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mardi, 14 novembre 2017

Dimanche 19 novembre 2017, pour la première fois, l'Église célèbre la Journée mondiale des pauvres

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Dimanche 19 novembre 2017, pour la première fois, l'Église célèbre la Journée mondiale des pauvres.

Elle avait été annoncée par le pape François dans sa lettre apostolique Misericordia et Misera, en conclusion du jubilé de la Miséricorde, le 20 novembre 2016. L'idée de cette Journée mondiale des pauvres avait été inspirée au souverain pontife par Etienne Villemain, le fondateur de l'association Lazare.

suite RCF

Fake news sur les servants de messe au Vatican

Fake news sur les servants de messe au Vatican

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Nuzzi, son 4ème livre sur le Vatican: "péché originel"

 

(Lien) Pour la sortie de son livre "Péché originel", Nuzzi a besoin de coups de pub. Cela dope les ventes. La Croix

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Dans le journal italien "Il Fatto Quotidiano", et dans un tweet, l'auteur des Vatileaks 1 et 2 assure que le Pape François a rencontré des victimes ou des témoins. Greg Burke, directeur de la salle de presse, dément catégoriquement.

 

Rome: cachez ce graffiti du Pape que je ne saurais voir

Rome: cachez ce graffiti du Pape que je ne saurais voir

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dimanche, 12 novembre 2017

Massimo Borghesi: Jorge Mario Bergoglio, une biographie intellectuelle

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Massimo Borghesi: Jorge Mario Bergoglio, une biographie intellectuelle

(Zenit)

 

Le Pape François a un bagage culturel et intellectuel de premier plan et pourtant il a choisi de s’exprimer simplement

 

- à lire : biographie d'Austen Ivereigh

 

Le pape François a un bagage culturel et intellectuel de premier plan et pourtant il a choisi de s’exprimer simplement : un choix évangélique souligné par Massimo Borghesi, auteur d’un livre qui met en relief les influences françaises dans la formation du jeune Bergoglio.

Sa recherche sur l’origine et le développement de la pensé du pape François est en effet publiée en italien sous le titre “Jorge Mario Bergoglio, une biographie intellectuelle” par Massimo Borghesi, professeur de philosophie morale à la faculté de lettres et de philosophie de l’université de Pérouse: « Jorge Mario Bergoglio, una biografia intellettuale », en librairie depuis le 9 novembre 2017, chez Jaca Book.

Il évoque les études universitaires de Jorge Mario Bergoglio et il retrace des étapes de l’itinéraire de l’approfondissement de sa culture et de sa pensée, des influences intellectuelles qui les ont enrichies.

Radio Vatican en italien (Fabio Colagrande) y relève que le premier pape jésuite a assimilé la spiritualité de saint Ignace aussi par la lecture du philosophe et jésuite français Gaston Fessard (1897-1978) et que la conception de l’Eglise comme “unité des opposés” l’a aussi conduit vers la pensée du théologien italo-allemand Romano Guardini (1885-1968).

Il cite également des influences allemandes: le jésuite allemand né à Katowice (Pologne) Erich Przywara (1889-1972), ou A. Müller.

L’auteur a bénéficié d’éléments mis à sa disposition par le pape François lui-même par dans quatre entretiens-audio.

“Je ne comprenais pas d’où le jeune Bergoglio tirait son inspiration, à quel auteur il se référait, d’où partait sa conception très originale qui le conduira ensuite à se confronter avec la philosophie polaire des opposés de Romano Guardini. Et là, je ne pouvais rien faire d’autre que de m’adresser directement à lui. Je lui ai fait parvenir une série de questions et lui, avec une grande courtoisie et je dois dire, à ma grande surprise, il a cru dans le projet et il a accepté de répondre. C’est ainsi que me sont parvenues des réponses si inédites, si originales qu’elles m’ont permis de construire mon travail et surtout de découvrir que l’auteur clef de sa formation est un grand jésuite français. On sait que l’on accuse Bergoglio de n’avoir qu’une formation uniquement latino-américaine, en réalité une grande partie de sa formation il la doit à des jésuites français.”

De fait l’information la plus “inédite” du livre, continue l’auteur, c’est que “le jeune Bergoglio, sous la direction de son maître en philosophie Miguel Angel Fiorito, lit plusieurs fois une oeuvre de Gaston Fessard de 1956 qui a pour titre « La dialectique des Exercices spirituels de Saint Ignace de Loyola » (chez Aubier-Montaigne, ndlr). Il fait une lecture des Exercices spirituels comme tension, c’est-à-dire une pensée qui se meut entre des contraires, entre la grâce et la liberté, entre l’infiniment grand et l’infiniment petit. Autrement dit, la vie chrétienne n’est pas une vie « harmonique » mais une vie qui se meut au milieu des contraires et les unit dans une synthèse supérieure qui n’est pas donnée, comme chez Hegel, par la pensée, mais est donnée par le Mystère, c’est-à-dire par l’action de Dieu. Donc entre le Dieu infiniment grand et l’homme en tant que tel, il y a cette tension polaire continuelle que Bergoglio perçoit comme la clef de la spiritualité d’Ignace et qu’autour des années 70/80, il applique à toute la société, l’Eglise, au monde divisé qui caractérisait l’Argentine dramatique et tragique » de ces années-là.

C’est pourquoi, pour le jeune Bergoglio, continue Massimo Borghesi, « l’Eglise était appelée à être réconciliation entre les contraires, elle était appelée à être synthèse, de même que le jésuite est synthèse et rencontre entre des polarités opposées ».

Le livre a pour sous titre « Dialectique et mystique », ce que l’auteur explique en faisant en même temps d’autant mieux comprendre pourquoi le pape François a canonisé le jésuite savoyard saint Pierre Favre (1506-1546), le jour de son propre anniversaire, le 17 décembre 2013, et en la première année de son pontificat : « Pour lui, la vraie spiritualité de saint Ignace est une spiritualité mystique : dans la diatribe entre jésuites, lui prend position pour le courant français, non pour le courant espagnol. Le courant espagnol est ascétique. Le courant français est mystique et trouve en Pierre Favre, l’ami de saint Ignace son modèle idéal. Favre est le jésuite et le chrétien que Bergoglio voudrait être. Et Favre était le contemplatif dans l’action, il était le mystique qui ne même temps agissait pour les pauvres et pour l’unité de l’Europe divisée entre luthériens, catholiques et calvisnistes, c’est-à-dire synthèse vivante des opposés. Et c’est ce que Bergoglio, en tant que Pape aussi en quelque sorte se propose de faire, de promouvoir. »

Voilà qui apporte une lumière sur la formation profonde du pape Bergoglio et ce qui fait écrire à Guzman Carriquiry, dans la préface du livre, que « le Pape parle simplement parce qu’il veut parler simplement » et l’auteur commente ainsi : « C’est très clair. C’est pour cela que je citais Pierre Favre. Pierre Favre avait une très bonne formation académique. Il avait étudié à la Sorbonne, mais dans sa façon de s’exprimer, il parlait simplement. C’est la même chose pour Bergoglio. Il a un bagage culturel de premier plan, et en même temps, il y a son choix, son option, de s’exprimer simplement : c’est un choix typiquement évangélique. »

samedi, 11 novembre 2017

Benoît XVI, François et les réseaux sociaux: une nouvelle donne dans la communication

Benoît XVI, François et les réseaux sociaux: une nouvelle donne dans la communication

Unknown-1.jpegJe pense que les intellectuels déforment notre Pape; les fidèles sont plongés dans la confusion. 

Saint Jean Paul II pouvait compter sur Le Cardinal, soit Joseph Ratzinger.

Avec l'humilité et la puissance de sa pensée, il était ce leader intellectuel incontestable, et pourtant contesté. Il donnait le ton. 

Saint Jean-Paul II et les médias traditionnels 

Le monde traditionaliste, minoritaire, peu présent dans les médias mainstream, est cependant très actif sur la toile, là où les gens s’informent d'abord. 

Comme les fidèles au Pape, ou au Magistère, méprisent quelque peu la communication, il y a un champ vide, inoccupé. La nature ayant horreur du vide, les blogs et les sites anti-François, tout en étant très peu, créent un bruit de fond. 

Ont-ils des consignes ? Certainement ...

La vérité ne dépend pas tant du moyen de communication que du contenu. 

Le Pape François et les réseaux sociaux

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Schématiquement et sommairement, il y a une nébuleuse, petite mais puissante, une étoile filante contre le Pape François. 

Avec internet et les réseaux sociaux, il s'opère ce croisement inédit. La toile était un lieu de liberté. Les croyants expliquaient et rapportaient les propos du Pape Benoît XVI.

Cet avènement des réseaux sociaux, un bienfait, tourne à l’avantage de ce petit milieu très actif, qui agit exactement comme quelques journalistes au temps de Benoît XVI.

Les  nouveaux médias fonctionnent justement en étoiles, en réseaux. 

C’est assez paradoxal. François est désormais moins déformé par le milieu dit "mainstream" que par cet agrégat "traditionaliste".

vendredi, 10 novembre 2017

Austen Ivereigh: le Pape François est un réformateur, l'héritier de Benoît XVI

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Austen Ivereigh: le Pape François est un réformateur, l'héritier de Benoît XVI

Source

Lien: biographie du Pape François: the making of a radical Pope

Pour saisir le sens du pontificat du pape François, il faut se placer dans le temps long, c’est-à-dire à la lumière de sa vie de prêtre, d’évêque et de cardinal dans l’histoire de son pays et de l’Église elle-même. C’est le défi qu’a relevé avec efficacité l’auteur Austen Ivereigh dans la biographie, François le réformateur – De Buenos Aires à Rome, un travail qui fera référence par son sérieux et sa hauteur de vue. Journaliste anglais, fondateur du projet CathoVoice, Ivereigh a soutenu une thèse sur les relations entre l’Église et la politique en Argentine : il connaît donc parfaitement son sujet. Son enquête est précise et documentée et ses cinq cent pages se lisent comme un roman.

Il faut dire que la vie de Jorge Bergoglio n’est pas banale. Le futur pape devra affronter des situations très délicates, en particulier sous la dictature. Mais aussi original qu’il puisse paraître, l’auteur soutient dans son livre que l’Argentin est un successeur naturel des pontifes de l’après-Vatican II, en particulier de Paul VI.

L’héritier direct de Benoît XVI

Élu au siège de Pierre en 2013, le primat d’Argentine « est en train de restaurer ce qui a été perdu, démontre Ivereigh. Il ne cherche pas à tourner le dos à l’Église et à sa doctrine, mais à prendre soin de restaurer ce que l’Église veut dire et faire : révéler le Christ. Cela implique de s’opposer à certaines choses, de heurter certaines personnes, mais c’est uniquement dans le but de rendre l’Église plus conforme à ce qu’elle est, et non de la transformer en ce qu’elle n’est pas. » En cela, explique l’auteur, le pape Bergoglio, comme on dit en Italie, « s’avère l’héritier direct de Benoît XVI, n’en déplaise à la légende médiatique qui soutient la thèse de la rupture ».

« Il fait partie de ces hommes et de ces femmes qui apparaissent régulièrement dans l’Église pour l’aider à se purifier de l’esprit du monde »

Le fil conducteur de la vie du futur pape François tient dans son charisme incontestable de réformateur. Il fait partie de ces hommes et de ces femmes qui apparaissent régulièrement dans l’Église pour l’aider à se purifier de l’esprit du monde — la fameuse « mondanité spirituelle »

Un mystique et un chef

Jésuite jusqu’au bout des ongles, Jorge Bergoglio est bâti du même bois que le fondateur de la Compagnie, le grand Ignace de Loyola : il est à la fois un mystique et un chef. « Ignace et François combinent deux qualités que l’on trouve rarement chez une même personne, remarque Ivereigh. D’un côté, Ignace (comme François) avait un sens politique inné — un charme, diraient certains — par sa capacité à lire dans le cœur des gens, à gagner leur confiance, à les inspirer, à les organiser en vue d’œuvrer à de grands idéaux ; avec cela, il possédait aussi d’immenses qualités de meneur, d’enseignant et de négociateur.

De l’autre Ignace (comme François), était un mystique qui vivait et gouvernait par le discernement des esprits, choisissant tout ce qui pouvait servir le plus grand bien, la plus grande gloire de Dieu, ce que les jésuites désignent par le mot latin magis (davantage). Les guides spirituels sachant rarement gouverner, et ceux qui sont au pouvoir ne sont presque jamais des saints. Ignace et François font partie des rares hommes qui ont cassé le moule. »

L’homme de la situation

Tour à tour provincial des jésuites d’Argentine, évêque, puis cardinal, le père Jorge bouscule son monde. Avec un art consommé de se faire des ennemis, il s’impose toujours comme l’homme de la situation. Chez lui, toujours deux préoccupations : le Christ et les pauvres. Cela lui vaudra bien des périodes difficiles, sans compter les relations délicates avec un pouvoir politique oscillant entre la dictature sanglante et le libéralisme le plus débridé.

Deux événements majeurs vont contribuer à faire connaître le cardinal primat auprès de ses pairs. Tout d’abord le synode des évêques de 2001, dont il est vice-président, puis rapporteur. Il sera hautement félicité à Rome pour sa capacité à sauver le meilleur des débats consacré au thème délicat du ministère épiscopal et de la collégialité.

Un programme pour l’Église

Le deuxième événement sera en 2007 la Ve conférence du CELAM, le Conseil épiscopal latino-américain, au sanctuaire brésilien d’Aparecida. L’enjeu est considérable : il s’agit de sortir l’Église des impasses de la théologie de la libération et des dérives idéologiques de la Modernité, pour armer affronter les nouveaux défis de l’évangélisation. L’Amérique latine, c’est la moitié des catholiques du monde. « Je suis convaincu, dira Benoît XVI, que l’avenir de l’Église catholique — au moins en partie, mais une partie fondamentale — sera décidé ici. Pour moi, cela a toujours été clair. »

Et là aussi, le cardinal Bergoglio imprime sa marque avec sa lecture théologique du « saint peuple fidèle de Dieu ». Grâce à l’engagement sans faille de Benoît XVI à ses côtés, la conférence apparaîtra comme un printemps de la pensée catholique, à la source d’un véritable programme de renouveau pour l’ensemble de l’Église.

Son principal artisan, le cardinal Bergoglio quittera la conférence sous les acclamations, comme le leader incontesté de l’Église du sous-continent. Benoît XVI avait trouvé son successeur.

Philippe de Saint-Germain

François le réformateur – De Buenos Aires à Rome, d’Austen Ivereigh, Éditions de l’Emmanuel, 2017, 533 p., 20 €.

 

Vittorio Messori trouble les fidèles en critiquant le Pape François

Vittorio Messori trouble les fidèles en critiquant le Pape François

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www.ilgiornale.it

Francesco Boezi
5 novembre 2017

source de la traduction Benoît et Moi

* * *

Vittorio Messori est probablement le journaliste et écrivain catholique le plus lu en Occident.

De l'interview avec le Cardinal Ratzinger en 1984 au livre-interview avec Jean-Paul II, la voix de l'auteur originaire de Sassuolo a toujours eu un certain poids dans l'opinion publique des croyants.

Considéré comme un vaticananiste à l'écart des luttes doctrinales entre traditionalistes critiques de Bergoglio et "gardiens de la révolution du Pape", il a formulé quelques griefs à propos de l'état de santé de l'Eglise, des mots que le site "Libertà e Personae" a interprété comme des "dubia" sur le pontificat de Bergoglio.

Dans un article publié par Il Timone, l'écrivain ... Messori écrit:

«... le croyant est troublé par le fait que l'Église catholique - qui fut un exemple millénaire de stabilité - semble elle aussi devenir "liquide". Dans une interview déconcertante, le général jésuite Arturo Sosa, Sud-Américain, a "liquéfié" l'Evangile lui-même, puisqu'il a déclaré que les paroles de Jésus, n'ont pas été transmises par une cassette, ou un disque; nous ne savons pas exactement ce qu'il a dit"».

Suit la critique à Bergoglio:

« Dans l'une des nombreuses interviews qu'il donne aux personnes et aux endroits les plus divers - en avion, sur la place Saint-Pierre, dans la rue -  un autre jésuite, pas moins que le pape lui-même, lui aussi sud-américain a répété que le cas par cas est l'un des piliers de la stratégie de Bergoglio pour le gouvernement et l'enseignement: "la tentation catholique à surmonter est celle de l'uniformité des règles, de leur rigidité, alors qu'au contraire il faut juger et se comporter au cas par cas"».

Bref, Messori semble inclure le Pape parmi les responsables du fait que pour l'Église, il devient acceptable que le "changement" soit "la seule chose permanente" et que "l'incertitude" soit devenue "l'unique certitude".

En effet, l'écrivain catholique souligne:

«Le terme que le Pape François utilise le plus souvent est "discernement": c'est une vieille tradition de la Compagnie de Jésus, qui n'était pourtant pas encore allé jusqu'à "interpréter librement le dogme selon les situations"».

Note: la confusion provient et de ces intellectuels qui inventent la rupture et le trouble et du peu d'intellectuels qui rendent compte de ce pontificat (à lire Austen Ivereigh). Saint Jean Paul II pouvait compter sur le brillant Cardinal Ratzinger. Pour bien saisir le génie pastoral de François, il faut sortir de la bibliothèque, des manuels, certes nécessaires, pour aller dans la rue, rencontrer les pauvres, visiter les malades, et s'immerger dans la souffrance des personnes.

La doctrine de l'Eglise, mise en lumière par Joseph Ratzinger, n'est nullement remise en cause, mais elle devient un phare dans la nuit. Par petits pas, la loi de la gradualité évoquant un plan incliné qui nous fait monter doucement vers Dieu, nous sommes alors capables d'entrer en amitié avec Jésus. C'est Sa Miséricorde qui comble le fossé entre nos péchés, nos limites et nos fragilités et la sainteté. 

LE JOURNALISTE GIANLUIGI NUZZI PUBLIE UN NOUVEAU LIVRE DE RÉVÉLATIONS SUR LE VATICAN

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LE JOURNALISTE GIANLUIGI NUZZI PUBLIE UN NOUVEAU LIVRE DE RÉVÉLATIONS SUR LE VATICAN

Vatican - le 09/11/2017 | Par Agence I.Media

Unknown.jpegLe journaliste Gianluigi Nuzzi, connu pour être au cœur des scandales  Vatileaks  1 et 2, a écrit un nouvel ouvrage de révélations sur le Vatican, intitulé  Péché originel , et publié le 8 novembre 2017 en France (ed. Flammarion) et le lendemain en Italie (ed. Charelettere). Dans cet ouvrage, le journaliste porte des accusations d’abus sexuels commis au sein du Vatican et fait de nouvelles révélations sur la gestion financière du Saint-Siège.

Note:

C'est grâce aux bons journalistes et aux victimes que l'omerta cléricale a été enfin brisée dans certains milieux. Contrairement à la stratégie de défense de Mme Nadia Karmous pour l'affaire Ramadan, l'Eglise prend désormais totalement en compte le drame et le calvaire des victimes, les personnes blessées, sans chercher à défendre l'institution, surtout dans la recherche de la vérité et l'application de la justice. Il reste encore un grand travail à accomplir. 

jeudi, 09 novembre 2017

Pape François et portable à la Messe: "élevons notre coeur et abaissons nos portables"

Pape François et portable à la Messe: "élevons notre coeur et abaissons nos portables"

mercredi, 08 novembre 2017

Lutte contre le terrorisme : Le grand imam d'Al-Azhar rencontre le pape François

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Lutte contre le terrorisme : Le grand imam d'Al-Azhar rencontre le pape François

 

 

Le grand imam de l'influente institution sunnite Al-Azhar, Ahmad Al-Tayeb, a rencontré aujourd'hui, mardi 7 novembre 2017, à Rome, le pape François et promis la plus grande collaboration dans la lutte contre le terrorisme.

"Nos avons discuté des nombreuses questions qui tourmentent le monde et nous avons cherché à sonder l'avenir pour trouver ensemble les moyens de réduire les souffrances qui frappent le pauvres et les malheureux", a expliqué l'imam, se déclarant "optimiste".

Selon l'AFP, le pape François, qui l'avait déjà reçu en mai 2016 au Vatican et lui a rendu visite en avril au Caire, est "un homme symbole, profondément bon. Il a un coeur inondé d'amour et du désir que l'humanité puisse bénéficier de l'échange entre les cultures", a ajouté l'imam.

"Je veux dire ma conviction de la nécessité d'un dialogue entre les religions, entre les sages, au risque de retomber dans des périodes de violence et d'obscurité", a signalé l'imam.

mardi, 07 novembre 2017

Tariq Ramadan et la communication de crise

Tariq Ramadan mis en congé de l'Uni d'Oxford

Lien

Tariq Ramadan et la communication de crise

Unknown.jpegJe ne suis ni un juge, ni un journaliste. Je ne peux et surtout ne veux pas condamner Tariq Ramadan. 

Au niveau de la communication, il y a tout de même des erreurs manifestes. Un homme de média quitte sa scène pour le judiciaire ?

Comment se fait-il qu'un homme aussi investi dans les médias, avec un réseau mondial, soit soudainement incapable de faire face ? Tariq était si prompt à communiquer, à parler pour occuper la scène. Voilà qu'il se tai, ou communique mal et très peu. Ce premier changement pose question. 

Forum sur Radio Suisse Romande

Note: la première règle de communication de crise veut que "l'accusé" ou le "condamné" par l'opinion publique se prononce immédiatement et médiatiquement. Tout retard résonne comme une manière de calculer, pour mettre en place une tactique juridique. Le temps des médias n'est pas celui de la justice. 

Le silence étale la crise dans le temps. Honnêtement, une tempête comme celle-ci est une opportunité pour la personne mise en cause de faire résonner la vérité.

En l'état, force est de constater: la crédibilité de Tariq est fortement compromise. 

Mise au point à la TV Suisse Romande

Curie Romaine: le Pape François nomme deux femmes sous-secrétaires

Curie Romaine: le Pape François nomme deux femmes sous-secrétaires

 
images.jpegUne femme fait pleinement partie de l'Eglise, de droit et par le droit. La hiérarchie est certes masculine, le gouvernement étant lié au sacrement de l'ordre. 
 
Une congrégation romaine possède le pouvoir juridique. Elle est présidée normalement par un Cardinal avec un secrétaire archevêque. Ce dernier fait la plus grande partie du travail. 
 

Le Pape François nomme deux femmes comme sous-secrétaires du dicastère pour les laïcs, la famille et la vie. 

Les deux femmes choisies par le souverain pontife sont aussi hautement qualifiées.  
 
- pour la section de la vie, Gabriella Gambino
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- pour la section des fidèles laïcs, Linda Ghisoni 
 
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(les ministres ordonnés sont aussi des fidèles qui dépendent soit de la congrégation pour le clergé, soit des religieux)
 
 

Fake news: non le Pape François, le Vatican, ne va pas célébrer une Messe oecuménique

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Rien que samedi, une fidèle s'approche de moi en me demandant loyalement: Monsieur l'abbé, est-ce vrai que le Pape va célébrer une Messe oecuménique, avec des pasteurs protestants ?

Ma réponse: une fake news, lancée sur Internet et les réseaux sociaux, par des trolls. 

La vérité d'une info de dépend pas du moyen de communication, mais du message lui-même. 

Avec les médias "traditionnels", les journalistes (certes droits ou menteurs) opéraient un premier discernement: vérification, croisement des infos ...

Avec les réseaux sociaux, ce filtre n'existe plus. Nous sommes invités à évaluer l'info par nous-mêmes. 

lundi, 06 novembre 2017

Amoris Laetitia: la pastorale des personnes divorcées remariées est l'arbre qui cache la forêt car nous avons un problème avec la pastorale de l’eucharistie.

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Amoris Laetitia:

 

la pastorale des personnes divorcées remariées est l'arbre qui cache la forêt

 

car nous avons un problème avec la pastorale de l’Eucharistie.

 

Pourquoi la communion focalise-t-elle tous les débats ?

 

(Famille Chrétienne)

La pastorale des personnes divorcées remariées est un peu l’arbre qui cache la forêt ! En réalité, nous avons un problème avec la pastorale de l’eucharistie.

La dimension de repas a été beaucoup mise en avant, au détriment de la dimension de sacrifice.

Mais si la messe n’est qu’un repas, on ne comprend plus ce que signifie participer à l’eucharistie sans communier. C’est pourtant ce que faisaient nos ancêtres qui communiaient deux fois par an.

Je pense qu’il faut interroger notre pratique de la communion systématique et retrouver le lien avec le sacrement de la réconciliation.

Un timbre pour la commémoration de la réforme, pour des réactions qui font du Pape un timbré ?

Un timbre pour la commémoration de la réforme, pour des réactions qui font du Pape un timbré ?

335bcce389288e43c9b8757b3f512837.jpegCela marque les esprits.

Une statue de Luther dans une salle d'audience et un timbre du réformateur, les polémiques anti-François se déchaînent. A l'heure du mail, plutôt surprenant ! 

Luther n'est pas un saint, mais un chrétien, pour Benoît XVI un chercheur de Dieu. Si vous voulez dialoguer, allez-vous traiter l'autre d'hérétique ? de diable en personne ?

Depuis le Concile Vatican II, la nouvelle attitude de l'Eglise consiste à attirer vers la plénitude de la vérité. Benoît XVI écrivait: l'Eglise avance par attraction. 

Un simple timbre et le Pape est un timbré ? N'est-ce pas la même attitude que Luther ? 

Les commentaires affluent sur les réseaux sociaux. Comme la Russie, un certain milieu traditionaliste publie des fake news et agit comme des trolls.  

Saint François de Sales, doux et humble réformateur catholique, patron des journalistes, a lui aussi son timbre. Qu'il nous vienne en aide pour être modéré, pour une dispute joyeuse. 

En argot Internet, un troll caractérise ce qui vise à générer des polémiques. Il peut s'agir d'un message (par exemple sur un forum), d'un débat conflictuel dans son ensemble ou de la personne qui en est à l'origine. Ainsi, « troller », c'est créer artificiellement une controverse qui focalise l'attention aux dépens des échanges et de l'équilibre habituel de la communauté.

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dimanche, 05 novembre 2017

Le père Thomas G. Weinandy, membre de la Commission Théologique Internationale depuis 2014, viré aux USA

Le père Thomas G. Weinandy, membre de la Commission Théologique Internationale depuis 2014, viré aux USA

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Pape François: un théologien américain accuse le Pape de semer la chaos. Il finit K.O !

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Un théologien écrit au pape : « C’est le chaos dans l’Église et vous en êtes une des causes »

Source: La Croix

Après les « dubia » des quatre cardinaux frondeurs, c’est sans doute la remise en cause publique la plus virulente de la part d’une personne qualifiée depuis le début du pontificat de François.

La lettre en question, adressée au pape François au cœur de l’été et rendue publique le 31 octobre, est en effet signée de la main du père Thomas G. Weinandy, membre de la Commission Théologique Internationale depuis 2014, nommé par François. Il était consulteur du Comité pour la doctrine de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis (USCCB) jusque très récemment, après en avoir été le directeur pendant plusieurs années.

La publication de ce courrier au vitriol lui a valu une convocation de la part du Secrétariat général de l’USCCB. Dans la foulée, sa démission était annoncée.

« Une confusion chronique semble marquer votre pontificat », écrit le théologien dans sa lettre, rédigée après avoir « longuement prié sur la tombe de saint Pierre ». « La lumière de la foi, de l’espoir et de l’amour n’est pas absente mais elle est trop souvent obscurcie par l’ambiguïté de vos mots et de vos actions. Ce qui nourrit un malaise croissant chez les fidèles », pointe-t-il.

Le Père Weinandy cite alors l’exemple du « controversé chapitre 8 d’Amoris Laetitia », celui qui traite de la question des personnes divorcées remariées. « La principale source de préoccupation concerne votre façon d’enseigner, poursuit ainsi le capucin. Dans Amoris laetitia, vos orientations semblent parfois intentionnellement ambiguës. »

Dévalorisation de la doctrine

« L’Esprit Saint est donné à l’Église, et plus particulièrement à vous, pour dissiper l’erreur et non pas la favoriser », rappelle-t-il. « Vous semblez censurer et même vous moquer de ceux qui interprètent le chapitre 8 d’Amoris laetitia en accord avec la tradition de l’Église, en les traitant de pharisiens jeteurs de pierres qui incarneraient un rigorisme impitoyable. Ce genre de calomnie est étranger à la nature du ministère pétrinien. »

« Deuxièmement, votre façon de faire semble trop souvent dévaloriser l’importance de la doctrine de l’Église », regrette encore le théologien américain.

« Troisièmement, ajoute-t-il, les fidèles catholiques ne peuvent qu’être décontenancés par votre choix de certains évêques, des hommes qui semblent non seulement ouverts à ceux qui défendent des thèses contraires à la foi chrétienne mais qui les soutiennent et même les défendent ».

« Quatrièmement, l’Église forme un seul corps, le Corps mystique du Christ et vous avez reçu du Seigneur lui-même la mission de promouvoir et de renforcer cette unité. Mais vos actions et vos déclarations semblent trop souvent avoir l’effet inverse. Encourager une forme de "synodalité" qui autorise et encourage différentes options morales et doctrinales au sein de l’Église ne peut que mener à davantage de confusion théologique et pastorale », soutient le père Weinandy.

« Cela m’amène à ma dernière préoccupation, relève enfin le théologien. Vous avez souvent parlé d’un besoin de transparence au sein de l’Église. (…) Mais avez-vous remarqué que la majorité des évêques à travers le monde sont étonnamment silencieux ? (…) Les évêques apprennent vite et ce que beaucoup ont appris de votre pontificat ce n’est pas que vous êtes ouvert à la critique mais bien que vous ne l’admettez pas ».

Enseignant de renom

À 71 ans, le père Weinandy a enseigné dans de nombreuses universités aux États-Unis, pendant douze ans à Oxford ainsi qu’à Rome, et à l’Université pontificale grégorienne. Il a par ailleurs été pendant neuf ans le directeur exécutif du Secrétariat pour la doctrine de la Conférence épiscopale des États-Unis et en est devenu par la suite un conseiller écouté.

Les commentaires n’ont pas manqué d’abonder à la suite de cet épisode, le courrier ayant par ailleurs beaucoup circulé, notamment dans les milieux les plus sceptiques quant à l’action du pape François.

Plusieurs observateurs ont relevé la violence des critiques adressées au pape, notamment l’accusation de « pécher contre l’Esprit Saint ». Dans une tribune, le Catholic National Reporter souligner « l’ironie » de l’évocation de la censure dans la bouche d’un théologien ayant autrefois censuré nombre de ses pairs.

De leur côté, les évêques américains, embarrassés par une opposition de plus en plus audible à François, ont publié un communiqué dans lequel ils rappellent que s’il peut exister des « discussions » sur des sujets théologiques ou pastoraux, leur loyauté envers le pape est indéfectible.

Marie Malzac

Amoris Laetitia: le préfet émérite de la CDF le Cardinal Müller croit en la vérité enseignée par le Pape

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Amoris Laetitia: le préfet émérite de la CDF le Cardinal Müller croit en la vérité enseignée par le Pape

"Nous ne croyons pas des choses simplement parce qu’un pape nous les enseigne, mais parce que ces vérités sont contenues dans la Révélation"

L'Homme nouveau a publié dans son dernier numéro un entretien avec le cardinal Gerhard Ludwig Müller, ancien Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la foi. C'est une traduction de l'entretien accordé au journaliste américain Edward Pentin, correspondant à Rome du National Catholic Register.

En voici quelques courts extraits (pour lire l'intégralité, il est utile de s'abonner à L'Homme Nouveau) :

Source: Le Salon Beige

Une-1649"[...] J’ai entendu dire que le Pape était proche de certains théologiens mais ces derniers ne peuvent pas prétendre être les interprètes autorisés du Pape. Si, par exemple, l’archevêque Fernández [recteur de l’Université catholique pontificale d’Argentine à Buenos Aires] fait une déclaration, c’est seulement à titre privé. Elle n’a pas plus de poids que la déclaration d’un autre évêque – et assurément pour l’Église dans son ensemble, il n’a pas d’autorité magistérielle –, et donc cela n’a pas plus d’autorité pour moi que n’importe quelle autre voix théologique. [...]

[J]e crains qu’il n’y ait plus une idée très claire sur le statut ecclésiologique de l’Église romaine sous la forme de la Congrégation des cardinaux et de la Curie romaine. Certains pensent que le Pape peut à titre personnel faire tout ce qu’il veut car il est le souverain absolu, mais ce n’est pas vrai. [...]

Dans mes fonctions comme préfet de la Congrégation, j’ai fait plusieurs interventions dans lesquelles j’ai expliqué que la seule vraie et juste interprétation d’Amoris Lætitia – qui est globalement très bonne et en faveur du mariage – est l’interprétation orthodoxe, et par là nous voulons dire qu’elle est dans le droit fil de la Sainte Écriture, de la tradition apostolique et des décisions définitives du magistère papal et épiscopal, qui est ininterrompu jusqu’à présent. Il n’est nulle part exigé des fidèles dans Amoris Lætitia de croire quoi que ce soit de contraire au dogme, car l’indissolubilité du mariage est une chose évidente. [...]

N’est-il pas problématique que le Pape donne sa propre interprétation qui semble être en désaccord avec l’interprétation orthodoxe que vous faites vôtre, comme, par exemple, dans sa lettre à des évêques argentins et son éloge des évêques de Malte ?

Dans le cas de la lettre à des évêques argentins, si le Pape écrit une lettre privée et personnelle, ce n’est pas un document doctrinal officiel.

Elle a été mise en ligne sur le site Internet du Vatican.

Le site Internet du Vatican a un certain poids, mais il n’a pas d’autorité magistérielle et si vous lisez ce que disent ces évêques argentins dans leur directive, vous pouvez l’interpréter de manière orthodoxe. [...]

Nous devons distinguer entre ce qui est la doctrine officielle de l’Église, le rôle du Pape et ce qu’il dit dans des conversations privées. Ces opinions privées du Pape doivent être respectées parce que ce sont des opinions et des paroles du Saint-Père, mais personne n’est obligé d’accepter inconditionnellement tout ce qu’il dit, par exemple en matière de questions politiques ou scientifiques. Ce sont là ses opinions personnelles, mais cela n’a rien à voir avec notre foi catholique par laquelle nous sommes justifiés dans la grâce de Dieu. [...]

Quiconque devient évêque, ou cardinal, ou pape doit apprendre à distinguer entre les critiques contre la personne et les critiques contre la mission dont vous êtes investi. Le Saint-Père François doit savoir qu’il est important que l’on accepte ses intentions : aider ces gens qui sont éloignés de l’Église, de la croyance de l’Église, de Jésus-Christ, ceux qui veulent les aider... Cette discussion n’est pas contre lui, ce n’est pas contre ses intentions, mais on a besoin de plus de clarification. Dans le passé aussi nous avons eu des discussions sur la foi et son application pastorale. Ce n’est pas la première fois que cela se passe dans l’Église, et alors pourquoi ne pas apprendre de notre longue expérience comme Église, avoir une discussion bonne et profonde dans le but de promouvoir la foi, la vie de l’Église, et de ne pas personnaliser tout cela et de nous diviser ?

Ce n’est pas une critique personnelle contre lui, et chacun doit l’apprendre et respecter sa haute responsabilité. C’est un très grand danger pour l’Église que certains groupes idéologiques se présentent eux-mêmes comme les gardiens exclusifs de l’interprétation authentique d’Amoris Lætita. Ils pensent avoir le droit de qualifier toutes les personnes qui ont une autre position, de stupides, de rigides, de dépassés, de moyenâgeux, etc. [...]

On trouve parfois des comportements peu chrétiens imprimés dans L’Osservatore Romano, le quotidien semi-officiel du Vatican, ou publiés dans des organes médiatiques officiels, pour créer des polémiques et de la rhétorique. Cela ne nous aidera pas dans la situation présente, mais une discussion théologique profonde le pourra. [...]

Souhaiteriez-vous que le Pape réponde aux dubia ? Est-ce vital pour le bien-être de la doctrine ?

La meilleure chose aurait été, pour le Saint-Père, d’accorder une audience avant leur publication. Nous avons désormais le spectacle d’une épreuve de force. C’est mieux de parler avant, d’approfondir les questions et de donner de bonnes réponses. [...] Le successeur de saint Pierre mérite un respect total pour sa personne et son mandat qu’il tient de Dieu, en même temps, ceux qui le critiquent honnêtement méritent une réponse convaincante.

Une solution possible serait qu’un groupe de cardinaux désignés par le Saint-Père, engage un débat théologique avec quelques représentants éminents des dubia et des « corrections », sur les interprétations différentes et parfois controversées de certaines déclarations du chapitre VIII d’Amoris Lætitia. [...]

Une fois, dans un entretien avec le Corriere della Sera [2015], [Mgr Fernández] m’a publiquement critiqué en disant que le préfet de la Congrégation n’avait rien à dire, que le Pape était son ami, qu’il en était l’authentique interprète, que le Saint-Père reçoit ses lumières directement du Saint- Esprit. Mais je n’ai jamais lu nulle part que le Saint-Père recevait des lumières du Saint-Esprit, dans le sens d’une nouvelle révélation.

Le Pape n’est assisté par le Saint-Esprit que pour interpréter authentiquement la révélation de Dieu dans le Christ. Lui et les évêques sont des coopérateurs humains pour transmettre la Révélation qui est entièrement donnée par Jésus-Christ, le Verbe incarné de Dieu, mais ils ne reçoivent aucune autre sorte de révélation.

Les Évangiles sont des mots humains inspirés par le Saint-Esprit, mais cela n’exclut pas la coopération authentiquement humaine des évangélistes. La théologie catholique ne parle pas « d’illumination du magistère du Pape et des évêques ». Les Apôtres ont écouté les paroles de Jésus – c’était une médiation humaine de fait de nature humaine, et c’est pourquoi la coopération de l’Église est absolument nécessaire. Personne ne peut croire sans avoir entendu avec des oreilles humaines la parole de Dieu.

Quand des conseillers du Pape invoquent fréquemment le Saint-Esprit pour justifier leurs positions, impliquant par là que si quelqu’un ne [les] comprend pas il ne comprend pas ce qu’opère le Saint-Esprit, n’est-ce pas là une tendance dangereuse ?

Je crains qu’il y ait une sorte d’incompréhension pentecôtiste quant au rôle du Saint-Esprit. Dans le Verbe incarné de Dieu, dans le Fils de Dieu, Jésus-Christ, nous sont données toute grâce et toute vérité. Le Saint-Esprit réalise la plénitude de la Révélation dans la doctrine et les sacrements de l’Église. Le Saint-Père joue un rôle très important dans la tradition apostolique, mais ce n’est pas le seul. Son enseignement se règle sur la parole de Dieu dans la Bible et sur la tradition dogmatique de l’Église. Le magistère et tous les croyants sont soutenus par le Saint-Esprit dans l’actualisation de la Révélation pleine et entière, mais ils ne reçoivent aucune nouvelle révélation publique qui ferait partie du depositum fidei, comme l’a confirmé le concile de Vatican II [Lumen Gentium, n. 25].

Personne ne peut exiger d’un catholique qu’il croit une doctrine qui serait en opposition évidente à la Sainte Écriture, à la tradition apostolique et aux définitions dogmatiques des papes et des conciles œcuméniques en matière de foi et de morale. Ce qui est requis c’est l’obéissance religieuse mais non une foi aveugle au Pape et aux évêques, et rien du tout aux amis personnels et aux conseillers.

Ces gens doivent venir présenter leurs arguments mais il ne leur est pas permis d’exiger un quelconque respect à leur supposée autorité magistérielle. Nous ne croyons pas des choses simplement parce qu’un pape nous les enseigne, mais parce que ces vérités sont contenues dans la Révélation [Dei Verbum, n. 10]."

Mort naturelle de Jean Paul Ier: la simple vérité finit par s'imposer. Le Pape ne fut pas empoisonné

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Mort naturelle de Jean Paul Ier: la simple vérité finit par s'imposer. Le Pape ne fut pas empoisonné

Jean Paul Ier fut élu après le décès du bienheureux Paul VI, en 1978. Le Cardinal Albino Luciani avait quelque peu caché sa fragilité cardiaque. (Radio Vatican)

Stupeur, 30 jours après son élection, il est retrouvé mort dans son lit. 

Une religieuse découvre Jean Paul Ier décédé

C'est une religieuse qui vit la lumière sous la porte très tôt le matin. Cette même religieuse découvrit le vicaire du Christ mort dans son lit, un livre à la main, la lumière n'était pas éteinte. Albin Luciani est décédé la veille. La soeur ira informé immédiatement le secrétaire du Pape. Selon les médias, il découvrit la stupéfiante nouvelle. 

J'ai eu l'occasion de lui parler au séminaire irlandais. J'entendis donc cette info de sa bouche. 

Un livre raconte la mort naturelle de Jean Paul Ier. Il ne fut ni assassiné, ni empoisonné. Jean Paul II sera élu le 16 octobre 1978. 

 

samedi, 04 novembre 2017

Traduction liturgique de la Messe: François penche pour Benoît XVI

Le Pape François avoue un faible pour le travail théologique de Joseph Ratzinger

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En latin "pro multis"

A la Messe, lors des paroles de la consécration en français, la bonne traduction dit: .. "sang versé pour la multitude", et non pas "pour tous".

En italien, nous devrions dire: "versato per molti", au lieu de "per tutti". En anglais, "for many" (traduction officielle - et plus "for all"). 

Le Pape François avoue ainsi un faible pour le travail théologique et liturgique de Joseph Ratzinger. Le Pape émérite avait demandé, en 2006, de revenir à la version allemande "für viele " et non pas "für alle".   

François penche pour Benoît XVI

Dans le délicat débat sur la traduction du ;pro multis;» dans le canon de la messe, le pape François a discrètement fait sentir, vendredi 3 novembre, sa préférence pour Benoît XVI et la traduction française « pour la multitude ».

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Le pape François est discrètement entré, vendredi 3 novembre, dans le délicat débat sur la traduction du « pro multis », dans les paroles consécratoires de la prière eucharistique, qui agite les milieux liturgiques depuis de nombreuses années.

Dans son homélie pour la messe de suffrage des cardinaux et évêques morts au cours de l’année, célébrée à l’autel de la Chaire de Pierre de la basilique vaticane, François a en effet commenté le passage du Livre de Daniel où le prophète rappelle que « beaucoup de gens qui dormaient dans la poussière de la terre s’éveilleront » et que « ceux qui sont des maîtres de justice pour la multitude brilleront comme les étoiles pour toujours et à jamais » (Daniel 12, 2.3).

« Pour tous » ou « pour beaucoup » ?

« Le “grand nombre” qui ressuscitera pour une vie éternelle est à comprendre comme le “grand nombre” pour lesquels le sang du Christ a été versé, a affirmé le pape dans son homélie. Ils sont la multitude qui, grâce à la bonté miséricordieuse de Dieu, pourra faire l’expérience de la réalité de la vie qui ne finit pas, la victoire complète sur la mort par la résurrection. »

Par ces mots, François a ainsi discrètement pris position dans le débat sur la traduction de la formule de la consécration du sang du Christ au cours de la messe : « qui pro vobis et pro multis effundetur ».

De nombreux épiscopats avaient jusqu’ici fait le choix de traduire cette phrase en « le sang de l’Alliance nouvelle et éternelle qui sera versé pour vous et pour tous » : « per tutti » en italien, « für alle » en allemand, « for all » en anglais, « por todos los hombres » en espagnol…

Laisser au croyant « la liberté de dire oui à » l’amour de Dieu

Un choix que, sous l’impulsion de Benoît XVI, Rome avait contesté en 2006, demandant aux évêques de revenir à la formule « pour beaucoup ».

En 2012, Benoît XVI avait lui-même écrit aux évêques allemands pour leur demander de passer à la traduction « für viele » (pour beaucoup) plutôt que « für alle ». Pour le pape allemand, en effet, bannir le « pour tous » préserve une juste conception du salut qui laisse au croyant « la liberté de dire oui à » l’amour de Dieu.

L’épiscopat allemand a néanmoins toujours résisté sur ce point, tandis que les anglophones ont opté, eux, pour « for many » dans la nouvelle traduction du Missel Romain.

Dans ce débat, qui n’est pas seulement technique mais traduit la conception que l’Église a du salut, seuls les francophones sont épargnés, ayant choisi dès le début de traduire « pro multis » par « pour la multitude », une formulation à la fois plus biblique et plus proche du texte latin.

En évoquant, dans son homélie dont le texte a été distribué dans différentes langues, « le “grand nombre” pour lesquels le sang du Christ a été versé », François a semblé ainsi discrètement pencher pour la position de Benoît XVI, tout en affichant, avec sa mention de la « multitude », une préférence pour le choix des francophones.

Messe pour les cardinaux et évêques décédés dans l’année

La veille, lors de la messe pour la commémoration des fidèles défunts au cimetière de Nettuno, le pape avait utilisé la seconde prière eucharistique, en italien, avec les mots « per tutti » (pour tous), la traduction actuellement en vigueur en Italie. Ce vendredi au Vatican, il a usé de la même prière eucharistique mais en latin, avec le « pro multis ».

Cette messe annuelle rappelait la mémoire des 14 cardinaux et 137 évêques de l’Église catholique morts au cours de l’année, dont les Français Léon Soulier, évêque émérite de Limoges, Robert Sarrabère, évêque émérite de Dax, Albert Malbois, évêque émérite d’Évry, Jacques Fihey, évêque émérite de Coutances, Georges Rol, évêque émérite d’Angoulême, Olivier de Berranger, évêque émérite de Saint-Denis, Marcel Herriot, évêque émérite de Soissons, Edmond Abelé, évêque émérite de Digne, Maurice Marie-Sainte, archevêque émérite de Fort-de-France, Marcel Perrier, évêque émérite de Pamiers.

Nicolas Senèze, à Rome

vendredi, 03 novembre 2017

Des laïcs catholiques ressuscitent l'Académie pour la Vie de Jean-Paul II (sic)

Des laïcs catholiques ressuscitent l'Académie pour la Vie de Jean-Paul II (sic)

La Croix

 
 
Des laïcs catholiques ont ressuscité l'Académie pour la vie de Jean-Paul II après que le Pape François a nommé des apologistes de l'avortement à l'Académie pour la Vie parrainée par le Vatican.

L'annonce a été faite par le professeur Josef Seifert lors d'une conférence sur Humanae Vitae à Rome le 28 octobre.

Le professeur Seifert est le premier président de l'Académie, nommée Académie Jean-Paul II pour la vie humaine et la famille. Elle servira les mêmes objectifs que l'originale, à savoir la "défense de la vie humaine dans toutes ses étapes" et "l'étude du mariage".
 
Ce sera une organisation non gouvernementale indépendante mais, contrairement à l'Académie de la vie du Vatican, elle agira en stricte conformité avec la foi catholique.
 
Note:
 
Nous assistons encore a une désinformation sérieuse du pontificat de François. 
 
- Paul VI, auteur de l'encyclique Humanae Vitae, a été béatifié par François.

jeudi, 02 novembre 2017

Le Saint-Siège veut "réguler" la situation pastorale à Medjugorje explique le Cardinal Parolin

LE SAINT-SIÈGE VEUT “RÉGULER” LA SITUATION PASTORALE À MEDJUGORJE, EXPLIQUE LE CARDINAL PAROLIN
Vatican - le 01/11/2017 | Par Agence I.Media

medjugorje-sanctuaire-l125-h81.pngAu cours de son voyage en Croatie du 29 au 31 octobre 2017, le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’Etat du Saint-Siège, a évoqué devant la presse la question du sanctuaire de Medjugorje (Bosnie-Herzégovine), a rapporté l’agence catholique italienne  SIR  le 31 octobre. Le Saint-Siège, a-t-il expliqué, veut “réguler” la situation pastorale dans ce sanctuaire marial.

Note: prochainement, le Pape François devrait encore un fois donner l'avis de l'Eglise sur le phénomène de Medjugorje. Dans un interview à bord de l'avion papal, il avait clairement exprimé son grand scepticisme quant aux apparitions de Marie. 

Par contre, les grâces reçues sont souvent authentiques et proviennent de la bonté et de largesse de Dieu. La solution pastorale sera certainement celle d'un sanctuaire et d'un lieu pèlerinage détachés des apparitions et des voyants. 

mercredi, 01 novembre 2017

Un théologien écrit au pape : « C’est le chaos dans l’Église et vous en êtes une des causes »

Je me demande simplement ce que fait notre théologien pour expliquer ce pontificat ? cela me fait plutôt penser au pyromane qui crie au feu ...

Plus je lis les Evangiles, plus je me rends compte que les pharisiens dénoncent systématiquement les propos de Jésus, avec hypocrisie. 

Vous voulez comprendre ce pontificat ? allez chez les pauvres, les petits, les malades, les personnes avec un handicap ... 

Un théologien écrit au pape : « C’est le chaos dans l’Église et vous en êtes une des causes »

Thomas G. Weinandy est l’un des théologiens les plus célèbres, il vit à Washington au Collèges des Capucins, l’ordre franciscain auquel il appartient.  Il est membre de la Commission Théologique Internationale – cette même commission que Paul VI avait accolée à la Congrégation pour la doctrine de la foi pour qu’elle bénéficie de l’élite des théologiens du monde entier – depuis que le Pape François l’y a nommé en 2014.

En mai dernier, alors qu’il se trouvait à Rome pour une session de la commission, l’idée commença à germer en lui d’écrire à François une lettre ouverte pour lui faire part non seulement de sa propre inquiétude mais également de celle de nombreuses personnes face au chaos croissant au sein de l’Eglise, chaos qu’il attribue en bonne partie au Pape lui-même.

Il pria alors longuement, jusque sur la tombe de Pierre, avant de demander à Jésus de l’aider à décider s’il devait écrire cette lettre ou pas et de lui envoyer un signe…  Et le signe en question arriva le lendemain, identique à celui qu’il avait lui-même demandé dans la prière, comme il le raconte lui-même :

> « There was no longer any doubt that Jesus wanted me to write… »

Rassuré par le Ciel, le Père Weinandy rédigea donc la lettre.  Au milieu de l’été, il la fit parvenir au Pape François.  Et aujourd’hui, fête de Tous les Saints, il la rend publique d’abord sur le portail américain d’informations religieuses Crux et immédiatement ensuite à Rome, en quatre langues, sur Settimo Cielo.

A 71 ans, le Père Weinandy a enseigné dans de nombreuses universités aux Etats-Unis, pendant douze ans à Oxford ainsi qu’à Rome, à l’Université pontificale grégorienne.  Il a été pendant neuf ans le directeur exécutif du Secrétariat pour la doctrine de la Conférence épiscopale des Etats-Unis.

source

Votre Sainteté,

C’est avec amour pour l’Eglise et respect sincère pour votre fonction que je vous écris cette lettre.  Vous êtes le Vicaire du Christ sur la terre, le berger de son troupeau, le successeur de Saint Pierre et donc le rocher sur lequel le Christ bâtit son Eglise.  C’est avec une loyauté filiale et une obéissance enracinée dans la vérité que tout catholique, qu’il soit clerc ou laïc, doit s’adresser à vous.  L’Eglise se tourne vers vous dans un esprit de foi, avec l’espoir que vous la guiderez dans l’amour.

Cependant, Votre Sainteté, une confusion chronique semble marquer votre pontificat.  La lumière de la foi, de l’espoir et de l’amour n’est pas absente mais elle est trop souvent obscurcie par l’ambigüité de vos mots et de vos actions.  Ce qui nourrit un malaise croissant chez les fidèles.  Il compromet leur capacité d’amour, de joie et de paix. 

Permettez-moi de prendre quelques brefs exemples :

Tout d’abord, il y a le controversé chapitre 8 d’Amoris laetitia.  Il n’est pas utile que je partage mes propres préoccupations quant à son contenu.  D’autres que moi, non seulement des théologiens mais également des cardinaux et des évêques, l’ont déjà fait.  La principale source de préoccupation concerne votre façon d’enseigner.  Dans Amoris laetitia, vos orientations semblent parfois intentionnellement ambigües, et invite ainsi à la fois à une interprétation traditionnelle de l’enseignement catholique sur le mariage et le divorce comme à une autre interprétation qui impliquerait, elle, un changement de ce même enseignement. 

Comme vous le faites sagement remarquer, les pasteurs doivent accompagner et encourager les personnes en situation irrégulière mais l’ambigüité demeure quant à savoir ce que signifie véritablement cet « accompagnement ».  Enseigner avec un tel manque de clarté apparemment intentionnel fait courir le risque de pécher contre l’Esprit Saint, l’Esprit de vérité.  L’Esprit Saint est donné à l’Eglise, et plus particulièrement à vous, pour dissiper l’erreur et non pas la favoriser. 

En outre, ce n’es tque là où se trouve la vérité que peut se trouver l’amour authentique, puisque la vérité est la lumière qui libère les femmes et les hommes de l’aveuglement du péché, qui est une obscurité qui étouffe la vie de l’âme.  Pourtant, vous semblez censurer et même vous moquer de ceux qui interprètent le chapitre 8 d’Amoris laetitia en accord avec la tradition de l’Eglise en les traitant de pharisiens jeteurs de pierres qui incarneraient un rigorisme impitoyable.  Ce genre de calomnie est étranger à la nature du ministère pétrinien.  Certains de vos conseillers semblent se livrer de façon regrettable à des actions similaires.  Un tel comportement donne l’impression que vos thèses ne sont pas en mesure de résister à l’examen théologique et ne peuvent donc être soutenues que par des arguments « ad hominem ».

Deuxièmement, votre façon de faire semble trop souvent dévaloriser l’importance de la doctrine de l’Eglise.  Encore et encore, vous dépeignez la doctrine comme étant poussiéreuse, livresque et éloignée des préoccupations pastorales de la vie quotidienne.  Ceux qui vous critiquent ont été accusés, selon vos propres mots, de transformer la doctrine en idéologie.  Alors que c’est justement la doctrine chrétienne – y compris les distinctions subtiles concernant des croyances centrales comme la nature trinitaire de Dieu, la nature et la finalité de l’Eglise, l’Incarnation, la Rédemption et les sacrements – qui libèrent les gens des idéologies du monde et assure qu’ils prêchent et enseignement réellement l’Evangile authentique, qui donne la vie.  Ceux qui dévalorisent les doctrines de l’Eglise se séparent eux-mêmes de Jésus, l’auteur de la vérité.  Alors tout ce qu’ils possèdent et ne pourront jamais posséder, ce n’est qu’une idéologie – et qui plus est une idéologie qui se conforme au monde du péché et de la mort.

Troisièmement, les fidèles catholiques ne peuvent qu’être décontenancés par votre choix de certains évêques, des hommes qui semblent non seulement ouverts à ceux qui défendent des thèses contraires à la foi chrétienne mais qui les soutiennent et même les défendent.  Ce qui scandalise les croyants, ce n’est pas seulement le fait que vous ayez nommé de tels hommes pasteurs de l’Eglise mais également que vous restiez muet face à leur enseignement et à leurs pratiques pastorales.  Cela affaiblit le zèle de beaucoup d’hommes et de femmes qui défendent l’enseignement catholique authentique depuis tant d’années, souvent au prix de leur propre réputation et de leur santé.  Avec pour résultat que de nombreux fidèles qui incarnent le « sensum fidelium » perdent confiance en leur pasteur suprême.

Quatrièmement, l’Eglise forme un seul corps, le Corps mystique du Christ et vous avez reçu du Seigneur lui-même la mission de promouvoir et de renforcer cette unité.  Mais vos actions et vos déclarations semblent trop souvent avoir l’effet inverse.  Encourager une forme de « synodalité » qui autorise et encourage différentes options morales et doctrinales au sein de l’Eglise ne peut que mener à davantage de confusion théologique et pastorale.  Une telle synodalité n’est pas judicieuse et, en pratique, va à l’encontre de l’unité collégiale entre les évêques.

Saint-Père, cela m’amène à ma dernière préoccupation.  Vous avez souvent parlé d’un besoin de transparence au sein de l’Eglise.  Vous avez souvent encouragé, particulièrement au cours des deux derniers synodes, chaque personne et en particulier les évêques, à exprimer sa pensée sans avoir peur de ce que le pape pourrait penser.  Mais avez-vous remarqué que la majorité des évêques à travers le monde sont étonnamment silencieux ?  Comment cela se fait-il ?  Les évêques apprennent vite et ce que beaucoup ont appris de votre pontificat ce n’est pas que vous êtes ouvert à la critique mais bien que vous ne l’admettez pas.  De nombreux évêques se taisent par loyauté pour vous et ils n’expriment pas – à tout le moins en public ; en privé c’est une autre histoire – les inquiétudes que soulèvent votre pontificat.  Ils sont nombreux à craindre que, s’ils disent ce qu’ils pensent, ils seront marginalisés ou pire.

Je me suis souvent demandé : « Pourquoi Jésus laisse-t-il tout cela se produire ? ».  La seule réponse qui me vient à l’esprit c’est que Jésus veut montrer combien la foi de tant de personnes dans l’Eglise est faible, même parmi trop de ses évêques.  Paradoxalement, votre pontificat a donné à ceux qui soutiennent des thèses pastorales et théologiques nuisibles la permission et le courage de sortir au grand jour et d’exposer leur obscurité qu’ils dissimulaient jusqu’ici.  Face à cette obscurité, l’Eglise devra humblement se renouveler afin de continuer de grandir en sainteté.

Saint Père, je prie pour vous sans relâche et je continuerai à le faire.  Puisse l’Esprit Saint vous conduire à la lumière de la vérité et à la vie de l’amour pour que vous puissiez dissiper les ténèbres qui voilent à présent la beauté de l’Eglise du Christ.

Bien à vous dans le Christ,
Thomas G. Weinandy, O.F.M., Cap.

Le 31 juillet 2017
Jour de la fête de Saint Ignace de Loyola

Séminaire sur le Cardinal Mermillod à Fribourg

 

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La Liberté 14.10.2017

Le Genevois Gaspard Mermillod, qui a donné son titre à la Brasserie du Cardinal, refait parler de lui

PROPOS RECUEILLIS PAR 
PASCAL FLEURY

asset-version-df4ca411e6-233687.jpg"Histoire"

   Son titre ecclésiastique a inspiré à la Brasserie du Cardinal sa raison sociale. Mgr Gaspard Mermillod (1824–1892) revient sur le devant de la scène à la faveur d’un colloque universitaire, qui s’est tenu hier à l’Albertinum à Fribourg, et de la publication d’une volumineuse biographie* retrouvée récemment dans un fonds familial à Genève.

Longtemps considéré comme «gênant», envoyé en exil à l’époque du Kulturkampf, vite relégué dans les oubliettes de l’histoire, ce prélat a pourtant été un «personnage clé» du catholicisme genevois et romand au XIXe siècle et l’un des acteurs majeurs de la doctrine sociale de l’Eglise. Les explications du Père dominicain Paul-Bernard Hodel, professeur d’histoire de l’Eglise à l’Université de Fribourg.

Commémoration de la réforme protestante: une déclaration commune

images.jpegComment ne pas nous souvenir du pontificat de Benoît XVI, tout centré sur l'unité des chrétiens ? Comment ne pas nous souvenir de l'accord entre luthériens et catholiques sur la justification, sous la houlette du Cardinal Ratzinger ?

L'oecuménisme n'est pas une branche à option, mais clairement un appel de l'Esprit Saint. 

L'Eglise catholique n'a jamais utilisé le terme "fête" ou "jubilé" de la réforme protestante. Nous ne saurions célébrer une rupture, une division douloureuse ou une révolution. La réalité de commémoration est adaptée. 

Un foi unique et commune est un gage d'espérance. Sinon, comment nous réunir ? Le relativisme ruine les efforts oecuméniques. 

Commémoration de la réforme protestante: une déclaration commune 

Etat du Vatican - 31/10/2017 18:15:00

Déclaration commune de la Fédération luthérienne mondiale et du Conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens sur la conclusion de l'année de commémoration conjointe de la Réforme, le 31 octobre 2017

En ce 31octobre2017, dernier jour de l'année de commémoration oecuménique commune de la Réforme, nous rendons grâces pour les dons spirituels et théologiques reçus à travers la Réforme, une commémoration que nous avons vécue ensemble et avec nos partenaires oecuméniques dans le monde entier. De même, nous avons demandé pardon pour nos échecs et pour la manière dont les chrétiens ont blessé le Corps du Seigneur et se sont offensés mutuellement pendant les cinq cents ans qui se sont écoulés entre le début de la Réforme jusqu'à aujourd'hui.

Nous, luthériens et catholiques, sommes profondément reconnaissants du chemin oecuménique que nous avons parcouru ensemble durant les cinquante dernières années. Ce pèlerinage, soutenu par notre prière, notre culte et notre dialogue oecuménique communs, a abouti à la disparition des préjugés, à l'amélioration de la compréhension réciproque et à l'identification d'accords théologiques décisifs. Devant tant de bénédictions qui jalonnent notre parcours, nous élevons nos coeurs afin de louer le Dieu trinitaire pour la miséricorde que nous recevons.

En ce jour, nous revenons sur une année d'événements oecuméniques remarquables, commencée le 31octobre2016 par une prière luthéro-catholique commune à Lund, en Suède, en présence de nos partenaires oecuméniques. Lorsqu'ils présidaient ce service, le pape François et l'évêque Munib A.Younan, alors président de la Fédération luthérienne mondiale, ont signé une déclaration commune d'engagement à poursuivre le chemin oecuménique commun vers l'unité pour laquelle le Christ a prié (cf. Jean17,21). Le même jour, notre service commun pour les personnes ayant besoin de notre aide et de notre solidarité s'est vu renforcé par une déclaration d'intention de Caritas Internationalis et du épartement d'entraide mondiale de la Fédération luthérienne mondiale.

Ainsi que l'ont déclaré ensemble le pape François et le président Younan: «Beaucoup de membres de nos communautés aspirent à recevoir l'Eucharistie à une même table, comme expression concrète de la pleine unité. Nous faisons l'expérience de la souffrance de celles et ceux qui partagent leur vie tout entière, mais ne peuvent pas partager la présence rédemptrice de Dieu à la table eucharistique. Nous reconnaissons notre responsabilité pastorale commune pour répondre à la soif et à la faim spirituelles de nos fidèles d'être un dans le Christ. Nous désirons ardemment que cette blessure dans le Corps du Christ soit guérie. C'est l'objectif de nos efforts oecuméniques, que nous voulons faire progresser, y compris en renouvelant notre engagement pour le dialogue théologique.»

Parmi les bénédictions de cette année de commémoration figure le fait que pour la première fois les luthériens et les catholiques ont considéré la Réforme dans une perspective oecuménique. Cela a permis de poser un regard neuf sur les événements du seizième siècle qui ont conduit à notre séparation. Nous reconnaissons que, si le passé ne peut être changé, son influence sur nous aujourd'hui peut être transformée pour devenir l'impulsion d'une communion croissante et un signe d'espérance pour le monde qui doit surmonter la division et la fragmentation. Une fois encore, il apparaît clairement que ce que nous avons en commun est bien plus grand que ce qui nous divise encore.

Nous nous réjouissons que la Déclaration commune sur la doctrine de la justification, solennellement signée par la Fédération luthérienne mondiale et l'Église catholique romaine en 1999, ait également été signée par le Conseil méthodiste mondial en 2006 et, pendant cette année de commémoration de la Réforme, par la Communion mondiale d'Églises réformées. La Déclaration est accueillie et reçue aujourd'hui même par la Communion anglicane au cours d'une cérémonie solennelle à l'abbaye de Westminster. Sur ce fondement, nos communions chrétiennes peuvent nouer des liens toujours plus étroits de consensus spirituel et de témoignage commun au service de l'Évangile.

Nous nous félicitons des nombreux services communs de prière et de culte que les luthériens et les catholiques ont organisés de concert avec leurs partenaires oecuméniques dans différents pays du monde, ainsi que des rencontres théologiques et des publications marquantes qui ont donné corps à cette année de commémoration.

Nous nous engageons à continuer à cheminer ensemble, guidés par l'Esprit de Dieu, vers la plus grande unité selon la volonté de notre Seigneur Jésus Christ. Avec l'aide de Dieu, nous désirons discerner par la prière notre compréhension de l'Église, de l'Eucharistie et du Ministère, en quête d'un consensus substantiel pour aplanir les différences subsistantes entre nous. Avec une joie et une gratitude profondes, nous sommes convaincus que «Celui qui a commencé en [nous] une oeuvre excellente en poursuivra l'achèvement jusqu'au jour de Jésus Christ» (cf. Ph1,6).

 

Le Père Bernard Peyrous sommé d'interrompre son ministère.

Information concernant le Père Bernard Peyrous

30 octobre 2017 

Unknown.jpegLe cardinal Jean-Pierre Ricard, archevêque de Bordeaux, en lien avec les responsables de la Communauté de l’Emmanuel, a pris des mesures conservatoires à l’égard du Père Bernard Peyrous à la suite de gestes gravement inappropriés de sa part vis-à-vis d’une femme majeure. Il lui est demandé d’interrompre ses charges pastorales actuelles, et de renoncer, jusqu’à nouvel ordre, à la prédication de retraite et à l’accompagnement spirituel. Les responsables de la communauté accompagnent le Père Bernard Peyrous dans la mise en œuvre de ces décisions.

Nous sommes profondément affectés par la souffrance de cette femme. Nous avons eu l’occasion de lui manifester directement notre tristesse et notre soutien, et nous lui sommes reconnaissants de nous avoir alertés sur ces comportements inacceptables de la part d’un prêtre.

La Communauté de l’Emmanuel reste disponible à toute personne qui souhaiterait un contact ou une écoute. Sont présentées ci-dessous les informations utiles à cette fin.

Laurent Landete, modérateur général de la communauté
Père Henri-Marie Mottin, responsable des ministres ordonnés

PS 1 : Pour une prise de contact, envoyez un mail à une des adresses suivantes :
ecoute@emmanuelco.org
– Père Henri-Marie Mottin : hmmottin@emmanuelco.org
– Florence de Boisredon : fdeboisredon@emmanuelco.org
PS 2 : Contact presse : Louis-Etienne de Labarthe 06 37 17 80 90 – ledelabarthe@emmanuelco.org

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Le père Bernard Peyrous démis de ses fonctions

Ancien recteur des sanctuaires de Paray-le-Monial, spécialiste en histoire de la spiritualité et en théologie spirituelle, postulateur de la cause en béatification de Marthe Robin, le père Bernard Peyrous, prêtre de la communauté de l’Emmanuel, 70 ans, a été démis de ses fonctions.

Un communiqué publié sur le site de l’Emmanuel, lundi 30 octobre, indique que « le cardinal Jean-Pierre Ricard, archevêque de Bordeaux, en lien avec les responsables de la Communauté de l’Emmanuel, a pris des mesures conservatoires » à son égard « à la suite de gestes gravement inappropriés de sa part vis-à-vis d’une femme majeure ».

Il est demandé au prêtre, très connu dans sa communauté et au-delà, accompagnateur très apprécié de centaines de personnes, d’« interrompre ses charges pastorales actuelles, et de renoncer, jusqu’à nouvel ordre, à la prédication de retraite et à l’accompagnement spirituel ». Les responsables de la communauté « accompagnent » le père Peyrous, qui a reconnu le caractère inapproprié de ses gestes, « dans la mise en œuvre de ces décisions », précisent-ils.

La femme ayant mis en cause le comportement du prêtre bordelais installé à l’Ile-Bouchard (Indre-et-Loir) a pris contact avec les responsables de la communauté il y a un mois, mais à ce stade, elle n’a pas souhaité porter plainte devant la justice civile pour ces faits qui remontent à moins de cinq ans.

« Nous sommes profondément affectés par la souffrance de cette femme », soulignent les signataires de ce communiqué, Laurent Landete, modérateur général de l’Emmanuel, et le père Henri-Marie Mottin, responsable des ministres ordonnés. « Nous avons eu l’occasion de lui manifester directement notre tristesse et notre soutien, et nous lui sommes reconnaissants de nous avoir alertés sur ces comportements inacceptables de la part d’un prêtre », affirment-ils.

La Croix , le 31/10/2017

lundi, 30 octobre 2017

L'Europe et le Pape François: la famille comme lieu fondamental

La famille est l’union harmonieuse des différences entre l’homme et la femme, qui est d’autant plus authentique et profonde qu’elle est procréatrice, capable de s’ouvrir à la vie et aux autres.

Pape François

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Zenit

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Les chrétiens reconnaissent que leur identité est de prime abord relationnelle. Ils sont insérés comme membres d’un corps, l’Église (cf. 1 Co 12, 12), dans lequel chacun, avec sa propre identité et particularité, participe librement à l’édification commune.

De manière analogue, ce lien se retrouve aussi dans le domaine des relations interpersonnelles et de la société civile. Devant l’autre, chacun découvre ses qualités et ses défauts; ses points forts et ses faiblesses: en d’autres termes, il découvre son visage, comprend son identité.

La famille, en tant que première communauté, demeure le lieu le plus fondamental de cette découverte. La diversité y est exaltée et en même temps est comprise dans l’unité. La famille est union harmonieuse des différences entre l’homme et la femme, qui est d’autant plus authentique et profonde qu’elle est procréatrice, capable de s’ouvrir à la vie et aux autres.

De même, une communauté civile est vivante si elle sait être ouverte, si elle sait accueillir la diversité et les talents de chacun et en même temps si elle sait engendrer de nouvelles vies, ainsi que du développement, du travail, de l’innovation et de la culture.

Tariq Ramadan, Henda Ayari dans Bourdin direct

Tariq Ramadan, Henda Ayari dans Bourdin direct

Un homme médiatique, Tariq Ramadan, peine à se défendre: réaction très tardive, arguments déviés sur la cause juive sans aucun rapport avec les faits ... Dramatique. 

Les règles de la communication de crise, qui peut être déclenchée par toutes personnes et toutes institutions à n'importe quels moments, demande une réaction immédiate, claire et rapide. Tout temps écoulé laisse à penser à une défense calculée. 

dimanche, 29 octobre 2017

FRANÇOIS, UN PAPE APPLAUDI PAR LE MONDE... MAIS DÉTESTÉ PAR SON CLERGÉ

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? Le Pape François serait détesté par son clergé ?

Un article du Guardian, repris par une farouche opposante au Pape, met en lumière l'incompréhension qu'une partie des détracteurs de François distille sur la toile.

Personnellement, j'aime beaucoup notre Saint Père car il m'aide à accomplir ma mission de prêtre. Cet homme, élevé par Dieu à la grâce de la papauté, n'est ni un théologien, ni un professeur, mais un communicateur de génie, un Pasteur prophétique. 

Andrew Brown

27 octobre 2017

www.theguardian.com

La traduction (Benoît et moi)

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(Photo "The Guardian")
 

FRANÇOIS, UN PAPE APPLAUDI PAR LE MONDE... MAIS DÉTESTÉ PAR SON CLERGÉ

Le pape François est aujourd'hui l'un des hommes les plus détestés du monde. Ceux qui le haïssent le plus ne sont pas des athées, ni des protestants, ni des musulmans, mais certains de ses propres disciples. En dehors de l'Église, il est extrêmement populaire comme une figure de modestie et d'humilité presque ostentatoire. Dès le moment où le cardinal Jorge Bergoglio est devenu pape en 2013, ses gestes ont captivé l'imagination du monde entier: le nouveau pape conduisait une Fiat, portait ses propres sacs et réglait ses propres factures dans les hôtels; il demandait aux homosexuels: "Qui suis-je pour juger?"

Mais à l'intérieur de l'Église, François a provoqué une réaction féroce de la part des conservateurs qui craignent que cet esprit divise l'Église, et puisse même la briser. Cet été, un prêtre anglais éminent m'a dit: "Nous avons hâte qu'il meure. C'est inimaginable ce qu'on dit en privé. Chaque fois que deux prêtres se rencontrent, ils racontent à quel point Bergoglio est horrible... Il est comme Caligula: s'il avait un cheval, il le ferait cardinal...". Bien sûr, après 10 minutes de lamentation, il a ajouté: "Il ne faut rien imprimer de tout ça, sinon je serais viré."

Ce mélange de haine et de peur est courant chez les adversaires du pape. François, le premier pape non européen des temps modernes, et le premier pape jésuite, fut élu comme étranger à l'establishment du Vatican, et on s'attendait à ce qu'il se fasse des ennemis. Mais personne n'avait prévu à quel point il en aurait. De son renoncement à la pompe du Vatican, qui a prévenu 3 000 fonctionnaires de l'Eglise qu'il voulait en être le maître, à son soutien aux migrants, à ses attaques contre le capitalisme mondial et, surtout, à ses tentatives de réexaminer les enseignements de l'Eglise sur la sexualité, il a scandalisé les réactionnaires et les conservateurs. A en juger par les chiffres du vote lors de la dernière réunion mondiale des évêques, près d'un quart du collège des cardinaux - le plus haut clergé de l'Église - pense que le pape flirte avec l'hérésie.

Le point critique est venu dans une bataille sur sa vision du divorce. Rompant avec des siècles, sinon des millénaires, de théorie catholique, le Pape François a essayé d'encourager les prêtres catholiques à donner la communion à certains couples divorcés et remariés, ou à des familles où cohabitent les parents non mariés. Ses ennemis tentent de le forcer à abandonner et à renoncer à cet effort.

Comme il ne le fera pas, et qu'il persévère tranquillement face au mécontentement grandissant, ils se préparent maintenant à la bataille. L'année dernière, un cardinal, soutenu par quelques collègues en retraite, a évoqué la possibilité d'une déclaration officielle d'hérésie - le rejet délibéré d'une doctrine établie de l'Église, un péché punissable d'excommunication. Le mois dernier, 62 catholiques mécontents, dont un évêque à la retraite et un ancien directeur de la banque du Vatican, ont publié une lettre ouverte accusant François de sept chefs d'accusation spécifiques d'enseignement hérétique.

Accuser un pape régnant d'hérésie est une option "nucléaire" [au sens d'"explosive"?] dans le raisonnement catholique. La doctrine soutient que le pape ne peut pas se tromper quand il parle sur les questions centrales de la foi; ainsi, s'il se trompe, il ne peut pas être pape. D'un autre côté, si ce pape a raison, tous ses prédécesseurs ont dû se tromper.

La question est particulièrement délétère car elle est presque entièrement théorique. Dans la pratique, dans la plupart des pays du monde, les couples divorcés et remariés se voient offrir la communion de façon habituelle. Le Pape François ne propose pas une révolution, mais la reconnaissance bureaucratique d'un système qui existe déjà, et qui pourrait même être essentiel à la survie de l'Eglise. Si les règles étaient appliquées à la lettre, personne dont le mariage a échoué ne pourrait plus jamais avoir de rapports sexuels. Ce n'est pas une façon pratique de s'assurer qu'il y aura des générations futures de catholiques.

Mais les réformes prudentes de François semblent à ses adversaires menacer la croyance que l'Église enseigne des vérités intemporelles. Et si l'Église catholique n'enseigne pas les vérités éternelles, se demandent les conservateurs, à quoi sert-elle? La bataille sur le divorce et le remariage a porté à un point crucial deux idées profondément opposées de ce à quoi sert l'Église. Les insignes du pape sont deux clés croisées. Elles représentent celles que Jésus est supposé avoir donné à saint Pierre, symbolisant les pouvoirs de lier et de délier: proclamer ce qui est péché et ce qui est permis. Mais quel pouvoir est le plus important, et le plus urgent aujourd'hui?

La crise actuelle est la plus grave depuis que les réformes libérales des années 1960 ont incité un groupe éclaté de conservateurs intransigeants à s'éloigner de l'Église (leur leader, l'archevêque français Marcel Lefebvre, fut par la suite excommunié). Au cours des dernières années, les auteurs conservateurs ont constamment agité le spectre du schisme. En 2015, le journaliste américain Ross Douthat, converti au catholicisme, a écrit un article pour le magazine Atlantic intitulé "Will Pope François Break the Church?". Un post sur un blog du Spectator, celui de l'anglais Damian Thompson, a prévenu "Le pape François est maintenant en guerre avec le Vatican". Selon un archevêque du Kazakhstan, les vues du pape sur le divorce et l'homosexualité ont permis à "la fumée de Satan" d'entrer dans l'Église.

L'Église catholique a passé une grande partie du siècle dernier à lutter contre la révolution sexuelle, tout comme elle a lutté contre les révolutions démocratiques du XIXe siècle, et dans cette lutte, elle a été forcée de défendre une position absolutiste indéfendable, dans laquelle toute contraception artificielle est interdite, de même que tous les rapports sexuels en dehors d'un mariage à vie. Comme le reconnaît François, ce n'est pas ainsi que les gens se comportent. Le clergé le sait, mais on s'attend à ce qu'il fasse semblant de ne pas le savoir. L'enseignement officiel ne peut pas être remis en question, mais il ne peut pas non plus être respecté. Quelque chose DOIT SE PASSER, et le moment venu, l'explosion qui en résultera pourrait briser l'Église.

Il est assez juste de dire que les haines parfois âpres au sein de l'Église - que ce soit à propos du changement climatique, de la migration ou du capitalisme - ont atteint leur paroxysme dans une lutte gigantesque contre les implications d'une seule note de bas de page dans un document intitulé "La joie de l'amour" (ou, dans son nom latin, Amoris Laetitia). Le document, écrit par François, est un résumé du débat actuel sur le divorce, et c'est dans cette note de bas de page qu'il fait une affirmation apparemment modérée, que les couples divorcés et remariés peuvent parfois recevoir la communion.

Avec plus d'un milliard d'adeptes, l'Église catholique est la plus grande organisation mondiale que le monde ait jamais vue, et beaucoup de ses disciples sont divorcés, ou parents célibataires. Pour mener à bien son travail dans le monde entier, elle dépend du volontariat. Si les fidèles ordinaires cessent de croire en ce qu'ils font, tout s'effondre. François le sait très bien. S'il ne parvient pas à concilier théorie et pratique, l'Église pourrait être vidée partout. Ses opposants croient aussi que l'Église est confrontée à une crise, mais leur prescription est le contraire. Pour eux, l'écart entre la théorie et la pratique est exactement ce qui donne à l'Église valeur et sens. Si tout ce que l'Église offre aux gens est quelque chose dont ils peuvent se passer, croient les opposants de François, alors elle s'effondrera à coup sûr.

CHOISIR ENTRE L'OUVERTURE AU MONDE OU LE REPLI: "EXTRAVERTIS" VS "INTRAVERTIS"

Personne ne l'avait prévu lors de l'élection de François en 2013. L'une des raisons pour lesquelles il a été choisi par ses confrères cardinaux était de mettre de l'ordre dans la bureaucratie sclérosée du Vatican. Cette tâche était attendue depuis longtemps. Le cardinal Bergoglio de Buenos Aires a été élu comme un relatif étranger avec la capacité de débloquer une partie du blocage au centre de l'Église. Mais cette mission s'est rapidement heurtée à une ligne de faille encore plus âpre dans l'Église, généralement décrite en termes de lutte entre les "libéraux", comme François, et les "conservateurs", comme ses ennemis. Pourtant, il s'agit là d'une classification glissante et trompeuse.

Le conflit central est entre les catholiques qui croient que l'Église devrait établir l'agenda du monde, et ceux qui pensent que le monde doit établir l'agenda de l'Église.Ce sont là des types idéaux: dans le monde réel, tout catholique sera un mélange de ces orientations, mais chez la plupart d'entre eux, l'une prédominera.

François est un parfait exemple de catholique "orienté vers l'extérieur" ou extraverti, surtout comparé à ses prédécesseurs immédiats. Ses adversaires sont des introvertis. Beaucoup ont d'abord été attirés par l'Eglise pour sa distance des préoccupations du monde. Un nombre surprenant des introvertis les plus en vue sont des convertis du protestantisme américain, certains motivés par le manque de profondeur des ressources intellectuelles avec lesquelles ils ont été élevés, mais beaucoup plus par le sentiment que le protestantisme libéral mourait précisément parce qu'il n'offrait plus aucune alternative à la société qui l'entourait. Ils veulent du mystère et de la romance, et non du bon sens stérile ou de la sagesse conventionnelle. Aucune religion ne pourrait s'épanouir sans cette impulsion.

Mais aucune religion globale ne peut non plus s'opposer entièrement au monde. Au début des années 1960, un rassemblement de trois ans d'évêques de toutes les parties de l'Église, connu sous le nom de Concile Vatican II, ou simplement Vatican II, "ouvrit les fenêtres sur le monde", selon les mots du Pape Jean XXIII, qui le mit en route, mais mourut avant la fin de ses travaux.

Le Concile renonça à l'antisémitisme, adopta la démocratie, proclama les droits universels de l'homme et abolit largement la Messe latine. Ce dernier acte, en particulier, a assommé les introvertis. L'auteur Evelyn Waugh, par exemple, n'est jamais allée à une messe anglaise après la décision. Pour des hommes comme lui, les rituels solennels d'un service accompli par un prêtre avec le dos tourné à la congrégation, parlant entièrement en latin, face à Dieu sur l'autel, étaient le cœur même de l'Église - une fenêtre sur l'éternité ouverte à chaque représentation. Le rituel a été au centre de l'Église sous une forme ou une autre depuis sa fondation.

Le changement symbolique induit par la nouvelle liturgie - en remplaçant le prêtre introverti faisant face à Dieu devant l'autel par la figure extravertie faisant face à sa congrégation - fut immense. Certains conservateurs ne se sont pas encore réconciliés avec la réorientation; parmi eux, le cardinal ghanéen Robert Sarah, vanté par les introvertis comme successeur possible de François, et le cardinal américain Raymond Burke, devenu l'opposant le plus en vue de François. La crise actuelle, selon les mots de la journaliste catholique anglaise Margaret Hebblethwaite, partisane passionnée de François, n'est rien de moins que "Vatican II qui revient".

"Nous devons être inclusifs et accueillants à tout ce qui est humain", a dit Sarah lors d'une rencontre au Vatican l'année dernière, dans une dénonciation des propositions de François, "mais ce qui vient de l'Ennemi ne peut et ne doit pas être assimilé. Vous ne pouvez pas rejoindre le Christ et Bélial! Ce que le fascisme nazi et le communisme étaient au XXe siècle, les idéologies occidentales de l'homosexualité et de l'avortement et le fanatisme islamique le sont aujourd'hui".

Dans les années qui ont suivi immédiatement le concile, les religieuses ont abandonné leur habit, les prêtres ont découvert des femmes (plus de 100 mille ont quitté le sacerdoce pour se marier) et les théologiens ont jeté les chaînes de l'orthodoxie introvertie. Après 150 ans de résistance et de répulsion contre le monde extérieur, l'Église s'est retrouvée en contact avec lui partout, jusqu'à ce qu'il semble aux introvertis que tout l'édifice s'effondrait en ruines.

La fréquentation des églises a chuté dans le monde occidental, comme pour les autres dénominations. Aux Etats-Unis, 55% des catholiques allaient à la messe régulièrement en 1965, contre seulement 22% en 2000. En 1965, 1,3 million de bébés catholiques étaient baptisés aux Etats-Unis; en 2016, seulement 670 mille. La question de savoir s'il s'agissait d'une cause ou d'une corrélation demeure très controversée. Les introvertis la blâmaient pour l'abandon des vérités éternelles et des pratiques traditionnelles; les extravertis trouvaient que l'Église n'avait pas changé assez vite ou été trop loin.

En 1966, un comité pontifical de 69 membres, dont sept cardinaux et 13 médecins, dans lequel étaient également représentés des laïcs et même quelques femmes, vota massivement pour lever l'interdiction de la contraception artificielle, mais le pape Paul VI passa outre en 1968. Il ne pouvait pas admettre que ses prédécesseurs avaient eu tort, et les protestants raison. Pour une génération de catholiques, ce conflit est venu symboliser la résistance au changement. Dans le monde en voie de développement, l'Église catholique a été largement dépassée par un renouveau pentecôtiste énorme, qui offrait aux laïcs, y compris aux femmes, à la fois du spectacle et un statut.

Les introvertis se sont vengés avec l'élection du Pape (aujourd'hui Saint Pape) Jean-Paul II en 1978. Son Église polonaise avait été définie par son opposition au monde et à ses pouvoirs depuis que les nazis et les communistes avaient divisé le pays en 1939. Jean-Paul II était un homme d'une énergie, d'une volonté et de dons extraordinaires. Il était aussi profondément conservateur sur les questions de moralité sexuelle et avait, en tant que cardinal, fourni la justification intellectuelle de l'interdiction de la contraception. Dès le moment de son élection, il s'est mis à remodeler l'Église à son image. S'il ne pouvait pas lui insuffler son propre dynamisme et sa propre volonté, il pouvait, semblait-il, la purger de l'extraversion et l'installer à nouveau comme un rocher contre les courants du monde séculier.

Ross Douthat, le journaliste catholique [évoqué plus haut], était l'une des rares personnes du parti introverti à vouloir parler ouvertement du conflit actuel. Jeune homme, il fut l'un des convertis de l'Église du Pape Jean-Paul II. Il dit aujourd'hui: "L'Église peut être un foutoir [a mess], mais l'important est que le centre soit sain, et qu'on puisse toujours reconstruire les choses à partir du centre. L'important, dans la condition de catholique, c'est qu'on vous garantit la continuité au centre, et avec cela l'espoir de reconstitution de l'ordre catholique".

Jean-Paul II prit soin de ne jamais répudier les paroles de Vatican II, mais il s'efforça de les vider de l'esprit extraverti. Il s'employa à imposer une discipline féroce au clergé et aux théologiens. Il rendit le plus difficile possible pour les prêtres de partir et de se marier. Son allié dans ce domaine était la Congrégation pour la Défense (sic!) de la Foi, ou CDF, autrefois connue sous le nom de Saint-Office. La CDF est le plus institutionnellement introverti de tous les départements du Vatican (ou "dicastères", comme on les appelle depuis l'époque des empires romains; c'est un détail qui suggère le poids de l'expérience institutionnelle et de l'inertie - si le nom était assez bon pour Constantin, pourquoi le changer?).

Pour la CDF, le fait que le rôle de l'Église soit d'enseigner au monde, et non d'en recevoir des leçons, est un axiome. Elle traîne une longue histoire de punition des théologiens en désaccord: il leur a été interdit de publier, ou ils ont été renvoyés des universités catholiques.

Au début du pontificat de Jean-Paul II, la CDF publia Donum Veritatis (Le Don de la Vérité), un document expliquant que tous les catholiques doivent pratiquer la "soumission de la volonté et de l'intellect" à ce que le pape enseigne, même quand il n'est pas infaillible; et que les théologiens, bien qu'ils puissent être en désaccord et faire connaître leur désaccord à leurs supérieurs, ne doivent jamais le faire en public. Cela a été utilisé comme une menace, et parfois une arme, contre toute personne soupçonnée de dissidence "liberal" [au sens anglosaxon du terme, càd progressiste]. François, cependant, a retourné ces pouvoirs contre ceux qui avaient été leurs plus ardents défenseurs. Les prêtres catholiques, les évêques et même les cardinaux sont tous au service du pape, et peuvent à tout moment être licenciés. Les conservateurs devaient tout apprendre à ce sujet sous la direction de François, qui a renvoyé au moins trois théologiens de la CDF. Les jésuites exigent de la discipline.

 
 

France et la croix de la statue de Saint Jean Paul II: la liberté de penser pour tous (#MontreTaCroix)

France et la croix de la statue de Saint Jean Paul II: la liberté de penser pour tous (#MontreTaCroix)

Note: je suis pour la liberté de penser, pour tous, même les catholiques :-)

Croix retirée d'une statue de Jean-Paul II à Ploërmel  

 

Unknown-1.jpegAu nom de la séparation des Eglises et de l'Etat, le Conseil d'Etat a ordonné à Ploërmel, une commune du Morbihan, de retirer une croix surplombant une statue de Jean-Paul II. Une décision qui a fait réagir sur Twitter... mais aussi les autorités polonaises.

Le Conseil d'Etat a confirmé mercredi l'injonction, prononcée en première instance puis annulée en appel, de retirer une croix surplombant une statue de l'ancien pape Jean-Paul II installée sur une place de Ploërmel.

La commune du Morbihan, qui compte environ 9.000 habitants, a six mois pour procéder au retrait, la statue en elle-même n'étant pas remise en cause. "Dès lors que la croix constitue un signe ou un emblème religieux au sens de l'article 28 de la loi du 9 décembre 1905 et que son installation par la commune n'entre dans aucune des exceptions ménagées par cet article, sa présence dans un emplacement public est contraire à cette loi", a expliqué le Conseil d'Etat.

La Fédération morbihannaise de la libre pensée et deux habitants de la commune avaient saisi le tribunal administratif de Rennes après le refus implicite du maire de retirer le monument, d'une hauteur de 7,5 mètres, don de l'artiste russe Zourab Tseretel et installée en 2006. Le 30 avril 2015, le tribunal avait enjoint au maire de Ploërmel de faire procéder, dans un délai de six mois, au retrait du monument de son emplacement. 

Une décision annulée le 15 décembre 2015 par la cour administrative d'appel de Nantes qui invoquait une erreur de droit. Le Conseil d'État a en partie donné raison au tribunal administratif en estimant que la croix était contraire à la loi de 1905, qui interdit "d'élever ou d'apposer aucun signe ou emblème religieux sur les monuments publics ou en quelque emplacement public".

Contrairement au tribunal, il estime en revanche "que l'arche ne saurait, par elle-même, être regardée comme un signe ou emblème religieux" au sens de la loi. Le Conseil d'État ne se prononce donc pas sur le retrait de la statue en elle-même, la délibération la concernant étant devenue définitive.

Quant à l'ancien maire de la ville, Paul Anselin, il a regretté cette décision. "N’est-ce pas un précédent pour enlever toutes les croix mises en place après la guerre ?" interroge-t-il. "En attendant, c’est un coup de massue, une peine terrible. Au-delà de Ploërmel, cette statue est un symbole." "Notre association va organiser une marche interreligieuse en soutien à la statue en décembre, en veillant à aucune récupération politique" a-t-il également annoncé dans Ouest-France.

L'actuel maire de la commune regrette cette décision

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L'actuel maire de la commune, Patrick Le Diffon, a quant à lui encore quelques espoirs pour sauver la statue. Selon lui, elle a plus de sympathisants que de détracteurs. Il a indiqué que cette décision "pourrait nous amener à déplacer la statue en rétrocédant l’œuvre à un privé à condition que sa visibilité soit égale. Enfin, je n’exclus pas de porter l’affaire devant la Cour européenne des droits de l’homme".

Son prédécesseur lui reprochait d'ailleurs d’avoir refusé l'idée de l’association "Touche pas à mon pape" qui se proposait de racheter le terrain afin qu’il devienne privé. Ainsi, la statue aurait pu conserver sa croix.

"Cette décision est scandaleuse" Nicolas Dupont-Aignan

Sur LCI, Nicolas Dupont-Aignan a jugé cette décision "scandaleuse. Cette croix, elle est dans l’espace public , elle fait partie de l’histoire du pays. Alors on va enlever toutes les croix qui sont dans notre pays, au détour des petits chemins de campagne, sur des monuments ? On va raser les églises ? Mais enfin, ils sont tombés sur la tête ! Je ne suis pas pour mettre des croix partout (...) mais le signes qui traduisent notre culture et notre histoire…. (...) Ces gens sont complètement fous, vraiment j’insiste là-dessus."

Samedi, de nombreux internautes ont réagi sur Twitter (et notamment des personnalités politiques) pour critiquer la décision à l'aide du hashtag #MontreTaCroix. 

 

samedi, 28 octobre 2017

Espagne-Catalogne: droit à l'autodétermination de chaque peuple

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d) Droits des peuples et des nations

157 Le domaine des droits de l'homme s'est élargi aux droits des peuples et des nations: De fait, « ce qui est vrai pour l'homme l'est aussi pour les peuples ». 

Le Magistère rappelle que le droit international « repose sur le principe de l'égal respect des États, du droit à l'autodétermination de chaque peuple et de leur libre coopération en vue du bien commun supérieur de l'humanité ». La paix se fonde non seulement sur le respect des droits de l'homme, mais aussi sur celui des droits des peuples, en particulier le droit à l'indépendance.

Les droits des nations ne sont rien d'autre que « les “droits humains” considérés à ce niveau spécifique de la vie communautaire ». 

La nation possède un « droit fondamental à l'existence »; à « garder sa propre langue et sa culture, par lesquelles un peuple exprime et défend ce que j'appellerai sa “souveraineté” spirituelle originelle »; à « mener sa vie suivant ses traditions propres, en excluant naturellement toute violation des droits humains fondamentaux et, en particulier, l'oppression des minorités »; à « construire son avenir en donnant une éducation appropriée à ses jeunes générations ». 

Jean-Paul II, Discours à l'Assemblée Générale des Nations Unies pour la célébration du 50ème anniversaire de sa fondation (5 octobre 1995)

L'ordre international requiert un équilibre entre particularité et universalité, que toutes les nations sont appelées à réaliser; leur premier devoir est de vivre dans une attitude de paix, de respect et de solidarité avec les autres nations.

Note: ce principe de la doctrine sociale de l'Eglise n'est pas une prise de position personnelle sur ce conflit épineux, dont la question de l'indépendance de la Catalogne. Selon mes sources. la majorité des catalans ne souhaite pas l'indépendance. Il y a deux ans, un référendum eu lieu. Il fut déjà négatif. De plus, mes amis me signalent la grande indépendance actuelle de la Catalogne. 

En matière politique, je promeus la juste indépendance des laïcs. Des chrétiens et des catholiques ont des avis différents. Ce qui nous est commun: la promotion de la paix, le dialogue et la recherche de la justice.