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mercredi, 03 janvier 2018

Amoris Laetitia: Mgr Schneider ne comprend toujours pas le Pape

Amoris Laetitia: Mgr Schneider ne comprend toujours pas le Pape

Unknown.jpegLa juste interprétation du document magistériel du Pape François Amoris Laetitia continue d'agiter les esprits présents sur la toile. 

Rappelons qu'AL n'a pas changé l'enseignement de l'Eglise. Pour communier, l'état de grâce est toujours requis  (la conscience ne doit pas discerner de péchés graves ou mortels).

La conscience est formée par l'enseignement de l'Eglise. Il se peut que la conscience soit erroné d'une manière non-coupable, un classique dans la pratique du confessionnal. 

Avec toute l'Eglise, le Pape François est un Pasteur qui désire intégrer les personnes, pour cheminer, discerner et trouver un chemin praticable pour avancer pas à pas vers la Vérité tout entière. 

Malheureusement, Mgr Schneider, un évêque auxiliaire, ne comprend toujours pas la loi de la gradualité, la formation de la conscience et le discernement. Il entre malheureusement dans la nébuleuse numérique d'opposition au Pape François. 

Profession des vérités immuables sur le mariage sacramentel (L'Homme Nouveau)

Rédigé par la rédaction L'Homme Nouveau le dans Religion

Profession des vérités immuables <br> sur le mariage sacramentel

À la demande de Mgr Athanasius Schneider, Évêque Auxiliaire de l´archidiocèse de Saint Marie en Astana, nous publions cette profession de foi relative aux vérités touchant le mariage sacramentel. Elle est signée de trois évêques du Kazakhstan et rappelle la doctrine catholique traditionnelle concernant le mariage.

Cette profession de foi s’inscrit dans les débats soulevés par certains passages de l’exhortation apostoliqueAmoris Laetitia du pape François. Sa publication a lieu alors que la lettre du Saint-Père, félicitant les évêques de la région de Buenos Aires pour leur interprétation (large) d’Amoris Laetitia, a été rendue officielle par sa publication dans les Acta Apostolicae Sedes (AAS). 

Après la publication de l’exhortation apostolique Amoris laetitia (2016), divers évêques ont émané, au niveau local, régional et national, des normes d’application sur la discipline sacramentelle des fidèles, dits « divorcés-remariés » qui, bien que le conjoint auquel ils sont unis par un lien valide du mariage sacramentel vive encore, ont toutefois entamé une cohabitation stable à la manière des époux avec une personne autre que leur conjoint légitime.

... suite

mardi, 02 janvier 2018

Interview du Cardinal Müller à l'hebdomadaire "Die Zeit" journal allemand


Interview du Cardinal Müller à l'hebdomadaire "Die Zeit" journal allemand

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Gerhard Ludwig Müller. Benoît XVI lui avait confié la charge de préfet de la CDF.  François, comme le droit le lui permet depuis le bienheureux Paul VI, n'a pas renouvelé son mandat.

Une conversation du journal avec l’ancien préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi 

N.B. Les trois prêtres collaborateurs avaient rencontré le Pape lors d'un colloque. Afin de garder le bon esprit à l'intérieur même de la Congrégation, ils avaient reçu quelques recommandations de François. 

Interview par Evelyn Finger
Die Zeit 
27 décembre 2017
source Traduction


DIE ZEIT : Eminence, puis-je vous demander comment vous avez passé la nuit de Noël ?

Gerhard Ludwig cardinal Müller: La nuit de Noël, j’étais évidemment à Saint-Pierre. A part cela, nous avons lu, dans la communauté où je vis, l’Evangile de la Naissance du Christ, nous avons prié et chanté des chants de Noël selon la bonne tradition allemande.

ZEIT : Avez-vous aussi prononcé vous-même une homélie pendant la période de Noël ?

Müller : Depuis des années, le lendemain de Noël, je suis invité à la messe au Campo Santo Teutonico, avec une assemblée allemande. Le thème de l’homélie de ce jour est le martyre de saint Etienne, le premier martyr de l’histoire de l’Eglise. Noël, ce n’est pas seulement du romantisme et une ambiance particulière ; Noël indique aussi la croix du Christ qui s’approche, alors même qu’il est cet enfant nouveau-né couché dans la crèche.

ZEIT : Peu avant Noël, le pape a de nouveau sonné les cloches à la curie. S’il a fait l’éloge de ses collaborateurs fidèles et expliqué le sens spirituel profond de sa réforme de la curie, il a aussi fustigé ceux qui s’y opposaient. Il s’en est pris, entre autres, aux ecclésiastiques haut placés « qui se présentent comme des martyrs, lorsqu’ils ont été délicatement écartés du système ». – On a aussitôt fait le rapport avec vous. Vous êtes-vous senti visé ?

Müller : Certainement pas. Parce que je ne me suis pas présenté comme un martyr et que je n’ai pas été « délicatement » éloigné du « système » – lequel et de qui ? Un chrétien devient martyr par l’assistance de l’Esprit-Saint et pas en se présentant lui-même comme tel. Par mon baptême et ma confirmation, j’appartiens à l’Eglise de Jésus-Christ et pas à un quelconque système fait par des hommes.

ZEIT : Après que le pape vous a fait savoir en juillet que votre mandat ne serait pas prolongé, vous auriez, dit-on, critiqué sa manière d’agir. Est-ce juste et, si oui, qu’est-ce qui vous a dérangé ?

Müller : Il ne s’agissait pas de moi. J’ai voulu protéger trois des meilleurs collaborateurs de ma congrégation, qui ont été licenciés stante pede sans motif déclaré. Si on considère cela comme inacceptable ou imprudent, tant pis ! Je suis prêtre et pas courtisan. Basta !

ZEIT : Dans son discours de Noël à la curie, François a mis en garde contre les intrigues et a parlé d’« une logique du complot ». Etait-ce justifié ?

Müller : J’ignore, s’il était question de faits réels ou d’abstractions. En tout cas, intrigues et complots sont incompatibles avec l’honneur professionnel d’un ecclésiastique.

ZEIT : Plusieurs collaborateurs de la curie trouvent peu charitable que le pape les malmène avant la fête de Noël. Qu’avez-vous pensé du discours ?

Müller : Qui suis-je pour tout commenter ? En aucun cas, je n’aimerais que la presse allemande fasse de moi le portrait d’un adversaire du pape. J’étais présent et je n’ai pas oublié le souhait du pape demandant que l’on prie pour lui.

ZEIT : Avez-vous été surpris lorsque le pape François, durant l’été 2017, au terme de votre mandat de cinq ans, ne l’ait pas prolongé ?

Müller : Oui, vu l’absence d’indication de raisons tant objectives que subjectives.

ZEIT : Votre congrégation a été souvent âprement critiquée. N’y a-t-il pas aussi quelque chose que vous êtes soulagé d’avoir laissé derrière vous en même temps que votre charge de préfet ?

Müller : Dans une telle charge, le ressenti personnel ne compte pas ; ce qui importe c’est de remplir les devoirs liés à la charge. Que ce soit agréable ou pas, j’ai dirigé la Congrégation dans un esprit de service envers le magistère du pape.

ZEIT : Vous êtes originaire de Mayence et vous avez été longtemps évêque de Ratisbonne. Êtes-vous à présent de nouveau plus en Allemagne qu’à Rome ?

Müller : En tant que cardinal, à Rome, j’ai toujours une responsabilité un niveau de l’Eglise universelle. Je fais partie du Sacré-Collège, le sénat du pape et suis un membre actif de plusieurs congrégations de la curie. En plus, je reçois, du monde entier, trop d’invitations à contribuer à des publications scientifiques, des conférences et des colloques pour que je puisse les honorer toutes. Cela n’empêche : l’Allemagne reste ma patrie, où j’ai le plus de liens de famille et d’amitié. C’est tout à fait naturel. Mais je n’y remplis pas de mission spécifique dans l’Eglise.

ZEIT : Votre devise épiscopale est : Dominus Jesus – qui renvoie à un passage de la Lettre aux Romains et à un texte du pape Benoît. Qu’est-ce que cela signifie : Jésus est le Seigneur ?

Müller : Cette expression constitue la plus ancienne profession de foi chrétienne dans l’église primitive de Jérusalem. Jésus est reconnu comme « le Seigneur ». Dans l’Ancien Testament, Dieu se révèle comme « le Seigneur ». Il libère son peuple de l’esclavage de l’Egypte ; il conclut avec lui l’alliance du salut. La puissance de Dieu se manifeste dans le salut et la libération de son peuple élu. Appliquer à Jésus ce titre réservé à Dieu seul montre la spécificité de la foi chrétienne : en Jésus, le Messie, le royaume et la seigneurie de Dieu sont présents. Il libère l’homme des entraves de la maladie, de l’isolement, de la marginalisation. Il nous sauve du désespoir d’une vie sans espérance. Il nous apporte, comme on le lit dans la Lettre aux Romains, « la liberté et la gloire des enfants de Dieu ».

ZEIT : Vous étiez le gardien de la doctrine de la foi en un temps de rapides transformations sociales. La doctrine peut-elle se transformer ?

Müller : Toute la question est de savoir ce qu’on entend par « transformations ». Il y a une croissance de la foi et un approfondissement dans la manière dont on comprend la doctrine – parce que, au cours de l’histoire de l’Eglise, elle rencontre différentes cultures et philosophies. Ce que l’on ne peut pas entendre par « transformation », c’est une dilution de la confession de foi ou un rabais de l’éthique chrétienne. Le christianisme consiste à marcher à la suite du Seigneur crucifié et ressuscité. Il ne peut pas être réduit aux commodités d’une religion civile.

ZEIT: Le pape François utilise volontiers l’expression « Ecclesia semper reformanda », que les protestants revendiquent pour eux-mêmes. Rome deviendrait-elle aujourd’hui évangélique ?

Müller: En effet, l’expression vient du protestantisme et signifie la correction de la doctrine et des pratiques cultuelles que les réformateurs jugent en contradiction avec la parole de Dieu dans la Bible. Mais dans la conception catholique, au contraire, l’Esprit-Saint préserve l’Eglise de toute contradiction de sa doctrine avec la parole de Dieu. Cependant, nous, comme chrétiens, nous devons toujours, à titre individuel, nous laisser corriger dans notre vie spirituelle et morale. Nous devons toujours nous remettre sur le chemin de la conversion et du renouveau. L’Eglise, comme groupe humain, peut naturellement aussi faillir à sa tâche : devant les défis de le vie spirituelle et culturelle, les bouleversements sociaux, des développements politiques dangereux. Ici, un retour critique sur soi-même est nécessaire. Malheureusement, nous, les hommes, nous apprenons seulement de l’histoire profane et de l’histoire de l’Eglise à condamner l’échec de nos pères, pas à éviter nos propres erreurs.

ZEIT: Vous-même, sous le nouveau pontificat, avez souvent été attaqué en tant qu’antipode conservateur de François. Voyez-vous les choses ainsi ?

Müller : Par principe, je ne suis pas un antipode du pape. Et je ne proviens absolument pas d’un courant idéologique, qu’on l’appelle conservateur ou progressiste, de droite ou de gauche. Cette division de l’humanité en deux camps, que ce soit en fonction de visions du monde, de religions ou de partis politiques, n’est rien d’autre qu’une offense à la raison. Nous avons l’intelligence pour distinguer, argumenter, échanger. Ce n’est qu’ainsi que nous arrivons finalement à un jugement droit. Le plus grand savant dans sa propre discipline peut aujourd’hui, malgré toute sa science, être facilement disqualifié, si l’un ou l’autre dilettante l’accule à droite ou à gauche. L’absurdité de ce classement en tiroirs se révèle aussi quand on fait du stalinisme un marxisme orthodoxe, alors que l’Eglise orthodoxe en était la victime. Le pape François n’est ni libéral ni conservateur et il n’a pas besoin d’adversaire, ni conservateur ni progressiste.

ZEIT : Etes-vous un proche des cardinaux qui ont envoyé au pape une lettre ouverte avec leurs « dubia », leurs doutes, concernant son document Amoris Laetitia ?

Müller : Ce sont là des spéculations superflues. La seule vraie question ici est de savoir comment il est possible que le magistère de l’Eglise garde une fidélité sans réserve à la parole de Dieu, sans interprétations et détours sophistiques, et que soient en même temps réintégrés pleinement à la vie de l’Eglise les catholiques en situations familiales difficiles et qui connaissent souvent aussi des destins tragiques dans leur vie conjugale. Ici, il n’y a pas d’alternative « soit…soit » mais seulement un « en même temps ».

ZEIT : Que dites-vous à ceux qui insultent le pape François en le traitant d’hérétique ?

Müller : L’hérétique est un catholique qui, avec obstination, nie une des vérités de foi contenue dans la révélation et imposée par l’autorité de l’Eglise. Ce point devrait être strictement vérifié. En ce qui concerne les critiques du pape : on n’attend d’aucun catholique qu’il approuve toutes les déclarations, les mesures et le style des responsables de l’Eglise. A l’inverse, pour ceux qui critiquent ceux qui critiquent : celui qui vénère un haut dignitaire de l’Eglise comme une popstar n’a rien compris à la véritable nature de l’autorité dans l’Eglise. Toute espèce de culte de la personnalité ne pourrait être qu’une méchante caricature de la sympathie naturelle que tout catholique doit avoir pour le pape. Et d’ailleurs aussi pour son évêque et pour le curé de sa paroisse.

ZEIT : On peut aussi détourner cette sympathie, de façon très grave, par la violence et l’abus. Quand les cas d’abus dans l’Eglise catholique ont été rendus publics, les victimes vous ont reproché d’avoir favorisé l’étouffement de ces scandales. Rétrospectivement, qu’auriez-vous envisagé de faire autrement ?

Müller : Votre question est non pertinente, parce que le reproche sur lequel elle repose est dénué de fondement. On a manié le mot « étouffement » de façon très imprudente et parfois même démagogique, pour diffamer des personnes impopulaires. En réalité, l’étouffement d’un délit aussi grave que l’abus sexuel commis sur des enfants ou des jeunes revient à soustraire un criminel à la justice. Cela vaut aussi bien pour la procédure d’un tribunal civil que – de manière complémentaire et pas comme substitut d’une procédure pénale ! – pour la sanction canonique contre un clerc qui est accusé. Pour ce qui relève de ma responsabilité, à Ratisbonne comme à Rome, toutes les accusations contre des membres du clergé ont été soumises à la justice civile, pour autant qu’elles n’étaient pas prescrites. Et elles ont toujours été traitées, abstraction faite de la prescription, selon les normes du droit canonique en vigueur

ZEIT : L’image de « hard-liner » (tenant de la ligne dure, n.d.t.) et d’adversaire des réformes que vous avez en Allemagne vous dérange-t-elle ?

Müller : Par réforme j’entends le renouvellement religieux et spirituel de l’Eglise dans le Christ et non pas la réalisation d’un programme, à force d’agitation plutôt que d’arguments.

ZEIT : Votre carrière académique a commencé par une dissertation sur un héros protestant, Dietrich Bonhoeffer. Qu’avez-vous appris de lui ?

Müller : Je cite ce que Bonhoeffer lui-même disait en 1943 du national-socialisme, à savoir que : « Tout grand déploiement extérieur de puissance, qu’il soit de nature politique ou religieuse, frappe de stupidité une grande partie de l’humanité ». Ce qui compte, ce n’est pas d’emboîter le pas à la majorité, mais d’être à l’unisson de la vérité. C’est là l’attitude du chrétien.

ZEIT : A l’intérieur de l’Eglise universelle, vous passez pour un progressiste, d’autant plus que vous avez étudié de près la théologie de Luther. Avez-vous déjà été attaqué comme trop progressiste ?

Müller : Je ne me suis pas occupé de la théologie de Luther pour me faire décerner, au moins une fois dans ma vie, le titre flatteur de progressiste – mais parce que cela fait partie du programme standard de la dogmatique et de la théologie œcuménique. Aujourd’hui, on identifie volontiers le protestantisme avec la modernité, quoi que ce mot puisse recouvrir, et le catholicisme avec le moyen âge, quoi que ce mot puisse recouvrir. Cela a peu de rapport avec la réalité des confessions. Je tiens cela plutôt pour une projection. L’œcuménisme aujourd’hui ne peut en tout cas pas être une course pour arriver le premier à la modernité. Nous ne devons pas chercher à nous dépasser les uns les autres, mais nous retrouver dans le Christ et dans sa vérité, afin que devienne possible la pleine communion ecclésiale.

ZEIT : Après la « Christusfest » célébrée en commun par les catholiques et les protestants allemands en 2017, êtes-vous satisfait de la situation actuelle de l’œcuménisme ? A-t-on atteint tout ce qui pouvait l’être ?

Müller : C’est une question trop vaste, à laquelle on peut difficilement répondre par oui ou par non. Je suis en tout cas heureux que, pour la première fois depuis 1517, ait eu lieu une fête jubilaire de l’affichage des thèses qui était une commune confession de Jésus Christ, le fils de Dieu et l’unique médiateur du salut. Tel est le point central qui nous liait et nous obligeait tous.

ZEIT : Depuis le début, vous vous êtes toujours résolument prononcé contre les tendances de droite radicale de la Fraternité-Pie-X. Pourquoi était-ce important pour vous ? Est-il vrai que le pape régnant soit plus tolérant sur ce point ?

Müller : Pour moi, il ne s’agissait pas d’abord de positions politiques peut-être douteuses, mais de la négation de l’holocauste par un représentant de cette communauté, un acte moralement monstrueux. Grâce à Dieu, il a été exclu depuis lors. Au-delà de cette question, voici qui me semble important : l’Eglise catholique, dans ses relations avec le judaïsme, ne peut revenir en-deçà de la position nouvelle décidée au concile Vatican II. Au contraire ! Nous devons continuer à développer tout le positif qui fut inauguré alors. Et cela en dépit d’un long et douloureux passé d’antisémitisme. Le pape partage cette vision.

ZEIT : L’Eglise devrait-elle faire encore plus contre les populistes de droite, en Pologne par exemple ?

Müller : Nous les Allemands, moins que tout autre, ne devrions nous ériger en professeurs de démocratie à l’égard de nos voisins polonais. Cela ne peut que nuire à la confiance réciproque des pays en Europe. Car, pour les Polonais, l’enjeu est aujourd’hui de maintenir l’identité d’une grande nation de culture à l’intérieur de la Communauté européenne. Considérez que, pendant 123 ans, des états européens se sont partagé la Pologne et qu’ils ont voulu anéantir culturellement et physiquement ce pays. Ce que des Allemands ont fait aux Polonais pendant l’occupation, de 1939 à 1945, doit nous remplir de honte. Au lieu d’envisager des mesures de rétorsion politique envers la Pologne, on ferait mieux de rechercher le dialogue. Et les Polonais nous apprendront aussi comment accepter le sacrifice pour la liberté et la démocratie.

ZEIT : Les chrétiens d’Orient se plaignent que l’Europe, et les chrétiens d’Europe, ne s’intéressent pas à la persécution qu’ils subissent. Faisons-nous assez pour ceux qui sont persécutés ?

Müller : Non ! Une fois de plus, nous manquons scandaleusement à notre devoir !

ZEIT : Vous avez dit un jour que la supposée tolérance des « tenants du pluralisme religieux et ecclésial » est en réalité une intolérance envers Dieu et l’expression d’une « arrogance de la créature ». Qu’est-ce qui vous dérange dans le pluralisme ?

Müller : Vous avez fondu ici deux déclarations en une seule. J’ai dit que ceux qui exigent des autres la tolérance, de manière souvent vigoureuse et catégorique, ne sont pas aussi pointilleux quand il s’agit de la liberté d’expression des autres. Quel est le chrétien qui se moque de gens d’autres croyances ou même des athées dans des cabarets, des émissions de télévision satiriques et au théâtre ? C’est bien la foi des chrétiens que l’on ridiculise au nom la liberté d’expression. Livrer quelqu’un à la risée publique, c’est blesser sa dignité d’être humain. Personne aujourd’hui ne peut plus se permettre de dénigrer collectivement tout un groupe pour la méconduite de quelques individus – sauf quand il s’agit « des » prêtres catholiques.

ZEIT : Voilà pour la tolérance. Un mot à présent sur « l’arrogance de la créature », si vous voulez bien ?

Müller : Par cette expression, je vise la théorie philosophique selon laquelle l’homme serait incapable de connaître la vérité – raison pour laquelle il ne pourrait y avoir de témoignage légitime de la vérité de la révélation de Dieu. La foi, dans cette hypothèse, ne peut être qu’imposture ou illusion. Toute prétention à la vérité d’une religion révélée serait à priori une idéologie de domination, et une blessure infligée à la liberté de tous ceux qui ne croient pas. Je m’inscris en faux contre cela ! Les sceptiques métaphysiques ne peuvent prétendre à la vérité de leurs prémisses sans se mettre en contradiction avec eux-mêmes. Leur scepticisme ne leur donne pas le droit d’accuser les croyants de fondamentalisme et de leur attribuer, en bloc, une propension latente à la violence.

ZEIT : Puisque nous parlons de violence … Nous faisons actuellement l’expérience que, dans les pays plutôt marqués par le laïcisme, règne la liberté religieuse et qu’en revanche, les pays où l’empreinte de la foi est forte connaissent des troubles, notamment dans le monde musulman. L’Eglise doit-elle en tirer la conclusion : mieux vaut un peu moins de piété, mais la paix ?

Müller : Les chrétiens ont eu, dans l’ancien empire romain, de mauvaises expériences avec le pluralisme religieux pacifique. Et que la liberté religieuse soit mieux garantie dans les pays fortement laïcisés me semble relever du « on-dit ». Il y a trop d’exemples du contraire. Il suffit de penser à la révolution française et aux batailles culturelles anticléricales du XIXe siècle, en Prusse et en Italie. Ou encore aux dictatures athées en Allemagne, en Union Soviétique, en Albanie, en Corée du Nord. Ce n’est pas l’attitude laïciste des puissants, mais la reconnaissance générale des droits fondamentaux dans une démocratie libre qui garantit la liberté religieuse.

ZEIT : Et qu’en est-il de la reprise en force des militants islamistes ?

Müller : Le terrorisme sanglant au nom de Dieu foule aux pieds la dignité humaine. Celle-ci, d’après la conviction chrétienne, est fondée sur le dessein inconditionnel du Créateur à l’égard de chaque être humain. C’est précisément parce que je suis, comme chrétien, convaincu de la vérité de la foi en Jésus-Christ, que je défends la dignité humaine, l’état de droit démocratique qui n’impose à personne ce qu’il doit croire et penser. Si, dans une démocratie, les laïcistes revendiquent l’espace public et veulent cantonner les chrétiens dans une sous-culture privée, cela n’est pas la neutralité de l’état mais le début de sa destruction.

ZEIT : La Place-Saint-Pierre est, depuis quelque temps, protégée contre le terrorisme. Que dites-vous aux fondamentalistes religieux ?

Müller : Qu’ils ne sont pas religieux. Car la religion est un culte rendu à Dieu et, par-là, respect de l’homme, de sa liberté et de sa vie. C’est pourquoi le cinquième commandement dit : « Tu ne tueras pas ! » En langage chrétien, rendre un culte à Dieu signifie : « Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu de tout ton cœur et ton prochain comme toi-même ».

ZEIT : A la fin de l’année, vous fêterez vos 70 ans. Le pape Benoît vous a félicité. Le voyez-vous encore souvent ?

Müller : Régulièrement, et aussi souvent que sa santé le permet. J’édite ses œuvres complètes en 16 volumes chez Herder. Il y a donc beaucoup à discuter ensemble.

ZEIT : Vous était-il plus facile d’être préfet sous le pontificat de Benoît ou sous celui de François ?

Müller : Le premier m’a appelé à cette charge, et le second a mis un terme à mon mandat.

ZEIT : Depuis bientôt six mois, vous n’êtes plus préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la foi. Quel point positif voyez-vous au fait de ne plus occuper une telle position de pouvoir ?

Müller : Le concept de pouvoir est ambivalent. Dans la position d’autorité ecclésiale ou profane, le pouvoir est la possibilité de soutenir les autres et de bien conduire une communauté. Mais nous savons aussi que les puissants abusent de leur pouvoir sur les hommes. Jésus à dit à ses disciples : « Parmi vous il ne doit pas en être ainsi » (Matthieu 20, 26). Remplir sa tâche et son devoir à l’égard de l’Eglise est autre chose que suivre la logique du pouvoir dans le mauvais sens du terme.

ZEIT : Quel est l’aspect de votre mandat de préfet qui vous manque le plus ?

Müller : C’était un mandat temporaire. J’ai travaillé pour l’Eglise en tant que prêtre et évêque et continuerai à la faire. Je suis reconnaissant aux membres de la Congrégation, cardinaux et évêques, collaborateurs, théologiens, canonistes et aussi aux personnes de bonne volonté parmi le personnel non scientifique. Ensemble, nous avons fait un excellent travail.

ZEIT : Vous avez d’étroits liens d’amitié avec le fondateur de la théologie de la libération [G. Gutierrez, n.d.t.]. N’était-ce pas là, pour vous, un pont vers François, le pape des pauvres ?

Müller : Mes contacts avec l’Amérique Latine ont commencé en 1988. Ainsi ne peut-on pas me soupçonner d’opportunisme quand je trouve très important le fait que le pape François place les pauvres au centre de la société universelle.

ZEIT : Quelle est la tâche la plus difficile que l’Eglise d’aujourd’hui aura à affronter ?

Müller : La mission de l’Eglise est la même à toute époque : gagner les hommes au Christ. Nous sommes convaincus que Dieu nous donne l’orientation décisive – dans la question du sens de la vie, dans la détresse de la mort mais aussi quand nous donnons forme, dans notre société, aux principes de liberté et de justice.

ZEIT : Qu’est ce qui peut, pour nous tous, chrétiens ou non, être signe d’espérance en 2018 ?

Müller : Le nouveau-né dans sa crèche de Bethléem avec la paix qui vient de lui.

Préface du Pape émérite Benoît XVI pour les 70 ans du Cardinal Müller

Préface du Pape émérite Benoît XVI pour les 70 ans du Cardinal Müller

«Le Dieu Trinitaire – La foi chrétienne à l'époque séculière»

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Le Pape Paul VI voulait que les grandes charges de la Curie – celle du Préfet et du Secrétaire – ne fussent assignées que pour cinq ans, afin de protéger ainsi la liberté du Pape et la flexibilité du travail de la Curie.

Benoît XVI

- en ne prolongeant pas le mandat du Cardinal Müller, le Pape François n'a pas réglé ses comptes avec le Cardinal Müller. 

- le non-renouvellement d'une charge romaine était déjà prévu par le bienheureux Paul VI. 

- le conflit avec Marie Collins, victime de la pédophilie, pourrait éventuellement être à l'origine de la décision du Pape François. 

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Le Pape émérite Benoît XVI a écrit préfet émérite de la CDF dans la préface d'un livre publié en Allemagne pour célébrer son 70ème anniversaire.

«Le Dieu Trinitaire – La foi chrétienne à l'époque séculière», tel est le titre de l'ouvrage qui recueille les contributions d'autres évêques et théologiens.

Dans la préface, Benoît XVI dresse les louanges du cardinal Müller et souligne la consonance théologique qui l'unit à lui :

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"Eminence, cher confrère,

Ton 70e anniversaire approche, et bien que je ne sois plus en mesure d'écrire une véritable contribution scientifique pour le recueil d'analyses qui te sera consacrée pour cette occasion, je voudrais y participer malgré tout avec un mot de salutation et de remerciement.

Vingt-deux ans se sont écoulés depuis que tu m'as offert ton Katholische Dogmatik für Studium und Praxis der Theologie en mars 1995. Ce fut pour moi à ce moment-là un signe encourageant que même dans la génération théologique post-conciliaire, il y avait des penseurs avec le courage d'oborder la totalité, c'est-à-dire de présenter la foi de l'Église dans son unité et son intégralité.

En effet, tout comme l'exploration des détails est importante, il n'est pas moins important que la foi de l'Église apparaisse dans son unité interne et dans son intégrité, et qu'en fin de compte la simplicité de la foi émerge de toutes les réflexions théologiques complexes.

Parce que le sentiment que l'Eglise nous charge d'un fardeau de choses incompréhensibles, qui finalement ne peuvent intéresser que les spécialistes, est le principal obstacle à la proclamation du oui au Dieu qui nous parle en Jésus-Christ. À mon avis, on ne devient pas un grand théologien parce qu'on est capable de traiter des détails minutieux et difficiles, mais parce qu'on est en mesure de présenter l'unité ultime et la simplicité de la foi.

Mais ton Dogmatik en un volume m'a également intéressé pour une raison autobiographique. Karl Rahner avait présenté dans le premier volume de ses écrits un projet pour une nouvelle construction de la dogmatique, qu'il avait élaboré avec Hans Urs Von Balthasar. Ce fait éveilla évidemment en nous tous une soif incroyable de voir ce schéma rempli de contenu et mené à son terme. Le désir d'une dogmatique signée Rahner-Balthasar, qui nacquit à cette occasion, se heurta à un problème éditorial. Dans les années 1950, Erich Wewel avait convaincu le père Bernard Häring d'écrire un manuel de théologie morale qui, après sa publication, devint un grand succès.

Alors, l'éditeur eut une idée: que dans la dogmatique aussi, quelque chose de semblable devait être fait et qu'il était nécessaire que ce travail soit écrit en un seul volume, d'une seule main. Il s'est évidemment adressé à Karl Rahner, lui demandant d'écrire ce livre. Mais Rahner s'était entre-temps empêtré dans une telle masse d'engagements qu'on ne pouvait pas s'attendre à ce qu'il accomplît une si grande entreprise. Curieusement, il conseilla à l'éditeur de s'adresser à moi qui, au début de mon chemin, enseignai la théologie dogmatique et fondamentale à Freising.

Cependant, bien que j'en fusse à mes débuts, j'étais moi aussi impliqué dans de nombreux engagements et je ne me sentais pas capable d'écrire un travail aussi imposant en un temps acceptable.

Alors je demandai de pouvoir impliquer un collaborateur – mon ami le père Alois Grillmeier. Dans la mesure du possible, j'ai travaillé sur le projet et j'ai rencontré le Père Grillmeier à plusieurs reprises pour une consultation approfondie. Cependant, le Concile Vatican II requit tous mes efforts, en plus de me demander de réfléchir d'une manière nouvelle à toute l'exposition traditionnelle de la doctrine de la foi de l'Église. Lorsque je fus nommé archevêque de Münich-Freising en 1977, il était clair que je ne pouvais plus penser à une telle entreprise.

Quand en 1995 ton livre m'est arrivé entre mes mains, je vis de façon inattendue qu'un théologien de la génération suivant la mienne avait réalisé ce qui avait été souhaité plus tôt, mais qu'il n'avait pas été possible d'accomplir.

J'ai pu ensuite te connaître personnellement, quand la Conférence épiscopale allemande te proposa comme membre de la Commission théologique internationale. Tu t'y distinguas avant tout pour la richesse de ton savoir et pour ta fidélité à la foi de l'Église qui jaillissait de toi. Lorsque le Cardinal Levada quitta son poste de Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi pour des raisons d'âge en 2012, tu apparus, après diverses réflexions, comme l'évêque le plus apte à recevoir cette charge.

Quand j'acceptai cet office en 1981, l'archevêque Hamer – alors secrétaire de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi – m'expliqua que le Préfet ne devait pas nécessairement être un théologien, mais un sage qui, en abordant les questions théologiques, ne fît pas d'évaluations spécifiques, mais reconnût ce qu'il fallait faire à ce moment pour l'Église. La compétence théologique devait plutôt se trouver chez le secrétaire qui dirige les Consulta, c'est-à-dire les réunions d'experts, qui ensemble donnent un jugement scientifique précis.

Mais comme en politique, la dernière décision n'appartient pas aux théologiens, mais aux sages, qui connaissent les aspects scientifiques et, en plus de ceux-ci, savent considérer l'ensemble de la vie d'une grande communauté. Durant les années de mon office, j'ai cherché à répondre à ce critère. Dans quelle mesure j'y ai réussi, d'autres peuvent en juger.

Dans les temps confus que nous vivons, l'ensemble de compétence théologique et scientifique, et de sagesse, de celui qui doit prendre la décision finale me semble très important. Je pense, par exemple, que dans la réforme liturgique, les choses se seraient terminées différemment si la parole des experts n'avait pas été la dernière instance, mais si, en plus, une sagesse capable de reconnaître les limites de l'approche d'un "simple" spécialiste avait jugé.

Au cours de tes années romaines, tu t'es toujours employé à ne pas agir seulement comme spécialiste, mais aussi comme sage, comme père dans l'Église. Tu as défendu les traditions claires de la foi, mais selon la ligne du Pape François, tu as cherché à comprendre comment elles peuvent être vécues aujourd'hui.

Le Pape Paul VI voulait que les grandes charges de la Curie – celle du Préfet et du Secrétaire – ne fussent assignées que pour cinq ans, afin de protéger ainsi la liberté du Pape et la flexibilité du travail de la Curie. Entre-temps, ton contrat quinquennal dans la Congrégation pour la Doctrine de la Foi a pris fin. De cette façon, tu n'as plus de charge spécifique, mais un prêtre et surtout un évêque et un cardinal ne part jamais en retraite.

C'est pour cette raison que tu peux, et que tu pourras aussi à l'avenir servir publiquement la foi, à partir de l'essence intime de ta mission sacerdotale et de ton charisme théologique. Nous sommes tous heureux qu'avec ta grande et profonde responsabilité et le don de la parole qui t'est fait, tu seras aussi présent dans le futur, dans la lutte de notre temps pour une juste compréhension de la condition d'homme et de chrétien. Que le Seigneur te soutienne.

Enfin, je tiens également à exprimer un remerciement tout personnel. En tant qu'évêque de Ratisbonne, tu as fondé l'Institut Papst Benedikt XVI, qui – dirigé par l'un de tes élèves – accomplit un travail vraiment louable pour maintenir publiquement présent mon travail théologique dans toutes ses dimensions. Que le Seigneur te récompense de tes efforts.

Cité du Vatican, Monastère Mater Ecclesiae

31 juillet 2017 Fête de saint Ignace de Loyola

Ton Benoît XVI"

 

L’opinion publique suisse, en s'appuyant sur des valeurs chrétiennes, était pour l'accueil des Juifs

L’opinion publique suisse, en s'appuyant sur des valeurs chrétiennes, était pour l'accueil des  Juifs

dimanche, 31 décembre 2017

Bonne année 2018 à tous ! Et bon vent ! selon la Providence de Dieu !

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Bonne année 2018 à tous ! Et bon vent ! selon la Providence de Dieu !

C'est Dieu qui est la source de toute bénédiction, qu'il vous entoure de sa grâce et vous garde tout au long de cette année 2018.

Qu'il nourrisse en vous la foi implantée par le Christ, qu'il entretienne en vous l'espérance du Christ, qu'il vous ouvre à la patience et à la charité du Christ.

Que l'Esprit de paix vous accompagne partout, qu'il obtienne ce que vous demanderez et vous achemine vers le bonheur sans fin.

(source: Missel romain, bénédiction solennelle, Fête de Sainte Marie, Mère de Dieu)

samedi, 30 décembre 2017

C'est le fruit de la guerre ! Le Pape François demande de diffuser cette photo

C'est le fruit de la guerre ! Le Pape François demande de diffuser cette photo

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 Un enfant qui attend son tour vers le crématoire, pour son frère mort sur ses épaules. 

C'est la photo prise par un américain Joseph Roger O'Donnell, après le bombardement atomique de Nagasaki. 

La tristesse de l'enfant s'exprime dans ses lèvres serrées et ses gouttes de sang

jeudi, 28 décembre 2017

"Sedevacantistes" de Francesco Antonio Grana: l'élection du Pape François est invalide (Antonio Socci)

"Sedevacantistes" de Francesco Antonio Grana: l'élection du Pape François est invalide (Antonio Socci)

images.jpegQue cela soit dans les commentaires laissés au-bas des notes de ce blog, sur Facebook et dans une moindre mesure sur Twitter, je me trouve parfois embêté, contredit et même verbalement agressé par une minorité assez jeune et très active sur les réseaux sociaux.

Mon adhésion au magistère papal me crée parfois des ennuis, des ennemis parfois assez agressifs et féroces. 

J'ai longuement réfléchi aux origines et aux causes de cette sourde et lourde opposition au Pape François. 

Une lecture me fut très profitable. 

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Francesco Antonio Grana est vaticaniste "Il Fattto Quotidiano".

Le livre de Francesco Antonio Grana « Sedevantisti » est très éclairant. Autour de la théorie de complot contre Bergoglio initiée par Antonio Socci, lancée dans son livre devenue un best-seller, des idées farfelues se sont ajoutées pour développer, sur internet et les réseaux sociaux, ce que l'on peut appeler la nébuleuse « sedevantistes ».

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Chapitre I: le noyau dur de la comète

Sedevacantistes: l’élection du Pape François est invalide

Un article d’Elisabetta Piqué, paru en Argentine dans La Nacion, révèle quelques indiscrétions sur l’élection de Bergoglio. Un simple fait est déformé et amplifié par les détracteurs de François. Il finit comme une certitude: Benoît XVI est toujours le Pape régnant.

Dans la chapelle Sixtine, lors de la quatrième votation, la première de l’après-midi du 13 mars 2013, Bergoglio archevêque de Buenos Aires effleure les 77 votes nécessaires pour l’élection.

Unknown.jpegPour la cinquième votation, les cardinaux électeurs déposent leur bulletin dans l’urne. Mais quelque chose ne fonctionne pas. Le Cardinal chargé de compter les bulletins se rend compte qu’il y en a un de trop: 116 au lieu de 115. Un des cardinaux ne s’est pas rendu compte qu’il avait glissé deux bulletins. Sous celui de son vote, un bulletin blanc est resté collé.

Les bulletins ne sont pas dépouillés mais immédiatement brûlés, comme cela est prévu par la constitution apostolique « Universi Dominici gregis » publié par Saint Jean Paul II en 1996. Il s’en suit immédiatement un nouveau scrutin, comme prévu. Bergoglio est élu en effleurant les 90 suffrages (cf. Elisabetta Piqué Francesco Vita e rivoluzione).

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Dans son livre « il n’est pas François », Antonio Socci soutient que les règles du conclave ont été violées et par conséquent l’élection du nouveau Pape est invalide. Selon Socci, les cardinaux électeurs aurait dû renvoyer le tour suivant, le sixième, au lendemain, soit le 14 mars.

Or, le numéro 68 de « Universis Gregis » stipule: « … si le nombre des bulletins ne correspond pas au nombre des électeurs, il faut tous les brûler et procéder immédiatement à une seconde votation … ».

Contrairement aux fausses affirmations de Socci, le conclave s’est déroulé selon les règles prévues. Si le scrutin avait été renvoyé au lendemain, comme l’affirme Socci, alors l’élection de Bergoglio aurait été inévitablement invalide.

Ni le simple rappel objectif des faits, ni les démentis officiels (Lorenzo Baldisseri, à l’époque secrétaire du conclave), n’ont réussi à juguler le noyau nébuleux et fumeux des théories « sedevacantistes ». Le livre de Socci s’est tellement vendu, que cette idée est comme logée, ou incrustée dans certaines têtes.

Elle est très loin d'être la seule et l'unique. 

Dans mes prochaines notes, je vais simplement identifier, décliner et réfuter une par une les racines idéologiques de cette forte contestation (la canonisation de Martin Luther, les dubia concernant Amoris Laetitia, les 200 affiches dans la ville de Rome ou encore l'ordre de Malte...)

A suivre ....

Le Cardinal Müller n'a pas été débarqué par François. “Le cardinal Müller a défendu la tradition dans l’esprit du Pape” affirme Benoît XVI

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Le Cardinal Müller n'a pas été débarqué par François. “Le cardinal Müller a défendu la tradition dans l’esprit du Pape” affirme Benoît XVI

Zenit “Le cardinal Müller a défendu la tradition dans l’esprit du pape François”, écrit le pape émérite Benoît XVI, dans la préface d’un livre publié à l’occasion des 40 ans de sacerdoce du cardinal Ludwig Müller, préfet émérite de la Congrégation pour la doctrine de la foi, et son 70 e anniversaire, le 31 décembre prochain.

Le livre, qui réunit, dans ses 696 pages, des contributions de plus de trente théologiens, dont le préfet actuel de la Doctrine de la foi, Mgr Luis Ladaria SJ, s’intitule “Le Dieu trinitaire. La foi chrétienne à l’ère de la sécularisation”, est publié en allemand chez Herder (Der dreifaltige Gott. Christlicher Glaube im säkularen Zeitalter. Für Gerhard Kardinal Müller).

“Un prêtre – et certainement un évêque et un cardinal – n’est jamais simplement à la retraite”, écrit avec non sans humour le pape émérite.

Benoît XVI rappelle que c’est le pape Paul VI qui a voulu qu’une haute charge de la curie vaticane ne soit confiée que pour cinq ans: celle du cardinal Müller n’a pas été renouvelée, comme nous l’indiquions le 1er juillet dernier, sans qu’il y ait pour autant de désaccord entre eux.

Devant les commentaires négatifs, le Vatican avait d’ailleurs voulu faire à ce sujet une mise au point, le 14 juillet dernier, déplorant des allégations  « totalement fausses »: pas de désaccord entre le cardinal allemand et le pape François.

C’est maintenant le pape émérite, qui avait appelé Müller de Ratisbonne à Rome, qui monte au créneau: “Le cardinal Müller continuera à servir publiquement la foi”, en tant que prêtre et en tant que théologien.

Le pape émérite qui a été lui aussi préfet de la Doctrine de la foi, souligne que cette charge est un rôle où la « sagesse » ne vient pas seulement des compétences en la matière, mais de la capacité à reconnaître la « limite » de la connaissance théologique.

Et c’est justement ainsi que le cardinal Müller à cherché à exercer sa charge à Rome, souligne encore le pape émérite Benoît XVI : « Il a défendu les claires traditions de la foi, mais dans l’esprit du pape François: il a cherché à comprendre comment elles peuvent être vécues aujourd’hui. »

Dans ce livre, les théologiens constatent la difficulté de la transmission de l’image de Dieu de la foi chrétienne, étant donné la pluralité des religions et des visions du monde. Les auteurs ont donc cherché à éclairer le Dieu trinitaire depuis différentes perspectives comme par exemple la nostalgie de Dieu, la foi dans la Trinité comme un défi pour cette époque, les caractéristiques de Dieu et l’image chrétienne de Dieu dans le dialogue avec l’Islam.

der-dreifaltige-gott-christlicher-glaube-im-saekularen-zeitalter-fuer-gerhard-kardinal-mueller-978-3-451-37875-1-52351-1-1-e1514400398405.jpgLe volume réunit les contributions de : Dirk Ansorge, George Augustin (éditeur), Franz Joseph Baur, Christoph Binninger, Achim Buckenmaier, Enrico dal Covolo, Rino Fisichella, Bruno Forte, Hanna-Barbara Gerl-Falkovitz, Krzysztof Gózdz, Helmut Hoping, Kurt Koch, Felix Körner SJ, Thomas Krafft, Luis F. Ladaria, Ulrich L. Lehner, Thomas Marschler, Reinhard Marx, Karl-Heinz Menke, Heiko Merkelbach, Philipp Müller, Wolfgang W. Müller, Veit Neumann, Gianfranco Ravasi, Christian Schaller, Markus Schulze, Angelo Scola, Jörg Splett, Thomas Söding, Karl OCist Wallner, Ralph Weimann, Marc Witzenbacher, Wlodzimierz Wolyniec.

lundi, 25 décembre 2017

Joyeux Noël

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Chers lecteurs,

En 2018, le blog "Le Suisse Rom@in" fêtera ses 10 ans d'existence. 

Actuellement, vous êtes environ entre 500 à 900 visiteurs par jour (avec même un pic à 4500 visites en décembre). Si ce petit moyen permet de découvrir la foi, notre Pape, la vie et la vitalité de l'Eglise pour suivre l'actualité médiatique qui marque nos esprits, mon objectif est atteint. 

Merci pour votre fidélité. Avec mes prières pour toutes vos intentions. 

Abbé Dominique Fabien Rimaz, auxiliaire cathédrale de Fribourg, Le Suisse Rom@in. 

Message Urbi et Orbi de Noël: le texte intégral (Vatican News)

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Message Urbi et Orbi de Noël: le texte intégral

Nous voyons Jésus dans les enfants du Moyen Orient, qui continuent à souffrir à cause de l’aggravation des tensions entre Israéliens et Palestiniens.

En ce jour de fête, demandons au Seigneur la paix pour Jérusalem et pour toute la Terre Sainte ; prions pour qu’entre les parties la volonté de reprendre le dialogue l’emporte et que l’on puisse finalement parvenir à une solution négociée qui permette la coexistence pacifique de deux États à l’intérieur de frontières définies entre eux et reconnues internationalement.

Que le Seigneur soutienne aussi l’effort de ceux qui, au sein de la Communauté internationale, sont animés par la bonne volonté d’aider cette terre meurtrie à trouver, malgré les graves obstacles, la concorde, la justice et la sécurité qu’elle attend depuis longtemps.

Voici une traduction intégrale de l'intervention du Pape François lors de sa bénédiction Urbi et Orbi, prononcée ce dimanche midi depuis la loggia de la basilique Saint-Pierre.

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www.vaticannews.va

Chers frères et sœurs, bon Noël !

À Bethléem, Jésus est né de la Vierge Marie. Il n’est pas né d’une volonté humaine, mais du don d’amour de Dieu le Père, qui «a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle» (Jn 3,16)

suite

Bénédiction Urbi et Orbi du Pape François: une image différente que Benoît XVI

Bénédiction Urbi et Orbi du Pape François: une image différente que Benoît XVI

Il n'y a pas photo: le style liturgique des deux Papes sont fort différent. Benoît XVI est bavarois, le baroque est dominant. François est un jésuite, pas très réputé pour leur application liturgique. 

Deux Papes aux styles personnels très différents, qui donnent à la ville et au monde exactement la même bénédiction indulgenciée. 

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Urbi et Orbi: une bénédiction et un "pardon médiatique"

A la fin du message urbi et orbi, une Cardinal a annoncé aux fidèles qu'ils recevront également l'indulgence plénière, s'ils sont convenablement disposés. Ceci est également valable pour les personnes qui suivent le Saint Père par la télévision ou la radio.

C'est la seule grâce, si on peut dire, qui est "médiatique". Le contact personnel reste la grande valeur de l'Eglise, car chacun est unique. 

La bonne disposition se résume à:

la confession,

la participation à la Messe avec la communion, 

la prière aux intentions du Pape

et la ferme volonté de tendre vers la sainteté pour éviter les péchés véniels. 

L'indulgence plénière de la bénédiction urbi et orbi

L'indulgence est la remise des conséquences dûes aux péchés. L'absolution, le pardon reçu par un prêtre, nous réconcilie avec Dieu et l'Eglise, mais il reste le désordre du mal, qui demande réparation. La pénitence que le fidèle récite suite au sacrement du pardon obtient déjà une certaine réparation. Toutefoois, l'indulgence plénière nous met en parfait état de grâce. 

L'indulgence partielle remet quelques conséquences du péché. 

Le Cardinal Maradiaga sous enquête

Unknown-3.jpegLe Cardinal Maradiaga sous enquête

Interrogé à ce sujet, vendredi 22 décembre 2017, le directeur de la salle de presse du Vatican, Greg Burke, confirme qu’il y a eu « une enquête voulue en personne par le Saint-Père », sans précision.

L’hebdomadaire italien L'Espresso cite le nom de Mgr Jorge Pedro Casaretto, évêque argentin, envoyé au Honduras en mai dernier, comme visiteur apostolique.

Mgr Pineda ferait l'objet de certaines accusations: il supporterait financièrement un homme, son compagnon, avec des fonds de l’archidiocèse, et qui serait même hébergé dans le campus Université catholique du Honduras. 

La Cardinal Maradiaga, un nouveau scandale ?

A mon avis, il est tout à fait possible que cette affaire fasse éclater un nouveau scandale qui toucherait un des plus proches collaborateur du Pape François.

Sans entrer dans les détails, je me souviens parfaitement avoir parlé avec un grand spécialiste de la communication du Saint-Siège. Il m'avait clairement exprimé ses doutes et sa grande perplexité pour la confiance accordée au Cardinal par le Pape. Il trainerait certaines casseroles ... Affaire à suivre. 

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samedi, 23 décembre 2017

Le cardinal hondurien Maradiaga s'estime "diffamé" par L'Espresso

Unknown-2.jpegSelon le journaliste d’enquête de L’Espresso, Emiliano Fittipaldi, le cardinal touchait environ 500 000 € par an en sa qualité de grand chancelier de l’Université catholique de Tegucigalpa.

La Croix

Le cardinal hondurien Maradiaga s'estime "diffamé" par L'Espresso

23.12.2017 par Jacques Berset, cath.ch

Cardinal-Oscar-Andrés-Rodriguez-Maradiaga-archevêque-de-Tegucigalpa-Photo-archevêché-de-Tegucigalpa-800x450.jpgLe cardinal Oscar Andrés Rodriguez Maradiaga s’estime “diffamé” par L’Espresso.  L’archevêque de Tegucigalpa, au Honduras, a en effet qualifié de “diffamatoire” un article du magazine italien du 21 décembre 2017, l’accusant d’avoir reçu personnellement des dizaines de milliers d’euros de l’Université catholique de la capitale hondurienne (UNICAH) en tant que Grand chancelier.

Sur le site internet de l’archidiocèse de Tegucigalpa, le cardinal Maradiaga  affirme que les accusations de l’hebdomadaire italien viennent de “personnes opposées à la réforme de la curie romaine qui veulent me calomnier pour que je cesse ce service” à l’Eglise et au pape François.

La “voix des pauvres”

S’exprimant au nom de l’archidiocèse de Tegucigalpa, le Père Carlos Rubio a rejeté les accusations de L’Espresso, rappelant que l’Université catholique, qui appartient à l’Eglise, appuie économiquement “tous les évêques et pas seulement le cardinal, pour aider les diocèses”.

Membre et coordinateur du C9, la commission des neuf cardinaux nommés par le pape François pour l’aider dans le gouvernement de l’Eglise universelle, le cardinal hondurien riposte dans une interview accordée à l’agence de presse catholique anglophone CNA, appartenant au groupe catholique états-unien EWTN Global Catholic Network. Représentant la “voix des pauvres”, considéré comme un proche du pape François, le cardinal Oscar Andrés Rodriguez Maradiaga a affirmé que les sommes d’argent en question servaient aussi à aider le travail pastoral de l’Eglise.

Une enquête du Saint-Siège

Le Saint-Siège a cependant enquêté sur des accusations de malversations financières à l’encontre du cardinal Oscar Maradiaga, mais les résultats ne sont pas connus. Le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège a confirmé à I.MEDIA le 22 décembre 2017 que cette enquête avait été demandée par le pape François lui-même. Selon des informations parues dans l’hebdomadaire L’Espresso, un visiteur apostolique, l’évêque argentin Mgr Jorge Pedro Casaretto, a été envoyé au Honduras en mai dernier, pour enquêter sur des allégations concernant le cardinal Maradiaga

Le prélat aurait ainsi perçu environ 35’000 euros par mois pendant des années, dont 500’000 euros pour la seule année 2015. Au total, il aurait touché plus d’un million d’euros. Sommes qui auraient été investies dans des fonds anglais, notamment Leman Wealth Management, et dont une partie aurait disparu.

“Pas un acte de corruption”

Le cardinal a expliqué à CNA que l’Université catholique est la propriété de l’archidiocèse de Tegucigalpa et que lui-même n’a même pas le pouvoir de la vendre. “Nous l’avons fait grandir jusqu’à ce que nous ayons 11 campus dans le pays afin que nous puissions aussi aider le travail pastoral de l’Eglise”. Il souligne que l’archidiocèse dispose d’un Conseil économique qui décide des investissements. Pour le Père Rubio, “recevoir ces aides de l’Université n’est pas un acte de corruption, parce que l’argent ne vient pas de l’Etat, mais c’est de l’argent d’une institution qui dépend de l’Eglise”.

Le cardinal hondurien a confirmé pour sa part que le montant mensuel versé par l’Université catholique et mentionné par L’Espresso était plus ou moins celui qu’il recevait. Cet argent permet d’apporter une aide financière destinée aux  séminaristes, à la construction et à la réparation d’églises, aux prêtres des paroisses rurales “qui n’ont pas assez d’argent pour survivre”.

L’argent qu’il reçoit de l’Université catholique du Honduras, a poursuivi le cardinal, sert aussi à acheter  les véhicules des paroisses et à payer les frais de santé des prêtres, “puisque aucun d’entre nous n’a de salaire”. Le cardinal Oscar Maradiaga relève que ces fonds ne sont pas à son nom mais à celui de l’archidiocèse. “Vous pouvez consulter les prêtres, a-t-il ajouté, soulignant que ces fonds aident aussi de nombreux pauvres qui viennent tous les jours chercher de l’aide”.

“Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose”

Le cardinal Maradiaga a également révélé qu’il y a plus d’un an, il a dû révoquer un administrateur à l’Université “parce qu’il était en train de voler”. Peu de temps après un pamphlet anonyme a publié une série de diffamations similaires aux accusations que publie en ce moment L’Espresso.

 “Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose”, lance-t-il, avant de se demander quel but vise cette diffamation diffusée et réfutée en justice au Honduras il y a un plus d’un an. “Pourquoi la publier maintenant, alors qu’il n’y a plus que 8 jours avant que je présente ma démission au Saint-Père et que j’aurai 75 ans?” Le cardinal Oscar Andrés Rodriguez Maradiaga aura en effet 75 ans le 29 décembre 2017 et, conformément au droit canonique, il démissionnera de son poste d’archevêque de Tegucigalpa pour avoir atteint la limite d’âge.

L’article de L’Espresso a été publié  le 21 décembre, le jour même du discours du pape François à la curie. Lors de cette intervention, le pontife avait en particulier sévèrement critiqué les “traîtres à la confiance”.

(cath.ch/aci/cna/imedia/be)

Offices de Noël à portée de clic grâce à Theodia

Unknown.pngOffices de Noël à portée de clic grâce à Theodia

L'Avent est très court. Noël tombe un lundi, juste après le 4ème Dimanche de l'Avent. Cela rend le calendrier liturgique quelque peu confus. 

Comment ne pas manquer la Messe du Dimanche ? 

 

Comment ne manquer aucune messe ? Où y-a-t-il la Messe de Minuit ? La Messe des familles ? L'application Theodia répond presque instantanément à toutes ces questions !

 

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Gratuit

theodia n'est pas destiné aux seules paroisses et couvents desquels notre entreprise à réalisé de site ou l'hébergement de site. Il est destiné à toute paroisse, unité pastorale, diocèse, couvent ou groupements de lieux dans lesquels sont célébrés des offices religieux catholiques. 

L'outil, dans toutes ses options de base, est proposé gratuitement à l'adresse http://theodia.org 

Vue des fonctionnalités ici :

Fonctionnalités

Unknown-1.jpegPour l'heure, theodia permet de géolocaliser un lieu de culte, duquel il est possible de donner un titre, une description, de lier des images, un lien vers le site internet officiel lié au lieu en question. Chaque lieu est catégorisé par type.

A chaque lieu, il est possible de lier des calendriers au format ICS. Ces calendriers sont mis à jour à partir de Google ou d'Outlook, par exemple. Il y a un calendrier par lieu, par langue et par rite. Ainsi, une église dans laquelle sont célébrées des messes en français et en allemand dispose de 2 calendriers.

A l'heure actuelle, theodia ne gère que les messes. Un développement ultérieur est prévu pour la gestion de tous les offices religieux (vêpres, laudes) ainsi que pour la prière du chapelet et les confessions.

Un widget permettant d'afficher des iframe sur les sites internet des paroisses avec une concaténation des horaires de tous les lieux souhaités est actuellement en cours de programmation. Sa sortie est prévue en janvier 2017.

Lieux actuellement enregistrés

A l'heure actuelle, seuls des lieux dans le canton de Fribourg (Suisse) sont enregistrés. Nous attendons volontiers des volontaires hors de nos frontières.

Soutenir notre projet

Pour soutenir notre projet, un don à l'Iban détaillé en page contact est le bienvenu : http://theodia.org/contact

Enquête voulue par le Pape pour le Cardinal Maradiaga

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Selon le journaliste d’enquête de L’Espresso, Emiliano Fittipaldi, le cardinal touchait environ 500 000 € par an en sa qualité de grand chancelier de l’Université catholique de Tegucigalpa.

 

Cadeau de Noël empoisonné pour le Pape François. Le Cardinal Maradiaga est sous enquête.

Je dois avouer que j'ai toujours été très sceptique par la confiance accordée par le Pape au Cardinal du Honduras. J'avais appris à Rome qu'il pourrait bien trainer quelques casseroles. L'enquête établira les faits. Affaire à suivre ....

Cardinal Maradiaga : François est très triste. Enquête ouverte

 

Vatican - le 22/12/2017 à 15:26:00 Agence I.Media

Le pape François a demandé une enquête au Honduras sur le cardinal Maradiaga

maradiaga-l200-h200-rm.jpgLe Saint-Siège a enquêté sur des accusations de malversations financières à l’encontre du cardinal Oscar Maradiaga, archevêque de Tegucigalpa au Honduras. Le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège a confirmé à I.MEDIA le 22 décembre 2017 que cette enquête avait été demandée par le pape François lui-même.

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La gestion du diocèse du cardinal Maradiaga mise en cause

cardinal-Maradiaga-Vatican-2015_0_728_485.jpgGrand chancelier de l’Université catholique de Tegucigalpa, dont il est l’archevêque, le cardinal Maradiaga aurait reçu environ 500 000 € par an. Un hebdomadaire italien met en cause la gestion de cet argent.

Les proches du cardinal réfutent tout enrichissement personnel.

L’archevêque de Tegucigalpa, le cardinal hondurien Oscar Maradiaga, coordinateur du « C9 » et proche du pape François, aurait touché pendant des années environ 35 000 € par mois de l’Université catholique de Tegucigalpa, affirme l’hebdomadaire italien L’Espresso sur son site Internet.

« Le puissant cardinal Oscar Maradiaga, fervent partisan d’une Église pauvre (…) a reçu pendant des années environ 35 000 € par mois », annonce l’hebdomadaire sur son site Internet avant la sortie du journal, dimanche, mettant ainsi en cause le coordinateur du conseil de neuf cardinaux qui conseille le pape dans ses réformes.

 

Le cardinal Oscar Maradiaga, pilote de la réforme

Selon le journaliste d’enquête de L’Espresso, Emiliano Fittipaldi, le cardinal touchait environ 500 000 € par an en sa qualité de grand chancelier de l’Université catholique de Tegucigalpa.

Dans un entretien à l’agence catholique ACI, le père Carlos Rubio, curé de la cathédrale de Tegucigalpa explique que l’université appuyait financièrement « tous les évêques, et non pas seulement le cardinal, pour aider les diocèses » dans un pays frappé par « la pauvreté ».

« Recevoir cet argent n’est pas un acte de corruption, parce qu’il ne s’agit pas d’argent de l’État, mais d’argent d’une institution qui dépend de l’Église », a-t-il insisté.

Un dossier entre les mains du pape

« Connaissant le train de vie très simple du cardinal, je ne l’imagine pas un seul instant utiliser de l’argent pour s’enrichir », confie de son côté à La Croix un proche du cardinal Maradiaga.

Néanmoins, une partie des sommes touchées par le cardinal Maradiaga aurait été investie dans des fonds à Londres puis aurait disparu, selon L’Espresso qui met aussi en cause Mgr Juan José Pineda, évêque auxiliaire de Tegucigalpa et bras droit du cardinal Maradiaga, pour des dépenses mystérieuses qui pourraient avoir été effectuées avec l’argent du diocèse.

L’essentiel des informations publiées par L’Espresso provient en fait d’un dossier réalisé par Mgr Jorge Casaretto, évêque émérite de San Isidro (Argentine), et envoyé par le pape François en personne enquêter sur les agissements de Mgr Pineda, homme à la personnalité trouble.

Seules de très rares personnes à la Curie ont eu accès à ce dossier remis en mai dernier au pape.

« Le pape est très triste »

Les révélations de l’hebdomadaire italien interviennent au moment où le pape François a fustigé jeudi, sans les nommer, les « traîtres de la confiance » qui freinent sa réforme des institutions. « Ils se laissent corrompre par l’ambition et une gloire vaine », a déploré le pape lors des vœux de Noël à la Curie.

Le pape François s’élève contre le « cancer des conspirations » à la Curie

« Le pape est très triste mais également déterminé à découvrir la vérité », assurent des sources proches du pape, citées par L’Espresso qui rappelle que le cardinal Maradiaga fêtera le 29 décembre ses 75 ans, âge auquel les évêques doivent remettre au pape leur démission.

Selon nos informations, le pape garderait toute sa confiance dans le cardinal Maradiaga en ce qui concerne la gestion du « C9 », ce qui accrédite la thèse d’un dossier concernant au premier chef l’évêque auxiliaire.

Nicolas Senèze, à Rome

jeudi, 21 décembre 2017

L'ombre des idées "sedevacantistes" continue sa propagande anti-François

Le sédévacantisme de l'expression latine sede vacante signifiant « le siège (sous-entendu le trône de saint Pierre) [étant] vacant », utilisée entre la mort ou la renonciation d'un pape et l'élection de son successeur) est une position religieuse défendue par une minorité de catholiques du courant traditionaliste.

Ces idées sont comme incrustées dans la tête de nombreux fidèles. Elles fomentent le doute et entretiennent le mythe d'une rupture dans la Tradition de l'Eglise. Rien de tellement nouveau sous le soleil, car elles se répandent depuis le pontificat de Pie XII. 

A lire

L'ombre des idées "sedevacantistes" continue sa propagande anti-François

Unknown.jpegSource L’édition imprimée du nouveau volume des « Acta » officiels du Saint-Siège est parue au début du mois de décembre 2017. On y découvre la lettre dans laquelle le pape approuve les critères laxistes adoptés par les évêques de la région de Buenos Aires pour l’application du chapitre VIII d’Amortis lætitia sur la communion donnée aux divorcés « remariés ».

Qui plus est, cette publication officielle de deux documents, le texte des évêques argentins et la lettre d’approbation du pape, est revêtue de la mention « velut Magisterium authenticum », en tant que Magistère authentique.

Le 13 décembre, sur son blogue Settimo Cielo, le vaticaniste Sandro Magister commentait cette parution aux Acta Apostolicæ Sedis : « Par ce geste, il semblerait donc que François ait voulu dissiper une fois pour toutes les ambiguïtés d’Amoris lætitia, en éliminant tous les doutes sur sa volonté qu’à certaines conditions, les divorcés remariés puissent accéder à la communion eucharistique tout en continuant à cohabiter “more uxorio” (i.e. maritalement). Dans sa lettre, il écrit en effet que le texte des évêques argentins “explique de manière excellente le chapitre VIII d’Amoris lætitia. Il n’y a pas d’autres interprétations”.

« Cette dernière phrase laisse pourtant elle-même planer certains doutes. Si l’interprétation des évêques de la région de Buenos Aires est vraiment l’unique interprétation admise par le pape, qu’en est-il des affirmations solennelles elles aussi écrites par le pape dans l’introduction d’Amoris lætitia, selon lesquelles il est juste que “subsistent différentes interprétations de certains aspects de la doctrine ou certaines conclusions qui en dérivent”, et que donc “dans chaque pays ou région, peuvent être cherchées des solutions plus inculturées, attentives aux traditions et aux défis locaux” ?

« Qu’en sera-t-il par exemple des interprétations plus restrictives, comme celle des évêques polonais ou de l’archevêque de Philadelphie Charles Chaput ? Ou au contraire des interprétations plus audacieuses comme celle des évêques allemands ou de l’encore plus téméraire évêque de San Diego Robert McElroy ? Devraient-elles toutes rentrer dans les critères établis par les évêques argentins puisque, justement, “il n’y a pas d’autres interprétations” ?

« Mais en Argentine également, l’évêque de Reconquista, Angel José Macín, n’est-il pas allé au-delà des critères prudentiels de ses confrères de la région de Buenos Aires, quand il a publiquement et collectivement célébré dans sa cathédrale le retour à la communion de trente couples de divorcés remariés qui continuaient à vivre ensemble “more uxorio” ?

« Ce n’est pas tout. La signification de “magistère authentique” qui est appliquée aussi bien à la “lettre apostolique” du pape François qu’à son annexe (des évêques argentins) n’est pas non plus très claire. On ne voit pas bien comment articuler cet acte du “magistère” avec le canon 915 du code de droit canonique qui interdit d’admettre à la communion “ceux qui persistent avec obstination dans un péché grave et manifeste”. »

Et Sandro Magister de signaler que ces doutes sont partagés par le canoniste américain Edward Peters, sur son blogue In the Light of Law (à la lumière de la loi), dans une étude parue le 4 décembre. Au nom de la « miséricorde pastorale », Amoris lætitia peut-elle s’affranchir et de l’enseignement évangélique sur le mariage et de la loi de l’Eglise sur ce sacrement ? 

mercredi, 20 décembre 2017

Le Cardinal Law, archevêque de Boston, est mort. Il est désormais devant le jugement de Dieu

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Le victimes demandent des funérailles discrètes (BFMTV)

Le Cardinal Law, archevêque de Boston, est mort. Il est désormais devant le jugement de Dieu

images.jpegLe cardinal américain Bernard Law, éclaboussé par un scandale pédophile, n'est plus via @letemps @afpfr. Il est désormais face au jugement de Dieu. 

Contrairement à l'affirmation de l'agence de presse française AFP, il a été inquiété (heureusement !) et déposé de son diocèse par Rome, qui a nommé le Cardinal O'Malley, un homme intègre, droit et courageux.

Lien: Le Temps

Le film Spotlight, excellent et dramatique, raconte l'histoire de l'enquête des journalistes du The Boston Globe. Les médias furent décisifs pour faire sortir de l'ombre ces crimes sataniques. Le Cardinal Law n'avait voulu que défendre une institution, sans penser d'abord et avant tout aux victimes. 

L'histoire du Cardinal Pell est tout autre. 

Décès du cardinal Law, confronté en 2002 au scandale de pédophilie à Boston

20.12.2017 par I.MEDIA

Le cardinal Bernard Law, archiprêtre émérite de Sainte-Marie-Majeure, est mort à l’âge de 86 ans le 20 décembre 2017 à Rome, a annoncé le Saint-Siège. Archevêque de Boston (Etats-Unis) entre 1984 et 2002, il avait été contraint à la démission à la suite de révélations d’abus sexuels commis par des prêtres de son diocèse.

Dans un télégramme de condoléances adressé au cardinal Sodano, doyen du collège cardinalice, le pontife assure prier pour le repos du cardinal Law. “Puisse Dieu, qui est riche en miséricorde, l’accueillir dans Sa paix éternelle”. Il confie également le défunt prélat à “l’intercession maternelle” de la Vierge Marie. Contrairement à l’habitude, ce message ne revient pas sur la vie du défunt.

Né en 1931, diplômé de la prestigieuse Université Harvard, le cardinal américain Bernard Law a été ordonné en 1961. En 1973, il est nommé évêque dans le Missouri avant d’être transféré à la tête de l’archidiocèse de Boston, dans le Massachusetts. Un an plus tard, il est créé cardinal par le pape Jean Paul II.

Au cours de ses différents ministères, le haut prélat s’implique particulièrement dans les mouvements de défense des droits civiques et dans le dialogue œcuménique avec le protestantisme. Il est notamment chargé du programme d’accueil au sein de l’Eglise catholique des pasteurs épiscopaliens américains qui se convertissent. Par ailleurs, il appelle à la réalisation d’un catéchisme universel et supervisera ensuite sa traduction en anglais.

Poussé à la démission

En 2002, éclaboussé par les affaires de pédophilie commis par des prêtres de son diocèse, le cardinal Law est poussé à la démission. Il est accusé d’avoir été au courant des méfaits et d’avoir répondu en déplaçant simplement les prêtres incriminés.

Une enquête de journalistes du Boston Globe, couronnée de prix Pulitzer, avait permis de révéler comment la hiérarchie catholique locale, avec à sa tête le cardinal Law, avait de manière systématique, et souvent cynique, couvert des abus sexuels commis par quelque 90 prêtres à Boston et dans les environs au cours de plusieurs décennies. Spotlight, une production indépendante sacrée meilleur film de l’année aux Oscars en 2016, retrace l’enquête du Boston Globe, en donnant une voix aux survivants.

En 2004, le cardinal Law est nommé archiprêtre de la basilique papale de Sainte-Marie-Majeure, à Rome. Il participe au conclave de mars 2005. En 2011, âgé de 80 ans, le haut prélat américain démissionne de sa charge. Il a continué de vivre au Vatican jusqu’à son décès. Mgr Law a constamment refusé de parler ce qui s’était produit à Boston.

Les obsèques du cardinal seront célébrées le 21 décembre dans la basilique Saint-Pierre au Vatican, comme le veut l’habitude pour celles des cardinaux résidant à Rome. Elles seront présidées par le cardinal Angelo Sodano. Le pape célébrera le rite de l’ultima commendatio et de la Valedictio, dernière recommandation à Dieu, qui a remplacé ‘l’absoute’, ou absolution des péchés. (cath.ch/imedia/xln/rz)

mardi, 19 décembre 2017

La Virginité de Marie selon Ratzinger/Benoît XVI

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Selon le petit prince de la théologie, Joseph Ratzinger/Benoît XVI,  Marie n’aurait pas fait vœux de virginité enfant ou avant mariage avec Saint Joseph. Elle a cru à l’ange, pour devenir Mère du Messie d’une manière qu’elle ne connaissait pas encore. 

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Pour l'Eglise, la virginité est féconde. Marie a inauguré le temps de la virginité pour le Royaume des Cieux. Selon les Juifs, la descendance et la procréation étaient une bénédiction divine. La stérilité, une malédiction. Avec Marie, avec Joseph, le don de soi à Dieu, dans la virginité, est fécond. De là découle le célibat des prêtres, des religieux et religieuses, la vocation de vierge consacrée et le célibat des laïcs. 

samedi, 16 décembre 2017

La fin de l'émission drôle et comique de 26 minutes: Hosanna, ce con de diacre de Chastavel, une caricature parfois réelle

La fin de l'émission drôle et comique de 26 minutes

Archive du Suisse Rom@in

Hosanna: ce con de diacre de Chastavel, une caricature parfois réelle

Incarné par le comédien Didier Charlet à la radio, l’épouvantable chef spirituel de la paroisse de Chastavel, Jean-Gabriel Cuénod, monte sur scène.

Lien

Migros Magazine

Hosanna! dans la joie, avec ce con de diacre de Chastavel

images.jpegHosanna ! dans la joie, ce spectacle un peu vulgaire et parfois même un brin obscène, est toutefois fort bien étudié sociologiquement et psychologiquement.

Aube blanche et petite croix, chaussettes sales dans des sandales peu hygiéniques et visage flanquée de grosses lunettes complètent l'aspect peu ragoutant du diacre évangélique. 

La satire et la caricature opérées par Jean-Gabriel Cuénod fait tout de même mouche: au moins nous savons ce qu'un homme d'Eglise ne doit pas faire, ni être !

Au niveau de la communication, Jean-Gabriel révèle que le ton utilisé pour parler de la religion est hélas parfois fort enfantin.

Son message serait sulfureux, homophobe, extrémiste et raciste; mais tout est dit sur un mode souriant, joyeux et apparement bon enfant; comme pour nous suggérer que la communication ecclésiastique est quelque fois onctueuse, cléricale et ne s'adressant qu'à des gamins. Le sexe deviendrait obsédant pour cette religion. 

Ce con de diacre est malheureusement une caricature parfois un tantinet réel. En tout cas, cela rejoint un imaginaire de l'opinion publique: les hommes d'Eglise seraient des grands hypocrites, attachés à la quête et à l'argent et pour couronner le tout, homosexuels voir pédophiles. Faites ce que je dis mais pas ce que je fais. 

Dans cette imaginaire morbide, c'est là que la magie du Pape François opère: sa communication casse un par un tous ces clichés mortels.

Tout est bien qui finit bien. A la fin de la cérémonie spectacle, Jean-Gabriel nous rappelle que dans le livre de la Bible, une belle chose a été écrite: aimez-vous les uns les autres. 

Dieu merci, les hommes et femmes de Dieu que je connais sont à des années lumières de ce chrétien xénophobe et homophobe. Mais sommes-nous au moins drôles ?

Relation entre la FSSPX (Ecône) et le Saint-Siège: petits repères.

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Relation entre la FSSPX (Ecône) et le Saint-Siège: petits repères.

La levée des excommunications des 4 évêques par Benoît XVI avait provoqué une polémique médiatique mondiale. L'affaire Williamson avait défrayé la chronique, Benoît XVI avait énormément souffert. L'évêque négationniste n'appartient plus à la Fraternité.  

Il faut tout faire pour l'unité des chrétiens, et donc pour l'unité des catholiques. La FSSPX est dissidente. Le Pape François continue de chercher à colmater la brèche. 

De fait, le droit pénal de l'Eglise catholique est médicinal et recherche la conversion du pécheur.

Il ne suffit pas d'être un prêtre, il faut encore recevoir une juridiction donnée par l'Eglise du Christ, qui subsiste en plénitude dans la communion de l'Eglise catholique, gouvernée par le successeur de Pierre et les évêques en communion avec lui. Le Pape détient les clefs, le pouvoir de juridiction confiée aux évêques, les vicaires du Christ pour leur diocèse.  

Les 3 évêques et les quelques 450 prêtres de la FSSPX ne sont plus excommuniés, mais ne sont pas pour autant réintégrés dans l'Eglise catholique romaine. Ils restent suspendus "a divinis". Les églises catholiques ne leur sont pas ouvertes pour les messes. Les ordinations de prêtres sont valides, mais gravement illicites et blessent l'unité de l'Eglise de Jésus. 

Ce sont des vrais évêques et des vrais prêtres. Lorsqu'ils célèbrent la Messe, le Seigneur est présent, avec son Corps, son Sang, son Ame et sa Divinité. La Messe est donc valide, mais illicite. 

Par décision du Pape François, le sacrement de la réconciliation, la confession, est désormais valide pour les fidèles de la Fraternité qui se confessent chez eux. Le fossé sera en effet comblé par la Miséricorde du Seigneur. 

Les mariages entre des chrétiens de la FSSPX sont aussi valides, pour autant que les prêtres demandent une "autorisation" à l'ordinaire du lieu. 

Quant à la configuration juridique d'une prélature personnelle, qui ne dépend pas d'un territoire mais regroupe des fidèles laïcs et des prêtres guidés prélat en union avec le Pape, elle est encore une question discutée. Le Pape François avait rappelé la vertu de la patience pour cheminer ensemble vers une réconciliation.

Les gestes de Miséricorde opérés par Benoît XVI (levée des excommunications) et par François (validité de la confession et des mariages) montrent toutefois une volonté d'avancer par petits pas. 

 

Réforme de la communication du Vatican

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La communication du Vatican: des médias unifiés

Réforme de la communication du Vatican

 

Le nouveau site du Vatican www.vaticannews.va

La communication du Saint-Siège marche "sur deux pieds": les médias mainstream et les réseaux sociaux. 

La salle de presse entre en relation avec les journalistes de la presse écrite, de la radio, de la télévision, appelés généralement les médias traditionnels. 

Le Vatican est au présent sur les réseaux sociaux. Ouvert par le Pape Benoît XVI, le compte Twitter marche à plein régime. François est vite devenu le Pape de Twitter !

Un nouveau site internet est en préparation pour la nouvelle année 2018.

 

(RV) Une rédaction unique, multilingue et multimédia, dénommée «Vatican News». Tel est l’un des aboutissements de la réforme des médias enclenchée par le Pape François en juin 2015, visant à renouveler le mode de communication du Saint-Siège à l’ère numérique.

Une gestion multimédia centralisée

«Les médias du Vatican adoptent un nouveau modèle de production basé sur l'intégration et la gestion unitaire», a annoncé le Secrétariat pour la communication (SPC) du Saint-Siège dans un communiqué paru le 13 décembre 2017, à l’issue de la 22ème réunion du Conseil des neuf cardinaux aidant le Pape dans sa réforme de la Curie romaine.

Dotée d’un nouveau logo et d’une charte graphique, «la première version du nouveau portail (www.vaticannews.va) regroupera Radio Vatican, la chaîne de télévision CTV, les réseaux sociaux du Pape et la maison d'édition du Vatican», a indiqué à cette occasion Mgr Dario Edoardo Vigano, préfet du SPC.

Le portail sera ainsi mis en ligne dans les prochains jours dans sa version bêta pour remplacer les sites d'information précédemment utilisés. Le quotidien Osservatore Romano, le service photographique et la typographie vaticane, viendront rejoindre «Vatican News», à partir du 1er janvier 2018.

350 employés, 40 langues

350 rédacteurs et techniciens provenant des 40 rédactions linguistiques et des 9 institutions du Secrétariat pour la communication composeront cette nouvelle unité multimédia (audio, texte, vidéo, infographie), sous l’égide d’une direction éditoriale.

Dans un premier temps, seules 70 personnes feront partie des équipes du nouveau portail qui se décline en six langues (italien, français, anglais, allemand, espagnol et portugais) et en 4 rubriques thématiques (Pape; Vatican; Église et Monde).

Aucun changement des modalités d'écoute des journaux en français

Outre le portail Vatican News dédié aux contenus (audio, texte, vidéo, infographie, photo), cette refonte marketing inclut également la marque «Vatican Media», se rapportant à toute la production multimédia destinée aux partenaires professionnels.

Aucun changement en ce qui concerne les modalités d'écoute des journaux en français. Ceux-ci deviennent une production «Vatican News» diffusée sur internet et sur nos radios francophones partenaires.

«Radio Vaticana Italia» devient la chaine de radio en italien diffusé en numérique terrestre et DAB.

Ecône: un prêtre suisse, suspendu a divinis par l'Eglise catholique, condamné pour des actes pédophiles en Belgique

Ecône: un prêtre suisse, suspendu a divinis par l'Eglise catholique, condamné pour des actes pédophiles en Belgique

Il ne s'agit pas d'un prêtre diocésain, catholique romain. La FSSPX, dont les prêtres et les évêques sont suspendus a divinis, va instruire un procès canonique, avec Rome et le Pape François, pour renvoi de l’état clérical.

Australie et abus: 4000 cas d’abus commis par des prêtres, des religieux et religieuses ont été recensés.

Australie et abus: 4000 cas d’abus commis par des prêtres, des religieux et religieuses ont été recensés.

Australie:  selon des chiffres publiés en février, 7% du clergé australien a fait l’objet d’accusations, et jusque 15% dans certains diocèses. 4000 cas d’abus commis par des prêtres, des religieux et religieuses ont été recensés.

Un passé honteux !

L’archevêque de Melbourne s’est opposé à la trahison du secret de la confession, assurant qu’il refusera l’absolution aux pédophiles qui ne se dénonceraient pas aux autorités, ce qu’il les incitera à faire. Quand au célibat, a-t-il déclaré, c’est une décision qui appartient à Rome. 

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Zenit

Après le rapport de la Commission d’enquête royale sur les réponses institutionnelles aux crimes de pédophilie, publié ce 15 décembre 2017 en Australie, le Saint-Siège réaffirme son engagement auprès des victimes.

« Le rapport final de la Royal Commission into Institutional Responses to Child Sex Abuseen Australie, peut-on lire dans un communiqué publié à Rome en fin de journée, est le résultat d’efforts approfondis de la Commission ces dernières années et mérite d’être étudié sérieusement. »

« Le Saint-Siège reste proche de l’Eglise catholique en Australie – fidèles laïcs, religieux et clergé – tandis qu’elle écoute et accompagne les victimes et les survivants en s’efforçant d’apporter la guérison et la justice », ajoute le Bureau de presse du Vatican.

Le communiqué rappelle que « dans sa récente rencontre avec la Commission pontificale pour la protection des mineurs, le pape François a affirmé que l’Eglise est appelée à être lieu de compassion, surtout pour ceux qui ont souffert, et a réaffirmé que l’Eglise est engagée pour assurer des environnements sûrs qui garantissent la protection de tous les enfants et les adultes vulnérables ».

Radio Vatican s’est fait l’écho de ce rapport de la commission mise en place en 2012, selon laquelle l’Australie a « gravement manqué à ses devoirs » envers ses enfants : ces dernières décennies, des dizaines de milliers d’enfants ont été victimes d’agression sexuelles. Plus de 4 000 institutions sont mises en cause, fonctionnaires de l’enseignement public, membres des témoins de Jéhovah, de l’Eglise anglicane, et de l’Eglise catholique.

Selon des chiffres publiés en février, 7% du clergé australien a fait l’objet d’accusations, et jusque 15% dans certains diocèses. 4000 cas d’abus commis par des prêtres, des religieux et religieuses ont été recensés. Parmi les 400 recommandations de la Commission : la levée du secret de la confession en cas de pédophilie, et un célibat volontaire et non obligatoire pour les prêtres.

La radio vaticane rapporte les excuses publiques de l’Eglise australienne, par la voix de Mgr Denis Hart, président de la Conférence épiscopale du pays, pour ce « passé honteux ». L’archevêque de Melbourne s’est opposé à la trahison du secret de la confession, assurant qu’il refusera l’absolution aux pédophiles qui ne se dénonceraient pas aux autorités, ce qu’il les incitera à faire. Quand au célibat, a-t-il déclaré, c’est « une décision qui appartient à Rome ».

mardi, 12 décembre 2017

Pape François: avec Satan, une personne, on ne peut pas dialoguer

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Pape François: avec Satan, une personne, on ne peut pas dialoguer

Zenit

« Avec Satan on ne peut pas dialoguer »

Le mal « ce n’est pas le brouillard de Milan… ce n’est pas une chose diffuse, c’est une personne », Satan.

« Je voudrais dire quelque chose dont je suis convaincu, insiste le pape François : avec Satan, on ne peut pas dialoguer. Parce que si tu commences à dialoguer avec Satan tu es perdu, il est plus intelligent que nous… et il te renverse, il te fait tourner la tête et tu es perdu… Non, va-t-en. »

« Je voudrais dire quelque chose dont je suis convaincu, avec Satan, on ne peut pas dialoguer. Parce que si tu commences à dialoguer avec Satan tu es perdu, il est plus intelligent que nous… et il te renverse, il te fait tourner la tête et tu es perdu… Non, va-t-en. »

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« Avec Satan on ne peut pas dialoguer », met en garde fermement le pape François, dans la huitième vidéo d’une série sur la prière du Notre Père, qui sera diffusée le 13 décembre 2017 par la chaîne de la Conférence épiscopale italienne TV2000.

Le mal, explique-t-il, « ce n’est pas le brouillard de Milan… ce n’est pas une chose diffuse, c’est une personne », Satan.

« Je voudrais dire quelque chose dont je suis convaincu, insiste le pape François : avec Satan, on ne peut pas dialoguer. Parce que si tu commences à dialoguer avec Satan tu es perdu, il est plus intelligent que nous… et il te renverse, il te fait tourner la tête et tu es perdu… Non, va-t-en. »

Le diable, ajoute-t-il, « fait toujours semblant d’être éduqué, avec nous… avec nous les prêtres, avec nous les évêques. Il est éduqué, il entre ainsi et puis cela termine mal si tu ne t’en aperçois pas à temps ».

Dans cette série diffusée chaque mercredi et conçue en collaboration avec le Secrétariat pour la communication, le pape François s’entretient avec le p. Marco Pozza, théologien et aumônier de la prison de Padoue.

samedi, 09 décembre 2017

Mais pourquoi le vaticaniste Aldo Maria Valli voyage-t-il à bord de l'avion du Pape François ?

Mais pourquoi le vaticaniste Aldo Maria Valli voyage-t-il à bord de l'avion du Pape François?

Unknown.jpegJe connais un peu le vaticaniste de RAI UNO.

Son livre sur le Pape François m'avait déjà fortement surpris. Il sonne comme un retournement de veste. 

Il était à bord de l'avion papal lors du dernier voyage du Pape François.

Ce spécialiste du Vatican critique ouvertement les réponses de François. Cela reste possible. Mais aucune ne semble constructive.

La question est dès lors légitime ? Pourquoi Aldo Maria Vali voyage-t-il ?

Etre à bord est un privilège très rare, qui mérite au moins, pour un "catholique", une certaine fidélité à la vérité. 

Pardonnez mon audace, pleine de franchise: pourquoi ne pas rester à la maison ? et laisser votre place à quelqu'un d'autre ?

Les agnostiques et les athées font parfois beaucoup mieux. 

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MAIS POURQUOI PIERRE VOYAGE-T-IL ?

5 décembre 2012

www.aldomariavalli.it

La traduction Mme Bohly Benoît et Moi

* * *

Rentré depuis peu de Birmanie et du Bangladesh, je repense à certaines des réponses données par le pape dans l'avion, sur le vol de retour. Et malgré mes efforts, je ne parviens pas à écarter une certaine perplexité.

La première est sous la forme d'une question: mais pourquoi le pape est-il allé en Birmanie et au Bangladesh?

Unknown-1.jpegLa question ne doit pas sembler étrange.

Depuis que les successeurs des successeurs de Pierre ont commencé à voyager, le but principal de leurs voyages a toujours été un seul: confirmer leurs frères dans la foi, et surtout les frères les plus éloignés et solitaires, ceux qui vivent dans des mondes et des contextes où l'appartenance à la sainte Église romaine fait de vous le représentant d'une petite minorité, qu'il n'est pas rare de voir persécutée.

Toutefois, certaines déclarations faites par François à bord de l'avion suggèrent que Bergoglio a voyagé cette fois-ci pour d'autres raisons.

En effet, pendant la conférence de presse, expliquant comment et pourquoi il a voulu rencontrer des réfugiés Rohingyas à Dhaka, le pape a dit à un moment donné: « Je savais que j’allais rencontrer les Rohingyas. Je ne savais pas où ni comment, mais cela était pour moi une condition du voyage, et on préparait la façon de le faire».

Ainsi, le pape affirme que la rencontre avec les Rohingyas n'était pas un élément «à côté», certes important mais ajouté à une visite destinée à confirmer dans la foi les frères des petites et courageuses Églises de Birmanie et du Bangladesh. Non, c'était la «condition» même du voyage, posée par le pape en personne.

La raison fondamentale du voyage du successeur de Pierre a-t-elle donc changé? De la confirmation de ses frères et sœurs dans la foi, est-on passé à la rencontre des réfugiés? Et si les autorités, pour une raison ou une autre, avaient interdit la rencontre avec les musulmans rohingyas, comment le pape se serait-il comporté? Puisqu'il avait placé cette rencontre comme condition du voyage, ne se serait-il plus rendu chez ses frères et sœurs dans la foi?

Justement au sujet du Rohingya, François a fait une déclaration qui ouvre sur un autre problème. Se référant vraisemblablement aux terroristes Rohingya (c'est-à-dire l'ARSA, Arakan Rohingya Salvation Army, une organisation responsable des attaques contre les commissariats de police birmans), il a soutenu que les Rohingya sont des «des gens de paix» et que «ceux qui se sont enrôlés dans Daech, bien qu’ils soient rohingyas, sont un petit groupe fondamentaliste extrémiste très restreint».

Qu'est-ce que cela veut dire? Un petit groupe terroriste est-il un peu moins terroriste? Le fait d'être petit est-il une circonstance atténuante? Devrions-nous penser qu'après tout, un groupe ethnique discriminé devrait être compris s'il a un petit groupe terroriste?

En ce qui concerne les liens entre Rohingya et terrorisme, François a ensuite déclaré: «Comme dans toutes les ethnies et toutes les religions, il y a toujours un groupe fondamentaliste. Nous aussi catholiques, nous en avons».

Comment peut-on dire que «Nous aussi catholiques, nous en avons». Dès lors que François parle des fondamentalistes et des terroristes islamiques, lorsqu'il dit «Nous aussi catholiques, nous en avons», entend-il par là que parmi les catholiques aussi, il y a des gens qui se promènent pour tuer et faire des attentats?

Un autre point. Répondant à la question d'un journaliste français qui lui demandait s'il était plus important pour lui d'évangéliser ou de dialoguer, François a répondu:

« Première distinction: évangéliser ne signifie pas faire du prosélytisme. L’Eglise grandit non par prosélytisme, mais par attraction, c’est-à-dire par témoignage. C’est ce qu’a dit le Pape Benoît XVI. Comment se fait l’évangélisation? C’est vivre l’Evangile, c’est témoigner comment on vit l’Evangile: témoigner des Béatitudes, témoigner Matthieu 25, témoigner le Bon Samaritain, témoigner le pardon soixante-dix sept fois sept fois.

Et dans ce témoignage, l’Esprit Saint travaille et il y a des conversions. Mais nous ne sommes pas très enthousiastes à l’idée de conversions rapides. Si elles viennent, elles attendent: on parle..., votre tradition..., on fait en sorte qu’une conversion soit la réponse à quelque chose que le Saint-Esprit a éveillé dans mon cœur face au témoignage du chrétien.

Pendant le déjeuner auquel j’ai participé avec les jeunes lors de la journée de la jeunesse à Cracovie — une quinzaine de jeunes du monde entier — l’un d’eux m’a posé cette question: "Que dois-je dire à un camarade d’université, à un ami, une brave personne, mais qui est athée? Qu’est-ce que je dois lui dire pour le changer, pour le convertir?".

La réponse a été la suivante: "La dernière chose que tu dois faire est dire quelque chose. Toi, vis l’Evangile, et s’il te demande pourquoi tu fais cela, tu peux lui expliquer pourquoi tu le fais. Et laisse le Saint-Esprit l’attirer". C’est la force et la douceur de l’Esprit Saint dans les conversions. Ce n’est pas une conviction effectuée par des apologies, en donnant des raisons... non. C’est l’Esprit qui effectue la conversion. Nous sommes des témoins de l’Esprit, des témoins de l’Evangile».

« L'Eglise ne fait pas de prosélytisme. Elle se développe plutôt par "attraction" Benoît XVI

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L'évangélisation, soutient en somme François, ne se fait pas en paroles («La dernière chose que tu dois faire est dire quelque chose»), mais par l'exemple, et en laissant l'exemple être contagieux. A l'appui de sa thèse, le pape cite, comme aussi dans "Evangelii gaudium", un passage de l'homélie de Benoît XVI à Aparecida (13 mai 2007), à l'occasion de la cinquième conférence générale des épiscopats d'Amérique latine et des Caraïbes. Mais qu'a dit Ratzinger à cette occasion?

Voici le passage:

« L'Eglise ne fait pas de prosélytisme. Elle se développe plutôt par "attraction": comme le Christ "attire chacun à lui" par la force de son amour, qui a culminé dans le sacrifice de la Croix, de même, l'Eglise accomplit sa mission dans la mesure où, associée au Christ, elle accomplit chacune de ses œuvres en conformité spirituelle et concrète avec la charité de son Seigneur» (w2.vatican.va/content/benedict-xvi).

Comme on peut le voir, Benoît XVI dit que l'Église se développe par attraction, mais en disant cela, il n'entend pas soutenir que dans l'action missionnaire elle doit s'abstenir de proclamer la bonne nouvelle. Il dit que l'action est d'autant plus missionnaire que l'Église reste fidèle au Christ.

Enfin, à un autre moment de la conférence de presse, à propos de la rencontre avec les chefs militaires à Yangon, François dit: «Je ne ferme jamais la porte. Tu demandes à parler? Viens. En parlant, on ne perd jamais rien, on y gagne toujours».

François ne ferme jamais la porte? Il serait intéressant de savoir ce qu'en pensent les cardinaux des «dubia» (au moins les deux survivants). Devant eux, qui n'ont jamais été reçus, ni eu de message écrit, la porte du pape n'a-t-elle pas été fermée? Il serait intéressant de savoir ce que pensent aussi tous les autres qui ont respectueusement envoyé des lettres et des messages à Sainte Marthe pour exprimer des doutes ou de la perplexité, mais qui n'ont reçu ni réponse écrite ni un de ces appels téléphoniques dont François est prodigue dans d'autres cas.

Nous savons que sur sa porte, à Sainte Marthe, le pape a accroché une pancarte disant «Interdit de se plaindre». Doit-on en déduire que les observations critiques des frères dans la foi ne sont pour lui que des plaintes à éviter? Mais pourquoi, alors, demande-t-il toujours la parrhésie, c'est-à-dire la franchise dans l'expression, et met-il en garde contre les bavardages?

La meilleure façon d'éviter le bavardage et la vaine spéculation n'est-elle pas d'établir un dialogue franc et direct, à visage découvert, c'est-à-dire précisément ce dialogue dont Bergoglio parle souvent comme l'une des attitudes les plus importantes pour une Église «qui sort», amie du monde et non pas hostile?

Ou bien le dialogue serait-il bien quand il s'agit d'être une Église «qui sort», c'est-à-dire en dialogue avec le monde et les lointains, et ne vaudrait-il plus rien quand il est interne à l'Église elle-même et qu'il s'agit d'apporter des réponses aux proches perplexes?

Funérailles de Johnny Hallyday: homélie du père Benoist de Sinety

Funérailles de Johnny Hallyday: homélie du père Benoist de Sinety

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vendredi, 08 décembre 2017

Une cérémonie catholique pour les funérailles de Johnny Hallyday

Une cérémonie catholique pour les funérailles de Johnny Hallyday

Unknown.jpeg“La cérémonie consistera en une bénédiction, un temps de prière en commun, comme cela se fait d'ordinaire pour les personnes désireuses d'être accompagnées dans le rite catholique sans pour autant être des croyants suivant précisément les préceptes de l'Église”. 

Les textes qui parlent de l’amour

Après l'accueil du corps du chanteur, plusieurs discours seront prononcés, à commencer par celui du président de la République Emmanuel Macron. Puis ce sera au tour de deux écrivains et journalistes proches du défunt, Philippe Labro et Daniel Rondeau, de s’exprimer.

Ensuite viendra le temps des lectures des textes choisis par la famille de Johnny Hallyday. 

P.S. Il ne s'agit donc pas à proprement parler d'une Messe, mais bien d'une belle et émouvante cérémonie. L'Eglise parle alors d'une liturgie de la Parole. Chaque prêtre et toutes personnes peuvent bien-sûr offrir une ou des Messes pour tous les défunts. Des messes pour Johnny, comme pour tant d'autres défunts, seront célébrées pour le repos de son âme. RIP

Durant la célébration, le rite de la lumière rappelle la grâce du baptême. L'encens veut marquer le respect pour le corps promis à la résurrection. Cela symbolise également notre prière qui monte devant Dieu. 

 

Archevêque de Paris: Monseigneur Michel Aupetit n'a pas l'air de vouloir être un grand communicateur, et pourtant il passe très bien à KTO

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Archevêque de Paris: Monseigneur Michel Aupetit n'a pas l'air de vouloir être un grand communicateur, et pourtant il passe très bien à KTO

jeudi, 07 décembre 2017

Oui pour une pastorale à Medjugorje; mais Mgr Hoser n'a aucune compétence pour juger de la validité des apparitions de Medjugorje

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Oui pour une pastorale à Medjugorje

 

Mgr Hoser n'a aucune compétence pour juger de la validité des apparitions de Medjugorje

 

Aleteia l'annonce urbi et orbi: le culte mariale à Medjugorje serait autorisé. Derrière cette interview exclusive, se cache le conditionnel. Il faut savoir décoder. 

Aleteia: “Mais cette décision devra être prise par le Pape. Le dossier se trouve maintenant à la Secrétairerie d’Etat. Je crois que la décision finale serait prise" Mgr Hoser

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La dépêche d'Aleteia (lire ci-dessous) n'est donc qu'au conditionnel. Le Pape François ne va pas vraiment dans le sens d'une reconnaissance (interview retour de Fatima)

Mgr Hoser n'a aucune compétence pour juger de la véracité des apparitions de Medjugorje. Sa seule et unique responsabilité consiste à trouver un chemin pastoral positif pour les fidèles. 

(« La mission de l’envoyé spécial est un signe d’attention du Saint-Père envers les pèlerins. Le but n’est pas inquisitorial mais seulement pastoral », Greg Burke)

Pastoralement, la confession ne saurait être interdite, ni la prière à Marie (culte marial). Ce culte marial serait autorisé (comme s'il était interdit de prier la Vierge). Mais la question ultime n'est pas là. 

Le Saint-Siège, expert en diplomatie, ne veut rien brusquer pour entrer comme un éléphant dans une boutique de porcelaine.

Un oui à la pastorale (compétence positive de Mgr Hoser) n'impliquera pas une reconnaissance des apparitions mariales (qui durent encore) ou des messages (compétence des évêques du lieu, puis du Pape François). 

Medjugorje: Mgr Hoser, pour une solution pastorale

 

Dans une interview exclusive accordée à Aleteia, l’envoyé spécial du pape François au sanctuaire de Medjugorje (Bosnie-Herzégovine), Mgr Henryk Hoser, révèle que le culte marial va être officiellement reconnu par le Vatican.

 

Unknown-3.jpeg“Le culte de Medjugorje est autorisé.

Il n’est plus interdit et ne doit pas se faire en cachette. Ma mission consiste précisément à analyser la situation pastorale et à proposer des améliorations” affirme à Aleteia Mgr Henryk Hoser, archevêque de Varsovie-Praga en Pologne, envoyé spécial du Pape François pour la pastorale du sanctuaire de Medjugorje, en Bosnie Herzégovine, lieu d’apparitions mariales présumées qui attire des millions de personnes depuis 1981.

Si les différents évêques locaux n’ont pas reconnu la surnaturalité de ces événements, le Saint-Siège ne s’était jamais prononcé officiellement.

“Aujourd’hui, les diocèses et autres institutions peuvent organiser des pèlerinages officiels. Il n’y a plus de problèmes”, affirme l’archevêque dans une interview accordée à Aleteia dans sa résidence située dans un quartier de Varsovie. “Le Pape François a récemment demandé à un cardinal albanais de donner sa bénédiction aux fidèles présents à Medjugorje”, explique-t-il.

Une quantité d’institutions caritatives

“Je suis plein d’admiration pour le travail que les Franciscains accomplissent là-bas. Avec une équipe relativement restreinte- ils sont une douzaine – ils font un travail incroyable pour accueillir les pèlerins. Tous les étés ils organisent un festival de jeunes. Cette année, ils étaient 50 000 venus du monde entier, avec plus de 700 prêtres”, souligne-t-il.

“Les confessions sont massives. Ils ont une cinquantaine de confessionnaux, qui ne suffisent pas. Ce sont des confessions très profondes”. “Ceci est un phénomène. Et ce qui confirme l’authenticité du lieu est la grande quantité d’institutions caritatives qui existent autour du sanctuaire. Et, une autre dimension encore : le gros effort qui est fait au niveau de la formation chrétienne. Il y a chaque année des congrès de grande qualité qui s’adressent à des publics différents, que ce soit des prêtres, des médecins, des jeunes ou des couples.

“Le décret de l’ancienne conférence épiscopale de l’ancienne Yougoslavie, qui avant la guerre des Balkans déconseillait les pèlerinages organisés par des évêques à Medjugorje n’est plus d’actualité” a-t-il insisté. Il existe lieux d’apparitions récentes, comme Kibeho au Rwanda, ou l’évêque diocésain a accordé d’abord le culte tout en poursuivant l’analyse pour la reconnaissance des apparitions. Aujourd’hui, le culte de Medjugorje est mondial et s’étend à près de quatre-vingt pays.

Mgr Henryk Hoser nous indique que les conclusions de la Commission pour l’analyse des apparitions de Medjugorje que Benoît XVI avait confiée au cardinal Camillo Ruini seraient favorables. “Ce que je trouve touchant, c’est que tous les voyants se sont orientés vers la vie familiale.

A l’époque où nous vivons, la famille a une importance énorme. Tous vivent en famille. Celles qui étaient adolescentes à l’époque sont déjà grands-mères. 37 ans se sont écoulés !” “Mais cette décision devra être prise par le Pape. Le dossier se trouve maintenant à la Secrétairerie d’Etat. Je crois que la décision finale serait prise –  a conclu Mgr Hoser.

 

L’exhortation apostolique post-synodale Amoris laetitia n’autorise en aucune manière un « accès sans restriction aux sacrements ».

L’exhortation apostolique post-synodale Amoris laetitia n’autorise en aucune manière un « accès sans restriction aux sacrements ».

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C’est ce qu’expliquaient les évêques Argentins en 2016, dans une interprétation de son texte validé par le pape François dans une lettre. Les deux documents sont publiés en espagnol par le site Internet du Vatican.

Zenit: Voici notre traduction des deux lettres.

Lettre des évêques de la Région pastorale de Buenos Aires

 

Critères de base pour la mise en oeuvre du chapitre VIII de Amoris laetitia

 

Prêtres estimés,

Nous recevons avec joie l’exhortation Amoris laetitiaqui nous appelle avant tout à faire grandir l’amour des époux et à motiver les jeunes afin qu’ils optent pour le mariage et la famille. Ce sont des grands thèmes qui ne devraient jamais être négligés ni rester opaques pour d’autres questions. François a ouvert différentes portes dans la pastorale familiale et nous sommes appelés à profiter de ce temps de miséricorde, pour assumer en tant qu’Eglise pérégrinante la richesse que l’Exhortation apostolique nous offre dans ses différents chapitres.

Maintenant, nous nous arrêterons seulement sur le chapitre VIII, étant donné qu’il fait référence à des « orientations de l’évêque » (300), de façon à discerner à propos de l’accès possible aux sacrements de certains “divorcés ayant une nouvelle union”. Nous croyons  qu’il convient, en tant qu’évêques, de nous mettre d’accord sur certains critères minimaux.  Nous les offrons sans préjudice pour l’autorité que chaque évêque a dans son propre diocèse pour les spécifier, les compléter ou les limiter.

 l) Tout d’abord, nous rappelons qu’il ne convient pas de parler de « permissions » d’accéder aux sacrements, mais d’un processus de discernement accompagné par un pasteur. C’est un discernement « personnel et pastoral » (300).

2) Sur ce chemin, le pasteur devrait mettre l’accent sur l’annonce fondamentale, le kérygme, qui stimule ou renouvelle la rencontre personnelle avec Jésus-Christ vivant (cf. 58).

3) L’accompagnement pastoral est un exercice de la « via caritatis ». C’est une invitation à suivre « le chemin de Jésus, celui de la miséricorde et de l’intégration » (296). Cet itinéraire exige la charité pastorale du prêtre qui accueille le pénitent, l’écoute attentivement et lui montre le visage maternel de l’Église, tout en acceptant sa bonne intention et son bon propos de placer toute sa vie sous la lumière de l’Évangile et de pratiquer la charité (cf. 306).

4) Ce chemin ne s’achève pas nécessairement par les sacrements, mais il peut s’orienter vers d’autres formes de plus grande intégration dans la vie de l’Eglise: une plus grande présence dans la communauté, la participation à des groupes de prière ou de réflexion, l’engagement dans différents services d’Eglise, etc (cf. 299).

5) Quand les circonstances concrètes d’un couple le rendent possible, spécialement quand les deux sont chrétiens, avec un chemin de foi, on peut proposer l’engagement de vivre la continence. Amoris laetitia n’ignore pas les difficultés de cette option (cf. note 329), et laisse ouverte la possibilité d’accéder au sacrement de la Réconciliation quand l’on échoue dans ce propos (cf. note 364, selon l’enseignement de saint Jean-Paul II au cardinal W. Baum, du 22/03/1996).

6) Dans d’autres circonstances plus complexes, et quand l’on n’a pas pu obtenir une déclaration de nullité, l’option mentionnée peut de fait ne pas être réalisable. Cependant, un chemin de discernement est également possible. Si l’on arrive à reconnaître que, dans un cas concret, il y a des limitations qui atténuent la responsabilité et la culpabilité (cf. 301-302), particulièrement lorsque une personne considère qu’elle tomberait dans une nouvelle faute en nuisant aux enfants de la nouvelle union, Amoris laetitia ouvre la possibilité de l’accès aux sacrements de la Réconciliation et de l’Eucharistie (cf. notes 336 et 351). Ceux-ci à leur tour disposent la personne à mûrir et à grandir avec la force de la grâce.

7) Mais il faut éviter de comprendre cette possibilité comme un accès sans restriction aux sacrements, ou comme si toute situation le justifiait. Ce qui est proposé c’est un discernement qui distingue adéquatement chaque cas. Par exemple, “une nouvelle union qui vient d’un récent divorce” requiert une attention spéciale, ou “la situation de quelqu’un qui a manqué à ses engagements familiaux de façon répétée” (298). Egalement, quand il y a une sorte d’apologie ou d’ostentation de la situation elle-même « comme si elle faisait partie de l’idéal chrétien » (297). Dans ces cas, plus difficiles, nous, pasteurs, nous devons accompagner avec patience, en procurant un chemin d’intégration (cf. 297, 299).

8) Il est toujours important d’orienter les personnes à se placer avec leur conscience devant Dieu, et pour cela, “l’examen de conscience” que propose Amoris laetitia 300 est utile, spécialement pour ce qui se réfère à “comment elles se sont comportées envers leurs enfants”; et envers le conjoint abandonné. Quand il y a eu des injustices non résolues, l’accès aux sacrements est particulièrement scandaleux.

9) Il peut être convenable qu’un éventuel accès aux sacrements se réalise de façon réservée, surtout quand on prévoit des situations conflictuelles. Mais en même temps, il ne faut pas négliger d’accompagner la communauté pour qu’elle grandisse dans un esprit de compréhension et d’accueil, sans que cela n’implique de créer des confusions pour ce qui est de l’enseignement de l’Eglise à propos le mariage indissoluble. La communauté est un instrument de la miséricorde qui est “imméritée, inconditionnelle et gratuite” (297).

10) Le discernement n’est pas fermé, parce qu’il est “dynamique et doit rester toujours ouvert à de nouvelles étapes de croissance et à de nouvelles décisions qui permettent de réaliser l’idéal de manière plus plénière” (303), selon la “loi de la gradualité” (295) et en ayant confiance dans l’aide de la grâce.

Nous sommes avant tout des pasteurs. C’est pour cela que nous voulons accueillir ces paroles du pape: “J’invite les pasteurs à écouter avec affection et sérénité, avec le désir sincère d’entrer dans le cœur du drame des personnes et de comprendre leur point de vue, pour les aider à mieux vivre et à reconnaître leur place dans l’Église” (312).

Avec affection dans le Christ.

Les évêques de la région

5 septembre 2016

Traduction de Zenit, Anita Bourdin

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Lettre du pape François aux évêques de la Région de Buenos Aires

Mgr Sergio Alfredo Fenoy
Délégué de la région pastorale de Buenos Aires

Cher frère,

Je reçois le texte de la Région pastorale Buenos Aires « Critères de base pour l’application du chapitre VIII d’Amoris laetitia » (“Criterios básicos para la aplicación del capítulo VIII de Amoris laetitia”). Merci beaucoup de me l’avoir envoyé ; je suis heureux de ce travail que vous avez fait : un véritable exemple d’accompagnement des prêtres… et nous savons tous combien cette proximité de l’évêque avec son clergé et du clergé avec l’évêque, est nécessaire. Le prochain “le plus proche” de l’évêque est le prêtre, et le commandement d’aimer son prochain comme soi-même commence, pour nous évêques, précisément avec nos prêtres.

Le texte est très bon et explicite pleinement le sens du chapitre VIII d’Amoris laetitia. Il n’y a pas d’autres interprétations. Et je suis sûr qu’il fera beaucoup de bien. Que le Seigneur vous récompense de cet effort de charité pastorale.

C’est précisément la charité pastorale qui nous pousse à sortir pour rencontrer ceux qui sont loin et, une fois que nous les avons rencontrés, à commencer un chemin d’accueil, d’accompagnement, de discernement et d’intégration dans la communauté ecclésiale. Nous savons que c’est fatiguant, qu’il s’agit d’une pastorale “corps à corps” qui ne se satisfait pas de médiations programmatiques, organisationnelles ou légales, même si elles sont nécessaires. Simplement : accueillir, accompagner, discerner, intégrer. De ces quatre attitudes pastorales, la moins cultivée et la moins pratiquée est le discernement ; et j’estime urgente la formation au discernement, personnelle et communautaire, dans nos Séminaires et nos Presbytères.

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Enfin je voudrais rappeler qu’ Amoris laetitia a été le fruit du travail et de la prière de toute l’Eglise, au moyen de deux synodes et du pape. C’est pourquoi je recommande une catéchèse complète de l’Exhortation qui aidera certainement à la croissance, à la fortification et à la sainteté de la famille.

Je vous remercie à nouveau du travail fait et je vous encourage à continuer plus avant, dans les diverses communautés du diocèse, l’étude et la catéchèse d’Amoris laetitia.

S’il vous plaît, n’oubliez pas de prier et de faire prier pour moi. Que Jésus vous bénisse et que la Sainte Vierge vous guide.

Fraternellement,

Du Vatican, 5 septembre 2016

François

Traduction de Zenit, Anne Kurian