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dimanche, 08 janvier 2017

Le Cardinal Müller: "la publication des dubia ne m'a pas plu"

Cardinal Müller et Amoris Laetitia: il n'y aura pas de correction du Pape

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"en ce moment il n'est pas possible de corriger le Pape, il n'y a pas de danger pour la foi. La publication des "dubia" ne m'a pas plu". 

Lien: Andrea Tornielli 

"Le Pape François demande de discerner la situation des personnes divorcées remariées. Il demande d'aider les personnes qui vivent dans une union irrégulière afin de trouver un chemin pour une nouvelle intégration dans l'Eglise. Je ne vois aucune contradiction: d'un côté nous avons la doctrine claire sur le sacrement du mariage, de l'autre l'obligation de l'Eglise de se préoccuper des personnes en difficulté". 

Liturgie: une photo vaut mieux que des longs discours - le Cardinal Sarah tout contre le Pape François

Liturgie: une photo vaut mieux que des longs discours - Sarah tout contre le Pape François

Le Cardinal Sarah est en charge du dicastère pour la liturgie. Cette dernière est importante pour la vie de l'Eglise, comme source et sommet de la vie chrétienne. Certains cherchent à instrumentaliser le Cardinal africain pour l'opposer au Pape François. Nous pourrions écrire des pages et des pages sans aucunement réussir à convaincre les plus récalcitrants.

Cette simple photo montre le Pape François célébrer la forme ordinaire du rite romain. L'orientation (étymologiquement de Orient, vers du soleil levant) est parfaitement possible. Le livre du Cardinal Ratzinger "l'Esprit de la liturgie" va dans ce sens. La Messe nous oriente vers la Croix, est spirituel. Le Cardinal Sarah, surnommé le Benoît XVI africain, se place dans cet héritage. La Messe reste le lieu par excellence de l'Unité. 

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Cérémonie du baptême: 

Lien

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"La cérémonie est un peu longue, quelqu'un pleure parce qu'il a faim. Si c'est comme ça, vous les mamans, donnez le sein, sans crainte, en toute simplicité. Comme la Madonne donnait le sein à Jésus", a déclaré le pape argentin lors de cette cérémonie.

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samedi, 07 janvier 2017

Anne-Dauphine Julliand et les Mistrals gagnants

Anne-Dauphine Julliand et les Mistrals gagnants

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avant-première mardi 17 janvier à 20h à l'UGC ciné cité Bercy ! réserver vos places sur allocine.com

Facebook de Anne-Dauphine

vendredi, 06 janvier 2017

Fioretti du Pape François: le guépardisme spirituel, ceux qui disent oui à tout mais qui font tout non »

? Le guépardisme spirituel ?

Unknown.jpegLe guépardisme ? une expression inconnue chez nous, pour notre culture occidentale. Nous pouvons penser d'abord à l'animal le plus rapide au monde: le guépard ! Rien à voir.

Le Pape est argentin! C'est là que nous devons aller chercher la réponse.

Sa théorie est la suivante : sous couvert d’une rhétorique, la société argentine, et notamment une élite économique laminée par les crises, s’accommode très bien d’une classe politique qui achète la paix sociale par des mesures démagogues.

Il a pour résumer tout cela le joli mot de « gatopardismo », le guépardisme. Comme dans le film de Visconti, et le roman de Lampedusa, tout change pour que rien ne change. » La vérité de l’argentine est là : la veine populiste du péronisme ne sert qu’à assurer la reproduction de l’ordre des choses. C’est le gatopardismo. Le péronisme et le kirchnerisme sont des Prozac politiques : derrière le populisme apparent, ils ont pour seule fonction d’endormir le peuple. »

Le Pape est argentin. Pour le comprendre, l'ouverture à cette culture est le premier fondement. Jésus n'était pas un européen, il est Juif, né en Asie. La découverte d'autres cultures avec leurs modes d'expression est fascinante. Rome permet cette ouverture. Le langage de la foi est une Pentecôte. Nous comprenons les autres, car la foi nous relie tous au-delà de nos cultures. Notre identité n'est pas idéologique. Le mot catholique (Juifs et païens) exprime cette appartenance et identité universelles, qui englobe toutes les cultures, selon une totalité qui n'est pas totalitaire.  

Pape François: la société de la méfiance, le guépardisme spirituel et la damnation

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source

Nous nous sommes habitués à vivre dans une ‘société de la méfiance’

À Saint-Pierre, le 12 décembre 2016, fête de Notre Dame de Guadalupe :

« La société que nous construisons pour nos enfants est de plus en plus marquée par les signes de la division et de la fragmentation, en laissant beaucoup de personnes ‘hors jeu’, en particulier ceux qui ont des difficultés à atteindre le minimum indispensable pour avancer dans la vie avec dignité. Une société qui aime se vanter de ses progrès scientifiques et technologiques, mais qui est devenue aveugle et insensible devant les milliers de visages qui restent en arrière sur le chemin, exclus par l’orgueil aveuglant d’un petit nombre. Une société qui finit par créer une culture de la désillusion, du désenchantement et de la frustration chez tant de nos frères ; et aussi, d’angoisse chez tant d’autres qui expérimentent des difficultés pour ne pas rester en dehors du chemin.

Il semblerait que, sans nous en rendre compte, nous nous soyons habitués à vivre dans une ‘société de la méfiance’ avec tout ce que cela comporte pour notre présent et en particulier pour notre avenir ; une méfiance qui, petit à petit, génère des états d’indolence et de dispersion.


Le guépardisme spirituel


À Sainte-Marthe, le 1er décembre 2016 :

« Chacun de nous a son propre style de résistance cachée à la grâce», mais il faut le trouver «et le mettre devant le Seigneur, afin qu’Il nous purifie […].Ce n’est pas en me disant : ‘Seigneur, Seigneur !’ qu’on entrera dans le royaume des Cieux […] Dire oui, très diplomatiquement ; mais c’est ‘non, non, non’. […] ‘Oui nous changerons tout !’, mais rien ne change.

C’est le guépardisme spirituel : ceux qui disent oui à tout mais qui font tout non ». C’est la résistance des paroles vides, quand une personne se justifie continuellement, quand « il ya toujours une raison à opposer». Quand il y a tellement de justifications, «il n’y a pas la bonne odeur de Dieu, mais la mauvaise odeur du Diable […] Le chrétien n’a pas besoin de se justifier, car il a été justifié par la Parole de Dieu. Je ne dois donc pas chercher à justifier ma position pour ne pas suivre ce que le Seigneur m’indique […] Seigneur, avec ta grande force, porte-moi secours.

Que ta grâce puisse vaincre les résistances du péché. Les résistances sont toujours un fruit du péché originel que nous portons. C’est mauvais d’avoir des résistances ? Non, c’est beau ! Ce qui est mauvais, c’est de les prendre pour se défendre de la grâce du Seigneur. Avoir des résistances est normal, c’est dire ‘Je suis pécheur, aide-moi, Seigneur’. »


La damnation éternelle, ce n’est pas une salle de torture


À Sainte-Marthe, le 25 novembre 2016 :

« Ceux qui ne seront pas reçus dans le Royaume de Dieu, c’est parce qu’ils ne se sont pas approchés du Seigneur. Ce sont ceux qui sont toujours allés par leur route, s’éloignant du Seigneur et qui passent devant le Seigneur et s’éloignent tout seuls. […] La damnation éternelle, ce n’est pas une salle de torture, c’est une description de cette seconde mort : c’est une mort. »

jeudi, 05 janvier 2017

Les catholiques et les politiques

Les catholiques et les politiques

Deux ouvrages de laïcs sortent en France. Des unes de journaux évoquent le Pape François.

La Vie: Lien

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Koz', Erwan le Morhedec, Identitaire, le mauvais génie du christianisme, éd. Cerf. 

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Laurent Dandrieu, Eglise et Immigration, le grand malaise, Presse de la Renaissance. 

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Je me réjouis de cette diversité, car il n'y a pas une politique catholique mais des catholiques en politique. Une même foi n'engendre pas une vision sociale identique. 

Comme prêtre, je m'en tiens à la doctrine sociale de l'Eglise. Elle est une source d'inspiration pour les politiques. L'Eglise n'est pas l'Etat. Elle tient un discours différent, au service des mêmes personnes. 

L'anecdote de Saint Pie X retient mon attention. "Très saint Père, quelle est votre politique ?"Sans hésiter, le pape montra un crucifix tout proche et dit: "Voilà ma politique !".

Comme prêtre je me soucis de la vie spirituelle des hommes et des femmes qui servent le bien commun: vont-ils à la messe ? prient-ils ? fréquentent-ils la confession ? sont-ils formés pour rechercher la justice, le bien commun et servir les personnes ? En avant et vive la liberté !

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Mgr Gänswein: quitter le superflu pour aller au coeur de la foi

Unknown.jpegMgr Gänswein: quitter le superflu pour aller au coeur de la foi

L’archevêque Gänswein, secrétaire du Pape émérite et préfet de la maison pontificale, regrette qu’en Allemagne tout le débat se concentre sur ces thèmes récurrents, que ce soit le rôle des femmes dans l’Église, la morale sexuelle ou la question de la communion des divorcés remariés. « Ce sont des thèmes qui, du point de vue de l’Église universelle, ne sont pas au cœur de la foi ».

suite Aleteia

mercredi, 04 janvier 2017

Lorsque les "dubia" d'un vaticaniste deviennent des certitudes

Lorsque les "dubia" d'un vaticaniste deviennent des certitudes

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266. Jorge Mario Bergoglio Franciscus PP, Liberilibri - 266e Successeur de Pierre.

 

Par Aldo Maria Valli vaticaniste RAI. 

Ce titre d'un nouveau livre en italien sur le Pape François est aguicheur et accrocheur. Il ne manque que 400 unités pour composer le chiffre du diable, de la bête de l'Apocalypse, le funeste 666. 

"Rien n'est dans notre intelligence qui fut d'abord dans les médias".

En tout premier lieu, parlons des 5 "sens". Saint Thomas d'Aquin est réaliste. Sa petite phrase: rien n'est dans l'intelligence qui ne fut d'abord dans les sens (ouïe, odorat, goût, toucher, vue) permet de décrire notre mode de connaissance. Nous ne sommes pas des anges. Notre corps et notre esprit sont une seule et même substance. 

Pour le fonctionnement du monde médiatique actuel, cette paraphrase est adéquate:"Rien n'est dans notre intelligence qui fut d'abord dans les médias". 

Le Pape François est omniprésent dans la sphère médiatique. Cette dernière marche comme sur deux jambes: les médias traditionnels (TV, Radio et journaux) et les réseaux sociaux. Internet a engendré une révolution digitale, numérique, comparable à l'invention de l'imprimerie. Nous connaissons le Pape par ces canaux. 

Ceux qui ont la grâce d'être avec le Pape émettent des signaux et communiquent ce qu'ils voient, entendent. Ce sont pour beaucoup des spécialistes du Vatican, surnommés les vaticanistes. 

Nous sommes loin du phare romain, ils sont avec le Saint-Père. Prudence et discernement, car le pontificat de François est encore plus déformé que celui de Benoît XVI. Toute phrase doit être remise dans son contexte. Les spécialistes de la communication savent que l'ont peut faire dire "tout et son contraire" à la personne interviewée. Le sens des paroles est entre leurs mains. 

(les citations entre guillemets proviennent de cet article en italien)


Unknown.jpeg"En quelque 200 pages, Aldo Maria Valli, vaticaniste à la RAI, (266. Jorge Mario Bergoglio Franciscus PP, Liberilibri) offre une série longue et détaillée d'épisodes et de citations du 266e Successeur de Pierre, soulevant des interrogations courtoises, mais qui ne laissent aucun doute sur les préoccupations que le pape Bergoglio a soulevées".

Sa lecture du pontificat du Pape François est quelque peu biaisée. Valli cristallise des malentendus, des imprécisions, qui deviennent des vérités.

Greg Burke, le nouveau directeur de la salle de presse vaticane, a dû démentir récemment certains propos. François n'a jamais prononcé quelques phrases. Le procédé de Valli repose sur des citations tronquées, incomplètes, reçues sur un paradigme déformant. La méthode était déjà identique pour tordre les idées de Benoît XVI. 

Kasper n'est pas le théologien du Pape

Selon notre vaticaniste: "Au commencement serait le cardinal Kasper; comme tout le monde s'en souvient, au premier Angélus, François cita élogieusement le cardinal et théologien allemand, alors quelque peu aux marges de l'intelligentsia catholique. Défini comme un «théologien intelligent, un bon théologien (un teologo in gamba) et loué pour son livre sur la miséricorde, Kasper peut être considéré comme la référence «académique» de ce qui est devenu plus tard le cœur du pontificat de François: la Miséricorde". 

Unknown-2.jpeg"Pour Valli, c'est encore au cardinal Kasper qu'il faudrait revenir pour comprendre le double synode sur la famille, celui qui a trouvé une synthèse dans la controversée exhortation Amoris laetitia. C'est avec la tristement célèbre "relation Kasper", au consistoire de Février 2014 que démarra le long marathon synodal, qui a conduit, dans certains cas, à l'accès à l'Eucharistie pour les divorcés remariés cohabitant comme mari et femme (more uxorio)".

"Indépendamment des dissertations possibles sur l'interprétation (controversée) de la miséricorde divine selon Kasper, reste le passage de paradigme qui semble guider le pontificat de Bergoglio, un homme d'action, et certes ni un théologien ni un philosophe: de la logique de docteur de la loi à celle du Samaritain. Dommage, affirme Valli, que ce passage «comporte de nombreux problèmes».

"Le plus grave, en particulier à la lumière du "cas par cas " érigé en système, semblerait être celui du «triomphe du contingent sur l'absolu, du transitoire sur le stable, du possible sur le nécessaire». A coup de «discernement» et «d'accompagnement» on peut se demander si la réalité ne finit pas par se réduire à l'expérience de l'individu comme le seul juge de lui-même. Certains, à plusieurs reprises, ont parlé d'oubli des absolus moraux et de triomphe de l'éthique de situation, celle qui a déjà condamnée par saint Jean-Paul II dans l'encyclique Veritatis Splendor. Questions pressantes, dans les pages du livre de Valli, questions condensées dans les 5 fameux "dubia" présentés par quatre cardinaux sur le Chapitre VIII d'Amoris laetitia".

Il y a certes une volonté de Kasper de compenser "une sorte de complexe d'infériorité" par rapport au brillant théologien Joseph Ratzinger. Contrairement aux chantres de la rupture, le document Amoris Laetitia ne remet nullement en cause "Veritatis Splendor". Au contraire, il développe la loi de la gradualité et invite à approfondir le discernement. Certains médias ont par exemple repris en boucle une affirmation qui ne reflète pas la théologie de l'Eglise: "le Pape a posé les bases pour la communion aux personnes divorcées remariées" a même tweeté un prêtre jésuite. Cela est devenu l'opinion dominante, la vérité de l'instant, qui ne correspond pas avec le Magistère de l'Eglise. 

La phrase complète du Pape François: "si une personne homosexuelle recherche droitement le Seigneur, qui suis-je pour juger"

images-1.jpeg"Le Pape du «qui suis-je pour juger les gays», phrase culte, extrapolée à partir de l'une de ses premières interviews en altitude, est aussi le Pape des confidences répétées au roi des laïcistes italiens Eugenio Scalfari, dans lesquelles il a formulé d'autres slogans comme par exemple, le très cité «Dieu n'est pas catholique».

Faut-il rappeler que Bergoglio partage en tout point l'avis du Cardinal Ratzinger ? La morale est une conséquence de la rencontre avec le Christ. Le Logos vient avan l'éthos. Certes, il faut distinguer pour unir. Toutefois, la foi n'est pas opposée à la morale.

Faut-il encore citer Joseph Ratzinger, qui a écrit que l'Eglise est catholique ? L'attribut catholique ne concerne pas Dieu à proprement parler. Le Credo ne dit pas autre chose: "je crois en l'Eglise catholique". En ce sens Dieu n'est pas catholique. 

François et Luther

"Le Pape aurait qualifié Luther de «médicament» pour l'Église qui était malade, et a participé à la commémoration du 500e anniversaire de la Réforme, faisant miroiter des chemins possibles vers cette intercomunion déjà traitée de façon confuse devant l'église luthérienne de Rome en 2015. Lors de la visite papale en Suède pour célébrer la Réforme, il a donné pour acquis le dépassement des problèmes sur la doctrine de la justification (il y a la Déclaration conjointe de 1999, à laquelle le Cardinal Kasper travailla avec diligence qui n'a toutefois pas résolu tous les problèmes)". 

Ratzinger et la CDF fut en première ligne pour la signature historique de cet accord, dans la droite ligne du Concile Vatican II. 

Après vérification, le Pape François n'a pas dit que Luther était un médicament pour l'Eglise. C'est la primauté de la grâce qui sauve. Sainte Thérèse de l'enfant Jésus est pour ainsi dire un Luther qui a réussi. Le médicament est là. L'abandon et l'offrande de soi, la confiance en la Miséricorde sauvent. L'Eglise catholique est parvenu a un accord théologique avec les luthériens pour la juste interprétation de la justification. Tout n'est pas faux chez Luther. L'oecuménisme, vu comme un échange de dons, consiste à rechercher les points communs. 

La violence islamiste n'est pas la violence islamique

images-2.jpeg"A propos de l'islam et du terrorisme, selon Valli, le point essentiel est que François reste muet «sur le problème que l'Islam a avec la violence. La lecture uniquement sociologique et économique du terrorisme - ajoute le vaticaniste - est également pour le moins restrictive».

Sur la question de la terreur, il y a un autre slogan: celui du «fondamentalisme catholique», en substance mis sur le même plan que celui islamique. De retour du voyage en Pologne, dans l'avion, le Pape a dit aux journalistes qu'il «n'aime pas parler de la violence islamique parce que chaque jour quand je feuillette les journaux, je vois la violence ici en Italie: celui qui tue sa petite amie, une autre qui tue sa belle-mère... Et ce sont des catholiques baptisés violents! Ce sont des catholiques violents ... Si je devais parler de la violence islamique, je devrais aussi mentionner la violence catholique». 

Le Cardinal secrétaire d'Etat Parolin insiste pour ne pas entrer dans le piège d'une guerre des religions. Cette phrase du Pape François est comme celle de Benoît XVI sur le préservatif dans l'avion qui volait vers l'Afrique. L'AFP avait trahi la voix de Ratzinger. Il faut la remettre dans son contexte et contrôler sa source. Le Pape a usé du vocable islamique, qui n'est pas la violence islamiste. Il y a des musulmans qui sont non-violents et leur islam n'est pas violent, n'est pas islamiste. 

François avait répondu: «Je n'aime pas parler de violence islamique, parce qu'en feuilletant les journaux je vois tous les jours que des violences, même en Italie: celui-là qui tue sa fiancée, tel autre qui tue sa belle-mère, et un autre… et ce sont des catholiques baptisés! Ce sont des catholiques violents. Si je parle de violence islamique, je dois parler de violence catholique. Non, les musulmans ne sont pas tous violents, les catholiques ne sont pas tous violents. C'est comme dans la macédoine, il y a de tout… Il y a des violents de cette religion…»

Même méthode pour les "valeurs non-négociables", chères à Benoît XVI (l'avortement, l'euthanasie, l'homosexualité, la procréation artificielle).  François n'a jamais compris ce terme car pour lui les valeurs sont soit des valeurs soit elles ne le sont pas. Mais ceci ne consiste pas à nier des valeurs vitales, la promotion de la vie. L'avortement, l'euthanasie sont en contradiction totale avec la vie. La polémique n'a pas de sens. Bergoglio a son propre mode d'expression.. Les querelles de mots ne doivent jamais nous détacher de la réalité désignée.

L'écologie humaine intégrale 

"Les aspects socio-économiques sont un autre parmi les thèmes récurrents des analyses proposées par François: ils entrent en jeu dans la question du soin de l'environnement, exprimé dans l'encyclique Laudato Si', et surtout dans les rapports de ces mouvements populaires qui sont souvent de matrice clairement marxiste. À plusieurs reprises, il a attaqué de façon générique «le système » et «l'idole argent», indiqués aussi comme cause de la difficulté de se marier".

Le Saint-Père est le théologien de la vie

Le Pape n'est nullement marxiste. Il déploie la richesse de la doctrine sociale de l'Eglise, qui n'est ni de gauche, ni de droite, mais une source morale ou éthique pour les politiques de notre temps. L'écologie enrichie notablement ce défi, sans oublier la place centrale que l'homme a dans la création. Plutôt parler d'écologie humaine ou intégrale.

Assurément, la prochaine encyclique papale sera consacrée à l'argent, car l'économie dominante actuelle tue. 

images.jpegLe jésuite Bergoglio fut malheureusement mis à l'écart de la compagnie de Jésus pour n'avoir pas suivi la théologie de la libération. Bergoglio n'est pas l'homme d'un système, ne se prend jamais les pieds dans le tapis glissant des idéologies. Les toutes premières sources de ses homélies, de ses discours sont forts simples, percutantes: les exercices de Saint Ignace de Loyola et les Saintes Ecritures. La vie concrète et quotidienne est pour lui une puissante inspiration pour s'exprimer directement avec des petites phrases, des anecdotes ou des petites histoires. La communication souligne ce mot,"le story telling". Jésus ne parlait-il pas en paraboles ?

De même que Joseph Ratzinger fut chahuté par les médias mainstream (TV, Radio, journaux), le décodage des phrases du Pape est rendu encore plus délicat aujourd'hui. Les réseaux sociaux, infiltrés par la nébuleuse et la cyber-attaque de quelques-uns, parasitent l'enseignement de François. Ses opposants, souvent partisan du politique d'abord, sont très actifs, agissant parfois de concert, forts bruyants et très agités, pourtant minoritaires. Avec la révolution numérique, il n'est pas facile de suivre. Déchiffrer la partition n'a rien d'évident. 

Ce buzz, ce bruit numérique ne correspond pas toujours avec le gazouillis des oiseaux du ciel. Dans la vie comme dans la Bible, Saint François d'Assise se réjouissait: les biches, les cerfs, les taureaux, bref les animaux tiennent compagnie aux hommes.  Pour entendre le chant de toute l'Eglise, il faut désormais apprendre où mettre la souris  Les brebis reconnaitront alors entre mille le sifflement du Bon Pasteur. Les millions de followers pourront discerner les notes justes dans le gazouillement du pape de Twitter. La mélodie du bonheur ...

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mardi, 03 janvier 2017

Inédit: Padreblog réunis 100 prêtres à Lyon

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Inédit: Padreblog réunis 100 prêtres à Lyon

Une centaine de prêtres se sont retrouvés en tout début d’année près de Lyon pour des « journées d’amitié sacerdotale » à l’initiative des responsables du Padreblog. Échange fraternel et prière ont rythmé ces deux journées marquées aussi par la rencontre avec les cardinaux Sarah et Barbarin.

Organisée par les prêtres du Padreblog, des « journées d’amitié sacerdotale » ont réuni les 1er et 2 janvier derniers à Valpré, près de Lyon, une centaine de prêtres venus de toute la France, et parfois même d’un peu plus loin, a appris Famille Chrétienne. Exerçant leur ministère en ville ou à la campagne, ces prêtres de terrain de 28 à 65 ans ont pu partager leur quotidien, les joies et les difficultés de leur ministère ainsi que l’espérance qui ne cesse de les animer.

Unknown-1.jpegIls ont accueilli lors de leur rencontre le cardinal Robert Sarah, préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements. Celui-ci a répondu à leurs questions et présidé la messe. À la basilique de Fourvière, par ailleurs, ils ont prié avec l’archevêque de Lyon, le cardinal Philippe Barbarin.

Les organisateurs assurent que la réussite de cette première initiative reflète un vrai besoin, chez beaucoup de prêtres, de se retrouver fraternellement, d’échanger librement et de se soutenir dans la prière. Il s’est agi, confie ainsi à Famille Chrétienne l’un des participants, d’une rencontre « très fraternelle, avec beaucoup de soutien mutuel ». Ces journées marquées par « la joie et la bonne humeur » se sont déroulées, confie encore ce prêtre, « dans l’amour pour l'Église avec ses pasteurs ».

Antoine-Marie Izoard

Famille Chrétienne

Le Cardinal Sarah à Lyon

Note: Le jour suivant cette rencontre providentielle, le Cardinal Sarah a prononcé une conférence à la basilique de Fourvière. Son dernier livre "La force du silence "est un best-seller spirituel. Le Cardinal provient du noble et riche continent africain, un prélat sans doute moins rompu à l'exercice délicat "d'une communication à l'occidentale". Surnommé le Benoît XVI africain, il dégage une grande profondeur spirituelle, finement alliée à une large connaissance de la liturgie.

L'Europe est auto-référentielle. Nous avons tant de choses à apprendre des autres cultures qui perçoivent notre monde occidental avec un autre regard. Souvent pointé du doigt par le Pape François, la colonisation idéologique représente un réel danger pour l'Afrique. N'oublions pas que Robert Sarah a vécu dans sa chair les persécutions d'une violente dictature en Guinée. 

Le Point - La Vie

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En Pologne, le Pape François a dénoncé la colonisation idéologique

Zenit : "Et là, je voudrais conclure sur cet aspect parce que, derrière cela, il y a des idéologies. En Europe, en Amérique, en Amérique latine, en Afrique, dans certains pays d’Asie, il y a de véritables colonisations idéologiques. Et une de celle-ci – je le dis clairement avec « le nom et le prénom » – est le ‘gender’ !

Aujourd’hui, à l’école, on enseigne ceci aux enfants – aux enfants ! : que chacun peut choisir son sexe. Et pourquoi enseigne-t-on ceci ? Parce que les livres sont ceux des personnes et des institutions qui te donnent l’argent. Ce sont des colonisations idéologiques soutenues aussi par des pays très influents. Et c’est terrible. En parlant avec le pape Benoît, qui va bien et qui a une pensée claire, il me disait : « Sainteté, notre époque est celle du péché contre le Dieu Créateur ! » C’est intelligent ! Dieu a créé l’homme et la femme ; Dieu a créé le monde comme ceci, comme ceci, comme cela… et nous faisons le contraire.

Dieu nous a donné un état « inculte » pour que nous le fassions devenir culture ; et ensuite avec cette culture, nous faisons des choses qui nous ramènent à l’état « inculte » ! Ce que le pape Benoît a dit, nous devons y penser : « C’est l’époque du péché contre le Dieu Créateur ! ». Et cela nous aidera". 

Le Cardinal Farrell: Amoris Laetitia est un des meilleurs documents pour la préparation au mariage

Le Cardinal Farrell: Amoris Laetitia est l'un des meilleurs documents de l'Eglise pour la préparation au mariage

Unknown.jpegLe Cardinal Farrel, nouveau préfet du dicastère pour les laïcs, la famille et la vie, pense avec raison que l'exhortation apostolique "Amoris Laetitia" et un des meilleurs documents de l'Eglise pour la préparation au mariage. Le nouveau cardinal américain a rappelé que les laïcs sont la majorité dans l'Eglise. 

Le dicastère pour les laïcs, la famille et la vie est un organe de la curie romaine créé par le pape François en 2016 en remplacement des conseils pontificaux pour les laïcs et pour la famille. L'académie pontificale pour la vie lui est également liée.

Le Pape prend la défense des enfants innocents abusés sexuellement par des prêtres

Pape François et la pédophilie: le péché de tout ce qui est arrivé, le péché d’avoir omis de porter assistance, le péché de taire et de nier, le péché d’abus de pouvoir.

Unknown.jpegEcoutons les pleurs et les lamentations de ces enfants; écoutons aussi les pleurs et les lamentations de notre mère l’Eglise, qui pleure non seulement devant la souffrance causée à ses enfants les plus petits, mais aussi parce qu’elle connaît le péchéde certains de ses membres: la souffrance, l’histoire et la douleur des mineurs qui ont été abusés sexuellement par des prêtres. Péché qui nous fait honte. Des personnes qui avaient la responsabilité de prendre soin de ces enfants ont détruit leur dignité.

Nous déplorons cela profondément, et nous demandons pardon. Nous nous unissons à la souffrance des victimes et, à notre tour, nous pleurons le péché. Le péché de tout ce qui est arrivé, le péché d’avoir omis de porter assistance, le péché de taire et de nier, le péché d’abus de pouvoir. L’Eglise aussi pleure avec amertume ce péché de ses fils, et elle demande pardon. Aujourd’hui, faisant mémoire des Saints Innocents, je veux que nous renouvelions tout notre engagement pour que ces atrocités ne se produisent plus parmi nous. Trouvons le courage indispensable pour promouvoir tous les moyens nécessaires et protéger, en toute chose, la vie de nos enfants pour que de tels crimes ne se répètent plus. Faisons nôtre, clairement et loyalement, la consigne «tolérance zéro» dans ce domaine.

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Le pape François plaide pour les enfants du monde, spécialement ceux qui sont tués, exploités, réduits en esclavage, dont des membres du clergé ont abusé, dans une lettre aux évêques du monde en date de la fête des Saints-Innocents, le 28 décembre 2016 et publiée par le Saint-Siège ce 2 janvier 2017.

Crimes pédophiles: le Pape François rappelle aux évêques sa consigne de « tolérance zéro », adoptée dans le sillage de Benoît XVI: 

Lettre du pape François

Cher frère,

images-1.jpegAujourd’hui, jour des Saints Innocents, alors que continuent à résonner dans nos cœurs les paroles de l’ange aux bergers: «Je vous annonce une grande joie qui sera celle de tout le peuple: aujourd’hui vous est né un Sauveur, dans la ville de David» (Lc 2, 10-11), je sens le besoin de t’écrire. Cela nous fait du bien d’entendre une fois encore cette annonce; entendre de nouveau que Dieu est au milieu de notre peuple. Cette certitude que nous renouvelons d’année en année est source de notre joie et de notre espérance.

Nous pouvons, ces jours-ci, faire l’expérience de la manière dont la liturgie nous prend par la main et nous conduit au cœur de Noël, nous introduit dans le Mystère et nous conduit peu à peu à la source de la joie chrétienne.

Comme pasteurs, nous avons été appelés pour aider à faire grandir cette joie au milieu de notre peuple. Il nous est demandé de prendre soin de cette joie. Je souhaite renouveler avec toi l’invitation à ne pas nous laisser voler cette joie, souvent quand nous sommes déçus – et non sans raison – par la réalité, par l’Eglise, et déçus aussi de nous-mêmes, nous sommes tentés de nous en tenir à une tristesse douceâtre, sans espérance, qui s’empare de nos cœurs (cf. Exhort. ap. Evangelii gaudium, n. 83).

Noël, malgré nous, est accompagné aussi de pleurs. Les évangélistes ne se sont pas permis de travestir la réalité pour la rendre plus crédible ou plus désirable. Ils ne se sont pas permis de faire un discours «beau» mais irréel. Pour eux, Noël n’était pas un refuge imaginaire où se cacher face aux défis et aux injustices de leur époque. Au contraire, ils nous annoncent aussi la naissance du Fils de Dieu enveloppée d’une tragédie de douleurs. Citant le prophète Jérémie, l’évangéliste Matthieu la présente avec une grande rudesse: «A Rama une voix se fait entendre, une plainte amère; c’est Rachel qui pleure ses fils» (Jr 31,15). C’est le gémissement de douleur des mères qui pleurent la mort de leurs enfants innocents en raison de la tyrannie et de la soif effrénée de pouvoir d’Hérode.

images-2.jpegUn gémissement que nous pouvons entendre encore aujourd’hui, qui nous touche l’âme et que nous ne pouvons et ne voulons ni ignorer ni faire taire. Aujourd’hui, malheureusement – et je l’écris avec une douleur profonde -, on entend encore parmi nos gens le gémissement et les pleurs de beaucoup de mères, de beaucoup de familles, en raison de la mort de leurs enfants, de leurs enfants innocents.

Contempler la crèche c’est aussi contempler ces pleurs, c’est aussi apprendre à écouter ce qui arrive autour de nous et avoir un cœur sensible et ouvert à la souffrance du prochain, spécialement quand il s’agit d’enfants; et c’est aussi être capables de reconnaître que ce triste chapitre de l’histoire est encore en train de s’écrire aujourd’hui. Contempler la crèche en l’isolant de la vie qui l’environne, ce serait faire de la Nativité une belle fable qui susciterait en nous de bons sentiments mais qui nous priverait de la force créatrice de la Bonne Nouvelle que le Verbe Incarné veut nous donner. Et la tentation existe.

Est-il possible de vivre la joie chrétienne en tournant le dos à ces réalités? Est-il possible de faire advenir la joie chrétienne en ignorant les gémissements du frère, des enfants?

Saint Joseph a été le premier appelé à garder la joie du Salut. Devant les crimes atroces qui étaient en train de se produire, saint Joseph – modèle de l’homme obéissant et fidèle – a été capable d’écouter la voix de Dieu et la mission que le Père lui confiait. Et comme il a su écouter la voix de Dieu et se laisser guider par sa volonté, il est devenu plus sensible à ce qui l’entourait et il a su lire les événements avec réalisme.

Encore aujourd’hui, il nous est demandé la même chose, à nous pasteurs, d’être des hommes capables d’écouter la voix du Père, de ne pas y être sourds, et de pouvoir ainsi être plus sensibles à la réalité qui nous entoure. Aujourd’hui, avec saint Joseph pour modèle, nous sommes invités à ne pas nous laisser voler la joie. Nous sommes invités à la défendre des Hérode de notre époque. Et, comme saint Joseph, nous avons besoin de courage pour accepter cette réalité, pour nous lever et la pendre dans nos mains (cf. Mt 2, 20). Le courage de la protéger des nouveaux Hérode de notre époque qui détruisent l’innocence de nos enfants. Une innocence brisée sous le poids du travail clandestin et de l’esclavage, sous le poids de la prostitution et de l’exploitation. Une innocence détruite par les guerres et par l’émigration forcée, avec la perte de tout ce que cela comporte. Des milliers de nos enfants sont tombés entre les mains de bandits, de mafias, de marchands de mort qui ne font que détruire et exploiter leurs besoins.

Á titre d’exemple, aujourd’hui, 75 millions d’enfants – en raison des situations d’urgence et des crises prolongées – ont dû interrompre leur instruction. En 2015, 68% des personnes faisant l’objet de trafic sexuel dans le monde étaient des enfants. Par ailleurs, un tiers des enfants qui ont dû vivre en dehors de leurs pays l’on fait par déplacement forcé. Nous vivons dans un monde où presque la moitié des enfants qui meurent en dessous de 5 ans, meurent de malnutrition. En 2016, on calcule que 150 millions d’enfants mineurs ont travaillé, pour beaucoup dans des conditions d’esclavage. Selon le dernier rapport de l’UNICEF, si la situation mondiale ne change pas, en 2030, 167 millions d’enfants vivront dans une extrême pauvreté, 69 millions d’enfants en dessous de 5 ans mourront entre 2016 et 2030, et 60 millions d’enfants n’iront pas à l’école primaire.

Ecoutons les pleurs et les lamentations de ces enfants; écoutons aussi les pleurs et les lamentations de notre mère l’Eglise, qui pleure non seulement devant la souffrance causée à ses enfants les plus petits, mais aussi parce qu’elle connaît le péchéde certains de ses membres: la souffrance, l’histoire et la douleur des mineurs qui ont été abusés sexuellement par des prêtres. Péché qui nous fait honte. Des personnes qui avaient la responsabilité de prendre soin de ces enfants ont détruit leur dignité. Nous déplorons cela profondément, et nous demandons pardon. Nous nous unissons à la souffrance des victimes et, à notre tour, nous pleurons le péché. Le péché de tout ce qui est arrivé, le péché d’avoir omis de porter assistance, le péché de taire et de nier, le péché d’abus de pouvoir. L’Eglise aussi pleure avec amertume ce péché de ses fils, et elle demande pardon. Aujourd’hui, faisant mémoire des Saints Innocents, je veux que nous renouvelions tout notre engagement pour que ces atrocités ne se produisent plus parmi nous. Trouvons le courage indispensable pour promouvoir tous les moyens nécessaires et protéger, en toute chose, la vie de nos enfants pour que de tels crimes ne se répètent plus. Faisons nôtre, clairement et loyalement, la consigne «tolérance zéro» dans ce domaine.

La joie chrétienne n’est pas une joie qui se construit en marge de la réalité, en l’ignorant ou en faisant comme si elle n’existait pas. La joie chrétienne naît d’un appel – le même qu’a reçu saint Joseph – à “prendre” et protéger la vie, spécialement celle des saints innocents d’aujourd’hui. Noël est un temps qui nous provoque à garder la vie et à l’aider à naître et à grandir; à nous renouveler comme pasteurs courageux. Ce courage qui génère des dynamiques capables de prendre conscience de la réalité que beaucoup de nos enfants vivent aujourd’hui, et de travailler pour leur garantir les conditions nécessaires afin que leur dignité de fils de Dieu soit non seulement respectée mais surtout défendue.

Ne laissons pas voler leur joie. Ne nous laissons pas voler la joie, gardons-la, aidons-la à grandir. Faisons cela avec la même fidélité paternelle de saint Joseph, et tenus par la main de Marie, la Mère de la tendresse, pour que notre cœur ne s’endurcisse pas.

Avec une fraternelle affection,

FRANÇOIS

Cité du Vatican, 28 décembre 2016
Fête des Saint Innocents, Martyrs

samedi, 31 décembre 2016

Bonne et Sainte Année 2017. Mes bons voeux selon la Providence de Dieu

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C'est Dieu qui est la source de toute bénédiction, qu'il vous entoure de sa grâce et vous garde tout au long de cette année 2017. 

Qu'il nourrisse en vous la foi implantée par le Christ, qu'il entretienne en vous l'espérance du Christ, qu'il vous ouvre à la patience et à la charité du Christ. 

Que l'Esprit de paix vous accompagne partout, qu'il obtienne ce que vous demanderez et vous achemine vers le bonheur sans fin. 

(source: Missel romain, bénédiction solennelle, Fête de Sainte Marie, Mère de Dieu)

 

Italie: le pape François va baptiser huit bébés nés à Amatrice et Accumoli. lieux des tremblements de terre

Italie: le pape François va baptiser huit bébés nés à Amatrice et Accumoli. lieux des tremblements de terre

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(source) Le pape François va baptiser huit bébés nés à Amatrice et Accumoli, deux villages du Lazio (Italie) les plus gravement touchés par le tremblement de terre qui a frappé durement l'Italie en août dernier.

La cérémonie se tiendra au Vatican,  le 14 janvier à la Maison Sainte-Marthe, résidence du pape. Cette nouvelle a été annoncée par Mgr Domenico Pompili, évêque de Rieti, ville de la région.

En octobre, François avait visité les familles et les personnes éprouvées. 

ANSA, première agence de presse italienne.

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vendredi, 30 décembre 2016

Vidéo: 2016, une année avec le Pape François

Vidéo: 2016, une année avec le Pape François

jeudi, 29 décembre 2016

Le Pape François est concret, réaliste et rejoint notre expérience quotidienne: « Se plaindre au Seigneur est une façon de prier »

« Se plaindre au Seigneur est une façon de prier »

 “Espérant contre toute espérance”. Ce concept est fort : même lorsqu’il n’y a pas d’espérance, j’espère. 

Le Pape François est concret, réaliste et rejoint notre expérience quotidienne

images.jpeg« Se plaindre au Seigneur est une façon de prier », la lamentation « est une forme de foi », a affirmé le pape François à l’audience générale du 28 décembre 2016.

Parfois j’entends, quand je confesse : “je me suis plaint au Seigneur …”, et [je réponds]: “Mais non ! Plains-toi, Il est père !”.

Depuis la salle Paul VI du Vatican, il a assuré aussi que l’espérance ouvrait à « ce qui n’est même pas imaginable ».

Zenit

Amoris Laetitia, le Cardinal Burke et la puissance de la communication

Amoris Laetitia, le Cardinal Burke et la puissance de la communication

Unknown.jpegSi vous cherchez à comprendre les idées du réseau international qui diffuse et propage largement la pensée de la résistance envers le Magistère authentique du Pape François, qui se focalise surtout sur l'exhortation apostolique Amoris Laetitia, elle se trouve notamment sur ce site (de l'anglais "LifeSiteNews").

Une lecture attentive permet d'aller jusqu'au coeur de la nébuleuse qu'Andrea Tornielli qualifiait de "cyber-attaque". Vu cet appui, je crains fort que le Cardinal Burke ne fasse pas marche arrière. Lors d'une interview sur France 2, le Cardinal avait pourtant annoncé sa fidélité au Pape. En fait, il avait déjà comme amorcé sa résistance.

Continuons d'espérer et de prier. Ceux qui désirent être fidèles et catholiques peuvent être troublés par cette sorte de mysticisme, qui s'appuie faussement sur les apparitions mariales de la Salette, sur une lecture trompeuse de l'histoire de l'Eglise et sur une théologie qui laisse bien trop de place à la logique. Or la foi n'est pas une théorie logique, mais un mystère que la raison découvre et explicite.

Hélas, une fissure est en train de se former, qui ira peut-être rejoindre celle du schisme lefebvriste. Cette nébuleuse "de droite" s'oppose également, comme en miroir, à celle "de gauche", alimentée notamment par Leonardo Boff, et dans une moindre mesure, le Cardinal Kasper. Le procédé est différent, car il opère par une flatterie déformante. 

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Lien: les propos du Cardinal Müller

Les conseils pleins de sagesse du Pape Saint Pie X "On ne préfère pas à l’autorité du Pape celle d’autres personnes, si doctes soient-elles, qui ne sont pas du même avis que le Pape: car, si elles ont la science, elles n’ont pas la sainteté, parce que celui qui est saint ne peut être en dissentiment avec le Pape"

Forts des propos du Cardinal Müller et de la sagesse de Saint Pie X, nous pouvons lire ce qui suit:  

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Le Cardinal Burke averti les fidèles catholiques de se préparer au« martyre ».

Citant un écrivain catéchiste jésuite, le cardinal américain Raymond Burke a déclaré que le catholicisme est confronté à « la pire crise de toute son histoire », en partie à cause d’une « trahison de la Vérité par ceux qui prétendent suivre le Christ et être membres de l’Église» Il a averti les fidèles catholiques de se préparer au« martyre ».

(dans le sens que les Catholiques qui vont vouloir rester fidèle à l’enseignement du Christ (le Petit Reste) vont être martyrisés pour leur foi catholique par ceux qui vont faire partie de la contre-Eglise (celle de l’Antéchrist où tout va être permis. Le Pape a déjà bien commencé à préparer cette contre-Eglise)

Entre autres points, Burke semblait vouloir viser une ouverture par le pape François dans son document résumant ces synodes, Amoris Laetitia, à l’idée de permettre aux catholiques divorcés et civilement remariés de recevoir la communion après un processus de discernement.

«Il ne peut pas être que l’église professe la foi dans l’indissolubilité du mariage … et en même temps admette aux sacrements ceux qui vivent publiquement en violation de l’indissolubilité du mariage», a déclaré Burke.

Il a décrit une telle concession comme le produit d’une «perspective mondaine, centrée sur l’homme et centrée sur le monde».

Supplique: ne pas signer :-)

Un chrétien tué toutes les six minutes en raison de sa foi en 2016

Un chrétien tué toutes les six minutes en raison de sa foi en 2016

Unknown.jpeg(Radio Vatican) Le Centre d'études de la chrétienté globale (Center for Study of Global Christianity) estime que 90.000 chrétiens ont été tués à cause de leur foi en 2016, soit un mort toutes les six minutes. Selon ce centre de recherche du séminaire évangélique Gordon–Conwell, basé dans le Massachusetts (États-Unis), ce bilan est toutefois moins lourd qu'en 2014 où 105.000 chrétiens avaient été tués.

Sur les 90.000 morts recensés par le centre d’études américain, plus des deux tiers sont été tués lors de conflits tribaux en Afrique. Dans la plupart des cas, il s’agit de chrétiens ayant refusé de prendre les armes. Quant au tiers restant, il s’agit de victimes d’attaques terroristes, de destruction de leur village chrétien ou de persécutions gouvernementales, notamment en Corée du nord.

Outre les chrétiens tués pour leur foi, on estime que 500 à 600 millions de chrétiens dans 102 pays du globe ne sont pas libre de professeur leur foi.

Les martyrs qui, « plus encore aujourd’hui qu’à ses débuts », continuent de mourir pour leur foi

Aleteia Le 26 décembre dernier, jour de la Saint-Étienne, diacre et premier martyr de l’Église chrétienne, le pape François a rendu hommage à tous les martyrs qui, « plus encore aujourd’hui qu’à ses débuts », continuent de mourir pour leur foi, victimes de « graves persécutions » dans le monde entier. 

 

mercredi, 28 décembre 2016

Le Cardinal Müller et Amoris Laetitia: les dubia des 4 Cardinaux nuisent à l'unité de l'Eglise

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Le Cardinal Müller et Amoris Laetitia: la lettre des dubia des 4 Cardinaux nuit à l'unité de l'Eglise

Quatre cardinaux ont adressé une lettre au pape François qui réclame plus de clarté concernant l’attitude à avoir à l’égard des divorcés-remariés.

Le Cardinal Müller, préfet de la congrégation pour la doctrine de la foi, pense qu'avec cette démarche l'Eglise court le risque d’une polarisation inutile, engendrant des polémiques qui nuisent à son unité et à la communion authentique des fidèles. 

Un article d'Aleteia relève une interview du Cardinal. Müller insiste sur le fait que l’enseignement de l’Église n’est pas au-dessus de la parole de Dieu et de l’enseignement du Christ que l’on trouve dans la Bible, ainsi que l’explique la constitution dogmatique sur la révélation divine (Dei Verbum) rédigé lors du concile Vatican II.

Il ne peut y avoir de contradiction avec l’enseignement des saintes écritures et des saints apôtres. Il n’y a donc aucun doute sur l’enseignement d’Amoris Lætitia : cet écrit s’inscrit en totale continuité avec les saintes écritures et avec l’enseignement de l’Église.

suite Aleteia

Liberté Politique: Article qui explicite assez bien les enjeux

mardi, 27 décembre 2016

Pape François: la souffrance des enfants est un mystère

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Pape François: la souffrance des enfants est un mystère

Dans une vidéo publiée sur Facebook, François avoue ne pas avoir une explication face à la souffrance des enfants. 

- "Si tu pouvais faire un miracle, lequel ferais-tu ?"

Pape: - "Guérir les enfants. Je n'ai jamais réussi à comprendre pourquoi les enfants souffrent. C'est un mystère. Je ne peux pas avoir une explication"

Migration: le vide spirituel est source de tensions, selon Mgr Morerod

“Là où la religion est absente, se crée un vide prêt à être comblé par un nouveau venu.”

Migration: le vide spirituel est source de tensions, selon Mgr Morerod

27.12.2016 par Pierre Pistoletti

C0r5rTNWEAIvRAQ.jpgLe vide spirituel des sociétés occidentales, combiné à la ferme croyance des immigrés musulmans, jettent les bases de tensions interculturelles, affirme Mgr Charles Morerod dans l’éditorial du dernier numéro de la revue Nova et Vetera.

Il y justifie également l’objection de conscience lorsque les accords migratoires bafouent la dignité des êtres humains.

suite

Walter Brandmüller « a tenu à préciser qu'une éventuelle « correction fraternelle » du pape devrait se faire « in camera caritatis », c’est-à-dire pas en public à travers des actes ou des écrits en circulation. »

Walter Brandmüller « a tenu à préciser qu'une éventuelle « correction fraternelle » du pape devrait se faire « in camera caritatis », c’est-à-dire pas en public à travers des actes ou des écrits en circulation. »

TNX-14909-brandmuller.jpgLe cardinal allemand Brandmüller est un des quatre signataires des dubia qui ont été envoyés au pape François au sujet d’Amoris Laetitia. Il a été interrogé par le quotidien romain Vatican Insider au sujet d’une récente déclaration du cardinal Burke, un des autres protagonistes de ces cinq questions concernant l’interprétation de cette exhortation tendancieuse sur la famille. Raymond Burke semble avoir donné, en annonçant pour bientôt « une correction formelle » du pontife, une sorte d’ultimatum au pape François qui pour l’instant a décidé de ne pas répondre officiellement aux dubia.

D’après ce que rapporte le journaliste romain Andrea Tornielli, le cardinal allemand a explicité la démarche de son homologue américain Burke. Ainsi on peut lire dans l’article que Walter Brandmüller « a tenu à préciser que une éventuelle « correction fraternelle » du pape devrait se faire « in camera caritatis », c’est-à-dire non en public à travers des actes ou des écrits en circulation. »

source

« Les dubia, a déclaré Brandmüller, entendent promouvoir dans l’Église le débat comme cela est en train d’advenir. Le cardinal Burke dans l’entretien original en anglais n’a pas indiqué une échéance mais a simplement répondu que maintenant il faut penser à Noël et qu’ensuite la question sera affrontée. »

Brandmüller tient en outre à préciser : Burke « n’a pas dit qu’une éventuelle correction fraternelle – comme celle citée dans les Galates 2,11-14 – doit intervenir publiquement. » (…)

« Je dois en revanche retenir, ajoute Brandmüller, que le cardinal Burke est convaincu qu’en première instance une correction fraternelle doit intervenir in camera caritatis. » Donc pas publiquement. « Je dois dire, continue le prélat, que le cardinal a exprimé – en toute indépendance – son opinion qui, sans doute, pourrait être partagée aussi par d’autres cardinaux. » Brandmüller laisse donc entendre que dans les entretiens successifs à la publication des dubia Burke n’a pas parlé comme le porte-parole des quatre cardinaux signataires.

Le prélat allemand conclut : « Nous les cardinaux attendons les réponses aux dubia, dans la mesure où un défaut de réponse pourrait être vu par d’amples secteurs de l’Église comme un refus d’une adhésion claire et articulée à la doctrine définie. »

lundi, 26 décembre 2016

Amoris Laetitia: aimer le Pape

"celui qui est saint ne peut être en dissentiment avec le Pape" 

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Amoris Laetitia: aimer le Pape

"C'est pourquoi quand on aime le Pape, on ne discute pas au sujet des mesures ou des ordres qu’il donne; on ne recherche pas jusqu’où doit aller l’obéissance, et quelles sont les choses dans lesquelles on doit obéir.

Quand on aime le Pape, on n’objecte pas qu’il n’a pas parlé assez clairement, comme s’il était obligé de répéter à l’oreille de chacun ses volontés clairement exprimées, tant de fois, non seulement de vive voix, mais encore par des lettres et d’autres documents publics; on ne met pas en doute ses ordres, sous le prétexte, si facile pour celui qui ne veut pas obéir, que ce n’est pas le Pape qui commande, mais ceux qui l’entourent. On ne limite pas le champ où son autorité peut et doit s’exercer.

On ne préfère pas à l’autorité du Pape celle d’autres personnes, si doctes soient-elles, qui ne sont pas du même avis que le Pape: car, si elles ont la science, elles n’ont pas la sainteté, parce que celui qui est saint ne peut être en dissentiment avec le Pape"

(Saint Pie X, 18 Novembre 1912).

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"On ne préfère pas à l’autorité du Pape celle d’autres personnes, si doctes soient-elles, qui ne sont pas du même avis que le Pape: car, si elles ont la science, elles n’ont pas la sainteté, parce que celui qui est saint ne peut être en dissentiment avec le Pape"

Benoît XVI et les enfants: une vidéo émouvante

Le Cardinal Ratzinger, devenu Benoît XVI, fut passablement chahuté par certains médias. Le temps commence à faire son oeuvre de décantation. Les polémiques sont comparables aux vagues qui agitent fortement un bâteau. Une fois la tempête apaisée, la vérité émerge. 

Benoît XVI et les enfants: une vidéo émouvante 

Message Urbi et Orbi du Pape François: une maîtrise de la géopolitique

Message URBI et ORBI du Pape François depuis la loggia de la Basilique Saint-Pierre de Rome le 25 décembre 2016:

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Chers frères et sœurs, joyeux Noël !

suite Radio Vatican

 

Noël: le Verbe se fait chair et la Parole Libérée

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Noël: le Verbe se fait chair et la Parole Libérée

Dieu se fait enfant, innocent. Noël est également lié à la Parole. au Verbe. La Parole Libérée porte bien son nom. Le cri de souffrance des victimes fut réprimée pour être réduit au silence. La Parole étouffée et opprimée se libère enfin, pour faire venir à la lumière l'indéfendable, l'innommable, des messes noires et des actes démoniaques. 

Interview du Cardinal Barbarin

Muriel Robin réagit aux propos du Cardinal Barbarin 


Muriel Robin : son gros coup de gueule contre... par ActuLePoint6media

Procès juridique (ou canonique, selon le droit de l'Eglise; un canon étant une norme, une règle) à l'encontre du Père Preynat

Dans le cas du père Preynat, auteur d'attouchements et d'abus épouvantables sur une soixantaine de jeunes scouts pendant plusieurs décennies, l'archevêque le Cardinal Barbarin promet aujourd'hui un procès canonique en plus de la procédure de justice actuellement en cours. La congrégation pour la doctrine de la foi est en effet souveraine pour ces crimes. 

Le Cardinal O'Malley, de Boston, à la tête de la commission contre la pédophilie à Rome, est prêt à rencontrer les victimes de la Parole Libérée (Lien Spotlight)

samedi, 24 décembre 2016

Joyeux et Saint Noël

Joyeux et Saint Noël

nativite-fra-angelico.jpgL’origine de ce mot renvoie au latin « naissance" et peut-être au grec, "nouveau soleil - neo helios", puisque la fête de la Nativité aurait remplacée une fête romaine qui célébrait le retour du soleil après le solstice d’hiver.

Si Pâques dépend de la lune, avec nos origines juives, la liturgie de l’Eglise a placé cette grande fête en fonction du soleil.

Dans notre hémisphère, les jours vont rallonger pour illustrer que Jésus est la Lumière du monde. Le Sauveur du monde est né durant la nuit. Nul n’est besoin de nous rappeler que notre monde et notre vie se déroulent souvent dans l’obscurité.

Non seulement cela, mais nous avons tous l’impression que Dieu est aussi très silencieux. Le mot enfant en latin, nous le précise: « qui ne parle pas ».

Dans son dernier livre (La force du Silence), le Cardinal Sarah évoque aussi la dictature du bruit. Il faut en convenir, notre monde est marqué par la communication et nous vivons sous une avalanche de paroles, souvent vaines et creuses.

Pour certains Noël une fête de famille, pour d’autres, un moment de plus grande solitude. D’où les initiatives des Noël solidaires. Nous pouvons faire un petit pas en avant. Noël se veut être la fête de la lumière et du silence habité. Cette célébration peut devenir pour chacun de nous comme une nouvelle naissance, une entrée dans l’Espérance.

Pour le 25 décembre, l’histoire de l’Eglise a retenu entre autre la conversion du poète Paul Claudel en la cathédrale de Paris et le sourire de la Vierge-Marie à la petite Thérèse de l’Enfant Jésus. Ce sont là mes voeux: que la petite lumière de la foi éclaire un peu plus nos vies. En regardant l’Emmanuel, Dieu qui est avec nous et sa Mère peuvent nous sourire dans la nuit et le silence. Que Dieu puisse renaître dans notre vie de tous les jours.

Joyeux et Saint Noël

Je prie tout particulièrement pour nos frères et soeurs persécutés à cause de leur foi et pour les tous les habitants, dont des chrétiens, d'Alep.

vendredi, 23 décembre 2016

Amoris Laetitia et la correction formelle du Cardinal Burke: l'histoire est la première arme de l'idéologie

Pour qui l'Unité de l'Eglise tient à coeur, la nébuleuse d'opposition au document "Amoris Laetitia" donne des signes quelque peu alarmants, notamment sur le délai de réponse encore accordé au pape François aux "dubia" de quelques prélats, avant qu'elle n'apporte après Noël une “correction formelle”.  

Amoris Laetitia et la correction formelle du Cardinal Burke: l'histoire est la première arme de l'idéologie

"Même si un tel acte de “correction formelle” est quelque chose de rare dans la vie de l’Eglise, il n’est pas sans précédent, souligne LifeSiteNews, citant un épisode du XIVe siècle, quand le pape Jean XXII fut publiquement contesté par des cardinaux, des évêques et des théologiens laïcs.

Le site relève qu’il s’était finalement rétracté alors qu’il avait auparavant nié la doctrine selon laquelle les âmes des justes sont admises à la vision béatifique après la mort, affirmant plutôt qu’il fallait attendre jusqu’à la résurrection générale à la fin des temps".(cath.ch)

15723327_1730241457290175_8254666934124573718_o.jpgAprès vérification, ces faits historiques - Saint Paul corrigeant Saint Pierre, le Pape Libère excommuniant Saint Athanase au moment de la crise arienne, Jean XXII (lors de la papauté à Avignon) enseignant que les âmes des défunts ne voyaient pas Dieu ou Saint John Fisher croyant avec Saint Thomas More, seuls contre tous, lors de la réforme anglicane en Angleterre - sont des arguments fallacieux pour justifier le projet de la correction formelle du Cardinal Burke. 

L'actualité de l'histoire de l'Eglise ne saurait se résumer à cette bulle médiatique qui gonfle sur internet et les réseaux sociaux. Le temps tourmenté de la réception d'Amoris Laetitia, un document du magistère - qui peut avoir quelques petites imprécisions dans les références ou les notes -  n'est en rien comparable à cette présentation tendancieuse de l'histoire de l'Eglise. 

Durant ce temps de Noël, je pense que nous devons prier de tout coeur fin que les six Cardinaux, les trois évêques et les quelques théologiens renoncent à cette action. Nous ne pouvons pas mettre le Pape sous pression en lui lançant un ultimatum.

La lumière attractive, humble et pacifique de Noël procède d'une toute autre manière pour éclairer les âmes qui recherchent l'intelligence de la foi. 

Pape François: la confession et la pharmacie, le livre pour soigner les maladies de l'âme

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Livre « Moyens pour soigner les maladies de l’âme »

source: Zenit

Pour Noël 2016, le pape François a offert à ses collaborateurs de la Curie romaine un manuel ignatien « pour soigner les maladies de l’âme », en italien. Un clin d’œil rappelant son fameux discours sur les maladies spirituelles de la Curie, en 2014.

Lors du traditionnel échange de vœux de fin d’année avec les membres de la Curie, le 22 décembre, le pape leur a remis à chacun une traduction en italien de l’ouvrage de Claudio Acquaviva (1543–1615), cinquième supérieur général des jésuites. Le livre, à destination des supérieurs de la Compagnie s’intitule « Moyens pour soigner les maladies de l’âme », du titre original en latin « Industriae pro superioribus eiusdem Societatis: Ad curandos Animae morbos ».

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Pape François: quand j’ai parlé des maladies en 2014, l’un de vous est venu me dire : ‘Où dois-je aller, dans une pharmacie ou me confesser ?’ – ‘Mais les deux’, lui ai-je dit.

Unknown.jpegAprès un long discours énumérant notamment des « critères de conduite » pour poursuivre les réformes, le pape a improvisé quelques paroles pour présenter son cadeau : « Il y a deux ans, quand j’ai parlé des maladies, l’un de vous est venu me dire : ‘Où dois-je aller, dans une pharmacie ou me confesser ?’ – ‘Mais les deux’, lui ai-je dit.

Et quand j’ai salué le cardinal Brandmüller, il m’a regardé dans les yeux et il m’a dit : ‘Acquaviva !’ ».

« Sur le moment, a confié le pape, je n’ai pas compris, mais ensuite, en y réfléchissant, je me suis souvenu que Acquaviva, [cinquième supérieur] général de la Compagnie de Jésus, avait écrit un livre que nous autres étudiants lisions en latin, les pères spirituels nous le faisaient lire, il s’appelait ainsi : Industriae pro Superioribus ejusdem Societatis ad curandos animae morbos, c’est-à-dire les maladies de l’âme ».

« Il y a trois mois, une très bonne édition en italien est sortie, faite par le père Giuliano Raffo, mort récemment, a-t-il poursuivi ; avec un bon prologue qui indique comment il faut le lire, et aussi une bonne introduction. Ce n’est pas une édition critique, mais la traduction est très belle, bien faite et je crois qu’elle peut aider. Comme cadeau de Noël, j’aimerais l’offrir à chacun de vous ».

Au terme de la rencontre, le pape a remis le petit livre à chacun de ses collaborateurs, venus un par un lui présenter leurs vœux. L’ouvrage en question est consultable en italien sur un site Internet ignatien.

Amoris Lætitia: l’Évangile est «la source» de l’«inspiration» et de l’«audace» du pape

Amoris Lætitia: l’Évangile est «la source» de l’«inspiration» et de l’«audace» du pape

source: Zenit

anne-marie-pelletier-304x400.jpgL’Évangile a été « la source » de l’« inspiration » et de l’« audace » du pape François lorsqu’il a écrit l’exhortation apostolique Amoris Lætitia, affirme Anne-Marie Pelletier, agrégée de Lettres modernes, docteur en Sciences des religions, bibliste et lauréate du Prix Ratzinger en 2014.

Elle répond à la polémique autour de ce texte du pape François issu du double synode sur la famille en précisant que c’est « une bonne occasion » « de prendre conscience combien la parole du pape est ici une fameuse « leçon d’Évangile ». Les réflexions de la bibliste ont été publiées le 12 décembre 2016 dans l’hebdomadaire La Vie et sont intégralement reprises par L’Osservatore Romano en italien du 22 décembre 2016.

En rappelant que « la pierre de touche » dans le débat soulevé par Amoris Laetitia, est la question des divorcés-remariés, Anne-Marie Pelletier affirme que « c’est en témoin de la puissance de l’Évangile » que le pape François « considère les vies déchirées, les amours détruits, les relèvements, parfois bien claudicants, d’hommes et de femmes qui n’ont pas su ou pu garder la fidélité promise ».

« Ouvrons les Évangiles », invite-t-elle. « En compagnie de qui trouve-t-on Jésus ? De qui se fait-il proche, ami ? Qui accueille-t-il avec prédilection ? On sait que les réponses à ces questions réservent des surprises. » Des publicains, une samaritaine, une femme adultère : « Jésus a beaucoup de mauvaises fréquentations », note la bibliste et résume : « À l’évidence, il ne voit pas notre monde comme les « justes » qui sont autour de lui le voient. »

C’est « l’Évangile en main que le pape regarde notre monde », affirme Anne-Marie Pelletier. C’est pourquoi il demande « de ne pas s’en tenir aux abstractions d’une loi pour évaluer la fidélité ou l’infidélité des couples ».

« Il est faux d’affirmer qu’en appelant ainsi au discernement et à l’intégration, le pape brade la vérité, édulcore la foi, rende flou l’appel à la sainteté, taille sur mesure une pastorale complaisante, souligne la bibliste. La vérité est qu’il parle en faisant lui-même ce qu’il invite ses lecteurs à faire : prendre la parole de Dieu pour « compagne de voyage ».

« Le grand souffle de vie de l’Évangile, poursuit Anne-Marie Pelletier, renverse les tables de ceux qui sont occupés à faire des poids et des mesures, à objecter un règlement aux pécheurs qui se présentent, comme à un poste de douane. Ainsi la clarté, que réclament les critiques d’Amoris Lætitia, ne peut être le tracé d’une frontière délimitant ce qui est conforme et qui est fautif. »

En confirmant que « la vocation de l’Église » est « de désigner les bons aiguillages de la vie », Anne-Marie Pelletier rappelle que l’Église est aussi appelée à témoigner que « nulle situation ne peut exclure de la miséricorde ».

« Seule l’arrogance de celui qui se justifie dans une situation problématique fait obstacle à celle-ci, précise-t-elle, alors que la pauvreté reconnue réintègre dans la communion avec Dieu et avec les frères. »

La bibliste reconnaît que « tout cela complique la tâche des pasteurs ». « Mais n’y a-t-il pas quelque indécence à s’en plaindre ? demande-t-elle. Comme si accueillir les autres au nom du Christ, avec leurs blessures et leurs peines, pouvait se faire comme un acte quasiment administratif, tranchant dans le vif de vies souvent compliquées, en se référant simplement à un article de loi. »

« Finalement, estime Anne-Marie Pelletier, il ne s’agit de rien de moins que de discerner les situations en portant sur elles le regard même du Christ. C’est dire que la première conversion nécessaire est celle des pasteurs en charge de cette tâche ! C’est donc dans une grande circulation de conversion et de grâce que la parole du pape François invite toute l’Église à entrer. »

Réforme de la Curie : le discours de la méthode du pape François

Lien Zenit: un bilan de la réforme

Vatican - Agence I.Media

Le Souverain pontife a donné 12 critères pour une réforme de la Curie qui soit avant tout “une conversion et une purification“. Il a aussi longuement dénoncé les multiples “résistances“ à la réforme.

Réforme de la Curie : le discours de la méthode du pape François

05-2.jpgLe pape François a présenté ses vœux à la Curie romaine le 22 décembre 2016, dans la salle Clémentine au Vatican. Pour le quatrième discours de ce type depuis son élection, le Souverain pontife a donné 12 critères pour une réforme de la Curie qui soit avant tout “une conversion et une purification“. Il a aussi longuement dénoncé les multiples “résistances“ à la réforme.

Devant les cardinaux, les principaux responsables et collaborateurs de la Curie romaine, le pape François a choisi comme thème de ses traditionnels vœux de Noël la réforme de la Curie, pour en (re)donner le “cadre“ et la “logique“ interne. Cette réforme doit rendre la Curie “conforme à la Bonne nouvelle“, a-t-il affirmé, et “plus conforme à sa fin qui est de collaborer au ministère du successeur de Pierre“.

Le Christ, cœur de la réforme

Cela demande une “conversion“, a poursuivi le pape, et non un “lifting“ ou un “maquillage“. Car il s’agit pour lui de renouveler “spirituellement“ les membres de la Curie plutôt que de “changer le personnel“. Cela suppose “avant tout une conversion et une purification permanente“, ainsi que la prière, a-t-il insisté à de multiples reprises. “Le cœur et le centre de la réforme, c’est le Christ“, a-t-il aussi souligné.

Le pape François s’est également arrêté sur les différents types de “résistances“ à cette réforme : des résistances qui peuvent être ouvertes, cachées, ou malveillantes. Ces dernières “germent dans des esprits déformés“ et proviennent “d’intentions mauvaises“, souvent déguisées en “habits d'agneaux“ et inspirées par le “démon“.

Ces résistances, a-t-il encore ajouté, peuvent être cachées derrières des paroles “justificatrices“ et parfois “accusatoires“, se réfugiant derrière les “traditions“, les “apparences“, la “formalité“. Une allusion transparente aux ‘doutes’ émis par quatre cardinaux au sujet de l’exhortation apostolique Amoris laetitia. L’un des quatre, le cardinal américain Raymond Burke, ‘patron’ de l’Ordre souverain de Malte, était présent au cours de ces vœux.

Douze travaux

Le pontife a ensuite détaillé les 12 critères qui doivent guider la réforme de la Curie. D'abord la conversion personnelle, puis pastorale, ainsi que l’esprit missionnaire. Puis la rationalité, avec la fonctionnalité qui permet de regrouper plusieurs dicastères. Suivent ensuite la modernité ou la capacité de lire les signes des temps, la sobriété pour simplifier la Curie, la subsidiarité qui concerne notamment le rôle et le fonctionnement de la secrétairerie d’Etat. Le pape souhaite également fonder sa réforme sur la synodalité, sur la catholicité d'une vraie vie “spirituelle et morale“, et aussi sur un professionnalisme appuyé sur la formation permanente et la fin des mises à l’écart déguisées en promotions. Enfin, le discernement est nécessaire, pour avancer graduellement et avec “flexibilité“.

Le pape François a ensuite énuméré les différentes réalisations déjà accomplies au cours de cette réforme depuis 2013, comme pour en marquer les étapes. Du Conseil des cardinaux (C9) à la création de la Commission d’étude sur la réforme financière et administrative du Vatican (COSEA), en passant par la Commission pontificale pour la protection des mineurs, ou encore les nouveaux dicastères : secrétariat pour la communication, dicastère pour les laïcs, la famille et la vie, et dicastère pour le développement humain intégral.

Les années précédentes, le pape avait parlé au cours de ses vœux des “maladies“ de la Curie, en 2014, puis des “vertus nécessaires“ en 2015. Ceci afin d’effectuer un “diagnostic approfondi“, a-t-il cette fois expliqué.

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Le successeur de Pierre a conclu son intervention en offrant à chacun une traduction en italien d’un livre du cinquième supérieur des jésuites, le Père Claudio Aquaviva. Un livre intitulé : 'Mesures visant à traiter les maladies de l'âme'. AP
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"Le Pape François est le Pape de la réforme pratique" Benoît XVI

12 critères du pape pour la conduite de la réforme (Verbatim)

Il y en a principalement douze : Individualité, Sens pastoral, Sens missionnaire, Rationalité, Fonctionnalité, Modernité, Sobriété, Subsidiarité, Synodalité, Catholicité, Professionnalité, Gradualité.

1. Individualité (Conversion personnelle)

Je répète de nouveau l’importance de la conversion individuelle sans laquelle tous les changements dans les structures seront inutiles. L’âme véritable de la réforme, ce sont les hommes qui en font partie et la rendent possible. En effet, la conversion personnelle supporte et renforce la conversion communautaire.

Il y a un fort lien d’échange entre l’attitude personnelle et l’attitude communautaire. Une seule personne peut apporter beaucoup de bien à tout le corps mais peut lui porter préjudice et le faire tomber malade. Et un corps sain est celui qui sait récupérer, accueillir, fortifier, soigner et sanctifier ses membres.

2. Sens pastoral (Conversion pastorale)

La Curie étant une communauté de service, et rappelant l’image du pasteur (cf. Ez 34, 16 ; Jn 10, 1-21), « il nous fait du bien à nous aussi, appelés à être pasteurs dans l’Église, de laisser le visage de Dieu Bon Pasteur nous illuminer, nous purifier, nous transformer et nous restituer pleinement renouvelés à notre mission. Que nous puissions, même sur nos lieux de travail, ressentir, cultiver et pratiquer un sens pastoral fort, avant tout envers les personnes que nous rencontrons tous les jours. Que personne ne se sente négligé ou maltraité, mais que chacun puisse faire l’expérience, avant tout ici, du soin prévenant du Bon Pasteur ». Derrière les papiers il y a des personnes.

L’engagement de tout le personnel de la Curie doit être animé par un sens pastoral et une spiritualité de service et de communion, puisque c’est l’antidote à tous les poisons de la vaine ambition et de la rivalité illusoire. En ce sens le bienheureux Paul VI avertissait : « Que la Curie Romaine ne soit pas une bureaucratie, comme certains la jugent à tort, prétentieuse et apathique, seulement juridique et ritualiste, ni une école d’ambitions cachées et de sourds antagonismes, comme d’autres l’accusent ; mais qu’elle soit une véritable communauté de foi et de charité, de prière et d’action ; communauté de frères et de fils du Pape qui font tout, chacun dans le respect de la compétence d’autrui et avec un sens de la collaboration, pour le servir dans son service des frères et des fils de l’Église universelle et de la terre entière ».

3. Sens missionnaire (Christocentrisme)

C’est la fin principale de tout service ecclésiastique, celle qui consiste à porter la joyeuse annonce aux extrémités de la terre, comme nous le rappelle le magistère conciliaire, parce qu’ « il y a des structures ecclésiales qui peuvent arriver à favoriser un dynamisme évangélisateur ; également les bonnes structures sont utiles quand une vie les anime, les soutient et les guide. Sans une vie nouvelle et un authentique esprit évangélique, sans fidélité de l’Église à sa propre vocation, toute nouvelle structure se corrompt en peu de temps ».

4. Rationalité

Sur la base du principe selon lequel tous les Dicastères sont juridiquement égaux entre eux, une rationalisation des organismes de la Curie Romaine est nécessaire pour mettre en évidence le fait que chaque Dicastère a des compétences propres. Ces compétences doivent être respectées mais aussi réparties avec rationalité, avec efficacité et efficience. Aucun Dicastère ne peut donc s’attribuer la compétence d’un autre Dicastère, selon ce qui est fixé par le droit, et d’autre part, tous les Dicastères se réfèrent directement au Pape.

5. Fonctionnalité

Le regroupement éventuel de deux – ou plus – Dicastères, compétents sur des matières proches ou en relations étroites, en un unique Dicastère sert d’un côté à donner au Dicastère en question une importance plus grande (également à l’extérieur) ; d’un autre côté, la contiguïté et l’interaction des réalités particulières dans un unique Dicastère aident à avoir une plus grande fonctionnalité (les deux nouveaux Dicastères d’institution récente en sont un exemple).

La fonctionnalité nécessite aussi la révision continuelle des rôles et de l’adéquation des compétences et des responsabilités du personnel, et, en conséquence, la réalisation de mutations, d’embauches, d’interruptions et aussi de promotions.

6. Modernité (Mise à jour)

C’est-à-dire la capacité de lire et d’écouter les “signes des temps”. En ce sens « nous prenons sans délai les mesures nécessaires afin que les dicastères de la Curie Romaine soient conformes aux situations de notre temps et s’adaptent aux nécessités de l’Église universelle ». Cela était demandé par le Concile Vatican II : « Que les Dicastères de la Curie Romaine soient soumis à une nouvelle organisation plus en rapport avec les besoins des temps, des pays et des rites, notamment en ce qui concerne leur nombre, leur nom, leur compétence, leurs méthodes propres de travail et la coordination de leurs travaux ».

7. Sobriété

Dans cette perspective, une simplification et un allègement de la Curie sont nécessaires : regroupement ou fusion de Dicastères selon les matières de compétence et simplification interne de chaque Dicastère ; éventuelles suppressions de Bureaux qui ne correspondent plus aux nécessités contingentes. Intégration dans les Dicastères, ou réduction, des commissions, académies, comités, etc… le tout en vue de l’indispensable sobriété nécessaire à un témoignage correct et authentique.

8. Subsidiarité

Réorganisation des compétences spécifiques des différents Dicastères, si nécessaire en les transférant d’un Dicastère à un autre, afin d’atteindre l’autonomie, la coordination et la subsidiarité dans les compétences, ainsi que l’interrelation dans le service.

En ce sens, le respect des principes de subsidiarité et de rationalisation des relations avec la Secrétairerie d’Etat et à l’intérieur de celle-ci – entre ses diverses compétences -, est aussi nécessaire afin qu’elle soit, dans l’accomplissement de ses fonctions, l’aide directe la plus immédiate du Pape. Ceci aussi pour une meilleure coordination des différents secteurs des Dicastères et des Bureaux de la Curie. La Secrétairerie d’Etat pourra accomplir cette importante fonction qui est la sienne, justement en réalisant l’unité, l’interdépendance et la coordination de ses sections et de ses divers secteurs.

9. Synodalité

Le travail de la Curie doit être synodal : réunions habituelles des Chefs de Dicastères présidées par le Pontife Romain ; Audiences des Chefs de Dicastères régulières; réunions interdicastérielles habituelles. La réduction du nombre de Dicastères permettra des rencontres plus fréquentes et plus systématiques des différents Préfets avec le Pape, ainsi que des réunions des Chefs de Dicastères efficaces, ce que ne peut être le cas d’un groupe trop nombreux.

La synodalité doit être vécue aussi à l’intérieur de chaque Dicastère, en donnant une importance particulière au Congresso et une fréquence plus élevée au moins à la Session ordinaire. A l’intérieur de chaque Dicastère il faut éviter la fragmentation qui peut être produite par différents facteurs, comme la multiplication des secteurs spécialisés qui peuvent tendre à être autoréférentiels. La coordination entre ceux-ci doit être faite par le Secrétaire ou le Sous-Secrétaire.

10. Catholicité

Entre les collaborateurs, outre les prêtres et les consacrés/ées, la Curie doit refléter la catholicité de l’Église par l’embauche de personnel venant du monde entier, de diacres permanents et de fidèles laïcs dont le choix doit être attentivement fait sur la base de leur irréprochable vie spirituelle et morale et de leur compétence professionnelle. Il est opportun de prévoir l’accès d’un plus grand nombre de fidèles laïcs surtout dans les Dicastères où ils peuvent être plus compétents que des clercs ou des consacrés. De plus, la valorisation du rôle de la femme et des laïcs dans la vie de l’Église est de grande importance, ainsi que leur intégration dans les rôles de conduite des Dicastères, avec une attention particulière à la multiculturalité.

11. Professionnalisme

Il est indispensable que chaque Dicastère adopte une politique de formation permanente du personnel, pour éviter de « se rouiller » et de tomber dans la routine du fonctionnalisme.

D’autre part, il est indispensable d’archiver définitivement la pratique du promoveatur ut amoveatur. C’est un cancer.

12. Gradualité (discernement)

La gradualité est le fruit du discernement indispensable qui implique processus historique, scansion de temps et d’étapes, contrôle, corrections, expérimentations, approbations ad experimentum. Donc, dans ces cas, il ne s’agit pas d’indécision mais de la flexibilité nécessaire pour pouvoir atteindre une véritable réforme.

© Librairie éditrice du Vatican

Interview de Staffan de Mistura à la RTS: après la tragédie d'Alep, la négociation

Staffan de Mistura: "Je demande au président Poutine de convaincre le président Assad de participer aux pourparlers à travers sa délégation, pour négocier un processus réel de dévolution du pouvoir en Syrie"

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"Je demande au président Poutine de convaincre le président Assad de participer aux pourparlers à travers sa délégation, pour négocier un processus réel de dévolution du pouvoir en Syrie", déclare Staffan de Mistura sur le plateau du 19h30.

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