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mardi, 25 avril 2017

Et les Mistrals gagnants, avec Anne-Dauphine Julliand, en Suisse Romande

Et les Mistrals gagnants, avec Anne-Dauphine Julliand, en Suisse Romande

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Le Rex projette ce jeudi le film réalisé par Anne-Dauphine Julliand « Et les Mistrals gagnants ». Anne-Dauphine Julliand est l'auteure de "2 petits pas sur le sable mouillé" et "Une journée particulière".  

Bande Annonce

A voir absolument !!!

Fribourg, cinéma Rex, le jeudi 27 avril à 20h30, en avant première

Il s'agit de 5 petits enfants atteints de maladies très graves qu'on suit dans leur lutte contre la maladie et leur joie de vivre. C'est une magnifique ode à la vie !

Ambre, Camille, Charles, Imad et Tugdual ont entre six et neuf ans. Ils vivent dans l‘instant. Avec humour et surtout l‘énergie optimiste de l‘enfance, ils nous prennent par la main, nous entraînent dans leur monde et nous font partager leurs jeux, leurs joies, leurs rires, leurs rêves, leur maladie. Avec beaucoup de sérénité et d‘amour ces cinq petits bouts d‘homme nous montrent le chemin du bonheur.

Année : 2017
Durée : 1h20
Pays : France

Le Patriarche Bartholomée Ier à Fribourg: interview exclusive

Le Patriarche Bartholomée Ier:  

"La foi chrétienne est une force de la paix, et il faut en témoigner par notre exemple". 

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Le Patriarche Bartholomée Ier à Fribourg: interview exclusive

 

Bartholomée Ier: "Pour nous, un crime commis au nom de la religion est un crime commis contre Dieu et la religion".

 

Lundi soir 24 avril 2017 à 17h, passée de quelques petites minutes, un événement œcuménique unique et historique s'est déroulé en la cathédrale de Fribourg. Le Prévôt Mgr Claude Ducarroz et le Chapitre cathédrale ont accueilli le Patriarche Bartholomée Ier de Constantinople. Le Patriarche de Constantinople est le premier parmi ses pairs des chefs des Eglises autocéphales formant les Églises orthodoxes.

C’est la première fois qu’un patriarche de Constantinople se rend en notre cathédrale où il est venu vénérer les reliques de Saint Nicolas, puis prononcer une conférence à l'Université de Fribourg.

ATS - Aleteia - Cath-fr.ch

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Le Suisse Rom@ain: Vous venez à Fribourg, dans la ville protégée par Saint Nicolas de Myre, originaire de Turquie, votre cher pays. Une relique du saint, un fémur, fait partie du patrimoine historique et spirituelle du chapitre de la cathédrale, via les moines de l'Abbaye d'Hauterive. Pourriez-vous nous partager vos impressions ? 

Saint Nicolas est un grand saint originaire d’Asie mineure, une région qui, comme nous le disons, génère des saints. Elle est « hagiotokos ». Nous sommes profondément touché de pouvoir vénérer une parcelle de ses saintes reliques dans une cathédrale catholique au cœur de l’Europe, comme nous nous sommes aussi rendu en pèlerinage à son tombeau à Bari en décembre dernier.

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Chez les orthodoxes, nous ne connaissons aucune église qui n’ait pas une icône de Saint Nicolas.

La sainteté est une catégorie centrale de notre vie ecclésiale. C’est un autre nom pour la vie en Christ. Chez les orthodoxes, nous ne connaissons aucune église qui n’ait pas une icône de Saint Nicolas. Il est le protecteur des navigateurs. Il est un saint très aimé et très proche des fidèles.

Vous vous engagez en faveur de la sauvegarde de la création, et vous êtes même cité dans l'Encyclique Laudato Si du Pape Françoise. Alors que les chrétiens orientaux sont persécutés, comment voyez-vous l'écologie comme facteur de Paix ? 

L’environnement naturel est notre maison commune. Nous ne pouvons pas nous préoccuper des hommes et en même temps détruire leur domicile. La destruction de l’environnement produit la pauvreté, la famine, l’animosité. C’est pourquoi notre engagement pour les questions écologiques est lié avec notre lutte pour une culture de la solidarité et la justice sociale.

C’est pourquoi l’écologie est un facteur de paix, et la paix et la justice sont des conditions positives pour un environnement sain. Les villes bombardées et les enfants massacrés sont l’expression d’une humanité éloignée de Dieu.

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Quel est votre message essentiel pour les chrétiens en Turquie ?

Qu’ils restent sur place, chez eux, dans une région qui fut le berceau du christianisme, et qu’ils continuent de témoigner d’une coexistence pacifique avec la majorité des autres habitants, en dépit de traditions religieuses diverses. La foi chrétienne est une force de la paix, et il faut en témoigner par notre exemple. 

Vous serez en Egypte du 28 au 29 avril prochain à côté du pape des copte Tawadros II. Les attentats ont très durement frappé les chrétiens. Vous êtes l'invité du grand imam de l’université Al-Azhar du Caire, plus haute autorité sunnite.

Pourriez-vous nous révéler quelques mots de votre message que vous adresserez au Caire au côté du Pape François ?

Nous sommes ému de nous rendre en Egypte, en même temps que le Pape François, de rencontrer les plus hautes autorités musulmanes du pays et de parler de la religion en tant que facteur de la paix, surtout après les récents attentats sanglants survenus le dimanche des Rameaux dans les églises coptes de Tanta et d’Alexandrie. 

Pour nous, un crime commis au nom de la religion est un crime commis contre Dieu et la religion. L’humanité attend de la religion un engagement plus résolu et un témoignage plus délibéré contre la violence et pour le respect et la protection de la dignité humaine. Nous sommes tous des créatures de Dieu.

Qu'est-ce que les catholiques occidentaux et les chrétiens peuvent faire concrètement pour promouvoir l'œcuménisme ? 

Pour promouvoir l’œcuménisme, nous devons concilier la fidélité à notre propre tradition avec l’ouverture vers les autres chrétiens. Le dialogue et la rencontre avec les autres est toujours un enrichissement et non pas un compromis ou reniement de notre identité. Nous ne perdons pas notre identité à travers le dialogue, mais au contraire, en rejetant la communication et en nous repliant sur nous-mêmes. Le homo clausus est un appauvrissement de l’être humain.

Quelles sont vos grandes préoccupations et les intentions de prières qui vous tiennent le plus à coeur ? 

Sauver la présence chrétienne dans « notre Orient chrétien ». Servir l’unité de l’Orthodoxie et l’unité des Chrétiens. Œuvrer pour la paix des religions et des cultures. Sauvegarder la création de Dieu. Protéger les enfants et la jeunesse. La vie en Christ comme liberté et agapé.

Propos recueillis par Le Suisse Rom@in

Peter Seewald: Benoît XVI, un docteur de l'Eglise de la modernité

Peter Seewald: Benoît XVI, un docteur de l'Eglise de la modernité 

Agathe Lukassek
www.katholisch.de
12 avril 2017


Unknown-1.jpegPeter Seewald multiplie depuis 25 ans les longs entretiens avec Joseph Ratzinger/Benoît XVI. Le journaliste trouve que le pape émérite n’est pas encore suffisamment apprécié dans sa patrie.

Monsieur Seewald, avez-vous rencontré Benoît XVI depuis la parution de votre dernier livre d’entretiens en septembre 2016 ?

Seewald
: Oui, je lui ai rendu visite en décembre et le ferai encore au mois de mailorsque l’agitation autour de son quatre-vingt-dixième anniversaire sera retombée. Ces rencontres durent environ une heure et j’ai toujours des questions à poser parce que les gens savent encore beaucoup trop peu de choses de Joseph Ratzinger/Benoît XVI.

C’est pourquoi cela ne devient jamais une conversation classique. Chaque rencontre est aussi toujours une réunion de travail. Nous ne sommes pas devenus des amis: pour mon travail de journaliste, la distance critique est indispensable. Un journaliste ne doit pas être un courtisan.


Comment va le pape émérite ? A quoi s’occupe-t-il ?

Seewald
: A cette question, il répond toujours « comme va un vieil homme ». On voit naturellement qu’il est devenu plus faible. Lors de nos rencontres, son esprit est toujours très présent, mais il parle maintenant un peu plus lentement et, bien sûr, il n’a plus tout à fait la mémoire d’éléphant dont il disposait autrefois. Lorsqu’on le rencontre, on ressent l’aura d’une vie hors pair, de son humilité et de sa douceur.



Vous avez conduit de longs entretiens, rassemblés dans quatre volumes, avec Joseph Ratzinger/Benoît XVI, sur une période de 20 années. En quoi la personne a-t-elle changé pendant tout ce temps ?

Seewald
: Notre première rencontre pour un portrait eut lieu en 1992. Je peux donc le suivre, comme journaliste, sur un quart de siècle. Sur une aussi longue période, j’ai pu passer au crible beaucoup de critiques: par exemple, l’image du « Pantzerkardinal ». Aucun de ceux qui le connaissent ne pourrait souscrire à cette image.

Dans sa personne, seul l’âge a changé – et les nouvelles responsabilités : archevêque, cardinal à la CDF puis pape. La vie de Ratzinger est marquée du sceau d’une incroyable constance. Les premières homélies qu’il écrivit comme étudiant contiennent déjà ce qu’il a exprimé dans les décennies suivantes. Je n’ai pas constaté de grandes ruptures et je considère comme une légende la théorie des « deux Ratzinger » : le premier qui serait moderne, et le second réactionnaire et conservateur. A

l’exception de Hans Küng, absolument personne ne soulignerait l’existence d’une rupture théologique. Il y a toutefois un Ratzinger, tel que les medias le présentent et un autre, celui qu’il est en réalité. Son élection comme pape et l’exercice de son ministère ont pu montrer cela au monde d’une manière impressionnante.


Qu’a-t-il donné au monde ?

Seewald
: Contrairement à ce qui se passe pour presque tous les autres papes, il y a, dans le cas de Ratzinger, une importance qu’il ne doit pas seulement au temps de son ministère pontifical. Avant le pontificat déjà, son œuvre était un phare. Il appartient à son héritage d’avoir voulu, à une époque éloignée de Dieu, conduire les hommes à la miséricorde du Christ, sans pour autant passer sous silence les avertissements et les commandements bibliques.

Benoît a abordé son pontificat en étant bien conscient qu’il ne lui restait qu’un petit nombre d’années et qu’il devait commencer par ce qui était le plus urgent. Etant donné le déclin du christianisme en Occident, le plus important à ses yeux était de renouveler et de confirmer la foi. Il dit que son intention fondamentale était de dégager de sa gangue le véritable cœur de la foi. Il a fait passer au second plan toutes les questions d’organisation ; quant à poser des gestes vains et à rechercher des effets, ce n’était pas le style de Ratzinger.


Quel est d’après vous le plus grand héritage que laisse Benoît XVI ?

Unknown.jpegSeewald :
Son héritage est le renouvellement de la foi : il nous a montré toute la figure de Jésus – le Jésus historique et le Jésus de la foi. Ratzinger est un intellectuel de premier plan, un des grands penseurs de notre temps et je peux m’imaginer que, dans l’avenir, on parlera de lui comme du « Docteur de l’Eglise » de la modernité. Il convainc non seulement par son savoir, mais aussi par son authenticité et par l’exemple personnel de sa vie.

Et au jour d’aujourd’hui, il faut souligner que Ratzinger est simplement le contraire d’un populiste. Ce qui comptait pour lui ce n’était pas ce que voulaient la mode ou les medias mais la volonté de Dieu. Alors qu’aujourd’hui, tout tourne autour du show et de l’émotion, et que les faits ne comptent pour rien, nous avons en Ratzinger un homme qui se reconnaissait avant tout une dette à l’égard de la vérité et du message de l’Evangile.

Dans les dernières années, sous les titres de vos recueils d’entretiens « Sel de la terre » et « Lumière du monde », on connaît surtout les romans historiques de Daniel Wolf [NdT : pseudonyme de Christoph Lode, auteur de romans historiques]. Cela vous gêne-t-il ?

Seewald
: Non, chacun peut écrire ce qu’il veut. Le succès de ces livres prouve qu’il y a un intérêt qui ne se dément pas pour l’Eglise catholique, qui reste toujours mystérieuse. Ce qui me heurte, c’est que des romans historiques soient marqués par une vision idéologique et qu’ils manipulent les faits.

Du reste, il faut regarder au-delà de l’Allemagne : mes quatre livres d’entretiens avec Ratzinger/Benoît XVI ont été traduits dans plus de 30 langues et se sont vendus dans le monde entier à des millions d’exemplaires. Il faut se défaire de l’impression que personne ne s’intéresserait à lui ou qu’il n’aurait pas de partisans. Les « Dernières conversations » ont aussitôt atterri en tête de la liste des bestsellers du Spiegel. Je ne vais pas m’en plaindre.


Le volume que vous venez de mentionner : « Dernières conversations », paru en septembre 2016, a tout de même soulevé des critiques : critiques adressées à Benoît et aussi sur la question de savoir si le livre ne voulait pas faire de l’histoire. Que répondez-vous à cela ?

Seewald
: Qu’il faut voir les choses de manière nuancée. D’abord, il faudrait écouter – et surtout en Allemagne – ce que le pape émérite a à nous dire. D’un autre côté, je peux comprendre qu’on se soit demandé pourquoi il apparaissait à nouveau sur la scène publique ; mais j’ai expliqué cela dans l’avant-propos du livre : les interviews n’étaient pas d’abord conçues pour constituer un volume indépendant mais comme document pour la rédaction d’une biographie.

J’ai pu toutefois convaincre Benoît XVI de publier le texte parce que les spéculations et les théories complotistes à propos de sa renonciation allaient toujours bon train. J’ai trouvé important qu’un tel pas historique fût expliqué encore une fois, et par la personne qui l’avait accompli. Je trouve aussi que les critiques émises par quelques-uns ont été utilisées pour s’en prendre encore une fois au pape allemand. On a même prétendu que le pape émérite serait vaniteux.

Mais tout le livre est une expression de son humilité et de son autocritique. Jamais encore un pape ne s’était exprimé de manière aussi critique à l’égard de son propre travail. C’est un livre important et une grande chance de jeter un regard rétrospectif sur la biographie, étendue sur un siècle, du premier pape allemand depuis 500 ans.


Quand on parle d’humilité, des théologiens posent à chaque fois la question de savoir pourquoi un pape émérite doit toujours être appelé « Saint Père » et porte les vêtements blancs du pape…

Seewald
: D’accord, si on n’a rien de mieux à faire… c’est là un grief et une pédanterie typiquement allemands. Je ne comprends pas pourquoi on ne se préoccupe pas du contenu et de savoir si, peut-être, il n’a pas raison dans certaines de ses déclarations. Celui qui voudrait indiquer au pape émérite comment il doit se faire appeler et comment il doit s’habiller, devrait se demander si un Joseph Ratzinger n’en sait peut-être pas plus que lui-même sur l’essence de la papauté et se dire que personne n’est plus à même que lui de fixer pour cela les normes correctes. C’est en vérité une nouveauté et il n’y pas d’exemple qui indique comment doit vivre, après son pontificat, un pape mérite.



Que souhaitez-vous à Benoît XVI pour son quatre-vingt-dixième anniversaire ?

Seewald
: Le pape émérite n’est pas un retraité qui s’adonnerait à la culture des roses : il est toujours là pour l’Eglise et porte ses soucis dans la prière. Avec son abondante correspondance et les nombreuses visites qu’il reçoit, il a encore malheureusement un programme chargé pour un nonagénaire. Je lui souhaite encore beaucoup de jours ensoleillés en bonne santé ainsi qu’une bonne mort. Mais surtout je lui souhaite beaucoup de disciples qui se laissent inspirer par son œuvre, son message, son amour de Dieu et des hommes, sa poésie et sa vie authentique à la suite du Christ et qui trouvent ce faisant leur propre chemin vers Dieu.

Je rejoins le pape François qui a dit que Benoît XVI a été un grand pape, dont l’esprit apparaîtra de plus en plus grand et puissant de génération en génération. Espérons que son travail sera aussi apprécié dans sa patrie et estimé à sa juste valeur. Avec lui, chacun savait que ce qu’il disait – même si cela peut paraître difficile ou anachronique – correspond toujours fidèlement à l’enseignement de l’Evangile et se trouve en continuité avec l’enseignement des Pères de l’Eglise et des réformes du Concile Vatican II. Cette certitude est, dans un temps de rupture et de perte des repères, d’une valeur inestimable.

samedi, 22 avril 2017

Les conflits continueront après le départ de Mgr Vitus Huonder

Sans-titre-1-7-800x450.jpgLes conflits continueront après le départ de Mgr Vitus Huonder

La présentation de la démission de Mgr Huonder au Pape François pour limite d'âge, 75 ans selon le droit canon, semble soulager un certain milieu. Les adjectifs qualificatifs ne manquent pas: ultraconservateur, autoritaire, homophobe ...

Certains relèvent une pratique de l'évêque démissionnaire comme source de conflit, l'homélie réservée aux prêtres. Cette décision relève de l'Eglise universelle répandue sur les cinq continents. Même le Pape François, qualifié pourtant de Pape rassembleur, pense la même chose. 

D'autres parlent souvent des mêmes polémiques: la communion des personnes divorcées remariées ou le mariage des personnes de même sexe. Pour la communion, qui requiert toujours l'état de grâce (absence de péchés mortels ou graves) Mgr Huonder avait proposé à s'avancer vers le prêtre en croisant les bras afin de recevoir la bénédiction. Il est certain que le Pape François pense également la même chose.

Pour le mariage des personnes de même sexe, toute l'Eglise catholique est sur la même ligne: une personne peut être bénie, car elle est aimée infiniment par Dieu. L'acte du mariage ne peut-être seulement et uniquement une union entre un homme et une femme. Un prêtre avait promis de ne plus bénir des unions homosexuels. Mgr Morerod avait joué avec diplomatie les médiateurs. 

Le gender a même été qualifié par le Pape François de colonisation idéologique soutenue par le milieu de l'argent. 

Unknown.jpegL'Eglise catholique n'est pas une ONG et son décryptage ne dépend pas des critères politiques, voir idéologiques, comme la gauche ou la droite, avec une évaluation des candidats possibles placés sur un demi-cercle séparant les conservateurs et progressistes, traités de fermé et ouvert.

L'analyse médiatico-religieuse est souvent auto-référentielle, avec presque toujours les mêmes personnes qui s'expriment, mettant parfois même dans l'ombre les aspects très positifs réalisées durant 10 ans*. Qui a entendu parler de l'action de Mgr Huonder en faveur des migrants et de la tolérance zéro en matière de pédophilie ?

Avant tout, le christianisme se réfère à une Personne et un événement: le Christ ressuscité. 

Au fond, qu'est-ce qui est reproché à Mgr Huonder ? D'être tout simplement catholique. Le nonce apostolique Mgr Gullickson, américain, avait osé le dire.

En matière de communication, même avec un porte-parole assez compétent, certains de ses propos manquaient certes d'humanité ou de tact, de prudence ou de connaissance des réactions du milieu médiatique.

Certes, l'évêque Huonder n'est pas parfait. A part Jésus et la Vierge, qui pourrait le prétendre ? Cependant, les chrétiens font avec la fragilité de leurs Pasteurs donnés et envoyés par Dieu, en pardonnant, en priant et en servant l'Eglise avec passion et désintéressement personnels. 

Il serait erroné de penser qu'un nouvel évêque apaisera rapidement les tensions. Le gouvernement du diocèse de Coire relève plutôt du miracle, tant le réseau de pouvoir est diffus, voir confus. La sagesse du droit canon, très utile pour assurer la justice et la résolution des conflits, est mis de côté.

Le prochain évêque sera simplement un martyr, sans mourir. Il lui faudra supporter la psychologie des uns et des autres. Cependant, Coire n'est pas la Syrie, l'Egypte ou un pays où les chrétiens sont sauvagement tués, des martyrs au quotidien.

*Les catholiques de Zurich remercient Mgr Huonder pour son action

22.04.2017 par Regula Pfeifer, kath.ch/traduction et adaptation: Raphaël Zbinden

Unknown-1.jpegLe conseil synodal de l’Eglise catholique dans le canton de Zurich remercie, dans un communiqué du 21 avril 2017, Mgr Vitus Huonder pour son action à la tête du diocèse de Coire. Le prélat grison a atteint, à cette date, l’âge de la retraite canonique et a présenté au pape sa démission.

Le conseil synodal se réjouit des projets dans lesquels “nous avons pu trouver avec Mgr Huonder des solutions communes de façon constructive”. L’exécutif de l’Eglise zurichoise considère en particulier comme positif la décision de l’évêché de mettre en place une instance d’arbitrage avec tous les cantons du diocèse. Les paroisses, institutions ecclésiastiques ou particuliers peuvent faire appel à cette instance en cas différends portant sur les diverses juridictions existant au sein de l’Eglise.

Cela montre que la direction du diocèse s’est engagée à collaborer avec les corporations ecclésiastiques, explique Aschi Rutz, chargée d’information du conseil synodal.

Engagement envers les migrants

Les catholiques zurichois mettent aussi au crédit de l’évêque sa contribution à l’élévation de la haute école de théologie de Coire au statut de haute école publique. Le canton des Grisons avait reproché à l’institution de fournir trop peu de postes d’assistants pour pouvoir renouveler son accréditation, relève Aschi Rutz. Mgr Huonder avait rendu possible la création des postes manquants. L’évêché s’est ainsi fortement engagé en faveur de la haute école, également au niveau financier.

Le conseil synodal salue en outre le travail réalisé par l’évêque en faveur des communautés issues de la migration. Il a en effet assuré la prise en charge des nombreuses nouvelles communautés telles que celle des érythréens, des syro-malabars, ou encore des chaldéens.

Tolérance zéro envers les abus sexuels

L’exécutif de l’Eglise zurichoise se réjouit finalement d’avoir élaboré et adopté en collaboration avec l’évêque grison le document de recommandations aux agents pastoraux concernant les abus sexuels (Empfehlungen bezüglich der Fortbildung der Seelsorgenden und betreffend Prävention sexueller Uebergriffe im kirchlichen Umfeld im Bistum Chur). Mgr Huonder a ainsi mis en place une politique de tolérance zéro en matière d’abus, assure le conseil synodal. (cath.ch/kath/rp/rz)

Fribourg, trois événements à ne pas manquer: la divine Miséricorde, le Patriarche Bartholomée à la cathédrale et le Père Ibrahim d'Alep

Fribourg, trois événements à ne pas manquer: la divine Miséricorde, le Patriarche Bartholomée et le Père Ibrahim d'Alep

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- Ce dimanche est le dimanche de la Miséricorde Divine. Nous sommes invités à vivre de 14h30 à 15h30 l’heure de la Miséricorde avec vénération des reliques de Sainte Faustine en notre cathédrale. Cette heure est suivie d’un enseignement donné par le Père Leszek, aumônier de l’université, à la Grand’Rue 14.

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Le Patriarche de Constantinople Bartholomée à la cathédrale et à l'Université de Fribourg

Baertholomée-Ier.jpg- Lundi soir à 17h aura lieu un événement œcuménique important en notre cathédrale. Le Chapitre cathédral accueillera le Patriarche Bartholomée de Constantinople. Le Patriarche de Constantinople est le premier parmi ses pairs des chefs des Eglises autocéphales formant l’Église orthodoxe. C’est la première fois qu’un patriarche de Constantinople se rend en notre cathédrale où il viendra vénérer les reliques de Saint Nicolas, puis prononcera une conférence à l'Université de Fribourg.

Ce sera aussi le dernier acte officiel de notre prévôt Claude Ducarroz puisque un nouveau prévôt lui succédera vendredi prochain. Nous sommes invités à participer à cette accueil doublé d’une petite célébration.

- Mardi soir à 18h30 à la salle 3113 à l’Université, le Père Ibrahim d’Alep donnera son témoignage sur son vécu en Syrie. Il dédicacera également son livre. Venez nombreux l’écouter.

jeudi, 20 avril 2017

Benoît XVI: "la confrontation entre des conceptions radicalement athées de l’État, et l’apparition d’un État radicalement religieux dans les mouvements islamistes, conduit notre temps dans une situation explosive, dont nous expérimentons les conséquences"

Benoît XVI: "la confrontation entre des conceptions radicalement athées de l’État, et l’apparition d’un État radicalement religieux dans les mouvements islamistes, conduit notre temps dans une situation explosive, dont nous expérimentons les conséquences chaque jour".

images.jpeg(RV) En Pologne, la conférence épiscopale et la présidence de la République ont organisé un symposium à l’occasion des 90 ans de Benoît XVI, sur le thème «Le concept d’État dans la perspective de l’enseignement du cardinal Joseph Ratzinger-Benoît XVI».

Le Pape émérite, dans un message aux participants, écrit que «la confrontation entre des conceptions radicalement athées de l’État, et l’apparition d’un État radicalement religieux dans les mouvements islamistes, conduit notre temps dans une situation explosive, dont nous expérimentons les conséquences chaque jour. Ces radicalismes exigent de façon urgente que nous développions une conception convaincante de l’État, qui soutienne la confrontation avec ces défis et puisse les surmonter.»

Dans ce message, Benoît XVI rend hommage aux deux plus grandes figures de l’Église polonaise au XXe siècle, le cardinal Stefan Wyszynski et le saint Pape Jean-Paul II, qui «continuent à indiquer la voie vers le futur». Dans «les tourments du dernier demi-siècle», la Pologne a donné à l’humanité ces deux hommes «qui ont porté sur eux la souffrance et l’expérience vivante» de l’humanité, remarque le Pape allemand.

L’évènement est également patronné par la Fondation Ratzinger et l’agence Kai. Dans un message signé par le cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d’État du Saint-Siège, le Pape François dit espérer que la reconnaissance de «l’œuvre valeureuse» de son prédécesseur puisse susciter «un engagement renouvelé pour un dialogue respectueux et fécond entre l’État et l’Église, en vue de la construction de la civilisation de l’amour».

Le père Federico Lombardi, président de la Fondation Ratzinger, a relevé que le fait qu’un Pape allemand ait succédé à un Pape polonais, tous deux contemporains des drames de la Seconde guerre mondiale, fut un «message formidable de compréhension réciproque et profonde, de réconciliation et d’engagement de paix» et un «véritable don à l’Église et à l’humanité».

(CV-Vatican Insider)

Le pape François est disposé à recevoir Donald Trump, confirme le Saint-Siège

Vatican - le 20/04/2017 à 12:13:00 Agence I.Media
 

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Le pape François reçoit en audience tous les chefs d'Etats qui lui en font la demande et est donc disposé à accueillir Donald Trump, a déclaré Mgr Angelo Becciu, substitut aux Affaires générales de la Secrétairerie d’Etat, le 19 avril 2017. Le président américain doit se rendre en Italie les 26 et 27 mai prochains et pourrait demander à être reçu le pontife à cette occasion.

mercredi, 19 avril 2017

L'évêque de Coire, Mgr Vitus Huonder, atteint l'âge de la retraite

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L'évêque de Coire, Mgr Vitus Huonder, atteint l'âge de la retraite

19.04.2017 par Maurice Page

Evêque de Coire depuis 2007, Mgr Vitus Huonder fêtera ses 75 ans le 21 avril prochain. A cette date, le prélat, considéré comme ultra-conservateur, devra présenter sa démission au pape François. Sa succession agite les esprits en Suisse alémanique depuis des années. Une succession aussi redoutée qu’attendue.

suite

Marie qui refait les couples

Marie qui refait les couples

Aleteia

"Comme un enfant qui apprend à marcher, nous nous appuyons sur vous pour avancer à petits pas."

shutterstock_594264131.jpgLIFE, l’Institut pour la famille en Europe accueille les couples ou les personnes qui rencontrent des difficultés de toutes sortes. Au travers des accueils Louis et Zélie Martin, l’Institut offre une aide concrète et prend en charge certaines situations conflictuelles ou compliquées.

Mais l’activité de l’Institut pour la famille ne s’arrête pas là. Parmi les autres missions de l’Institut, une formation des accompagnateurs pour une meilleure harmonisation des pratiques, la participation à des conférences et enfin l’édition d’ouvrages originaux pour aider les familles.

Le premier de ces ouvrages est paru en novembre 2016 et rencontre un grand succès. Marie qui refait les couples est un petit ouvrage au prix très compétitif qui propose une neuvaine à Marie, des litanies et un atelier pratique. Il permet ainsi de confier à la Vierge les difficultés que nous pouvons rencontrer. La neuvaine à « Marie qui refait les couples » est par exemple l’occasion d’ouvrir quelques dossiers chauds de la vie conjugale en présence de Notre Dame. Les aborder sans Elle serait voué à l’échec car trop périlleux.

Extraits exclusifs

18010928_10211478527750255_2625510234649064521_n.jpgD’une grande simplicité, ce petit livre constitue le support idéal lorsque l’on ne sait plus par où commencer.

« Ô Marie, nous nous tournons vers vous car nous avons besoin de votre secours. Chaque jour, nous peinons à trouver le chemin pour faire grandir notre amour. C’est humblement et à genoux que nous venons vers vous les mains vides, venez les remplir de ce dont nous avons besoin pour aujourd’hui. »

« Notre vie ressemble à un écheveau emmêlé et nous ne savons par où commencer pour repartir du bon pied. Aussi, aidez-nous à combattre le voile de l’orgueil qui nous empêche de reconnaître les trésors d’amour et de tendresse qui sont cachés dans le cœur de notre époux (se). »

« Lorsque vient la tentation de douter de la renaissance que vous voulez pour notre couple, Marie, nous vous disons que nous voulons recommencer, un pas après l’autre, dans la docilité à l’Esprit-Saint. Trop souvent, nous pensons qu’un effort de l’autre est la seule réponse aux difficultés que nous traversons. Comme un enfant qui apprend à marcher, nous nous appuyons sur vous pour avancer à petits pas, lentement, avec confiance ; un acte d’amour succédant à un autre. »

« C’est avec humilité qu’il convient parfois de se présenter au Seigneur et à sa Mère qui peut nous aider et refaire les couples. »

« Ô Marie qui refait les couples, venez guérir nos cœurs des blessures nées du mensonge, de l’infidélité, de la jalousie. Tout est possible à celui qui s’appuie sur vous. Nous vous le demandons, restaurez en nous la confiance mutuelle et supprimez de notre mémoire la morsure du doute. Donnez-nous la force de choisir la prudence dans la tentation et apprenez-nous à vivre en vérité avec notre conscience. »

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Marie qui refait les couples, Neuvaine, Life, 4,90 euros.

Le Pape François et le Patriarche Bartholomée I de Constantinople seront ensemble au Caire

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Andrea Tornielli Vatican Insider

 

Le Pape François et le Patriarche Bartholomée I de Constantinople seront ensemble en Egypte les 28 et 29 avril

 
Des sources proches du patriarcat de Constantinople confirment à Vatican Insider que la décision d'accepter l'invitation a bel et bien été prise et que Bartolomée Ier sera au Caire.
 
francesco e bartolomeo-RfmkQpiDU8QUhZDtQ7tNekO-568x320@LaStampa.it.jpgLe Patriarche oecuménique de Constantinople sera au Caire les 28 et 29 avril, sur invitation du grand imam de la mosquée Al Azhar le cheikh Ahmed Mohamed el-Tayyib, pendant les mêmes jours de la visite du Pape François.
 
En ce moment difficile, alors que soufflent des vents de guerre, une présence significative qui réunie les chrétiens et leur témoignage d'unité comme un signe pour la paix dans le monde. Le Pape de Rome, le Patriarche de Constantinople seront ainsi très proches du Pape de l'Eglise copte Tawadros, dont la communauté chrétienne a été frappée et blessée à mort par les attentats des fondamentalistes. 
 
 
 
Bartolomée avait rendu public une lettre écrite à la main par le souverain pontife, dans laquelle François le remerciait pour son amitié en souhaitant le revoir rapidement. Dès lors, le Patriarche avait ajouté: "l'occasion pourrait être très proche: je suis également invité par l'Université d'Al Azhar au Caire et le 28 avril, en cette même occasion, cela pourrait être avec le Pape François".

L'amitié entre les évêques de Rome et de Constantinople, successeurs des Apôtres Pierre et André, a toujours été très cordiale. François et Bartholomée se sont rendus ensemble en Terre Sainte, en mai 2014 pour prier ensemble dans la basilique du Saint Sépulcre. Le Pape avait voulu que le Patriarche soit à ses côtés quelques jours plus tard, dans les jardins du Vatican, lors de la prière pour la Paix.

LE PATRIARCHE BARTHOLOMÉE IER SERA AU CAIRE AVEC LE PAPE FRANÇOIS

Vatican - le 19/04/2017 | Par Agence I.Media

Egypte/Bartholomée Ier  : Le patriarche Bartholomée Ier, primat de l'Église orthodoxe de Constantinople, a confirmé sa présence au Caire du 27 au 29 avril prochains, affirme l’ Avvenire , le journal des évêques italiens, le 18 avril 2017. Le pape François, Bartholomée Ier et le patriarche copte orthodoxe Tawadros II rencontreront ensemble le grand imam de l’université Al-Azhar du Caire, plus haute autorité de l’islam sunnite, le 28 avril, poursuit le journal.

mardi, 18 avril 2017

90 ans de Benoît XVI: "il y a eu des épreuves et des temps difficiles, mais Lui m’a toujours guidé et il m’en a sorti, de façon à ce que je puisse poursuivre mon chemin"

3945890912.jpgLe pape émérite Benoît XVI a fêté ses 90 ans entouré de son frère, Mgr Georg Ratzinger, et de Bavarois venus l’entourer autour d’une chope de bière.

« Mon cœur est plein de gratitude pour les 90 ans que le bon Dieu m’a donné. Il y a eu des épreuves et des temps difficiles, mais Lui m’a toujours guidé et il m’en a sorti, de façon à ce que je puisse poursuivre mon chemin ».

 C’est ce qu’a déclaré Benoît XVI devant ses hôtes, lundi 17 avril, au lendemain du jour de Pâques et de son anniversaire.

Face aux chasseurs alpins bavarois venus lui rendre visite, le pape émérite s’est également montré reconnaissant d’avoir hérité d’une « si belle patrie ». « La Bavière est belle depuis sa Création, a-t-il affirmé selon une traduction fournie par le Vatican. La Bavière est belle car on y connaît Dieu et on sait que c’est lui qui a créé le monde et que cela est bon lorsque nous le construisons avec lui. Je vous remercie d’avoir amené la Bavière jusqu’ici, la Bavière ouverte sur le monde, vivante, heureuse, qui est telle car elle a ses racines dans la foi. »

Visite de son frère, Georg

Réunis devant le monastère Mater Ecclesiae, au cœur des jardins du Vatican, où Benoît XVI s’est retiré il y a quatre ans, après avoir renoncé au pontificat, ses invités ont célébré avec lui son anniversaire dans le plus pur style bavarois : bière et chants étaient au rendez-vous. Comme de coutume, le frère aîné du pape émérite, Mgr Georg Ratzinger, avait fait le déplacement depuis Ratisbonne pour un bref séjour familial au Vatican.

« Je suis heureux que nous nous retrouvions sous ce beau ciel bleu romain, qui avec ses nuages blancs nous rappelle le drapeau blanc et bleu de la Bavière », a encore dit Benoît XVI.

Vendredi Saint, c’est le pape François qui lui avait rendu visite pour lui présenter ses vœux.

Marie Malzac

La pédophilie est un crime diabolique, l'avortement est un crime

La pédophilie est un crime diabolique, l'avortement est un crime

Curieuse scène médiatique sur la chaîne française LCI. Un prêtre se fait proprement engeuler pour avoir rappelé l'évidence, ce que dit le Concile Vatican II: "l'avortement est un crime abominable". 

Tout ce qui blesse profondément et atrocement un enfant, et qui tue un tout petit est un crime. Le pédophilie est un crime diabolique, l'avortement est un crime abominable. 

En 1975, Enrico Macias le chantait fort bien dans son tube:  

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qu'il soit un démon qu'il soit noir ou blanc
il a le coeur pur, il est toute innocence
qu'il soit né d'amour ou par accident
malheur à celui qui blesse un enfant
 
Nous pourrions paraphraser: malheur à celui qui blesse une maman !

 

lundi, 17 avril 2017

Benoît XVI et l'esprit de la liturgie: Mgr Marc Aillet sur KTO

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Benoît XVI et l'esprit de la liturgie: Mgr Marc Aillet sur KTO

Le Cardinal Ratzinger a incontestablement marqué de son empreinte la liturgie de l'Eglise catholique. Il a souhaité relancé un mouvement liturgique. Le Cardinal Sarah marche sur ses traces. 

Si Benoît XVI négligeait passablement les médias et la communication, rien de tel pour le Pape François. Nous avons assisté à une sorte de croisement. Le Pape François, communicateur hors pair, n'est pas connu pour être doué en liturgie. Il ne peut pas avoir toutes les qualités. 

 

Une fête familiale et typiquement bavaroise pour les 90 ans de Benoît XVI

Une fête familiale et typiquement bavaroise pour les 90 ans de Benoît XVI

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Les visiteurs de Bavière ont apporté au Pape émérite Benoît XVI des bretzels, de la bière et des saucisses blanches en lui souhaitant son 90e anniversaire.

Plusieurs dizaines de Gebirgsschützen (chasseurs alpins) et des personnalités politiques avec à leur tête le Premier ministre Horst Seehofer (CSU) sont venus au Vatican pour le lundi de Pâques. L'anniversaire réel de Joseph Ratzinger avait été célébré le dimanche de Pâques en petit comité avec son frère Georg de trois ans son aîné, son secrétaire particulier Georg Gänswein et les "memores".

À la fin de la cérémonie, Benoît XVI a remercié ses hôtes, d'une voix enrouée, pour «la présence de la Bavière que vous m'avez apportée». Il était encore en Bavière avec le cœur. Après la bénédiction, Benoît XVI a chanté l'hymne Bavarois «Gott mir Dir, du Land der Bayern» (Que Dieu soit avec toi, douce terre de Bavière).

Seehofer a déclaré après la réception devant la maison Benoît XVI, dans les jardins du Vatican: «Nous sommes très fiers de notre pape». Il était heureux d'avoir trouvé Benoît si vif. Le pape était informé de tout. Tous deux ont échangé sur la politique mondiale.

Le brillant parcours du Cardinal Joseph Ratzinger, Pape émérite Benoît XVI, sur RAI3

17991928_10212318866356180_8733618329241458061_n.jpgLe brillant parcours du Cardinal Joseph Ratzinger, Pape émérite Benoît XVI, sur RAI3

Emouvant reportage d'une heure sur Joseph Ratzinger diffusé à la télévision italienne. Andréa Riccardi et le Père Federico Lombardi sont les conseillers historiques de ce documentaire réalisé à l'occasion des 90 ans de ce grand pape. 

Devenu Pape émérite en 2013, il est obéissant envers le Pape François. Ces deux Papes tissent des liens profonds et intenses. Malgré leur grande différence de caractère, le pontificat de François se place dans la continuité, mettant en action "l'herméneutique de la réforme" souhaité par Benoît XVI en décembre 2005. 

Enfance, jeunesse sous le régime inhumain, raciste et sanguinaire de Hilter, images inédites de son ordination sacerdotale, brillante carrière académique, Concile Vatican II, archévêque de Münich, congrégation de la doctrine de la foi avec Saint Jean Paul II, lutte avec la théologie de la libération et élection sur le Siège de Pierre ... sont entre autre au menu de cette belle transmission.

Alors qu'il pouvait songer à une retraite bien méritée, Dieu l'appel à devenir le 265ème successeur de Pierre. La lame de la guillotine est tombée sur sa tête confiera-t-il. Un pontificat brillant, mais semé de souffrances, un vrai chemin de croix.

Avec un grand courage, le Pape affrontera la crise atroce et épouvantable des crimes pédophiles. Joseph Ratzinger est un saint vivant, un futur docteur de l'Eglise. Ce reportage est sans doute le premier d'une longue série à venir pour un homme qui a marqué définitivement l'histoire du monde et de l'Eglise. Après les horreurs du régime nazi, Joseph Ratzinger est la fine fleur de l'Allemagne. Un géant qui dépassera sans aucun doute la figure de Luther. L'histoire est en marche. 

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Humour de Dieu: des témoins qui dorment ?

Humour de Dieu: des témoins qui dorment ?

Evangile selon Saint Matthieu

Tandis qu’elles étaient en chemin,
quelques-uns des gardes allèrent en ville
annoncer aux grands prêtres tout ce qui s’était passé.

Ceux-ci, après s’être réunis avec les anciens
et avoir tenu conseil,
donnèrent aux soldats une forte somme
en disant :
« Voici ce que vous direz :
“Ses disciples sont venus voler le corps,
la nuit pendant que nous dormions.”

Et si tout cela vient aux oreilles du gouverneur,
nous lui expliquerons la chose,
et nous vous éviterons tout ennui. »

Les soldats prirent l’argent et suivirent les instructions.
Et cette explication s’est propagée chez les Juifs
jusqu’à aujourd’hui.

Oui, vous avez bien lu l'Evangile du jour: "ses disciples sont venus voler le corps, la nuit pendant que nous dormions". Dire qu'ils ont payé une forte somme en plus.

Honnêtement et sincèrement, vous pouvez voir quelque chose, être un témoin, si vous dormez ?

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Mars 2017: les fioretti du Pape François

Opus Dei - Fioretti mars 2017

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Demandons la grâce de la honte

À Sainte-Marthe, le 21 mars 2017 :

« Dans l’Évangile (Mt 18, 21-35), le serviteur auquel le maître a remis sa dette mais qui ne remet pas à son débiteur « n’a pas compris le mystère du pardon ». Il a l’impression de « s’en être tiré », d’avoir été « malin » il n’a pas compris la « générosité du maître ». Souvent « en sortant du confessionnal nous sentons cela, nous sentons que nous nous en sommes bien tirés ». C’est « l’hypocrisie de voler un pardon, un pardon artificiel […]

« Si tu n’as pas conscience d’être pardonné tu ne pourras jamais pardonner, jamais […] Le pardon est total. Mais je ne peux le faire que quand je sens mon péché et que j’en ai honte : j’ai honte, je demande pardon à Dieu et je me sens pardonné par le Père et ainsi je peux pardonner ». […] Qui suis-je pour ne pas pardonner? ».

 

Ni Ligue 1, ni Ligue 2

Audience générale 22 mars 2017 :

« Qui fait l’expérience dans sa vie de l’amour fidèle de Dieu et de sa consolation […] a le devoir d’être proche de ses frères les plus faibles et de prendre en charge leurs fragilités. Si nous sommes proches du Seigneur, nous aurons cette force pour être proches des plus faibles, des plus démunis, pour les consoler et leur donner de la force […] Cela, nous pouvons le faire sans faire ce qui nous plaît, mais en sentant que nous sommes comme un ‘canal’ qui transmet les dons du Seigneur ; et ainsi il devient concrètement un ‘semeur’ d’espérance. C’est ce que le Seigneur nous demande avec cette force et cette capacité de réconforter et d’être des semeurs d’espérance. Et aujourd’hui, il est nécessaire de semer l’espérance, ce n’est pas facile…

Le fruit de ce style de vie n’est pas une communauté dans laquelle certains sont de ‘ligue 1’, à savoir les forts, et les autres de ‘ligue 2’, à savoir les faibles. Le fruit, au contraire, est, comme dit Paul, ‘être d’accord les uns avec les autres selon le Christ Jésus’. La parole de Dieu alimente une espérance qui se traduit concrètement dans le partage, un service réciproque. Parce que même celui qui est ‘fort’ se retrouve tôt ou tard à expérimenter la fragilité et à avoir besoin du réconfort des autres ; et vice-versa dans la faiblesse, on peut toujours offrir un sourire ou une main au frère en difficulté. »

’Cette voisine qui dit du mal de moi tous les jours !’

À la paroisse romaine Santa Maria Josefa del Cuore di Gesù, le 19 février 2017 :

« ‘Soyez saints, car moi, le Seigneur votre Dieu, je suis saint’ (Lv 19,2). C’est Dieu le Père qui parle. Et l’Évangile se termine par cette Parole de Jésus : ‘Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait’ (Mt 5,48). […] C’est le programme de vie. Soyez des saints, parce qu’Il est saint ; soyez parfaits, parce que Lui est parfait. Vous pourriez me demander : ‘Mais, Père, quel est le chemin pour arriver à la sainteté, quel est le chemin pour devenir des saints ?’ Jésus l’explique bien dans l’Évangile […]. ‘Avant il a été dit : ‘Œil pour œil, et dent pour dent. Eh bien ! moi, je vous dis de ne pas riposter au méchant’ (Mt 5,38-39). Autrement dit pas de vengeance. Si j’ai du ressentiment dans le cœur pour quelque chose que quelqu’un m’a fait et que je veux me venger, je m’éloigne du chemin qui conduit à la sainteté. Pas de vengeance. ‘Tu m’as fait ça : tu me le paieras!’. C’est chrétien ça ? Non. ‘Tu me le payeras’ n’est pas dans le langage d’un chrétien. Pas de vengeance. Pas de rancœur. ‘Mais cet homme me rend la vie impossible !…’ ’Cette voisine dit du mal de moi tous les jours ! Moi aussi je dirai du mal d’elle … ‘. Non. Que dit le Seigneur ? ‘Prie pour elle’ – Moi je devrais prier pour elle ?’ – Oui, prie pour elle. C’est le chemin du pardon, de l’oubli des offenses qu’on nous fait. Tu reçois une gifle sur la joue droite ? Tends-lui l’autre aussi. On triomphe du mal par le bien, on triomphe du péché avec cette générosité, avec cette force.

[…]

C’est cela la sainteté. Un homme et une femme qui font cela, méritent d’être canonisés: ils deviennent des saints. La vie chrétienne est si simple. Je vous suggère de commencer à petite échelle. »

Se convertir, ce n’est pas aller voir une fée qui nous convertit d’un coup de baguette magique

À Sainte-Marthe le 14 mars 2017 :

« Il faut apprendre à faire le bien. Et « ce n’est pas facile de faire le bien, nous devons l’apprendre, toujours. Se convertir, ce n’est pas aller voir une fée qui nous convertit d’un coup de baguette magique, non ! C’est un chemin. C’est un chemin de s’éloigner (du mal) et d’apprendre ».

Le Christ, à travers le prophète, invite à apprendre « à faire le bien avec des choses concrètes, non pas par des paroles ». Dans l’Évangile (Mt 23,1-12), le Christ fait des reproches aux dirigeants du peuple d’Israël, parce qu’‘ils disent et ne font pas’ (Mt 23,1-12), ils ne connaissent pas le concret. Et s’il n’y a pas de concret, il n’y a pas conversion.

 

La Croix chrétienne n’est pas un bibelot de la maison

Angelus du 12 mars 2012 :

« Jésus transfiguré sur le mont Thabor a voulu montrer sa gloire à ses disciples, non pas pour leur éviter de passer par la croix, mais pour indiquer où conduit la croix. Qui meurt avec le Christ, avec le Christ ressuscitera. La croix est la porte de la résurrection. Qui lutte avec Lui, avec Lui triomphera. C’est le message d’espérance que la croix de Jésus contient, exhortant à la force dans notre existence. La croix chrétienne n’est pas un bibelot de la maison ou un ornement à porter, mais la croix chrétienne est un rappel de l’amour avec lequel Jésus s’est sacrifié pour sauver l’humanité du mal et du péché. En ce temps de carême, contemplons avec dévotion l’image du crucifix : Jésus en croix. Il est le symbole de la foi chrétienne, il est l’emblème de Jésus, mort et ressuscité pour nous. Faisons en sorte que la croix marque les étapes de notre itinéraire de carême pour comprendre toujours plus la gravité du péché et la valeur du sacrifice avec lequel le Rédempteur nous a tous sauvés. »

 

Pour faire la paix, dans le monde, il manque des oreilles

Le 11 mars à l’Association Telefono Amico Italia :

« Les grandes villes, tout en étant surpeuplées, sont l’emblème d’un genre de vie peu humain auquel les individus sont en train de s’habituer : indifférence diffuse, communication toujours plus virtuelle et moins personnelle, manque de valeurs solides sur lesquelles fonder l’existence, culture de l’avoir et du paraître […] Favorisons le dialogue ». La condition du dialogue étant « la capacité d’écoute, qui malheureusement n’est pas très commune […] Quelqu’un disait : pour faire la paix, dans le monde, il manque des oreilles, il manque des personnes qui sachent écouter, et puis de là vient le dialogue. Écouter l’autre demande patience et attention. Seul celui qui sait se taire, sait écouter. On ne peut pas écouter en parlant : bouche fermée ». L’écoute est « la manifestation la plus simple de charité envers les frères. Écouter Dieu, écouter le frère et la sœur qui a besoin d’aide, écouter un ami, un parent ».

Dieu est « l’exemple le plus excellent d’écoute : chaque fois que nous prions, Il nous écoute, sans rien demander et même nous précède et prend l’initiative en exauçant nos demandes d’aide.

 

Le pied du basketteur c’est la croix du Christ

Au clergé de Rome, le 2 mars 2017 :

« ‘Augmente en nous la foi’ […] Nous le demandons avec la simplicité du Catéchisme qui nous dit : ‘Pour vivre, croître et persévérer jusqu’à la fin dans la foi, nous devons la nourrir par la Parole de Dieu ; nous devons implorer le Seigneur de l’augmenter’. C’est une foi qui doit agir par la charité (Ga 5, 6 ; cf. Jc 2, 14-26), être portée par l’espérance (cf. Rm 15, 13) et être enracinée dans la foi de l’Église.» (n. 162).

Cela m’aide de m’appuyer sur trois points fermes : la mémoire, l’espérance et le discernement du moment. La mémoire, comme dit le Catéchisme, est enracinée dans la foi de l’Église, dans la foi de nos pères ; l’espérance est ce qui nous soutient dans la foi ; et le discernement du moment, je le garde présent au moment d’agir, de mettre en pratique cette ‘foi qui agit par la charité’ […].

Quand je parle de points fixes ou de ‘faire pivot’, l’image que j’ai à l’esprit est celle du joueur de basket-ball, qui plante son pied par terre comme un ‘pivot’, en effectuant des mouvements pour protéger la balle ou pour trouver un espace pour la passer, ou pour prendre son élan et aller au filet. Pour nous, ce pied planté au sol, autour duquel nous pivotons, est la croix du Christ. […]

La foi – le progrès et la croissance dans la foi – se fonde toujours sur la croix : ‘il a plu à Dieu de sauver les croyants par cette folie qu’est la proclamation de l’Évangile’, d’un Messie crucifié, scandale pour les Juifs, folie pour les nations païennes’ (1 Cor 1, 21.23) »

Les chapeaux de nos grand-mères

Au clergé de Rome, le 2 mars 2017 :

« La foi s’alimente et se nourrit de la mémoire. La mémoire de l’Alliance que le Seigneur a faite avec nous : il est le Dieu de nos pères et de nos grands-parents. Il n’est pas le Dieu du dernier moment, un Dieu sans histoire de famille, un Dieu qui, pour répondre à tous les nouveaux paradigmes, devrait écarter les précédents comme s’ils étaient vieux et ridicules. L’histoire familiale n’est jamais démodée ».

Les vêtements et les chapeaux de nos grands-parents pourront sembler vieux, les photos seront couleur sépia, mais l’affection et l’audace de nos pères, qui se sont dépensés pour que nous puissions être ici et avoir ce que nous avons, sont une flamme allumée dans tous les cœurs nobles.

Gardons bien présent à l’esprit que progresser dans la foi ce n’est pas seulement la résolution volontariste de croire davantage à partir de maintenant : c’est aussi l’exercice de retourner avec la mémoire aux grâces fondamentales. On peut ‘progresser en arrière’, en allant chercher de nouveau des trésors et des expériences qui étaient oubliés et qui contiennent bien souvent les clés pour comprendre le présent. C’est quelque chose de vraiment ‘révolutionnaire’ : aller aux racines. Plus la mémoire du passé est lucide, plus clairement s’ouvre l’avenir, parce qu’on peut voir la route réellement neuve et la distinguer des routes déjà parcourues qui n’ont mené nulle part. La foi grandit en se souvenant, en reliant les choses avec l’histoire réelle vécue par nos pères et par tout le peuple de Dieu, par toute l’Église. »

Vidéo d'Aleteia pour les 90 ans du Pape émérite Benoît XVI

Arnaud Bédat au Canada: 2017, l'année de tous les dangers pour le Pape François

Arnaud Bédat au Canada: 2017, l'année de tous les dangers pour le Pape François

samedi, 15 avril 2017

Pour Arnaud Bédat, l'année 2017 de tous les dangers pour le Pape François

Arnaud Bédat: le Vatican a déjoué quelques douze attentats contre le Pape depuis juillet 2016. 

 

Pour Arnaud Bédat, l'année 2017 de tous les dangers pour le Pape François

09b3e1bb-3fbd-4297-b035-23210ca8696e_ORIGINAL-1.jpgEn tournée au Canada pour son livre "François seul contre tous", le journaliste et reporter suisse Arnaud Bédat a révélé que le Vatican avait déjoué quelques douze attentats contre le Pape depuis juillet 2016. 

Le voyage vers l'Egypte s'annonce périlleux et François n'est pas à l'abri d'un geste commis par un déséquilibré lors de son voyage historique vers Fatima pour les 100 ans des apparitions. 

Le Pape est cependant très serein, confiant en la Providence, se sachant dans les mains de Dieu. 

Chemin de croix au Colisée: le Pape François exprime sa honte

15.pngChemin de croix au Colisée: le Pape François exprime sa honte

Zenit

Devant le Christ crucifié, « nous nous agenouillons, honteux et pleins d’espérance ». C’est la prière du pape François qui a présidé le Chemin de croix, dans la soirée du Vendredi saint, le 14 avril 2017, au Colisée, à Rome.

A la conclusion des méditations des XIV stations, qui avaient été préparées par la bibliste française Anne-Marie Pelletier, le pape a récité une prière au Christ « laissé seul et trahi…, jugé par des pécheurs…, torturé … frappé et atrocement cloué ».

« Nous nous tournons vers Toi … les yeux baissés de honte et le cœur plein d’espérance (…), nous nous agenouillons, honteux et dans l’espérance », a dit le pape : « De honte pour toutes les images de dévastations, de destructions et de naufrages qui sont devenues ordinaires dans notre vie ; (…) honte pour le sang innocent versé quotidiennement, (…) honte parce que trop souvent, comme Judas et Pierre, nous t’avons vendu et trahi et laissé mourir seul par nos péchés »

« Honte, a poursuivi le pape, pour notre silence face aux injustices : pour nos mains avares pour donner et avides de (…) conquérir ; pour notre voix vive pour défendre nos intérêts et timide pour parler de ceux d’autrui ; pour nos pieds rapides sur le chemin du mal et paralysés sur celui du bien ».

« Honte pour toutes les fois où nous, évêques, prêtres, consacrées et consacrés, avons scandalisé et blessé ton corps, l’Eglise ; et avons oublié notre premier amour », a-t-il ajouté devant les quelque 20 000 participants au Chemin de croix.

Mais le pape a aussi exprimé dans sa prière au Christ, l’espérance « que tu ne nous traites pas selon nos mérites mais uniquement selon l’abondance de ta Miséricorde ; (…) l’espérance que ta fidélité ne se base pas sur la nôtre ; (…) l’espérance que le bien vaincra malgré sa défaite apparente ».

« Enseigne-nous, a conclu le pape François, à ne jamais avoir honte de la Croix, à ne pas l’instrumentaliser mais à l’honorer et à l’adorer, parce que tu nous as manifesté la monstruosité de nos péchés, la grandeur de ton amour, l’injustice de nos jugements et la puissance de ta miséricorde. Amen ».

Cardinal Charles Journet: 15 avril 1975 - 15 avril 2017

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Il y a 42 ans, le Cardinal Journet s'en allait vers Dieu

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Des nouvelles des nouvelles de l'ouverture du tombeau du Christ

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Samedi Saint: il n'y a pas de mystère autour du tombeau du Christ

 

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Lieu saint avril 2017, tombeau de Jésus restauré à Jérusalem (photos: P.-Y. Fux)

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Des nouvelles des nouvelles de l'ouverture du tombeau du Christ

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J'avoue avoir éprouvé un certain malaise, pour ne pas dire un malaise certain, à la lecture rapide d'articles faisant mention d'au moins "deux miracles" lors de l'ouverture du tombeau du Christ:

- un arrêt des instruments de mesure. 

- l'émanation d'un parfum.

Aleteia revient sur ces drôles d'informations. 

- Marie-Armelle Beaulieu, de Terre Sainte Magazine, qui consacre un vaste dossier de l’édition de janvier-février au tombeau du Christ. Elle a pu elle-même voir le lit funéraire, et a interrogé plusieurs scientifiques, dont la directrice des travaux, Antonia Moropoulou. Cette dernière se montre agacée par les énormes spéculations que l’affaire des instruments a suscitées, et ne veut pas s’étendre sur le sujet, malgré le bombardement de questions qu’elle subit.

- Marie Armelle Beaulieu, a elle-même bénéficié de l’autorisation de se rendre sur les lieux, et se montre circonspecte quant à la rumeur associée à « l’odeur suave ». Relevant qu’une odeur est facile à suggérer, elle constate qu’elle n’a rien senti de particulier pour sa part.

Je crois au miracle, surtout lorsque cela concerne la vie et la santé des personnes. Je suis fort sceptique sur ces deux-ci. Je n'y adhère nullement. Tout comme le tombeau de Saint Pierre est situé à Rome sous la basilique Saint-Pierre, le tombeau vide de Jésus est évidemment un lieu extraordinaire et émouvant. Je n'aime cependant pas le merveilleux. Toutes ces recherches passionnantes relèvent de la raison et des sciences. Cela est fort intéressant et concerne aussi la vérité, mais la foi est d'une autre nature. 

J'aime beaucoup cette attitude de Mme Beaulieu: 

"J’avais l’habitude de faire une génuflexion devant le tombeau du Christ, et je me faisais la réflexion que c’était absurde, qu’il n’y avait pas de Présence réelle, que c’est devant les Saintes espèces qu’il convient de faire une génuflexion. Mais au Saint-Sépulcre, devant ce tombeau, il y a “l’absence réelle”. Un tombeau vide. Un miracle devant lequel ploient tous les genoux, au Ciel, sur Terre et aux Enfers. »

La résurrection de Jésus est un événement historique. Il reste que pour y adhérer, il faut le don de la foi qui provient de la grâce de Dieu, et pas seulement et uniquement un raisonnement scientifique ou historique. La raison et la foi sont comme les deux ailes qui s'envolent vers le mystère de Dieu. Le Cardinal Journet aimait la religion catholique car il y avait de la place pour la raison et pour le mystère. Une religion purement rationnelle, un homme pourrait l'avoir inventée. 

A lire prochainement

 

vendredi, 14 avril 2017

Le Cardinal Burke se confesse à infovaticana: dubia, ordre de Malte, Donald Trump et la famille

Le Cardinal Burke: dubia, ordre de Malte, Donald Trump et la famille

Gabriel Ariza
10 avril 2017
infovaticana.com


Unknown-2.jpegDans un long entretien concédé à InfoVaticana, le cardinal Raymond Leo Burke aborde les dubia, la possible correction formelle au Pape, la crise de l’Ordre de Malte et la mystérieuse donation millionnaire, les premiers mois de Trump et d’autres questions.

Nous avons rendu visite au Cardinal Burke dans son appartement, tout près de la Cité du Vatican. L’une des premières choses que voit le visiteur en entrant dans le logement, c’est un portrait du Pape François qui occupe la place la plus en vue de l’entrée.


Raymond Leo Burke a vu le jour dans le Wisconsin le 30 juin 1948. En 2003 il a été nommé archevêque de Saint-Louis (Missouri), l’un des diocèses les plus anciens et les plus prestigieux des EU. Etant donné son prestige international comme canoniste, Benoît XVI l’a nommé, en 2008, Préfet du Tribunal Suprême de la Signature Apostolique, poste où il a été maintenu jusqu’à ce que François lui confie l’Ordre de Malte (ndt comme « patronus » donc au niveau de l’accompagnement spirituel). D’une grande dévotion au Sacré Cœur de Jésus, il lui a consacré un autel dans la cathédrale de [la ville de] Saint-Louis.

Nous avons pu nous entretenir avec lui pour parler des dubia, de la crise à l’Ordre de Malte, des premiers mois de la présidence Trump et d’autres choses encore. Quatre images président à l’entretien: une photo de l’archevêque lui-même avec le Pape émérite Benoît XVI, une de la relique de Saint Raymond de Peñafort son saint patron, une statue napolitaine du repos de saint Joseph qui lui a été offerte récemment, et Les Saintes Écritures.


Quelle est la raison principale pour que vous les quatre cardinaux, ayez rendu les dubia publics?

- Parce qu’il y trop de confusion dans l’Église en ce qui concerne certaines questions fondamentales qui se définissent par rapport à l’idéal moral intrinsèque, à la sainte communion, et à l’intérieur de la disposition correcte pour la recevoir et par rapport à l’indissolubilité du mariage.

Il y a beaucoup de confusion. Avant tout nous avons demandé au Saint Père, qu’il nous fasse la faveur de clarifier ces questions fondamentales. Nous nous sommes limités à ces quatre questions dans les dubia, et ensuite il n’y a aucune réponse. Beaucoup de gens nous ont dit : «Mais pourquoi vous les cardinaux, ne faites-vous pas votre devoir, n’enseignez-vous pas clairement sur ces sujets ?».

Nous avons alors su que nous devions faire quelque chose pour que les gens comprennent. Nous essayons de le faire le mieux possible, nous essayons de recevoir du Saint-Père l’orientation dont l’Église a maintenant besoin.

Parce qu’il y a aussi une confusion très dangereuse, et avec la confusion viennent les divisions. Des prêtres contre des prêtres, et des désaccords avec d’autres membres de l’Église sur des questions du comment recevoir les sacrements si on vit dans une union en dehors du mariage, ou dans un mariage qui n’est pas valide…nous trouvons ce désaccord y compris entre les évêques et cela ne devrait pas l’être…ce n’est pas bon pour l’Église.


Unknown-3.jpegPourquoi y a-t-il seulement quatre cardinaux qui ont signé les dubia?

- Je peux dire qu’il y a plus de quatre cardinaux qui soutiennent les dubia, mais pour diverses raisons, ils ne veulent pas le dire en public. Nous les quatre cardinaux qui avons signé les dubia, nous savions que c’est un dur travail d’obtenir le soutien d’un certain nombre de cardinaux, nous quatre savions que nous devions le faire et donc nous l’avons fait.



Vous comptez sur le soutien privé des autres cardinaux?

- Oui.


Que répondriez-vous à ceux qui disent que vous êtes en train de défier le Pape?

- Il n’y a pas de défi au Pape. En fait, présenter les dubia au Pape est une pratique très ancienne dans l’Église et les documents signés montrent du respect envers le Pape car il a été chargé de diriger l’Église à un moment critique, à une époque de confusion et même d’erreur. C’est ainsi que si vous lisez les dubia, vous verrez que nous sommes très respectueux et que nous n’accusons le Saint-Père de rien, nous lui demandons simplement, pour le bien de l’Église, qu’il clarifie ces thèmes.



Vous avez parlé de plusieurs corrections formelles au Pape dans l’histoire de l'Église…

- Je crois que c’est le Pape Jean XXII qui enseignait d’une manière erronée sur la vision béatifique et plusieurs évêques et théologiens le lui ont dit. Dans un premier temps il a résisté à leur correction, mais avant de mourir il s’est rétracté par rapport à ce qu’il avait dit et a déclaré que c’était une erreur. Il y a d’autres cas qui sont similaires dans l’histoire de l’Église, certains font référence à de grandes questions pratiques, y compris à l’Administration des Biens temporels, les cardinaux se sont rendus chez le Saint-Père et lui ont dit : « À notre avis vous n’administrez pas bien les Biens de l’Église », et ensuite le Pape a rectifié.


Croyez-vous qu’il y aura une correction publique formelle au Pape François?
- Ce n’est pas encore clair. Avant de le faire, je m’adresserai une fois de plus personnellement au Saint-Père, pour lui dire : Saint-Père, l’affaire est si grave que nous devons la corriger, et je garde la confiance que le Saint-Père répondra à ce moment.


Ne croyez-vous pas que l’interview du Cardinal Müller à Il Timone a été une réponse aux dubia ?

- Je pense qu’elle appartient certainement à toute cette discussion et éclaire tout ce que l’Église enseigne en ce qui concerne de telles affaires. Je n’ai pas parlé avec le Cardinal mais je suppose que cet entretien a été clairement un effort pastoral de sa part pour présenter l’enseignement de l’Église.



Mais le Pape n’a pas encore répondu...

- D’après ce que je sais, il n’a fait aucune réponse, ni à moi, ni non plus je crois, aux autres cardinaux.



Peut-on parler d’une date exacte de la correction formelle au Pape ?

- En réalité je ne peux pas le dire car c’est une affaire qui doit être abordée avec un grand respect. Et je ne voudrais pas suggérer une date qui affecterait la gestion de l’affaire ou signifierait un manque de respect pour les parties impliquées.


Avant et après la publication des dubia, avez-vous maintenu un contact avec le Pape Émérite?

- Non, jamais je n’ai parlé avec lui au sujet des dubia.


La crise à l’Ordre de Malte est-elle enfin terminée?

-
C’est une question à laquelle il est difficile de répondre. Pour le moment je suis complètement mis à part de toute implication dans l’Ordre de Malte. En attendant, je conserve le titre de cardinal patron. Le Pape a été très clair sur le fait que la seule personne qui peut traiter les affaires de l’Ordre de Malte au nom du Saint-Père est l’archevêque Becciu, alors je ne le sais pas.

En avril il devrait y avoir une élection d’un nouveau Grand Maître et j’espère que celui qui sera élu parmi les chevaliers « profès » pourra commencer à trouver des solutions aux choses et conduire l’Ordre vers la direction correcte. Le Saint-Père m’a clairement indiqué dans la lettre du 1er décembre de l’année dernière les préoccupations, très sérieuses, qu’a l’Ordre de Malte, et ces préoccupations sont à mon avis clairement justifiées, ce pourquoi le nouveau responsable devra les aborder.


Le Pape vous a-t-il demandé de faire partir les francs-maçons de l’Ordre de Malte?

-
Le Pape a été très clair avec moi, à savoir qu’un franc-maçon ne peut pas être un membre de l’Ordre de Malte. Et il m’a dit qu’il y a des personnes qui persistent dans leur appartenance à la franc-maçonnerie et que les membres de la franc-maçonnerie devaient être expulsés. C’est un travail en cours, oui.



Y a-t-il eu un conflit d’intérêt entre les membres de la commission désignés par le Saint Siège comme certains vaticanistes comme Edward Pentin ou Sandro Magister, et même le Grand Maître l’ont assuré ?

-
C’est quelque chose d’important pour la crise de l’Ordre de Malte et c’est une question qui doit être éclaircie. Pour toute personne de bon sens il se passe quelque chose de très curieux. Cette importante donation dont au moins une partie a été laissée à l’Ordre de Malte, l’on ne sait pas clairement qui est le donateur, quelle en est la nature exacte, comment elle est administrée, et cela n’est pas bien…Ces choses doivent être éclaircies.

Et donc c’est curieux que ce soient trois personnes qui étaient directement impliquées dans cette affaire de donation faite à l’Ordre ; l’enquête devait se faire au sein du « dénommé groupe » qui avait travaillé sur l’affaire de la destitution du Grand Chancelier et qui avait recommandé qu’il soit destitué.


Le frère de Von Boesselager a occupé un poste à l’IOR...

Oui. Le frère de Philipp Boesselager - le Grand Chancelier - à qui l’on a demandé de donner sa démission et qui s’y est refusé, Georg Boesselager a été nommé quelques jours plus tard membre de la Commission de Contrôle de l’Institut des Œuvres de Religion, ce que nous appelons la Banque du Vatican. Tout cela semble très suspect.


Après la nomination de Becciu, quel est votre rôle dans l’organisation?

Je n’ai aucun rôle en ce moment. J’ai un titre mais je n’ai aucune fonction.



Vous avez les mains liées…

Oui. D'après l’ordre du Saint Père et je n’ai rien à voir avec l’Ordre de Malte en ce moment.



Étiez-vous la principale cible de cette crise?

Je ne sais pas. Tout le développement [de l’affaire] est tellement étrange qu’il m’est difficile de comprendre quel était l’objectif final. Cependant une chose est claire, c’est que la réadmission du Grand Chancelier était un objectif principal; et si cela impliquait ma destitution comme Cardinal Patron, je l’ignore…



Il a été dit que lorsque le Pape vous a envoyé à l’île de Guam, c’était un châtiment pour les dubia, ou pour la crise dans l’Ordre de Malte. Néanmoins, la visite avait été programmée depuis des mois, même avant la publication des dubia. Est-ce un autre exemple des « fake news » que le président Trump dénonce tellement ?

-
C’est une fausse nouvelle ou « fake news ». Je crois que c’est en octobre que l’on m’a demandé d’être le président d’un tribunal de cinq juges pour juger ce que l’on nomme dans l’Église le « cas Apuron » : déterminer la vérité sur les accusations qui pèsent sur l’archevêque émérite de Guam. Ce voyage à Guam avait été programmé d’une manière complètement indépendante des difficultés qu’avait l’Ordre de Malte et j’y suis allé pour des raisons très spécifiques. En outre je suis resté là-bas trois jours, cela pouvait être difficilement un exil.



Comment sont vos relations avec le Saint Père?

-J
e n’ai pas parlé avec lui depuis la réunion de novembre. L’année dernière je me suis retrouvé avec lui lors de la réunion des cardinaux et de la curie romaine avant Noël, mais je n’ai pas parlé avec lui et il ne m’a pas concédé d’audience, c’est pourquoi je ne sais pas ce qu’il en pense.



Vous lui avez donc demandé une audience?

-
Oui.



Et au milieu de la crise de l’Ordre de Malte, vous n’avez pas pu parler avec lui?

-
Je n’ai eu ni l’opportunité ni l’occasion de parler avec lui à ce sujet.


Les premiers mois du Président Trump ?


- Ce sont clairement des moments très difficiles car les citoyens des EU ont montré qu’ils veulent que leur pays soit dirigé dans une nouvelle direction, et le président Trump essaie de satisfaire ce souhait que les gens lui ont exprimé en votant pour lui. Mais ce n’est pas si facile car il existe beaucoup de forces qui s’y opposent, et c’est aussi un nouveau président et il faut qu’il trouve la meilleure façon de réaliser toutes les bonnes choses qu’il veut faire.

Croyez-vous qu’il y a plus d’espoir pour le mouvement pro vie comme l’a dit Mike Pence à la Marche pour la Vie?

-
Absolument. Le président Trump est très clair en cela. Bien que dans le passé il ne l’était pas autant, maintenant il a laissé entendre très clairement qu’il était pour l’inviolabilité de la dignité des innocents et la défense de la vie humaine, et que les lois des EU doivent protéger l’enfant à naître.



Alors, croyez-vous que le gouvernement est vraiment engagé pour la défense de la vie?

-
Absolument. Le vice-président Pence a été durant longtemps l’un des responsables politiques les plus en vue au sein du mouvement pro-vie.



Le développement de la « Altright » ou droite alternative, et la fin du mondialisme, est une bonne nouvelle pour la liberté ?

-
Je crois que ce qui est important c’est que l’Église s’engage avec les responsables politiques qui ont beaucoup de bonnes idées et qu’elle leur parle pour leur offrir la direction enseignée par la Doctrine Sociale Catholique, qui est toujours de respecter le bien commun, parce que dans tout programme politique, il peut y avoir des aspects qui sont très bons, mais aussi il peut y avoir des aspects qui ne le sont pas ou qui ont besoin d’être améliorés ou perfectionnés.

Ce qui est important pour nous, pour l’Église, c’est de ne pas « se politiser en elle-même », ni prendre part dans un parti ou un autre, mais de parler avec ces responsables politiques qui montrent beaucoup de signes positifs et les aider pour que leur vision et les programmes qu’ils offrent soient orientés le mieux possible vers le bien commun.


Le Vatican est-il en train de construire des ponts avec l’administration Trump ou bien au contraire intercale-t-il un mur ?

-
Je n’ai aucune connaissance à ce sujet car je n’ai aucune communication avec la Secrétairerie d’Etat qui est chargée de cela. Je dois dire que je trouve l’Osservatore Romano, le journal officiel du Vatican, assez négatif sur le président Trump, et je ne crois pas que cela aidera.



Le journaliste Jason Horowitz a dit dans le New-York Times que vous avez eu une rencontre avec Steve Bannon en 2014. Quels sujets avez-vous abordés lors de cette réunion ? A-t-elle vraiment existé ou s’agissait-il d’une « fake news » ?

Beaucoup m’ont dit qu’il m’avait été présenté, mais concrètement nous n’avons pas eu de rencontre, je n’en ai pas souvenir. On me dit qu’il m’a été présenté mais, pour être honnête avec vous, je ne me rappelle pas même comment il est physiquement… Je n’ai jamais eu de rencontre avec lui.



Alors vous n’avez pas de liens avec l’Administration Trump…

-
Non, je n’en ai pas.


Que pensez-vous des récentes déclarations du Père Général de la Compagnie de Jésus, Arturo Sosa Abascal
 dans lesquelles il pose des questions sur la rigueur des Saints évangélistes ?

-
C’est complètement erroné, en fait il me semble incroyable que l’on puisse faire ce genre de déclarations. Elles ont aussi besoin d’être corrigées. Il y a tout un ensemble de personnes qui doivent l’étudier et le corriger. Ce n’est pas raisonnable de penser que les paroles des Évangiles, qui d'après des centaines d’études sont comprises comme les paroles directes de Notre Seigneur, ne soient pas désormais les paroles du Christ parce que, de son temps il n’y avait pas de magnétophone. Je ne comprends pas.



Mais ce n’est pas une simple erreur...

-
C’est une grave erreur qui doit être corrigée.



Et qui peut la corriger?

-
Je dirais que c’est la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, l’organe du Pape pour protéger la vérité de la foi et la morale.



Vatileaks: Les fuites parlent de 1000 appartements du Saint Siège répartis dans Rome. Croyez-vous que cela ôte de la crédibilité au message évangélique de l’Église d’être le plus grand propriétaire foncier de la caput mundi?

-
D’abord, je ne connais pas la vérité sur cette affaire, ce que je dirais c’est cela: je ne crois pas que si l’Église est propriétaire de la terre, cela ôte de la crédibilité à son message, mais par contre cela l’affecterait par rapport à la façon dont elle administre cette terre. En effet, en ayant toutes ces propriétés, l’Église pourrait les utiliser pour beaucoup de bons projets mais l’administration doit être stricte et être régie selon la loi de l’Église. Je ne suis pas en train de dire que cela n’est pas le cas, mais en ce qui me concerne, le seul scandale qu’il y aurait c’est si d’une manière ou d’une autre ces propriétés n’étaient pas administrées correctement.



La diplomatie vaticane a beaucoup changé. Comment jugez-vous le fait que l’on ait donné le titre de «mari» à l’amant homosexuel du président du Luxembourg ?

-
Je crois qu’il faut faire quelque chose pour aborder l’image publique qui est donnée avec ces actes. Dans le passé, le Saint Siège simplement, d’une manière discrète et respectueuse, refusait que soient permises de telles choses, et nous devons revenir à cela. En le permettant ouvertement l’impression qui est donnée est que désormais le Saint Siège approuve ces situations, c’est pour cela que cela doit être clarifié.

Je crois aussi qu’on doit faire attention aux termes et conditions pour choisir ceux qui sont invités officiellement à venir au Vatican et parler lors des conférences du Saint Siège. Je ne comprends pas que les gens qui ont ouvertement défié l’Église et ses enseignements puissent être invités à ce genre de conférences.


Comme Paul Ehlrich…

-
Exactement, Paul Elrich… un exemple paradigmatique…



Oui, mais le plus grand responsable de cette invitation c’est le cardinal Ravasi, celui qui a écrit «Chers frères francs-maçons» dans Il Sole 24

-
Je n’ai pas lui ce texte, mais, oui, quel que soit le responsable ; une réponse doit être donnée.



Vous n’avez pas lu la lettre du cardinal Ravasi?

-
Je n’ai pas lui cette lettre. Je ne l’ai pas lue, probablement je devrais. Mais j’ai entendu parler d’elle.



Le Pape a confirmé que désormais les mariages célébrés par les prêtres de la FSSPX vont être reconnus.

-
Je ne l’ai pas encore lu, c’est une décision très significative du Saint Père et elle indique aussi d’une certaine façon qu’il doit y voir une réconciliation avec la FSSPX. Ce que le Pape dit essentiellement c’est que les prêtres de cette société, quand ils célèbrent ces mariages, exercent la juridiction de l’Église Catholique romaine, pour cela c’est très intéressant.



Croyez-vous que la prélature personnelle est une bonne voie pour la réconciliation?

Je crois que cela pourrait être une manière très efficace pour la réconciliation.


- Ce serait une bonne nouvelle?

-
Oui. Je prie pour cela et j’espère que cela arrivera. Mais la réconciliation, évidemment, doit avoir pour base un accord commun; car dans le cas contraire, cela pourrait être l’occasion de toutes sortes de conflits et de difficultés. Il faut qu’ils s’assurent qu’il y a un accord commun en ce qui concerne les doutes que dans le passé la FSSPX a eus sur l’Église, le Saint Siège et la direction de l’Église Catholique.


Le Cardinal Sarah a signalé lors du Synode les deux menaces qui planent sur l’Église: l’islam et l’idéologie du genre. Croyez-vous que l’islam est compatible avec la coexistence en Occident?

-
Je suis d’accord avec le Cardinal Sarah. Ce sont les deux grandes menaces de l’actualité et j’ai aussi une conviction très forte qu’une des principales modalités pour les aborder, c’est à travers l’éducation, et que nous nous assurions que dans nos écoles et dans nos universités on enseigne la vérité.

Ces deux menaces, planent toutes deux sur la nature humaine elle-même. Toute la question du genre, qui est une création complètement artificielle d’une certaine idéologie, et aussi que l’on enseigne la vérité au sujet de l’islam. La nature de l’islam est une forme de gouvernement selon ses propres croyances ou principes qui prétend gouverner le monde. Et aussi au sujet d’Allah, la figure d’Allah dans le Coran et dans d’autres écrits de l’islam est complètement différente du Dieu de la foi judéo-chrétienne.


Quelles sont les raisons d’espérer, pour une famille catholique dans le monde d’aujourd’hui, marqué par la culture de mort et où l’idéologie du genre est considérée comme la seule vérité sur l’être humain ?

-
Évidemment qu’il y a des raisons d’espérer car le Christ donne toujours Sa Grâce aux individus et aux familles. Et toute cette situation peut se transformer en faveur des individus et des familles. Je voyage actuellement dans beaucoup de pays. En Amérique et partout, je rencontre des gens jeunes et des familles catholiques jeunes, et d’autres pas aussi jeunes, très engagés, et cela me donne de l’espoir, parce que plus nous pourrons nous encourager les uns les autres à être fidèles au Christ, plus le monde pourra alors être transformé.



Quel conseil donneriez-vous aux familles catholiques qui veulent que leurs enfants grandissent en liberté ?

-
Mon conseil serait de prier, de faire confiance à la prière et de faire de la prière, en particulier dans la Sainte Eucharistie et dans la confession, le centre de la vie familiale. Prêtez beaucoup d’attention à l’éducation de vos enfants dans l’enseignement de l’Église et dans la loi morale, et en troisième lieu, travaillez aux côtés d’autres familles pour vous encourager les unes les autres et vous transformer en la grande force du monde.

Les textes en français du chemin de croix 2017 au Colisée avec le Pape François

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Lien Aleteia

La théologienne française Anne-Marie Pelletier a composé cette remarquable méditation du Vendredi saint à la demande du pape François.

Née en 1946, agrégée de Lettres modernes, docteur en Sciences des religions, professeur des universités et bibliste, Anne-Marie Pelletier fut la toute première femme à recevoir le prix de théologie de la Fondation Joseph Ratzinger-Benoît XVI en 2014. C’est la première fois qu’une femme laïque compose intégralement les méditations du Chemin de Croix du Vendredi saint, présidé par le Saint-Père au Colisée, depuis son institution en 1750 par le pape Benoît XIV.

Lyon: l'ancien Père Gréa suspendu "ad divinis"

Lyon: l'ancien Père Gréa suspendu "ad divinis"

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Famille Chrétienne

Dans une lettre adressée aux prêtres du diocèse, l’archevêque de Lyon annonce que le mariage civil du Père David Gréa entraîne une mesure canonique à son encontre. Il revient également sur les récentes affaires d’abus sexuels. 

Le ton est fraternel, mais ferme. Dans une lettre datée du mercredi saint et adressée à tous les prêtres du diocèse de Lyon, publiée par La Croix, le cardinal Philippe Barbarin revient longuement sur la situation du Père David Gréa, et sur les affaires d’abus sexuels dans l’Église.

« Je sais que beaucoup d’entre nous gardent David Gréa dans leur prière. Il est blessant pour nous qu’il se marie civilement ce samedi saint », écrit l’archevêque. L’ancien curé de la paroisse Sainte-Blandine avait été relevé de son poste pastoral en février dernier, après avoir annoncé sa relation avec une femme, et exprimé des doutes sur son célibat sacerdotal. «J’ai souhaité être en vérité avec l’Église en disant ma joie d’être prêtre et mon désir de me marier», expliquait-il dans une lettre ouverte à ses paroissiens.

« Je regrette qu’il n’ait pas respecté le temps de recul et de réflexion auquel je l’avais invité », déplore le cardinal Barbarin, qui explique avoir pris une « mesure canonique difficile, conformément à ce que demande l’Église ». Dans le cas où un prêtre se marie, le droit canon précise en effet qu’il doit être interdit de célébrer les sacrements, et renvoyé de l’état clérical. 

L’archevêque en profite pour dire son « admiration », pour l’attitude des paroissiens de Sainte-Blandine, dont il salue le « sens de l’Église » et le « désir d’y rester fidèle », tout en reconnaissant « ce qu’ils doivent à David ». Il précise que le Père Xavier Grillon prendra la succession du précédent curé en septembre prochain. 

De cette épreuve pour le diocèse, le cardinal Barbarin estime y avoir entendu « un appel à l’humilité, surtout pour ceux d’entre nous dont le ministère porte beaucoup de fruits visibles ». Il encourage également ses prêtres à « réfléchir ensemble à notre engagement au célibat pour le fonder à nouveau intérieurement ». 

« La priorité de l’Église, ce sont les victimes »

L’archevêque de Lyon revient également sur les affaires d’abus sexuels qui ont secoué le diocèse. « La priorité de l’Église, ce sont les victimes », martèle-t-il. « C’est au contact des victimes que progresse la compréhension de ce drame et de ces multiples conséquences », ajoute le cardinal, qui remercie les victimes qui ont accepté de rencontrer les responsables diocésains. 

Il confirme que le sort du Père Bernard Preynat est entre les mains de la justice civile et des tribunaux canoniques de l’Église. « Aujourd’hui, aucun prêtre qui serait identifié comme auteur d’un seul abus sur mineur n’exerce aucun ministère paroissial », prévient l’archevêque.

Le cardinal Barbarin termine sa lettre en empruntant les mots de la demande d’ordination d’un jeune se préparant à devenir prêtre dans le diocèse de Lyon : « Les événements qui se sont déroulés ces derniers mois m’ont montré la gravité des blessures que cause l’infidélité sacerdotale. (…) Cette fidélité au Christ me semble intrinsèquement liée à un choix de style de vie résolument et très concrètement pauvre, chaste et obéissant. »

En guise de signature, l’archevêque de Lyon partage aux prêtres un verset de la seconde lecture de la messe chrismale : « que la grâce et la paix vous soient données de la part de Jésus-Christ » (Ap 1,5). 

Pierre Jova

Mgr Gänswein: à la veille de ses 90 ans, Benoît XVI est "très lucide, mais ses forces diminuent"

Benoît XVI avait salué l’élection de son successeur en parlant d’une “belle bouffée d’air frais”

Mgr Gäswein: à la veille de ses 90 ans, Benoît XVI est "très lucide, mais ses forces diminuent"

14.04.2017 par I.MEDIA

Sans-titre-127-800x450.jpgLe pape émérite Benoît XVI est “très lucide mais ses forces physiques diminuent”, a déclaré Mgr Georg Gänswein, son secrétaire particulier, lors d’un entretien avec La Repubblica, publié le 12 avril 2017. Benoît XVI atteindra l’âge de 90 ans le 16 avril prochain, jour de Pâques.

Quatre ans après avoir renoncé au trône de Pierre, le pape émérite Benoît joue de moins en moins de piano, “car ses mains n’obéissent plus comme avant”. Il continue par contre de se maintenir informé de l’actualité, a expliqué Mgr Gänswein.

Ainsi, Benoît XVI regarde le journal télévisé tous les soirs, lit le quotidien du Vatican L’Osservatore Romano et celui des évêques italien L’Avvenire. “Ainsi que deux journaux allemands”. Mais ses forces diminuent et il se déplace à l’aide d’un déambulateur, a expliqué celui qui est aussi préfet de la Maison pontificale.

Oppositions stériles

Interrogé sur la vision qu’aurait Benoît XVI de l’exhortation apostolique Amoris Laetitia (2016), Mgr Gänswein a révélé que le pape François en avait personnellement transmis une copie à son prédécesseur. Celui-ci l’a donc lu et il est conscient des divergences d’interprétation, “mais il n’en commentera d’aucune façon le contenu”, a rappelé le prélat allemand.

De même, Benoît XVI est conscient qu’il existe des personnes qui opposent son magistère à celui du pape François, a poursuivi Mgr Gänswein. Mais “il ne se laisse pas provoquer par ces articles ou ces affirmations”, et “n’a aucune intention d’entrer dans des diatribes”. Par le passé, Benoît XVI avait salué l’élection de son successeur en parlant d’une “belle bouffée d’air frais”, a rappelé le préfet de la Maison pontificale.

90 ans

Né le jour du Samedi saint en 1927, Benoît XVI aura 90 ans le 16 avril 2017, jour de Pâques. “Une petite célébration bavaroise” sera organisé pour l’occasion le lendemain, a révélé Mgr Gänswein. Le frère ainé du pontife émérite, le Père Georg Ratzinger, âgé quant à lui de 93 ans, devrait être présent.

Le 12 avril dernier, Mercredi saint, le pape François a rendu visite à son prédécesseur dans son monastère Mater Ecclesiae au Vatican, a signalé le Bureau de presse du Saint-Siège le 13 avril, pour Pâques et à l’occasion de cet anniversaire. (cath.ch/imedia/xln/pp)

Le rite du lavement des pieds, par le Pape François

PÂQUES - Le Pape François s'est rendu ce jeudi dans une prison près de Rome pour laver et embrasser les pieds... d’anciens membres de la mafia. Il perpétue ainsi (à sa manière) la tradition chrétienne du "Jeudi saint" d'avant Pâques.

Lien

jeudi, 13 avril 2017

Le procès en béatification du père Jacques Hamel, mort en martyr à Saint-Etienne-du-Rouvray en juillet 2016, s'ouvre officiellement ce Jeudi Saint

Le procès en béatification du père Jacques Hamel, mort en martyr à Saint-Etienne-du-Rouvray en juillet 2016, s'ouvre officiellement ce Jeudi Saint

Aleteia - Famille Chrétienne

Le procès en béatification du père Jacques Hamel, mort en martyr à Saint-Etienne-du-Rouvray en juillet 2016, s'ouvre officiellement aujourd'hui. Une date symbolique, en ce Jeudi saint où l'Église fait mémoire de l'institution de l'Eucharistie et honore tous ses prêtres.

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OUVERTURE DU PROCÈS EN BÉATIFICATION DU PÈRE HAMEL

Vatican - le 13/04/2017 | Par Agence I.Media

Père Hamel/Béatification  : L’enquête diocésaine en vue du procès en béatification du Père Jacques Hamel a été ouverte, a annoncé Mgr Dominique Lebrun, archevêque de Rouen (France) le 13 avril 2017 à l’issue de la messe chrismale, rapporte La Croix.

Le Père Jacques Hamel avait été assassiné le 26 juillet 2016 à Saint-Etienne-du-Rouvray, par deux jeunes islamistes de nationalité française, alors qu’il célébrait la messe. Le pape François, en septembre dernier avait qualifié le Père Hamel de “martyr“ et de “bienheureux”, et autorisé que cette enquête se déroule sans attendre le délai de cinq ans après sa mort, normalement imposé par le droit canon.

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J'ai un peu modifié la prière. Je ne comprend pas très bien pourquoi son identité de prêtre passe quelque peu à la trappe :

Père Jacques Hamel Pâques 2017

Veuillez présenter notre prière à Dieu,
Père, Fils et Esprit Saint !

Vous Lui avez consacré votre vie :
que Dieu nous aide à accomplir sa volonté,
simplement, fidèlement, chaque jour.

Vous lui avez offert le pain et le vin, le Corps et le Sang du Seigneur ; que Dieu nous aide à ouvrir nos vies
pour sa gloire et le salut du monde.

Vous avez démasqué Satan, le diviseur :
que Dieu nous aide à repousser ses tentations
en accueillant l’esprit d’amour et de pardon.

Vous êtes morts avec les ornements de prêtre, en habits de prière : que Dieu nous aide à témoigner de Jésus
et de son Évangile, jusqu’au bout.

Pouvez-vous aussi présenter à Dieu
cette intention particulière : …

Enfin, présentez à Dieu l’insistante demande
du diocèse de Rouen pour que des jeunes
Lui consacrent leur vie.

Père Jacques Hamel, priez pour nous !

Jeudi Saint, fête du sacerdoce et des prêtres

Jeudi Saint, fête du sacerdoce et des prêtres

images.jpegJe suis prêtre et communicateur. J'essaie de comprendre le fonctionnement des médias. L'Eglise catholique, ma femme, n'est pas sous attaque médiatique. Comme dit le Pape François, les prêtres sont comme les avions, on en parle surtout lorsqu'ils tombent. 

Avec mes confrères, nous travaillons dans l'ombre, par les confessions, les messes, les baptêmes, les mariages, les enterrements, les visites aux malades, le réconfort donné aux mourants, aux familles en deuil, bref un immense travail caché. 

Je publie cette lettre. Même si mon confrère ne saisit pas totalement les règles médiatiques, cette publication révèle notre travail quotidien. Bonne fête !

Le quotidien américain n'a pas daigné publier ce courrier qui a été repris par le site argentin "Enfoques Positivos" avec un succès phénoménal.

Cher frère journaliste,

Unknown-1.jpegJe suis un simple prêtre catholique. Je me sens heureux et fier de ma vocation et cela fait vingt ans que je vis en Angola comme missionnaire.

Je constate dans de nombreux médias, surtout dans votre journal, une recrudescence des articles consacrés aux prêtres pédophiles, toujours sous un angle morbide, scrutant dans leurs vies les erreurs du passé.

Il y en eut dans telle ville des États-Unis dans les années 70, dans telle paroisse australienne dans les années 80, et ainsi de suite jusqu’aux exemples les plus récents… Tous condamnables c’est une certitude !

Certaines présentations journalistiques sont pondérées et équilibrées. D’autres exagèrent, causent un préjudice, sèment la haine. Je ressens moi-même une grande douleur pour le mal immense que provoquent ces personnages qui devraient être des signes vivants de l’Amour de Dieu. Ils infligent un coup de poignard à la vie de trop d’êtres innocents. Il n’y a pas de mots pour justifier de tels actes. Il n’y a pas de doute non plus sur le soutien que l’Église prodigue aux faibles et aux plus démunis. Pour cette raison, sa priorité absolue demeurera toujours d’adopter et de promouvoir toutes les mesures nécessaires pour la prévention et la protection de la dignité des enfants.

Je m’étonne de lire si peu de nouvelles au sujet de ces milliers de prêtres qui sacrifient leur vie et s’épuisent pour des millions d’enfants et d’adolescents, riches ou pauvres, choyés ou défavorisés, aux quatre coins du monde.

Je pense que le New York Times ne sera donc pas intéressé d’apprendre :

Que j’ai dû transporter des dizaines d’enfants faméliques par des chemins minés à cause de la guerre de 2002, entre Cangumbe et Lwena (Angola), car le gouvernement ne pouvait le faire et les ONG n’y étaient pas autorisées ;

Que j’ai dû enterrer des dizaines d’enfants morts pendant leur exode pour fuir la guerre ;

Que nous ayons sauvé la vie de milliers de personnes dans le Moxico grâce au seul centre de santé existant dans une  zone de 90 000 km2, en distribuant de la nourriture et des semences ;

Que nous ayons pu fournir éducation et écoles à plus de 110 000 enfants au cours de ces dix dernières années ;

Il demeure sans intérêt qu’avec d’autres prêtres, nous ayons eu à secourir près de 15 000 personnes dans les campements de la guérilla, après qu’ils aient rendu les armes, parce que les aliments du gouvernement et de l’ONU n’arrivaient pas ;

Ce n’est certainement pas une nouvelle intéressante qu’un prêtre de 75 ans, le père Roberto, parcoure encore la ville de Luanda, soignant les enfants des rues, les conduisant à un foyer d’accueil, pour qu’ils soient désintoxiqués de l’essence qu’ils avalent pour gagner leur vie comme cracheurs de feu ;

L’alphabétisation de centaines de prisonniers n’est probablement pas non plus une information cruciale ;

Comme il est inutile de savoir que d’autres prêtres, comme le Père Stéphane, organisent des auberges de jeunesse pour servir de refuge aux jeunes maltraités, battus, et même violés ;

Il n’est pas davantage intéressant que le père Maiato, de haut de ses 80 ans, visite les maisons des pauvres, une à une, réconfortant les malades et les désespérés ;

Ce n’est pas une information non plus que près de 60 000 prêtres – sur les 400 000 prêtres et religieux du monde – aient quitté leurs pays et leurs familles pour servir leurs frères dans une léproserie, des hôpitaux, des camps de réfugiés, des orphelinats. De soigner les enfants accusés de sorcellerie ou orphelins de parents morts du sida. De gérer des écoles pour les plus pauvres, des centres de formation professionnelle, des centres d’accueil pour les séropositifs, etc.

Sans parler de ceux qui dépensent leur vie dans des paroisses et des missions, à motiver les gens pour mieux vivre et surtout pour aimer ;

Ce n’est pas une information que mon ami, le père Marc-Aurèle, pour sauver des enfants pendant la guerre en Angola, les ait transportés de Kalulo à Dondo et qu’il ait été mitraillé sur le chemin du retour de sa mission. Ou que le Frère François avec cinq dames catéchistes, soient morts dans un accident en allant aider des régions rurales les plus reculées du pays ;

Que des dizaines de missionnaires en Angola soient morts d’une simple malaria, faute de moyens sanitaires ;

Que d’autres aient sauté sur une mine, en visitant leurs fidèles (dans le cimetière de Kalulo se trouvent les tombes des premiers prêtres qui sont arrivés dans la région : aucun n’a dépassé les 40 ans) ;

Ce n’est pas vendeur de suivre un prêtre « normal » dans son travail quotidien, dans ses difficultés et ses joies, dépensant sa vie sans bruit en faveur de la communauté qu’il sert.

La vérité, c’est que nous ne cherchons pas à créer l’information, mais simplement à porter la Bonne Nouvelle, cette Nouvelle qui, sans bruit, a commencé à faire parler d’elle au cours de la nuit de Pâques. Un arbre qui tombe fait plus de bruit que mille arbres qui poussent.

On fait beaucoup plus de bruit pour un prêtre qui commet une faute, que pour des milliers qui donnent leur vie pour les pauvres et les indigents.

Je ne prétends pas ici faire l’apologie de l’Église et de ses prêtres.

Un prêtre n’est ni un héros ni un névrosé. Il est simplement un homme normal qui, avec sa nature humaine, cherche à suivre Jésus et à Le servir dans ses frères.

Chez les prêtres, il y a de la misère, de la pauvreté et des fragilités comme chez tous les êtres humains ; mais il y a également de la beauté et de la grandeur comme en chaque créature. Insister d’une manière obsessionnelle et persécutrice sur un thème douloureux, en perdant de vue l’ensemble de l’œuvre, esquisse volontairement des caricatures offensantes pour le sacerdoce catholique, et par lesquelles je me sens offensé.

Je te demande seulement, ami journaliste, de rechercher la Vérité, le Bien et la Beauté. Ainsi tu grandiras avec noblesse dans ta profession.

Dans le Christ,

Père Martin Lasarte, SDB