vendredi, 21 novembre 2014

N'oublions pas Asia Bibi

Trois bonnes raisons pour venir à la Saint Nicolas 2014, cathédrale de Fribourg

Isolde-1.jpg

Conception et réalisation de la vidéo pour l'Unité pastorale Notre-Dame à Fribourg: Isolde Cambournac

Doctorante en théologie de l'université de Fribourg, Isolde est une globetrotteuse qui a attrapé le virus de la vidéo lors d'un séjour à Washington en 2012. Depuis, pour aller au bout de sa passion, elle vit la caméra à la main et se perfectionne auprès de caméramans chevronnés de Suisse-romande. Isolde travaille aussi pour Attraction ...

Les vidéos d'Attraction

Les vidéos de l'Unité pastorale Notre-Dame

Les vidéos de la commission de bioéthique de la CES

mercredi, 19 novembre 2014

Le Pape François et La Vie: les interventions oubliées par "les mainstreams" médiatiques

4004314647.pngLe Pape François et La Vie ( PMA, avortement, euthanasie, homme et femme pour la famille ... )

Deux interventions du Pape sont passées quasiment inaperçues dans les grands médias.

Les "mainstreams" sont les agences de presse mondiale - AFP, AP, Reuters, ANSA ... puis par exemple le New York Time, le Monde, CNN - qui sont repris ensuite par tout le circuit de l'information.

Ils sont les grands et principaux porteurs de l'information, ceux qui donnent la note, dictent le ton et qui décident des sujets dont le grand public va parler.

En langage technique, ils gèrent l'agenda setting, comme l'agenda du jour lors d'une réunion. Celui qui décide des sujets qui seront traités possèdent un réel pouvoir. Les médias ne peuvent toutefois pas décider de la façon dont les gens vont appréhender les thèmes.  

Pape François: lorsque l'homme en blanc parle de La Vie, c'est la page blanche et le black out

"Il est toujours plus évident que le déclin de la culture du mariage est associé à une augmentation de la pauvreté et à une série de nombreux autres problèmes sociaux qui touchent de façon disproportionnée les femmes, les enfants et les personnes âgées".

"La crise de la famille est à l'origine d'une crise écologique humaine, "puisque les milieux sociaux, comme les milieux naturels, ont besoin d'être protégés" .. "qu'il est indispensable de promouvoir une nouvelle écologie humaine".

Pape François

Sur l'avortement, la PMA et l'euthanasie.

Sur l'homme et le femme, pour la famille. 

Le Pape Benoît XVI aurait eu droit à une salve de critiques.

Le Pape François n'est ni écologiste, ni marxiste

Le Pape François n'est donc ni marxiste, ni défenseur de la théologie de la libération, car la pauvreté est d'abord causée par la crise de la famille, la crise de la culture du mariage, et non pas d'abord et en premier lieu par les conditions de l'économie . 

Le Pape François promeut une écologie humaine. L'homme est un résumé de la Création, le sommet de la Création. Par voie de conséquence, l'écologie humaine va protéger également la création et la nature. 

I.Media: réforme de la curie romaine pour février 2015

Vatican - le 19/11/2014 à 12:49:00 Agence I.Media

La réforme de la curie romaine devrait aboutir en février 2015.

Un peu moins de deux ans après avoir été élu par le collège cardinalice, le pape François devrait faire aboutir début 2015 la réforme de la curie romaine réclamée par nombre de cardinaux à la veille du conclave, a appris I.MEDIA de sources concordantes. Le 24 novembre 2014, révèle pour sa part le quotidien français La Croix, le pape réunira dans cet objectif l’ensemble des chefs des dicastères afin de les entendre sur un projet d’organigramme de la nouvelle curie romaine.


Avant une nouvelle réunion du Conseil des cardinaux chargés d’assister le pape dans le gouvernement de l’Eglise (C9) programmée du 9 au 11 décembre, le pontife réunira un ‘conseil des ministres’, confirme-t-on de sources vaticanes. Les préfets de congrégations et présidents de conseils pontificaux seront alors appelés à se prononcer sur le futur organigramme de la curie romaine. 

Une nouvelle réunion du C9 aura lieu du 9 au 11 février 2015, lors de laquelle pourrait être adoptée la réforme de la curie romaine avec la publication d’une nouvelle constitution. La dernière réforme de l’appareil curial, sous le feu de nombreuses critiques après ‘l’affaire Vatileaks’ en 2012, remonte à 1988 avec la publication de la Constitution apostolique Pastor Bonus.

La réforme de la curie pourrait voir la fusion de certains dicastères mineurs, des conseils pontificaux, et pourquoi pas la disparition de certains d’entre eux. Deux dicastères importants pourraient alors voir le jour. L’un serait ainsi chargé des questions liées aux laïcs et à la famille, regroupant les deux conseils pontificaux concernés, l’autre serait en charge des différentes questions de société et rassemblerait alors au moins quatre conseils pontificaux : Justice et Paix, Cor Unum, la santé et les migrants.

La nouvelle constitution devra aussi définir avec plus de précisions les compétences précises des deux secrétariats placés à sa tête, la Secrétairerie d’Etat et le nouveau Secrétariat pour l’économie. D’aucuns jugent possible qu’un troisième secrétariat voit le jour pour englober les dicastères n’ayant pas trait aux affaires générales, à la diplomatie et à l’économie. Reste que la nouvelle constitution doit logiquement passer entre les mains du Conseil pontifical pour les textes législatifs. AMI

Attraction: "quelle est votre expérience de la pauvreté ?" avec le Père Chauveau ( vidéo 2 )

Quelle est l'expérience personnelle de pauvreté du curé des prostitué(e)s et fondateur de l'Association Magdalena, le père Jean-Philippe Chauveau ?

photo.PNG

Deuxième vidéo d'une série sur la pauvreté et l'évangélisation par Attraction Communication Services. ( première vidéo ).

A visionner dans le bus, dans le métro, un témoignage rempli d'affection par un homme de coeur, à la fois divin et tellement humain.

A voir et à revoir ...

www.attraction-communication.com

mardi, 18 novembre 2014

Pape François: complot contre le Cardinal Burke ? Non ...

topic.jpegDans la foulée d'un François comme un Pape de rupture, d'aucun avance la mise à l'écart des cardinaux conservateurs. 

Aleteia prend de la hauteur et explique les raisons des changements, surtout celui du Cardinal américain Burke nommé par le Pape à l'Ordre de Malte. 

Y a-t-il un complot  mené par François pour purger l'église des conservateurs ?

"Non, et voici pourquoi.
Ceux qui contestent la théorie de la querelle soulignent que, si le cardinal Burke a été démis de sa fonction, le pape François n'a pas réagi suite à l'opposition menée par Burke au synode. Ce remaniement du Vatican était prévu depuis des mois. Il se peut qu'il fasse partie d'un changement de direction plus vaste et intentionnel de la part du Pape, comme le fait observer le père Mark Drew dans un excellent article du Catholic Herald britannique . Mais, en même temps, le cardinal Burke venait juste d'arriver au terme des cinq années traditionnellement prévues pour les préfets de la Signature apostolique". ...

suite Aleteia

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Dans la même idée d'une fausse perception du Pape François, le Cardinal émérite de Chicago s'explique dans une interviewe à John Allen

Le Cardinal George est archevêque émérite de Chicago, gravement malade et président émérite de la conférence épiscopale des USA

Le Cardinal George précise que le François dépeint comme "révolutionnaire" n'est pas le Pape François

"C'est ce qui m'inquiète, à un certain moment, les gens qui l'ont peint comme le héros de leurs scénarios de changements dans l'Eglise vont découvrir qu'il ne l'est pas."

lundi, 17 novembre 2014

Université de Fribourg, le Salon Beige, le gender et le doctorat honoris causa de Judith Butler

Mgr Charles Morerod (o.p)

extrait du site internet de l'évêché: .... On voit particulièrement bien dans un tel contexte que c'est en argumentant, plutôt qu'en insultant (je pense à certains messages reçus), que l'on peut à la fois défendre ses propres idées et discuter celles des autres. L'insulte donne l'impression que l'on n'a pas d'argument.

+Charles Morerod, évêque de Lausanne, Genève et Fribourg

Judith Butler: le professeur Philippe Lefebvre, de l'Uni de Fribourg, met les choses O.P. (au point !)

philipe_lefebre.jpgPour l'affaire Judith Butler, le Salon Beige a déteint sur Fribourg, au point d'engendrer les titres de la presse: des ultras-catholiques manifestent à Fribourg. 

La RTS n'a heureusement pas pu qualifier les Veilleurs d'un tel adjectif très connoté. L'amalgame a été évité. 

On sait maintenant pourquoi l'ordre des Frères Prêcheurs est abrégé o.p ( ordre frères prêcheurs - Ordo Fratrum Prædicatorum en latin).

Fribourg et Judith Butler: le professeur Lefebvre est au point

C'est bien à une belle mise "au point" à laquelle les lecteurs ont droit. 

Le professeur d'Ancien Testament Philippe Lefebvre, dominicain, précise sur son mur Facebook:

"Le site Le Salon Beige continue sa désinformation sur l'Université de Fribourg, à l'occasion de la remise du doctorat honoris causa à Judith Butler par la fac des lettres de cette université.

- Contrairement à ce qui est suggéré par l'article de ce site, l'université de Fribourg est une université d'Etat, non une Université catholique.

- Contrairement à ce que dit ce site, les évêques de Suisse ne patronnent pas l'université de Fribourg. Seule la faculté de théologie, tout en délivrant des diplômes d'Etat, est reconnue par les autorités ecclésiastiques et elle est en partie sous la responsabilité et le contrôle de la conférence des évêques de Suisse.

- Contrairement à ce que dit ce site, le maître de l'Ordre des Dominicains n'est pas Chancelier de l'Université, mais de la seule faculté de théologie.

- Contrairement à ce que dit ce site, le frère dominicain à qui il demande à ses lecteurs d'écrire n'est plus prieur de son couvent depuis un an.

Le Salon beige, en dramatisant les choses, en laissant croire que l'Université jadis unanimement catholique, serait tombée aujourd'hui dans l'apostasie -elle et ses tuteurs ecclésiastiques-, fait quelque chose qui s'apparente à ce qu'on pourrait appeler un mensonge.

Pourtant toutes les informations que je viens de rappeler se trouvent sur le site de l'Université.

Quand on n'est pas fichu de lire une page pour avoir les informations de base, cela augure mal du reste : le Salon beige fait-il par ailleurs un travail d'information sérieux ? Sait-il exactement de quoi il parle ? Étonnante manière de prétendre sauver les valeurs chrétiennes tout en pratiquant, par la désinformation mensongère et l'approximation tendancieuse, l'inverse desdites valeurs.

Étonnante façon aussi d'esquiver tout débat d'idée en privilégiant l'invective et en prouvant au passage qu'on est très, très approximatif. C'est d'ailleurs pour cela qu'on évite le débat d'idées habituellement : parce qu'on se sait très approximatif".

Le Pape François n'est ni progressiste, ni conservateur; le Pape est le Pape

Agence I.MEDIA

Pape François, s'exprimant sur la famille: “On ne peut pas parler aujourd’hui de famille conservatrice ou de famille progressiste : la famille est la famille“

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dimanche, 16 novembre 2014

Sandro Magister et le Magistère du Pape François

Sandro Magister et le Pape François

magister_160.jpgDans une interviewe (lire ci-dessous), le vaticaniste Sandro Magister avance la thèse de la confusion créée par le Pape François.

Or, ce n'est pas le Pape qui se contredit, mais bien plutôt l'article, dont les questions et les réponses sèment précisément cette confusion. 

Un vaticaniste, un journaliste, se doit de raconter et d'expliquer. 

Le Pape François ne désoriente pas les fidèles

(J'ai mis après les réponses de Sandro Magister des éclairages personnelles entre parenthèses, pour mettre en lumière les propos et les actions cohérentes du Pape. Le premier des droits est celui de la vérité, tout particulièrement le droit des fidèles et des lecteurs d'entendre les paroles et la pensée authentiques du Saint-Père. Ce droit est primordial, précède le droit d'auteur et fonde même ce droit d'auteur)

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LE PAPE DÉSORIENTE BEAUCOUP D'ÉVÊQUES
... parce qi'il joue sur plusieurs plans et souvent, il se contredit

source de la traduction en français

par Goffredo Pistelli

Question. Magister, le pape Bergoglio, ces derniers mois, a connu un succès planétaire, mais un certain nombre de décisions ont émergé, qui laissent songeurs. Par exemple, lui qui s'est présenté comme évêque de Rome, au Synode sur la famille a été jusqu'à rappeler les codes du droit canon qui affirment pouvoir pétrinien.

Réponse. Certes, dans son discours de clôture. (perso: le Pape est évêque de Rome et Pasteur universel de l'Eglise. Les deux sont unis, comme deux faces d'une même médaille)

Q. Il a tracé les lignes d'une vision partagée et ouverte du gouvernement de l'Eglise, et il a nommé un commissaire pour les Franciscains de l'Immaculée de façon plutôt dure et a muselé les conférences épiscopales ...

R. Certaines, comme celles d'Italie, sont de fait anihilées (anéanties).

(perso: c'est Benoît XVI qui a commencé les enquêtes; un commissaire a été envoyé à la demande des membres de l'Institut.

Le Motu Proprio libéralise la forme extraordinaire de l'unique rite romain pour tous les prêtres, sans permission pour la messe sans fidèle.

Pour les communautés religieuses et la messe de la communauté, cela dépend de leurs constitutions. Pour cet Institut, il n'est pas certain que la célébration de la forme ordinaire soit un acquis (d'où les plaintes internes adressées à Benoît XVI ? la célébration de la forme extraordinaire exige en effet la reconnaissance da la validité de la forme ordinaire, qui doit être célébrée au moins lors du Triduum pascal.

Les décisions du Pape François sont dans la ligne, et du Motu Proprio, et de l'Eglise. Sinon c'est insinuer une rupture entre les deux Papes, une non-continuité de l'Eglise avec la succession des Papes)

Q. Et parlant aux mouvements populaires, il a paru faire écho à certaines analyses de Toni Negri sur le travail, comme vous l'avez écrit dans le blog Settimo Cielo (cf. Le Pape activiste politique), puis il a accepté le «licenciement» de 500 calligraphes, peintres et imprimantes dont l'Aumônerie du Vatican a décidé de se passer.

R. En effet, cette histoire jure un peu ... (perso: lien ; ces bénédictions étaient un peu données trop facilement, et désormais l'office en charge donnera encore plus d'argent aux pauvres)

Q. ... tout comme jurent les positions «ultragarantistes» (ndt: dans le sens juridique, favorable à la garantie des droits civils), sur la justice et la prison, avec son choix de faire incarcérer préventivement l'ancien nonce à Saint-Domingue, en attente du jugement pour actes de pédophilie (cf. settimo Cielo)

R. C'est ce qui s'est passé. (perso: les actes du nonce apostolique sont graves et scandaleuses et le Pape suit la ligne de Benoît XVI)

Q. Eh bien, vous qui êtes vaticaniste de longue date, quelle idée vous êtes-vous faite?

R. Qu'il y a des contradictions et qu'elles représentent un jugement fondé, basé sur l'observation de plusieurs mois, inhérentes à la personnalité de Jorge Bergoglio.

(perso: hélas, c'est notre vaticaniste qui se contredit; au lieu d'expliquer, de raconter et de rendre compte, il se perd dans la confusion des idées)

Q. Et quelles conclusions en tirez-vous?

R. C'est une personne qui, tout au long de sa vie, et maintenant encore en tant que pape, agit simultanément sur plusieurs registres, laissant des portes ouvertes et, à première vue, a de nombreuses contradictions. Mais celles que vous avez mentionnées, toutefois, ne sont pas les seules.

Q. Pouvez-vous m'en signaler d'autres...

R. Voilà un pape extrêmement loquace, qui téléphone, qui accoste les personnes les plus diverses et les plus éloignées, mais qui reste muet sur le cas d'Asia Bibi.

(perso: le Pape est très exposé et veut éviter une confrontation, une croisade musulmans-chrétiens et agit par ses collaborateurs)


Q. Le pakistanaise condamnée à mort pour apostasie, depuis un certain temps en prison ...

R. Oui, sur cette histoire François n'a pas prononcé un mot. Tout comme sur les filles nigérianes enlevées, et sur l'acte incroyable d'il y a quelques jours au Pakistan, sur ces époux chrétiens, brûlés dans un four.

(perso: le Pape a écrit une lettre vigoureuse au G20, en demandant aux gouvernants d'agir contre les djihadistes)

Q. Ce sont des histoires qui concernent la relation avec l'islam, sur laquelle nous reviendrons. Mais ces contradictions, certains commencent à les définir comme «jésuitisme» dans le sens d'une pensée changeante.

R. Dit ainsi, c'est une qualification péjorative et inacceptable, même s'il est vrai que la spiritualité des jésuites a démontré dans le passé savoir s'adapter aux situations les plus différentes et parfois en conflit les unes avec les autres.

Q. La gestion du récent Synode est également apparue comme contradictoire...

R. Une gestion soigneusement calculée par le Pape et non pas laissée au hasard comme on a voulu nous le faire croire, et qui enregistre d'autres éléments contradictoires.

Q. Comme quoi?

R. Bergoglio a dit, et à plusieurs reprises, qu'il ne voulait pas transiger avec la doctrine, rester dans la tradition de l'Eglise. Mais ensuite, il a ouvert des discussions, comme celles sur la communion pour les personnes remariées, qui touchent les pierres angulaires du magistère.

Q. Pourquoi?

R. Parce qu'il est inexorable que la communion aux remariés débouche sur l'acceptation des secondes noces et donc la dissolution du lien sacramentel du mariage.

(perso: le Pape veut que ceux qui s'opposent se parlent droit dans les yeux. Il n'a jamais parlé contre l'enseignement de l'Eglise, ni prononcé une seule parole en faveur des thèses pour la communion des divorcés remariés. Il veut que l'Eglise soit accueillante pour tous et chacun)

Q. Je ne suis pas vaticaniste, mais le sentiment, vu de l'extérieur est qu'il se répand un peu de confusion, et pas seulement dans les hiérarchies. Mais aussi dans des milieux qui ne peuvent certainement pas être définis comme traditionalistes ...

R. Ceci ne fait aucun doute. Il y a des personnalités d'importance notable, et certainement pas lefebvristes, qui le font comprendre, même si elles ne le disent pas en termes drastiques d'opposition. Même le cardinal Raymond Leo Burke, l'ancien préfet de la Signature apostolique, récemment démis, ne l'a pas fait, parce qu'il n'y a pas de courant hostile a priori au pape. Bien sûr, il y a des manifestations évidentes de malaise.

(perso: sans doute que la Capamagna (très long habit rouge des Cardinaux) n'est plus guère d'actualité)

Q. Quelques exemples?

R. Prenons l'épiscopat des Etats-Unis, c'est-à-dire les évêques de l'un des pays qui compte le plus de catholiques au monde. Cette conférence épiscopale, au cours des dernières années, a exprimé une ligne cohérente et combative sur le terrain public, y compris contre certaines décisions de Barack Obama sur les questions éthiques. Une ligne partagée par de nombreux prélats d'importance.

Un collectif, plutôt qu'une somme d'individus, disons un noyau dirigeant. (perso: le Pape a parlé clairement pour la vie devant des médecins et veut parler de ces thèmes dans des circonstances bien précises, pour ne pas être monothématique)

Q. Et donc, les Américains ? ..

R. Ils sont plutôt mal à l'aise. C'est le cas de cardinaux et d'archevêques, Timothy Dolan de New York, Patrick O'Malley de Boston, Jose Gomez à Los Angeles ou Charles Chaput à Philadelphie. Un épiscopat dont provient Burke lui-même, qui n'est certainement pas confiné à des circuits traditionalistes marginaux, mais qui continue de faire partie d'une des plus solides Églises nationales.

Q. Et également la CEI, comme nous l'avons dit précédemment, semble un peu en difficulté.

R: Il y en a, des difficultés, pour se mettre au pas de ce pape. Avec un président, Angelo Bagnasco, qui semble le plus en difficulté de tous.

Q. Aussi parce que son successeur a déjà été désigné en la personne de l'archevêque de Pérouse, Gualtiero Bassetti, créé cardinal par Bergoglio.

R. Mais il me semble que même Bassetti est parmi les évêques italiens qui sont mal à l'aise.

Q. Parmi les italiens, les plus explicites ont peut-être été le Milanais Angelo Scola et le bolognais Carlo Caffara.

R. Ils l'ont été en s'exprimant avant et pendant le Synode. Mais c'était inévitable compte tenu de la décision du pape de confier au cardinal Walter Kasper, l'ouverture de la discussion, et donc, en pratique, l'ouverture des hostilités.

Q. Pourquoi ?

R. Parce que Kasper repropose aujourd'hui, telles quelles, les thèses vaincues en 1993 par le binôme Jean-Paul II et Joseph Ratzinger, ce dernier dans le rôle de préfet du Saint-Office.

(perso: ces deux géants de l'Eglise étaient en grande union et nous manquent sans aucun doute. Tentons toutefois de nous mettre à leur niveau)

Q. Oui, le Pape a lancé Kasper, il a fait secrétaire spéciale du synode Mgr Bruno Forte, qui, durant les travaux a pesé, au point de susciter les réactions de certains père du synode, mais ensuite, à la fin, François est intervenu, fustigeant les uns et les autres. Presque comme un vieux DC (démocrate chrétien) contre les extrémistes des deux bords.

R. C'est un autre des formes récurrentes d'expression de ce pontife: bastonner d'un côté et de l'autre. Pourtant, si l'on veut faire un inventaire, ses bastonnades aux traditionalistes, aux légalistes, aux défenseurs rigides de la doctrine aride, semblent beaucoup plus nombreuses et ciblés. Mais quand il s'en prend aux bien-pensants (buonisti), on ne sait jamais de qui il parle.

(perso: le Pape touche et réforme la vie concrète de nous tous. La foi est d'abord une vie intérieure, avec des actes qui sont avant tout des enseignements. L'Eglise ne s'explique pas avec des critères d'ordre politiques)

Q. Le Synode a lancé de plus en plus le directeur de la Civiltà Cattolica, le père Antonio Spadaro.

R. Il se pose désormais comme porte-parole du Pape et le magazine jésuite, qui avait entamé un déclin progressif (déjà sous sa direction, alors qu'il s'occupait beaucoup du web et des réseaux sociaux), est à présent l'expression du sommet suprême du Vatican. Surtout après la première grande interview avec le pape jésuite. Tandis que le «nègre» de François est Manuel Fernandez, le recteur de l'Université catholique de Buenos Aires, que le pape a fait archevêque.

C'est avec Fernandez que François a écrit Evangelii Gaudium, tout comme dans le passé, il avait écrit avec lui le document d'Aparecida, au Brésil, en 2007, quand l'ex-archevêque de Buenos Aires conduisit au port la conférence des évêques latino-américains, un document qui pour beaucoup, est l'anticipation de cette papauté.

(perso: ce document d'Aparecida est fondamental pour l'Amérique latine, une révolution pour une nouvelle pastorale, une évangélisation sans critères politiques importés par la théologie de la libération)

Q. Face à un grand consensus, il y en a aussi, comme l'écrivain Antonio Socci, qui contestent la validité de l'élection du pape. Avez-vous lu son livre 'Non è Francesco?'

R. Je l'ai lu en une soirée, d'une seule traite, bien qu'il compte plus de 300 pages. Et pas pour la thèse de l'invalidité de l'élection, à cause de l'annulation d'un tour de scrutin au conclave, en raison d'un bulletin blanc en trop. Une thèse à mon avis inconsistante.

(perso: la théorie du complot fascinera toujours les esprits. Heureusement, Sandro Magister n'y succombe pas)

Q. Alors, pourquoi la lecture était-elle intéressante ?

R. Pour ce qui fait le succès du livre, au point de le propulser au sommet des ventes, dépassant même les livres de et sur Bergoglio. A savoir qu'il reconstruit, avec des faits et des mots incontestables, les contradictions que nous avons mentionnées.

Q. Un livre dont personne ne parle, comme s'il risquait de nuire à la popularité de François, qui est énorme. Malgré ce consensus, cependant, la pratique religieuse n'augmente pas, et on voit même une aversion croissante, y compris publique, au catholicisme. Bergoglio oui, le reste non.

R. Même la popularité de ses prédécesseurs, ne l'oublions pas, était très forte. Jean-Paul II a connu un succès dans le monde entier et pas seulement quand il a affronté la maladie. Et Benoît XVI, entre 2007 et 2008, a atteint des sommets dans les sondages, même si on l'oublie. Son voyage aux États-Unis a été le point culminant, avec une réception ample et positive, y compris par l'opinion publique laïque.

Q. Alors, quelle est la différence ?

R. Que ses prédécesseurs étaient populaires, surtout dans l'Eglise, même s'ils étaient âprement contestés par les pointes dures de l'opinion publique non chrétienne. Tandis que la popularité la plus frappante de François est hors de l'Eglise, même si elle ne cause pas de vagues de convertis. Et même, avec lui il y a une certaine complaisance dans la culture étrangère ou hostile au christianisme.

Q. Dans quel sens ?

R. En voyant que le chef de l'Eglise se déplace vers leurs positions, qu'il semble comprendre et même accepter. L'histoire des entretiens répétés avec Eugenio Scalfari l'illustre: le pape accepte que le fondateur de la République, autrefois le plus dur opposant du pape, puisse publier tout ce qu'il veut de ces entretiens.

(Scalfari a reconnu n'avoir pris ni enregistrement ni de note durant son entretien. Ces interviews, même publiées dans un livre, ne sont pas des documents du Magistère)

Q. En fait, Scalfari lui-même a déclaré qu'il avait également publié ce que Bergoglio n'avait pas dit.

R. Tout à fait. Mais dans tout cela, il n'y aucune approche du christianisme. Le christianisme mis dans la bouche de Bergoglio n'est plus provocateur, il ne pose pas de problème comme avant, il peut être traité avec courtoisie, supériorité, détachement. Le christianisme compte moins. Qu'il suffise de dire que le président du conseil, Matteo Renzi, un catholique, se moque (se fiche) de ce que fait la CEI. En somme, d'une situation de confrontation ou de conflit, nous sommes passés au désintérêt.

Q. Avec le monde musulman, François est silencieux. Et le secrétaire d'État Pietro Parolin, parlant récemment à l'ONU, a été très prudent. Certains parlent d'une grande prudence et, quand ils le font, ils citent le discours de Benoît XVI à Ratisbonne, qui a provoqué des réactions et même des morts (ndt: un mort, en fait).

R. C'est une prudence poussée à l'extrême, mais, dans la pratique, je n'en vois pas les avantages, je ne pense pas qu'elle soit une aide, même petite ou partielle, pour les chrétiens de ces régions. La crainte, on peut la comprendre, si on la mesure à la proportionnalité de l'effet, elle ne vaut que si elle produit moins de dégâts. La situation me rappelle le silence de Pie XII sur les juifs.

(perso: la prudence est le propre des hommes de gouvernements. Parolin est un fin diplomate. La diplomatie du Saint-Siège continue d'être un phare puissant pour notre monde)

Q. Une controverse historique, mais récente ...

R. Papa Pacelli a tout fait pour sauver les Israélites, également personnellement au Vatican, maintenant nous le savons. Mais il hésitait à dénoncer ouvertement la chose, craignant que cela passe comme aux Pays-Bas, où la dénonciations de quelques évêques a été suivie de persécutions encore pires.

Q. Pourtant, le silence persiste.

R. Sauf le cardinal Jean-Louis Tauran, préfet du dialogue interreligieux, qui ne ménage pas les jugements, même sévères. (le Cardinal agit avec l'assentiment du Pape)

Q. Quel est le problème ?

R. Il est qu'il y a dictateurs comme l'Isis, dont on s'empresse de dire qu'ils n'ont rien à voir avec l'islam, mais qui sont alimentés par un islamisme radical qui n'a pas résolu la question de la rationalité et donc de la relation entre la foi et la violence. Voilà exactement ce qu'a dénoncé Papa Ratzinger à Ratisbonne. Et en effet, le seul véritable dialogue entre le christianisme et l'islam est né de ce discours, avec la lettre des 138 savants musulmans.

Q. Bien que la visite de la Mosquée bleue à Istanbul, l'année suivante, ait été considérée comme une réparation de Benoît XVI.

R. Ratzinger pouvait faire ce geste, justement pour avoir dit ces choses à Ratisbonne. Son jugement n'était pas énigmatique, on le comprenait très bien, il l'avait exprimé avec une clarté cristalline.

Q. Et François, il est clair ?

R: Parfois pas. Quand à Bethléem il s'arrête devant le mur qui sépare Israël des territoires et reste en silence absolu: on ne sait pas ce qu'il veut dire. Et quand à Lampedusa il crie «honte!», et on ne sait pas qui devrait avoir honte. L'Italie qui a sauvé des milliers de vies? Pourquoi ne le dit-il pas? Souvent, il y a des mots et des gestes qui sont délibérément laissés dans l'incertitude.

(perso: les murs sont une honte et mieux vaut construire des ponts ! L'image à fait le tour du monde, grâce à  un Pape, un génie de la comm. ! Lampedusa est une honte, mais pour tous ! aussi bien pour les pays qui n'arrivent pas à assurer la sécurité de ceux qui doivent fuir - il existe aussi une droit de ne pas immigrer - comme pour ceux qui les ignorent de façon inhumaine. D'où l'expression de la "globalisation de l'indifférence")

Q. On n'a pas le temps de parler des affaires vaticanes, comme celle d'Ettore Gotti Tedeschi, qui a été démis de l'IOR sous la Secrétairerie du cardinal Tarcisio Bertone, mais dont l'honnêté a émergé à plusieurs reprises. Y compris par le non-lieu de la justice italienne.

R. On lui refuse la réhabilitation. Il a demandé une entrevue au pape mais elle lui a été refusée (perso: Ettore Tedeschi a obtenu justice et il a pu déjà démasquer le mobbing qu'il avait subi)

Q. L'Eglise «hôpital de campagne» garde parfois ses portes bien fermées.

A. Tout à fait.

samedi, 15 novembre 2014

RTS Radio Suisse Romande: Judith Butler, les Veilleurs et le doctorat honoris causa pour le gender qui engendre ...

Judith Butler: les Veilleurs sont pacifiques et réfléchis

patriot-69492_150.jpgLa RTS n'a pu que le relever ( écouter le 12.30 et regarder le 19.30 ).

Les mails et les articles précédents le doctorat de Judith Butler n'ont finalement réussi qu'à mettre le feu aux poudres et donner un climat agressif.

Judith Butler ou les deux attitudes: l'agressivité ou la paix de la réflexion

Car toute autre est la médiatisation des Veilleurs (qui s'inspire de Ghandi). Il est impossible de les ranger parmi les ultras, les extrémistes et les personnes agressives et revendicatrices. Les tenants de l'union indissoluble et fécond entre un homme et une femme n'appartiennent en aucun cas à cette caricature. 

Les images parlent d'elles-mêmes: la réflexion, la bienveillance, la lecture de textes et les bougies ne laissent aucune place au doute. Même chose pour la prière. 

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L'évêché de Fribourg, au travers de son communiqué pondéré et circonstancié, a donné le ton pour indiquer la bonne ligne. 

Même le 19.30 (le titre est trompeur !), qui a certes laissé une toute petite place à la paix et aux Veilleurs (quelques secondes à la fin des 2 minutes) n'a pu que constater qu'il existe un fossé entre les extrémistes, les opposants et les ultras et l'évêché de Fribourg et les Veilleurs. 

Butler et le paradoxe du doctorat honoris causa à Fribourg: le gender engendre !

Cette provocation du doctorat honoris causa a finalement permis la naissance d'un mouvement positif et pro-actif. Ils sont tous jeunes et pleins d'avenir. 

RTS, Judith Butler et les Veilleurs

 

Le 12h30


podcast

Le 19.30

 

Le Pape François pour la vie: avortement, euthanasie, procréation médicalement assistée et cellules souches ...

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Le Pape François: la vie humaine est sacrée

“Il n’existe pas de vie humaine plus sacrée qu’une autre“ ... “La vie humaine est toujours sacrée, valide et inviolable, et comme telle elle doit être aimée, défendue et soignée“.

Pape François: fausse compassion pour l'avortement, la PMA et l'euthanasie

“La pensée dominante propose parfois une fausse compassion, celle qui considère que c’est une aide à la femme de favoriser l’avortement, un acte de dignité de procurer l’euthanasie, une conquête scientifique de ‘produire’ un enfant considéré comme un droit au lieu de l’accueillir comme un don, ou d’utiliser une vie humaine comme un cobaye de laboratoire pour en sauver probablement d’autres“.

Pape François: fabriquerdes enfants est un péché contre Dieu Créateur

“Fabriquer des enfants au lieu de les accueillir comme un don… on joue avec la vie, c’est un péché contre Dieu créateur“.

Pape François: l'avortement est un problème scientifique

L’avortement “n’est pas un problème religieux, ni philosophique, c’est un problème scientifique“

Pape François: l'euthanasie est un péché contre Dieu Créateur

l’euthanasie, même “l’euthanasie cachée“ dont sont victimes de “nombreuses personnes âgées“, est “un péché contre Dieu créateur“.

Vatican - le 15/11/2014 à 14:11:00 Agence I.Media

Avortement, euthanasie, PMA, cellules souches : Le pape dénonce avec force les atteintes à la vie humaine.

“La vie humaine est toujours sacrée“. C’est ce que le pape François a soutenu avec force devant plusieurs milliers de médecins catholiques italiens, le 15 novembre 2014 au Vatican, assurant que les atteintes à la vie étaient “un péché contre Dieu créateur“. Le pape a particulièrement fustigé la “pensée dominante“ qui propose une “fausse compassion“ pour justifier des pratiques comme l’avortement, l’euthanasie, la PMA ou encore la recherche sur les embryons.


© I.MEDIA

Recevant en audience les membres de l’Association des médecins catholiques italiens, venus célébrer au Vatican les 70 ans de la fondation de leur association, le pape François a tout d’abord reconnu que grâce aux “progrès scientifiques et techniques, les possibilités de guérison physique avaient considérablement augmenté“. Pour le pontife, “les conquêtes de la science et de la médecine peuvent contribuer à l’amélioration de la vie humaine“, mais à condition de ne pas s’éloigner “des racines éthiques de ces disciplines“.

“Il n’existe pas de vie humaine plus sacrée qu’une autre“, a alors rappelé le pape, avant d’insister : “La vie humaine est toujours sacrée, valide et inviolable, et comme telle elle doit être aimée, défendue et soignée“.

“La pensée dominante propose parfois une ‘fausse compassion’, a ensuite dénoncé le pape, celle qui considère que c’est une aide à la femme de favoriser l’avortement, un acte de dignité de procurer l’euthanasie, une conquête scientifique de ‘produire’ un enfant considéré comme un droit au lieu de l’accueillir comme un don, ou d’utiliser une vie humaine comme un cobaye de laboratoire pour en sauver probablement d’autres“.

Quittant son texte des yeux, et visiblement ému, le pape François a déploré : “on vit un temps d’expérimentation de la vie humaine, mais on l’expérimente mal“. “Fabriquer des enfants au lieu de les accueillir comme un don… on joue avec la vie, a-t-il insisté, c’est un péché contre Dieu créateur“.

L’avortement “n’est pas un problème religieux, ni philosophique, c’est un problème scientifique“, a repris le pape en improvisant. “Il n’est pas licite de rejeter une vie humaine pour résoudre un problème“, a-t-il poursuivi. De la même façon, a estimé le pontife, l’euthanasie, même “l’euthanasie cachée“ dont sont victimes de “nombreuses personnes âgées“, est “un péché contre Dieu créateur“.

Dans ces circonstances, le pape a invité les médecins catholiques à faire des “choix courageux et à contre-courant“, en vertu de “l’objection de conscience“.

Des paroles rares

Convaincu que le monde connaît la “pensée de l’Eglise“ sur ce type de questions, le pape François intervient rarement dans ce domaine. “Il n’est pas nécessaire d’en parler en permanence“, expliquait-il ainsi durant l’été 2013 dans un entretien accordé aux revues jésuites, tout en tempérant : “Lorsqu’on en parle, il faut le faire dans un contexte précis“.

C’est ainsi à de très rares reprises que le pape François a jusque-là évoqué directement l’avortement ou l’euthanasie, préférant fustiger avec force “la culture du rejet“ dont sont victimes des enfants et des personnes âgées, ou encore “la culture de la mort“.

En janvier dernier, cependant, le pape François avait assuré devant le corps diplomatique accrédité auprès du Saint-Siège que l’avortement lui faisait “horreur“. Deux mois plus tôt, dans son Exhortation apostolique Evangelii Gaudium, il indiquait de façon très claire que l’Eglise n’entendait pas changer de position sur la défense de la vie, en particulier dans son opposition à l’avortement et à l’euthanasie. 

BL/AMI

vendredi, 14 novembre 2014

Judith Butler, le gender et le doctorat honoris causa à Fribourg: résultat des courses

Judith Butler et la tactique médiatique

newtons-cradle-256213_150.jpgDans la sphère médiatique, la réaction est toujours perdante. Face à la provocation du doctorat honoris causa de Judith Butler, la stratégie gagnante est celle de la patience, du sourire, de la bonté et de la réflexion. 

Majoritairement, cela n'a pas toujours été suivi, même avec les meilleurs intentions du monde. Manifestations ? avalanches de mails ... Face à notre clavier, la précipitation et l'agitation sont un gros risque. 

La logique médiatique des tenants du gender consiste à révéler les soi-disant agressivité, intolérance et surtout la pseudo violence des opposants. Du moment qu'on leur prête le flanc, ils finissent inévitablement par nous caricaturer.

Résultat des courses ( La Liberté du 14 novembre 2014 )

Judith Butler: service de sécurité engagé

 

Résultat: la conférence que donnera Judith Butler vendredi soir à l’Université de Fribourg sera encadrée par un service de sécurité, explique l’organisateur François Gauthier, professeur associé en sciences des sociétés, des cultures et des religions. 

 

La conférence des évêques suisse au travail

L'évêque du diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg Mgr Morerod, philosophe, théologien et dominicain agissent avec sagesse et pro-activité: "soucieuse de la polémique autour des études de genre, une commission des évêques suisses suit actuellement la question et communiquera ultérieurement sur le sujet". cf: site Internet

 

mercredi, 12 novembre 2014

RTS découverte: la sonde Rosetta expliquée en quelques secondes

Le Pape François dénonce les soutiens aux djihadistes

Le Pape dénonce les soutiens aux djihadistes

Le Figaro avec AFP

Dans une lettre adressée au prochain G20 en Australie, le pape François a appelé aujourd'hui à faire pression contre les soutiens des djihadistes au Moyen-Orient mais aussi à lutter contre un système économique d'exclusion qui favorise le recrutement de terroristes.

Le Figaro

DES VIES SONT EN JEU, IL FAUT ALLER AU-DELÀ DES “DÉCLARATIONS DE PRINCIPE“, ASSURE LE PAPE AUX MEMBRES DU G20

Vatican - le 11/11/2014 | Par Agence I.Media

A l’approche du sommet du G20, le pape François exhorte les chefs d’Etat et de gouvernement des principaux pays de la planète à aller au-delà “des déclarations de principe“ car “de nombreuses vies sont en jeu“ dans leurs discussions.

Dans une lettre adressée au premier ministre australien Tony Abbott, hôte du sommet organisé à Brisbane les 15 et 16 novembre 2014, le pape demande au G20 de permettre enfin un “arrêt définitif“ de l’agression des minorités au Moyen-Orient.

mardi, 11 novembre 2014

Judith Butler, le gender et le doctorat honoris causa à Fribourg: Mgr Charles Morerod et l'évêché de Fribourg communiquent

Université de Fribourg: Doctorat honoris causa à Judith Butler

Note préliminaire:

Les universités catholiques sont organisées par la Constitution apostolique "Ex Corde Ecclesiae" de 1990 (Saint Jean Paul II).

La Consititution "Sapientia Chritiana", concerne les universités et facultés ecclésiastiques qui enseignent les sciences sacrées. 

Judith Butler est docteure honoris causa de la faculté des lettres de l'Université de Fribourg

Dans ce sens juridique du terme, l'Université de Fribourg n'est pas une Université ecclésiastique, ni une Université catholique. Seule la Faculté de théologie dépend de l'Eglise catholique. 

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Source: site du diocèse LGF

La prochaine remise par la Faculté des Lettres de l'Université de Fribourg, le 15 novembre, du titre de Docteur honoris causa à la chercheuse Judith Butler, contributrice majeure dans les études de genre, a amené plusieurs personnes à interpeller l'Evêché de Lausanne, Genève et Fribourg pour demander une suppression de cette distinction.

QUELQUES PRÉCISIONS

L'Université de Fribourg n'est pas et n'a jamais été une Université catholique, au sens juridique du terme (dont les normes actuelles sont régies par la Constitution Ex Corde Ecclesiae, publiée par le pape Jean-Paul II le 15 août 1990). C'est une Université d'Etat fondée au XIX siècle dans un canton catholique, et on l'a traditionnellement appelée "Université des Catholiques Suisses".

Pour cette raison, une quête est proposée chaque année aux catholiques suisses, dans le but de favoriser une certaine présence catholique dans des projets interfacultaires.

La Faculté de Théologie est la seule formellement liée à l'Eglise, et elle a un Grand Chancelier qui est le Maître général des dominicains. Celui-ci doit approuver les doctorats honoris causa de la Faculté de Théologie, mais il n'a absolument aucun rôle dans les autres Facultés.

Lors de la fondation de l'Université, l'Etat de Fribourg (notamment le Conseiller d'Etat Georges Python) a souhaité que l'évêque du diocèse n'ait pas son mot à dire sur la vie interne de l'Université, et pour cette raison il a pris contact avec l'Ordre dominicain en ce qui concerne la Faculté de Théologie.

Soucieuse de la polémique autour des études de genre, une commission des évêques suisses suit actuellement la question et communiquera ultérieurement sur le sujet.

Fribourg, le 10 novembre 2014

Le Service diocésain de la communication

Lien

Délits graves: le Pape François continue la lutte commencée par saint Jean-Paul II et Benoît XVI

PÉDOPHILIE : CRÉATION D’UN COLLÈGE SPÉCIAL POUR EXAMINER LES RECOURS DE PRÊTRES ACCUSÉS DE DÉLITS GRAVES

Vatican - le 11/11/2014

Par Agence I.Media

Face à “l’accumulation des cas de recours“ de prêtres accusés de délits graves, en majeure partie dans des affaires de pédophilie, le pape François a créé un collège spécialement chargé de traiter ces recours, a annoncé le Vatican le 11 novembre 2014.

Ce collège spécial sera formé de sept cardinaux et évêques, tous nommés par le pape, mais pas nécessairement membres de la Congrégation pour la doctrine de la foi (CDF), le dicastère en charge de ces questions.

Pape François: complément des dispositions en matière de délits graves

Cité du Vatican, 11 novembre 2014 (VIS) 

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Le Motu Proprio de Jean-Paul II Sacramentorum Sanctitatis Tutela, publié en 2001 et actualisé en 2010 par Benoît XVI indique les divers délits de compétence de la Congrégation pour la doctrine de la foi, et ce en conformité à l'article 52 de la Constitution Pastor Bonus.

Celle-ci les juge, au pénal comme à l'administratif, tout en se réservant la possibilité de recourir à une décision du Pape pour les cas les plus graves. En première instance, les délits contre la foi restent du ressort de l'évêque ou du supérieur. Etant donnée la quantité des recours et la nécessité de les examiner plus rapidement, le Saint-Père a décidé par décret:

L'institution, au sein de la Congrégation pour la doctrine de la foi, d'un Collège de sept Cardinaux et Evêques, qui pourront être membres ou non de ce dicastère. Son Président comme ses Membres seront de nomination papale. Instance de la Session ordinaire de la Congrégation, ce collège est destiné à optimiser l'examen des recours sans que soient modifiées les compétences de la Session en la matière.

Si l'accusé est évêque, son recours sera examiné par la Session ordinaire, qui pourra en certains cas en référer au jugement du Pape. A cette Session pourront être déférés d'autres cas soumis au jugement du Collège. En toute circonstance, le Collège informera périodiquement de ses décisions la Session ordinaire. Un règlement interne précisera le fonctionnement du Collège.

A la suite de l'audience papale du 3 novembre, le Cardinal Secrétaire d'Etat a promulgué ce jour le décret qui prend effet immédiatement.

Université de Fribourg: Judith Butler doctora honoris causa pour faire causer

Judith Butler sera docteur honoris causa de la faculté des lettres de l'Université de Fribourg. 

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L'intellectuelle américaine, fer de lance du gender, sera honorée par une faculté de l'Université de Fribourg ( cf. La Liberté 11 novembre 2014 ). 

Université de Fribourg: un doctorat honoris causa à Judith Butler ( gender ) pour faire causer

Le père dominicain et professeur Benoît-Dominique De la Soujeole, de l'Albertinum de Fribourg, précise que ni la Faculté de théologie, ni l’Ordre dominicain n’ont à voir avec cette décoration.

Judith Butler: rien à voir avec la faculté de théologie

C’est la Faculté des lettres, totalement indépendante de la Faculté de théologie, qui est responsable devant Dieu et devant les hommes de cette initiative. Le père Benoît-Dominique ne souscrit ni au gender ni à la remise de ce Doctorat, lors duquel il ne sera pas présent. 

Cette provocation recherche la confrontation pour obtenir de l'audience. La réaction et les manifestations sont recherchées. N'offrons donc pas ce qui est consciemment voulu et désiré. Agir positivement, être pro et actif (pro-actif) est la seule attitude indiquée. On devient souvent l'otage de ce qui est combattu alors qu'on est libre de ce qui est promu. 

Si une faculté des lettres décerne un tel doctorat, c'est sans doute parce que les recherches de Judith Butler versent d'avantage vers le roman et la littérature ...

Lien utile: M.-A.Peeters, grande spécialiste du "gender" 

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Ce que pense le Pape François sur la famille

Le Pape François et la famille

Quelques jours après la fin des travaux de l’assemblée extraordinaire du synode sur la famille, le Pape a reçu 7 500 membres du Mouvement apostolique de Schoenstatt, qui fêtait à Rome le centenaire de sa fondation par un prêtre allemand, le père Josef Kentenich. À cette occasion, François a pris du temps pour répondre aux questions des fidèles, notamment autour du mariage et de la famille. Sur ces sujets, comme sur d’autres, le pape a ses idées propres, nourries par sa longue expérience de pasteur. Mais comment ne pas penser qu’en répondant, il n’avait pas en tête les multiples interventions auxquelles il a assisté – en écoutant et en prenant des notes ? Ses propos, qui rappellent sa pensée ou la font découvrir, permettent de se faire une idée de ce qui s’est dit lors de ce synode historique.

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Pape François: la famille n’a jamais été aussi attaquée

« Je  pense que la famille chrétienne, la famille, le mariage, n’ont jamais été aussi attaqués qu’en ce moment (…) Combien de familles sont blessées, combien de mariage cassés, que de relativisme dans la conception du sacrement du mariage. En ce moment, d’un point de vue sociologique et du point de vue des valeurs humaines, comme de celui du sacrement catholique, du sacrement chrétien, il y a une crise de la famille ; crise parce qu’elle prend des coups qui la blessent de tous les côtés. »

suite Aleteia

lundi, 10 novembre 2014

Les aprioris sur Benoît XVI et le Pape François

Les aprioris sur Benoît XVI et François

La communication d’un pape se joue sur des petits détails, des petites phrases, brefs comme des tweets. Le pontificat de Benoît XVI a, comme celui de François connu passablement d’aprioris:

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Ratzinger: panzer, nazi, traditionaliste

Ratzinger est un « Panzer Kardinal ». Or tout ceux qui l’ont rencontré ont souligné sa timidité, son humilité, sa douceur et son humanité. Durant leurs visites à Rome, les évêques de France aimaient aller à la congrégation pour la doctrine de la foi afin de rencontrer Joseph Ratzinger car il les écoutait, ayant toujours préparé ses entretiens avec bonté et bienveillance.

Le jeune Ratzinger fut des jeunesses hitlériennes. En effet, il était impossible pour un allemand d’être d’une autre jeunesse, car il n’y en avait pas d’autres et cet enrôlement était forcé pour tous. Le jeune Joseph en a été membre forcé (et non volontaire) d’une branche non armée.

Benoît XVI est traditionaliste, le preuve il a réintégré les évêques de Saint Pie X. Propos erronés, car durant son pontificat il a uniquement levé leur excommunication, une peine liée au schisme de Monseigneur Lefebvre. Mais Ecône n’est pas réintégré, car aucune mission et organisation canonique ne leur est actuellement confiée. En comparaison, c’est Ratzinger lui-même qui avait singé le fameux accord luthéro-catholique sur la justification de la foi. Benoît XVI n’est pourtant pas qualifié pour autant de protestant ! Il est simplement un ouvrier de l’unité de l’Eglise, un des grands axes de son pontificat.

Pape François: ouvert sur l'homosexualité et les divorcés, progressiste, un Pape de rupture 

Le Pape François connait aussi de tels raccourcis:

Le Pape a dit être pour l’homosexualité, étant donné qu’il affirme: « qui suis-je pour juger ». Il faut, pour bien comprendre, écouter l’ensemble de ses propos: « si une personne homosexuelle cherche droitement le Seigneur, qui suis-je pour juger ?».

François s’approche en cela de Joseph Ratzinger qui affirmait que la vie morale consiste à chercher le Seigneur et que la vie chrétienne est une réponse à l’Amour de Dieu. Avec ces deux pontifes, on retrouve ce que toute l’Eglise a toujours enseigné : la conversion, la prière et les sacrements changent notre vie. L’enseignement moral de l’Eglise Catholique provient de la Personne de Jésus. La vie chrétienne étant un événement, une rencontre avec le Christ.

François n’aime pas les communautés qui célèbrent le rite romain dans sa forme extraordinaire, comme l’Institut des Franciscains de l’Immaculée. N’oublions pas que l’enquête menée sur ces frères remonte au pontificat de Benoît XVI. Le Pape François n’a jamais révoqué le Motu Proprio de son prédécesseur libéralisant la célébration de la forme extraordinaire, ou la Messe de Saint Jean XXIII ( une évolution de la liturgie de Saint Pie V), Pape canonisé par François lui-même.

Le Pape François veut un changement sur les personnes divorcées remariées et les personnes homosexuelles. François veut mettre l’accent sur les Synodes, institution créée par le bienheureux Paul VI. Notre Souverain Pontife n’a pas dit une seule phrase, un seul mot sur ce débat. Cette stigmatisation des personnes ne vient pas du Pape, mais d’une certaine presse d’opinion qui se focalise sur la question. Le Pape a voulu que le Synode se prononce, et celui-ci a affirmé ne pas vouloir changer l’enseignement classique de l’Eglise. 

Aussi le Saint-Père ne veut pas être isolé, mais cherche à s’appuyer aussi sur les évêques en communion avec lui. Il veut centraliser l’enseignement de l’Eglise sur la communion de la foi, car l’Eglise n’est ni un Parlement, ni une démocratie, mais une famille qui du dernier des croyants au Pape puise infailliblement dans la foi commune reçue des Apôtres.

- Le Pape François a osé dire que Dieu n’était pas catholique. En effet, c’est l’Eglise qui est catholique. Une interviewe de Ratzinger avec Peter Seewald avançait dans ce même sens disant aussi que l’Eglise est catholique et que ce vocable ne s’applique pas à Dieu. Donc, rien de nouveau.

Bergoglio considère le Pape comme un vieux, un grand-papa au Vatican. Dans la culture occidentale, les personnes âgées sont mises de côtés. On s’en débarrasse volontiers, souhaitant même qu’elles se suicident…. Or en Amérique latine, qualifier une personne de « vieux » (el viejo) est un honneur. Les Argentins vénèrent les vieux, qui n’est pas un terme dépréciatif, ni péjoratif. Au contraire, cela relève leur dignité.

- En son temps, le Cardinal Bergoglio aurait critiqué Benoît XVI lors de la crise de communication qui suivit la levée des excommunications. C’est évidemment faux : ce Cardinal de Buenos Aires s’est alors séparé de son porte-parole, car il avait exprimé une opinion très critique à l’encontre du Pape, un avis privé, qui n’était nullement la pensée de son archevêque.

RTS: Interview de Mikhail Gorbatchev par Darius Rochebin

Pape François: des ponts, non des murs et Saint Jean Paul II

Cité du Vatican, 9 novembre 2014 (VIS).

Après l'angélus, le Pape a évoqué la chute du Mur de Berlin, survenue le 9 novembre 1989, qui fut pendant près de trente ans un symbole de division idéologique de l'Europe et du monde:

"Sa chute subite fut le résultat du long et dur labeur de très nombreuses personnes, dont certaines sacrifièrent leur vie. Au nombre de celles-ci, Jean-Paul II qui eut un rôle capital. Prions afin qu'avec l'aide du Seigneur et la collaboration de toutes les personnes de bonne volonté se développe une culture de la rencontre, capable de faire tomber les murs de division et d'empêcher que des innocents soient persécutés voire tués à cause de leurs convictions ou de leur religion.

Là où se dresse un mur, il y a clôture de l'esprit. On a besoin de ponts, non de murs".

samedi, 08 novembre 2014

Curie romaine: le Cardinal Burke s'en va, Mgr Mamberti et Mgr Gallagher s'en viennent

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Le Figaro

Le Cardinal Burke s'en va 

Bulletin de la salle de presse (italien)

LE BRITANNIQUE MGR GALLAGHER ‘MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES’ DU SAINT-SIÈGE ET LE CARDINAL BURKE POUSSÉ VERS LA SORTIE.

Vatican - le 08/11/2014 | Par Agence I.Media

Le pape François a procédé à plusieurs nominations, le 8 novembre 2014, parmi lesquelles celle du nouveau ‘ministre des Affaires étrangères’ du Saint-Siège.

Il a ainsi nommé le Britannique Mgr Paul Richard Gallagher secrétaire pour les relations avec les Etats en remplacement du Français Mgr Dominique Mamberti, nommé quant à lui préfet du Tribunal suprême de la signature apostolique.

Le Cardinal Burke nommé à l'ordre de Malte

Ce dernier succède au cardinal américain Raymond Leo Burke, nommé “cardinal patron“ de l’Ordre de Malte et manifestement écarté de la curie. 

URGENT : NOMINATION D’UN NOUVEAU SECRÉTAIRE POUR LES RELATIONS AVEC LES ÉTATS ET DU CARDINAL BURKE À L’ORDE DE MALTE.

Vatican - le 08/11/2014 | Par Agence I.Media

Le pape François a nommé le Britannique Mgr Paul Richard Gallagher, Secrétaire pour les relations avec les états, le 8 novembre 2014.

Il succède au Français Mgr Dominique Mamberti nommé quant à lui Préfet du Tribunal suprême de la signature apostolique. Il remplace le cardinal américain Leo Burke qui est nommé Patron de l’Ordre de Malte.

Le cardinal Burke n’a pas caché, ces derniers temps, ses dissensions avec le pape François.

I.MEDIA

Lien

jeudi, 06 novembre 2014

Pakistan: assassinat barbare du couple chrétiens, le Cardinal Tauran sous le choc

Vatican - le 06/11/2014 à 17:27:00 Agence I.Media

Pakistan : Le cardinal Tauran sous le choc après l’assassinat barbare d’un couple de chrétiens.

Le cardinal Jean-Louis Tauran, président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, s’est dit profondément “choqué“ après qu’un jeune couple de chrétiens accusé de blasphème a été brûlé vif au Pakistan, le 4 novembre 2014. Interpellé par Radio Vatican deux jours plus tard, le haut prélat français s’est demandé si la communauté internationale pouvait demeurer passive face à “des actes d’une telle barbarie“. 

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“Je suis choqué, on reste évidemment sans paroles devant des actes d’une telle barbarie“, a ainsi affirmé le cardinal Jean-Louis Tauran après qu’une foule de musulmans en colère a attaqué et tué un jeune couple chrétien en périphérie de Lahore, dans le Pendjab, avant de brûler leurs corps dans le four à briques où ils travaillaient. “Ce qui est encore plus grave, ajoute le cardinal Tauran, c’est que l’on invoque la religion, or une religion ne peut pas justifier de tels actes, de tels crimes“.

“Est-ce que la communauté internationale ne doit pas intervenir ?“ s’interroge le cardinal Tauran, assurant qu’il y a “d’un côté des convictions religieuses que l’on doit respecter, mais (…) aussi un minimum de solidarité, d’humanité, qu’il faut sauvegarder“. “Je pose la question, insiste-t-il, est-ce que l’on peut rester passif devant des crimes que l’on légitime par la religion ?“

Aucune justification

Le président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux explique qu’il n’existe “aucune justification pour ce genre de choses“ et que “c’est l’humanité tout entière qui est humiliée“. Dès lors, le haut prélat souhaite que ces exactions soient dénoncées “de manière vigoureuse“ par les leaders musulmans. “Il faut reconnaître, ajoute-t-il, que les premières victimes sont en fait les musulmans, car ces méfaits donnent une image de l’islam qui est terrible“.

Interpellé sur les violences croissantes à l’égard des minorités infligées par des groupes religieux, le cardinal Tauran assure que l’on est arrivé “au paroxysme“, à “ce que saint Paul appelle ‘le mystère de l’iniquité’, le mal à l’état pur, car même les animaux ne se comportent pas comme cela“.

S’il reconnaît que “l’on ne peut pas intervenir dans les affaires intérieures des Etats“, le cardinal Tauran assure que “l’on doit aider les responsables politiques à trouver des solutions dignes de l’homme et de la civilisation“. Dès lors, il juge que c’est la loi sur le blasphème, au Pakistan, “qui pose un problème“.

Le cardinal Jean-Louis Tauran souhaite enfin que “les chrétiens ressentent la solidarité de l’Eglise, qui est leur famille“. Il juge en outre que “l’Eglise locale est très courageuse“.

Shahzad Masih, 26 ans, et sa femme Shama Bibi, 24 ans, ont été séquestrés et retenus en otage le 2 novembre, accusés d’avoir profané le Coran. Deux jours plus tard, ils ont été battus puis brûlés vifs par une foule de musulmans provenant de cinq villages proches de Lahore. Le couple avait 3 enfants et Shama Bibi était enceinte de leur 4e enfant.

AMI

Pourquoi j'aime le Pape François

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Pourquoi est-ce que j’aime le Pape François

 

Lorsque le Cardinal Tauran prononça "Jorge Maria Bergoglio", je n’en croyais pas mes oreilles. Pour moi, ce nom m’était totalement et absolument inconnu. Jamais je n’avais entendu parler de lui, même auprès des vaticanistes. Je me suis dit: « mais c’est qui ? ». 

 

15 minutes après, je passais à la Télévision et je devais être informé. 

 

Le Pape François ou la divine surprise

 

Je me suis précipité sur Internet pour savoir qui était ce fameux Bergoglio. Je n’ai trouvé que ce que j’avais entendu par les journalistes: un jésuite, archevêque de Buenos Aires !

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Ma seule prédiction exacte était que le nouveau Pape viendrait du continent américain, du nouveau monde, du Nord au Sud. 

 

Lorsque le Pape est arrivé au balcon, je me suis dit: «  il a l’air rigide, coincé, il ne bouge pas ». Puis, le Pape s’est animé. Sa spiritualité m’a saisie. Un homme de Dieu, une voix douce et aimable, qui laisse entrevoir un homme au coeur gros comme ça. 

 

La première « conférence de presse » du Pape François m’a ému aux larmes. Une capacité hors norme pour communiquer, devant plus de 5000 journalistes. La classe !

 

Le Pape François est moins liturgique

 

La première messe célébrée par le nouveau vicaire du Christ ne m’a pas vraiment emballée. Durant trois ans, j’avais tellement aimé les liturgies du Pape Benoît XVI, avec ses homélies exceptionnelles, qu’il m’était devenu aisé de prier durant toute la Messe. Qu’allait devenir « l’herméneutique de la Réforme », le soin apporté à la liturgie ?

 

Le Pape Benoît XVI avait réussi à remettre le Christ au centre de la liturgie. Dieu merci, le Pape François est tout intérieure lors de la Messe. 

 

A la Messe, on touche Dieu. On prend soin de Jésus comme on reçoit un nouveau né dans ses bras, comme on accueille Jésus mort des mains de la Vierge. On ne fait pas un show, on ne mime pas, pas de place pour faire le clown. 

 

Pendant quelques semaines, je n’avais pas les outils intellectuels pour rendre compte de mon espérance. J’ai donc lu, parlé avec des amis romains et surtout beaucoup prié. A force d’insister, de chercher, d’enquêter, j’ai trouvé un fil conducteur. 

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L'oeuvre du temps et la patience

 

Le temps permet à toute chose de trouver sa place. On ne découvre une oeuvre d’art qu’en s’éloignant, en prenant de la distance. Avant la première photo de la terre depuis l’espace, nous n’avions qu’une vision plane. Maintenant, on voit la terre flotter dans l’espace noir rempli d’étoiles. 

 

Peu à peu, la fresque m’est apparue. Seul le pinceau avait changé. Il ne porte plus des souliers rouges, ne porte pas les habits plutôt baroques ou bavarois de Benoît XVI. Si on reste à cet aspect accidentel, on se mélange les pinceaux. Dans l’Eglise, ce qui me fascine, ce ne sont pas les apparences, mais le dessin de Dieu sur la toile des âmes, l’histoire profonde du monde. 

 

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Ne pas se mélanger les pinceaux ! Les deux Papes sont des instruments différents

 

« Lorsque le doigt montre la lune, l’imbécile regarde le doigt » dit le dicton chinois. Pour moi, les deux Papes sont soutanes blanches et blanches soutanes. La sève intérieure, la fresque de la foi est identique. 

 

Avec la maturation du temps, je m’aperçois que l’une des directions donnée par le Pape Benoît XVI est la nouvelle évangélisation. Le Pape émérite a créé un nouveau dicastère pour aller dans ce sens. Puis, l’année 2010 fut l’année consacrée aux prêtres. Le sacerdoce est l’Amour du Coeur Sacré de Jésus disait le Saint Curé d’Ars. Mais tant de boue a recouvert ce mystère, que le nom du prêtre est lié à la corruption financière, à la pédophile. « Pécheur oui, mais pas corrompu » rappelle Bergoglio. 

 

Le Pape François: un anticlérical

 

Le Pape François se situe exactement sur cette ligne de crête. Avec lui, je saisis son anticléricalisme, cette enflure ou cette excroissance du sacerdoce qui repousse les âmes: « privilèges, affaires économiques, emmitouflages violets, intrigues de cour pour faire carrière, corruption, hypocrisie, postes de prestige …». Le Pape François a donné un grand coup dans la fourmilière. 

 

On ne fait pas le prêtre, on est prêtre, par amour des personnes. On devient prêtre pour sauver les âmes. Lorsque j’ai vu le Pape serrer dans ses bras une personne avec un handicap, j’en fus ému. Lorsque j’ai entendu le Pape nous rappeler que la foi est d’abord une vie, ordinaire, réelle, j’ai grandi dans ma vie de prière. Toutes ses interventions rejoignent ma vie concrète, faite de chair et de sang, d’ascension et de chute. 

 

Dès lors, ma vie de prière a grandi. J’ai saisi la profonde homogénéité entre les deux Papes. Après un Pape théologien, un génie de l’harmonie de la foi, Dieu nous a envoyé un Pape Pasteur qui avance au large. Benoît XVI est comme Moïse sur la montagne, alors que le peuple élu combat dans la plaine.

 

Dans son monastère du Vatican, il prie les bras en croix. Dans le champ de bataille du monde, le Pape François édifie l’hôpital de campagne de l’Eglise ouvert pour toute détresse, pour toute souffrance, pour toute personne. 

 

La confession en live du Pape Bergoglio

 

La divine Miséricorde est sans doute la clef: « Eau et Sang jaillis du Coeur du Christ » priait Sainte Faustine, la première sainte du 3ème millénaire. Jamais les caméras du monde avaient vu un Pape se confesser en live. 

 

L’Eglise est née en sortie dit le Saint Père. L’eau et le sang ont jailli du Coeur du Christ percé sur la Croix. Lorsque les prêtres restent enfermés au Cénacle, l’air devient irrespirable, la corruption et la maladie nous saisissent. 

 

Ce Pape venu du bout du Monde, de la périphérie diplomatique, joue comme centre avant, en attaque. Pas pour rien que ces premières paroles au monde, via une interview pour les grands médias, furent: « Que San Lorenzo gagne ». Son équipe favorite n’est plus San Lorenzo club de foot de l’enfance de Bergoglio, mais la famille de l’Eglise. 

 

Le Pape François: un maître spirituel

 

Ce souffle intérieur, spirituel, que les Occidentaux ont perdu, au point d’être fascinés par les religions orientales, coule à travers Bergoglio. Attention, cet homme peut changer votre vie disait Greg Burke, conseiller médiatique auprès de la Secrétairerie d’Etat, paraphrasant une publicité pour les cigarettes. Il y a bien un rideau de fumée qui entoure le Pape François, qui empêche de le percevoir avec les yeux de la foi.

 

Ce brouillard, ce brouillage médiatique même, peut être percé par la vie intérieure, la pratique de la foi. Comme le dit Mgr Alain de Raemy, par la confession, le rosaire et la prière. 

 

Le Pape de Twitter: tweet and treat

 

« Treak or treat » disent les enfants américains le 31 octobre (fais un sketch ou paie). Pour nous tous, lisons les tweets de Bergoglio: « Tweet and treat » (lis les tweets et paie-le par ta vie). 

Suicide assisté ? Euthanasie ?? Exit ??? Un prêtre raconte

Suicide assisté ? Euthanasie ?? Exit ??? le récit d'un prêtre 

Vatican -le 04/11/2014| Par Agence I.Media

“Une profonde tristesse“, une “absurdité“. Les réactions du Vatican ne manquaient pas, le 4 novembre 2014, trois jours après le “suicide assisté“ d’une Américaine de 29 ans atteinte d’un cancer du cerveau incurable, qui a relancé le débat, aux Etats-Unis et en Europe, sur l’euthanasie.

Exit ??? Euthanasie ?? Suicide assisté ? Hommage d'un prêtre aux personnes parties vers Dieu dans la dignité

Cette dépêche de l’agence I.Media m’invite à parler, à témoigner, à raconter.

Comme prêtre, je côtoie très souvent la mort au point qu’elle est devenue comme une compagne de vie. Trois urgences font régulièrement voler en éclat mon calendrier, mes horaires ou mes rendez-vous: les malades, les confessions et les mourants. Sans trahir de secrets, je désire évoquer en toute simplicité quelques récits qui illustrent bien cette fréquentation.

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Pardonné avant Noël

Prêtre fraîchement ordonné, je fais la tournée des malades avant la fête de Noël: confession, communion et sacrement des malades. Une religieuse de la cure me sollicite pour la visite d’une personne seule. Aussitôt dit, aussitôt fait, je m’arrête durant la tournée chez un brave et aimable Monsieur. Nous parlons de tout et de rien, du beau temps, du village… Puis, me reviens le conseil d’un ami prêtre: « pour les personnes âgées, afin de leur faciliter la confession, parle simplement avec eux de Dieu, de la prière, des autres et d’eux-mêmes. Pose quelques questions afin qu’elle puisse se confier ».

Je commence donc à évoquer des choses essentielles de la vie. Le dialogue devient soudain plus profond, plus intense et plus riche. Voyant la sincérité de cet homme, je lui dis: « N’avez-vous pas l’impression que vous venez de vous confesser ? ». Il me répond: «Oui tout à fait, j’ai tout dit ». Je lui propose alors de lui donner le Pardon. L’homme pleure de joie, les larmes ruissellent sous ses yeux douloureux et usés par la vie. Nous faisons ensemble le signe de croix, les paroles de l’absolution glissent sur mes lèvres et le Pardon divin s’empare de ma pauvre et petite personne pour se déverser sur la vie du vieil homme.

Nous nous sommes quittés dans la prière, nous disant à bientôt et surtout Joyeux Noël. Lorsque je ferme les yeux je le vois encore sourire, le regard plein de lumière... Je m’en retourne tout joyeux à la cure, une amitié est née. A peine deux jours plus tard, la soeur qui nous avait mis en contact me croise dans les escaliers et m’annonce la mort de ce nouvel ami… La Providence ne se sert-elle pas de tout ?

Présent au dernier souffle

Un autre jour, je suis en voiture et ressens le besoin d’aller voir rapidement une vieille dame malade dont je n’ai plus de nouvelles depuis quelques jours. Je prends immédiatement la route pour le Home, passe par l’entrée principale, trouve rapidement l’ascenseur et me tiens devant sa porte pour entrer. Alors que je frappe doucement, sa fille vient m’ouvrir expliquant que toute la famille est réunie pour sa maman qui est en train de s’en aller.

J’entre alors dans ce lieu sacré avec le coeur rempli d’émotion au moment même où la grand-maman rend son dernier souffle à Dieu… A la seconde près, j’étais présent pour son départ ! Dans les confidences qui suivirent cette mort impressionnante, la fille me confie que sa maman a prié toute sa vie, pour mourir en présence d’un prêtre ! J’en suis encore aujourd’hui profondément bouleversé.

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De la révolte au Pardon

La Bénichon est une institution bien ancrée en ville de Fribourg. Invité dans une famille pour cette occasion, je fais connaissance avec les personnes autour de la table. Mon voisin est un homme viscéralement contre Dieu, contre la foi, les curés et toutes ces histoires… Il me dit alors droit dans les yeux: « si un prêtre vient me voir à l’hôpital, dans mon lit, je le fous à la porte ». Malgré cette intransigeance, son caractère ne m’empêche pas de le trouver fortement sympathique. 

Une année passe et j’apprends que mon voisin de table est à l’hôpital. Je m’y rends évidemment le plus vite possible pour le visiter. Arrivé à l’étage, je demande à l’infirmière de prévenir mon ami que je suis présent. La soignante me demande plutôt de le rejoindre directement, mais j’insiste pour ne pas le brusquer: « je ne préfère pas. Dites-lui simplement que je suis là ». L’infirmière revient et m’invite à entrer. J’entre alors dans la chambre d’hôpital tout en invoquant la Vierge Marie.

L’homme est très faible, assis au bord de son lit, le regard dans le vide... Nous nous saluons et parlons sereinement, de Dieu, de la mort et de la vie. Je remarque que la porte de son coeur s’est légèrement entrouverte et que Dieu est patient. Quelques jours plus tard, j’apprend son décès, mais surtout qu’un prêtre est venu en urgence lui donner les derniers sacrements.

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Les deux mains du prêtre: les clés pour ouvrir le Ciel 

Des histoires comme celles-ci, mes confrères prêtres peuvent vous en raconter des centaines. J’ai souhaité en parler, sous l’instigation d’un proche, pour rendre hommage à toutes ces personnes aimées par Dieu comme tous et chacun. 

La mort est un instant tellement sacré qu’il est juste de s’en approcher uniquement avec la prière et la grâce de Dieu. Comme prêtre je suis, par grâce, serviteur aux mains en formes de clefs pour ouvrir le Ciel lors de la célébration de la Messe et par le Sacrement du Pardon. C’est donc une immense souffrance de voir que des personnes prennent les sentiers du suicide assistée, refusant ainsi ce grand cadeau qui est offert pour leur âme.

Je sais que tout doit être entrepris pour soulager la douleur, pour donner un cadre humain à chaque personne. Je sais surtout que les personnes parties vers le Père dans la dignité parlent plus fort que toutes les théories.

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Alors que la rage de vivre fait cruellement défaut dans nos sociétés opulentes, je souhaite, en ce mois de novembre que l’Eglise dédie aux fins dernières (mort, jugement, enfer et paradis) rendre hommage à toutes les personnes que j’ai eu l’honneur et la grâce d’accompagner vers Dieu. Je les remercie vivement d’avoir croisé, pas par hasard, le sentier de ma vie, le chemin de mon coeur, la porte de la Vie éternelle. Je prie souvent pour elles et leurs familles.

mercredi, 05 novembre 2014

Le Pape François intensifie son action en faveur des pauvres

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Stop, fini le business des bénédictions apostoliques sur parchemin ! L'Aumônerie Apostolique reprend la main. 

Aleteia

Très populaire à Rome,  l’aumônier du Pape, Mgr Krajewski, se rend souvent personnellement chez les personnes qui ont écrit au pape et leur remet son aide lui même.  « Tu ne resteras pas derrière un bureau à signer des parchemins », lui avait dit le Pape, quand il l’a nommé à la tête de l’Aumônerie Apostolique, en aout 2013. « Je veux que tu sois tout le temps parmi les gens ». 

Gageons qu’avec cette décision, il le sera encore davantage.

Mgr Krajewski témoigne de la sainteté du Pape Jean-Paul II

lundi, 03 novembre 2014

Le Synode tel qu'il s'est passé

Antonio Spadaro: ce qui s’est passé au Synode

Le Père Jésuite Antonio Spadaro rend compte du déroulement du dernier Synode consacré à la famille. 

Ces quelques lignes du Père jésuite,  que je résume succinctement, dans les pages de la Civiltà Cattolica, organe prestigieux de la compagnie de Jésus, et édité avec le placet de la Secrétairerie d’Etat, permettent de comprendre le projet pastoral du Pape François. Le Pape désire que le Synode soit un lieu de dialogue, incluant les fidèles laïcs. Cela s'est remarqué dans la préparation de la rencontre et dans son déroulement. Ce projet synodal, de dialogue, est présent dans la suite pastorale en vue du Synode de 2015. 

Il est intéressant de noter que le document provisoire a été rédigé par le Cardinal Erdö et par le théologien italien Mgr Forte. On apprend ensuite que le texte a été également amendé par des Pères du Synode lors des rencontres linguistiques. Sa lecture dans l’Aula fut d’ailleurs suivi par vingt secondes d’applaudissements, ce qui est symboliquement très fort.

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Le Synode est normalement précédé de Lineamenta. Pour cette édition, une consultation mondiale auprès des diocèses, afin d’interroger et de sonder tous les fidèles, a remplacé un tel document. Ce fut le document de travail de base en vue du Synode.

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Notes personnelles

Mes doutes quant à l’opportunité de publier un texte provisoire

Le mystère de la publication de ce document reste pourtant entier. Des questions méritent d’être posées : y avait-il une stratégie de communication ? Comment se fait-il que ce document provisoire, qui fut toujours rendu public par le passé, n’a pas été l’occasion d’une réflexion médiatique au sein du Synode ? Et surtout, comment se fait-il que ce texte provisoire ne reflétait pas l’ensemble des débats de l’Aula synodale ? Finalement, pourquoi l'excellente stratégie pastorale décrite par le Père Spadaro n'est pas doublée d'une stratégie médiatique équivalente ?

Par exemple, le thème de l’homosexualité comporte en lui-même une « news value », c’est-à-dire une valeur médiatique très importante. Les agences de presse sont donc à l’affut de la moindre déclaration sur ce genre de sujets.

Prenons pour preuve le préservatif évoqué, avec raison, par le Pape Benoît XVI dans son avion pour l’Afrique en 2010. Le Synode sur l’Afrique de 2008 fut pourtant un événement totalement oublié par nos médias occidentaux et les thèmes cruciaux abordés complètements passés sous silence: la pauvreté, l’alimentation, la lutte contre les maladies etc.

Tout contribue au bien: la volonté du Pape de dialoguer

Comme le souligne le Père jésuite, le Pape François, connaisseur des débats synodaux depuis 2001, a souhaité que les Pères puissent parler dans le Seigneur sans aucune crainte, sans avoir des rétorsions après leurs interventions. Le Pape, garant de la foi, a demandé expressément la liberté totale de parole.

the-vatican-92803__180.jpgDe même pour la suite de ce Synode extraordinaire : le Pape souhaite que la discussion se poursuive dans les diocèses, parmi les chrétiens.

Le Saint-Père veut et souhaite ce débat, non pas pour remettre en cause l’enseignement de l’Eglise, car il pense comme elle, mais pour que ces points forts et délicats, telle que la communion pour les personnes divorcées remariées, des personnes homosexuelles, des unions civils, ne soient plus des « tabous », que l’on en explique les raisons, sans se contenter "de l’interdit".

Parler, dialoguer, discuter, sans menacer les autres, mais avec bienveillance, avec charité et miséricorde, voilà le vent de l’Esprit Saint qui ne demande qu’à souffler parmi les fidèles.

L’Eglise n’est pas que le Pape, les évêques, les prêtres, les religieux et religieuses, mais nous sommes tous ensemble, par le baptême, des fidèles de l’unique Eglise du Christ (catéchèse du Pape François après le Synode).

Au bout du compte, on ne pourra jamais reprocher à l’Eglise de n’avoir pas oser parler ensemble des sujets délicats, des thèmes en souffrance. Nous pourrions dire que le Pape et les évêques sont désormais moins seuls et isolés, car le Synode pense comme eux. L’Eglise n’est pas une monarchie, ni un Parlement, mais une communion des fidèles dans la foi.

Confiance en l’Esprit Saint

Le Pape François fait en quelque sorte basculer le centre de la foi vers le Christ, fait confiance à l’Esprit Saint, qui parle au coeur des laïcs, des familles, des couples qui vivent la vocation du mariage. L’un des fruits du dernier Synode a fleuri: le Pape n’est plus celui qui "dicte la foi", car avec lui, des évêques, des prêtres, de laïcs, des couples pensent comme lui, avec lui. Pierre est le gardien, le garant. 

Dans les années 2000, le Cardinal Ratzinger le rappelait: lorsque les évêques, les conférences épiscopales relayeront la foi commune, la décentralisation tant espérée se fera naturellement. 

A lire: Abbé Philippe Aymon, le Cardinal Müller

dimanche, 02 novembre 2014

Faire son deuil: nos défunts dorment dans la Paix

Prier avec et pour nos défunts

Les chrétiens catholiques professent le Credo: « je crois à la résurrection de la chair et à la vie éternelle ». 

Le 2 novembre, jour de commémoration des fidèles défunts, nous fait entrer dans l’Espérance. Prier dans un cimetière (lieu où l’on dort), se recueillir sur la tombe d’un être cher nous rappelle que l’Amour est plus fort que la mort. Car nous croyons à la communion des saints. 

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Certes, nous ne pouvons plus toucher physiquement nos défunts, les voir, les entendre, les toucher et cela est une réelle absence. Apprivoiser « ce vide » prend du temps. Peu à peu, une autre relation peut s’établir, dans l’ordre de la foi. 

A la question d’un journaliste « est-ce que le Saint-Père vous manque ? » le porte-parole de Saint-Jean Paul II répondit: « non car lorsque je travaillais avec lui, je le voyais 4 heures par jour. Désormais, je peux être en communion avec lui 24h sur 24 ». 

Laisser les défunts s’en aller

Pour une maman, et un papa, l’envol des enfants qui parviennent à leur maturité est un gros changement. Il y a un certain deuil à faire. On parle alors de couper le cordon ombilical. 

Pour nos défunts, il y a aussi une rupture, plutôt un changement à accepter. Parfois, nous sommes tentés de garder l’urne de nos défunts à la maison. Malheureusement, le deuil se fera beaucoup plus difficilement. 

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Je me souviens de deux scènes particulièrement prenantes du film « Top Gun » où le pilote « Maverick » a perdu son navigateur Goose lors d’un accident de vol.

La première a lieu lorsque les secours viennent héliporter son unique ami : Maverick sert fort ce dernier entre ses bras, ne voulant pas le lâcher. 

La seconde se passe lorsque le pilote est engagé dans une mission : le héros du film refuse d’engager le combat, serrant le collier de l’être cher entre ses mains. C’est pourtant grâce à cette  nouvelle relation avec Goose qu’il réussi à se reprendre et trouve la force d’accomplir son devoir.

Un fois posé sur le porte-avion, Maverick lance le collier dans la mer. Cela symbolise ce détachement, cette rupture, pour retrouver son ami autrement, dans une autre sorte de communication. Il lui faut franchir ce cap humain pour continuer son existence. 

Faire son deuil progressivement

Cette histoire nous invite à laisser les corps de nos défunts dans un lieu sacré et non chez soi. Le deuil doit pouvoir se faire progressivement, jour après jour, avec du temps, de la patience et des étapes. 

Le mot déposer est ici éloquent : je dépose un manteau pour aller au cinéma, et je le reprends à la fin du film. Ainsi, nous déposons le corps de nos défunts au cimetière, car les personnes aimées reprendrons ce dernier à la fin des temps, lorsque le Seigneur viendra dans sa gloire. Déposer implique l’acte de reprendre; c’est la résurrection de la chair. Reposer dans la paix implique le réveil; c’est la résurrection.  

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Que cette commémoration des défunts nous aide à progresser, à continuer d’aller de l’avant comme on dit. Car ceux que nous aimons nous attendent en avant de nous. Retrouver des petits objectifs, apprendre à se détacher, à laisser partir nos défunts, voilà qui nous oriente vers la vie éternelle, vers laquelle nous marchons. 

samedi, 01 novembre 2014

La Toussaint: fête de la Vie

Le 19.30 de la RTS: la commémoration des défunts c'est le 2 novembre

Le 19.30 l'a souligné: c'est demain que les catholiques commémoreront officiellement les défunts. 

Intéressant toutefois de constater que chez nous, dans le langage courant, la Toussaint rime avec la fête des morts. Ceci est ancré dans notre vocabulaire, notre manière de parler et même de penser la réalité de la mort. Souvent il m'est arrivé d'entendre: "vous à Fribourg, avec les morts, vous avez au moins la Toussaint". 

Toute incompréhension révèle pourtant une partie de la vérité: tous les saints sont morts! Mais ils sont entrés dans la vie éternelle. 

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Le 1er novembre est donc la fête de tous les saints connus et inconnus, que l'Eglise n'a pas béatifiés ( vision de Dieu, dite béatifique car elle rend heureux ) ou canonisés ( un canon est un modèle ), et qui sont entrés dans la vision de Dieu. Une multitude, une foule immense que nul ne peut compter prie pour nous. Parmi cette foule, certainement des personnes de nos familles, des gens que nous avons connus et que nous aimons. 

Le 2 novembre est la commémoration des fidèles défunts, les âmes du Purgatoire, qui comptent sur nos prières, les Messes, les indulgences et qui sont, comme le disait le Saint Curé d'Ars "les mendiants de l'au-delà". Parmi eux, aussi des défunts de nos familles. Ces âmes ne sont pas encore parfaitement saintes (Eglise souffrante) et comptent sur le ciel (Eglise triomphante) et sur nous (Eglise militante)

Nous ne savons pas absolument qui est au Ciel, qui est au Purgatoire, comme le donne la certitude d'une béatification ou d'une canonisation (la bienheureuse Mère Térésa voit Dieu et son culte est local, sainte Thérèse de Lisieux est au ciel, et l'infaillibilité de l'Eglise est engagée). Surtout, nous vivons en Espérance. 

vendredi, 31 octobre 2014

Le Pape François vu par Mgr Alain de Raemy

Le Pape François vu par Mgr Alain de Raemy

 

Mgr Alain de Raemy, aumônier émérite de la Garde Suisse, devenu évêque auxiliaire du diocèse de Lausanne-Genève et Fribourg en Suisse nous raconte ce qu’il a vu et entendu au Vatican. Un témoignage live !

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 Merci à la Revue Choisir (octobre 2014) de son aimable autorisation pour cette publication 

 

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Photos: @Copyright Mgr Alain de Raemy 

Texte: avec l'aimable concours de la Revue Choisir

Mgr Alain de Raemy: François pour moi ? Un sacré directeur. 

 

Après Jean-Paul II et Benoît XVI, plus mystiques ou théologiques, j’ai pour la première fois l’impression que le Pape me parle en directeur, supérieur, confesseur, maître de conscience, guide spirituel. Il me parle comme à un fils ou à un petit-fils ; à un fils spirituel en tout cas. 

 

Quand je lis des propos tels que « comment vas-tu au lit ? », « as-tu pleuré ? », « te souviens-tu de Marie ? », « sens-tu la brebis ? », « connais-tu non seulement tes paroissiens (diocésains), mais aussi les noms de leurs chiens ? », « confesses-tu, te confesses-tu ? », « aimes-tu Jésus ? », « es-tu toujours disponible ? », « célèbres-tu chaque jour la messe ? », « es-tu prêtre pour toi ou pour les autres ? », « es-tu plus en avion qu’en diocèse ? », « sais-tu te battre ? (dans la prière avec Dieu) »…, j’ai l’impression qu’une sorte d’inquisiteur au tempérament latin bien trempé vient s’infiltrer sans complexe dans ma vie consacré. Finis les discours de haute volée. C’est à ras les pâquerettes, mais alors de sacrés pâquerettes ! de celles qui cachent tant de fleurs de lys, les lys des plus hautes vertus sacerdotales, que le Pape me rejoint… et me décape !

 

La TV ou le tabernacle ?

 

Je ne peux m’empêcher à penser à lui, si je finis ma journée plus devant la télévision que devant le tabernacle. Sa voix me poursuit, quand j’agis ou décide moins par audace évangélique que par prudence humaine. Son exemple me hante, quand je voyage en première plutôt qu’en deuxième. Ses appels me réveillent, quand je laisse le mendiant au suivant.

 

Pape François: "Marie comme Mère, et pas Belle-Mère"

 

Des expressions telles que « mieux vaut une Eglise cabossée que sclérosée », « mieux vaut avoir subi un mauvais séminaire que pas de séminaire du tout », « mieux vaut perdre une vocation que de risquer un candidat incertain (une reprise de Pie XI) », « mieux vaut un père proche qu’un docteur érudit », « mieux vaut tenir Marie pour mère que de l’avoir en belle-mère (sic !)», « mieux vaut avoir fait la volonté du prochain, que celle de Dieu ou la mienne », sont autant de puits sans fonds. On y découvre la sève évangélique. Celle qui ne nous est pas nécessairement naturelle. Parce que surnaturelle.

 

La foi est une vie

 

C’est à une vie sacerdotale ou épiscopale très classique que la pape François me convie. Tellement classique qu’elle en devient nouvelle. Bréviaire, lectio divina, confession régulière, messe quotidienne, chapelet, examen de conscience, adoration, prédication consciencieuse, présence chaleureuse, miséricorde sans fin. Tous les ingrédients du bon manuel, en effet. Mais tout à l’extrême, sans effets. C’est comme s’il menait le combat en moi, pour une authenticité sans faille. Oui, il me mène au combat. Il m’apprend le démon. Il me surprend de leçon en leçon. Il me tient vigilant.

 

Je l’ai vu à l’œuvre. Dans un Vatican dépouillé, il tient sa route. Il tient la route. Il tient.

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Passablement critiqué. Taxé d’iconoclaste ou de dictateur caché, il fait effectivement sa volonté : celle de tout un conclave dont il se sent chargé. A chaque décision, il se plaît à le rappeler : c’est des cardinaux que lui vient l’idée.

 

Mais encore une fois, c’est d’abord à son souci de pasteur que tout se doit. Tellement curé, tellement pasteur qu’il en deviendrait dictateur. Mais dans le sens du directeur-recteur, directeur de conscience, recteur spirituel.

 

S'il te plaît, pardon et merci !

 

Et ce n’est vraiment pas sans fruits. N’est-ce pas beau d’entendre de jeunes gardes suisses, après trois heures de service debout, dans une foule excitée, l’oreillette vibrante toujours posée, pouvoir vous résumer une catéchèse diluée dans des haut-parleurs trop proches ou trop éloignés : oui, il a dit que la vie de famille se décline en trois mots, « s’il te plaît », « pardon » et « merci ». Mission accomplie. Mais aussi leçon donnée à tous les curés.

 

Je crois que ce Pape nous confirme dans la foi en rendant pour ainsi dire infirmes nos manques de foi. Je crois qu’il est tellement libre qu’il inquiète notre liberté. Je crois qu’il veut tellement convaincre qu’il risque bien de vaincre. 

 

Pape François: une main de fer dans un gant de velours 

 

Je sens en lui quelque chose d’une main de fer dans un gant de velours. Mais un velours sans onctuosité. Un velours de compassion vraie. C’est encore un soldat de sa fière garde suisse qui me le disait : sans pouvoir se l’expliquer, quand il l’accompagnait auprès des plus blessés, sans savoir pourquoi, en le voyant faire, en le voyant être, il ne pouvait que pleurer…

 

Je n’oublierai pas, moi non plus, comment il embrasse les lépreux, comment il touche les contagieux. Je suis saisi par la façon dont il parle du droit des victimes mais aussi du droit de l’agresseur… à être stoppé pour lui éviter de tomber (à propos des islamistes en Irak). Et je m’étonne que l’on ne soit pas plus étonné qu’il n’ait pas simplement demandé de prier pour lui le soir de son élection, mais bien de lui donner notre bénédiction… On s’arrête trop à la serviette qu’il porte lui-même ou à la petite Ford qui l’emmène, et l’on risque de ne pas voir les plus grands chemins d’évangile où il nous entraîne. 

 

Pape François: un directeur .... de conscience !

 

Une chose est pour moi sûre : ce pape ne se laisse pas faire et ne nous laisse pas faire. Il est vraiment à l’affût. Il veut quasi nous forcer à faire la vérité, à discerner. Tout doit être pesé, soupesé, affronté et décidé. 

 

Il agit en recteur, en directeur, en meneur. Mais jamais sans Jésus. 

 

Oui, François est pape, père, mais surtout : un sacré directeur ! Directif en conscience. Directeur de conscience.

 

+Alain de Raemy

 

évêque auxiliaire du diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg

jeudi, 30 octobre 2014

850 millions de personnes ne mangent pas à leur faim

1 PERSONNE SUR 10 SOUFFRE DE LA FAIM

images.jpeg(Radio Vatican) L’observateur permanent du Saint-Siège auprès de l’ONU, Mgr Bernardito Auza, rappelle qu’au moins 850 millions de personnes souffrent encore de la faim actuellement.

Eradiquer la faim n’est pas un simple objectif de développement, mais un impératif moral.