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vendredi, 06 octobre 2017

Pape François, le célibat sacerdotal et Amoris Laetitia

Amoris Laetitia

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Pape François, Amoris Laetitia:

 

une morale de la rencontre personnelle 

Il s’agit de « ne pas définir les gens par des qualificatifs tels que ‘mariés’, ‘divorcés’, mais par leur nom : ils s’appellent Paul, Jacques, Marie… Le Seigneur les aime comme des personnes ».

Il faut regarder « comment fait Jésus » qui « accueille avec charité » mais « qui dit parfois non ».

Il y a « une vérité du Christ, des personnes », et aussi « une vérité du contenu ». Mais il s’agit d’une « morale de la rencontre ». La « finalité », « c’est la croissance des personnes » 

Pape François

Zenit

Pape François, le célibat sacerdotal et Amoris Laetitia

Le célibat sacerdotal et « Amoris laetitia » ont été à l’ordre du jour de l’échange entre le pape François et les prêtres de Lyon, rapporte Mgr Emmanuel Gobilliard, évêque auxiliaire de Lyon : « Le Saint-Père est arrivé avec une feuille blanche et un crayon. Dans une attitude d’écoute comme un Père qui accueille ses enfants », « cette rencontre avec le pape François était d’une grande gratuité. »

Mgr Gobilliard a tenu un point presse au Séminaire français de Rome ce jeudi 5 octobre 2017, après la matinée au cours de laquelle 82 prêtres de Lyon (France), réunis autour de leur archevêque, le cardinal Philippe Barbarin, cette année dans la Ville éternelle autour, ont été reçus par le pape François. Ils ont aussi pu prier avec le pape émérite Benoît XVI.

L’audience du pape François, dans la Salle Clémentine, a duré une heure vingt, a précisé l’évêque : « Le pape a pris son temps, comme un frère, un père et un ami, attentif à chacun », « avec une grande simplicité… Nous avons parlé de la fraternité sacerdotale et d’Amoris laetitia. Ce n’était pas du tout ‘politique’ ».

 

Le célibat sacerdotal, « un cadeau »

Le pape s’est prêté au jeu des questions et des réponses : sur le célibat sacerdotal, il a affirmé, révèle l’évêque, que c’était « un don joyeux fait à l’Église, pour l’Église » : « C’est un cadeau », « et je ne vois pas pourquoi cela changerait ». Le pape, a continué l’évêque, a rappelé que « le fondement c’est le lien avec Dieu, avec les frères prêtres et avec le peuple de Dieu ». Mgr Gobilliard a souligné que le pape a indiqué « trois points importants » : « la place du pasteur doit être devant, au milieu et derrière ses fidèles ; pas de commérages ; avoir un cœur pur, une attitude vraie et profonde avec les gens ».

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Le personnalisme d’Amoris Laetitia

À propos d’Amoris laetitia, le pape François a invité à considérer les personnes « non pas comme des adjectifs mais comme des substantifs », a précisé l’évêque qui rapportait les propos du pape : il s’agit de « ne pas définir les gens par des qualificatifs tels que ‘mariés’, ‘divorcés’, mais par leur nom : ils s’appellent Paul, Jacques, Marie… Le Seigneur les aime comme des personnes ».

Mgr Gobilliard a ajouté que le pape a redit que « derrière Amoris laetitia, il y a Thomas d’Aquin, une vraie réflexion théologique, mais qui n’est pas une casuistique. Il s’agit « d’accompagner, a ajouté le pape en insistant sur l’importance de la proximité, avec Dieu et avec chaque personne ».

Quant à la préparation au mariage, qui est un des points importants mis en valeurs par les pères des deux synodes, il faut « la revoir » et la « prendre au sérieux ». Le pape a repris des propos qu’il avait tenu à Milan en mars dernier : « Il faut huit années pour se préparer au sacerdoce, mais seulement trois conférences avant de se marier : ce n’est plus possible ».

Discernement et Evangile

Enfin, sur le discernement, autre point clef de Amoris laetitia, Mgr Gobilliard rapporte que le pape n’a pas indiqué de « techniques pastorales » mais il a conseillé de « revenir à l’Évangile » : la théologie et la morale ont leur « source dans l’Évangile » ; il faut regarder « comment fait Jésus » qui « accueille avec charité » mais « qui dit parfois non ». Attention donc au « relativisme », a recommandé le pape : il y a « une vérité du Christ, des personnes », et aussi « une vérité du contenu ». Mais il s’agit d’une « morale de la rencontre ». La « finalité », « c’est la croissance des personnes », a insisté le pape.

A la fin de la rencontre, raconte Mgr Gobilliard, les prêtres ont spontanément entouré le pape François en chantant : « Que soit parfaite notre unité », le pape est resté « dans une humble attitude de prière ». Ils ont prié un Je vous salue Marie et le pape leur a accordé sa bénédiction.

En fait, conclut Mgr Gobilliard, pendant cette audience « il a été avec nous ce qu’il nous demande d’être avec les autres ».

Commentaires

C'est un peu HS, mais comme vous le collez encore dans ce sujet, je vais vous faire un aveu :

Amoris Laetitia a au moins un mérite : Désormais, je sais quelle tête avait Saint Thomas d'Aquin :-)

Avant, j'en avais juste entendu parler, mais depuis Amoris Laetitia, ses portraits se diffusent à l'infini, un peu comme s'il avait pré-mâché l'exhortation.

Comme je ne connais pas ses théories, je ne peux pas juger franchement, mais l'impression qui en ressort, c'est qu'il est entrain d'être méchamment instrumentalisé, à tort ou à raison, je ne sais pas.

Si on flanquait des portrait de Saint Jean-Baptiste ou Thomas Moore pour défendre l'exhortation, je saurais que c'est à tort, mais là je laisse le bénéfice du doute.

Écrit par : P.F | vendredi, 06 octobre 2017

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