Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

mardi, 11 avril 2017

« Le Cardinal Ratzinger à Kiev… », Anne-Marie Pelletier rend hommage au pape émérite Benoît XVI à l’occasion de ses 90 ans – à Pâques, le 16 avril 2017

anne-marie-pelletier-740x493.jpg

Joseph Ratzinger-Benoît XVI : les fondements et l’avenir de l’Europe.

Dans « Le Cardinal Ratzinger à Kiev… », Anne-Marie Pelletier rend hommage au pape émérite Benoît XVI à l’occasion de ses 90 ans – à Pâques, le 16 avril 2017 -, aux côtés de douze autres lauréats du Prix Joseph Ratzinger depuis sa création en 2011, dans un volume inspiré par la devise épiscopale puis pontificale de Joseph Ratzinger : « Cooperatores veritatis ».

Le volume est édité sous la direction du p. Federico Lombardi, président de la Fondation vaticane Joseph Ratzinger – Benoît XVI, et de Pierluca Azzaro, secrétaire de la Fondation. Le livre a été présenté à la presse à Rome, à l’Augustinianum, jeudi 6 avril, par le cardinal Kurt Koch et le p. Lombardi.

images.jpeg

Mme Pelletier entraîne le lecteur « à l’Est », en Ukraine, à la découverte de la vitalité des échanges intellectuels et de l’Association Children of Hope, lancé par le Prof. Constantin Sigov, de l’Académie Mohyla, ré-ouverte en 1991. Le prof. Sigov propose « une pensée chrétienne de l’Europe qui porte en nos jours une lumière irremplaçable », souligne Mme Pelletier.

Nous publions ici, avec l’aimable autorisation de l’auteur, le premier de six volets de la réflexion de Mme Pelletier qui touche à un pan important de l’enseignement de Joseph Ratzinger-Benoît XVI : les fondements et l’avenir de l’Europe.

Zenit: UN - DEUX - TROIS - QUATRE - CINQSIX

lundi, 10 avril 2017

Tout savoir sur le célibat des prêtres avec Jean Mercier

Tout savoir sur le célibat des prêtres avec Jean Mercier

Déjà auteur du roman à grand succès "Monsieur le curé fait sa crise", Jean Mercier connaît bien l'histoire du célibat des prêtres. En pleine Semaine Sainte, une bonne lecture en vue du Jeudi Saint, fête des prêtres. 

A lire : Cochini jésuite, le célibat remonte aux temps apostoliques - Le célibat des prêtres et les médias, le marronnier - L'abbé Laurent Touze et l'avenir du célibat

Unknown-1.jpeg

 

Arrêtons de nous focaliser sur le manque de prêtres. C’est le manque de chrétiens, des "vrais", qui est l’urgence.

 

Il faut rappeler qu’il n’y a aucun lien causal entre le célibat et la pédophilie. 

 

On sait moins que l'ordination d’hommes mariés était assortie d’une contrainte stricte de continence sexuelle, depuis l’origine de l’Eglise, Orient et Occident confondus..

 

 

source: Facebook de Jean Mercier

Je viens de recevoir ce message sur mon portable :"Bonsoir monsieur, Étudiante en journalisme, je travaille sur une enquête dont le sujet est : l'autorisation du mariage pour les prêtres résoudrait-elle les problèmes liés à la vocation et, en poussant plus loin, à la pédophilie ? En tant qu'auteur d'un livre qui évoque cette problématique, votre avis m'intéresse beaucoup..."

Ma première réaction est de me prendre le front des deux mains, mais ma deuxième réaction est évidemment de dire oui à une telle demande, en tant qu’auteur du livre “Célibat des prêtres, la discipline de l’Eglise doit-elle changer ?”(DDB). Cette question de l’étudiante en journalisme est celle qui - malheureusement - trotte dans les têtes de 99% des habitants de notre pays.

Comme je vais le démontrer ci après - cette question empile les confusions et fait des raccourcis qui sont redoutables. Il est vrai que cette semaine, nous avons eu droit à l’affaire Gaschignard et à la suspension d’un prêtre dans mon diocèse de l’Eure pour des problèmes liés à la pédophilie. Voilà qui fait beaucoup.

Unknown.jpeg

1/ Premièrement, l’expression du “mariage” des prêtres est source de confusion. De quoi parle-t-on ? D’ordonner des hommes mariés ? On le sait, la chose a été pratiquée de façon courante jusqu’à la fin du 11e siècle dans l’Eglise catholique de rite latin (occidentale), puis a été stoppée, à mon avis pour de bonnes raisons (la réforme grégorienne a été bénéfique, si l’on en juge par la fécondité spirituelle et architecturale du 12e siècle). On sait moins que cette ordination d’hommes mariés était assortie d’une contrainte stricte de continence sexuelle, depuis l’origine de l’Eglise, Orient et Occident confondus.

Ce n’était pas facile et c’est pour cela que le célibat a été finalement rendu obligatoire en Occident. De leur côté, les Eglises d’Orient ont décidé à la fin du 7e siècle que cette continence ne s’appliquerait plus qu’aux évêques, qui devaient être célibataires. C’est la règle qui prévaut encore dans les Eglises orthodoxes et dans les Eglises catholiques orientales, où il existe des prêtres mariés. Il existe aussi environ 300 à 400 prêtres mariés dans l’Eglise catholique latine (d’anciens ministres de la Réforme, j’en parle dans mon livre de façon abondante). Mais la réalité est qu’être prêtre marié et père de famille n’est ni une sinécure, ni la panacée pour répondre à la crise des vocations.

2/ Deuxièmement, l’Eglise catholique n’a jamais permis que l’on puisse se marier après l’ordination sacerdotale (ou diaconale). Les Eglises orthodoxes et les Eglises catholiques orientales ne le permettent pas davantage. La seule tradition qui permet aux “prêtres” (hommes et femmes) de se marier après l’ordination est l’Anglicane. Mais en fait, ici, le terme de “prêtre” prête à confusion : si les prêtres anglicans aiment à porter la soutane (oui, et les femmes ne sont pas en reste !) la théologie de la prêtrise anglicane est alignée sur la théologie du pasteur protestant (même chose pour leur épiscopat).

Le principe d’airain, donc, chez les Catholiques latins ou orientaux, est qu’on ne change pas d’état après l’ordination. D’ailleurs, tous les hommes mariés qui sont ordonnés diacres permanents ou prêtres (c’est plus rare, mais il y en a, lisez mon livre !) s’engagent au célibat si jamais ils deviennent veufs. J’en connais à qui c’est arrivé.

C’est donc dommage pour ceux qui pensent que l’on devrait faire quelque dérogation pour des prêtres qui sont obligés de quitter le ministère parce qu’ils sont tombés amoureux, comme David Gréa par exemple (faisant référence à Amoris Laetitia pour l’accès au sacrements après la rupture d’un mariage indissoluble). Mais à ce compte là, autant décréter tout de suite la fin de l’engagement solennel au célibat. En effet, le fait de savoir qu’on pourrait éventuellement obtenir une dérogation si on rencontre un jour “la” Princesse charmante s’oppose à un engagement pour toute la vie.

3/Troisièmement : ce principe précédent, qui a toutes les apparences de l’inhumanité, s’appuie justement sur une grande connaissance de l’humanité. Imaginez un peu une paroisse où arriverait un jeune (ou moins jeune) prêtre célibataire. Parce qu’il serait potentiellement un coeur à prendre, il serait l’objet de mille et une spéculations - et donc rumeurs - sur sa propension à se marier. Sa vie deviendrait un enfer (et pas que la sienne !). C’est d’ailleurs sur ce ressort dramatique puissant que repose la réussite de la série télévisée Grantchester (à voir sur Netflix), qui raconte avec brio les aventures de coeur du Révérend Sidney Chambers, sur fond d’enquêtes policières. C’est très réussi, mais quelles tourmentes dans l’âme de cet homme (l’épisode où son copain flic veut lui trouver une femme est mythique !).

A voir pour pour se convaincre, s’il en était besoin, que le célibat sans retour est gage de paix, pour l’Eglise, le prêtre et le peuple de Dieu. L’Eglise catholique est pleine de sagesse… (on rappellera ici que chez les Anglicans, on pousse gentiment les prêtres à convoler avant l’ordination, pour les raisons que je viens de mentionner. C’est déjà si compliqué, les premières années de ministère... que ce n’est pas la peine d’y rajouter des affaires de coeur !)

4/ Quatrièmement, si l’Eglise catholique se refuse à ce que ses prêtres puissent se marier après leur ordination, alors qu’elle a déjà ordonné des hommes déjà mariés, c’est parce qu’elle sait que ce ministère de prêtre est très difficile, soumis à des combats très rudes. Elle veut, avant de conférer l’ordination à un homme marié, savoir qui est la partenaire féminine de l’homme qu’elle va instituer comme prêtre, c’est-à-dire dépositaire du sacerdoce du Christ, ce qu'elle a dans le ventre, si je puis dire.

Certes, c’est l’homme seul qui reçoit l’ordination, mais il est clair qu’il s’agit d’un partenariat conjugal lorsque l'Eglise ordonne des hommes mariés, ce qu'elle ne fait qu'avec circonspection, s'étant assurée de la solidité de ce couple. L’Eglise catholique est trop experte en humanité - en d’autres termes, elle connaît trop les faiblesses et limites humaines - pour lâcher un prêtre célibataire “dans la nature”, qui serait amené éventuellement à convoler sans qu’elle, l’Eglise, ait son mot à dire au sujet de la femme qu’il choisit... Cela peut apparaître comme de la misogynie ou un manque de confiance (les Anglicans et les protestants sont plus cool...) mais rappelons que les Eglises issues de la Réforme ne considèrent pas le mariage comme un sacrement et permettent le divorce puis le remariage.

Nombre de pasteurs sont divorcés et remariés sans que cela n’altère leur crédibilité. Mais en l’occurrence, la théologie du ministère pastoral y est très différente de celle du sacerdoce dans l’Eglise catholique (ou orthodoxe) où le prêtre est un tenant-lieu symbolique du Christ, et il "est" même le Christ "en personne" quand il célèbre les sacrements de l'Eucharistie, de la confession et de l'onction des malades. ce qui n'est pas rien !

images-1.jpeg

5/ Il faut rappeler qu’il n’y a aucun lien causal entre le célibat et la pédophilie. La plupart des actes pédophiles ont lieu dans les familles et impliquent des hommes mariés. Il faut aussi cesser de penser que le mariage serait une sorte de “remède” à la pédophilie, qui est une perversion très particulière et très complexe. De même que le mariage ne peut en rien être un remède à la solitude d'un homme ou d'une femme. Ceux qui l’ont cru s’en sont vite rendu compte ! On ne peut pas instrumentaliser ainsi le mariage.

6/ Le problème du manque de vocations est très complexe, comme je l’ai étudié dans mon livre. Certes, la perspective de ne pas être père, de vivre une vie solitaire et génitalement “inexistante” peut peser lourd dans la balance et amener des hommes qui auraient toutes les qualités pour être prêtres à renoncer à cette vocation. On trouvera aisément des centaines de gars qui ont sérieusement songé à devenir prêtre et qui ont réalisé que le célibat n’était pas leur voie.

Rappelons ici cependant que Dieu n’appelle pas ceux qui seraient les “meilleurs” pour Le servir comme prêtres (de la même manière, les laïcs ne sont pas de qualité inférieure, ils sont appelés à autre chose qui est tout aussi important que la prêtrise). La logique selon laquelle Dieu appelle des prêtres à son service nous échappe. Tâchons de penser cet appel vocationnel en dehors des logiques technocratiques de notre société, qui parlent de potentiel, de performance et d’optimisation des talents.

Par ailleurs, je souligne ici que les hommes jeunes sont étrangement absents des professions à fort engagement humain et à faible salaire - magistrats, profs, infirmiers, éducateurs - ce que j’appelle des métiers de type sacerdotal ! Ils préfèrent être ingénieurs, banquiers, médecins, avocats et gagner de l’argent. Rien à juger ici, c’est seulement une constatation.

La vocation religieuse, c’est aussi le syndrome du NIMBY : Not In My BackYard. Le catho bon teint veut des prêtres, mais surtout si c’est dans famille du voisin. Surtout pas son fils !

7/ Arrêtons de nous focaliser sur le manque de prêtres. C’est le manque de chrétiens, des "vrais", qui est l’urgence.

8 Pour finir, je dirais que je ne suis pas surpris du fait que les gens ignorent les logiques internes au catholicisme, et projettent donc une vision de type mécaniste sur le manque de vocations (“si je fais ceci ou cela, je règle le problème”). Ce manque de compréhension est vertigineux car il révèle que les gens nous regardent et nous évaluent selon leurs grilles de lecture qui sont très influencées par la politique ou l'économie (conservateur/progressiste par exemple, solution/problème) alors que l’Eglise se comprend elle-même selon une autre échelle de valeurs.

Au fond, c’est ce fossé qui est réellement inquiétant, car beaucoup de choses qui nous semblent importantes deviennent illisibles à nos contemporains. Et parfois à ceux d’entre nous, qui, bien que catholiques, perdons de vue la réalité théologale des choses (je pense ici à l’ontologie du prêtre) pour nous aligner sur une approche trop technocratique.

dimanche, 09 avril 2017

Le Pape copte visé par l'attentat meurtrier en Egypte

Le Pape copte visé par l'attentat meurtrier en Egypte

topelement.jpgLe Matin

La seconde charge explosive a tué onze fidèles et blessé 33 paroissiens de l’église Saint-Marc d’Alexandrie où la célébration de la messe des Rameaux présidée par le pape copte Tawadros II venait de s’achever

Le pape copte Tawadros II assistait aux célébrations dans cette église. Il «se porte bien» et avait quitté l'église avant l'attentat, a indiqué son secrétaire particulier, le père Angelos.

Le Pape François se rendra en Egypte les 28 et 29 avril prochains. 

"J'exprime mes profondes condoléances à mon cher frère, sa sainteté le pape Tawadros II, à l'Eglise copte et à toute la chère nation égyptienne. Je prie pour les défunts et les blessés", a réagi le pontife argentin.

Le dimanche des Rameaux endeuillé par deux attentats sanglants en Égypte

Alexandre Meyer Aleteia 

Massacre à l'église Saint-Marc d'Alexandrie, ce dimanche des Rameaux, le 9 avril 2016

33 chrétiens égyptiens sont morts, la palme des martyrs à la main, en ce jour de célébration de la fête des Rameaux. La première déflagration a retenti au beau milieu de la messe célébrée ce dimanche matin en l’église Saint Georges de Tanta, au Nord du Caire, dans le delta du Nil. La bombe, placée dans les premiers rangs de l’édifice, a tué 22 personnes sur le coup et blessé plus de 70 fidèles.

La seconde charge explosive a tué onze fidèles et blessé 33 paroissiens de l’église Saint-Marc d’Alexandrie où la célébration de la messe des Rameaux présidée par le pape copte Tawadros II venait de s’achever. La tuerie serait l’œuvre d’un kamikaze selon les témoignages recueillis par les médias égyptiens. Un policier égyptien serait mort en empêchant le terroriste d’entrer dans l’édifice.

Les premières images de l’attentat diffusées par les réseaux sociaux traduisent un chaos épouvantable et illustrent un effroyable bain de sang. La plupart des blessés ont été immédiatement pris en charge et soignés dans une mosquée du voisinage.

Le pape François a assuré les chrétiens égyptiens de sa prière au cours de l’Angélus ce dimanche : « Prions pour les victimes de l’attentat commis malheureusement aujourd’hui, ce matin, au Caire dans une église copte. J’exprime mes profondes condoléances à mon cher frère, sa sainteté le pape Tawadros II, à l’Église copte et à toute la chère nation égyptienne ». L’État islamique a revendiqué l’attentat en début d’après-midi. La communauté copte paye un lourd tribu à la lutte contre le terrorisme menée par le Président égyptien Al-Sissi.

Cette double attaque a été perpétrée moins de quatre mois après une attaque qui avait fait une trentaine de morts dans une église copte du Caire, le 11 décembre 2016.

Pour Arnaud Bédat, reporter suisse, 2017 est l'année de tous les dangers.

Un avertissement pour le Pape: Le Point

samedi, 08 avril 2017

Par son voyage en Égypte, le pape François veut montrer qu’il « n’y a pas de guerre de religion »

Par son voyage en Égypte, le pape François veut montrer qu’il « n’y a pas de guerre de religion »

000_nb5a2157762765154842569.jpg

Invité à la fois par l’Église catholique, les autorités égyptiennes, l’Église orthodoxe et Al-Azhar, le pape François se rend au Caire les 28 et 29 avril prochains.

Il interviendra devant la Conférence mondiale pour la paix organisée par le grand imam d’Al-Azhar, rencontrera le pape copte-orthodoxe Tawadros, saluera les autorités, et célébrera, bien sûr, la messe avec la petite Église catholique locale… Tout cela en deux jours.

C’est un voyage à la fois pastoral, œcuménique et interreligieux que le pape s’apprête à faire les 28 et 29 avril en Égypte, pays clé du monde arabe, confronté à la fois à la crise économique, à une répression féroce de toute opposition – laïque comme islamiste – et à la violence djihadiste.

suite

Les médias ne nous persécutent pas !

Les médias ne nous persécutent pas !

Suite à l'affaire Gaschignard, Cyprien Viet, journaliste à Rome, a partagé ses réactions personnelles. Trois postes qui démontrent son amour pour l'Eglise, pour les prêtres, pour les évêques et pour les personnes blessées. Les laïcs doivent toujours nous faire part de leurs avis autorisés. Merci pour sa compétence. 

15989666-un-eveque-francais-demissionne-pour-attitudes-inappropriees.jpgIl va falloir nettoyer l'Église catholique au Kärcher... Mais cette démission est une excellente nouvelle. Les lignes bougent. Le laxisme de ces dernières décennies ne sera plus tenable.

Les responsables de l'Église catholique ne peuvent plus fermer les yeux sur ces turpitudes qui exigent des réactions fermes et immédiates.

Et nous, catholiques, arrêtons de pleurnicher en jouant la victimisation, sur le mode "bouuuh les médias nous persécutent".... Non, ça suffit. La presse joue tout à fait son rôle. Maintenant c'est aussi à l'Église de jouer le sien.

-----

17807642_10154252338025064_1090015312380381984_o.jpg

Les propos de Cyprien Viet ont fait réagir. 

Mon post de l'après-midi sur l'affaire Gaschignard a provoqué des incompréhensions et des blessures. Je suis vraiment désolé si certains amis catholiques, notamment des prêtres, ont considéré que mes paroles étaient offensantes et blessantes.

Cependant, je ne retirerai pas ce post car j'y dis ma conviction intime, ma colère personnelle, et je me sens totalement en droit de l'exprimer. Il va de soi que je ne l'ai pas écrit en tant que "journaliste de Radio Vatican", mais d'abord en tant que simple croyant catholique, jeune homme de trente ans en quête d'espérance et de vérité, déçu et impatient face aux inerties de nos institutions.

Je suis très légaliste et j'ai le sens de la hiérarchie et de l'autorité, mais j'aspire aussi à ce que l'Église fasse preuve de cohérence, ce qui me semble finalement le cas ici, quand je vois que des familles ont été écoutées, que leur voix a été prise en compte par l'archevêque de Bordeaux, par le nonce apostolique (et donc, à travers lui, par le Pape et le Saint-Siège) et par les responsables du diocèse d'Aire et Dax, notamment le vicaire général qui me semble être un bon et sage pasteur.

Cette démarche de vérité, si douloureuse soit-elle, me semble être une vraie chance pour l'Église de rétablir la confiance avec son peuple.

Pour ma part, je ressens une grande fatigue émotionnelle à affronter ces questions, et aussi des critiques venant de gens dont je connais par ailleurs l'engagement et la probité.

Chacun affronte ces problématiques avec tous les biais induits par nos histoires personnelles. Je crois sincèrement que nous nous réconcilierons et que nous trouverons le temps de partager ensemble des temps de foi, de rencontre avec le Seigneur, qui est plus grand que nos fiertés et nos certitudes, et plus grand aussi que nos faiblesses et nos manquements.

Je crois en la bonne volonté de nous tous, aussi pécheurs que nous sommes, et en la force de la prière.

Je conclu avec ce 3e chapitre de l'Ecclésiaste, qui me fait espérer que derrière ces orages qui éclatent, les nuages amoncelés finiront par se diluer et que nos communautés recommenceront à fleurir, et que l'Église catholique, en France comme ailleurs, retrouvera de vrais motifs de fierté.

"Il y a un moment pour tout et un temps pour toute activité sous le ciel: un temps pour naître et un temps pour mourir, un temps pour planter et un temps pour arracher ce qui a été planté, un temps pour tuer et un temps pour guérir, un temps pour démolir et un temps pour construire, un temps pour pleurer et un temps pour rire, un temps pour se lamenter et un temps pour danser, un temps pour lancer des pierres et un temps pour en ramasser, un temps pour embrasser et un temps pour s'éloigner des embrassades, un temps pour chercher et un temps pour perdre, un temps pour garder et un temps pour jeter, un temps pour déchirer et un temps pour coudre, un temps pour se taire et un temps pour parler, un temps pour aimer et un temps pour détester, un temps pour la guerre et un temps pour la paix.

Mais quel avantage celui qui agit retire-t-il de la peine qu'il se donne? J'ai vu quelle occupation Dieu réserve aux humains. Il fait toute chose belle au moment voulu. Il a même mis dans leur coeur la pensée de l'éternité, même si l'homme ne peut pas comprendre l'oeuvre que Dieu accomplit du début à la fin.

J'ai reconnu que leur seul bonheur consiste à se réjouir et à bien agir pendant leur vie, et que, si un homme mange, boit et prend du plaisir dans tout son travail, c'est un cadeau de Dieu.

J'ai reconnu que tout ce que Dieu fait durera toujours, sans qu'on puisse ajouter ou enlever quoi que ce soit, et que Dieu agit de cette manière afin qu'on éprouve de la crainte devant lui.

Ce qui existe a déjà existé, tout comme ce qui existera, et Dieu ramène ce qui est passé."

Cyprien Viet prie le Père Jacques Hamel  

17799100_10154259314470064_460556027865342750_n.jpgLes multiples évènements qui ont secoué l'Église catholique ces derniers mois, de l'assassinat du père Jacques jusqu'aux affaires de moeurs qui ont rompu la confiance entre la hiérarchie et une grande partie du peuple, me font beaucoup cogiter et me tourmentent.

Sans parler du drame vécu par les victimes d'abus, car c'est un sujet complexe qui mériterait une approche d'une plus grande finesse, suite aux débats de la semaine écoulée, j'aimerais partager ici quelques points de réflexion sur ce que je comprend du sens de l'Église. Libre à ceux qui veulent me critiquer et me contredire de le faire, à condition de respecter ma liberté de pensée et mon droit à l'erreur.

Il me semble que nous devrions tous mieux comprendre la notion du martyre. Le père Jacques Hamel, qui veille sur nous tous et sur notre pays, l'a bien compris. Lui ne s'est pas dérobé face à la méchanceté pourtant gratuite et absurde d'ennemis qui ne "savaient pas ce qu'ils faisaient".

Dans le traitement médiatique des affaires de moeurs concernant des hommes d'Église, il y a effectivement des choses injustes. Certaines critiques sont fondées et d'autres non. Il y a des affaires surexposées et instrumentalisées, et d'autre, au contraire, sous-exposées, qui mériteraient encore plus de révolte.

Mais en tout cas, quand j'observe sur les réseaux sociaux les discours de victimisation de nombreux amis sur le mode "les médias nous persécutent, c'est un complot" ou "c'est toujours l'Église catholique qui s'en prend plein la gueule alors que les autres institutions devraient elles aussi se remettre en question", je comprend leur réflexe de défense, mais je crois que c'est une erreur.

En effet, si, à travers ces affaires, l'Église catholique paie le contre-coup d'errements et de péchés dont l'origine relève de phénomènes plus larges, qui touchent toute la société, je pense qu'elle répond, paradoxalement, à sa vocation et à sa mission.

Le Christ est mort sur la Croix, après avoir beaucoup souffert, pour expier les péchés du monde. Il a eu peur, évidemment, mais il n'a pas cherché à défendre son honneur. Il ne s'est pas plaint. Il n'a pas dit que c'était injuste. Il a simplement pris sur lui les péchés de l'humanité.

Alors je crois que si le sacerdoce repose sur "l'imitation de Jésus-Christ", il faut y accepter toute la part crucifiante du soupçon. Je comprend bien que ces affaires font peser sur les prêtres, évêques et religieux un soupçon parfois injuste, épuisant, révoltant, mais je crois que sur cette tension repose une dimension centrale de leur sacerdoce : une forme de martyre symbolique qui peut apporter à la société un vrai témoignage chrétien...

En prenant sur eux les péchés du monde, à l'imitation du Christ, les prêtres montrent la voie du Salut. Et tous les fidèles sont appelés à participer à ce ministère.

À l'inverse, la revendication victimaire et identitaire enferme les débats dans un cycle stérile, dans un conflit perpétuel. Certes, il est vrai que l'opinion publique semble laisser plus facilement passer ce type d'affaires pour des écrivains ou des artistes que pour des prêtres. Il y a une forme de deux poids deux mesures. Mais c'est normal! La charge symbolique du sacerdoce implique une responsabilité plus lourde.

C'est trop facile de dire : c'est de la faute de Mai 68, de la télévision, etc... Non, les catholiques doivent assumer pleinement leurs péchés individuels et collectifs, y compris s'ils sont liés à des problèmes structurels plus larges que leur communauté de foi. Il n'y a d'ailleurs pas de foi chrétienne sans reconnaissance du péché: la messe commence par la prière pénitentielle, ce n'est pas pour rien.

Concernant un aspect plus psychologique, j'identifie aussi un énorme contre-témoignage dans l'attitude de certains catholiques qui disent, par exemple : "mais cette jeune fille n'avait qu'à pas provoquer ce prêtre en s'habillant trop court, elle l'a bien cherché." C'est totalement irrecevable. Ce qui fonde la vérité de la vocation d'un prêtre, ou tout simplement la dignité d'un homme, ce n'est pas la surface de peau exposée par la jeune fille en face de lui, mais son propre regard, à lui : voit-il une personne entière dans toute sa complexité, sa dignité, ou un être à séduire et à consommer? Nous avons beaucoup à apprendre dans le respect mutuel entre les sexes, et l'Église ne doit pas défaillir dans cette mission sacrée.

Enfin je crois que ces affaires révèlent une crise profonde de notre modèle clérical qui articule d'une façon parfois déséquilibrée la "guidance" spirituelle et des charges de direction institutionnelle, les deux ensemble pouvant mener à une forme de domination psychologique.

De mon point de vue, le ministère sacerdotal devrait évoluer vers un modèle d'accompagnement spirituel et d'assistance au discernement plus que sur le pilotage pratique et fonctionnel des institutions. Que certains aient des qualités de leadership, tant mieux. Mais le coeur du ministère devrait être l'accompagnement spirituel, et la conscience d'être un "serviteur inutile" qui n'a aucun autre motif de fierté que celui de suivre le Christ jusque dans les pires humiliations.

Si ce martyre est refusé, si le sauvetage des insitutions prend le dessus sur cette vocation à l'humiliation, alors le ministère sacerdotal suivra plus le modèle des prêtres du Temple de Jérusalem que celui du Fils de Dieu qu'ils ont condamné à mort. Ils feront vivre l'institution quelques années de plus... mais à la fin il n'en restera plus pierre sur pierre.

vendredi, 07 avril 2017

Prévenir les abus, briser le secret et prendre grand soin des victimes, pour défendre les évêques

Prévenir les abus, briser le secret et prendre grand soin des victimes pour défendre les évêques

 

Les leçons de l'affaire Gaschignard

Jean-Pierre Denis La Vie  07/04/2017

Unknown.jpeg« Nous pensons d’abord à Mgr Gaschignard ». Cette phrase ne dit pas tout ce que contient le communiqué du diocèse de Dax après la démission de son évêque, un communiqué que l’on imagine écrit dans l’émotion, l’urgence et l’amitié.

Mais elle en dit beaucoup sur le chemin qui reste à parcourir. Prêtre dynamique, personnalité sympathique, évêque tonique, Mgr Gaschignard est à juste titre très apprécié. Quant aux faits qui lui sont reprochés, impossible d’en mesurer la gravité ou même la réalité : le bruit du scandale ne vaut pas preuve. Laissons-donc l’homme tranquille.

Démission de l'évêque de Dax : une première en France

Car quand un évêque est forcé à la démission pour « comportement inapproprié », ce n’est pas « d’abord » à lui qu’il faut songer. Il faut penser « d’abord » aux jeunes. Et pas seulement à ceux qui ont rapporté tel propos ou subi tel geste éventuel. C’est beaucoup plus vaste ! Il faut penser « d’abord » à tous les jeunes catholiques désorientés, scouts, confirmands, futurs baptisés de la vigile pascale.

Il faut penser « d’abord » à tous ceux qui sont loin de l’Église parce qu’ils ne la comprennent pas ou qui s’éloignent parce qu’elle donne le sentiment de ne pas comprendre.

Entre inconscient collectif et inconscience individuelle, entre amateurisme et légèreté, les maladresses verbales accumulées depuis des mois à tous les niveaux sur toutes sortes d’affaires finissent par faire mauvais effet. Comment interpréter ceux que l’on a employés depuis quelques jours ? Un évêque « fatigué » se met aux abonnés absents.

« Il n’y a aucun secret, il a juste besoin d’un temps de calme et il est frustrant de voir que la presse ne s’intéresse à nous que lorsqu’elle est persuadée qu’il y a un loup », nous dit alors un de ses proches collaborateurs.

Tous ces scandales seraient donc la faute de la presse chrétienne, cette mauvaise courroie de transmission ?

La démission d’un évêque est un tournant à la fois indispensable et capital, qu’il faut assumer clairement.

Des « rumeurs », des « attitudes pastorales inappropriées » et une « ambiance » qui rendait « difficile le gouvernement du diocèse » sont évoqués par le président de la conférence des évêques, Mgr Pontier. Autrefois, cela eût suffi à rétablir la sérénité. Mais aujourd’hui ? Quelle que soit l’hypothèse que l’on retient, comment peut-on accepter l’idée d’une démission pour « rumeurs » ? Comment s’en tenir à une explication qui n’explique pas ?

Selon cette formulation en caoutchouc, la démission de Mgr Gaschignard peut même sembler injuste alors qu’il n’est passé devant aucun tribunal, ni judiciaire ni ecclésial – si ce n’est, diront certains, le tribunal médiatique. Mais non ! La démission d’un évêque est un tournant à la fois indispensable et capital, qu’il faut assumer clairement. C’est le signe que les choses évoluent enfin réellement, de la complaisance maximale à la tolérance minimale. Que le souci de l’intérêt général l’emporte sur le réflexe ecclésiastique.

On reste pourtant loin du but. Si l’on veut que, demain, le soupçon disparaisse, il faudra trouver le courage d’une remise en question qui, pour avoir été trop retardée ou euphémisée, ne peut plus être que toujours plus radicale. Parlons de la sexualité. Parlons du secret. Parlons de l’autorité. Parlons système. Provoquée par des familles que l’on n’imagine guère anticléricales, la démission de Mgr Gaschignard montre que les catholiques sortent, malgré eux, d’une certaine passivité.

Ce changement culturel contraint l’épiscopat français à prendre ses responsabilités, sous peine d’être balayé. Le pape, qui assume cette décision tranchante, serait bien avisé d’exiger de la Curie le même effort d’intelligence. À Rome aussi, il reste beaucoup à faire pour que notre Église catholique devienne réellement « experte en humanité ».

N.B. C'est la Congrégation pour la doctrine de la foi qui a été saisie. Ainsi, le système de la tolérance zéro implanté sous Saint Jean-Paul II par Joseph Ratzinger est efficace. Prions intensément pour que ce niveau de rapidité et de compétence atteignent toutes les Eglises locales. 

jeudi, 06 avril 2017

600 ème anniversaire de la naissance de Saint Nicolas de Flüe et le Cardinal Charles Journet, par l'abbé et postulateur Philippe Blanc

Unknown-14.jpeg

600 ème anniversaire de la naissance de Saint Nicolas de Flüe et le Cardinal Charles Journet, par l'abbé et postulateur Philippe Blanc

Pour les 600 ans de la naissance de Saint Nicolas de Flüe, trois conférences de carême lui ont été dédiées à l'église saint Jean à Fribourg au mois de mars.

Voici celle de l'abbé Philippe Blanc intitulée : "Journet et saint Nicolas de Flüe".

 

 

Le pape accepte la démission de Mgr Gaschignard, évêque de Dax par Isabelle de Gaulmyn

Le pape accepte la démission de Mgr Gaschignard, évêque de Dax par Isabelle de Gaulmyn

 

Démission de Mgr Gaschignard, une confiance à retisser

source

Unknown-17.jpegIl faut penser d’abord aux familles et enfants, déstabilisés par certains comportements de leur évêque « inappropriés à l’égard de jeunes ».

Il faut aussi penser aux catholiques de Dax, malheureux et désorientés après la démission de leur pasteur. Et à ce dernier, et à sa souffrance. Et enfin à tous les catholiques de France, qui, après une année de scandales, abordent cette semaine sainte avec un sentiment mêlé de malaise et de colère.

Décision du pape nécessaire mais brutale

La décision du pape d’accepter la démission de Mgr  Hervé Gaschignard, pour nécessaire qu’elle soit, est brutale pour tous. Et elle met durablement à mal le lien de confiance si nécessaire dans l’Église, alors même que, à travers cet évêque, c’est aussi tout l’accent mis depuis les années Jean-Paul  II sur la jeunesse qui se trouve en cause.

Le geste romain révèle de sérieux problèmes de gouvernance dans l’Église de France : au niveau du choix des évêques, évidemment : l’évêque est en théorie chargé de la « vigilance » dans son diocèse. À ce niveau de responsabilité, il est indispensable de connaître les limites d’une relation, et de savoir dans quelle mesure tel ou tel comportement est inapproprié.

Mais il soulève aussi la question des conditions d’exercice actuel de l’évêque, du soutien fraternel et vigilant dont ils ont besoin de la part du collège épiscopal, et qui, là au moins, a totalement manqué. Elle pose aussi le problème de la vision de la sexualité chez certains prêtres, dont le célibat devient plus un bouclier qu’une forme de disponibilité, et qui préfèrent enfouir les problèmes plutôt que les traiter.

Le rôle des catholiques

Mais la démission de Mgr  Gaschignard concerne aussi l’ensemble de la communauté. Aujourd’hui, les catholiques, choqués, s’interrogent sur leurs clercs. Cela ne suffit pas. Ils doivent aussi se questionner sur leur propre rôle : après la mise à l’écart d’un de ses prêtres, un évêque avait supplié l’ensemble des personnes engagées de son diocèse, prêtres, diacres, mais aussi laïcs et laïques, d’« être attentifs les uns aux autres ». La régulation de son affectivité n’est une chose facile pour personne.

Dans Amoris Laetitia, le pape demande aux communautés d’entourer les couples, après le mariage. Elles doivent aussi « prendre soin » de leurs prêtres, mais sans compromis : savoir épauler, mais aussi alerter, quand il le faut. C’est à cette condition que l’on regagnera la confiance perdue.

Liens:

L'Express (N.B. La congrégation de la foi à Rome est souveraine. Laissons-la enquêter avec le nonce apostolique)

Blog

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DE L’ARCHEVÊCHÉ DE BORDEAUX À LA SUITE DE LA DÉMISSION DE MGR HERVÉ GASCHIGNARD, ÉVÊQUE D’AIRE ET DAX

Liens: La Croix - Radio Vatican - Le Figaro - Communiqué de la CEF - diocèse de Bordeaux

Le Pape François a accepté aujourd’hui la démission de Mgr Hervé Gaschignard, évêque d’Aire et Dax.

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DE L’ARCHEVÊCHÉ DE BORDEAUX À LA SUITE DE LA DÉMISSION DE MGR HERVÉ GASCHIGNARD, ÉVÊQUE D’AIRE ET DAX

 source

Unknown-16.jpegLe 21 mars, le cardinal Jean-Pierre Ricard, archevêque de Bordeaux, a reçu deux personnes du diocèse d’Aire et Dax, en contact avec des jeunes.

Elles lui ont fait part de leurs interrogations et même du malaise ressentie devant des attitudes et des paroles de Mgr Hervé Gaschignard vis-à-vis de jeunes. Son comportement a provoqué émotion et trouble chez un certain nombre de ces jeunes, qui en ont parlé à leur famille.

Le 28 mars, dans le cadre de l’Assemblée de Lourdes, le cardinal a parlé du contenu de cette rencontre à Mgr Hervé Gaschignard. Celui-ci, déjà alerté, en avait informé le nonce apostolique et pris contact avec le procureur de la République. Très affecté par ces interrogations et ce malaise, il a souhaité prendre du recul et un temps de repos (communiqué du 31 mars).

Le cardinal Jean-Pierre Ricard a pris lui-même contact avec le procureur de la République. Il se tient à la disposition de la justice pour toutes les informations qu’il a pu avoir concernant ces événements. Mais, à notre connaissance et à ce jour, aucune plainte n’a été déposée.

Le Saint-Siège a jugé que, dans ces conditions, l’exercice du ministère épiscopal de Mgr Hervé Gaschignard dans le diocèse d’Aire et Dax devenait difficile et lui a demandé de présenter sa démission.

Nous pressentons que l’émotion du diocèse d’Aire et Dax est très grande. Nous assurons de notre profonde communion et de notre prière tous les fidèles du diocèse.

Nous n’oublions pas non plus dans notre prière tous ceux qui sont concernés par ces événements, ainsi que Mgr Hervé Gaschignard.

CONTACT PRESSE :

P. Jean Rouet 06 51 49 52 45 jeanrouet@free.fr

Bordeaux, le jeudi 6 avril 2017

bordeaux.catholique.fr

Église catholique en Gironde

Le Pape François a accepté aujourd’hui la démission de Mgr Hervé Gaschignard, évêque d’Aire et Dax.

Liens: La Croix - Radio Vatican - Le Figaro - Communiqué de la CEF

Le Pape François a accepté aujourd’hui la démission de Mgr Hervé Gaschignard, évêque d’Aire et Dax.

Mgr-Herve-Gaschignard_0_729_523.jpg

Le dicastère romain, qui traite des délits contre la foi et des « delicta graviora », notamment les abus sexuels, a demandé au nonce en France d’enquêter.

Le pape accepte la démission de Mgr Gaschignard, évêque de Dax

Céline Hoyeau et Nicolas Senèze, le 06/04/2017 à 12h14

Le Vatican vient d’accepter la démission de Mgr Hervé Gaschignard, 57 ans, qui était évêque de Dax depuis cinq ans.

Geste fort du pape. Alors que même au sein de l’épiscopat français, on s’interroge encore sur les tenants et aboutissants de cet épineux dossier, le pape François a accepté ce jeudi 6 avril la démission de Mgr Hervé Gaschignard, 57 ans, évêque d’Aire et Dax, dans les Landes.

« Les évêques de France accueillent cette décision dans la foi et la confiance au successeur de Pierre et en mesurent la gravité. Depuis plusieurs semaines, dans le diocèse de Dax, des rumeurs persistaient sur des attitudes pastorales inappropriées de l’évêque », indique sobrement un communiqué du président de la Conférence des évêques de France, Mgr Georges Pontier.

Signalement à la Congrégation pour la doctrine de la foi

D’après les informations de la Croix, une famille des Landes a adressé un signalement à la Congrégation pour la doctrine de la foi, au Vatican. Le dicastère romain, qui traite des délits contre la foi et des « delictagraviora », notamment les abus sexuels, a demandé au nonce en France d’enquêter.

C’est au cardinal Jean-Pierre Ricard, l’archevêque métropolitain de Bordeaux et membre de la CDF, qu’est revenue la tâche de recueillir le témoignage de cette famille, le 14 janvier dernier. L’archevêque n’y aurait alors pas trouvé matière à faire un signalement à la justice mais il a adressé cette déposition à Rome.

Toutefois, le 21 mars – le jour même où France 2 diffusait Cash investigation, hasard du calendrier –, le cardinal Ricard a reçu « deux personnes du diocèse de Dax, en contact avec des jeunes », indique un communiqué publié ce 6 avril par le diocèse de Bordeaux. « Elles lui ont fait part de leurs interrogations et même du malaise ressenti devant des attitudes et des paroles de Mgr Gaschignard vis-à-vis de jeunes qui en ont parlé à leur famille. »

C’est cette rencontre qui a conduit l’évêque de Dax, qui en avait été informé, à prendre lui-même contact avec le procureur de la République, avant que le cardinal Ricard lui aussi le fasse, quelques jours après avoir rencontré Mgr Gaschignard à Lourdes le 28 mars, indique encore le diocèse de Bordeaux, précisant que le cardinal « se tient à la disposition de la justice pour toutes les informations qu’il a pu avoir concernant ces événements ».

« Dans ces conditions, le Saint-Siège a jugé que l’exercice du ministère épiscopal de Mgr Gaschignard dans le diocèse d’Aire et Dax devenait difficile et lui a demandé de présenter sa démission », poursuit le communiqué de Bordeaux.

« Des comportements et des propos inappropriés »

À ce jour toutefois, aucune plainte n’a été déposée. Aucune des familles qui ont pu se signaler à l’Église – demandant l’anonymat et la confidentialité la plus absolus – n’a voulu porter plainte devant la justice. « Elles attendaient que des sanctions soient prises par l’Église directement », glisse un proche du dossier, qui assure qu’à ce stade, « il ne s’agit aucunement de cas d’agressions ni d’actes sexuels, mais de comportement et de propos inappropriés, quelque chose en tout cas qui blesse les jeunes adolescents ».

Un comportement qui avait déjà valu une alerte, il y a six ans, à Mgr Gaschignard, alors qu’il était évêque auxiliaire de Toulouse depuis 2007, en charge de la formation des prêtres et des laïcs, de la jeunesse et de la famille. Quatre encadrants d’un pèlerinage pour jeunes s’étaient émus par courrier auprès de l’archevêque de Toulouse, Mgr Robert Le Gall, de la proximité de l’évêque avec les jeunes. « Par prudence », ce dernier avait fait un signalement au procureur qui l’avait classé sans suite.

Une autre famille aurait aussi exprimé un malaise à l’égard d’un comportement jugé inapproprié, à Nantes, lorsque ce Breton, issu d’une famille de sept enfants, ordonné prêtre dans son diocèse d’origine, y officiait. Il y a été notamment encadrant puis directeur adjoint du séminaire (1995-2006), et conseiller spirituel des scouts d’Europe.

L’évêque de Dax s’était mis en retrait la semaine dernière, indiquant dans un communiqué avoir « besoin de repos pour quelque temps hors du diocèse », invoquant « une fatigue liée à diverses causes ».

Interrogé par la Croix, Vincent Neymon, porte-parole adjoint de la CEF, a estimé qu’« il y a peut-être des éléments qu’on n’a pas mais en tout cas à ce stade ce n’est pas si simple, pas si tranché. De là à en déduire des choses gravissimes... On trouverait inexact à ce jour de parler de pédophilie. Il ne faut pas aller trop vite et respecter la présomption d’innocence. En tout cas, le gouvernement du diocèse dans ces circonstances n’est plus possible car il y a rupture de confiance. »

Signal fort du pape François

Cette décision envoie un signal fort, alors même que le pape François a demandé aux évêques d’être irréprochables, menaçant de démettre de ses fonctions un évêque « seulement s’il a objectivement manqué, de manière très grave, à la diligence qui lui a été demandée par son office pastoral, même sans grave faute morale de sa part ». « Dans le cas où il s’agit d’abus sur des mineurs ou sur des adultes vulnérables, le manque de diligence peut être considéré comme un motif grave », poursuit le Motu proprio "Comme une mère aimante".

Dans l’état actuel des choses, le pape a nommé Mgr Bernard Charrier, évêque émérite de Tulle, administrateur apostolique du diocèse de Dax.

Céline Hoyeau et Nicolas Senèze

Le pape François a accepté aujourd’hui la démission de Mgr Hervé Gaschignard, évêque d’Aire et Dax.

Logo_CEF_RVB_Horizontal-1024x550.jpgLe pape François a accepté aujourd’hui la démission de Mgr Hervé Gaschignard, évêque d’Aire et Dax.

Les évêques de France accueillent cette décision dans la foi et la confiance au successeur de Pierre et en mesurent la gravité.

Depuis plusieurs semaines, dans le diocèse de Dax, des rumeurs persistaient sur des attitudes pastorales inappropriées de l’évêque. Elles ont été portées à la connaissance du Cardinal Jean-Pierre Ricard, archevêque métropolitain de Bordeaux, et du Nonce apostolique.

Cette ambiance avait rendu difficile le gouvernement du diocèse. C’est pourquoi, depuis le vendredi 31 mars, Monseigneur Hervé Gaschignard, avait pris un temps d’éloignement et de repos. Sur la suggestion du Nonce apostolique, il avait proposé sa démission au Pape quelques jours avant.

Les évêques veulent assurer de leur prière tous ceux que cet événement affecte et particulièrement ceux qui en sont blessés.

Le Pape François a nommé Mgr Bernard Charrier, évêque émérite de Tulle, administrateur apostolique du diocèse d’Aire et Dax.

 

                                              + Georges PONTIER

lien

L'Eglise catholique romaine ne craint jamais la vérité

Face au tsunami médiatique, l'Eglise catholique romaine ne craint jamais le vérité 

17796500_10212204842585657_3247828939248574961_n.jpg

mardi, 04 avril 2017

Cashinvestigation sur France 2: le Pape François n'a nullement couvert le Père Grassi

Un expert pour la lutte contre les abus sexuels s'exprime sur  l'affaire Grassi: (lien Elisabetta Piqué LA NACION)

"Ni l'Argentine, ni l'Eglise, ni Bergoglio ont fait pression sur la justice. Ils ont été tout à fait explicite sur l'importance de la justice qui peut agir et enquêter librement" a déclaré un expert.

C7eSWTbWkAAGDJK.jpgROME « Dans le cas du Père Grassi, ni l'Argentine, ni l'Eglise, ni le Cardinal Bergoglio ont fait pression sur la justice, pas du tout ! Au contraire, ils ont été tout à fait explicite sur l'importance de la justice, qui peut agir et enquêter librement. Je pense qu'il y a eu une recherche médiatique, très controversé, mais en même temps très libre ».

Ce sont les mots de Juan Ignacio Fuentes, membre du Conseil supérieur de l'éducation catholique Argentine (CONSUDEC), un expert dans la lutte contre les abus sexuels des enfants, qui était l'un des orateurs d'un séminaire sur ce fléau, organisé par la Commission pontificale pour la protection des mineurs (PAIM) à l'Université pontificale de la Grégorienne à Rome.

En marge de la réunion, consulté par La Nacion et Telam, le cas du prêtre Julio César Grassi, dont la peine à 15 ans de prison pour abus graves a été ratifié mardi par la Cour suprême, Fuentes n'a pas hésité à prendre parti pour le pape le lavant de toute accusation ou de comportement ambigu. A l'époque où l'affaire a éclaté, Jorge Bergoglio était archevêque de Buenos Aires et président de l'épiscopat national argentin. Moron était le diocèse Grassi. 

"L'action de Bergoglio était totalement neutre: l'Eglise hiérarchique en Argentine a autorisé la justice a agir sur cette question. Les mouvances de défense du père Grassi étaient plutôt des mouvements ou des groupes isolés, des prêtres ou des fidèles, ou alors des gens dans une ligne très spécifique. Pour eux, l''Eglise était attaqué" a- t-il dit.

« Bergoglio a bien agi et en toute transparence. Les évêques de la région de Buenos Aires n'ont jamais exercé des pressions », a-t-il conclu. 

A lire: 1. Arnaud Bédat sur Le Suisse Rom@in - 2, Le Suisse Rom@in et l'affaire Grassi

Le Pape François autorise la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X à célébrer le mariage de ses fidèles.

LETTRE DE LA COMMISSION PONTIFICALE “ECCLESIA DEI” AUX  ORDINAIRES DES CONFÉRENCES ÉPISCOPALES CONCERNÉES AU SUJET DES PERMISSIONS POUR LA CÉLÉBRATION DE MARIAGES DE FIDÈLES DE LA FRATERNITÉ SAINT PIE X

Unknown-13.jpeg

Prot. : 61/2010

Éminence,
Excellence Révérendissime,

Comme vous le savez, différents types de rencontres et d’initiatives sont en cours depuis longtemps pour ramener la Fraternité sacerdotale Saint Pie X dans la pleine communion. Ainsi le Saint-Père a-t-il récemment décidé d’accorder à tous les prêtres de cet institut les pouvoirs de confesser validement les fidèles (Lettre Misericordia et misera, n. 12), de manière à assurer la validité et la licéité du sacrement qu’ils administrent et à ne pas laisser les personnes dans le doute.

Dans la même ligne pastorale, qui veut contribuer à rasséréner la conscience des fidèles, malgré la persistance objective, pour le moment, de la situation canonique d’illégitimité dans laquelle se trouve la Fraternité Saint Pie X, le Saint-Père, sur proposition de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi et de la Commission Ecclesia Dei, a décidé d’autoriser les Ordinaires du lieu à concéder aussi des permissions pour la célébration de mariages de fidèles qui suivent l’activité pastorale de la Fraternité, selon les modalités suivantes.

Dans la mesure du possible, la délégation de l’Ordinaire pour assister au mariage sera donnée à un prêtre du diocèse (ou du moins à un prêtre pleinement régulier) pour qu’il reçoive le consentement des parties dans le rite du Sacrement qui, dans la liturgie du Vetus ordo, a lieu au début de la Sainte Messe ; suivra alors la célébration de la Sainte Messe votive par un prêtre de la Fraternité.

En cas d’impossibilité ou s’il n’existe pas de prêtre du diocèse qui puisse recevoir le consentement des parties, l’Ordinaire peut concéder directement les facultés nécessaires au prêtre de la Fraternité qui célébrera aussi la Sainte Messe, en lui rappelant qu’il a le devoir de faire parvenir au plus vite à la Curie diocésaine la documentation qui atteste la célébration du Sacrement.

Certaine que, de cette façon aussi, on pourra éviter les débats de conscience chez les fidèles qui adhèrent à la FSSPX et les doutes sur la validité du sacrement de mariage, tout en facilitant le chemin vers la pleine régularisation institutionnelle, cette Congrégation sait qu’elle peut compter sur votre collaboration.

Au cours de l’audience du 24 mars 2017 accordée au Cardinal Président soussigné, le Souverain Pontife François a approuvé la présente Lettre et en a ordonné la publication.

Rome, au siège de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, 27 mars 2017.  

Gerhard Card. Müller
Président

+ Guido Pozzo
Archevêque titulaire de Bagnoregio
Secrétaire

Le Pape François autorise la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X à célébrer le mariage de ses fidèles.

EPA943029_Articolo.jpgLe Pape François autorise la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X à célébrer le mariage de ses fidèles. Le cardinal Gerhard Müller, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, précise que le Saint-Père a décidé d’autoriser les ordinaires du lieu à concéder aussi des permissions pour la célébration de mariages de fidèles qui suivent l’activité pastorale de la Fraternité.

Le Pape avait récemment accordé à tous les prêtres de la Fraternité les pouvoirs de confesser validement les fidèles contribuer à rasséréner la conscience des fidèles » malgré donc, la persistance du schisme. Cette dernière décision s’inscrit dans cette ligne pastorale, visant à ramener la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X dans la pleine communion. Différents types de rencontres et d’initiatives ont lieu depuis longtemps pour atteindre ce but.

Radio Vatican

.....

La validité de la confession pour les fidèles d'Ecône par les prêtres de la FSSPX

source

Au cours de l’Année jubilaire, j’avais concédé aux fidèles qui, pour des raisons diverses, fréquentent les églises desservies par des prêtres de la Fraternité Saint Pie X, la faculté de recevoir validement et licitement l’absolution sacramentelle de leurs péchés.*

Pour le bien pastoral de ces fidèles et comptant sur la bonne volonté de leurs prêtres afin que la pleine communion dans l’Église catholique puisse être recouvrée avec l’aide de Dieu, j’établis par ma propre décision d’étendre cette faculté au-delà de la période jubilaire, jusqu’à ce que soient prises de nouvelles dispositions, pour que le signe sacramentel de la réconciliation à travers le pardon de l’Église ne fasse jamais défaut à personne.

*Lettre accordant l’indulgence à l’occasion du Jubilé extraordinaire de la Miséricorde, 1er septembre 2015.

Joseph Ratzinger, Benoît XVI, sera saint, docteur de l'Eglise, car prophète

Joseph Ratzinger, Benoît XVI, sera saint, docteur de l'Eglise, car prophète

C'est avec joie que je partage l'avis de mon confrère, lecteur assidu des oeuvres complètes de Joseph Ratzinger devenu Benoît XVI.

images-10.jpeg"Par les oeuvres complètes que je suis en train de lire en allemand, je saisis très bien que Joseph Ratzinger entrevoit la décroissance du nombre des catholiques. Il décrit cela dès les années 1960: les catholiques seront une minorité.

Il perçoit également l'avènement d'une inflation de structures ecclésiastiques fort dommageable. C'est exactement ce que nous vivons. 

Je plaiderai pour une reconnaissance rapide de sa sainteté. Il faudra le déclarer saint et docteur de l'Eglise en même temps. Actuellement, nous voyons aussi qu'il est également un prophète". 

Avec notre Pape François comme vicaire du Christ, et Joseph Ratzinger devenu Benoît XVI, Pape émérite, nous avons la grâce de vivre des moments exceptionnels de l'histoire de l'Eglise. 

Un adolescent américain a fomenté l'assassinat du pape François au nom du groupe jihadiste Etat islamique (EI)

 lien

Un adolescent américain a fomenté l'assassinat du pape François au nom du groupe jihadiste Etat islamique (EI)

58e3228acd70e80512a6e97d-1.jpg

Un adolescent américain a plaidé coupable lundi d'avoir fomenté au nom du groupe jihadiste Etat islamique (EI) l'assassinat du pape François lors de sa visite aux Etats-Unis en 2015.

A lire: Arnaud Bédat

lundi, 03 avril 2017

Ne devons-nous pas penser également à ce que le Christ doit souffrir dans son Église elle-même ?

images-8.jpeg

Ne devons-nous pas penser également à ce que le Christ doit souffrir dans son Église elle-même ?

images-6.jpegLe Cardinal O'Malley l'affirme haut et fort: 

"Qu’il n’y ait pas de doute, aucun autre thème n’est plus important que la pédophilie pour la vie de l’Église. Si l’Église n’est pas engagée dans la protection des mineurs, nos efforts d’évangélisation n’auront pas d’effets, et nous perdrons la confiance de notre peuple »

Pourtant, dès que vous osez briser l'omerta, parler franchement et ouvertement des crimes pédophiles abominables commis par des prêtres, et des évêques, une petite majorité du milieu ecclésiastique vous accuse et pense que le problème vous est personnel et révèle chez vous un complexe psychologique avec la pédophilie !

Curieuse et sournoise manière d'attaquer un cancer qui selon les dire de Joseph Ratzinger a réussi à faire plus de dégâts à l'Eglise que les persécutions chrétiennes dans l'histoire. 

Que de souillures dans l’Église, et particulièrement parmi ceux qui, dans le sacerdoce, devraient lui appartenir totalement !

images-9.jpegIl y a 12 ans, alors que Saint Jean-Paul II vivait sa dernière Pâques et regardait dans sa chapelle privée le chemin de croix à la télévision accroché à son crucifix, Joseph Ratzinger tonnait au Colisée: les pires persécutions de l'Eglise proviennent de l'intérieur: 

Que peut nous dire la troisième chute de Jésus sous le poids de la croix ? Peut-être nous fait-elle penser plus généralement à la chute de l’homme, au fait que beaucoup s’éloignent du Christ, dans une dérive vers un sécularisme sans Dieu. Mais ne devons-nous pas penser également à ce que le Christ doit souffrir dans son Église elle-même ?

Combien de fois abusons-nous du Saint-Sacrement de sa présence, dans quel coeur vide et mauvais entre-t-il souvent ! Combien de fois ne célébrons-nous que nous-mêmes, et ne prenons-nous même pas conscience de sa présence ! Combien de fois sa Parole est-elle déformée et galvaudée !

Quel manque de foi dans de très nombreuses théories, combien de paroles creuses ! Que de souillures dans l’Église, et particulièrement parmi ceux qui, dans le sacerdoce, devraient lui appartenir totalement ! Combien d’orgueil et d’autosuffisance ! Que de manques d’attention au sacrement de la réconciliation, où le Christ nous attend pour nous relever de nos chutes !

Tout cela est présent dans sa passion. La trahison des disciples, la réception indigne de son Corps et de son Sang sont certainement les plus grandes souffrances du Rédempteur, celles qui lui transpercent le coeur. Il ne nous reste plus qu’à lui adresser, du plus profond de notre âme, ce cri : Kyrie, eleison – Seigneur, sauve-nous (cf. Mt 8, 25).

Les mentalités des chrétiens ne changent que très lentement. Elles font même parfois du surplace.

Unknown-12.jpegAlors que la francophonie, hélas aussi par la fille aînée de l'Eglise, est en proie à une crise de management et de communication sans précédent, certains experts jouent en défense, pratique encore la politique de l'autruche et défendent médiatiquement l'indéfendable. A la salle de presse du Saint-Siège, je me souviens parfaitement des propos d'un journaliste de La Croix en 2009: " l'Eglise en France n'est pas consciente de l'ampleur du problème de la pédophilie".

La lutte contre ces crimes et ses conséquences prendront plusieurs générations. La mentalité doit changer, une conversion est urgente: passer d'un personnel ecclésial qui défend l'institution à une Eglise humble et pauvre qui se met au service des victimes. 

Notre Pape François, le Pape choisit par Dieu pour notre temps, nous invite à sortir. Une Eglise auto-référentielle, repliée sur elle-même, tombe malade, comme corrompue. Jésus frappe à l'intérieur de son Eglise pour sortir. L'Eglise est née en sortie, depuis la Pentecôte. Elle est cet hôpital de campagne qui doit prendre soin des blessés et des victimes de la pédophilie, des enfants innocents écrasés par ses propres prêtres. 

Unknown-11.jpeg

La communication est un défi qui attend des saints courageux

Les médias ne sont pas à combattre, les journalistes ne sont pas des prédateurs toujours prêts à casser du sucre sur l'Eglise, internet, les réseaux sociaux, Facebook et même le portable ne sont pas les instruments du diable qui vous plongent dans l'univers de l'addiction.

La communication est un défi qui attend des saints courageux, prêt à le relever. La foi naît de l'écoute. La Parole s'est faite chair, à nous d'être comme une incarnation de surcroît. 

Cashinvestigation sur France 2: "La mise en scène d’Elise Lucet sur la place Saint-Pierre ressemble à une souricière tendue au pape"

C7eSWTbWkAAGDJK.jpg

Cashinvestigation sur France 2: "La mise en scène d’Elise Lucet sur la place Saint-Pierre ressemble à une souricière tendue au pape"

Nous avons par ailleurs sollicité la réaction du journaliste Arnaud Bédat, qui connaît bien la vie argentine du pape François, ses proches et ses intimes, et qui vient de signer un nouveau livre le concernant aux éditions Flammarion, « François, seul contre tous ».

Unknown-5.jpegNous l’avons interrogé sur les quelques minutes du reportage concernant le pape François dans le « Cash Investigation » consacré à la pédophilie dans l’Eglise.

« J’ai d’abord envie de dire que si toutes ces allégations contre le cardinal Bergoglio devenu pape François étaient réellement étayées, elles seraient sorties depuis bien longtemps. 

A l’époque, le pouvoir argentin ne le ménageait pas, tous les coups étaient permis et avec la présidente Kirchner, les rapports étaient alors terriblement crispés. Si le pouvoir d’alors était persuadé que le cardinal Bergoglio avait couvert des crimes pédophiles, il ne se serait assurément pas privé de l’utiliser avant le Conclave de 2013, croyez-moi, c’est une évidence.

France 2, dans son commentaire utilise d’ailleurs très habilement le conditionnel concernant la prétendue implication de Bergoglio dans la couverture de crimes pédophiles. Ce conditionnel n’est pas un hasard. Je pense que la réalité des faits est beaucoup plus nuancée et qu’il faudrait au moins un reportage tout entier pour traiter ce volet-là ».

« Le cardinal Bergoglio a passé son temps en Argentine à dénoncer les mafias, la corruption, la traite des femmes, les maisons closes tenues par des réseaux mafieux, les trafiquants de drogue, l’économie qui tue, y compris à remettre de l’ordre dans ses troupes en dénonçant la mondanité du clergé, par exemple, etc. Rien dans sa vie passée ne permet en l’état de suspecter le fait qu’il ait couvert des abus sexuels.

Franchement, ça ne lui ressemble pas, ça ne ressemble pas à toute la conduite qu’il a eue durant toutes ses années passées à Buenos Aires. Il aurait fallu aussi diffuser quelques extraits des déclarations du pape François concernant la pédophilie : elles sont fortes marquées du sceau de la « tolérance zéro ». Ce qui me saute aux yeux instantanément, à mon sens, dans les quelques minutes à peine consacrées au pape dans « Cash Investigation », c’est la chronologie. Il y a un gros problème.

La fameuse citation brandie par « Cash Investigation » où le cardinal Bergoglio déclare que son diocèse n’a pas été confronté au problème de la pédophilie est extraite d’un livre d’entretiens avec le rabbin Skorka paru pour la première fois en espagnol en 2010 en Argentine, à très petit tirage, sur la base de rencontres qui se sont étalées sur des années. On n’a pas cherché à vérifier la date exacte de cette déclaration, par exemple en la demandant au rabbin Skorka lui-même, une personne qui répond toujours très aimablement aux questions qu’on lui pose.

FullSizeRender.jpg

La première condamnation de Grassi date de… 2010, ainsi que le dit lui même l’avocat des victimes, Juan Pablo Gallego, dans le reportage. On ne peut donc pas faire le procès à Bergoglio d’avoir menti ! Par ailleurs, cette citation est tronquée, extraite de son contexte. Il faut lire cette page 64 (de l’édition française) en intégralité, cette phrase, par exemple, très instructive, mais qui n’arrangeait guère la démonstration qu’on cherchait à en faire :

« Je ne crois pas comme certains qu’il faille maintenir un certain esprit de corporation pour préserver l’image de l’institution. Il me semble que cette solution a été proposée aux Etats-Unis : changer le curé de paroisse. C’est stupide parce que le curé emporte le problème avec lui. La réaction corporatiste mène à cela, c’est pourquoi je ne suis pas d’accord avec ce type de règlement ».

Dommage que France 2 n’ait pas été interroger non plus, par exemple, les journalistes Sergio Rubin ou Elisabetta Piqué, qui fréquentaient régulièrement le cardinal Bergoglio à cette époque-là pour avoir un contrepoint et une remise en perspective exacte de la situation et le contexte politique en Argentine ces années-là.

Enfin, parler avec le pape n’est pas une mission totalement impossible pour un journaliste qui a un peu d’obstination et de patience. On m’a dit que des équipes de France 2 avaient même déjà accompagné le pape dans des vols pontificaux par le passé, où il est très facile de l’interpeller. Cette mise en scène d’Elise Lucet sur la place Saint-Pierre ressemble à une souricière tendue au pape.

J'aime bien Elise Lucet et son émission, c'est une journaliste de talent et de flair, qui sait débusquer les affaires, mais là, franchement, je ne peux pas la suivre sur ce terrain-là. 

C’est du spectacle, et j’ai un problème avec ça. Je suis prêt à entendre tout ce qu’on veut sur le pape François, mais il faut des preuves, des évidences, pas des rumeurs ou des constructions hasardeuses. Et là, il n’y a que de la mise en scène, très bien faite d’ailleurs, et des conditionnels à foison. Aucune attaque, décidément, n’est épargnée ces temps au pape François… plus que jamais seul contre tous »

Propos recueillis par Le Suisse Rom@in - Lien

 

El Salvador: "l’opposition à la béatification de Mgr Romero était politique"

El Salvador: "l’opposition à la canonisation de Mgr Romero était politique"

31.03.2017 par Jean-Claude Gerez, correspondant de cath.ch en Amérique latine

Vincenzo-Paglia-800x450.jpgMgr Vincenzo Paglia a vécu aux premières loges les oppositions à la béatification du bienheureux Oscar Romero. Selon le président de l’Académie pontificale pour la vie et postulateur de la cause de l’ex-archevêque de San Salvador, le retard était d’ordre politique et a constitué “un coup de poignard” dans le cœur de l’archevêque italien.

“La béatification de Mgr Romero avait déjà été le résultat d‘un grand effort, explique Mgr Vincenzo Paglia dans la revue America. Ils étaient nombreux à Rome, y compris parmi les cardinaux, a refuser qu’il soit béatifié. Ils estimaient qu’il était mort pour des motifs politiques et non religieux.”

Le président de l’Académie pontificale assure qu’il a examiné avec beaucoup d’attention les archives personnelles de Mgr Romero, représentant quelques soixante dix mille documents. “Il en est ressorti qu’il était un homme aimant profondément son peuple. Il voulait libérer ses compatriotes de l’oppression et les mener vers la compassion de Jésus”.

“Transformer le monde”

La lutte de Mgr Vincenzo Paglia pour la béatification de Mgr Romero n’a pas été sans conséquences. “J’ai reçu des menaces en tant que postulateur de la cause. Mais je croyais que l’exemple de Romero était suffisamment extraordinaire et évident. Romero n’a pas vécu pour lui-même, mais pour son peuple, à l’image de Jésus. Ce témoignage est si clair que, dans ce monde globalisé, il est parvenu à toucher le cœur de millions de personnes. Et si nous voulons transformer le monde, nous devons transformer le cœur des personnes, comme l’a fait Mgr Romero.”

“Un pasteur au service des autres”

Dans l’entretien accordé à la revue America, Mgr Vincenzo Paglia a rappelé la manière dont Mgr Romero s’était impliqué dans les luttes du peuple après l’assassinat du père Jésuite Rutilio Grande. “Il [Rutilio Grande] enseignait en université mais il avait choisi de vivre dans un petit village de manière à pouvoir diffuser la théologie autour de lui. C’est ce choix qui lui a coûté la vie.”

Rappelant que Mgr Romero avait été très marqué par l’assassinat de son ami, Mgr Vincenzo Paglia a rappelé que la nuit où il a veillé le corps du père jésuite, celui qui venait d’être nommé archevêque de San Salvador deux semaines plus tôt a alors perçu que son devoir était de poursuivre le combat de Rutilio Grande. “Face au martyr de son ami, il est parvenu à la conclusion que la vie d’un pasteur n’est digne d’être vécue que si elle est vécu au service des autres.”

“Le pape veut béatifier Rutilio Grande”

Enfin, Mgr Vincenzo Paglia a tenu à rappeler le rôle fondamental du pape François dans l’avancée du processus de canonisation d’Oscar Romero. Même s’il n’a pas connu personnellement ce dernier, le souverain pontife avait en revanche rencontré à plusieurs reprises le Père Rutilio Grande. “Il souhaite que le processus de béatification de Rutilio Grande soit également mené à bien, tout comme le jeune homme et la personne âgée qui sont morts avec lui.” (cath.ch/jcg/gr)

dimanche, 02 avril 2017

Communication de crise

monseigneur-herve-gaschignard-j-ai-besoin-de-repos-pour-quelque-temps-hors-du-diocese.jpg

La Croix

Une situation ambiguë est médiatisée dans un diocèse de France. Comme le silence médiatique et le manque de clarté sont si souvent reprochés aux responsables ecclésiaux et à certains communicants, nous pouvons malheureusement tout imaginer et s'attendre au pire.

Pour Paul Perromat, chargé de la communication du diocèse, la santé physique de l’évêque n’est pas en question. « Je l’ai vu juste avant son départ pour Lourdes, il avait l’air d’aller bien, raconte-t-il. C’est un homme qui se porte bien physiquement, et sportif », souligne-t-il à propos de l’évêque de 57 ans. 

"Au retour de l’Assemblée plénière des évêques à Lourdes, en raison d’une fatigue liée à diverses causes, j’ai besoin de repos pour quelque temps hors du diocèse", écrit pourtant Monseigneur Hervé Gaschignard.

Dans un contexte lourd et marqué par une crise de confiance, un principe fondamental de communication de crise peut être éclairant: annoncer soi-même la mauvaise nouvelle, afin de rétablir la crédibilité.

Golias, dont la véracité fut si souvent mise à mal, annonce une situation grave. 

Intensifions notre prière. 

C8Z0Q1rXoAAFHNA.jpg

Saint Jean Paul II, priez pour nous.

(son retour à Dieu: il y a 12 ans, le 2 avril 2005 à 21h37)

vendredi, 31 mars 2017

Monseigneur Hervé Gaschignard se tient hors du diocèse d’Aire et Dax pour quelques temps

Monseigneur Hervé Gaschignard se tient hors du diocèse d’Aire et Dax pour quelques temps

monseigneur-herve-gaschignard-j-ai-besoin-de-repos-pour-quelque-temps-hors-du-diocese.jpgMonseigneur Hervé Gaschignard a publié un communiqué officiel ce vendredi après-midi expliquant qu’il se tient hors du diocèse d’Aire et Dax pour quelques temps

Par un communiqué laconique de quelques lignes publié en début d’après-midi sur sa page Facebook ainsi que sur le site Internet du diocèse, Monseigneur Hervé Gaschignard a annoncé qu’il se mettait quelques temps en vacances du diocèse des Landes.

Comme à Toulouse, l’évêque landais s’était particulièrement impliqué dans la pastorale des jeunes.

source

Le Pape François parle de Luther et de la Réforme: discours intégral

Le Pape François parle de Luther et de la Réforme: discours intégral

 

"... discerner et assumer ce qu’il y a eu de positif et de légitime dans la Réforme ..."

 

Une étude attentive et rigoureuse, libre de préjugés et de polémiques idéologiques, permet aux Églises, aujourd’hui en dialogue, de discerner et d’assumer ce qu’il y a eu de positif et de légitime dans la Réforme, et de prendre leurs distances par rapport aux erreurs, exagérations et échecs, en reconnaissant les péchés qui ont porté à la division.

lutheriens.jpg« Aujourd’hui, en tant que chrétiens, nous sommes tous appelés à nous libérer de préjugés envers la foi que les autres professent avec un accent et un langage différents » : le pape a formulé par deux fois cet impératif, devant les participants à un congrès d’historiens, organisé au Vatican sur la figure de Luther (1483-1546), qu’ils a reçus le 31 mars 2017.

Il a encouragé une étude historique « attentive et rigoureuse » sur la figure de l’initiateur de la Réforme, afin « d’assumer ce qu’il y a eu de positif et de légitime » et de prendre ses distances « par rapport aux erreurs, exagérations et échecs ».

« Des approfondissements sérieux sur la figure de Luther et sa critique contre l’Église de son temps et la papauté contribuent certainement à dépasser ce climat de méfiance et de rivalité mutuelles qui a trop longtemps, dans le passé, caractérisé les rapports entre catholiques et protestants », a estimé le pape devant les experts du Congrès international organisé par le Comité pontifical des Sciences historiques, à l’occasion du Vème centenaire de la Réforme (1517-2017).

« Parler de Luther, catholiques et protestants ensemble, sur l’initiative d’un organisme du Saint-Siège : nous touchons vraiment du doigt les fruits de l’action de l’Esprit Saint qui surpasse toutes les barrières », a souligné le pape François. L’événement avait pour thème « Luther, 500 ans plus tard. Une lecture de la Réforme luthérienne dans son contexte historique ecclésial » (29-31 mars).

Si « le passé ne peut être changé », a ajouté le pape, « cependant, aujourd’hui, (…) il est possible d’effectuer une purification de la mémoire qui ne consiste pas à faire une correction irréalisable de ce qui s’est passé il y a cinq cents ans, mais à ‘raconter cette histoire d’une autre manière’, sans plus de traces de cette rancœur pour les blessures subies, qui déforme la vision que nous avons les uns des autres ».

AK

Salutations du pape François

Chers frères,

Mesdames et Messieurs,

Je vous accueille avec plaisir et je vous adresse mes cordiales salutations. Je remercie le père Bernard Ardura pour ses paroles avec lesquelles il a résumé le sens de votre Congrès sur Luther et sa réforme.

Je vous confesse que le premier sentiment que j’éprouve devant cette louable initiative du Comité pontifical des Sciences historiques est un sentiment de gratitude envers Dieu, accompagné d’un certain étonnement à la pensée qu’il y a encore peu de temps, un congrès de ce genre aurait été tout à fait impensable. Parler de Luther, catholiques et protestants ensemble, sur l’initiative d’un organisme du Saint-Siège : nous touchons vraiment du doigt les fruits de l’action de l’Esprit Saint qui surpasse toutes les barrières et transforme les conflits en occasions de croissance dans la communion. ‘Du conflit à la communion’ est justement le titre du document de la Commission luthérienne-catholique romaine, en vue de la commémoration commune du cinquième centenaire du début de la Réforme de Luther.

Je me suis réjoui d’apprendre que cette commémoration a offert à des chercheurs provenant de différentes institutions l’opportunité de regarder ensemble ces événements. Des approfondissements sérieux sur la figure de Luther et sa critique contre l’Église de son temps et la papauté contribuent certainement à dépasser ce climat de méfiance et de rivalité mutuelles qui a trop longtemps, dans le passé, caractérisé les rapports entre catholiques et protestants. Une étude attentive et rigoureuse, libre de préjugés et de polémiques idéologiques, permet aux Églises, aujourd’hui en dialogue, de discerner et d’assumer ce qu’il y a eu de positif et de légitime dans la Réforme, et de prendre leurs distances par rapport aux erreurs, exagérations et échecs, en reconnaissant les péchés qui ont porté à la division.

Nous sommes tous bien conscients que le passé ne peut être changé. Cependant, aujourd’hui, après cinquante ans de dialogue œcuménique entre catholiques et protestants, il est possible d’effectuer une purification de la mémoire qui ne consiste pas à faire une correction irréalisable de ce qui s’est passé il y a cinq cents ans, mais à « raconter cette histoire d’une autre manière » (Commission luthérienne-catholique romaine pour l’unité, Du conflit à la communion, 17 juin  2013, 16), sans plus de traces de cette rancœur pour les blessures subies, qui déforme la vision que nous avons les uns des autres. Aujourd’hui, en tant que chrétiens, nous sommes tous appelés à nous libérer de préjugés envers la foi que les autres professent avec un accent et un langage différents, à nous échanger mutuellement le pardon pour les fautes commises par nos pères et à invoquer ensemble de Dieu le don de la réconciliation et de l’unité.

Tout en accompagnant par la prière votre précieux travail de recherche historique, j’invoque sur vous tous la bénédiction de Dieu tout-puissant et miséricordieux. Et je vous demande, s’il vous plaît, de prier pour moi. Que Dieu nous bénisse tous. Merci !

© Traduction de Zenit, Constance Roques

La stratégie médiatique de la chaise vide face à Cashinvestigation est une erreur

Suite à l'émission de France 2 "Cashinvestigation", de nombreux communicants regrettent amèrement la stratégie de la chaise vide. (A lire: le journaliste français R.Pujol)

La définition de la pédophilie selon Benoît XVI: tout acte acte sexuel ou échange pornographique avec un jeune mineur de moins de 18 ans. 

La stratégie médiatique de la chaise vide face à Cashinvestigation est une erreur

La Vie

source: Professeur P.L Facebook

17361973_10212072391114453_6492266151153332499_n.jpg

Je me permets d'afficher ce texte que j'ai fait paraître sur la page fb d'Yves Hamant, concernant l'absence d'une représentation des évêques au débat de Cash investigation de mardi dernier. Cette émission était consacrée aux affaires de pédophilie dans l'Eglise catholique et les évêques français, sollicités pour le débat final, n'ont pas voulu participer et ont donné leurs raisons par l'intermédiaire de leur porte-parole, M. Vincent Neymon. Ce petit texte est une réaction plus qu'un écrit de fond, mais il dit quand même ce que je voudrais dire !

Je trouve invraisemblable que les évêques de France aient choisi de ne pas être représentés au débat final de l'émission Cash Investigation. Tout cela parce que - ont-ils fait savoir - il y avait une vilaine journaliste qui les embétait. Cela m'a tout de suite fait penser aux disciples dans l'évangile de Matthieu (Matthieu 15, 21-28). Quand une femme étrangère aborde Jésus en criant, en suppliant à voix forte pour obtenir la guérison de sa fille, les disciples en question implorent Jésus de les débarrasser au plus vite de cette femme : "Donne-lui ce qu'elle veut car elle nous poursuit de ses cris". Jésus, bienheureusement, laisse venir cette femme, il la laisse prononcer ses paroles effectivement dérangeantes pour des Juifs de cette époque et il manifeste, au terme de sa conversation avec elle, qu'elle a obtenu déjà ce qu'elle demandait.

Elise Lucet est-elle comme cette femme étrangère ? En tout cas, les évêques ressemblent beaucoup aux disciples apeurés et cherchant l'abri de leur groupe habituel, de leurs certitudes habituelles, remâchant leurs peurs habituelles. Bref, dans les affaires qui ont secoué l'Eglise, il n'y a pas eu d'écoute suffisante, il n'y a pas eu d'actions décisives, faites par des hommes d'initiatives. Il n'y en a pas plus quand il s'agit de répondre, de rendre compte enfin, de prendre des engagements. Désolant. Si l'action des journalistes de cette émission - que j'ai trouvée pour ma part très bonne : on y apprend des choses qu'on n'aurait jamais sues autrement - si leur action peut sembler parfois intrusive, violente, elle répond ainsi au silence violent que des responsables ecclésiaux ont entretenu pendant des décennies, aux secrets qu'ils ont gardés longtemps, au détriment des plus petits d'entre nos frères qui souffraient sans recours, sans remède, sans écoute.

Il fallait forcer les portes quand les portes sont maintenues fermées depuis si longtemps, par tout un système de clôture, de secret, d'arrangements dans l'ombre. Quand j'ai envoyé il y a presque 3 ans une lettre à un évêque français qui n'est pas sans importance pour lui signaler un cas urgent que j'avais déjà dénoncé en vain 7 ans auparavant, je n'ai pas reçu de réponse.

Quand j'ai renvoyé ma lettre deux ans plus tard en recommandé avec accusé de réception, en prévenant par téléphone et par mail sa secrétaire que je renvoyais cette lettre, j'ai reçu un mois plus tard ma lettre non décachetée. La poste avait mis sur l'enveloppe qu'il y avait bien eu un avis de passage mais que personne n'était venu la chercher. Il y a des jours où je me demande qui ne doit pas venir à qui : les évêques qui se drapent dans leur arrogance parce qu'une émission où ils sont attendus les dérange ou les croyants qui ont envie de leur tourner le dos - et beaucoup le font, hélas, une bonne fois pour toutes.

Lyon: le Cardinal Barbarin à nouveau blanchi pour une "non-dénonciation"

Lyon: le Cardinal Barbarin à nouveau blanchi pour une "non-dénonciation"

source

A6mEskWP.jpg-large.jpeg

Lien

LE CARDINAL SARAH SOUHAITE UN MISSEL BILINGUE LATIN-LANGUE VERNACULAIRE

LE CARDINAL SARAH SOUHAITE UN MISSEL BILINGUE LATIN-LANGUE VERNACULAIRE

200px-cardinal-robert-sarah-cropped-l125-h81.jpgVatican - le 31/03/2017 | Par Agence I.Media

Dans une conférence pour les dix ans du Motu proprio libéralisant la messe selon l’ancien rite, publiée le 31 mars 2017, le cardinal Robert Sarah, préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, a affirmé qu’un missel bilingue latin-langue vernaculaire était en voie de finalisation.

A lire: l'homme nouveau

Catholic Voices -Suisse engage !

3346568047.4.png

Catholic Voices - Suisse engage !

 

De Loris Salvatore Musumeci - Président de Catholic Voices - Suisse. Avec Pierre Wermelinger Vice-Président, Serge Ignatovitch ....

Chers amis,

Je signai mardi soir les statuts de l'association Catholic Voices Suisse, que j'ai l'honneur de présider.

En attendant la création prochaine de notre page Facebook et site Web, je lance un appel aux intéressés :

Vous êtes catholique ? Intéressé par la monde médiatique ? Vous voudriez recevoir une formation solide pour intervenir au sein de la sphère publique en vue de promouvoir la foi chrétienne sérieusement ? Catholic Voices Suisse pourrait alors vous plaire.

Pour de plus amples informations,

écrivez-moi par courriel : musuloris@hotmail.ch
ou appelez-moi au : 078 670 07 59

17626451_10212136141628176_924320447824231273_n.jpg

La Suisse est déjà plus que le 20ème pays qui voit naître cette association laïque, après l'Angleterre (pays natal), les USA, le Brésil, l'Italie, l'Australie ....

Fondé en 2010 par deux laïcs passionnés et fascinés par la communication, Jack Valero et Austen Ivereigh, l'objectif de CV est de parler et de promouvoir la foi dans le monde médiatique d'aujourd'hui (TV, radio, journaux et internet), sans élever la voix, toujours d'une manière positive, bienveillante et attractive.

Lien

mercredi, 29 mars 2017

Jubilé de la naissance de Saint Nicolas de Flüe: 600 ans au 19.30 de la RTS

Jubilé de la naissance de Saint Nicolas de Flüe: 600 ans au 19.30 de la RTS

Livre sur l'affaire Preynat: "Grâce à Dieu c'est prescrit. L'affaire Barbarin"

Unknown-10.jpeg

Livre sur l'affaire Preynat: "Grâce à Dieu c'est prescrit. L'affaire Barbarin"

Je viens de lire ce livre de Marie-Christine Tabet. Tout d'abord, le titre reprend une phrase erronée, une erreur avouée et reconnue par le Cardinal lors de la conférence de presse en 2016 des évêques de France à Lourdes. Barbarin a été corrigé par un journaliste, qu'il a d'ailleurs remercié. Pour avoir écouté et entendu en direct son intervention, le propos de l'archevêque de Lyon était d'exprimer son soulagement face à la non-récidive du Père Preynat, autrement dit qu'il n'aurait pas fait encore d'autres victimes depuis 1991

1. Avec ce titre, la phrase prend dans l'ouvrage un tout autre sens: le Cardinal exprimerait sa satisfaction, car il ne serait pas pénalement puni, justement pour une autre prescription, celle de sa mise en accusation. Très sincèrement, cela consiste à mettre sur les lèvres du prélat des pensées qui ne sont pas les siennes. 

2. Ma seconde impression: comment un prêtre comme Bernard Preynat a-t-il pu passer entre les mailles du filet et agresser et saccager la vie de plus de 100 enfants et causer plus de 1000 agressions ? C'est simplement inconcevable, ahurissant, injustifiable, satanique. Je me suis dit que son profil psychologique penche nettement vers un homme "pervers narcissique", un manipulateur. Le Père Pascal Ide a écrit un bon livre sur les manipulateurs. Sa lecture s'impose pour détecter de telle tare psychiatrique et mettre immédiatement hors d'état de nuire de tel personnage. 

3. Ma troisième impression: le dialogue entre les hommes d'Eglise et les victimes est douloureux et très complexe. Nous ne pouvons pas exiger une profession de foi chez les victimes. Elle ont été trahies, elles sont blessées par "un homme d'Eglise". Cela augmente encore la gravité des agressions ! La confiance est brisée. Je me rends compte que cela devient le pot de fer contre le pot de terre. Le Cardinal O'Malley a cependant un axe fondamental: priorité aux victimes. 

4. Ma quatrième impression: seule la vérité rend libre. Si des "hommes d'Eglise" mentent, pourquoi devrions-nous croire lorsque ceux-ci nous annoncent la résurrection ? Un seul petit mensonge et la crédibilité d'un témoin de la foi s'écroule. La seule puissance de l'Eglise repose sur la Parole: "Combien de divisions" demandait Staline au Vatican.. L'Amour de la Vérité doit encore et toujours nous mobiliser. L'Eglise n'a jamais peur de regarder la vérité en face. Cette vérité, qu'elle soit favorable à "l'institution Eglise" ou défavorable n'a aucune importance. Nous prenons la vérité comme elle est. Nous n'avons pas à défendre une institution, mais des personnes innocentes et blessées. Seule la vérité et la Parole libérée nous rendront libres. 

5. Cinquième impression: comment savoir s'il le contenu du livre est exact ? Après la lecture, je reste intimement persuadé que le Cardinal n'a jamais couvert le moindre acte de pédophilie commis sous sa juridiction. Il a commis des erreurs certes, au niveau de la communication trop défensive par moments, et peut-être aussi une sous-évaluation des aspects "médicaux", émotionnels et psychologiques, tant du côté du coupable - un pervers narcissique pédophile - que du côté du retentissement effroyable, sur le long terme, des agressions criminels chez les victimes. L'Eglise se doit d'être experte en humanité. 

Je pense aussi que les parties du livre qui racontent les drames des victimes sont exactes. Ces récits donnent la nausée, incitent presque à vomir, car insoutenables. Parfois, je lisais vite, en priant pour la victime. Je ne peux qu'encourager les victimes à secouer le cocotier. Nous leur devons la justice et la vérité, toute la vérité. Je ne me suis d'ailleurs jamais gêné de manifester mon soutien à la Parole Libérée. 

6. Dernière impression: comme aux USA, les médias ont joué malgré tout un rôle positif: éviter l'enlisement d'actes criminels. Le Cardinal a d'ailleurs remercié La Parole Libérée.

Après la lecture de ce livre, tout de même à charge, il manque l'avis du Cardinal. Un "procès médiatique" (alors qu'il s'agit d'abord d'une question qui touche à la justice) exige d'entendre tous les sons de cloches pour juger correctement. 

Le site du diocèse de Lyon - affaire Preynat, ce qu'il faut savoir - donne des réponses sur les points fondamentaux. 

pardoncardinalbarbarin1.pngComme j'accorde la priorité absolue aux victimes, l'amour de la vérité est aussi un guide. Je crois sincère et vrai le primat des Gaules. Il s'est par ailleurs excusé publiquement pour ses erreurs de management, à genoux face à la croix. Je sais aussi que la conscience d'un homme d'Eglise est mise à rude épreuve lorsque pour la loi civile, les abus sont prescrits. Peut-on l'accuser de n'avoir rien dénoncé ?  

Dieu merci, il reste la justice canonique, le droit de l'Eglise ne connaît pas de prescription pour la souffrance. Les Papes ont certes fixé les 38 ans de la victime comme date "butoir". Or, elle peut-être levée dans des cas graves.

Lorsque l'on sait qu'il faut parfois 40 voir 50 ans pour que ces drames reviennent à la surface, la bataille se situe bien au niveau de cette "foutue" (pardonnez-moi) prescription. Le droit de l'Eglise permet de la lever. Le Père Preynat sera jugé par ce droit de l'Eglise. Le Cardinal Barbarin, sous la houlette de la congrégation pour la doctrine de la foi, souveraine pour ces crimes depuis 2001 (et non 2010 comme indiqué dans le livre) se dirigent vers un procès Preynat. Grâce à Dieu !

Antonio Socci ne s'incline plus devant le Pape François

Antonio Socci ne s'incline plus devant le Pape François

Antonio Socci (journaliste italien, polémiste) :

Milan, le Pape François est assis devant le Saint-Sacrement 

dome-milan01_lbs.jpg"Le pape, lors d'une visite pastorale à Milan, entre dans la cathédrale (c'est bien bon de sa part!) et se rend devant le Saint-Sacrement. Il ne s'agenouille pas et s'assied sur une belle chaise entourée par d'autres prélats debout ..."

Le Pape ne s'agenouillerait donc pas devant le Seigneur des Seigneurs ... Il est fort utile de rappeler que notre Pape ne peut pas chanter car opéré à un poumon dans sa jeunesse, et ne peut que difficilement se mettre à genoux, à cause de ses problèmes de santé. Le Pape boite ... Il suffit de comprendre. Arnaud Bédat précise: c'est un problème à la hanche qui lui pose parfois des problèmes d''équilibre.

.....

Antonio Socci est comme la star, ou plutôt le trou noir de l'opposition au Pape François. Il adore la théorie du complot. Comme François a le même tempérament que Don Camillo, comme nombres d'entre-nous, peut-être qu'un affectueux petit coup de pied à Antonio Socci, là où le soleil ne brille jamais, lui ferait le plus grand bien :-)))

Unknown-9.jpeg

 

LE VATICAN EXPRIME SON SOUTIEN EN FAVEUR D’UN PRÊTRE MENACÉ PAR LA MAFIA

LE VATICAN EXPRIME SON SOUTIEN EN FAVEUR D’UN PRÊTRE MENACÉ PAR LA MAFIA

Vatican - le 27/03/2017 | Par Agence I.Media

Mafia/Menaces : Le dicastère pour le service du développement humain intégral a envoyé un message au Père Luigi Ciotti lui exprimant son “plein soutien” pour son “action fondamentale contre l’illégalité, et le crime organisé, pour la construction d’une citoyenneté de liberté et de justice”, a rapporté le site du quotidien Giornale di Sicilia le 27 mars 2017.

Des menaces contre le Père Ciotti, fondateur de Libera, principale association antimafia d’Italie, sont apparues ces derniers jours dans deux villes du pays, Locri (Calabre) et Palerme (Sicile). Des messages de soutien lui ont également été adressés par les plus hautes autorités civiles