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lundi, 02 octobre 2017

Le Pape François et les fake news

Unknown.jpegFake, un mot anglais pour désigner le faux ou le mensonge. News, un autre vocable dans la langue de Shakespeare, qui renvoie à une nouvelle ou une information. 

Dans la Bible, le premier péché n'est pas le sexe, mais le mensonge. Les journalistes sont les premiers engagés dans la recherche de la vérité, ou des vérités. Combien de fake news durant le pontificat de Benoît XVI ! A mon avis, elles sont encore bien plus subtiles et nombreuses avec François. 

Mgr Viganò commente le message du Pape François (fake news)

04mag2017_5001-740x493.jpg(Zenit)

Dans le journalisme, la liberté naît de l’adhésion à la vérité et permet de ne pas être être esclave « de l’éditeur, de l’argent ou de sa propre ignorance » : c’est ce qu’affirme le préfet du Secrétariat pour la communication, Mgr Dario Edoardo Viganò, en commentant le thème choisi par le pape François pour la 52e Journée mondiale des communications sociales (2018), « ‘La vérité vous rendra libres’ (Jn 8, 32). Fausses nouvelles et journalisme de paix ».

Dans un entretien à Radio Vatican en italien le 29 septembre 2017, il souligne que « les “fake news”, les fausses nouvelles, sont aussi vieilles que l’homme. » Et de citer « le serpent dans le Jardin d’Eden qui dit : “Si vous mangez de ce fruit vous serez comme des dieux”. C’est une “fake news”, parce qu’ils étaient déjà créés à l’image et à la ressemblance de Dieu ! »

« La “fake news” est une nouvelle vraisemblable mais pas vérifiée, et elle est dangereuse » car elle est « distante de la vérité ». La pratique des fausses nouvelles, note le préfet, tend à se répandre avec le développement des médias numériques, notamment autour d’informations ayant « un impact émotionnel fort ».

« La liberté naît lorsqu’on adhère à la vérité. Quand on n’adhère pas à la vérité, on est toujours esclave de quelque chose : de l’éditeur, de l’argent ou de sa propre ignorance », met-il en garde. Aujourd’hui, avec le développement des réseaux sociaux, « la figure du journaliste est en train de changer » : il faut donc adapter la réglementation pour ce nouveau « profil identitaire ».

Mgr Viganò invite à ne pas opposer le monde des réseaux sociaux et le monde du journaliste traditionnel, « en pensant que dans la presse écrite il n’y a que des professionnels et dans le monde des réseaux sociaux il y a au contraire des bonimenteurs improvisés », car les fausses informations existent autant dans les deux. Il dénonce à ce propos, dans la presse écrite, « certains articles qui répondent, justement, à des logiques plus de type idéologique, ou de polarisation de certains thèmes pour vendre plus de numéros ».

D’après Radio Vatican en français, le préfet a célébré une messe pour la fête de saint Gabriel archange, patron de toutes les personnes travaillant dans le domaine des télécommunications, dans l’église romaine de Santa Maria alla Traspontina. Dans son homélie, il a invité à « devenir annonciateurs de bonne nouvelle », comme l’archange Gabriel, en se faisant missionnaires de l’Évangile dans un travail orienté vers des nouvelles « de vérité, de solidarité, de partage ».

« Accueillons l’engagement d’être annonciateurs de la Bonne Nouvelle, a encouragé Mgr Viganò : Dieu aime le monde, Dieu sauve le monde. Sentons-nous impliqués dans cette communication qui donne de l’espérance, aussi quand les préoccupations sont nombreuses et nous submergent. Laissons-nous envelopper par un cercle de messages qui annoncent le salut, de façon à ce que nous puissions écrire des paroles de lumière sur des pages de lumière ».

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