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mercredi, 13 septembre 2017

L'évêque auxiliaire de Lyon redécouvre la raison du célibat par une personne malade du Sida

L'évêque auxiliaire de Lyon redécouvre la raison du célibat par une personne malade du Sida

Unknown.jpegMgr Emmanuel Gobilliard, 49 ans, est le plus jeune évêque de France. Le pape François l’a nommé à Lyon pour aérer un diocèse asphyxié par les affaires de pédophilie qui ont fait la une des médias.

Le souverain pontife avait remarqué un texte qu’il avait écrit l’année de ses quarante ans : Le célibat est un dur combat, mais c’est un beau combat

Cette année-là, Emmanuel décide de quitter le confort de sa paroisse pour une mission à Madagascar. Il traverse alors une véritable crise de foi.

"Je me retrouve dans un contexte difficile, un milieu très pauvre, presque misérable, sans eau ni électricité. On dort sur une planche avec des moustiques partout, dans une chaleur à crever. Et là, on se sent seul. Je me suis demandé ce qu’était le célibat. J’avais besoin d’une présence féminine", explique-t-il au magazine "13h15 le samedi" (FacebookTwitter#13h15).

"Quand tu es là, je me repose dans ton cœur"


VIDEO. "13h15". Quand le plus jeune évêque de France a compris le sens de son célibat

mardi, 12 septembre 2017

PMA sans père : Alliance VITA mobilisée pour défendre les enfants

 

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"Les jeunes déracinés demandent de l’aide,veulent retrouver leurs racines.Toute chose ce qui va contre les racines leur vole l’espérance" Pape François

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PMA - Emmanuel Macron y était favorable.

Ce mardi 12 septembre, Marlène Schiappa, secrétaire d'Etat chargée de l'Egalité entre les femmes et les hommes, a confirmé que la PMA serait ouverte à toutes les femmes en 2018, ou du moins que le gouvernement le proposera aux parlementaires de voter cette extension en 2018.

Invitée sur le plateau de BFMTV, elle affirme: "Evidemment, le président tiendra son engagement d'ouvrir la PMA à toutes les femmes pendant le quinquennat. En terme de calendrier, nous serons sur l'année qui arrive, 2018".

PMA sans père : Alliance VITA mobilisée pour défendre les enfants 

Pour Caroline Roux, coordinatrice des services d’écoute d’Alliance VITA :

Unknown-1.jpeg« Il est gravissime que  la secrétaire d’état, dont la mission est d’œuvrer à l’égalité entre les femmes et les hommes, affirme que la PMA sans père est une question de « justice sociale ». Quel abus de langage ! Cela revient à instituer la loi du plus fort et cautionner une injustice originelle pour les enfants. Institutionnaliser la privation délibérée de père, c’est condamner les enfants à une double peine : en plus de les priver d’une partie de leur origine biologique, c’est les priver volontairement de toute relation paternelle.

C’est une véritable maltraitance originelle et un abus de pouvoir que l’on infligerait ainsi aux enfants, en leur refusant cette double filiation paternelle et maternelle constitutive de leur identité. Sans compter que céder à ces revendications ultra minoritaires ne peut qu’enclencher un effet domino, et la revendication d’hommes d’accéder à la Gestation par autrui (GPA) avec des mères porteuses. »

Tugdual Derville, délégué général d’Alliance VITA, rappelle également : 

images-1.jpeg« Nous en appelons au président de la République. A lui de dire quelles sont ses priorités pour la France. Le gouvernement ne peut ignorer l’immense risque d’ouvrir une nouvelle bataille sociétale qui diviserait en profondeur les Français, alors qu’il faut plus que jamais les rassembler et apaiser les tensions. 

Si Emmanuel Macron lance ce rideau de fumée sociétal, nous devrons dénoncer dans la rue l’injustice faite aux enfants. La résistance à la PMA sans père, au nom du « droit de l’enfant » qui s’oppose au « droit à l’enfant », nous mobilise fortement, ainsi que de nombreux autres mouvements de toutes les sensibilités politiques et philosophiques.

Il s’agit de prévenir ensemble ce basculement décisif vers le grand marché globalisé de la procréation. L’ultra-libéralisme ignore le droit des plus faibles, car il conçoit l’être humain comme un produit qu’on peut acquérir. Nous sommes tous prêts à descendre dans la rue sur la base d’un collectif le plus large possible. C’est l’honneur de la France, pays des droits universels de l’Homme, que de résister à la marchandisation du corps. »

Le Pape François et l'émigration

Le Pape François et l'émigration

Unknown.jpegAprès la publication du message du pape François* pour la Journée mondiale du migrant et du réfugié, le Souverain pontife s’est de nouveau exprimé en conférence de presse:

Il a exprimé sa « gratitude pour l’Italie et la Grèce parce qu’elles ont ouvert leurs cœurs aux migrants » « Il ne suffit pas d’ouvrir son cœur. La question des migrants est d’abord un cœur ouvert, toujours : c’est un commandement de Dieu. […] 

Mais un gouvernement doit gérer ce problème avec la vertu propre du gouvernant, c’est-à-dire la prudence. Qu’est-ce que cela signifie ? D’abord : combien ai-je de places ? Deuxièmement : il ne suffit pas de les recevoir mais de les intégrer. »  ... « Un gouvernement doit gérer ce problème avec la vertu propre d’un gouvernant, c’est-à-dire la prudence. ... 

Troisièmement, il y a un problème humanitaire. L’humanité prend conscience de ces Lagers [camps] dans le désert et des conditions de vie qui y règnent. J’ai vu les photographies. Il y a d’abord les exploiteurs. J’en ai parlé au gouvernement italien et j’ai l’impression qu’il fait tout son possible pour résoudre les problèmes humanitaires, y compris ceux qu’on ne peut résoudre. »

« J’ai parlé de la politique d’intégration de la Suède comme un modèle. Mais même la Suède à un moment a dit “Un nombre plus important, je ne peux pas, car il y a le risque de la non-intégration“ ».

* Le principe de la centralité de la personne humaine, fermement affirmé par mon bien-aimé prédécesseur Benoît XVI (Cf. Lettre encyclique Caritas in veritate, 47), nous oblige à toujours faire passer la sécurité personnelle avant la sécurité nationale.

Le Pape François se souvient d'une fille de Lesbos: elle est intégrée et étudie !

A-aeroport-Ciampino-Italie-samedi-16-avril-pape-Francois-salue-refugies-syriens-embarque-papal-depuis-Lesbos-Grece_0_1400_931.jpgJ’ai vu en Italie, des exemples de très belle intégration. Je suis allé à l’Université Roma Tre, quatre étudiants m’ont posé des questions.

J’en regardais une, la dernière : mais ce visage, je le connais. C’était une étudiante qui, moins d’un an plus tôt, était venu de Lesbos avec moi en avion, elle a appris la langue, elle étudiait la biologie dans sa patrie, elle a fait l’équivalence et maintenant elle continue. Cela s’appelle intégrer.

De retour de la Colombie, le Pape François en conférence de presse: le réchauffement climatique et Donald Trump

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Pape François: j’ai entendu parler le président des États-Unis qui se présentait comme un homme pro-vie

 

Pape François en conférence de presse: le réchauffement climatique et Donald Trump

Le réchauffement  climatique:  « aller chez les scientifiques et leur demander. Ils parlent très clairement, [et] sont très précis » a-t-il assuré avant d’expliquer que « chacun de nous a une responsabilité. Plus ou moins grande. Une responsabilité morale. En acceptant l’opinion ou en prenant des décisions. Et nous devons prendre cela au sérieux. […] L’histoire jugera les décisions. »

Décision de Donald Trump d’abandonner un programme mis en place par Obama (protection des illégaux arrivés très jeunes aux États-Unis): 

« Séparer les jeunes de leur famille n’est pas quelque chose qui donne du bon fruit. Ni pour les jeunes, ni pour la famille » ...

... « J’ai entendu parler le président des États-Unis qui se présentait comme un homme pro-vie. S’il est vraiment pro-vie, il comprend que la famille est le soin de la vie et qu’il faut défendre l’unité » ... « le rapport d’un jeune avec ses racines est très important » ...

« Les jeunes déracinés aujourd'hui demandent de l’aide. Ils veulent retrouver leurs racines. C’est pourquoi j’insiste tant sur le dialogue entre les jeunes et les anciens […] Toute chose ce qui va contre les racines leur vole l’espérance. »

lundi, 11 septembre 2017

Colombie, conférence de presse du Pape François: précision sur les migrants

Discours Anne-Caroline Graber, « Loi sur les Eglises nationales bernoises ». Une élue fait entendre sa voix - une lionne face à l'ours bernois ?

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Suisse, Berne, loi Eglise catholique-Etat: certains ont voulu imposer une disposition :

 

«les hommes et les femmes sont égaux pour être admis à exercer la fonction d’ecclésiaste».

 

Une élue fait entendre sa voix; une lionne face à l'ours bernois ?

 

Suisse, canton de Berne: imposer à l’Eglise catholique l’ouverture de la prêtrise aux femmes ? Aucun Etat ne connaît pareille disposition ! Même pas les dictatures ! ... ne sont allés aussi loin !

Lien: Journal du Jura

Discours Anne-Caroline Graber, « Loi sur les Eglises nationales bernoises » (art.15)

 

Madame la Présidente,

Monsieur le Conseiller d’Etat,

Chères et chers collègues,

 

images-2.jpegAujourd’hui, je m’étonne de ne pas voir sur la tribune de la presse Euronews, CNN, le Corriere della Sera, Der Spiegel ou encore le New-York Times !

En effet, si le Grand Conseil acceptait la proposition Wüthrich PS, nous serions le seul pouvoir étatique du monde à imposer à l’Eglise catholique l’ouverture de la prêtrise aux femmes. Aucun Etat ne connaît pareille disposition ! Même pas les dictatures ! Ni Staline, ni Khrouchtchev, ni Brejnev, ni Andropov, ni Tchernenko, ni Gorbatchev ne sont allés aussi loin en matière d’ingérence dans l’organisation de l’Eglise catholique. Et pourtant l’URSS a violemment persécuté les chrétiens. 

L’Etat n’a pas à imposer l’ouverture de la prêtrise aux femmes. La question est certes intéressante mais ce n’est pas à nous autorité étatique d’en débattre et encore moins de trancher dans ce domaine. C’est à l’Eglise catholique, c’est au Vatican de décider de s’emparer de cette question dans un Concile par exemple et de décider d’un changement cas échéant.

Mon point de vue est celui d’une libérale qui considère que l’Etat, même dans un modèle de reconnaissance de certaines églises dites nationales, doit respecter la liberté d’organisation des églises. Or ce n’est pas le cas avec la proposition PS qui représente une véritable déclaration de guerre à l’Eglise catholique en cherchant à faire ressurgir l’esprit du Kulturkampf.  

Finalement ce débat montre que le meilleur modèle, le plus juste et le plus limpide pour régir les relations entre le pouvoir étatique et les religions est celui d’une séparation entre l’Etat et l’Eglise. Notons que cette variante n’implique pas du tout une hostilité de l’Etat envers la religion ainsi qu’en témoigne l’exemple des USA. Avec ce modèle nous ne discuterions pas de propositions incongrues telles que celle dont nous discutons (avec tout le respect que j’ai pour l’envergure politique de mon collègue Wüthrich).

Cette dernière a-t-elle été déposée pour provoquer ou par méconnaissance de l’histoire et des institutions ? Je l’ignore. Quoi qu’il en soit, elle traduit une vive hostilité envers l’Eglise catholique et une volonté de mise au pas que l’on ne rencontre dans aucun pays. Notons au passage qu’elle entre également en totale contradiction avec l’objectif de donner davantage d’autonomie aux Eglises.

En conclusion, ai-je besoin de vous recommander de rejeter la proposition du PS même si, par ailleurs, j’ai beaucoup d’estime pour son porte-parole.

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Discours Anne-Caroline Graber, « Loi sur les Eglises nationales bernoises »

Dans l’idéal, il serait opportun que les Eglises et l’Etat soient séparés; cette dernière est en effet largement plus répandue aux Etats-Unis ...  

Madame la Présidente,

Monsieur le Conseiller d’Etat,

Chères et chers collègues,

 

Unknown-1.jpegMême si les implications financières de la loi sur les Eglises nationales ne sont pas de grande ampleur, cette dernière norme l’une des dimensions les plus importantes de nos sociétés : l’articulation institutionnelle entre le spirituel et le temporel, les relations entre l’Etat et les groupements religieux actifs sur son territoire.

Dans l’idéal, il serait opportun que les Eglises et l’Etat soient séparés afin que chacune et chacun puisse rendre à Dieu ce qui est à Dieu et à César ce qui est à César. Les liens entre l’Etat et les Eglises ou l’absence de tels liens n’influent que très peu sur la pratique religieuse.

Dans l’idéal, il serait opportun que les Eglises et l’Etat soient séparés; cette dernière est en effet largement plus répandue aux Etats-Unis ...

Cette dernière est en effet largement plus répandue aux Etats-Unis où les Eglises et l’Etat sont totalement séparés qu’en Allemagne, pays dans lequel de tels liens institutionnels existent. 

L’Histoire de notre canton et la tradition étant ce qu’elles sont, il est illusoire, pour l’heure, d’envisager chez nous une séparation entre les Eglises dites nationales et l’Etat, séparation qui, soit dit en passant, ne signifie d’aucune manière une aversion de l’Etat à l’égard de la pratique active de la foi.

Je me bornerai dès lors à vous faire part de mon sentiment s’agissant de la proposition de la minorité de la Commission CIRE relative à l’art. 3, alinéa 1. Les auteurs de cette proposition demandent que les Eglises nationales contribuent à la paix confessionnelle, à la formation religieuses et à la sauvegarde du patrimoine culturel non seulement en référence à l’intérêt général et à la solidarité mais aussi en tenant compte de la culture et des principes chrétiens occidentaux.

Il semble curieux, voire incohérent, que l’on veuille maintenir l’existence d’Eglises nationales reconnues par l’Etat en refusant une référence aux valeurs spécifiquement chrétiennes qui constituent l’héritage culturel le plus ancien et le plus profond de notre société. Cela paraît d’autant plus paradoxal que la loi sur les Eglises nationales ne reconnaît justement que des Eglises chrétiennes ! 

On a comme l’impression que d’aucunes et d’aucuns voudraient des Eglises nationales déconnectées des enseignements spécifiques fondamentaux qui se trouvent à leur origine ! Ou encore qu’ils souhaitent des Eglises qu’elles remplissent surtout la mission de recouvrir d’un vague vernis spirituel les valeurs dominantes de la société.

La cohérence veut manifestement que si l’on désire maintenir la reconnaissance publique de certaines Eglises chrétiennes, il convient de mentionner aussi dans la loi le respect de la culture et des principes chrétiens.

Je recommande d’autant plus clairement d’accepter la proposition dont nous débattons que cette dernière présente une valeur purement déclamatoire.

Pape François: Dominique Wolton chez Ruquier "On n'est pas couché"

Pape François: Dominique Wolton chez Ruquier "On n'est pas couché"

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dimanche, 10 septembre 2017

Le Pape François garde son sens de l'humour: "je me suis donné un coup de poing"

Le Pape François garde son sens de l'humour: "je me suis donné un coup de poing; je vais bien"

Je suis certain que le Saint-Père a offert cela pour les 8 millions de morts en Colombie, toutes les victimes de la violence ainsi que pour la Paix

samedi, 09 septembre 2017

Suisse, canton de Berne, loi pour les églises nationales: une proposition pour imposer l'ordination des femmes ...

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Suisse, canton de Berne, loi pour les églises nationales: une proposition pour imposer l'ordination des femmes ...

Lu ici (Père Dominique)

Le journal du Jura a publié le 7 septembre, un compte-rendu des débats au parlement bernois concernant la loi sur les églises nationales.

On en demeure pantois : le parti des verts libéraux se profile comme anti-clérical... et certains socialistes ont voulu imposer une disposition : «les hommes et les femmes sont égaux pour être admis à exercer la fonction d’ecclésiaste».

L'Eglise catholique était bien entendu visée et c'est une UDC qui s'y est opposée avec virulence, à titre personnel. «Nous serions le seul pouvoir étatique au monde à imposer à l’Eglise catholique l’ouverture de la prêtrise aux femmes. Aucun Etat ne connaît pareille disposition! Même pas les dictatures!»

Pour l’élue neuvevilloise, la proposition du PS «représente une véritable déclaration de guerre à l’Eglise catholique en cherchant à faire ressurgir l’esprit du Kulturkampf».

On en aurait été quittes pour une séparation totale de L’Église et de l’État. .... Déjà à Bâle, il a failli y avoir quelque chose d'analogue.

Traduction liturgique: le Pape écrit une lettre apostolique en forme de Motu proprio: «Magnum Principium»

Traduction liturgique: le Pape écrit une lettre apostolique en forme de Motu proprio: «Magnum Principium»

OTHER1331506_Articolo.jpg(Radio Vatican) Le bureau de presse du Saint-Siège a publié ce samedi 9 septembre 2017 une lettre apostolique en forme de Motu proprio du Pape François. «Magnum Principium», daté du 3 septembre et qui entrera en vigueur le 1er octobre prochain, vient modifier  l’article 838 du code de Droit canonique relatif à la traduction des textes liturgiques en langues vernaculaires.

Can. 838 - § 1. L'ordonnancement de la sainte liturgie dépend uniquement de l'autorité de l'Église; cette autorité est détenue par le Siège Apostolique et, selon le droit, par l'Évêque diocésain.

§ 2. Il revient au Siège Apostolique d'organiser la sainte liturgie de l'Église tout entière, d'éditer les livres liturgiques, de reconnaître leurs traductions en langues vernaculaires et de veiller à ce que les règles liturgiques soient fidèlement observées partout.

§ 3. Il appartient aux conférences des Évêques de préparer les traductions des livres liturgiques en langues vernaculaires, en les adaptant de  manière  appropriée dans les limites fixées par ces livresliturgiques, et de les publier après reconnaissance par le Saint-Siège.     

§ 4. En matière liturgique, il appartient à l'Évêque diocésain de porter, pour l'Église qui lui est confiée et dans les limites de sa compétence, des règles auxquelles tous sont tenus.

----- l’article 838 modifié, il incombe aux conférences épiscopales de préparer et d’approuver les traductions des textes liturgiques, qui doivent respecter «fidèlement» le sens des textes originaux. Ces traductions seront ensuite soumises, en dernier lieu, à la révision ou à l’approbation du Siège apostolique.

Depuis le Concile Vatican II, le travail de traduction des textes liturgiques est encadré par des normes et des instructions bien spécifiques, émises par le dicastère compétent, à savoir, la Congrégation pour le Culte divin et la Discipline des Sacrements, (Comme le prévoit- 25 janvier 1969 ; Codex Iuris canonici de 1983 ; Liturgiam authenticam, 28 mars 2001). A l’aune des expériences passées, parfois difficiles, le Saint-Père estime qu’il est aujourd’hui «opportun que certains principes transmis depuis les temps du Concile soient plus clairement réaffirmés et mis en pratique».

Concrètement, le but de cette modification est de mieux définir les rôles respectifs du Saint-Siège et des conférences épiscopales dans cette tâche délicate et complexe, laquelle requiert «une constante collaboration», un esprit de «confiance réciproque», dans le respect de leur travail propre. Un travail qui consiste donc en la traduction des livres typiques en latin, ou en des adaptations éventuelles qui peuvent concerner les textes et les rites.

Selon l’article 838 modifié, il incombe aux conférences épiscopales de préparer et d’approuver les traductions des textes liturgiques, qui doivent respecter «fidèlement» le sens des textes originaux. Ces traductions seront ensuite soumises, en dernier lieu, à la révision ou à l’approbation du Siège apostolique.

En conséquence de ces clarifications, le Pape estime que des ajustements devront également être apportés à l’article 64§3 de la Constitution apostolique Pastor Bonus. Il convient enfin que la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements «procède également à des modifications de son règlement propre sur la base de la nouvelle discipline et qu’elle aide les conférences épiscopales à accomplir leur tâche».

Note: espérons que le blocage pour la traduction en français soit dépassé afin d'arriver enfin à une traduction française authentique, comme celle en anglais ou en espagnol. Je pense que le Pape François a publié un document plein de finesse et de sagesse. 

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Zenit: «Magnum Principium», grille de lecture par Arthur Roche, Archevêque Secrétaire de la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements

Unknown.jpeg.... En particulier, dans la nouvelle formulation du canon en question, on fait une distinction plus adéquate, quant au rôle du Siège Apostolique, entre le domaine propre de la recognitio et celui de la confirmatio, dans le respect de ce qui est de la compétence des conférences épiscopales, en tenant compte de leur responsabilité pastorale et doctrinale, comme aussi de leur limite d’action.

La recognitio, mentionnée dans le § 2 du canon 838, implique le processus de reconnaissance de la part du Siège apostolique des adaptations liturgiques légitimes, y compris celles «plus profondes», que les conférences épiscopales peuvent décider et approuver pour leurs territoires, dans les limites consenties. Sur ce terrain de rencontre entre la liturgie et la culture, le Siège apostolique est donc appelé à recognoscere, c’est-à-dire à revoir et évaluer de telles adaptations, en vue de la sauvegarde de l’unité substantielle du rite romain: les références en cette matière sont les numéros 39-40 de Sacrosanctum concilium, et son application est règlementée par l’instruction Varietates legitimæ, selon les modes qui sont indiqués ou non dans les livres liturgiques.

La confirmatio – terminologie déjà adoptée dans le Motu Proprio Sacram liturgiam n. IX (25 janvier 1964) – concerne plutôt les traductions des textes liturgiques qui, conformément à Sacrosanctum concilium (n. 36, § 4), sont de la compétence des conférences épiscopales, qui doivent les préparer et approuver; le § 3 du canon 838 précise que les versions doivent être faites fideliter selon les textes originaux, recueillant ainsi la préoccupation principale de l’instruction Liturgiam authenticam. En rappelant en effet le droit et la responsabilité de la traduction, confiée aux conférences épiscopales, le Motu Proprio rappelle également que les mêmes conférences épiscopales «doivent faire en sorte et s’assurer que, tout en sauvegardant le génie de chaque langue, le sens du texte original soit rendu pleinement et efficacement».

La confirmatio du Siège apostolique n’apparaît pas, par conséquent, comme une intervention alternative de traduction, mais comme un acte d’autorité per lequel le dicastère compétent ratifie l’approbation des évêques, en supposant bien entendu une évaluation positive de la fidélité et de la congruence des textes produits, par rapport à l’édition typique sur laquelle se fonde l’unicité du rite, et en tenant compte surtout des textes d’importance majeure, en particulier les formules sacramentelles, les prières eucharistiques, les prières d’ordination, le rite de la messe, et ainsi de suite.

La modification du Codex iuris canonici comporte naturellement un ajustement de l’article 64 § 3 de la constitution apostolique Pastor bonus, ainsi que de la règlementation en matière de traduction. Ce qui signifie la nécessité de réviser, par exemple, certains numéros de l’Institutio generalis missalis Romani et des Prænotanda des livres liturgiques. Même l’instruction Liturgiam authenticam, appréciable pour l’attention importante qu’elle accorde à ce travail compliqué et à ses implications, doit être interprétée, lorsqu’elle demande la recognitio, à la lumière de la nouvelle formulation du canon 838. Finalement, le motuproprio dispose que même la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements «modifie son Regolamento propre sur la base de la nouvelle discipline et qu’elle aide les Conférences Episcopales à accomplir leur tâche».

+ Arthur Roche
Archevêque Secrétaire
Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements

vendredi, 08 septembre 2017

MARTYR. Vie et mort du père Jacques Hamel

MARTYR. Vie et mort du père Jacques Hamel

Unknown.jpegSon assassinat provoqua dans le monde entier une très vive émotion. Le 26 juillet 2016, le Père Jacques Hamel était brutalement égorgé par deux djihadistes dans son église de Saint-Etienne du Rouveray.

Comment se fait-il que Satan ait frappé ce prêtre de 86 ans, doux et bon, promoteur du dialogue avec les musulmans ? Ce livre raconte l’humble vie du premier prêtre martyr dans notre Europe du XXIème siècle.

Dans sa chapelle de la résidence Saint Marthe au Vatican, le Pape François a invité l’archevêque de Rouen, Mgr Dominique Lebrun, à faire connaître la vie et la mort de ce promoteur de la Paix. Le Père Jacques « nous aide tous à aller de l’avant, sans peur. Que du Ciel – parce que nous devons le prier, c’est un martyr !, et les martyrs … nous donne le courage de dire la vérité : tuer au nom de Dieu est satanique ».  

Ce petit opuscule est une reconstruction basée essentiellement sur des témoins de sa vie et de son assassinat, notamment le couple Coponet (64 ans de mariage) et les trois religieuses présents lors du drame. Roseline Hamel, soeur de Jacques Hamel, raconte également la vie de son frère. 

J’ai eu l’occasion de concélébrer la messe à l’endroit même où le Père Hamel a rendu son esprit à Dieu. L’autel est encore marqué par les coups de couteau. Dans cette horreur et cette nuit, nous expérimentons pourtant une grande profondeur dans la prière. Que la lecture de cet ouvrage porte des fruits de paix, d’amitié et de collaboration entre musulmans et chrétiens, pour un vivre ensemble.

Jan De Volder, MARTYR. Vie et mort du Père Jacques Hamel, Ed. Cerf, 2016, 127 pages.

Historien à l'Université de Louvain en Belgique, Jan De Volder s'est rendu sur place pour enquêter sur les circonstances de cette tragédie. 

jeudi, 07 septembre 2017

Le Pape François n'est pas un théologien mais un grand prophète

Le Pape François n'est pas un théologien mais un grand prophète

Unknown-1.jpegLe Pape François avoue, sans aucun complexe, qu'il n'est pas théologien. Par contre, il est un Pasteur et un prophète hors pair.

Dominique Wolton relève avec raison qu'il s'est imposé très rapidement sur la scène internationale. Il est vrai que l'enseignement social ou la doctrine sociale de l'Eglise connaît un boom spectaculaire, comme au temps de Léon XIII. 

Au cours de l'entretien avec le chercheur français, le Saint-Père cite avec raison Saint Vincent de Lérins. Cependant les exemples qu'ils donnent ne sont pas vraiment adéquats. Saint Vincent, un français, parle surtout des dogmes. 

L'esclavage selon Bergoglio

Le pape cite le saint jésuite dont il va visiter la maison en Colombie, à Cartagena, dimanche prochain : Pierre Claver (1580-1654) : « C’est la même chose concernant l’esclavage. Il y a des esclaves mais c’est immoral. En revanche, quand saint Pierre Claver, en Colombie, travaillait auprès des esclaves, il était réprimandé, parce que certains doutaient qu’ils aient une âme. » (Pape François)

L'esclavage* n'a jamais été enseigné par la sainte Eglise catholique. Hélas, certains hommes d'Eglise pensaient effectivement qu'ils n'avaient pas d'âmes. Mais cela ne fut jamais retenu par l'Eglise, qui était du coté de Saint Pierre Claver. 

Le peine de mort selon Bergoglio

Aujourd’hui, l’Eglise dit plus ou moins – et on travaille pour changer le catéchisme sur ce pont – que la peine de mort est immorale (Pape François)

Le Pape François n'est théologiquement pas très précis non plus pour la peine de mort*. Il y avait eu effectivement débat au sein de la rédaction du Catéchisme de l'Eglise catholique. Les évêques américains souhaitaient qu'elle soit dans le texte. Le Cardinal Ratzinger était alors intervenu pour trouver une juste formulation.

Aujourd’hui, en effet, étant données les possibilités dont l’Etat dispose pour réprimer efficacement le crime en rendant incapable de nuire celui qui l’a commis, sans lui enlever définitivement la possibilitéde se repentir, les cas d’absolue nécessité de supprimer le coupable " sont désormais assez rares, sinon même pratiquement inexistants " (Evangelium vitae, n. 56).

La peine de mort reste parfois le dernier recours pour protéger une population. Elle n'est donc pas en soi immorale. Toutefois, les conditions historiques permettant son application sont actuellement pratiquement inexistantes.

Tout comme Benoît XVI, l'Eglise s'engage de toute ses forces pour la réconciliation, la Miséricorde, la Paix. 

Le désenveloppement du dogme

La Tradition est évidement vivante. Le Cardinal Charles Journet expliquait cela en affirmant que tout avait été dit, mais tout n'avait pas encore été compris. La théologie parle de désenveloppement du dogme. Par exemple, l'Immaculée Conception est un terme qui ne se trouve effectivement pas dans la Bible, tout comme l'Assomption ou l'Infaillibilité du Pape. Or l'Eglise connaît une seule source de la Révélation, et non pas deux. La Révélation est comme un fleuve qui charie des cailloux. L'eau est la Tradition et les cailloux les Saintes Ecritures. C'est cette même Parole de Dieu mise par écrit dans les Saintes Ecritures. 

C'est à ce niveau que la vie de la Tradition s'effectue. L'Immaculée Conception, dogme défini par Pie IX en 1854, a ses racines dans la Sainte Ecriture. 

Pour revenir à la peine de mort et à l'esclavage, le Pape n'est donc pas, à l'évidence, un excellent théologien, mais bel et bien un prophète. Il est un homme de Paix ! Notre monde vit une guerre mondiale en morceau. François ne va donc pas, comme chef spirituel, s'engager pour prêcher la guerre juste (pour un Etat): cela soufflerait sur les braises de la violence qui brûle dans tant de lieux, et surtout dans nos coeurs. François a parfaitement raison: seule le Paix est juste !

Catéchisme de l'Eglise catholique: Eviter la guerre

2307 Le cinquième commandement interdit la destruction volontaire de la vie humaine. A cause des maux et des injustices qu’entraîne toute guerre, l’Église presse instamment chacun de prier et d’agirpour que la Bonté divine nous libère de l’antique servitude de la guerre (cf. GS 81, § 4).

2308 Chacun des citoyens et des gouvernants est tenu d’œuvrer pour éviter les guerres.

Aussi longtemps cependant " que le risque de guerre subsistera, qu’il n’y aura pas d’autorité internationale compétente et disposant de forces suffisantes, on ne saurait dénier aux gouvernements, une fois épuisées toutes les possibilités de règlement pacifiques, le droit de légitime défense " (GS 79, § 4).

2309 Il faut considérer avec rigueur les strictes conditions d’une légitime défense par la force militaire. La gravité d’une telle décision la soumet à des conditions rigoureuses de légitimité morale. Il faut à la fois :

– Que le dommage infligé par l’agresseur à la nation ou à la communauté des nations soit durable, grave et certain.

– Que tous les autres moyens d’y mettre fin se soient révélés impraticables ou inefficaces.

– Que soient réunies les conditions sérieuses de succès.

– Que l’emploi des armes n’entraîne pas des maux et des désordres plus graves que le mal à éliminer. La puissance des moyens modernes de destruction pèse très lourdement dans l’appréciation de cette condition.

Ce sont les éléments traditionnels énumérés dans la doctrine dite de la " guerre juste ".

L’appréciation de ces conditions de légitimité morale appartient au jugement prudentiel de ceux qui ont la charge du bien commun.

Le Pape François et l'accueil des réfugiés

Même principe pour l'accueil des réfugiés. Leurs droits sont inaliénables. Et les droits d'une personne précèdent ou fondent le droit d'un Etat. Il est toutefois permis à un Etat, et le Pape François l'a redit, de réguler l'émigration. Le langage de l'Eglise n'est pas celui de l'Etat. Bien que distincts l'un de l'autre, ils sont au service des mêmes personnes. A cela s'ajoute le droit de ne pas émigrer, de rester sur sa terre.

Le livre entretien avec Dominique Wolton est certes magnifique! Comme ceux de Joseph Ratzinger/Benoît XVI, il n'appartient toutefois pas au Magistère de l'Eglise. Cela ne veut toutefois pas dire qu'il sonne faux, bien au contraire !

Oui, François est un grand prophète, choisi par Dieu pour être Pierre en notre temps. 

*Nouveau livre: le pape François et la tradition selon Vincent de Lérins

Rencontres avec Dominique Wolton (7)


Dominique Wolton 25/02/2017 © L'Osservatore Romano

06340_25022017-800x533.jpgLa tradition selon Vincent de Lérins fait l’objet des entretiens de Dominique Wolton avec le pape François au chapitre 7 du livre publié ce 6 septembre 2017 en librairie en France : « Pape François. Rencontres avec Dominique Wolton. Politique et société. Un dialogue inédit » (Editions de L’Observatoire, pp. 315-350) que nous avons présenté le 1er septembre dernier. « La tradition grandit comme  grandit une personne », explique-t-il.

Le chapitre a pour titre cette citation du saint moine de Lérins mort vers 445-450 : « La tradition est en mouvement. »

« Avant tout, dit le pape, je voudrais définir ce qu’est la tradition. La tradition, ce n’est pas un immuable compte en banque. La tradition, c’est la doctrine qui est en chemin, qui avance. »

Il ajoute : « Et c’est vous, les Français, qui avez dit une très belle phrase, qui date du Ve siècle. Elle est de Vincent de Lérins, un moine et théologien français qui dit que « la tradition est en mouvement ». Comment ? Il dit cela en latin : « Ut annis scilicet cosolidetur, dilatetur tempore, sublimetur aetate » : la tradition avance, mais selon quelles modalités ? » Le pape traduit : « De façon à ce que, avec les années, elle se consolide, pour qu’elle grandisse avec le temps et soit sublimée avec l’âge. Les critères de la tradition ne changent pas, l’essentiel ne change pas, mais elle grandit, évolue. »

Le pape François propose des exemples. Tout d’abord, la peine de mort : « Nos évêques ont décrété la peine de mort au Moyen Age. Aujourd’hui, l’Eglise dit plus ou moins – et on travaille pour changer le catéchisme sur ce pont – que la peine de mort est immorale. La tradition a-t-elle donc changé ? Non, mais la conscience morale évolue. »

Autre exemple, l’esclavage. Le pape cite le saint jésuite dont il va visiter la maison en Colombie, à Cartagena, dimanche prochain : Pierre Claver (1580-1654) : « C’est la même chose concernant l’esclavage. Il y a des esclaves mais c’est immoral. En revanche, quand saint Pierre Claver, en Colombie, travaillait auprès des esclaves, il était réprimandé, parce que certains doutaient qu’ils aient une âme. »

« Dans la tradition dynamique, l’essentiel demeure : ne change pas, mais grandit. Grandit dans l’explicitation et la compréhension », explique le pape François qui poursuit son commentaire de saint Vincent de Lérins avec ce maître mot de la croissance humaine, le dialogue: « Ces trois phrases de Vincent de Lérins sont importantes. Comment grandit la tradition ? Elle grandit comme grandit une personne : par le dialogue qui est comme l’allaitement pour l’enfant. Le dialogue avec le monde qui nous entoure. Le dialogue fait croître. Si on ne dialogue pas, on ne peut pas grandir, on demeure fermé, petit, un nain. Je ne peux pas me contenter de marcher avec des œillères, je dois regarder et dialoguer. Le dialogue fait grandir et fait grandir la tradition. »

« En dialoguant et en écoutant une autre opinion, je peux, comme dans le cas de la peine de mort, de la torture, de l’esclavage, changer mon point de vue. Sans changer la doctrine. La doctrine a grandi avec la compréhension. Ça c’est la base de la tradition », affirme le pape avec des accents qui rappellent le bienheureux Henry Newman.

Dominique Wolton fait observer que « la dévalorisation systématique de la tradition depuis un siècle a fait beaucoup de dégâts », mais aussi que la tradition n’est pas du « conservatisme », que c’est « autre chose ».

« C’est autre chose, reprend le pape. Ça ne change pas la doctrine, la vraie doctrine. Mais cela fait grandir la conscience, cela permet de mieux la comprendre, c’est le dialogue selon les critères de Vincent de Lérins, toujours dans Commonitorium… »

Dans son Commonitorium, disponible ici en version bilingue, saint Vincent donne en effet des critères pour discerner entre l’erreur et la foi catholique, avec trois critères : universalité, antiquité et unanimité. Il fait en même temps observer qu’il existe un progrès dans les sciences théologiques, « selon leur nature particulière, c’est-à-dire dans le même dogme, dans le même sens, et dans la même pensée ».

Le pape François cite un ami de Newman: le pape Benoît XVI: « Le pape Benoît a dit quelque chose de très clair: les changements dans l’Eglise doivent être faits avec l’herméneutique de la continuité. Une belle phrase. L’herméneutique grandit: certaines choses changent mais c’est toujours en continuité. Elle ne trahit pas ses racines, elle les explicite, ce qui la fait mieux comprendre. »

Plus loin, le pape ajoute qu’il s’agit de « grandir » et pas d’idéologie : « La tradition ne peut en aucun cas être idéologique (…). La tradition, quand elle devient une idéologie, ce n’est plus la tradition. Elle n’est plus vivante. »

mercredi, 06 septembre 2017

Décès du Cardinal Caffarra RIP

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Rencontre du Cardinal avec le Pape François le 2 avril dernier

Décès du Cardinal Caffarra RIP

Expert des questions familiales, il avait fondé et été le premier président de l’Institut pontifical Jean Paul II d’études sur la famille et le mariage

Formation

Carlo Caffara a obtenu un doctorat en droit canon à l'Université pontificale grégorienne à Rome. Il possède aussi un diplôme de spécialisation en théologie morale délivré par l'Académie pontificale alphonsienne.

Prêtre

Il a été ordonné le .

Il consacre l'essentiel de son ministère sacerdotal à l'enseignement. Ainsi, tout en étant vicaire à la cathédrale de Fidenza, il enseigne la théologie morale dans les séminaires de Parme et Fidenza, ainsi qu'à l'université de Milan.

En août 1974, le pape Paul VI le nomme membre de la Commission théologique internationale. Jean-Paul II le nomme en janvier 1981 président de l'Institut Jean-Paul II pour le mariage et la famille. Il est également consulteur de 1983 à 1988 à la Congrégation pour la doctrine de la foi.

Évêque

Nommé archevêque de Ferrare le , il est consacré le 21 octobre suivant par le cardinal Giacomo Biffi.

Le , il devient archevêque de Bologne.

Cardinal

Carlo Caffarra a été créé cardinal par Benoît XVI lors du consistoire du avec le titre de cardinal-prêtre de S. Giovanni Battista dei Fiorentini. Il participe au conclave de 2013 qui élit le pape François.

Au sein de la Curie romaine, il est membre de la Congrégation pour l'évangélisation des peuples, du Tribunal suprême de la Signature apostolique, du Tribunal de la Rote romaine et de l'Académie pontificale pour la vie. Particulièrement écouté par Jean-Paul II et Benoît XVI sur les questions de la famille et du mariage chrétien, il s'oppose au cardinal Kasper à ce sujet au synode d'octobre 2014.

Il fut l'un des quatre cardinaux signataires des dubia envoyés au Pape François. Egalement signataire, le Cardinal Meisner est décédé en juillet 2017 *. 

Le il est nommé avec le cardinal Raymond Burke comme membre de la Congrégation pour les causes des saints.

Le , le pape François accepte sa démission du siège archiépiscopal de Bologne, et nomme Mgr Matteo Maria Zuppi évêque auxiliaire de Rome pour lui succéder.

Le 6 septembre 2017, le Saint-Siège confirme le rappel à Dieu du Cardinal Caffarra.

source: Wikipedia

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Hommage du Pape émérite Benoît XVI lors des funérailles du Cardinal Meisner (lu par Son Excellence Mgr Georg Gänswein)

Unknown.jpeg« En cette heure où l'Eglise de Cologne et les fidèles venus d'au-delà de ses frontières sont rassemblés pour dire à Dieu au cardinal Joachim Meisner, je suis avec vous par le cœur et la pensée, et, accomplissant avec joie le souhait du cardinal Woelki, je désire vous adresser un mot de souvenir.

« Lorsque j'ai appris la mort du cardinal Meisner mercredi dernier, je n'ai pas voulu y croire. La veille nous avions parlé au téléphone. Sa gratitude à propos du fait qu'il avait pu prendre quelques vacances après avoir participé à la béatification de Mgr Teofilius Matulionis à Vilnius le dimanche précédent (le 25 juin) était évidente au son de sa voix.  L'amour de l'Eglise des pays voisins à l'Est, qui avaient souffert sous la persécution communiste, ainsi que la gratitude que lui inspirait la résistance aux souffrances à cette époque-là, avaient marqué toute sa vie. De telle sorte qu'il n'y a pas pas de coïncidence dans le fait qu'il aura rendu la dernière visite de sa vie à un Confesseur de la foi dans ces pays-là.

« Ce qui m'a particulièrement impressionné au cours de cette dernière conversation avec le cardinal à la retraite, c'est la joie déliée, la joie intérieure, la confiance qu'il avait trouvées. Nous savons que ce berger, ce pasteur passionné a trouvé difficile de quitter son poste, spécialement à un moment où l'Eglise se trouve dans la nécessité urgente de disposer de bergers convaincants qui puissent résister à la dictature de l'esprit du temps et qui vivent et pensent la foi avec détermination.Cependant, cela m'a d'autant plus ému qu'au cours de cette dernière période de sa vie, il a appris à lâcher prise et à vivre toujours plus dans la certitude profonde que le Seigneur n'abandonne pas son Eglise, même lorsque parfois le navire a tant pris l'eau qu'il est sur le point de chavirer.

« Deux choses, dernièrement, lui ont donné toujours plus de joie et de confiance.

« D'abord, il m'a toujours redit la joie profonde qui le remplit à travers l'expérience du sacrement de pénitence lorsque des jeunes, surtout de jeunes hommes, vivent la grâce du pardon – ce don d'avoir véritablement trouvé la vie que seul Dieu peut leur donner.

« La deuxième chose qui l'a toujours touché et qui l'a toujours rempli de joie, ce sont les progrès discrets de l'adoration eucharistique. Lors des JMJ de Cologne cela avait constitué pour lui un point central – qu'il y eût une adoration, un silence où le Seigneur seul puisse parler au cœur. Certains experts en pastorale et en liturgie avaient pensé qu'un tel silence dans la contemplation du Seigneur ne peut s'obtenir avec une telle masse de gens. Certains étaient également d'avis que l'adoration eucharistique est en tant que telle dépassée, puisque le Seigneur veut être reçu dans le Pain eucharistique, et qu'Il ne veut pas être simplement regardé. Mais ce Pain ne peut être mangé comme un aliment quelconque ; « recevoir » le Seigneur dans le sacrement eucharistique requiert toutes les dimensions de notre existence – la réception doit être adoration : tout cela est désormais tout de même devenu très clair. Ainsi le temps d'adoration eucharistique lors des JMJ de Cologne est devenu un événement très intérieur qui n'est pas devenu inoubliable pour le seul cardinal. Ce moment lui est toujours resté présent intérieurement et a été pour lui une grande lumière.

« Lorsque le cardinal Meisner, au dernier matin de sa vie, n'a pas paru à l'heure de célébrer la messe, on l'a trouvé mort dans sa chambre. Son bréviaire avait glissé de ses mains :  il est mort en priant, son regard tourné vers le Seigneur, en conversation avec le Seigneur. La nature de la mort qu'il lui a été donné de vivre redit encore une fois comment il a vécu : le regard tourné vers le Seigneur, et en conversation avec lui. Ainsi nous osons sans crainte confier son âme au bon Dieu. Seigneur, nous vous remercions pour le témoignage de votre serviteur Joachim. Permettez-lui d'être désormais un intercesseur pour l'Eglise de Cologne et pour l'ensemble de la terre ! Requiescat in pace ! »

Père Thomas Michelet, Revue thomiste: Amoris Laetitia, note de théologie sacramentaire sur la communion des divorcés remariés.

Unknown.jpegJ'ouvre un chapitre consacré à l'exhortation apostolique Amoris Laetitia du Pape François.

Voici le premier article qui reprend l'abstract d'une note théologique dans la Revue Thomiste du Père Thomas Michelet, chargé de cours à l'Angelicum, université pontificale dominicaine romaine. 

Père Thomas Michelet, Revue thomiste: Amoris Laetitia, note de théologie sacramentaire sur la communion des divorcés remariés. 

Après avoir occupé le devant de la scène médiatique durant les deux années du synode sur la famille, la question délicate de la communion eucharistique des divorcés remariés continue à nourrir la plupart des discussions sur l'exhortation apostolique post-synodale Amoris Laetitia du Pape François, qui se concentrent sur le chapitre 8 et en particulier sur la note 351*. 

Les commentateurs étant partagés sur le point de savoir si cette note a changé ou non la discipline établie par l'exhortation apostolique Familiaris Consortio du Pape Jean-Paul II. 

L'article du Père Thomas Michelet cherche à favoriser la bonne réception du texte en montrant qu'il peut et doit être interprété conformément au magistère précédent. Une lumière nouvelle est donnée, qui détermine un réel changement pastoral et disciplinaire, mais au titre d'un progrès doctrinal homogène

La distinction qui est faite au plan de la théologie morale entre situation objective et imputabilité subjective selon les circonstances est restituée dans le cadre traditionnel de la science du confessionnal. Mais le régime sacramentel ne saurait découler du seul for interne, s'agissant aussi d'actes publics.

Familiaris Consortio, relue à la lumière d'Amoris Laetitia, vient alors éclairer celle.ci en retour. 

à suivre ...

[351] Dans certains cas, il peut s’agir aussi de l’aide des sacrements. Voilà pourquoi, « aux prêtres je rappelle que le confessionnal ne doit pas être une salle de torture mais un lieu de la miséricorde du Seigneur » : Exhort. ap. Evangelii gaudium (24 novembre 2013), n. 44 : AAS 105 (2013), p. 1038. Je souligne également que l’Eucharistie «  n’est pas un prix destiné aux parfaits, mais un généreux remède et un aliment pour les faibles »  (Ibid., n. 47 : p. 1039).

Familiaris Consortio de Saint Jean-Paul II

Unknown-1.jpege) Les divorcés remariés

84. L'expérience quotidienne montre, malheureusement, que ceux qui ont recours au divorce envisagent presque toujours de passer à une nouvelle union, évidemment sans cérémonie religieuse catholique. Et comme il s'agit là d'un fléau qui, comme les autres, s'attaque de plus en plus largement aux milieux catholiques eux-mêmes, il faut d'urgence affronter ce problème avec la plus grande sollicitude. Les Pères du Synode l'ont expressément étudié. L'Eglise, en effet, instituée pour mener au salut tous les hommes, et en particulier les baptisés, ne peut pas abandonner à eux-mêmes ceux qui - déjà unis dans les liens du sacrement de mariage - ont voulu passer à d'autres noces. Elle doit donc s'efforcer, sans se lasser, de mettre à leur disposition les moyens de salut qui sont les siens.

Les pasteurs doivent savoir que, par amour de la vérité, ils ont l'obligation de bien discerner les diverses situations. Il y a en effet une différence entre ceux qui se sont efforcés avec sincérité de sauver un premier mariage et ont été injustement abandonnés, et ceux qui par une faute grave ont détruit un mariage canoniquement valide. Il y a enfin le cas de ceux qui ont contracté une seconde union en vue de l'éducation de leurs enfants, et qui ont parfois, en conscience, la certitude subjective que le mariage précédent, irrémédiablement détruit, n'avait jamais été valide.

Avec le Synode, j'exhorte chaleureusement les pasteurs et la communauté des fidèles dans son ensemble à aider les divorcés remariés. Avec une grande charité, tous feront en sorte qu'ils ne se sentent pas séparés de l'Eglise, car ils peuvent et même ils doivent, comme baptisés, participer à sa vie. On les invitera à écouter la Parole de Dieu, à assister au Sacrifice de la messe, à persévérer dans la prière, à apporter leur contribution aux oeuvres de charité et aux initiatives de la communauté en faveur de la justice, à élever leurs enfants dans la foi chrétienne, à cultiver l'esprit de pénitence et à en accomplir les actes, afin d'implorer, jour après jour, la grâce de Dieu. Que l'Eglise prie pour eux, qu'elle les encourage et se montre à leur égard une mère miséricordieuse, et qu'ainsi elle les maintienne dans la foi et l'espérance!

L'Eglise, cependant, réaffirme sa discipline, fondée sur l'Ecriture Sainte, selon laquelle elle ne peut admettre à la communion eucharistique les divorcés remariés. Ils se sont rendus eux-mêmes incapables d'y être admis car leur état et leur condition de vie est en contradiction objective avec la communion d'amour entre le Christ et l'Eglise, telle qu'elle s'exprime et est rendue présente dans l'Eucharistie. Il y a par ailleurs un autre motif pastoral particulier: si l'on admettait ces personnes à l'Eucharistie, les fidèles seraient induits en erreur et comprendraient mal la doctrine de l'Eglise concernant l'indissolubilité du mariage.

La réconciliation par le sacrement de pénitence - qui ouvrirait la voie au sacrement de l'Eucharistie - ne peut être accordée qu'à ceux qui se sont repentis d'avoir violé le signe de l'Alliance et de la fidélité au Christ, et sont sincèrement disposés à une forme de vie qui ne soit plus en contradiction avec l'indissolubilité du mariage. Cela implique concrètement que, lorsque l'homme et la femme ne peuvent pas, pour de graves motifs - par l'exemple l'éducation des enfants -, remplir l'obligation de la séparation, «ils prennent l'engagement de vivre en complète continence, c'est-à-dire en s'abstenant des actes réservés aux époux» (180).

De la même manière, le respect dû au sacrement de mariage, aux conjoints eux-mêmes et à leurs proches, et aussi à la communauté des fidèles, interdit à tous les pasteurs, pour quelque motif ou sous quelque prétexte que ce soit, même d'ordre pastoral, de célébrer, en faveur de divorcés qui se remarient, des cérémonies d'aucune sorte. Elles donneraient en effet l'impression d'une célébration sacramentelle de nouvelles noces valides, et induiraient donc en erreur à propos de l'indissolubilité du mariage contracté validement.

En agissant ainsi, l'Eglise professe sa propre fidélité au Christ et à sa vérité; et en même temps elle se penche avec un cœur maternel vers ses enfants, en particulier vers ceux qui, sans faute de leur part, ont été abandonnés par leur conjoint légitime.

Et avec une ferme confiance, elle croit que même ceux qui se sont éloignés du commandement du Seigneur et continuent de vivre dans cet état pourront obtenir de Dieu la grâce de la conversion et du salut, s'ils persévèrent dans la prière, la pénitence et la charité.

mardi, 05 septembre 2017

Le Pape François et les ultras en Colombie: "c'est un faux pape, un faux prophète de Dieu"

Le Pape François et les ultras en Colombie: "c'est un faux pape, un faux prophète de Dieu"

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images.jpegLes "ultras" (une minorité) ne l'appellent pas Saint-Père, souverain pontife, ni pape. Pour eux, il n'est que Bergoglio, le faux prophète qui selon la Bible octroie ses pouvoirs à Satan.

Ils affirment que son élection comme chef de l'Église catholique est le fruit d'une manipulation mafieuse et réformiste. Ils le qualifient de populiste, franc-maçon, marxiste ou illuminati.

lundi, 04 septembre 2017

Le Pape François et le Coran: «Je pense que cela leur ferait du bien de faire une étude critique du Coran, comme nous l'avons fait avec nos Écritures.»

Le Pape François et le Coran: « Je pense que cela leur ferait du bien de faire une étude critique du Coran, comme nous l'avons fait avec nos Écritures »

Extraits dans Le Figaro Magazine / La Dépêche :

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L'Eglise, la laïcité et la France. «L'État laïc est une chose saine. Il y a une saine laïcité. Jésus l'a dit, il faut rendre à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. Nous sommes tous égaux devant Dieu. Mais je crois que dans certains pays comme en France, cette laïcité a une coloration héritée des Lumières beaucoup trop forte, qui construit un imaginaire collectif dans lequel les religions sont vues comme une sous-culture. Je crois que la France – c'est mon opinion personnelle, pas celle officielle de l'Église – devrait «élever» un peu le niveau de la laïcité, dans le sens où elle devrait dire que les religions font elles aussi partie de la culture. Comment exprimer cela de manière laïque ? Par l'ouverture à la transcendance. Chacun peut trouver sa forme d'ouverture. Dans l'héritage français, que veut dire un État laïc «ouvert à la transcendance» ? Que les religions font partie de la culture, que ce ne sont pas des sous-cultures ? Quand on dit qu'il ne faut pas porter de croix visibles autour du cou ou que les femmes ne doivent pas porter ça ou ça, c'est une bêtise. Car l'une et l'autre attitudes représentent une culture. Les Lumières pèsent trop lourd.»

Le mariage gay et la prétendue théorie du genre. «Que penser du mariage des personnes du même sexe ? Le «mariage» est un mot historique. Depuis toujours dans l'humanité, et non pas seulement dans l'Église, c'est un homme et une femme. Appelons donc cela les «unions civiles». Ne plaisantons pas avec les vérités. Il est vrai que derrière cela, il y a l'idéologie du genre. Dans les livres aussi, les enfants apprennent que l'on peut choisir son sexe.

Les musulmans. «Ils n'acceptent pas le principe de la réciprocité. «Je pense que cela leur ferait du bien de faire une étude critique du Coran, comme nous l'avons fait avec nos Écritures.»

L'absolution de l'avortement. L'avortement, c'est grave, c'est un péché grave. C'est le meurtre d'un innocent. Mais si péché il y a, il faut faciliter le pardon. Puis à la fin, j'ai décidé que cette mesure serait permanente. Chaque prêtre peut désormais absoudre ce péché.

 

Le message du Pape François avant son voyage en Colombie

Le message du Pape François avant son voyage en Colombie

(Radio Vatican)

«Je viendrai comme un pèlerin d’espérance et de paix, pour célébrer avec vous la foi dans notre Seigneur et aussi pour apprendre de votre persévérance dans la recherche de la paix et de l’harmonie».

Avec ces paroles, le Pape François ouvre le message vidéo adressé au «peuple de la Colombie», la terre dans laquelle il se rendra à partir de ce mercredi, pour une visite de cinq jours.

REUTERS2350800_Articolo.JPGEn citant la devise du voyage, «faisons le premier pas», le Pape invite à créer des ponts pour construire la fraternité, et donc créer ce nouveau parcours de paix qu’il a lui-même soutenu et encouragé. «La paix est ce que la Colombie cherche, et elle travaille depuis beaucoup de temps pour son accomplissement», poursuit le Pape dans son message. Le premier Souverain pontife latino-américain de l’histoire, très attentif au processus de paix en Colombie qu’il a activement soutenu, appelle à «une paix stable, durable, pour que nous puissions nous voir et nous parler comme des frères, et non pas comme des ennemis. La paix nous rappelle que nous sommes tous enfants du même Père qui nous aime et nous réconforte.»

Après la reconnaissance de l’engagement de tous ces hommes et de toutes ces femmes qui ont travaillé «avec détermination et persévérance» pour faire de la Colombie «un lieu dans lequel règnent l’harmonie et la fraternité» et dans lequel «l’Évangile est connu et aimé», le Pape François a fait aussi appel à l’Église, appelée à promouvoir non seulement «la réconciliation avec le Seigneur et avec les frères», mais aussi avec la Création, si sauvagement exploitée.

En juin dernier s’est concrétisé l’accord de paix entre le gouvernement et les Farc, après une guerre de plus de 50 ans qui a fait 260 000 morts, plus de 60 000 déplacés et sept millions de déplacés et réfugiés.

Il reste donc encore beaucoup de choses à construire et à assainir, mais l’attente du Pape dans cette terre est remplie d’espérance, comme l’a expliqué à nos collègues italiens de Radio Vatican le nonce en Colombie, Mgr Ettore Balestrero, qui voit le voyage du Pape comme une invitation à «ne pas tomber dans les tentacules de la corruption, de la polarisation». Le pays doit trouver un équilibre entre «vérité» et «miséricorde», pour rompre avec un passé de sang.

Le Pape François et Dominique Wolton: Entretien - Politique et société, c’est le titre d’un ouvrage inédit qui paraitra mercredi 6 septembre 2017 aux éditions de l’Observatoire.

Dominique Wolton avec le Pape François

Unknown-2.jpegRTL : "On ne parle pas à un pape comme on parle à un chef d'État, c'est bien plus compliqué" a confié Dominique Volton au micro de RTL lundi 4 septembre. Ce chercheur au CNRS en sciences de la communication est un spécialiste des médias.

Pourtant, cette fois c'est au Pape François qu'il s'est intéressé, et à la figure spirituelle atypique qu'il représente : son livre "Politique et société- Pape François, rencontres avec Dominique Volton" compile un an d'entretiens avec la Haute autorité catholique.

Dominique Volton, qui mûrissait ce projet de livre depuis longtemps, a expliqué avoir été le premier surpris de la réponse positive du Pape."J'avais envoyé une lettre, et mon CV. Je n'avais même pas de contact au Vatican. Et deux mois après, j'avais une invitation pour aller au Vatican voir le Saint-Père" a-t-il détaillé.

 

RTL


podcast

 

Le Pape François et Dominique Wolton: Entretien - Politique et société, c’est le titre d’un ouvrage inédit qui paraitra mercredi 6 septembre 2017 aux éditions de l’Observatoire.

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(Radio Vatican) Entretien - Politique et société, c’est le titre d’un ouvrage inédit qui paraitra mercredi 6 septembre 2017 aux éditions de l’Observatoire. Il s’agit d’un dialogue entre le Pape François et le chercheur Dominique Wolton, spécialiste de la communication, fondateur et directeur de la revue internationale Hermès (CNRS Éditions). Pendant un an, entre février 2016 et février 2017, le Saint-Père a accordé douze entretiens au scientifique français . L’angle choisi, précise l’auteur, «porte sur l’une des questions récurrentes de l’histoire de l’Église: quelle est la nature de son engagement social et politique ? Quelle différence avec un acteur politique ?».

Au fil des quelque 400 pages, le Pape s’exprime sur de grands thèmes, très variés, qui interpellent l’homme contemporain : la paix et la guerre, la politique et les religions, la mondialisation, la laïcité, l’Europe, les migrants, l’écologie, ou encore le dialogue interreligieux. Mais le Saint-Père évoque également des questions plus personnelles:  ses joies, ses difficultés, son sentiment de liberté, son rejet de l’hypocrisie et le rôle des femmes dans sa vie. Il confie notamment avoir consulté une psychanalyste, de confession juive, pendant six mois, à l’âge de 42 ans.

Hélène Destombes a rencontré au Vatican Dominique Wolton qui venait de présenter son ouvrage au Pape François. Il revient sur quelques-uns des thèmes abordés et sur les points de compréhension et d’incompréhension issus de cet échange audio

 

Dominique Wolton est directeur de recherche au CNRS. Il est l’auteur d’une trentaine d’ouvrages. Il y a 30 ans, il avait publié Le Choix de Dieu, un livre d'entretien avec le cardinal Jean-Marie Lustiger, alors archevêque de Paris.

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Deux tragiques nouvelles: un nouveau né meurt étouffé. Un bébé tué à deux mois de grossesse

Deux tragiques nouvelles: un nouveau né meurt étouffé. Un bébé tué à deux mois de grossesse

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Source: 20 minutes

Nourrisson étouffé juste après sa naissance

Une mère de famille risque 10 ans de prison pour avoir tué son bébé. Elle s'était débarrassée du corps dans une poubelle.

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Une mère à 2 mois de grossesse

"Ca m'a fait de la peine de devoir le tuer"

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vendredi, 01 septembre 2017

Diocèses de Suisse Romande: le nombre de séminaristes en augmentation

Diocèses de Suisse Romande: le nombre de futurs prêtres en augmentation

 

Diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg
Service de la communication

 

Communiqué

Unknown-2.jpegRentrée 2017 : la Maison des Séminaires est au complet !

Lundi 4 septembre, c’est la rentrée à la Maison des Séminaires*, à Givisiez (FR). Pour la première fois depuis longtemps, la Maison « affiche complet », avec 27 séminaristes et discernants.

Les 27 séminaristes et discernants (deux autres étant à l’étranger pour un an) sont issus :

· 12 du diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg

· 4 du diocèse de Sion

· 5 de la Congrégation du Grand-saint-Bernard

· 1 de l’Abbaye de Saint-Maurice

· 4 du diocèse de Bâle

. 2 de diocèses français

· 1 d’un diocèse italien

images-1.jpegNouveauté cette année : la communauté, bilingue (5 de ses membres sont germanophones), assurera des services réguliers (liturgies dominicales, catéchèse, différents apostolats) auprès de l’Unité pastorale St-Joseph (composée des paroisses de Givisiez-Granges-Paccot, Villars-sur-Glâne, St-Pierre/Fribourg), Ste-Thérèse/Fribourg).

Pour toute question :

Abbé Nicolas Glasson, nicolas.glasson@cath-fr.ch, +41 79 509 26 41

*Maison des Séminaires : en 2012 les séminaires des diocèses de Lausanne, Genève et Fribourg (LGF) et de Sion se sont rassemblés dans le même bâtiment à Givisiez (FR). La Maison des Séminaires est conduite par les abbés Nicolas Glasson (LGF) et Joël Pralong (Sion).


Le Service diocésain de la communication

Le Pape François et l'art de convaincre

images.jpegLe Pape François et l'art de convaincre

Joachim Navarro Valls, feu porte-parole émérite de Saint Jean Paul II, avait une belle définition de la rhétorique, l'art de convaincre : "enlever les obstacles, les difficultés, pour que nous puissions parvenir à la vérité". 

Après des pontificats qui ont remarquablement enrichi l'enseignement de l'Eglise, pensons au vénérable Pie XII abondamment cité dans le Concile Vatican II, à Saint Jean XXIII, au bienheureux Paul VI, à Saint Jean Paul II et à Benoît XVI, l'Eglise est missionnaire. Comme une équipe de football, elle ne se concentre plus devant les buts, arcboutée en défense,mais elle joue l'offensive sans offenser. Le Pape François a été élu, car Jésus a manifesté qu'il voulait en quelque sorte "sortir" d'un milieu auto-référentiel, qui finit par intéresser que les initiés.

La maladie et la corruption finissent toujours par gangrener les ambiances renfermées sur elle-même, comme le cléricalisme. A la Pentecôte, l'Eglise est née en sortie. 

Unknown-1.jpegDans les périphéries, les personnes sont souvent empêchées d'entrer dans l'Eglise par certaines incompréhensions, ou appréhensions, des fausses conceptions de la vérité. (cf. entretiens avec Dominique Wolton)

Les questions "en-dessous de la ceinture"

La première touche souvent à la sexualité. La théologie du corps de Saint Jean Paul II n'est pas encore rentrée dans les moeurs. Tout ce qui touche à la contraception, au préservatif, aux relations pré-matrimoniales, au concubinage, au lien entre personnes de même sexe est largement combattu. Dans le sillage de Benoît XVI, le Pape François dit: "attendez, l'Eglise annonce d'abord une personne. La morale vient comme une réponse à cette rencontre; elle est une conséquence". Tout ce qui concerne les questions "en dessous de la ceinture" ne sont pas premières. 

Avec Amoris Laetitia, il invite les personnes divorcées remariées à reconsidérer leurs sentiments d'exclusion. Le message n'est pas celui d'une porte fermée, mais d'un invitation à venir parler. Venez et discutons ! Idem avec ceux et celles qui se disent homosexuels. "vous êtes d'abord des personnes!, aimées par Dieu". L'Eglise est là pour tous et chacun. 

La violence

Unknown.jpegLa seconde concerne la violence. L'opinion publique reste marquée par les croisades, l'inquisition, la bénédiction des canons. François, avec le don des langues, module le devoir de promouvoir la paix en évitant le terme de "guerre juste". Seule la Paix est juste. Et cette promotion de la Paix est justement ce que le monde attend des religions. 

La fragilité humaine

La troisième renvoie à notre humanité. Lorsque les vérités de la foi sont envoyées comme des pierres à la figure de l'autre, les coeurs se ferment. Si elles deviennent des étoiles qui brillent dans la nuit, elles deviennent lumineuses. Le Pape n'hésite pas à dire qu'à un moment de sa vie, il a eu recours à une femme psychologue d'origine juive, pour faire le point dans sa vie. 

Nous pourrions multiplier les exemples, pour parvenir à la même finalité, la même conclusion. Lorsque les préjugés, les stéréotypes volent en éclat les uns après les autres, le chemin vers la Vérité est largement ouvert.

jeudi, 31 août 2017

Inédit: le Pape François se confie à Dominique Wolton dans un livre

Inédit: le Pape François se confie à Dominique Wolton dans un livre

Unknown.jpegJe suis certain que ce livre fera un grand bien. Notre Pape est un homme, un homme de Dieu. Nous avons souvent une fausse image des hommes donnés à Dieu, comme s'ils n'étaient pas comme nous tous, avec une vie normale. Le Pape, comme tous les chrétiens, essaient de toutes ses forces de vivre ce qu'il enseigne. 

Pape François, entretiens avec Dominique Wolton, politique et société, un dialogue inédit

Cet entretien avec Dominique Wolton est une bonne nouvelle. Le dicton le dit bien: "qui veut faire l'ange fait la bête". Notre humanité peut être touchée par la grâce afin d'être élevée, guérie et sanctifiée. 

Heureux de voir que le jeune Jorge Mario Bergoglio a aussi vécu le bonheur d'être amoureux. Quoi de plus normal et limpide. Un prêtre sait que l'amour humain est noble, saint et beau. Il y renonce par un choix conscient et libre, sans aucun mépris.

Comme prêtre jésuite, sa vie aussi été soutenue par une aide psychologique. Saint Nicolas de Flue n'a-t-il pas également passé par une forme de dépression ?  Le bienheureux Mgr Romero, évêque martyr, souffrait même de difficultés psychologiques. Une psychologue lui apporta soutien et conseils. 

A force d'écrire des vies de saints désincarnés, le christianisme en devenait une utopie. Avec la Miséricorde, tout devient impossible avec Dieu. 


Le Pape François se confie pour la première fois

C'est une conversation sans précédent : jamais le pape François ne s'était ainsi confié. Quatorze entretiens accordés à un Français, le chercheur Dominique Wolton. Ce laïc en est encore bouleversé, et parle de "Son sourire, la douceur, les yeux extrêmement vifs, l'intelligence..." que dégage l'Homme. Ce dialogue a été retranscrit dans ce livre : "Pape François : rencontres avec Dominique Wolton : politique et société".

Les "petites fiancées" de Jorge Mario Bergoglio

Le pape François y explique pour la première fois avoir suivi une psychanalyse à l'âge de 42 ans : "Cela m'a beaucoup aidé à un moment de ma vie où j'ai eu besoin de consulter (...) pour éclaircir les choses." Il raconte aussi son enfance, le courage de sa mère, élevant cinq enfants en Argentine, celui de ses deux grands-mères : "Je remercie Dieu d'avoir connu ces vraies femmes dans ma vie." Mais également des confidences inattendues sur ses amours de jeunesse : "Puis il y a eu l'adolescence, les 'petites fiancées'". Voilà donc en partie ce qui a construit le premier pape latino-américain de l'Histoire.

Diana est enterrée avec le rosaire donné par Sainte Mère Teresa

Diana est enterrée avec le rosaire donné par Sainte Mère Teresa

#Diana20 Le saviez-vous ? Diana est enterrée avec le rosaire donné par Sainte Mère Teresa. Lady Di a aussi reçu les derniers sacrements.

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mardi, 29 août 2017

L'exhortation apostolique "Amoris Laetitia" est un document du Magistère

L'exhortation apostolique "Amoris Laetitia" est un document du Magistère

Unknown.jpegLes synodes sur la famille (consultatif) furent assez difficiles, tout comme la réception de l'exhortation apostolique qui s'en est suivi. Des cardinaux contestent son caractère magistériel. 

Selon le Concile Vatican II, il y a diverses formes d'expression du Magistère: authentique, ordinaire et universel ou extraordinaire. 

- authentique, qui a donc autorité. Le Magistère authentique concerne les documents du Pape, comme un encyclique, une exhortation apostolique ou une catéchèse. Les évêques dans leurs diocèses enseignent également avec autorité. 

De fait, il s'agit du quotidien de l'enseignement de l'Eglise. Par définition, il n'est pas infaillible, mais authentique. Il n'y a d'ailleurs pas besoin de l'infaillibilité pour que ce Magistère soit vrai.

- ordinaire et universel. Le collège épiscopal (Pape et évêques) dispersé sur la surface de la terre enseigne le Credo et les grandes vérités de la foi. L'Eglise ne peut pas se tromper. Elle est assistée par l'Esprit Saint. 

extraordinaire. Lors d'un Concile oecuménique (comme le Concile Vatican II) ou lorsque le Pape s'exprime ex cathedra (Assomption en 1950), le Magistère proclame infailliblement la foi avec l'assistance de l'Esprit Saint. 

L'exhortation apostolique du Pape François appartient donc au Magistère de l'Eglise catholique, dans sa forme authentique et fait donc autorité. 

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25. La fonction d’enseignement des évêques

Parmi les charges principales des évêques, la prédication de l’Évangile est la première . Les évêques sont, en effet, les hérauts de la foi, amenant au Christ de nouveaux disciples, et les docteurs authentiques, c’est-à-dire pourvus de l’autorité du Christ, prêchant au peuple qui leur est confié la foi qui doit régler leur pensée et leur conduite, faisant rayonner cette foi sous la lumière de l’Esprit Saint, dégageant du trésor de la Révélation le neuf et l’ancien (cf. Mt 13, 52), faisant fructifier la foi, attentifs à écarter toutes les erreurs qui menacent leur troupeau (cf. 2 Tm 4, 1-4). Les évêques qui enseignent en communion avec le Pontife romain ont droit, de la part de tous, au respect qui convient à des témoins de la vérité divine et catholique ; les fidèles doivent s’attacher à la pensée que leurs évêques expriment, au nom du Christ, en matière de foi et de mœurs, et ils doivent lui donner l’assentiment religieux de leur esprit. Cet assentiment religieux de la volonté et de l’intelligence est dû, à un titre singulier, au Souverain Pontife en son magistère authentique, même lorsqu’il ne parle pas ex cathedra, ce qui implique la reconnaissance respectueuse de son suprême magistère, et l’adhésion sincère à ses affirmations, en conformité à ce qu’il manifeste de sa pensée et de sa volonté et que l’on peut déduire en particulier du caractère des documents, ou de l’insistance à proposer une certaine doctrine, ou de la manière même de s’exprimer.

Quoique les évêques, pris un à un, ne jouissent pas de la prérogative de l’infaillibilité, cependant, lorsque, même dispersés à travers le monde, mais gardant entre eux et avec le successeur de Pierre le lien de la communion, ils s’accordent pour enseigner authentiquement qu’une doctrine concernant la foi et les mœurs s’impose de manière absolue, alors, c’est la doctrine du Christ qu’infailliblement ils expriment. La chose est encore plus manifeste quand, dans le Concile œcuménique qui les rassemble, ils font, pour l’ensemble de l’Église, en matière de foi et de mœurs, acte de docteurs et de juges, aux définitions desquels il faut adhérer dans l’obéissance de la foi.

Cette infaillibilité, dont le divin Rédempteur a voulu pourvoir son Église pour définir la doctrine concernant la foi et les mœurs, s’étend aussi loin que le dépôt lui-même de la Révélation divine à conserver saintement et à exposer fidèlement. De cette in faillibilité, le Pontife romain, chef du collège des évêques, jouit du fait même de sa charge quand, en tant que pasteur et docteur suprême de tous les fidèles, et chargé de confirmer ses frères dans la foi (cf. Lc 22, 32) , il proclame, par un acte définitif, un point de doctrine touchant la foi et les mœurs. C’est pourquoi les définitions qu’il prononce sont dites, à juste titre, irréformables par elles-mêmes et non en vertu du consentement de l’Église, étant prononcées sous l’assistance du Saint-Esprit à lui promise en la personne de saint Pierre, n’ayant pas besoin, par conséquent, d’une approbation d’autrui, de même qu’elles ne peuvent comporter d’appel à un autre jugement. Alors, en effet, le Pontife romain ne prononce pas une sentence en tant que personne privée, mais il expose et défend la doctrine de la foi catholique, en tant qu’il est, à l’égard de l’Église universelle, le maître suprême en qui réside, à titre singulier, le charisme d’infaillibilité qui est celui de l’Église elle-même. L’infaillibilité promise à l’Église réside aussi dans le corps des évêques quand il exerce son magistère suprême en union avec le successeur de Pierre. À ces définitions, l’assentiment de l’Église ne peut jamais faire défaut, étant donné l’action du même Esprit Saint qui conserve et fait progresser le troupeau entier du Christ dans l’unité de la foi.

Lorsque le Pontife romain, ou le corps des évêques avec lui, porte une définition, ils le font conformément à la Révélation elle-même à laquelle tous doivent se tenir et se conformer, Révélation qui est transmise intégralement, sous forme écrite ou par tradition, par la succession légitime des évêques, et, avant tout, par le soin du Pontife romain lui-même ; cette Révélation à la lumière de l’Esprit de vérité est scrupuleusement conservée dans l’Église et fidèlement présentée. Le Pontife romain et les évêques s’appliquent avec zèle à scruter consciencieusement et à énoncer correctement cette Révélation, dans la conscience de leur devoir et de la gravité de la chose, en ayant recours aux moyens appropriés ; mais ils ne reçoivent, comme appartenant au dépôt divin de la foi, aucune nouvelle révélation publique.

jeudi, 24 août 2017

Le Pape François et les migrants

« L’immigré qui réside avec vous sera parmi vous comme un compatriote, et tu l’aimeras comme toi-même, car vous-mêmes avez été immigrés au pays d’Égypte. Je suis le Seigneur votre Dieu » 

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"Tu n'opprimeras point l'étranger; vous savez ce qu'éprouve l'étranger, car vous avez été étrangers dans le pays d'Egypte" 

Ancien Testament, Exode 23, 9

"... j'étais étranger et vous m'avez accueilli" 

Jésus, lors du jugement dernier, Nouveau Testament, Mt 25, 35

Le Pape François et la doctrine sociale de l’Église: "accueillir, protéger, promouvoir et intégrer».

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Le Pape François et les migrants

Dans son traditionnel message pour la prochaine journée du migrant et du réfugié, publié le 21 août, le Saint-Père a exhorté les États à mieux accueillir et intégrer les migrants. Cela semble causer une certaine  incompréhension d’une partie des catholiques en France et en Europe. Le moins que l'on puisse dire, ce message engendre beaucoup de réactions sur les réseaux sociaux. 

Ce message est à lire dans son contexte, soit dans l'ensemble de l'enseignement sociale de l'Eglise, une doctrine qui ne cesse de s'approfondir en fonction des urgences du temps présent. (Benoît XVI, message en 2012, le droit d'émigrer et de ne pas émigrer)

Le message du Pape

Liens:  Famille Chrétienne - Radio VaticanCauseur critique ouvertement le Pape et son message

Unknown.jpegRobert Ménard‏ Compte certifié @RobertMenardFR 23 août

Le #pape fait preuve d'une naïveté presque enfantine pour les #migrants. Une naïveté qui aura des conséquences funestes pour la Chrétienté ! 

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Le Saint-Père ne parle pas de l'accueil des terroristes, des djihadistes et des islamistes.

Extraits

Le principe de la centralité de la personne humaine, fermement affirmé par mon bien-aimé prédécesseur Benoît XVI (Cf. Lettre encyclique Caritas in veritate, 47), nous oblige à toujours faire passer la sécurité personnelle avant la sécurité nationale.

images-2.jpegTout immigré qui frappe à notre porte est une occasion de rencontre avec Jésus Christ, qui s’identifie à l’étranger de toute époque accueilli ou rejeté (cf. Mt 25, 35.43). Le Seigneur confie à l’amour maternel de l’Église tout être humain contraint à quitter sa propre patrie à la recherche d’un avenir meilleur (Cf. Pie XII, Constitution apostolique Exsul Familia, 1er août 1952).

(..) À ce sujet, nous souhaitons réaffirmer que «notre réponse commune pourrait s’articuler autour de quatre verbes fondés sur les principes de la doctrine de l’Église: accueillir, protéger, promouvoir et intégrer».

En considérant la situation actuelle, accueillir signifie avant tout offrir aux migrants et aux réfugiés de plus grandes possibilités d’entrée sûre et légale dans les pays de destination. En ce sens, un engagement concret est souhaitable afin que soit étendu et simplifié l’octroi de visas humanitaires et pour le regroupement familial.
(..)

Le principe de la centralité de la personne humaine, fermement affirmé par mon bien-aimé prédécesseur Benoît XVI (Cf. Lettre encyclique Caritas in veritate, 47), nous oblige à toujours faire passer la sécurité personnelle avant la sécurité nationale.

Benoît XVI: "Dans les interventions en faveur du développement, le principe de la centralité de la personne humaine doit être préservé car elle est le sujet qui, le premier, doit prendre en charge la tâche du développement".
(..)

Le deuxième verbe, protéger, se décline en toute une série d’actions pour la défense des droits et de la dignité des migrants ainsi que des réfugiés, indépendamment de leur statut migratoire (Cf. Benoît XVI, Lettre encyclique Caritas in veritate, 62).

Benoît XVI: Le phénomène des migrations est un autre aspect qui mérite attention quand on parle de développement humain intégral. C’est un phénomène qui impressionne en raison du nombre de personnes qu’il concerne, des problématiques sociale, économique, politique, culturelle et religieuse qu’il soulève, et à cause des défis dramatiques qu’il lance aux communautés nationales et à la communauté internationale. Nous pouvons dire que nous nous trouvons face à un phénomène social caractéristique de notre époque, qui requiert une politique de coopération internationale forte et perspicace sur le long terme afin d’être pris en compte de manière adéquate.

Une telle politique doit être développée en partant d’une étroite collaboration entre les pays d’origine des migrants et les pays où ils se rendent; elle doit s’accompagner de normes internationales adéquates, capables d’harmoniser les divers ordres législatifs, dans le but de sauvegarder les exigences et les droits des personnes et des familles émigrées et, en même temps, ceux des sociétés où arrivent ces mêmes émigrés. Aucun pays ne peut penser être en mesure de faire face seul aux problèmes migratoires de notre temps. Nous sommes tous témoins du poids de souffrances, de malaise et d’aspirations qui accompagne les flux migratoires.

La gestion de ce phénomène est complexe, nous le savons tous; il s’avère toutefois que les travailleurs étrangers, malgré les difficultés liées à leur intégration, apportent par leur travail, une contribution appréciable au développement économique du pays qui les accueille, mais aussi à leur pays d’origine par leurs envois d’argent. Il est évident que ces travailleurs ne doivent pas être considérés comme une marchandise ou simplement comme une force de travail. Ils ne doivent donc pas être traités comme n’importe quel autre facteur de production. Tout migrant est une personne humaine qui, en tant que telle, possède des droits fondamentaux inaliénables qui doivent être respectés par tous et en toute circonstance

Si elles sont reconnues et valorisées de manière appropriée, les capacités et les compétences des migrants, des demandeurs d’asile et des réfugiés, représentent une vraie ressource pour les communautés qui les accueillent (Cf. Benoît XVI, Discours aux participants au 6ème Congrès mondial pour la pastorale des migrants et des réfugiés, 9 novembre 2009).
(...)

 

mercredi, 23 août 2017

Le Cardinal Burke va corriger prochainement le Pape François, afin qu'il réponde sur les dubia d'Amoris Laetitia (communion divorcés)

Le Cardinal Burke va corriger prochainement le Pape François, afin qu'il réponde sur les dubia d'Amoris Laetitia (communion divorcés)

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Lien

Franchement dit, lorsque je suis en pastorale avec les personnes, les gens, et que certains n'aiment pas notre Pape François, je me demande comment ils affrontent les difficultés inhérentes à la vie ? François (livre: le nom de Dieu est Miséricorde) est collé, attaché à la grâce et scotché à notre humanité blessée.

La vocation des cardinaux est d'expliquer et d'éclairer l'enseignement du Saint-Père. Cet démarche des cardinaux engendre ce trouble qu'ils dénoncent. 

« Le plus souvent, le sujet est réduit à une seule question : “Peuvent-ils recevoir la communion ? Oui ou non !”  Le pape François a dit : “C'est un piège !” En se focalisant sur cette seule question l'objet principal d'Amoris Laetitia est oublié : regardez de près et discernez. » Cardinal Schönborn

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Les dubia: site internet

Tentatives de réponses personnelles aux dubia: 

1.    Il est demandé si, en conséquence de ce qui est affirmé dans “Amoris lætitia” aux nn. 300-305, il est maintenant devenu possible d’absoudre dans le sacrement de Pénitence et donc d’admettre à la Sainte Eucharistie une personne qui, étant liée par un lien matrimonial valide, vit “more uxorio” avec une autre personne, sans que soient remplies les conditions prévues par “Familiaris consortio” au n. 84 et réaffirmées ensuite par “Reconciliatio et pænitentia” au n. 34 et par “Sacramentum caritatis” au n. 29. L’expression “dans certains cas” de la note 351 (n. 305) de l’exhortation “Amoris lætitia” peut-elle être appliquée aux divorcés remariés qui continuent à vivre “more uxorio” ? (ndlr: en latin "more": selon l'usage - "uxorio" mari et femme, de "uxor" épouse)

réponse: NON

2.    Après l’exhortation post-synodale “Amoris lætitia” (cf. n. 304), l’enseignement de l’encyclique de Saint Jean-Paul II “Veritatis splendor” n. 79, fondé sur la Sainte Écriture et sur la Tradition de l’Église, à propos de l’existence de normes morales absolues, obligatoires sans exception, qui interdisent des actes intrinsèquement mauvais, continue-t-il à être valide ?

réponse: OUI

3.    Après “Amoris lætitia” n. 301, est-il encore possible d’affirmer qu’une personne qui vit habituellement en contradiction avec un commandement de la loi de Dieu, comme par exemple celui qui interdit l’adultère (cf. Mt 19, 3-9), se trouve dans une situation objective de péché grave habituel (cf. Conseil pontifical pour les textes législatifs, Déclaration du 24 juin 2000) ?

réponse: OUI

4.    Après les affirmations contenues dans “Amoris lætitia” n. 302 à propos des “circonstances qui atténuent la responsabilité morale”, faut-il encore considérer comme valide l’enseignement de l’encyclique de Saint Jean-Paul II “Veritatis splendor” n. 81, fondé sur la Sainte Écriture et sur la Tradition de l’Église, selon lequel “les circonstances ou les intentions ne pourront jamais transformer un acte intrinsèquement malhonnête de par son objet en un acte subjectivement honnête ou défendable comme choix” ?

réponse: OUI

5.    Après “Amoris lætitia” n. 303, faut-il considérer comme encore valide l’enseignement de l’encyclique de Saint Jean-Paul II “Veritatis splendor” n. 56, fondé sur la Sainte Écriture et sur la Tradition de l’Église, qui exclut une interprétation créatrive du rôle de la conscience et affirme que la conscience n’est jamais autorisée à légitimer des exceptions aux normes morales absolues qui interdisent des actes intrinsèquement mauvais de par leur objet ?

réponse: OUI

Euthanasie et suicide assisté: le docteur Sobel à la Radio Suisse Romande

Euthanasie et suicide assisté: le docteur Sobel à la Radio Suisse Romande

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Je sors d'un enterrement que j'ai présidé, et enclenche la radio. Le docteur Sobel d'Exit parle avec une voix douce, bienveillante, attentionnée, pleine de compassion. Il veut aider les gens à mourir. Je ne juge pas les personnes, Dieu seul est Juge.

Cependant, si la compassion, l'humanité, le cœur, l'écoute nous rassemble, les moyens divergent foncièrement.

Titanic: "Tu plonges, je plonge"

Lorsqu'une personne est au bord d'un pont, le premier jaillissement du cœur est de s'engager pour la retenir. Ce sera un héros. Il sauve ... "Tu plonges, je plonge" dit Jack à Rose dans le fameux film, vers la pont arrière du Titanic. Il ne lui dit pas: "je te pousse ! ".

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Exit n'était pas à bord du bateau pour précipiter les gens par dessus bord. Un prêtre donnait une absolution générale, solidaire envers tous et chacun.

Jésus est celui qui plonge, de là vient la réalité du baptême ! Tu n'es plus seul à bord !

Exit pousse et précipite les personnes en bas du pont, afin qu'elles fassent le dernier pas vers une mort violente et cruelle. La mort propre est douce n'existe pas.

Suicide assisté: l'Eglise n'abandonne pas, elle donne.

La compassion tend une main secourable, console, soigne, aime, "souffre avec" pour soulager la douleur et la souffrance. Celui qui le réalise est Jésus, vrai homme, qui a passé par les affres de la mort. Pousser les âmes vers Jésus oui, en bas du pont et le vide ? vraiment pas. L'Eglise n'abandonne pas, elle donne.

Saint Joseph, patron de la bonne mort, priez pour nous. Mourrir et expirer en Jésus avec si possible la confession, le sacrement des mourants et l'ultime communion (le viatique), avec un prêtre, telle est l'authentique compassion.

Témoignage de Tugdual Derville sur le suicide assisté

“LES SEPT PREMIÈRES APPARITIONS DE MEDJUGORJE POURRAIENT ÊTRE RECONNUES”, AFFIRME MGR HOSER

“LES SEPT PREMIÈRES APPARITIONS DE MEDJUGORJE POURRAIENT ÊTRE RECONNUES”, AFFIRME MGR HOSER

Vatican - le 20/08/2017 | Par Agence I.Media

medjugorje-2-l200-h200-rm-l125-h81.jpgL’envoyé spécial du pape François au sanctuaire de Medjugorje (Bosnie-Herzégovine), Mgr Henry Hoser, a déclaré qu’il était “possible que les sept premières apparitions de Medjugorje soient reconnues”, selon des propos rapportés par le site  Total Croatia News  le 19 août 2017. Les apparitions de Medjugorje auraient débuté en 1981 et se poursuivraient depuis.

Note:

- la reconnaissance des apparitions n'est pas de la compétence de Mgr Hoser. Ce dernier a été nommé par le Pape pour un accompagnement pastoral des fidèles de Medjugorje. Les conversions, les grâces reçues sont tout à fait valides. Elles manifestent la Bonté divine et la maternité de Marie. 

- la sagesse populaire retient ce petit dicton: "on juge l'arbre à ses fruits". Comment se ferait-il alors que les fruits (la suite ) des 7 premiers jours des apparitions ne soient pas reconnus ? 

- dans l'histoire de l'Eglise, la reconnaissance de l'authenticité des apparitions mariales a toujours été confiée aux évêques du lieu. Il ne faut donc pas attendre une reconnaissance vaticane ou papale du phénomène. 

- de sources romaines, le sanctuaire de Medjugorje resterait un lieu de prières et des grâces, sans aucun lien avec les apparitions. Afin de mettre à jour l'aspect financier, Medjugorje dépendrait ensuite du "Vatican". 

mercredi, 16 août 2017

USA, Charlottesville: le père de Heather Heyer, la jeune femme victime de la violence, du racisme et de la haine pardonne à son assassin

USA, Charlottesville: le père de Heather Heyer, la jeune femme victime de la violence, du racisme et de la haine, pardonne à son assassin

(La Vie)

Dans un message vidéo, le père d’Heather Heyer, la jeune femme assassinée à Charlottesville, pardonne à l'assassin de sa fille. Avec douleur, il appelle à choisir le pardon plutôt que la haine.

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Heather Heyer était assistante juridique. A 32 ans, elle est morte assassinée samedi à Charlottesville (Virginie).  Alors qu’elle participait à une contre-manifestation s'opposant à un rassemblement des franges les plus extrêmes de la droite américaine, elle a été renversé par une voiture conduite par un suprémaciste blanc. 

Avec une voix cassée par l'émotion, son père demande à tous de refuser la haine, pour  « se pardonner les uns les autres ». 

Les évêques américains ont également publié un communiqué: « Nous nous opposons au mal du racisme, du suprémacisme blanc et du néonazisme ». 

Le gouverneur de l'État de Virginie, Terry McAuliffe, a transmis un message de soutien à la famille de la jeune femme, et rédigé quelques mots sur Twitter pour lui rendre hommage. "Dévasté par la mort de Heather Heyer. Elle s'est levée contre la haine et le sectarisme. Mes prières vont à sa famille" a-t-il écrit.

mardi, 15 août 2017

Australie: le secret de la confession ne couvre pas le crime de la pédophilie

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Australie: le secret de la confession ne couvre pas le crime de la pédophilie

De quoi s'agit-il ?

Le travail mené par une commission royale a débouché sur 85 propositions de réforme, publiées lundi, prévoyant notamment de pénaliser la non dénonciation de tels abus même lorsque l’information a été révélée pendant la confession.

Un prêtre qui, en dehors du confessionnal, a connaissance d'abus envers des enfants doit signaler ces abus et ces crimes aux autorités compétentes. 

Les prêtres ne doivent pas être contraints de signaler des faits d'abus sexuels commis sur des enfants révélés au confessionnal, ont déclaré mardi les chefs de l'Eglise catholique d'Australie, qui préféreraient aller en prison plutôt que de rompre le secret de la confession.

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RTSinfo - Europe 1 AFP

Australie : le secret de la confession couvre même les abus pédophiles selon les chefs de l'Eglise catholique 

Telle est l'accroche, la prémisse que l'ont peut lire dans la presse. Si l'AFP (Agence France Presse), une des grandes agences mondiales, le signale, la polémique risque bien de toucher le monde entier.

Ce titre de l'agence porte à confusion et donne de l'eau au moulin à la tardive prise de conscience de bien des hommes d'Eglise. Dans le climat médiatique actuel, pensons au procès du Cardinal australien Pell, aux erreurs de management ou encore à une certaine omerta hélas présente au sein même de l'Eglise, le culte du secret ou la non-dénonciation sont dramatiquement renforcés. 

Or, le secret de la confession ne couvre pas le crime de la pédophilie. 

Malgré le secret de la confession, de droit divin, l'Eglise n'est pas complice des crimes envers les enfants. Le confesseur a des moyens d'actions concrètes. Prenons deux situations: 

- Face à un pénitent qui vient s'accuser du crime de pédophilie, le confesseur l'exhortera avec vigueur et conviction, en lui intimant le devoir d'aller se dénoncer aux autorités compétentes (justice civile - autorités ecclésiales).

- Si une victime vient au confessionnal, et révèle des abus qu'elle a subis, le prêtre lui dira avec compassion qu'elle n'a commis aucun péché, qu'elle est une victime, donc totalement et absolument innocente. C'est son abuseur qui doit se sentir gravement coupable. Le confesseur lui demandera s'il lui est possible de parler, en dehors de la confession, de ce qu'elle a vécu, afin d'entreprendre l'aide adéquate. de quoi s'agit-il ? Es-tu d'accord de m'en dire plus  ? 

Ces deux exemples, concrets et réels, démontrent qu'avec le secret de la confession, qui ne souffre d'aucune exception, l'Eglise catholique ne couvre pas les crimes pédophiles. Dieu merci !

N.B. Un évêque, et même un supérieur, qui possède de droit divin le secret de la confession, ne confessera pas ses prêtres, justement afin de pouvoir agir à partir des connaissances que tout en chacun peut posséder. L'Eglise appelle cela le for externe; le for interne touchant alors à la confession

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