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mercredi, 27 septembre 2017

Correction filiale d'Amoris Laetitia: interview de Rocco Buttiglione

Correction filiale d'Amoris Laetitia: interview de Rocco Buttiglione

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Rocco Buttiglione, en substance:

- parmi les signataires, Ettore Tedeschi, n'est pas un moraliste. Ses compétences s'exercent dans un autre domaine. 

- il n'y a pas des théologiens de renoms, d'une faculté universitaire qui fasse autorité, pas de professeur de théologie, peut-être un ou deux. Aucun évêque, aucun cardinal. 

- l'exhortation est un document du Magistère authentique. Certes, pas "ex cathedra", qui demande une adhésion de foi surnaturelle et ... "basta". Amoris Laetitia demande une adhésion ecclésiale. Il y a un contenu de foi, mais les formes peuvent être discutées. 

- rien de nouveau dans l'opposition. Elle l'est également face au Concile Vatican II, envers le Pape Paul VI et Jean-Paul II ...

- sur les 266 Papes de l'histoire, peut-être 3 ou 4 Papes pourraient être suspectés d'hérésies. Ce qui est certain, tous les hérétiques ont commencé par accuser le Pape d'hérésies. La probabilité est donc nettement en faveur du Pape François. 

- dans le cas d'un meurtre, le tribunal évalue la gravité de l'acte: préméditation ? sentence de 20 ans ;  pour intimider ? par accident ? la décision pourrait même être de l'absoudre.  

- pour un péché mortel, il faut: connaissance des faits, liberté d'agir, plein consentement. Ceci est déjà présent dans le catéchisme de Saint Pie X, anti-moderniste. Une personne peut se tromper, sans avoir la pleine responsabilité. il y a beaucoup de chrétiens qui n'ont pas été évangélisés. 

- Saint Jean-Paul II fut le premier à changer la discipline. Auparavant les divorcés-remariés étaient excommuniés, les enfants n'étaient pas bienvenus au catéchisme.... Wojtilà a dit: vous faites partie de l'Eglise, pas d'excommunication. Ce fut un changement pastoral. AL ne change pas la doctrine, ni l'enseignement, mais la pratique, la pastorale. 

- Le Pape François dit: venez ! les personnes divorcées remariées ne peuvent pas aller communier, mais peuvent aller se confesser. Le prêtre pourra discerner la situation. Il pourra donner au cas par cas l'absolution, et donner l'accès à la communion, sans engendrer de scandale. Nous vivons dans un monde difficile et très confu.

- les médias s'emparent de cette polémique, alors qu'elle n'est pas si importante. Le Cardinal Burke n'a pas signé, le Cardinal Müller non plus. Le Cardinal Caffara est décédé, tout comme le Cardinal Meisner et ne peuvent pas être instrumentalisés. 

- la Fraternité Saint Pie X s'arroge une autorité qu'elle n'a pas, en la refusant aux autres. 

 

Commentaires

Si ceux qui résistent à la Correction avaient pensé que l'élément surnaturel était le plus important, et non la politique, il y aurait eu des discussions immédiates et vivantes sur les sept points de la Correction. Sont-elles vraiment des hérésies ? Toutes ? Pourquoi ? Pourquoi pas ? « Creusons plus à fond l’affaire » auraient-ils dit. « Le salut des âmes est primordial, et l'hérésie ne peut être tolérée. Voici ce que nous convenons et, ici, nous ne sommes pas d'accord sur les points théologiques ».

« Ce n'est qu'après avoir compris et analysé vraiment, et convenu de chacun des points qui sont les motifs des auteurs et des signataires de la Correction. De mettre l'accent sur les personnalités en premier est une inversion, et c’est très révélateur

Écrit par : New remix | mercredi, 27 septembre 2017

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Je crains de ne pas comprendre ... pourriez-vous developer ?

Écrit par : Don Dom | mercredi, 27 septembre 2017

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Non c'est très clair. Interrogez le Bon Dieu dans le Tabernacle.

Écrit par : New remix | jeudi, 28 septembre 2017

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Il lit votre commentaire ?

Écrit par : Don Dom | jeudi, 28 septembre 2017

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Non les consciences et Il travaille les mauvaises volontés et les intelligences qui sont faites pour la vérité

Écrit par : New remix | jeudi, 28 septembre 2017

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Je pense qu'il veut dire qu'au lieu de savoir qui et quel est le grade de ceux qui ont signé pour mieux les dénigrer/diaboliser, il aurait été plus judicieux de répondre au contenu, et une fois ceci fait, dire que les signataires sont des petits, des sans grades, des pharisiens.

Voilà quel aurait été le bon ordre de la "riposte" :
1) Analyser les griefs pour voir si les âmes sont en péril (une hérésie est un danger pour les âmes)
2) Après avoir répondus aux griefs de façon théologique, diaboliser les détracteurs.

Mais bon, le Salut des âmes n'est plus trop important, puisque même Judas est au paradis selon François, y'a plus trop de péril en la demeure.

Écrit par : P.F | jeudi, 28 septembre 2017

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Au lieu de critiquer le nombre, la qualité ou la compétence des signataires de la Correction, pourquoi ne pas plutôt se focaliser sur le fond ?
Bigre ! 7 chefs d'hérésie tout de même. Ils serait étonnant que les auteurs de ce document se soient trompés 7 fois. Il y a bien un ou deux points qui méritent considération, non?
Le précédent de Saint Athanase seul à combattre l'hérésie arienne devrait inciter à la prudence.

Écrit par : Jack | jeudi, 28 septembre 2017

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Au lieu de critiquer le nombre, la qualité ou la compétence des signataires de la Correction, pourquoi ne pas plutôt se focaliser sur le fond ?
Bigre ! 7 chefs d'hérésie tout de même. Ils serait étonnant que les auteurs de ce document se soient trompés 7 fois. Il y a bien un ou deux points qui méritent considération, non?
Le précédent de Saint Athanase seul à combattre l'hérésie arienne devrait inciter à la prudence.

Écrit par : Jack | jeudi, 28 septembre 2017

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Au lieu de critiquer le nombre, la qualité ou la compétence des signataires de la Correction, pourquoi ne pas plutôt se focaliser sur le fond ?
Bigre ! 7 chefs d'hérésie tout de même. Ils serait étonnant que les auteurs de ce document se soient trompés 7 fois. Il y a bien un ou deux points qui méritent considération, non?
Le précédent de Saint Athanase seul à combattre l'hérésie arienne devrait inciter à la prudence.

Écrit par : Jack | jeudi, 28 septembre 2017

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Au lieu de critiquer le nombre, la qualité ou la compétence des signataires de la Correction, pourquoi ne pas plutôt se focaliser sur le fond ?
Bigre ! 7 chefs d'hérésie tout de même. Ils serait étonnant que les auteurs de ce document se soient trompés 7 fois. Il y a bien un ou deux points qui méritent considération, non?
Le précédent de Saint Athanase seul à combattre l'hérésie arienne devrait inciter à la prudence.

Écrit par : Jack | jeudi, 28 septembre 2017

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Vous pouvez lire l'intervention du Pape dans l'article de I.Media: lire l'exhortation de À à Z ...

Saint Athanase n'était pas suspendu ad divinis comme Mgr Fellay. J'aime beaucoup sa personne, mais hélas il se trompe ... et oui

Écrit par : Don Dom | jeudi, 28 septembre 2017

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Vous devez vraiment être complexé par Mgr Fellay et la Fraternité St Pie X.

Pas un jour sans que vous n'en parliez ou y faisiez allusion.

Écrit par : Séverine Mercier | jeudi, 28 septembre 2017

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Je ne fais que suivre l'actualité ... et il est de notoriété publique qu'il a signé cette correctio... je suis bien trop petit pour dicter l'agenda des médias :-)))

Écrit par : Don Dom | jeudi, 28 septembre 2017

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Déjà il n'est pas seul dans ce texte. Et ensuite ce complexe dure depuis longtemps. Mais ce n'est pas grave. C'est chou. Ça change de votre côté pince sans rire.

Écrit par : Séverine Mercier | jeudi, 28 septembre 2017

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N'ayant pas fréquenté de séminaires je ne sais ce qu'on vous met dans la tête en terme de visions politiques et idéologiques....je dis cela car c'est courant qu'un moderniste utilise ces termes en réflexe pavlovien.

Ma vision politique n'est rien d'autre que celle que la Sainte Église a prêché jusqu'au Concile Vatican II est qui est tout simplement celle de l'Évangile: La Royauté Sociale de Jésus-Christ. C'est à dire les 10 commandements et les préceptes évangéliques qui règnent sur la société civile pour que la paix du Christ règne par le Règne du Christ. La doctrine est remarquablement résumé dans l'Encyclique Quas Primas du Pape Pie XI (un vrai langage clair, précis, catholique, qui parle du Salut des qui n'a nul besoin d'heméneutique...essayez devant le Saint Sacrement exposé)




''Dans la première Encyclique qu'au début de Notre Pontificat Nous adressions aux évêques du monde entier, Nous recherchions la cause intime des calamités contre lesquelles, sous Nos yeux, se débat, accablé, le genre humain.

Or, il Nous en souvient, Nous proclamions ouvertement deux choses: l'une, que ce débordement de maux sur l'univers provenait de ce que la plupart des hommes avaient écarté Jésus-Christ et sa loi très sainte des habitudes de leur vie individuelle aussi bien que de leur vie familiale et de leur vie publique; l'autre, que jamais ne pourrait luire une ferme espérance de paix durable entre les peuples tant que les individus et les nations refuseraient de reconnaître et de proclamer la souveraineté de Notre Sauveur. C'est pourquoi, après avoir affirmé qu'il fallait chercher la paix du Christ par le règne du Christ, Nous avons déclaré Notre intention d'y travailler dans toute la mesure de Nos forces ; par le règne du Christ, disions-Nous, car, pour ramener et consolider la paix, Nous ne voyions pas de moyen plus efficace que de restaurer la souveraineté de Notre Seigneur. '' (Pie XI, Quas primas)




''Nous voulons maintenant expliquer brièvement la nature et l'importance de cette royauté.

II est presque inutile de rappeler qu'elle comporte les trois pouvoirs, sans lesquels on saurait à peine concevoir l'autorité royale. Les textes des Saintes Lettres que Nous avons apportés en témoignage de la souveraineté universelle de notre Rédempteur le prouvent surabondamment. C'est, d'ailleurs, un dogme de foi catholique que le Christ Jésus a été donné aux hommes à la fois comme Rédempteur, de qui ils doivent attendre leur salut, et comme Législateur, à qui ils sont tenus d'obéir (26). Les évangélistes ne se bornent pas à affirmer que le Christ a légiféré, mais ils nous le montrent dans l'exercice même de son pouvoir législatif.

A tous ceux qui observent ses préceptes, le divin Maître déclare, en diverses occasions et de diverses manières, qu'ils prouveront ainsi leur amour envers lui et qu'ils demeureront en son amour .

Quant au pouvoir judiciaire, Jésus en personne affirme l'avoir reçu du Père, dans une réponse aux Juifs qui l'accusaient d'avoir violé le Sabbat en guérissant miraculeusement un malade durant ce jour de repos: " Le Père, leur dit-il, ne juge personne, mais il a donné au Fils tout jugement (28). Dans ce pouvoir judiciaire est également compris - car il en est inséparable - le droit de récompenser ou de châtier les hommes, même durant leur vie.

Il faut encore attribuer au Christ le pouvoir exécutif : car tous inéluctablement doivent être soumis à son empire; personne ne pourra éviter, s'il est rebelle, la condamnation et les supplices que Jésus a annoncés. '' (Pie XI, Quas primas)




'' D'autre part, ce serait une erreur grossière de refuser au Christ-Homme la souveraineté sur les choses temporelles, quelles qu'elles soient: il tient du Père sur les créatures un droit absolu, lui permettant de disposer à son gré de toutes ces créatures.

Néanmoins, tant qu'il vécut sur terre, il s'est totalement abstenu d'exercer cette domination terrestre, il a dédaigné la possession et l'administration des choses humaines, abandonnant ce soin à leurs possesseurs. Ce qu'il a fait alors, il le continue aujourd'hui. Pensée exprimée d'une manière fort heureuse dans la liturgie: " Il ne ravit point les diadèmes éphémères, celui qui distribue les couronnes du ciel (29). "

13. Ainsi donc, le souverain domaine de notre Rédempteur embrasse la totalité des hommes. Sur ce sujet, Nous faisons Volontiers Nôtres les paroles de Notre Prédécesseur Léon XIII, d'immortelle mémoire: " Son empire ne s'étend pas exclusivement aux nations catholiques ni seulement aux chrétiens baptisés, qui appartiennent juridiquement à l'Eglise même s'ils sont égarés loin d'elle par des opinions erronées ou séparés de sa communion par le schisme; il embrasse également et sans exception tous les hommes, même étrangers à la foi chrétienne, de sorte que l'empire du Christ Jésus, c'est, en stricte vérité, l'universalité du genre humain'' (Pie XI, Quas Primas)

'' Si les princes et les gouvernants légitimement choisis étaient persuadés qu'ils commandent bien moins en leur propre nom qu'au nom et à la place du divin Roi, il est évident qu'ils useraient de leur autorité avec toute la vertu et la sagesse possibles. Dans l'élaboration et l'application des lois, quelle attention ne donneraient-ils pas au bien commun et à la dignité humaine de leurs subordonnés!

15. Alors on verrait l'ordre et la tranquillité s'épanouir et se consolider; toute cause de révolte se trouverait écartée; tout en reconnaissant dans le prince et les autres dignitaires de l'Etat des hommes comme les autres, ses égaux par la nature humaine, en les voyant même, pour une raison ou pour une autre, incapables ou indignes, le citoyen ne refuserait point pour autant de leur obéir quand il observerait qu'en leurs personnes s'offrent à lui l'image et l'autorité du Christ Dieu et Homme.

Alors les peuples goûteraient les bienfaits de la concorde et de la paix. Plus loin s'étend un royaume, plus il embrasse l'universalité du genre humain, plus aussi - c'est incontestable - les hommes prennent conscience du lien mutuel qui les unit. Cette conscience préviendrait et empêcherait la plupart des conflits; en tout cas, elle adoucirait et atténuerait leur violence. Pourquoi donc, si le royaume du Christ s'étendait de fait comme il s'étend en droit à tous les hommes, pourquoi désespérer de cette paix que le Roi pacifique est venu apporter sur la terre?'' (Pie XI, Quas Primas)




''La force des sociétés est dans la reconnaissance pleine et entière de la Royauté sociale de Notre- Seigneur et dans l’acceptation sans réserve de la suprématie doctrinale de son Église.’’ (Pape St Pie X, lettre ‘’C’est avec une bien douce et grande satisfaction, 22 octobre 1913)

‘’(…) Il faut le rappeler énergiquement dans ces temps d’anarchie sociale et intellectuelle, où chacun se pose en docteur et législateur - on ne bâtira pas la cité autrement que Dieu ne l’a bâtie ; on n’édifiera pas la société, si l’Église n’en jette les bases et ne dirige les travaux ; non, la civilisation n’est plus à inventer ni la cité nouvelle à bâtir dans les nuées. Elle a été, elle est ; c’est la civilisation chrétienne, c’est la cité catholique. Il ne s’agit que de l’instaurer et la restaurer sans cesse sur ses fondements naturels et divins contre les attaques toujours renaissantes de l’utopie malsaine, de la révolte et de l’impiété :Omnia instaurare in Christo”(St Pie X , encyclique Notre Charge Apostolique)


‘’Créateur et à la fois Rédempteur de la nature humaine, le Fils de Dieu est le roi et le maître de l'univers ; il possède une souveraine puissance sur les hommes, soit comme individus, soit comme société. Il lui a donné la puissance, et l'honneur, et la royauté ; et tous les peuples, toutes les tribus, toutes les langues lui obéiront (Dan. VII, 14). J'ai été, par Lui, établi roi… Je te donnerai les nations pour ton héritage et les limites de la terre pour ton domaine (Ps. II). La loi du Christ, dans les centres humains et dans la société, doit donc être en telle faveur qu'elle soit la règle maîtresse de la vie privée et de la vie publique.’’ (Léon XIII, Tametsi futura prospiscientibus)


‘’ De la forme donnée à la société, en harmonie ou non avec la loi divine, dépend et s’infiltre le bien ou le mal des âmes.’’ (Pape Pie XII, radio message du 1er juin 1941)


‘’ Telle est la tâche positive, d'ordre à la fois doctrinal et pratique, que l'Eglise assume, en vertu de la mission même que lui a confiée le Christ: construire la société chrétienne, et, à notre époque, combattre et briser les efforts du communisme; à cet effet, Nous adressons un appel à toutes les classes de la société. A cette entreprise spirituelle de l'Eglise, l'Etat chrétien doit concourir positivement en aidant l'Eglise dans cette tâche, par les moyens qui lui sont propres; moyens extérieurs, sans doute, mais qui n'en visent pas moins principalement le bien des âmes.’’ (Pie XI, Encyclique Divini Redemptoris)


Et comme vous vous découvrez Thomiste voici St Thomas d’Aquin : ‘’ L’âme du Christ est une âme de Roi, Elle régit tous les êtres, parce que l’union hypostatique la place au-dessus de toute créature.’’ (Cité par Jean Ousset dans le livre ‘’Pour qu’Il règne’’, édition Dominique Martin Morin, 2012, p.23)



Le Cardinal Pie, grand artisan à Vatican I, enseignait comme ceci: Entendez, nous dit-il, les derniers mots que Notre-Seigneur adresse à Ses apôtres, avant de remonter au ciel : Toute puissance M'a été donnée au ciel et sur la terre. Allez donc et enseignez toutes les nations. Remarquez, mes frères, Jésus-Christ ne dit pas tous les hommes, tous les individus, toutes les familles, mais toutes les nations. Il ne dit pas seulement : Baptisez les enfants, catéchisez les adultes, mariez les époux, administrez les sacrements, donnez la sépulture religieuse aux morts. Sans doute, la mission qu'Il leur confère, comprend tout cela, mais elle comprend plus que cela, elle a un caractère public, social car Jésus-Christ est le roi des peuples et des nations. Et comme Dieu envoyait les anciens prophètes vers les nations et vers leurs chefs pour leur reprocher leurs apostasies et leurs crimes, ainsi le Christ envoie Ses apôtres et Son sacerdoce vers les peuples, vers les empires, vers les souverains et les législateurs pour enseigner à tous Sa doctrine et Sa loi. Leur devoir, comme celui de saint Paul, est de porter le nom de Jésus-Christ devant les nations et les rois et les fils d'Israël.

Ainsi, Jésus-Christ donne à Ses apôtres la mission officielle de prêcher son règne social, bien plus, Il veut que ce règne soit proclamé par tous les fidèles. Il le fera demander chaque jour par tout chrétien dans la prière du Pater. «Jamais, nous dit l'évêque de Poitiers, le divin fondateur du Christianisme n'a mieux révélé à la terre ce que doit être un chrétien, que quand il a enseigné à Ses disciples la façon dont ils devaient prier. En effet, la prière étant comme la respiration religieuse de l'âme, c'est dans la formule élémentaire qu'en a donnée Jésus-Christ qu'il faut chercher tout le programme et tout l'esprit du christianisme. Écoutons donc la leçon actuelle du Maître. Vous prierez donc ainsi, dit Jésus. Notre Père qui êtes dans les cieux, que Votre nom soit sanctifié, que Votre règne arrive, que Votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel». Mgr Pie, reprenant le Pater, démontre que ces trois demandes se résument et se condensent en une, celle du règne public, social, car, explique-t-il, le nom de Dieu ne peut être sanctifié pleinement et totalement s'il n'est reconnu publiquement, la volonté divine n'est pas faite sur la terre comme au ciel si elle n'est pas accomplie publiquement et socialement. Et il conclut : «Le chrétien, ce n'est donc pas comme semble le croire et comme l'affirme tous les jours et sur tous les tons un certain monde contemporain, ce n'est donc pas un être qui s'isole en lui-même, qui se séquestre dans un oratoire indistinctement fermé à tous les bruits du siècle et qui, satisfait pourvu qu'il sauve son âme, ne prend aucun souci du mouvement des affaires d'ici-bas. Le chrétien, c'est le contre-pied de cela. Le chrétien, c'est un homme public et social par excellence, son surnom l'indique : il est catholique, ce qui signifie universel. Jésus-Christ, en traçant l'oraison dominicale, a mis ordre à ce qu'aucun des siens ne pût accomplir le premier acte de la religion qui est la prière, sans se mettre en rapport, selon son degré d'intelligence et selon l'étendue de l'horizon ouvert devant lui, avec tout ce qui peut avancer ou retarder, favoriser ou empêcher le règne de Dieu sur la terre. Et comme assurément les œuvres de l'homme doivent être coordonnées avec sa prière, il n'est pas un chrétien digne de ce nom qui ne s'emploie activement dans la mesure de ses forces, à procurer ce règne temporel de Dieu et à renverser ce qui lui fait obstacle.’’




Voilà malheureusement depuis Dignitis Humanae tout ceci est passé à la poubelle. Si bien que nous vivons dans un monde où il y a des états communistes, des états musulmans, des états bouddhistes, un état juif, un état anglican, Poutine veut un état Orthodoxe, un état hindou, des républiques maçonniques. Le seul état qu'il n'y a plus c'est le catholique...liquidé par Vatican II. Et la plus grande horreur pour un curé moderniste c'est de rencontrer un catholique qui aimerait vivre,qui prie et qui milite pour un état catholique!!!!!

Du coup vive l'avortement, l'euthanasie, le suicide assisté, le ''mariage'' gay,etc...et l'apostasie générale!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Écrit par : New remix | jeudi, 28 septembre 2017

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Quel dommage que vous ne sachiez expliquer les deux définitions de la liberté de conscience. On pourrait croire que vous bottez en touche. Je regrette également que vous n'ayez pas relevé que Benoît XVI lui-même a déclaré que Gaudium et Spes a mal vieilli....et penser le contraire ce n'est pas l'avoir lu depuis longtemps.




Quand à Dignitatis humanae voici ce qu'on peut constater:




Le Père Yves Congar(je vous conseille absolument de lire son journal du Concile) fut rédacteur de Dignitis Humanae et il avouait:

‘’ On ne peut nier qu’un tel texte dise matériellement autre chose que le Syllabus de 1864, et même à peu près le contraire des propositions 15, 77 à 79 de ce document.’’ (Yves Congar, la crise dans l’Eglise et Mgr Lefebvre, Paris, Cerf, 1977, p.54)

Nous rappelons ces propositions condamnées du Syllabus de Pie IX :

15. IL est libre à chaque homme d’embrasser et de professer la religion qu’il aura réputée vraie d’après la lumière de la raison.

77. À notre époque, il n’est plus utile que la religion catholique soit considérée comme l’unique religion de l’État, à l’exclusion de tous les autres cultes.

78. Aussi c’est avec raison que, dans quelques pays catholiques, la loi a pourvu à ce que les étrangers qui s’y rendent y jouissent de l’exercice public de leurs cultes particuliers.

79. Il est faux que la liberté civile de tous les cultes, et que le plein pouvoir laisser à tous de manifester ouvertement et publiquement toutes leurs pensées et toutes leurs opinions, jettent plus facilement les peuples dans la corruption des mœurs et de l’esprit, et propagent la peste de l’Indifférentisme.




De plus dignitais Humane déclare ''que le droit à la liberté religieuse a son fondement réel dans la dignité même de la personne humaine telle que l’ont fait connaître la Parole de Dieu.'' Or cette affirmation est niée par le Père Yves Congar :'’J’ai collaboré aux derniers paragraphes-lesquels me laissent moins satisfait. Il s’agissait de montrer que le thème de la liberté religieuse apparaissait déjà dans l’Écriture. Or il n’y est pas.’’(Yves Congar interrogé par Éric Vatré, dans la droite du Père, Enquête sur la Tradition catholique aujourd’hui, Trédaniel, 1994, p.118)

Dignitatis humanae chapitre 2: ''Ce Concile du Vatican déclare que la personne humaine a droit à la liberté religieuse. Cette liberté consiste en ce que tous les hommes doivent être exempts de toute contrainte de la part tant des individus que des groupes sociaux et de quelque pouvoir humain que ce soit, de telle sorte qu’en matière religieuse nul ne soit forcé d’agir contre sa conscience ni empêché d’agir, dans de justes limites, selon sa conscience, en privé comme en public, seul ou associé à d’autres. Il déclare, en outre, que le droit à la liberté religieuse a son fondement réel dans la dignité même de la personne humaine telle que l’ont fait connaître la Parole de Dieu et la raison elle-même. Ce droit de la personne humaine à la liberté religieuse dans l’ordre juridique de la société doit être reconnu de telle manière qu’il constitue un droit civil.''




Pie IX Quanta Cura: ’ (...)À partir de cette idée tout à fait fausse du gouvernement des sociétés, ils ne craignent pas de soutenir cette opinion erronée, funeste au maximum pour l'Église catholique et le salut des âmes, que Notre Prédécesseur Grégoire XVI, d'heureuse mémoire, qualifiait de "délire": "La liberté de conscience et des cultes est un droit propre à chaque homme. Ce droit doit être proclamé et garanti par la loi dans toute société bien organisée. (...) Or, en donnant pour certitudes des opinions hasardeuses, ils ne pensent ni ne se rendent compte qu'ils prêchent "la liberté de perdition", et que "s'il est permis à toutes les convictions humaines de décider de tout librement, il n'en manquera jamais pour oser résister à la vérité et faire confiance au verbiage d'une sagesse toute humaine. On sait cependant combien la foi et la sagesse chrétienne doivent éviter cette vanité si dommageable, selon l'enseignement même de Notre Seigneur Jésus-Christ"




Vous voyez le changement? Ou alors c'est un approfondissement comme Amoris?

Bonne soirée

Écrit par : New remix | jeudi, 28 septembre 2017

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Vous devriez savoir que ce texte doit beaucoup à Karol Wojtilà qui luttait contre le communisme. Et le Cardinal Journet fit une intervention remarquée et remarquable. Vous avez toujours les mêmes arguments en ordre de bataille. Vous croyez que je vais transpirer pour vous prouver par a+b ? Même bien écrit et bien argumenté vous ne cedrez pas ... c'est ainsi ... quelques arguments sur les mêmes thèmes, toujours les mêmes, sans chercher un dialogue, mais un petit tire de mitraillette ...

Écrit par : Don Dom | jeudi, 28 septembre 2017

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Votre conception de la liberté n'est pas une liberté de qualité, soit qui dépend de la Vérité. C'est une liberté d'indifférence ou créatrice de la réalité, comme dans l'existentialisme.

Or la liberté de conscience ou plutôt des consciences veut rappeler que l'Etat ne peut pas empêcher la liberté de chercher la vérité et de vivre selon cette Vérité. C'était le cas du communisme. Le paradigme de lecture n'est pas celui des Lumières. Ce genre de débat est propre à la France qui n'est pas tout dans l'Eglise. Il faut s'ouvrir à l'Asie, à l'Afrique, aux USA, à l'Amérique du Sud ... dans cette ouverture on constate combien le Concile Vatican II a anticipé les changements du monde pour placer l'Eglise dans une situation d'évangélisation et de sortie. Le contexte historique du XIX ème siècle ne permettait pas encore ce changement. Le Cardinal Ratzinger l'a expliqué. L'Eglise se défendait comme une forteresse. C'est ainsi, nous vivons dans le temps la même foi. Oui bonne nuit. Et honnêtement à part la liberté religieuse, la liturgie, l'oecumenisme vous savez aussi parler d'autres thèmes ? La prière, la vie intérieure, la joie, l'amour, les vertus, la grâce etc ?? Car il me semble qu'à part quelques thèmes, vous en sortez peu ...

Écrit par : Don Dom | jeudi, 28 septembre 2017

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Mais l'Etat catholique c'était une époque historiquement révolue... l'Eglise forme des catholiques et engendrent des saints. L'Eglise a renoncé au pouvoir temporel, pour le laisser à la liberté des baptisés et des laïcs ... Journet dit: elle utilise des armes de lumières ... donc changement pastoraleet temporel, il y a bien eu ... il faut vivre ici et maintenant en sachant que le Christ est le même hier aujourd'hui et toujours. Ces changements sont faits sous la conduite de l'Esprit Saint. Il guide l'Eglise. Si les Pasteurs d'hier furent aussi guidés par l'Esprit dans leur époque, pourquoi aujourd'hui ils ne le seraient plus ? Vous reconnaissez au bienheureux Pie IX ce aie vous refusez à Saint Jean XXIII ? Au bienheureux Paul VI ? Le Concile de Trente fut promu par l'Eglise ... et Vatican II c'est fini ? Je vois votre trouble et la crise que cela suscite en vous ... or l'Eglise est guidée par Dieu. Donc ...

Écrit par : Don Dom | jeudi, 28 septembre 2017

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Mais l'Etat catholique c'était une époque historiquement révolue... l'Eglise forme des catholiques et engendrent des saints. L'Eglise a renoncé au pouvoir temporel, pour le laisser à la liberté des baptisés et des laïcs ... Journet dit: elle utilise des armes de lumières ... donc changement pastoraleet temporel, il y a bien eu ... il faut vivre ici et maintenant en sachant que le Christ est le même hier aujourd'hui et toujours. Ces changements sont faits sous la conduite de l'Esprit Saint. Il guide l'Eglise. Si les Pasteurs d'hier furent aussi guidés par l'Esprit dans leur époque, pourquoi aujourd'hui ils ne le seraient plus ? Vous reconnaissez au bienheureux Pie IX ce aie vous refusez à Saint Jean XXIII ? Au bienheureux Paul VI ? Le Concile de Trente fut promu par l'Eglise ... et Vatican II c'est fini ? Je vois votre trouble et la crise que cela suscite en vous ... or l'Eglise est guidée par Dieu. Donc ...

Écrit par : Don Dom | jeudi, 28 septembre 2017

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Divini redemptoris que je cite était l'encyclique contre le communisme.
Vatican II a refusé de condamner le communisme en signant un traité avec Moscou... Quelle honte.

Ça ne vous choque pas ces changements ? Vous voyez les différences ou vous ne voulez pas les voir?

Même les résultats catastrophiques et absolument sans précédent en 2000 ans de ce Concile ne vous ouvrent pas les yeux?

Si je pose mon regard sur l'Amérique du Sud comme vous me le conseillez c'est une hémorragie spectaculaire en 50 ans. Ils ne se secularisent pas comme en Europe ils rejoignent des sectes. En 2014 60% de brésiliens se disaient catholique contre 90% en 1960. Et ça continue un rapport de 2017 indiquait 50%... Soit 10% de moins qu'à l'époque des JMJ en trois ans.....
Et l'apostasie est mondiale.... l'Afrique devient chrétienne certes...Mais en grande partie évangélique

Puis-je vous suggérer d'enlever vos lunettes roses??

Écrit par : New remix | jeudi, 28 septembre 2017

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Ce n'est pas ma conception de liberté mais celle des Papes... Car je vous signale que ce ne sont pas mes textes mais ceux de Souverains Pontifes...Corrigez les Monsieur l'abbé

Écrit par : New remix | jeudi, 28 septembre 2017

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C'est une époque révolue par la faute des clercs

Écrit par : New remix | jeudi, 28 septembre 2017

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Et le résultat de cette liberté des laïcs c'est l'apostasie... Bravo c'est magnifique.

Quand aux Papes que vous citez ils disent le contraire que ceux que j'ai cité....Que voulez vous que j'y fasse ?

Allez bonne soirée

Écrit par : New remix | jeudi, 28 septembre 2017

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Mais non pas d'apostasie ... et pas la faute des clercs .. il y a certes un processus de déclericalisation de la société. Mais ceci n'est pas un mal. L'essence du prêtre ? Célébrer la Messe, la confession, l'annonce de la Parole de Dieu. Les laïcs ont une vocations ! C'est la grâce du baptême.

Dieu agit dans la nuit du monde. Sainte Nuit

Écrit par : Don Dom | jeudi, 28 septembre 2017

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Elle passe la figure du monde. Le Croix demeure. Jésus n'a pas expulsé les romains, ni bâti le royaume d'Israël, son Royaume n'est pas de ce monde. Les chrétiens sont dans le monde, mais pas du monde du Mal. Le monde est bon et attend les saints. N'idéalisez pas le passé, qui a eu ces grandeurs certes. Si j'avais vécu dans les siècles passés j'aurais aussi suivi l'Eglise, la même qu'aujourd'hui. Elle passe au travers des régimes politiques, des changements historiques ... c'est fascinant. La vie est ainsi: des mystères douloureux et glorieux ...

Écrit par : Don Dom | jeudi, 28 septembre 2017

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Pas d'apostasie ??????????? Même pas silencieuse ? Je comprends tout maintenant. Puis je demander sur quelle planète vous vivez ? Et il est heureux notre Don Dom dans ce monde sans Dieu. Ce n'est pas le Bon Dieu qui est dans la nuit c'est vous.

Bonne journée

Écrit par : New remix | vendredi, 29 septembre 2017

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Le cardinal Gerhard Ludwig Müller, ancien préfet de la confrégation pour la doctrine de la foi, a avoué au vaticaniste Edward Pentin que « les collaborateurs de la Curie romaine vivent dans la crainte. Des dénonciateurs s’emploient à dénoncer au pape François celui qui aura dit le moindre mot de travers, énoncé la moindre petite critique. Aussitôt l’accusé est convoqué sans même qu’il puisse se défendre. »
Et le cardinal Müller d’ajouter : « J’ai découvert le même climat de suspicion dans les facultés de théologie : la personne qui fait la moindre remarque ou pose la plus petite question au sujet d’“Amoris laetitia” risque d’être renvoyée. »

Écrit par : Sonia | samedi, 30 septembre 2017

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Tant de miséricorde, j'en ai une larme à l'oeil.

Écrit par : P.F | samedi, 30 septembre 2017

Oh oui toute cette miséricorde me donne moi aussi les larmes aux yeux....
Quand toute la vérité éclatera certains pourront se cacher de honte

Écrit par : Hervé T. | samedi, 30 septembre 2017

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