prix aux trois lauréats : le théologien luthérien allemand Theodor Dieter, le théologien et prêtre catholique allemand Karl-Heinz Menke, et le compositeur orthodoxe de musique sacrée estonien Arvo Pärt.

Durant cette rencontre, le pape a adressé « une pensée affectueuse et intense au pape émérite Benoît » : « Sa prière et sa présence discrète et encourageante nous accompagnent sur le chemin commun ; son œuvre et son magistère continuent à être un héritage vivant et précieux pour l’Eglise et pour notre service », a-t-il déclaré.

Après les introductions du p. Federico Lombardi, président de la Fondation vaticane Joseph Ratzinger-Benoît XVI, et du cardinal Kurt Koch, président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, le pape François a salué la provenance œcuménique des trois lauréats : « La vérité du Christ n’est pas pour les solistes, c’est une symphonie : elle demande collaboration docile, partage harmonieux. »

Au cours de la cérémonie, l’œuvre “Pater noster”, qu’Arvo Pärt composa à l’occasion du 60e anniversaire de sacerdoce de Benoît XVI, en 2011, a été interprétée par le compositeur, qui a joué sur un piano ayant appartenu au pape émérite, accompagné d’un jeune soliste des « Voci bianche » de l’Académie nationale de Santa Cecilia.

Voici notre traduction intégrale du discours que le pape François a prononcé lors de cette rencontre.

Discours du pape François

Chers frères et sœurs,

AAA0127-800x533.jpgJe suis heureux de vous rencontrer à ce rendez-vous annuel de remise des Prix aux illustres personnalités qui m’ont été présentées par la Fondation vaticane Joseph Ratzinger – Benoît XVI et par son Comité scientifique. Je salue d’abord les lauréats, les membres et les amis de la Fondation, et je remercie le cardinal Kurt Koch et le père Lombardi qui nous ont introduits à la signification de cet événement culminant parmi vos activités, finalisées à la promotion de la recherche théologique et de l’engagement culturel animé par la foi et par l’élan de l’âme vers Dieu.

J’adresse avec vous une pensée affectueuse et intense au pape émérite Benoît. Sa prière et sa présence discrète et encourageante nous accompagnent sur le chemin commun ; son œuvre et son magistère continuent à être un héritage vivant et précieux pour l’Eglise et pour notre service. C’est pour cela que j’invite votre Fondation à poursuivre dans l’engagement, à étudier et à approfondir cet héritage, et en même temps à regarder de l’avant, pour en valoriser la fécondité soit par l’exégèse des écrits de Joseph Ratzinger, soit pour continuer – selon son esprit – l’étude et la recherche théologique et culturelle, y compris en entrant dans de nouveaux domaines où la culture actuelle sollicite la foi au dialogue. L’esprit humain a toujours un besoin urgent et vital de ce dialogue : la foi en a besoin, car elle devient abstraite si elle ne s’incarne pas dans le temps ; la raison en a besoin, car elle se déshumanise si elle ne s’élève pas au Transcendant. En effet « la foi et la raison – affirmait saint Jean-Paul II – sont comme les deux ailes qui permettent à l’esprit humain de s’élever vers la contemplation de la vérité » (Lett. enc. Fides et ratio, Proemio).

Joseph Ratzinger continue à être un maître et un interlocuteur ami pour tous ceux qui exercent le don de la raison afin de répondre à la vocation humaine de la recherche de la vérité. Quand le bienheureux Paul VI l’appela à assumer la responsabilité d’archevêque de Munich, il choisit comme devise “Cooperatores veritatis”, “Collaborateurs de la vérité”, tirée de la troisième lettre de Jean (v. 8). Elle exprime bien tout le sens de son œuvre et de son ministère. Cette devise ressort des diplômes des Prix que j’ai remis, pour signifier que les lauréats aussi ont dédié leur vie à la très haute mission de servir la vérité, à la diaconie de la vérité.

Je me réjouis que les illustres personnalités décorées du Prix aujourd’hui proviennent de trois confessions chrétiennes, parmi lesquelles aussi la confession luthérienne, avec laquelle cette année nous avons vécu des moments particulièrement importants de rencontre et de chemin commun. La vérité du Christ n’est pas pour les solistes, c’est une symphonie : elle demande collaboration docile, partage harmonieux. La rechercher, l’étudier, la contempler et la mettre en pratique ensemble, dans la charité, nous attire avec force vers la pleine union entre nous : la vérité devient ainsi une source vive de liens d’amour toujours plus étroits.

J’ai accueilli avec joie l’idée d’élargir l’horizon du Prix pour y inclure aussi les arts, en plus de la théologie et des sciences qui sont lui naturellement connectées. C’est un élargissement qui correspond bien à la vision de Benoît XVI, qui si souvent nous a parlé de façon touchante de la beauté comme chemin privilégié pour nous ouvrir à la transcendance et rencontrer Dieu. En particulier, nous avons admiré sa sensibilité musicale et son exercice personnel de cet art comme chemin pour la sérénité et pour l’élévation de l’esprit.

Mes félicitations, donc, aux illustres lauréats : au professeur Theodor Dieter, au professeur Karl-Heinz Menke et au Maître Arvo Pärt ; et mon encouragement à votre Fondation et à tous ses amis, pour que l’on continue à parcourir de nouvelles voies toujours plus larges pour collaborer dans la recherche, dans le dialogue et dans la connaissance de la vérité. Une vérité qui, comme le pape Benoît ne s’est pas lassé de nous le rappeler, est à la fois, en Dieu, logos et agape, sagesse et amour, incarnés dans la personne de Jésus.

Traduction de Zenit, Anne Kurian

Violence sexuelles à l'encontre des servants de Messe du Vatican

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Zenit - AFP

LE VATICAN OUVRE UNE NOUVELLE ENQUÊTE SUR DE POSSIBLES ABUS SEXUELS

Vatican - le 18/11/2017 | Par Agence I.Media

Une nouvelle enquête a été ouverte concernant d’éventuels abus sexuels commis au sein du pré-séminaire Saint-Pie-X du Vatican avant 2013, a informé le Bureau de presse du Saint-Siège le 18 novembre 2017. Toutefois, est-il précisé, des enquêtes précédentes n’avaient pas pu établir la réalité des faits.

Violence sexuelles à l'encontre des servants de Messe du Vatican

Source: ANSA (son de cloche différent, plus affirmatif)

3a4caf2_31397-zkooi7.gi1542huxr.jpgLes jeunes servants de Messe du Vatican ont subi des violences sexuelles. Une nouvelle enquête conduite par les autorités vaticanes doit mettre en lumière des rapports homosexuels durant les dernières années. 

Scandales touchant les servants de Messe au Vatican: rapports homosexuels confirmés

Cela concerne le petit séminaire Saint Pie X, un collège situé dans le palais San Carlo, à l'intérieur du Vatican, là où sont hébergés les "servants de messe" du Pape. Les résultats de ces nouvelles enquêtes pourraient annuler les précédentes conclusions qui n'avaient pas trouvé de tels agissements. 

Les cas de violences sexuelles parmi les étudiants du petit séminaire, situé à quelques mètres de la Maison Sainte Marthe, la résidence actuelle du Pape François, sont au coeur des révélations médiatiques du nouveau livre de G.Nuzzi "Péché originel". 

La salle de presse du Saint Siège a par contre démenti une rencontre de témoins avec le Pape François. 

Note: Je me souviens d'avoir parlé avec un expert en communication en 2013. Nuzzi est un membre des services secrets. Il était en possession d'information concernant les moeurs d'ecclésiastiques. Après les révélations des malversations financières, son 4ème livre "Péché originel" ferait-il venir à la lumière ces scandales cachés ? Grâce à cette pression médiatique bénéfique, la cocote minute finira-elle enfin par exploser ? Affaire à suivre ... 

jeudi, 16 novembre 2017

Affaire Anatrella : le dossier s'enlise

source: Facebook

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Affaire Anatrella : le dossier s'enlise

Nouvel article de la journaliste Bernadette Sauvaget que je me permets de donner ci-dessous (nom de l'auteur connu via Facebook) après ces quelques mots d'introduction de ma part. L'affaire Anatrella s'enlise.

Le procès canonique ( = à l'intérieur de l'Eglise), décidé il y a 8 mois, n'a pas commencé et rien ne dit qu'il commencera bientôt. La levée de la prescription espérée a été refusée par les autorités romaines après des mois de débat.

Tout traîne. Pour moi qui connais quelque peu ce dossier, j'ai bien compris que personne, dans la hiérarchie de l'Eglise, n'avait vraiment intérêt à faire justice : les faits reprochés au prêtre et psychanalyste Anatrella sont précis, les témoignages nombreux, ils ont été délibérément cachés pendant des années, Anatrella a été protégé pendant des décennies de manière active etc.

J'ai écrit un mémorandum d'une dizaine de pages sur ce dont j'ai été témoin et ce que j'ai fait concernant cette affaire depuis janvier 2006 (soit bientôt 12 ans).

Je me réserve de le publier un jour. Ce mémorandum est accompagné de documents… Une des pièces essentielles est une lettre que j'ai envoyée à Mgr Pontier, président de la conférence des évêques de France en 2014 ; elle est restée sans réponse. Je l'ai renvoyée en 2016 en recommandé avec accusé de réception, j'ai aussi téléphoné et écrit par mail à son secrétariat pour signaler que j'envoyais cette lettre.

Elle m'a été renvoyée par la poste un mois plus tard avec cette mention sur l'enveloppe : "avis de passage, mais pli non réclamé". "Nous faisons tout ce que nous pouvons" disent certains prélats… Non ! Si l'on était si certain de l'innocence de T. Anatrella, le procès canonique aurait eu lieu depuis longtemps. Si l'on était soucieux de justice, justice serait rendue.

Affaire Anatrella : le dossier s'enlise

Par Bernadette Sauvaget — 16 novembre 2017 à 17:24

Le diocèse de Paris a monté une commission pour entendre d'anciens patients disant avoir été abusés par le prêtre Anatrella

Accusé d’abus sexuels sur d’anciens patients, le «psy de l’Église», Tony Anatrella est sous le coup d’une procédure interne. Mais la non-levée de la prescription et le retard pris dans les poursuites inquiètent les victimes.

• Affaire Anatrella : le dossier s'enlise

images.jpegPour les victimes présumées, c’est le brouillard. «Notre dossier a été transmis il y a déjà huit mois à l’officialité de Toulouse [le tribunal interne à l’Eglise, ndlr].

Mais rien n’a véritablement bougé, si ce n’est qu’on vient de nous annoncer une nouvelle enquête», affirme à Libération, l’un des anciens patients du prêtre Tony Anatrella, accusé d’abus sexuels par plusieurs personnes ayant suivi des thérapies avec lui. Surnommé le «psy de l’Eglise», pourfendeur de l’homosexualité, Anatrella, médiatique et influent au Vatican, est sous le coup d’une procèdure lancée, à l’été 2016, par le diocèse de Paris duquel il dépend.

A ce jour, aucune procèdure, en revanche, n’a été ouverte par la justice «des hommes», les faits étant considérés (au moins pour ceux qui ont été portés à sa connaissance) comme prescrits.

Le même problème se pose pour l’Eglise. Toutefois, l’archevêque de Paris André Vingt-Trois avait, il y a quelques mois, transmis une demande de levée de la prescription au pape François. Celui-ci, selon une source proche du dossier au diocèse de Paris, a récemment tranché : la prescription ne devrait pas être levée dans l’affaire Anatrella, l’un des gros scandales d’abus sexuels auquel est confrontée l’Eglise catholique en France.

Dans son cabinet place de la Nation, le prêtre a reçu, pendant plusieurs décennies, des patients envoyés notamment par des évêques et des supérieurs d’ordre religieux. «La prescription a été levée dans des affaires de pédophilie, concernant des mineurs mais l’affaire Anatrella concerne des majeurs», explique une source proche de l’archevêque de Paris pour expliquer la décision du Vatican. «C’est une très grosse déception», affirme à Libération l’un des plaignants.

Une pétition

Alerté de cas d’abus sexuel mettant en cause Tony Anatrella depuis le début des années 2000, l’Eglise catholique a tardé à bouger, couvrant même dans un premier temps le prêtre. Dans la tourmente des affaires de pédophilie, l’archevêque de Paris André Vingt-Trois avait finalement diligenté, il y a un peu plus d’un an, une enquête interne confiée à l’un de ses auxillaires, Eric de Moulin-Beaufort.

Une dizaine de victimes se seraient alors manifestées. Par la suite, le dossier avait été transmis à l’officialité de Toulouse pour l’ouverture d’un procès canonique (interne à l’Eglise). «On ne peut à la fois faire traîner le dossier et nous objecter ensuite la prescription», s’insurge Daniel L., le premier à avoir alerté sur les pratiques déviantes de Tony Anatrella. En 2001, il avait été reçu par le cardinal Jean-Marie Lustiger pour évoquer cette affaire. Redoutant que le prêtre ne soit pas sanctionné, Daniel L. affirme réfléchir à d’autres modalités d’actions, «une pétition» ou «un voyage à Rome».

Même si la prescription n’est pas levée, l’affaire Anatrella n’est pas terminée pour autant. Une procèdure (moins sévère) est toujours en cours et plusieurs plaignants devraient prochainement être entendus par un juge écclésiastique. «On a l’impression de repartir à zéro», se désespère l’un d’entre eux.

La Sagesse traverse et pénètre toute chose à cause de sa pureté.

La Sagesse traverse et pénètre toute chose à cause de sa pureté.

(Photo: télescope sauvé par l'astronaute suisse Claude Nicollier)

Lecture de ce matin : superbe !!

Livre de la Sagesse, de l'Ancien Testament

23591977_10214219566712501_702336924093126080_o.jpgIl y a dans la Sagesse un esprit intelligent et saint, unique et multiple, subtil et rapide ; perçant, net, clair et intact ; ami du bien, vif, irrésistible, bienfaisant, ami des hommes ; ferme, sûr et paisible, tout-puissant et observant tout, pénétrant tous les esprits, même les plus intelligents, les plus purs, les plus subtils.

La Sagesse, en effet, se meut d’un mouvement qui surpasse tous les autres ; elle traverse et pénètre toute chose à cause de sa pureté.

Car elle est la respiration de la puissance de Dieu, l’émanation toute pure de la gloire du Souverain de l’univers ; aussi rien de souillé ne peut l’atteindre.

Elle est le rayonnement de la lumière éternelle, le miroir sans tache de l’activité de Dieu, l’image de sa bonté.

Comme elle est unique, elle peut tout ; et sans sortir d’elle-même, elle renouvelle l’univers. D’âge en âge, elle se transmet à des âmes saintes, pour en faire des prophètes et des amis de Dieu.

Car Dieu n’aime que celui qui vit avec la Sagesse.

Elle est plus belle que le soleil, elle surpasse toutes les constellations ; si on la compare à la lumière du jour, on la trouve bien supérieure, car le jour s’efface devant la nuit, mais contre la Sagesse le mal ne peut rien.

Elle déploie sa vigueur d’un bout du monde à l’autre, elle gouverne l’univers avec bonté.

Lamborghini fait le tour du monde ... pour l'Irak

Le pape François s'est vu offrir une Lamborghini Huracan RWD unique en son genre, qui sera proposée aux enchères en mai prochain à Monaco, au bénéfice de ses œuvres de charité.

 

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Lamborghini fait le tour du monde ... pour l'Irak

Ce matin 15 novembre, le Pape a reçu un modèle unique de Lamborghini, qu’il a décidé de vendre aux enchères. L’argent sera reversé en partie à l’AED. Par ce geste, le Pape a voulu expressément soutenir le projet de l’AED “retour aux racines qui aide les chrétiens d’Irak à rentrer chez eux, dans la plaine de Ninive.

Ce n’est pas la première fois que le Pape, à travers un projet de l’AED, soutient les chrétiens persécutés en Irak. En 2016, il avait fait don de 100 000 euros en faveur de la clinique Saint Joseph à Erbil, dans laquelle sont encore actuellement soignés des milliers de réfugiés.

Nous avons rencontré le Pape aujourd’hui, témoignent Alfredo Mantovano et Alessandro Monteduro, respectivement président et directeur de l’AED Italie, et, après l’avoir remercié, nous avons évoqué avec lui de l’avancement de notre projet et les photos des premières familles qui sont rentrées chez elle ».

La Fondation tient à remercier également Lamborghini. « Le don de ce constructeur automobile, par l’intermédiaire du Pape, est un exemple d’aide concrète apporté aux chrétiens qui souffrent par de grandes entreprises » conclut le président de l’AED en Italie.

mardi, 14 novembre 2017

Amoris Laetitia et Pape François: le Cardinal Burke continue de douter

DOnGSOnXUAAhkXK.jpgCardinal Burke et Amoris Laetitia:

"sortir des ambiguïtés en s’appuyant sur le charisme de Pierre".

Un an après, jour pour jour, la publication de leurs dubia au Pape, le cardinal Burke s’exprime à nouveau publiquement, en demandant solennellement au Pape de faire ce pour quoi il a été appelé au Siège de Pierre : confirmer ses frères dans la foi « par une manifestation claire de la doctrine concernant la morale chrétienne et le sens de la pratique sacramentelle de l’Église »

(entretien avec Edward Pentin, dans National Catholic Register de ce jour).

Amoris Laetitia et Pape François: le Cardinal Burke continue de douter

Lien L'Homme Nouveau

Comme si notre Cardinal Burke n’avait pas les capacités de comprendre le Pape François. La loi de la gradualité, la morale des vertus ou du bonheur, la synthèse de Saint Thomas et de Saint Ignace de Loyola ou le discernement sont parmi les notions clefs de l'exhortation apostolique Amoris Laetitia.

Si lui doute, alors les fidèles douteront. S’il explique calmement Amoris Laetitia, avec humilité, fidélité et compétence, cela signifie la fin des « dubia ».

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Votre Éminence, où en sommes-nous après que vous avez, ainsi que le cardinal Walter Brandmüller et les deux cardinaux récemment décédés, Carlo Caffarra et Joachim Meisner, rendu publiques les dubiavoici un an cette semaine ?

Cardinal Raymond Burke : Un an après la publication des dubia sur Amoris Lætitia, qui sont restés sans réponse de la part du Saint-Père, nous constatons une confusion croissante sur les manières d’interpréter l’Exhortation apostolique. C’est pourquoi notre préoccupation sur la situation de l’Église et pour sa mission dans le monde, est devenue encore plus pressante.

Je demeure, bien sûr, en communication régulière avec le cardinal Brandmüller sur ces affaires des plus graves. Et nous restons, tous les deux, en profonde union avec les feus cardinaux Joachim Meisner et Carlo Caffarra, décédés au cours de ces derniers mois. Ainsi,j'avertis à nouveau sur la gravité d’une situation qui ne cesse d’empirer.

Beaucoup de choses ont été dites sur les dangers que présente la nature ambiguë du chapitre VIII d’Amoris Lætitia, en soulignant qu’il est ouvert à beaucoup d’interprétations. Pourquoi la clarté est-elle si importante ?

La clarté d’un enseignement n’implique pas une quelconque rigidité qui empêcherait les gens d’emprunter le chemin de l’Évangile. Bien au contraire, elle nous fournit la lumière nécessaire pour accompagner les familles sur le chemin du disciple chrétien. C’est l’obscurité qui nous empêche de voir ce chemin et qui fait obstacle à l’action évangélisatrice de l’Église, comme Jésus l’a dit : « la nuit vient, où personne ne peut travailler » (Jn 9, 4).

Pourriez-vous nous en expliquer davantage sur la situation actuelle à la lumière des dubia ?

La situation actuelle, loin d’amoindrir l’importance de nos questions, les rend encore plus pressantes. Il ne s’agit pas, comme il a été dit, d’une « ignorance affectée » [can 1325], qui ne soulève des doutes que parce qu’elle n’est pas disposée à recevoir un enseignement donné. La préoccupation était plutôt et est toujours de déterminer avec précision ce que le Pape veut enseigner comme Successeur de Pierre.

Ainsi, nos questions ne sont soulevées que parce que nous reconnaissons le ministère pétrinien que le Pape a reçu du Seigneur dans le but de confirmer ses frères dans la foi. Le Magistère est un don de Dieu à l’Église pour apporter la clarté sur des points qui concernent le dépôt de la foi. Par leur nature même, des affirmations qui manquent de cette clarté ne sauraient être qualifiées d’expression du Magistère.

En quoi est-il dangereux, selon vous, qu’il y ait des interprétations divergentes d’Amoris Lætitia, en particulier sur l’approche pastorale envers ceux qui vivent dans des unions irrégulières, et particulièrement sur divorcés remariés civilement qui ne vivent pas dans la continence et reçoivent la Sainte Communion ?

Il est évident que certaines dispositions d’Amoris Lætitia, relatives à des aspects essentiels de la foi et de la pratique de la vie chrétienne, ont reçu des interprétations variées qui sont divergentes et parfois incompatibles les unes avec les autres. C’est un fait incontestable qui confirme que ces instructions sont ambivalentes, qu’elles permettent des lectures variées, beaucoup d’entre elles se trouvant être en opposition avec la doctrine de l’Église.

La question que nous avons soulevée, en tant que cardinaux, concerne ce que le Saint-Père a exactement enseigné et comment ses enseignements s’harmonisent avec le dépôt de la foi, étant donné que le magistère « n’est pas au-dessus de la Parole de Dieu, mais il est à son service, n’enseignant que ce qui a été transmis, puisque par mandat de Dieu, avec l’assistance de l’Esprit Saint, il écoute cette Parole avec amour, la garde saintement et l’expose aussi avec fidélité, et puise en cet unique dépôt de la foi tout ce qu’il propose à croire comme étant révélé par Dieu » (Concile Vatican II, constitution dogmatique Dei Verbum, n. 10).

Le Pape n’a-t-il pas dit clairement sa position dans sa lettre aux évêques d’Argentine dans laquelle il déclare qu’il n'y a « pas d’autre interprétation » que les directives que ces évêques ont publiées – directives qui laissent ouverte la possibilité pour des couples non mariés et actifs sexuellement, de recevoir la Sainte Eucharistie ?

Contrairement à ce que certains ont prétendu, nous ne pouvons pas considérer la lettre du Pape aux évêques de la région de Buenos Aires, écrite peu avant d’avoir reçu les dubia, et qui contient des commentaires sur les directives pastorales de ces évêques, comme une réponse adéquate aux questions posées. D’une part, ces directives peuvent être interprétées de différentes manières.

D’autre part, il n’est pas évident que cette lettre constitue un texte magistériel dans lequel le Pape ait voulu s’adresser à l’Église universelle en tant que Successeur de Pierre. Le fait est qu’on n’a eu d’abord connaissance de cette lettre que parce qu’elle a été divulguée par une fuite à la presse – elle n’a été rendue publique par le Saint-Siège que plus tard –, et cela soulève un doute raisonnable sur l’intention du Saint-Père de s’adresser à l’Église universelle.

De plus, il serait tout à fait étrange – et en contradiction au désir explicitement formulé par le Pape François, de laisser aux évêques de chaque pays le soin de l’application concrète d’Amoris Lætitia (cf. Amoris Lætitia, n. 3) – qu’il puisse imposer à l’Église universelle des directives concrètes qui ne sont que celles d’une région particulière. Et les dispositions différentes promulguées par divers évêques dans leurs diocèses, de Philadelphie à Malte, devraient-elles toutes être considérées comme invalides ? Un enseignement qui n’est pas suffisamment déterminé, eu égard à son autorité et à son contenu réel, ne peut pas jeter un doute sur la clarté de l’enseignement constant de l’Église qui, dans tous les cas, demeure toujours la norme.

Êtes-vous aussi inquiet du fait que des évêques de certaines conférences épiscopales qui permettent à certains divorcés remariés vivants more uxorio (c’est-à-dire en ayant des relations sexuelles) de recevoir la Sainte Communion sans avoir la ferme intention de s’amender, sont en contradiction avec les précédents enseignements de papes, et notamment de l’Exhortation apostolique Familiaris Consortio du pape saint Jean-Paul II ?

En effet, les dubia ou questions demeurent posés. Ceux qui affirment que la discipline enseignée dans Familiaris Consortio au n. 84 a changé, se contredisent entre eux quand ils en expliquent les raisons et les conséquences. Certains en sont venus jusqu’au point de dire que des divorcés engagés dans une nouvelle union et qui continuent à vivre more uxorio, ne se trouvent pas dans une situation objective de péché mortel (citant Amoris Lætitia n. 303).

D’autres nient cette interprétation (citant Amoris Lætitia n. 305 à l’appui), mais laissent entièrement au jugement de la conscience de déterminer les critères d’accès aux sacrements. Il semble que le but de ces interprètes est d’arriver, par tous les moyens, à un changement de la discipline, et que les moyens qu’ils allèguent pour y parvenir sont sans importance. Ils ne se sont pas non plus préoccupés de mettre grandement en danger des points essentiels du dépôt de la foi.

Quel effet palpable de ce mélange d’interprétations ?

Cette herméneutique de la confusion a déjà produit un triste résultat. De fait, l’ambiguïté sur un point concret de la pastorale pour la famille, a conduit certains à proposer un changement de paradigme de toute la pratique morale de l’Église, dont les fondements ont été enseignés avec autorité par saint Jean-Paul II dans son encyclique Veritatis Splendor.

Vraiment, un processus a été mis en mouvement qui est une subversion de parties essentielles de la Tradition. Pour ce qui est de la morale chrétienne, certains prétendent que les normes morales absolues doivent être relativisées et qu’on doit accorder à la conscience subjective et autoréférentielle la primauté – qui sera au bout du compte équivoque – dans tout ce qui touche aux affaires de morale. Ce qui est donc en jeu n’est d’aucune manière un élément secondaire du kérygme, c’est-à-dire du message fondamental de l’Évangile. Ce dont nous parlons c’est de savoir si la rencontre d’une personne avec le Christ peut ou ne peut pas, avec la grâce de Dieu, donner forme à un chemin de vie chrétienne afin d’être en harmonie avec le sage plan du Créateur.

Pour comprendre jusqu’où vont ces changements, il suffit de réfléchir à ce qui pourrait arriver si un tel raisonnement s’appliquait à d’autres cas, comme par exemple celui d’un médecin pratiquant des avortements, ou celui d’un homme politique appartenant à un réseau de corruption, ou encore celui d’une personne souffrante décidant de faire une demande de suicide assisté…

Certains ont dit que l’effet le plus pernicieux de tous, c’est qu’il représente une attaque contre les sacrements aussi bien que contre l’enseignement moral de l’Église. Comment peut-il en être ainsi ?

Au-delà du débat sur la morale, le sens de la pratique sacramentelle dans l’Église s’érode de plus en plus, particulièrement pour ce qui est des sacrements de la Pénitence et de l’Eucharistie. Le critère décisif pour l’admission aux sacrements a toujours été la cohérence entre le mode de vie d’une personne et les enseignements de Jésus. Si, au lieu de cela, le critère décisif devait devenir celui de l’absence de culpabilité subjective chez une personne – comme l’ont suggéré certains interprètes d’Amoris lætitia – cela ne changerait-il pas la nature même des sacrements ? En réalité, les sacrements ne sont pas des rencontres privées avec Dieu ni des moyens d’intégration sociale dans une communauté.

Disons plutôt qu’ils sont les signes visibles et efficaces de notre incorporation au Christ et à son Église, et dans et par lesquels l’Église professe publiquement sa foi et l’active. Dès lors, en transformant la culpabilité subjectivement diminuée d’une personne en critère décisif pour l’admission aux sacrements, on met en danger la regula fidei elle-même, la règle de la foi que les sacrements proclament et actualisent non seulement par des mots mais par des gestes visibles. Comment l’Église pourrait-elle continuer à être le sacrement universel du salut si le sens même des sacrements était vidé de son contenu ?

Bien que vous-même et beaucoup d’autres – y compris les 250 universitaires et prêtres qui ont diffusé une correction filiale – ayez clairement de très graves pressentiments sur les effets de ces passages d’Amoris lætitia, et du fait que vous n’avez reçu à ce jour aucune réponse du Saint-Père, allez-vous lui lancer un ultime appel ?

Oui, pour ces graves raisons et un an après avoir rendu publiques les dubia, je m’adresse de nouveau au Saint-Père et à toute l’Église, en soulignant combien il est urgent qu’en exerçant le ministère qu’il a reçu du Seigneur, le Pape puisse confirmer ses frères dans la foi en exprimant clairement l’enseignement sur la morale chrétienne et sur la signification de la pratique sacramentelle de l’Église

Dimanche 19 novembre 2017, pour la première fois, l'Église célèbre la Journée mondiale des pauvres

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Dimanche 19 novembre 2017, pour la première fois, l'Église célèbre la Journée mondiale des pauvres.

Elle avait été annoncée par le pape François dans sa lettre apostolique Misericordia et Misera, en conclusion du jubilé de la Miséricorde, le 20 novembre 2016. L'idée de cette Journée mondiale des pauvres avait été inspirée au souverain pontife par Etienne Villemain, le fondateur de l'association Lazare.

suite RCF

Fake news sur les servants de messe au Vatican

Fake news sur les servants de messe au Vatican

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Nuzzi, son 4ème livre sur le Vatican: "péché originel"

 

(Lien) Pour la sortie de son livre "Péché originel", Nuzzi a besoin de coups de pub. Cela dope les ventes. La Croix

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Dans le journal italien "Il Fatto Quotidiano", et dans un tweet, l'auteur des Vatileaks 1 et 2 assure que le Pape François a rencontré des victimes ou des témoins. Greg Burke, directeur de la salle de presse, dément catégoriquement.

 

Rome: cachez ce graffiti du Pape que je ne saurais voir

Rome: cachez ce graffiti du Pape que je ne saurais voir

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dimanche, 12 novembre 2017

Massimo Borghesi: Jorge Mario Bergoglio, une biographie intellectuelle

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Massimo Borghesi: Jorge Mario Bergoglio, une biographie intellectuelle

(Zenit)

 

Le Pape François a un bagage culturel et intellectuel de premier plan et pourtant il a choisi de s’exprimer simplement

 

- à lire : biographie d'Austen Ivereigh

 

Le pape François a un bagage culturel et intellectuel de premier plan et pourtant il a choisi de s’exprimer simplement : un choix évangélique souligné par Massimo Borghesi, auteur d’un livre qui met en relief les influences françaises dans la formation du jeune Bergoglio.

Sa recherche sur l’origine et le développement de la pensé du pape François est en effet publiée en italien sous le titre “Jorge Mario Bergoglio, une biographie intellectuelle” par Massimo Borghesi, professeur de philosophie morale à la faculté de lettres et de philosophie de l’université de Pérouse: « Jorge Mario Bergoglio, una biografia intellettuale », en librairie depuis le 9 novembre 2017, chez Jaca Book.

Il évoque les études universitaires de Jorge Mario Bergoglio et il retrace des étapes de l’itinéraire de l’approfondissement de sa culture et de sa pensée, des influences intellectuelles qui les ont enrichies.

Radio Vatican en italien (Fabio Colagrande) y relève que le premier pape jésuite a assimilé la spiritualité de saint Ignace aussi par la lecture du philosophe et jésuite français Gaston Fessard (1897-1978) et que la conception de l’Eglise comme “unité des opposés” l’a aussi conduit vers la pensée du théologien italo-allemand Romano Guardini (1885-1968).

Il cite également des influences allemandes: le jésuite allemand né à Katowice (Pologne) Erich Przywara (1889-1972), ou A. Müller.

L’auteur a bénéficié d’éléments mis à sa disposition par le pape François lui-même par dans quatre entretiens-audio.

“Je ne comprenais pas d’où le jeune Bergoglio tirait son inspiration, à quel auteur il se référait, d’où partait sa conception très originale qui le conduira ensuite à se confronter avec la philosophie polaire des opposés de Romano Guardini. Et là, je ne pouvais rien faire d’autre que de m’adresser directement à lui. Je lui ai fait parvenir une série de questions et lui, avec une grande courtoisie et je dois dire, à ma grande surprise, il a cru dans le projet et il a accepté de répondre. C’est ainsi que me sont parvenues des réponses si inédites, si originales qu’elles m’ont permis de construire mon travail et surtout de découvrir que l’auteur clef de sa formation est un grand jésuite français. On sait que l’on accuse Bergoglio de n’avoir qu’une formation uniquement latino-américaine, en réalité une grande partie de sa formation il la doit à des jésuites français.”

De fait l’information la plus “inédite” du livre, continue l’auteur, c’est que “le jeune Bergoglio, sous la direction de son maître en philosophie Miguel Angel Fiorito, lit plusieurs fois une oeuvre de Gaston Fessard de 1956 qui a pour titre « La dialectique des Exercices spirituels de Saint Ignace de Loyola » (chez Aubier-Montaigne, ndlr). Il fait une lecture des Exercices spirituels comme tension, c’est-à-dire une pensée qui se meut entre des contraires, entre la grâce et la liberté, entre l’infiniment grand et l’infiniment petit. Autrement dit, la vie chrétienne n’est pas une vie « harmonique » mais une vie qui se meut au milieu des contraires et les unit dans une synthèse supérieure qui n’est pas donnée, comme chez Hegel, par la pensée, mais est donnée par le Mystère, c’est-à-dire par l’action de Dieu. Donc entre le Dieu infiniment grand et l’homme en tant que tel, il y a cette tension polaire continuelle que Bergoglio perçoit comme la clef de la spiritualité d’Ignace et qu’autour des années 70/80, il applique à toute la société, l’Eglise, au monde divisé qui caractérisait l’Argentine dramatique et tragique » de ces années-là.

C’est pourquoi, pour le jeune Bergoglio, continue Massimo Borghesi, « l’Eglise était appelée à être réconciliation entre les contraires, elle était appelée à être synthèse, de même que le jésuite est synthèse et rencontre entre des polarités opposées ».

Le livre a pour sous titre « Dialectique et mystique », ce que l’auteur explique en faisant en même temps d’autant mieux comprendre pourquoi le pape François a canonisé le jésuite savoyard saint Pierre Favre (1506-1546), le jour de son propre anniversaire, le 17 décembre 2013, et en la première année de son pontificat : « Pour lui, la vraie spiritualité de saint Ignace est une spiritualité mystique : dans la diatribe entre jésuites, lui prend position pour le courant français, non pour le courant espagnol. Le courant espagnol est ascétique. Le courant français est mystique et trouve en Pierre Favre, l’ami de saint Ignace son modèle idéal. Favre est le jésuite et le chrétien que Bergoglio voudrait être. Et Favre était le contemplatif dans l’action, il était le mystique qui ne même temps agissait pour les pauvres et pour l’unité de l’Europe divisée entre luthériens, catholiques et calvisnistes, c’est-à-dire synthèse vivante des opposés. Et c’est ce que Bergoglio, en tant que Pape aussi en quelque sorte se propose de faire, de promouvoir. »

Voilà qui apporte une lumière sur la formation profonde du pape Bergoglio et ce qui fait écrire à Guzman Carriquiry, dans la préface du livre, que « le Pape parle simplement parce qu’il veut parler simplement » et l’auteur commente ainsi : « C’est très clair. C’est pour cela que je citais Pierre Favre. Pierre Favre avait une très bonne formation académique. Il avait étudié à la Sorbonne, mais dans sa façon de s’exprimer, il parlait simplement. C’est la même chose pour Bergoglio. Il a un bagage culturel de premier plan, et en même temps, il y a son choix, son option, de s’exprimer simplement : c’est un choix typiquement évangélique. »

samedi, 11 novembre 2017

Benoît XVI, François et les réseaux sociaux: une nouvelle donne dans la communication

Benoît XVI, François et les réseaux sociaux: une nouvelle donne dans la communication

Unknown-1.jpegJe pense que les intellectuels déforment notre Pape; les fidèles sont plongés dans la confusion. 

Saint Jean Paul II pouvait compter sur Le Cardinal, soit Joseph Ratzinger.

Avec l'humilité et la puissance de sa pensée, il était ce leader intellectuel incontestable, et pourtant contesté. Il donnait le ton. 

Saint Jean-Paul II et les médias traditionnels 

Le monde traditionaliste, minoritaire, peu présent dans les médias mainstream, est cependant très actif sur la toile, là où les gens s’informent d'abord. 

Comme les fidèles au Pape, ou au Magistère, méprisent quelque peu la communication, il y a un champ vide, inoccupé. La nature ayant horreur du vide, les blogs et les sites anti-François, tout en étant très peu, créent un bruit de fond. 

Ont-ils des consignes ? Certainement ...

La vérité ne dépend pas tant du moyen de communication que du contenu. 

Le Pape François et les réseaux sociaux

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Schématiquement et sommairement, il y a une nébuleuse, petite mais puissante, une étoile filante contre le Pape François. 

Avec internet et les réseaux sociaux, il s'opère ce croisement inédit. La toile était un lieu de liberté. Les croyants expliquaient et rapportaient les propos du Pape Benoît XVI.

Cet avènement des réseaux sociaux, un bienfait, tourne à l’avantage de ce petit milieu très actif, qui agit exactement comme quelques journalistes au temps de Benoît XVI.

Les  nouveaux médias fonctionnent justement en étoiles, en réseaux. 

C’est assez paradoxal. François est désormais moins déformé par le milieu dit "mainstream" que par cet agrégat "traditionaliste".

vendredi, 10 novembre 2017

Austen Ivereigh: le Pape François est un réformateur, l'héritier de Benoît XVI

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Austen Ivereigh: le Pape François est un réformateur, l'héritier de Benoît XVI

Source

Lien: biographie du Pape François: the making of a radical Pope

Pour saisir le sens du pontificat du pape François, il faut se placer dans le temps long, c’est-à-dire à la lumière de sa vie de prêtre, d’évêque et de cardinal dans l’histoire de son pays et de l’Église elle-même. C’est le défi qu’a relevé avec efficacité l’auteur Austen Ivereigh dans la biographie, François le réformateur – De Buenos Aires à Rome, un travail qui fera référence par son sérieux et sa hauteur de vue. Journaliste anglais, fondateur du projet CathoVoice, Ivereigh a soutenu une thèse sur les relations entre l’Église et la politique en Argentine : il connaît donc parfaitement son sujet. Son enquête est précise et documentée et ses cinq cent pages se lisent comme un roman.

Il faut dire que la vie de Jorge Bergoglio n’est pas banale. Le futur pape devra affronter des situations très délicates, en particulier sous la dictature. Mais aussi original qu’il puisse paraître, l’auteur soutient dans son livre que l’Argentin est un successeur naturel des pontifes de l’après-Vatican II, en particulier de Paul VI.

L’héritier direct de Benoît XVI

Élu au siège de Pierre en 2013, le primat d’Argentine « est en train de restaurer ce qui a été perdu, démontre Ivereigh. Il ne cherche pas à tourner le dos à l’Église et à sa doctrine, mais à prendre soin de restaurer ce que l’Église veut dire et faire : révéler le Christ. Cela implique de s’opposer à certaines choses, de heurter certaines personnes, mais c’est uniquement dans le but de rendre l’Église plus conforme à ce qu’elle est, et non de la transformer en ce qu’elle n’est pas. » En cela, explique l’auteur, le pape Bergoglio, comme on dit en Italie, « s’avère l’héritier direct de Benoît XVI, n’en déplaise à la légende médiatique qui soutient la thèse de la rupture ».

« Il fait partie de ces hommes et de ces femmes qui apparaissent régulièrement dans l’Église pour l’aider à se purifier de l’esprit du monde »

Le fil conducteur de la vie du futur pape François tient dans son charisme incontestable de réformateur. Il fait partie de ces hommes et de ces femmes qui apparaissent régulièrement dans l’Église pour l’aider à se purifier de l’esprit du monde — la fameuse « mondanité spirituelle »

Un mystique et un chef

Jésuite jusqu’au bout des ongles, Jorge Bergoglio est bâti du même bois que le fondateur de la Compagnie, le grand Ignace de Loyola : il est à la fois un mystique et un chef. « Ignace et François combinent deux qualités que l’on trouve rarement chez une même personne, remarque Ivereigh. D’un côté, Ignace (comme François) avait un sens politique inné — un charme, diraient certains — par sa capacité à lire dans le cœur des gens, à gagner leur confiance, à les inspirer, à les organiser en vue d’œuvrer à de grands idéaux ; avec cela, il possédait aussi d’immenses qualités de meneur, d’enseignant et de négociateur.

De l’autre Ignace (comme François), était un mystique qui vivait et gouvernait par le discernement des esprits, choisissant tout ce qui pouvait servir le plus grand bien, la plus grande gloire de Dieu, ce que les jésuites désignent par le mot latin magis (davantage). Les guides spirituels sachant rarement gouverner, et ceux qui sont au pouvoir ne sont presque jamais des saints. Ignace et François font partie des rares hommes qui ont cassé le moule. »

L’homme de la situation

Tour à tour provincial des jésuites d’Argentine, évêque, puis cardinal, le père Jorge bouscule son monde. Avec un art consommé de se faire des ennemis, il s’impose toujours comme l’homme de la situation. Chez lui, toujours deux préoccupations : le Christ et les pauvres. Cela lui vaudra bien des périodes difficiles, sans compter les relations délicates avec un pouvoir politique oscillant entre la dictature sanglante et le libéralisme le plus débridé.

Deux événements majeurs vont contribuer à faire connaître le cardinal primat auprès de ses pairs. Tout d’abord le synode des évêques de 2001, dont il est vice-président, puis rapporteur. Il sera hautement félicité à Rome pour sa capacité à sauver le meilleur des débats consacré au thème délicat du ministère épiscopal et de la collégialité.

Un programme pour l’Église

Le deuxième événement sera en 2007 la Ve conférence du CELAM, le Conseil épiscopal latino-américain, au sanctuaire brésilien d’Aparecida. L’enjeu est considérable : il s’agit de sortir l’Église des impasses de la théologie de la libération et des dérives idéologiques de la Modernité, pour armer affronter les nouveaux défis de l’évangélisation. L’Amérique latine, c’est la moitié des catholiques du monde. « Je suis convaincu, dira Benoît XVI, que l’avenir de l’Église catholique — au moins en partie, mais une partie fondamentale — sera décidé ici. Pour moi, cela a toujours été clair. »

Et là aussi, le cardinal Bergoglio imprime sa marque avec sa lecture théologique du « saint peuple fidèle de Dieu ». Grâce à l’engagement sans faille de Benoît XVI à ses côtés, la conférence apparaîtra comme un printemps de la pensée catholique, à la source d’un véritable programme de renouveau pour l’ensemble de l’Église.

Son principal artisan, le cardinal Bergoglio quittera la conférence sous les acclamations, comme le leader incontesté de l’Église du sous-continent. Benoît XVI avait trouvé son successeur.

Philippe de Saint-Germain

François le réformateur – De Buenos Aires à Rome, d’Austen Ivereigh, Éditions de l’Emmanuel, 2017, 533 p., 20 €.

 

Vittorio Messori trouble les fidèles en critiquant le Pape François

Vittorio Messori trouble les fidèles en critiquant le Pape François

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www.ilgiornale.it

Francesco Boezi
5 novembre 2017

source de la traduction Benoît et Moi

* * *

Vittorio Messori est probablement le journaliste et écrivain catholique le plus lu en Occident.

De l'interview avec le Cardinal Ratzinger en 1984 au livre-interview avec Jean-Paul II, la voix de l'auteur originaire de Sassuolo a toujours eu un certain poids dans l'opinion publique des croyants.

Considéré comme un vaticananiste à l'écart des luttes doctrinales entre traditionalistes critiques de Bergoglio et "gardiens de la révolution du Pape", il a formulé quelques griefs à propos de l'état de santé de l'Eglise, des mots que le site "Libertà e Personae" a interprété comme des "dubia" sur le pontificat de Bergoglio.

Dans un article publié par Il Timone, l'écrivain ... Messori écrit:

«... le croyant est troublé par le fait que l'Église catholique - qui fut un exemple millénaire de stabilité - semble elle aussi devenir "liquide". Dans une interview déconcertante, le général jésuite Arturo Sosa, Sud-Américain, a "liquéfié" l'Evangile lui-même, puisqu'il a déclaré que les paroles de Jésus, n'ont pas été transmises par une cassette, ou un disque; nous ne savons pas exactement ce qu'il a dit"».

Suit la critique à Bergoglio:

« Dans l'une des nombreuses interviews qu'il donne aux personnes et aux endroits les plus divers - en avion, sur la place Saint-Pierre, dans la rue -  un autre jésuite, pas moins que le pape lui-même, lui aussi sud-américain a répété que le cas par cas est l'un des piliers de la stratégie de Bergoglio pour le gouvernement et l'enseignement: "la tentation catholique à surmonter est celle de l'uniformité des règles, de leur rigidité, alors qu'au contraire il faut juger et se comporter au cas par cas"».

Bref, Messori semble inclure le Pape parmi les responsables du fait que pour l'Église, il devient acceptable que le "changement" soit "la seule chose permanente" et que "l'incertitude" soit devenue "l'unique certitude".

En effet, l'écrivain catholique souligne:

«Le terme que le Pape François utilise le plus souvent est "discernement": c'est une vieille tradition de la Compagnie de Jésus, qui n'était pourtant pas encore allé jusqu'à "interpréter librement le dogme selon les situations"».

Note: la confusion provient et de ces intellectuels qui inventent la rupture et le trouble et du peu d'intellectuels qui rendent compte de ce pontificat (à lire Austen Ivereigh). Saint Jean Paul II pouvait compter sur le brillant Cardinal Ratzinger. Pour bien saisir le génie pastoral de François, il faut sortir de la bibliothèque, des manuels, certes nécessaires, pour aller dans la rue, rencontrer les pauvres, visiter les malades, et s'immerger dans la souffrance des personnes.

La doctrine de l'Eglise, mise en lumière par Joseph Ratzinger, n'est nullement remise en cause, mais elle devient un phare dans la nuit. Par petits pas, la loi de la gradualité évoquant un plan incliné qui nous fait monter doucement vers Dieu, nous sommes alors capables d'entrer en amitié avec Jésus. C'est Sa Miséricorde qui comble le fossé entre nos péchés, nos limites et nos fragilités et la sainteté. 

LE JOURNALISTE GIANLUIGI NUZZI PUBLIE UN NOUVEAU LIVRE DE RÉVÉLATIONS SUR LE VATICAN

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LE JOURNALISTE GIANLUIGI NUZZI PUBLIE UN NOUVEAU LIVRE DE RÉVÉLATIONS SUR LE VATICAN

Vatican - le 09/11/2017 | Par Agence I.Media

Unknown.jpegLe journaliste Gianluigi Nuzzi, connu pour être au cœur des scandales  Vatileaks  1 et 2, a écrit un nouvel ouvrage de révélations sur le Vatican, intitulé  Péché originel , et publié le 8 novembre 2017 en France (ed. Flammarion) et le lendemain en Italie (ed. Charelettere). Dans cet ouvrage, le journaliste porte des accusations d’abus sexuels commis au sein du Vatican et fait de nouvelles révélations sur la gestion financière du Saint-Siège.

Note:

C'est grâce aux bons journalistes et aux victimes que l'omerta cléricale a été enfin brisée dans certains milieux. Contrairement à la stratégie de défense de Mme Nadia Karmous pour l'affaire Ramadan, l'Eglise prend désormais totalement en compte le drame et le calvaire des victimes, les personnes blessées, sans chercher à défendre l'institution, surtout dans la recherche de la vérité et l'application de la justice. Il reste encore un grand travail à accomplir. 

jeudi, 09 novembre 2017

Pape François et portable à la Messe: "élevons notre coeur et abaissons nos portables"

Pape François et portable à la Messe: "élevons notre coeur et abaissons nos portables"

mercredi, 08 novembre 2017

Lutte contre le terrorisme : Le grand imam d'Al-Azhar rencontre le pape François

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Lutte contre le terrorisme : Le grand imam d'Al-Azhar rencontre le pape François

 

 

Le grand imam de l'influente institution sunnite Al-Azhar, Ahmad Al-Tayeb, a rencontré aujourd'hui, mardi 7 novembre 2017, à Rome, le pape François et promis la plus grande collaboration dans la lutte contre le terrorisme.

"Nos avons discuté des nombreuses questions qui tourmentent le monde et nous avons cherché à sonder l'avenir pour trouver ensemble les moyens de réduire les souffrances qui frappent le pauvres et les malheureux", a expliqué l'imam, se déclarant "optimiste".

Selon l'AFP, le pape François, qui l'avait déjà reçu en mai 2016 au Vatican et lui a rendu visite en avril au Caire, est "un homme symbole, profondément bon. Il a un coeur inondé d'amour et du désir que l'humanité puisse bénéficier de l'échange entre les cultures", a ajouté l'imam.

"Je veux dire ma conviction de la nécessité d'un dialogue entre les religions, entre les sages, au risque de retomber dans des périodes de violence et d'obscurité", a signalé l'imam.

mardi, 07 novembre 2017

Tariq Ramadan et la communication de crise

Tariq Ramadan mis en congé de l'Uni d'Oxford

Lien

Tariq Ramadan et la communication de crise

Unknown.jpegJe ne suis ni un juge, ni un journaliste. Je ne peux et surtout ne veux pas condamner Tariq Ramadan. 

Au niveau de la communication, il y a tout de même des erreurs manifestes. Un homme de média quitte sa scène pour le judiciaire ?

Comment se fait-il qu'un homme aussi investi dans les médias, avec un réseau mondial, soit soudainement incapable de faire face ? Tariq était si prompt à communiquer, à parler pour occuper la scène. Voilà qu'il se tai, ou communique mal et très peu. Ce premier changement pose question. 

Forum sur Radio Suisse Romande

Note: la première règle de communication de crise veut que "l'accusé" ou le "condamné" par l'opinion publique se prononce immédiatement et médiatiquement. Tout retard résonne comme une manière de calculer, pour mettre en place une tactique juridique. Le temps des médias n'est pas celui de la justice. 

Le silence étale la crise dans le temps. Honnêtement, une tempête comme celle-ci est une opportunité pour la personne mise en cause de faire résonner la vérité.

En l'état, force est de constater: la crédibilité de Tariq est fortement compromise. 

Mise au point à la TV Suisse Romande

Curie Romaine: le Pape François nomme deux femmes sous-secrétaires

Curie Romaine: le Pape François nomme deux femmes sous-secrétaires

 
images.jpegUne femme fait pleinement partie de l'Eglise, de droit et par le droit. La hiérarchie est certes masculine, le gouvernement étant lié au sacrement de l'ordre. 
 
Une congrégation romaine possède le pouvoir juridique. Elle est présidée normalement par un Cardinal avec un secrétaire archevêque. Ce dernier fait la plus grande partie du travail. 
 

Le Pape François nomme deux femmes comme sous-secrétaires du dicastère pour les laïcs, la famille et la vie. 

Les deux femmes choisies par le souverain pontife sont aussi hautement qualifiées.  
 
- pour la section de la vie, Gabriella Gambino
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- pour la section des fidèles laïcs, Linda Ghisoni 
 
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(les ministres ordonnés sont aussi des fidèles qui dépendent soit de la congrégation pour le clergé, soit des religieux)
 
 

Fake news: non le Pape François, le Vatican, ne va pas célébrer une Messe oecuménique

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Rien que samedi, une fidèle s'approche de moi en me demandant loyalement: Monsieur l'abbé, est-ce vrai que le Pape va célébrer une Messe oecuménique, avec des pasteurs protestants ?

Ma réponse: une fake news, lancée sur Internet et les réseaux sociaux, par des trolls. 

La vérité d'une info de dépend pas du moyen de communication, mais du message lui-même. 

Avec les médias "traditionnels", les journalistes (certes droits ou menteurs) opéraient un premier discernement: vérification, croisement des infos ...

Avec les réseaux sociaux, ce filtre n'existe plus. Nous sommes invités à évaluer l'info par nous-mêmes. 

lundi, 06 novembre 2017

Amoris Laetitia: la pastorale des personnes divorcées remariées est l'arbre qui cache la forêt car nous avons un problème avec la pastorale de l’eucharistie.

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Amoris Laetitia:

 

la pastorale des personnes divorcées remariées est l'arbre qui cache la forêt

 

car nous avons un problème avec la pastorale de l’Eucharistie.

 

Pourquoi la communion focalise-t-elle tous les débats ?

 

(Famille Chrétienne)

La pastorale des personnes divorcées remariées est un peu l’arbre qui cache la forêt ! En réalité, nous avons un problème avec la pastorale de l’eucharistie.

La dimension de repas a été beaucoup mise en avant, au détriment de la dimension de sacrifice.

Mais si la messe n’est qu’un repas, on ne comprend plus ce que signifie participer à l’eucharistie sans communier. C’est pourtant ce que faisaient nos ancêtres qui communiaient deux fois par an.

Je pense qu’il faut interroger notre pratique de la communion systématique et retrouver le lien avec le sacrement de la réconciliation.

Un timbre pour la commémoration de la réforme, pour des réactions qui font du Pape un timbré ?

Un timbre pour la commémoration de la réforme, pour des réactions qui font du Pape un timbré ?

335bcce389288e43c9b8757b3f512837.jpegCela marque les esprits.

Une statue de Luther dans une salle d'audience et un timbre du réformateur, les polémiques anti-François se déchaînent. A l'heure du mail, plutôt surprenant ! 

Luther n'est pas un saint, mais un chrétien, pour Benoît XVI un chercheur de Dieu. Si vous voulez dialoguer, allez-vous traiter l'autre d'hérétique ? de diable en personne ?

Depuis le Concile Vatican II, la nouvelle attitude de l'Eglise consiste à attirer vers la plénitude de la vérité. Benoît XVI écrivait: l'Eglise avance par attraction. 

Un simple timbre et le Pape est un timbré ? N'est-ce pas la même attitude que Luther ? 

Les commentaires affluent sur les réseaux sociaux. Comme la Russie, un certain milieu traditionaliste publie des fake news et agit comme des trolls.  

Saint François de Sales, doux et humble réformateur catholique, patron des journalistes, a lui aussi son timbre. Qu'il nous vienne en aide pour être modéré, pour une dispute joyeuse. 

En argot Internet, un troll caractérise ce qui vise à générer des polémiques. Il peut s'agir d'un message (par exemple sur un forum), d'un débat conflictuel dans son ensemble ou de la personne qui en est à l'origine. Ainsi, « troller », c'est créer artificiellement une controverse qui focalise l'attention aux dépens des échanges et de l'équilibre habituel de la communauté.

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dimanche, 05 novembre 2017

Le père Thomas G. Weinandy, membre de la Commission Théologique Internationale depuis 2014, viré aux USA

Le père Thomas G. Weinandy, membre de la Commission Théologique Internationale depuis 2014, viré aux USA

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Pape François: un théologien américain accuse le Pape de semer la chaos. Il finit K.O !

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Un théologien écrit au pape : « C’est le chaos dans l’Église et vous en êtes une des causes »

Source: La Croix

Après les « dubia » des quatre cardinaux frondeurs, c’est sans doute la remise en cause publique la plus virulente de la part d’une personne qualifiée depuis le début du pontificat de François.

La lettre en question, adressée au pape François au cœur de l’été et rendue publique le 31 octobre, est en effet signée de la main du père Thomas G. Weinandy, membre de la Commission Théologique Internationale depuis 2014, nommé par François. Il était consulteur du Comité pour la doctrine de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis (USCCB) jusque très récemment, après en avoir été le directeur pendant plusieurs années.

La publication de ce courrier au vitriol lui a valu une convocation de la part du Secrétariat général de l’USCCB. Dans la foulée, sa démission était annoncée.

« Une confusion chronique semble marquer votre pontificat », écrit le théologien dans sa lettre, rédigée après avoir « longuement prié sur la tombe de saint Pierre ». « La lumière de la foi, de l’espoir et de l’amour n’est pas absente mais elle est trop souvent obscurcie par l’ambiguïté de vos mots et de vos actions. Ce qui nourrit un malaise croissant chez les fidèles », pointe-t-il.

Le Père Weinandy cite alors l’exemple du « controversé chapitre 8 d’Amoris Laetitia », celui qui traite de la question des personnes divorcées remariées. « La principale source de préoccupation concerne votre façon d’enseigner, poursuit ainsi le capucin. Dans Amoris laetitia, vos orientations semblent parfois intentionnellement ambiguës. »

Dévalorisation de la doctrine

« L’Esprit Saint est donné à l’Église, et plus particulièrement à vous, pour dissiper l’erreur et non pas la favoriser », rappelle-t-il. « Vous semblez censurer et même vous moquer de ceux qui interprètent le chapitre 8 d’Amoris laetitia en accord avec la tradition de l’Église, en les traitant de pharisiens jeteurs de pierres qui incarneraient un rigorisme impitoyable. Ce genre de calomnie est étranger à la nature du ministère pétrinien. »

« Deuxièmement, votre façon de faire semble trop souvent dévaloriser l’importance de la doctrine de l’Église », regrette encore le théologien américain.

« Troisièmement, ajoute-t-il, les fidèles catholiques ne peuvent qu’être décontenancés par votre choix de certains évêques, des hommes qui semblent non seulement ouverts à ceux qui défendent des thèses contraires à la foi chrétienne mais qui les soutiennent et même les défendent ».

« Quatrièmement, l’Église forme un seul corps, le Corps mystique du Christ et vous avez reçu du Seigneur lui-même la mission de promouvoir et de renforcer cette unité. Mais vos actions et vos déclarations semblent trop souvent avoir l’effet inverse. Encourager une forme de "synodalité" qui autorise et encourage différentes options morales et doctrinales au sein de l’Église ne peut que mener à davantage de confusion théologique et pastorale », soutient le père Weinandy.

« Cela m’amène à ma dernière préoccupation, relève enfin le théologien. Vous avez souvent parlé d’un besoin de transparence au sein de l’Église. (…) Mais avez-vous remarqué que la majorité des évêques à travers le monde sont étonnamment silencieux ? (…) Les évêques apprennent vite et ce que beaucoup ont appris de votre pontificat ce n’est pas que vous êtes ouvert à la critique mais bien que vous ne l’admettez pas ».

Enseignant de renom

À 71 ans, le père Weinandy a enseigné dans de nombreuses universités aux États-Unis, pendant douze ans à Oxford ainsi qu’à Rome, et à l’Université pontificale grégorienne. Il a par ailleurs été pendant neuf ans le directeur exécutif du Secrétariat pour la doctrine de la Conférence épiscopale des États-Unis et en est devenu par la suite un conseiller écouté.

Les commentaires n’ont pas manqué d’abonder à la suite de cet épisode, le courrier ayant par ailleurs beaucoup circulé, notamment dans les milieux les plus sceptiques quant à l’action du pape François.

Plusieurs observateurs ont relevé la violence des critiques adressées au pape, notamment l’accusation de « pécher contre l’Esprit Saint ». Dans une tribune, le Catholic National Reporter souligner « l’ironie » de l’évocation de la censure dans la bouche d’un théologien ayant autrefois censuré nombre de ses pairs.

De leur côté, les évêques américains, embarrassés par une opposition de plus en plus audible à François, ont publié un communiqué dans lequel ils rappellent que s’il peut exister des « discussions » sur des sujets théologiques ou pastoraux, leur loyauté envers le pape est indéfectible.

Marie Malzac

Amoris Laetitia: le préfet émérite de la CDF le Cardinal Müller croit en la vérité enseignée par le Pape

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Amoris Laetitia: le préfet émérite de la CDF le Cardinal Müller croit en la vérité enseignée par le Pape

"Nous ne croyons pas des choses simplement parce qu’un pape nous les enseigne, mais parce que ces vérités sont contenues dans la Révélation"

L'Homme nouveau a publié dans son dernier numéro un entretien avec le cardinal Gerhard Ludwig Müller, ancien Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la foi. C'est une traduction de l'entretien accordé au journaliste américain Edward Pentin, correspondant à Rome du National Catholic Register.

En voici quelques courts extraits (pour lire l'intégralité, il est utile de s'abonner à L'Homme Nouveau) :

Source: Le Salon Beige

Une-1649"[...] J’ai entendu dire que le Pape était proche de certains théologiens mais ces derniers ne peuvent pas prétendre être les interprètes autorisés du Pape. Si, par exemple, l’archevêque Fernández [recteur de l’Université catholique pontificale d’Argentine à Buenos Aires] fait une déclaration, c’est seulement à titre privé. Elle n’a pas plus de poids que la déclaration d’un autre évêque – et assurément pour l’Église dans son ensemble, il n’a pas d’autorité magistérielle –, et donc cela n’a pas plus d’autorité pour moi que n’importe quelle autre voix théologique. [...]

[J]e crains qu’il n’y ait plus une idée très claire sur le statut ecclésiologique de l’Église romaine sous la forme de la Congrégation des cardinaux et de la Curie romaine. Certains pensent que le Pape peut à titre personnel faire tout ce qu’il veut car il est le souverain absolu, mais ce n’est pas vrai. [...]

Dans mes fonctions comme préfet de la Congrégation, j’ai fait plusieurs interventions dans lesquelles j’ai expliqué que la seule vraie et juste interprétation d’Amoris Lætitia – qui est globalement très bonne et en faveur du mariage – est l’interprétation orthodoxe, et par là nous voulons dire qu’elle est dans le droit fil de la Sainte Écriture, de la tradition apostolique et des décisions définitives du magistère papal et épiscopal, qui est ininterrompu jusqu’à présent. Il n’est nulle part exigé des fidèles dans Amoris Lætitia de croire quoi que ce soit de contraire au dogme, car l’indissolubilité du mariage est une chose évidente. [...]

N’est-il pas problématique que le Pape donne sa propre interprétation qui semble être en désaccord avec l’interprétation orthodoxe que vous faites vôtre, comme, par exemple, dans sa lettre à des évêques argentins et son éloge des évêques de Malte ?

Dans le cas de la lettre à des évêques argentins, si le Pape écrit une lettre privée et personnelle, ce n’est pas un document doctrinal officiel.

Elle a été mise en ligne sur le site Internet du Vatican.

Le site Internet du Vatican a un certain poids, mais il n’a pas d’autorité magistérielle et si vous lisez ce que disent ces évêques argentins dans leur directive, vous pouvez l’interpréter de manière orthodoxe. [...]

Nous devons distinguer entre ce qui est la doctrine officielle de l’Église, le rôle du Pape et ce qu’il dit dans des conversations privées. Ces opinions privées du Pape doivent être respectées parce que ce sont des opinions et des paroles du Saint-Père, mais personne n’est obligé d’accepter inconditionnellement tout ce qu’il dit, par exemple en matière de questions politiques ou scientifiques. Ce sont là ses opinions personnelles, mais cela n’a rien à voir avec notre foi catholique par laquelle nous sommes justifiés dans la grâce de Dieu. [...]

Quiconque devient évêque, ou cardinal, ou pape doit apprendre à distinguer entre les critiques contre la personne et les critiques contre la mission dont vous êtes investi. Le Saint-Père François doit savoir qu’il est important que l’on accepte ses intentions : aider ces gens qui sont éloignés de l’Église, de la croyance de l’Église, de Jésus-Christ, ceux qui veulent les aider... Cette discussion n’est pas contre lui, ce n’est pas contre ses intentions, mais on a besoin de plus de clarification. Dans le passé aussi nous avons eu des discussions sur la foi et son application pastorale. Ce n’est pas la première fois que cela se passe dans l’Église, et alors pourquoi ne pas apprendre de notre longue expérience comme Église, avoir une discussion bonne et profonde dans le but de promouvoir la foi, la vie de l’Église, et de ne pas personnaliser tout cela et de nous diviser ?

Ce n’est pas une critique personnelle contre lui, et chacun doit l’apprendre et respecter sa haute responsabilité. C’est un très grand danger pour l’Église que certains groupes idéologiques se présentent eux-mêmes comme les gardiens exclusifs de l’interprétation authentique d’Amoris Lætita. Ils pensent avoir le droit de qualifier toutes les personnes qui ont une autre position, de stupides, de rigides, de dépassés, de moyenâgeux, etc. [...]

On trouve parfois des comportements peu chrétiens imprimés dans L’Osservatore Romano, le quotidien semi-officiel du Vatican, ou publiés dans des organes médiatiques officiels, pour créer des polémiques et de la rhétorique. Cela ne nous aidera pas dans la situation présente, mais une discussion théologique profonde le pourra. [...]

Souhaiteriez-vous que le Pape réponde aux dubia ? Est-ce vital pour le bien-être de la doctrine ?

La meilleure chose aurait été, pour le Saint-Père, d’accorder une audience avant leur publication. Nous avons désormais le spectacle d’une épreuve de force. C’est mieux de parler avant, d’approfondir les questions et de donner de bonnes réponses. [...] Le successeur de saint Pierre mérite un respect total pour sa personne et son mandat qu’il tient de Dieu, en même temps, ceux qui le critiquent honnêtement méritent une réponse convaincante.

Une solution possible serait qu’un groupe de cardinaux désignés par le Saint-Père, engage un débat théologique avec quelques représentants éminents des dubia et des « corrections », sur les interprétations différentes et parfois controversées de certaines déclarations du chapitre VIII d’Amoris Lætitia. [...]

Une fois, dans un entretien avec le Corriere della Sera [2015], [Mgr Fernández] m’a publiquement critiqué en disant que le préfet de la Congrégation n’avait rien à dire, que le Pape était son ami, qu’il en était l’authentique interprète, que le Saint-Père reçoit ses lumières directement du Saint- Esprit. Mais je n’ai jamais lu nulle part que le Saint-Père recevait des lumières du Saint-Esprit, dans le sens d’une nouvelle révélation.

Le Pape n’est assisté par le Saint-Esprit que pour interpréter authentiquement la révélation de Dieu dans le Christ. Lui et les évêques sont des coopérateurs humains pour transmettre la Révélation qui est entièrement donnée par Jésus-Christ, le Verbe incarné de Dieu, mais ils ne reçoivent aucune autre sorte de révélation.

Les Évangiles sont des mots humains inspirés par le Saint-Esprit, mais cela n’exclut pas la coopération authentiquement humaine des évangélistes. La théologie catholique ne parle pas « d’illumination du magistère du Pape et des évêques ». Les Apôtres ont écouté les paroles de Jésus – c’était une médiation humaine de fait de nature humaine, et c’est pourquoi la coopération de l’Église est absolument nécessaire. Personne ne peut croire sans avoir entendu avec des oreilles humaines la parole de Dieu.

Quand des conseillers du Pape invoquent fréquemment le Saint-Esprit pour justifier leurs positions, impliquant par là que si quelqu’un ne [les] comprend pas il ne comprend pas ce qu’opère le Saint-Esprit, n’est-ce pas là une tendance dangereuse ?

Je crains qu’il y ait une sorte d’incompréhension pentecôtiste quant au rôle du Saint-Esprit. Dans le Verbe incarné de Dieu, dans le Fils de Dieu, Jésus-Christ, nous sont données toute grâce et toute vérité. Le Saint-Esprit réalise la plénitude de la Révélation dans la doctrine et les sacrements de l’Église. Le Saint-Père joue un rôle très important dans la tradition apostolique, mais ce n’est pas le seul. Son enseignement se règle sur la parole de Dieu dans la Bible et sur la tradition dogmatique de l’Église. Le magistère et tous les croyants sont soutenus par le Saint-Esprit dans l’actualisation de la Révélation pleine et entière, mais ils ne reçoivent aucune nouvelle révélation publique qui ferait partie du depositum fidei, comme l’a confirmé le concile de Vatican II [Lumen Gentium, n. 25].

Personne ne peut exiger d’un catholique qu’il croit une doctrine qui serait en opposition évidente à la Sainte Écriture, à la tradition apostolique et aux définitions dogmatiques des papes et des conciles œcuméniques en matière de foi et de morale. Ce qui est requis c’est l’obéissance religieuse mais non une foi aveugle au Pape et aux évêques, et rien du tout aux amis personnels et aux conseillers.

Ces gens doivent venir présenter leurs arguments mais il ne leur est pas permis d’exiger un quelconque respect à leur supposée autorité magistérielle. Nous ne croyons pas des choses simplement parce qu’un pape nous les enseigne, mais parce que ces vérités sont contenues dans la Révélation [Dei Verbum, n. 10]."

Mort naturelle de Jean Paul Ier: la simple vérité finit par s'imposer. Le Pape ne fut pas empoisonné

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Mort naturelle de Jean Paul Ier: la simple vérité finit par s'imposer. Le Pape ne fut pas empoisonné

Jean Paul Ier fut élu après le décès du bienheureux Paul VI, en 1978. Le Cardinal Albino Luciani avait quelque peu caché sa fragilité cardiaque. (Radio Vatican)

Stupeur, 30 jours après son élection, il est retrouvé mort dans son lit. 

Une religieuse découvre Jean Paul Ier décédé

C'est une religieuse qui vit la lumière sous la porte très tôt le matin. Cette même religieuse découvrit le vicaire du Christ mort dans son lit, un livre à la main, la lumière n'était pas éteinte. Albin Luciani est décédé la veille. La soeur ira informé immédiatement le secrétaire du Pape. Selon les médias, il découvrit la stupéfiante nouvelle. 

J'ai eu l'occasion de lui parler au séminaire irlandais. J'entendis donc cette info de sa bouche. 

Un livre raconte la mort naturelle de Jean Paul Ier. Il ne fut ni assassiné, ni empoisonné. Jean Paul II sera élu le 16 octobre 1978. 

 

samedi, 04 novembre 2017

Traduction liturgique de la Messe: François penche pour Benoît XVI

Le Pape François avoue un faible pour le travail théologique de Joseph Ratzinger

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En latin "pro multis"

A la Messe, lors des paroles de la consécration en français, la bonne traduction dit: .. "sang versé pour la multitude", et non pas "pour tous".

En italien, nous devrions dire: "versato per molti", au lieu de "per tutti". En anglais, "for many" (traduction officielle - et plus "for all"). 

Le Pape François avoue ainsi un faible pour le travail théologique et liturgique de Joseph Ratzinger. Le Pape émérite avait demandé, en 2006, de revenir à la version allemande "für viele " et non pas "für alle".   

François penche pour Benoît XVI

Dans le délicat débat sur la traduction du ;pro multis;» dans le canon de la messe, le pape François a discrètement fait sentir, vendredi 3 novembre, sa préférence pour Benoît XVI et la traduction française « pour la multitude ».

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Le pape François est discrètement entré, vendredi 3 novembre, dans le délicat débat sur la traduction du « pro multis », dans les paroles consécratoires de la prière eucharistique, qui agite les milieux liturgiques depuis de nombreuses années.

Dans son homélie pour la messe de suffrage des cardinaux et évêques morts au cours de l’année, célébrée à l’autel de la Chaire de Pierre de la basilique vaticane, François a en effet commenté le passage du Livre de Daniel où le prophète rappelle que « beaucoup de gens qui dormaient dans la poussière de la terre s’éveilleront » et que « ceux qui sont des maîtres de justice pour la multitude brilleront comme les étoiles pour toujours et à jamais » (Daniel 12, 2.3).

« Pour tous » ou « pour beaucoup » ?

« Le “grand nombre” qui ressuscitera pour une vie éternelle est à comprendre comme le “grand nombre” pour lesquels le sang du Christ a été versé, a affirmé le pape dans son homélie. Ils sont la multitude qui, grâce à la bonté miséricordieuse de Dieu, pourra faire l’expérience de la réalité de la vie qui ne finit pas, la victoire complète sur la mort par la résurrection. »

Par ces mots, François a ainsi discrètement pris position dans le débat sur la traduction de la formule de la consécration du sang du Christ au cours de la messe : « qui pro vobis et pro multis effundetur ».

De nombreux épiscopats avaient jusqu’ici fait le choix de traduire cette phrase en « le sang de l’Alliance nouvelle et éternelle qui sera versé pour vous et pour tous » : « per tutti » en italien, « für alle » en allemand, « for all » en anglais, « por todos los hombres » en espagnol…

Laisser au croyant « la liberté de dire oui à » l’amour de Dieu

Un choix que, sous l’impulsion de Benoît XVI, Rome avait contesté en 2006, demandant aux évêques de revenir à la formule « pour beaucoup ».

En 2012, Benoît XVI avait lui-même écrit aux évêques allemands pour leur demander de passer à la traduction « für viele » (pour beaucoup) plutôt que « für alle ». Pour le pape allemand, en effet, bannir le « pour tous » préserve une juste conception du salut qui laisse au croyant « la liberté de dire oui à » l’amour de Dieu.

L’épiscopat allemand a néanmoins toujours résisté sur ce point, tandis que les anglophones ont opté, eux, pour « for many » dans la nouvelle traduction du Missel Romain.

Dans ce débat, qui n’est pas seulement technique mais traduit la conception que l’Église a du salut, seuls les francophones sont épargnés, ayant choisi dès le début de traduire « pro multis » par « pour la multitude », une formulation à la fois plus biblique et plus proche du texte latin.

En évoquant, dans son homélie dont le texte a été distribué dans différentes langues, « le “grand nombre” pour lesquels le sang du Christ a été versé », François a semblé ainsi discrètement pencher pour la position de Benoît XVI, tout en affichant, avec sa mention de la « multitude », une préférence pour le choix des francophones.

Messe pour les cardinaux et évêques décédés dans l’année

La veille, lors de la messe pour la commémoration des fidèles défunts au cimetière de Nettuno, le pape avait utilisé la seconde prière eucharistique, en italien, avec les mots « per tutti » (pour tous), la traduction actuellement en vigueur en Italie. Ce vendredi au Vatican, il a usé de la même prière eucharistique mais en latin, avec le « pro multis ».

Cette messe annuelle rappelait la mémoire des 14 cardinaux et 137 évêques de l’Église catholique morts au cours de l’année, dont les Français Léon Soulier, évêque émérite de Limoges, Robert Sarrabère, évêque émérite de Dax, Albert Malbois, évêque émérite d’Évry, Jacques Fihey, évêque émérite de Coutances, Georges Rol, évêque émérite d’Angoulême, Olivier de Berranger, évêque émérite de Saint-Denis, Marcel Herriot, évêque émérite de Soissons, Edmond Abelé, évêque émérite de Digne, Maurice Marie-Sainte, archevêque émérite de Fort-de-France, Marcel Perrier, évêque émérite de Pamiers.

Nicolas Senèze, à Rome