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samedi, 09 décembre 2017

Mais pourquoi le vaticaniste Aldo Maria Valli voyage-t-il à bord de l'avion du Pape François ?

Mais pourquoi le vaticaniste Aldo Maria Valli voyage-t-il à bord de l'avion du Pape François?

Unknown.jpegJe connais un peu le vaticaniste de RAI UNO.

Son livre sur le Pape François m'avait déjà fortement surpris. Il sonne comme un retournement de veste. 

Il était à bord de l'avion papal lors du dernier voyage du Pape François.

Ce spécialiste du Vatican critique ouvertement les réponses de François. Cela reste possible. Mais aucune ne semble constructive.

La question est dès lors légitime ? Pourquoi Aldo Maria Vali voyage-t-il ?

Etre à bord est un privilège très rare, qui mérite au moins, pour un "catholique", une certaine fidélité à la vérité. 

Pardonnez mon audace, pleine de franchise: pourquoi ne pas rester à la maison ? et laisser votre place à quelqu'un d'autre ?

Les agnostiques et les athées font parfois beaucoup mieux. 

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MAIS POURQUOI PIERRE VOYAGE-T-IL ?

5 décembre 2012

www.aldomariavalli.it

La traduction Mme Bohly Benoît et Moi

* * *

Rentré depuis peu de Birmanie et du Bangladesh, je repense à certaines des réponses données par le pape dans l'avion, sur le vol de retour. Et malgré mes efforts, je ne parviens pas à écarter une certaine perplexité.

La première est sous la forme d'une question: mais pourquoi le pape est-il allé en Birmanie et au Bangladesh?

Unknown-1.jpegLa question ne doit pas sembler étrange.

Depuis que les successeurs des successeurs de Pierre ont commencé à voyager, le but principal de leurs voyages a toujours été un seul: confirmer leurs frères dans la foi, et surtout les frères les plus éloignés et solitaires, ceux qui vivent dans des mondes et des contextes où l'appartenance à la sainte Église romaine fait de vous le représentant d'une petite minorité, qu'il n'est pas rare de voir persécutée.

Toutefois, certaines déclarations faites par François à bord de l'avion suggèrent que Bergoglio a voyagé cette fois-ci pour d'autres raisons.

En effet, pendant la conférence de presse, expliquant comment et pourquoi il a voulu rencontrer des réfugiés Rohingyas à Dhaka, le pape a dit à un moment donné: « Je savais que j’allais rencontrer les Rohingyas. Je ne savais pas où ni comment, mais cela était pour moi une condition du voyage, et on préparait la façon de le faire».

Ainsi, le pape affirme que la rencontre avec les Rohingyas n'était pas un élément «à côté», certes important mais ajouté à une visite destinée à confirmer dans la foi les frères des petites et courageuses Églises de Birmanie et du Bangladesh. Non, c'était la «condition» même du voyage, posée par le pape en personne.

La raison fondamentale du voyage du successeur de Pierre a-t-elle donc changé? De la confirmation de ses frères et sœurs dans la foi, est-on passé à la rencontre des réfugiés? Et si les autorités, pour une raison ou une autre, avaient interdit la rencontre avec les musulmans rohingyas, comment le pape se serait-il comporté? Puisqu'il avait placé cette rencontre comme condition du voyage, ne se serait-il plus rendu chez ses frères et sœurs dans la foi?

Justement au sujet du Rohingya, François a fait une déclaration qui ouvre sur un autre problème. Se référant vraisemblablement aux terroristes Rohingya (c'est-à-dire l'ARSA, Arakan Rohingya Salvation Army, une organisation responsable des attaques contre les commissariats de police birmans), il a soutenu que les Rohingya sont des «des gens de paix» et que «ceux qui se sont enrôlés dans Daech, bien qu’ils soient rohingyas, sont un petit groupe fondamentaliste extrémiste très restreint».

Qu'est-ce que cela veut dire? Un petit groupe terroriste est-il un peu moins terroriste? Le fait d'être petit est-il une circonstance atténuante? Devrions-nous penser qu'après tout, un groupe ethnique discriminé devrait être compris s'il a un petit groupe terroriste?

En ce qui concerne les liens entre Rohingya et terrorisme, François a ensuite déclaré: «Comme dans toutes les ethnies et toutes les religions, il y a toujours un groupe fondamentaliste. Nous aussi catholiques, nous en avons».

Comment peut-on dire que «Nous aussi catholiques, nous en avons». Dès lors que François parle des fondamentalistes et des terroristes islamiques, lorsqu'il dit «Nous aussi catholiques, nous en avons», entend-il par là que parmi les catholiques aussi, il y a des gens qui se promènent pour tuer et faire des attentats?

Un autre point. Répondant à la question d'un journaliste français qui lui demandait s'il était plus important pour lui d'évangéliser ou de dialoguer, François a répondu:

« Première distinction: évangéliser ne signifie pas faire du prosélytisme. L’Eglise grandit non par prosélytisme, mais par attraction, c’est-à-dire par témoignage. C’est ce qu’a dit le Pape Benoît XVI. Comment se fait l’évangélisation? C’est vivre l’Evangile, c’est témoigner comment on vit l’Evangile: témoigner des Béatitudes, témoigner Matthieu 25, témoigner le Bon Samaritain, témoigner le pardon soixante-dix sept fois sept fois.

Et dans ce témoignage, l’Esprit Saint travaille et il y a des conversions. Mais nous ne sommes pas très enthousiastes à l’idée de conversions rapides. Si elles viennent, elles attendent: on parle..., votre tradition..., on fait en sorte qu’une conversion soit la réponse à quelque chose que le Saint-Esprit a éveillé dans mon cœur face au témoignage du chrétien.

Pendant le déjeuner auquel j’ai participé avec les jeunes lors de la journée de la jeunesse à Cracovie — une quinzaine de jeunes du monde entier — l’un d’eux m’a posé cette question: "Que dois-je dire à un camarade d’université, à un ami, une brave personne, mais qui est athée? Qu’est-ce que je dois lui dire pour le changer, pour le convertir?".

La réponse a été la suivante: "La dernière chose que tu dois faire est dire quelque chose. Toi, vis l’Evangile, et s’il te demande pourquoi tu fais cela, tu peux lui expliquer pourquoi tu le fais. Et laisse le Saint-Esprit l’attirer". C’est la force et la douceur de l’Esprit Saint dans les conversions. Ce n’est pas une conviction effectuée par des apologies, en donnant des raisons... non. C’est l’Esprit qui effectue la conversion. Nous sommes des témoins de l’Esprit, des témoins de l’Evangile».

« L'Eglise ne fait pas de prosélytisme. Elle se développe plutôt par "attraction" Benoît XVI

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L'évangélisation, soutient en somme François, ne se fait pas en paroles («La dernière chose que tu dois faire est dire quelque chose»), mais par l'exemple, et en laissant l'exemple être contagieux. A l'appui de sa thèse, le pape cite, comme aussi dans "Evangelii gaudium", un passage de l'homélie de Benoît XVI à Aparecida (13 mai 2007), à l'occasion de la cinquième conférence générale des épiscopats d'Amérique latine et des Caraïbes. Mais qu'a dit Ratzinger à cette occasion?

Voici le passage:

« L'Eglise ne fait pas de prosélytisme. Elle se développe plutôt par "attraction": comme le Christ "attire chacun à lui" par la force de son amour, qui a culminé dans le sacrifice de la Croix, de même, l'Eglise accomplit sa mission dans la mesure où, associée au Christ, elle accomplit chacune de ses œuvres en conformité spirituelle et concrète avec la charité de son Seigneur» (w2.vatican.va/content/benedict-xvi).

Comme on peut le voir, Benoît XVI dit que l'Église se développe par attraction, mais en disant cela, il n'entend pas soutenir que dans l'action missionnaire elle doit s'abstenir de proclamer la bonne nouvelle. Il dit que l'action est d'autant plus missionnaire que l'Église reste fidèle au Christ.

Enfin, à un autre moment de la conférence de presse, à propos de la rencontre avec les chefs militaires à Yangon, François dit: «Je ne ferme jamais la porte. Tu demandes à parler? Viens. En parlant, on ne perd jamais rien, on y gagne toujours».

François ne ferme jamais la porte? Il serait intéressant de savoir ce qu'en pensent les cardinaux des «dubia» (au moins les deux survivants). Devant eux, qui n'ont jamais été reçus, ni eu de message écrit, la porte du pape n'a-t-elle pas été fermée? Il serait intéressant de savoir ce que pensent aussi tous les autres qui ont respectueusement envoyé des lettres et des messages à Sainte Marthe pour exprimer des doutes ou de la perplexité, mais qui n'ont reçu ni réponse écrite ni un de ces appels téléphoniques dont François est prodigue dans d'autres cas.

Nous savons que sur sa porte, à Sainte Marthe, le pape a accroché une pancarte disant «Interdit de se plaindre». Doit-on en déduire que les observations critiques des frères dans la foi ne sont pour lui que des plaintes à éviter? Mais pourquoi, alors, demande-t-il toujours la parrhésie, c'est-à-dire la franchise dans l'expression, et met-il en garde contre les bavardages?

La meilleure façon d'éviter le bavardage et la vaine spéculation n'est-elle pas d'établir un dialogue franc et direct, à visage découvert, c'est-à-dire précisément ce dialogue dont Bergoglio parle souvent comme l'une des attitudes les plus importantes pour une Église «qui sort», amie du monde et non pas hostile?

Ou bien le dialogue serait-il bien quand il s'agit d'être une Église «qui sort», c'est-à-dire en dialogue avec le monde et les lointains, et ne vaudrait-il plus rien quand il est interne à l'Église elle-même et qu'il s'agit d'apporter des réponses aux proches perplexes?

Funérailles de Johnny Hallyday: homélie du père Benoist de Sinety

Funérailles de Johnny Hallyday: homélie du père Benoist de Sinety

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vendredi, 08 décembre 2017

Une cérémonie catholique pour les funérailles de Johnny Hallyday

Une cérémonie catholique pour les funérailles de Johnny Hallyday

Unknown.jpeg“La cérémonie consistera en une bénédiction, un temps de prière en commun, comme cela se fait d'ordinaire pour les personnes désireuses d'être accompagnées dans le rite catholique sans pour autant être des croyants suivant précisément les préceptes de l'Église”. 

Les textes qui parlent de l’amour

Après l'accueil du corps du chanteur, plusieurs discours seront prononcés, à commencer par celui du président de la République Emmanuel Macron. Puis ce sera au tour de deux écrivains et journalistes proches du défunt, Philippe Labro et Daniel Rondeau, de s’exprimer.

Ensuite viendra le temps des lectures des textes choisis par la famille de Johnny Hallyday. 

P.S. Il ne s'agit donc pas à proprement parler d'une Messe, mais bien d'une belle et émouvante cérémonie. L'Eglise parle alors d'une liturgie de la Parole. Chaque prêtre et toutes personnes peuvent bien-sûr offrir une ou des Messes pour tous les défunts. Des messes pour Johnny, comme pour tant d'autres défunts, seront célébrées pour le repos de son âme. RIP

Durant la célébration, le rite de la lumière rappelle la grâce du baptême. L'encens veut marquer le respect pour le corps promis à la résurrection. Cela symbolise également notre prière qui monte devant Dieu. 

 

Archevêque de Paris: Monseigneur Michel Aupetit n'a pas l'air de vouloir être un grand communicateur, et pourtant il passe très bien à KTO

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Archevêque de Paris: Monseigneur Michel Aupetit n'a pas l'air de vouloir être un grand communicateur, et pourtant il passe très bien à KTO

jeudi, 07 décembre 2017

Oui pour une pastorale à Medjugorje; mais Mgr Hoser n'a aucune compétence pour juger de la validité des apparitions de Medjugorje

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Oui pour une pastorale à Medjugorje

 

Mgr Hoser n'a aucune compétence pour juger de la validité des apparitions de Medjugorje

 

Aleteia l'annonce urbi et orbi: le culte mariale à Medjugorje serait autorisé. Derrière cette interview exclusive, se cache le conditionnel. Il faut savoir décoder. 

Aleteia: “Mais cette décision devra être prise par le Pape. Le dossier se trouve maintenant à la Secrétairerie d’Etat. Je crois que la décision finale serait prise" Mgr Hoser

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La dépêche d'Aleteia (lire ci-dessous) n'est donc qu'au conditionnel. Le Pape François ne va pas vraiment dans le sens d'une reconnaissance (interview retour de Fatima)

Mgr Hoser n'a aucune compétence pour juger de la véracité des apparitions de Medjugorje. Sa seule et unique responsabilité consiste à trouver un chemin pastoral positif pour les fidèles. 

(« La mission de l’envoyé spécial est un signe d’attention du Saint-Père envers les pèlerins. Le but n’est pas inquisitorial mais seulement pastoral », Greg Burke)

Pastoralement, la confession ne saurait être interdite, ni la prière à Marie (culte marial). Ce culte marial serait autorisé (comme s'il était interdit de prier la Vierge). Mais la question ultime n'est pas là. 

Le Saint-Siège, expert en diplomatie, ne veut rien brusquer pour entrer comme un éléphant dans une boutique de porcelaine.

Un oui à la pastorale (compétence positive de Mgr Hoser) n'impliquera pas une reconnaissance des apparitions mariales (qui durent encore) ou des messages (compétence des évêques du lieu, puis du Pape François). 

Medjugorje: Mgr Hoser, pour une solution pastorale

 

Dans une interview exclusive accordée à Aleteia, l’envoyé spécial du pape François au sanctuaire de Medjugorje (Bosnie-Herzégovine), Mgr Henryk Hoser, révèle que le culte marial va être officiellement reconnu par le Vatican.

 

Unknown-3.jpeg“Le culte de Medjugorje est autorisé.

Il n’est plus interdit et ne doit pas se faire en cachette. Ma mission consiste précisément à analyser la situation pastorale et à proposer des améliorations” affirme à Aleteia Mgr Henryk Hoser, archevêque de Varsovie-Praga en Pologne, envoyé spécial du Pape François pour la pastorale du sanctuaire de Medjugorje, en Bosnie Herzégovine, lieu d’apparitions mariales présumées qui attire des millions de personnes depuis 1981.

Si les différents évêques locaux n’ont pas reconnu la surnaturalité de ces événements, le Saint-Siège ne s’était jamais prononcé officiellement.

“Aujourd’hui, les diocèses et autres institutions peuvent organiser des pèlerinages officiels. Il n’y a plus de problèmes”, affirme l’archevêque dans une interview accordée à Aleteia dans sa résidence située dans un quartier de Varsovie. “Le Pape François a récemment demandé à un cardinal albanais de donner sa bénédiction aux fidèles présents à Medjugorje”, explique-t-il.

Une quantité d’institutions caritatives

“Je suis plein d’admiration pour le travail que les Franciscains accomplissent là-bas. Avec une équipe relativement restreinte- ils sont une douzaine – ils font un travail incroyable pour accueillir les pèlerins. Tous les étés ils organisent un festival de jeunes. Cette année, ils étaient 50 000 venus du monde entier, avec plus de 700 prêtres”, souligne-t-il.

“Les confessions sont massives. Ils ont une cinquantaine de confessionnaux, qui ne suffisent pas. Ce sont des confessions très profondes”. “Ceci est un phénomène. Et ce qui confirme l’authenticité du lieu est la grande quantité d’institutions caritatives qui existent autour du sanctuaire. Et, une autre dimension encore : le gros effort qui est fait au niveau de la formation chrétienne. Il y a chaque année des congrès de grande qualité qui s’adressent à des publics différents, que ce soit des prêtres, des médecins, des jeunes ou des couples.

“Le décret de l’ancienne conférence épiscopale de l’ancienne Yougoslavie, qui avant la guerre des Balkans déconseillait les pèlerinages organisés par des évêques à Medjugorje n’est plus d’actualité” a-t-il insisté. Il existe lieux d’apparitions récentes, comme Kibeho au Rwanda, ou l’évêque diocésain a accordé d’abord le culte tout en poursuivant l’analyse pour la reconnaissance des apparitions. Aujourd’hui, le culte de Medjugorje est mondial et s’étend à près de quatre-vingt pays.

Mgr Henryk Hoser nous indique que les conclusions de la Commission pour l’analyse des apparitions de Medjugorje que Benoît XVI avait confiée au cardinal Camillo Ruini seraient favorables. “Ce que je trouve touchant, c’est que tous les voyants se sont orientés vers la vie familiale.

A l’époque où nous vivons, la famille a une importance énorme. Tous vivent en famille. Celles qui étaient adolescentes à l’époque sont déjà grands-mères. 37 ans se sont écoulés !” “Mais cette décision devra être prise par le Pape. Le dossier se trouve maintenant à la Secrétairerie d’Etat. Je crois que la décision finale serait prise –  a conclu Mgr Hoser.

 

L’exhortation apostolique post-synodale Amoris laetitia n’autorise en aucune manière un « accès sans restriction aux sacrements ».

L’exhortation apostolique post-synodale Amoris laetitia n’autorise en aucune manière un « accès sans restriction aux sacrements ».

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C’est ce qu’expliquaient les évêques Argentins en 2016, dans une interprétation de son texte validé par le pape François dans une lettre. Les deux documents sont publiés en espagnol par le site Internet du Vatican.

Zenit: Voici notre traduction des deux lettres.

Lettre des évêques de la Région pastorale de Buenos Aires

 

Critères de base pour la mise en oeuvre du chapitre VIII de Amoris laetitia

 

Prêtres estimés,

Nous recevons avec joie l’exhortation Amoris laetitiaqui nous appelle avant tout à faire grandir l’amour des époux et à motiver les jeunes afin qu’ils optent pour le mariage et la famille. Ce sont des grands thèmes qui ne devraient jamais être négligés ni rester opaques pour d’autres questions. François a ouvert différentes portes dans la pastorale familiale et nous sommes appelés à profiter de ce temps de miséricorde, pour assumer en tant qu’Eglise pérégrinante la richesse que l’Exhortation apostolique nous offre dans ses différents chapitres.

Maintenant, nous nous arrêterons seulement sur le chapitre VIII, étant donné qu’il fait référence à des « orientations de l’évêque » (300), de façon à discerner à propos de l’accès possible aux sacrements de certains “divorcés ayant une nouvelle union”. Nous croyons  qu’il convient, en tant qu’évêques, de nous mettre d’accord sur certains critères minimaux.  Nous les offrons sans préjudice pour l’autorité que chaque évêque a dans son propre diocèse pour les spécifier, les compléter ou les limiter.

 l) Tout d’abord, nous rappelons qu’il ne convient pas de parler de « permissions » d’accéder aux sacrements, mais d’un processus de discernement accompagné par un pasteur. C’est un discernement « personnel et pastoral » (300).

2) Sur ce chemin, le pasteur devrait mettre l’accent sur l’annonce fondamentale, le kérygme, qui stimule ou renouvelle la rencontre personnelle avec Jésus-Christ vivant (cf. 58).

3) L’accompagnement pastoral est un exercice de la « via caritatis ». C’est une invitation à suivre « le chemin de Jésus, celui de la miséricorde et de l’intégration » (296). Cet itinéraire exige la charité pastorale du prêtre qui accueille le pénitent, l’écoute attentivement et lui montre le visage maternel de l’Église, tout en acceptant sa bonne intention et son bon propos de placer toute sa vie sous la lumière de l’Évangile et de pratiquer la charité (cf. 306).

4) Ce chemin ne s’achève pas nécessairement par les sacrements, mais il peut s’orienter vers d’autres formes de plus grande intégration dans la vie de l’Eglise: une plus grande présence dans la communauté, la participation à des groupes de prière ou de réflexion, l’engagement dans différents services d’Eglise, etc (cf. 299).

5) Quand les circonstances concrètes d’un couple le rendent possible, spécialement quand les deux sont chrétiens, avec un chemin de foi, on peut proposer l’engagement de vivre la continence. Amoris laetitia n’ignore pas les difficultés de cette option (cf. note 329), et laisse ouverte la possibilité d’accéder au sacrement de la Réconciliation quand l’on échoue dans ce propos (cf. note 364, selon l’enseignement de saint Jean-Paul II au cardinal W. Baum, du 22/03/1996).

6) Dans d’autres circonstances plus complexes, et quand l’on n’a pas pu obtenir une déclaration de nullité, l’option mentionnée peut de fait ne pas être réalisable. Cependant, un chemin de discernement est également possible. Si l’on arrive à reconnaître que, dans un cas concret, il y a des limitations qui atténuent la responsabilité et la culpabilité (cf. 301-302), particulièrement lorsque une personne considère qu’elle tomberait dans une nouvelle faute en nuisant aux enfants de la nouvelle union, Amoris laetitia ouvre la possibilité de l’accès aux sacrements de la Réconciliation et de l’Eucharistie (cf. notes 336 et 351). Ceux-ci à leur tour disposent la personne à mûrir et à grandir avec la force de la grâce.

7) Mais il faut éviter de comprendre cette possibilité comme un accès sans restriction aux sacrements, ou comme si toute situation le justifiait. Ce qui est proposé c’est un discernement qui distingue adéquatement chaque cas. Par exemple, “une nouvelle union qui vient d’un récent divorce” requiert une attention spéciale, ou “la situation de quelqu’un qui a manqué à ses engagements familiaux de façon répétée” (298). Egalement, quand il y a une sorte d’apologie ou d’ostentation de la situation elle-même « comme si elle faisait partie de l’idéal chrétien » (297). Dans ces cas, plus difficiles, nous, pasteurs, nous devons accompagner avec patience, en procurant un chemin d’intégration (cf. 297, 299).

8) Il est toujours important d’orienter les personnes à se placer avec leur conscience devant Dieu, et pour cela, “l’examen de conscience” que propose Amoris laetitia 300 est utile, spécialement pour ce qui se réfère à “comment elles se sont comportées envers leurs enfants”; et envers le conjoint abandonné. Quand il y a eu des injustices non résolues, l’accès aux sacrements est particulièrement scandaleux.

9) Il peut être convenable qu’un éventuel accès aux sacrements se réalise de façon réservée, surtout quand on prévoit des situations conflictuelles. Mais en même temps, il ne faut pas négliger d’accompagner la communauté pour qu’elle grandisse dans un esprit de compréhension et d’accueil, sans que cela n’implique de créer des confusions pour ce qui est de l’enseignement de l’Eglise à propos le mariage indissoluble. La communauté est un instrument de la miséricorde qui est “imméritée, inconditionnelle et gratuite” (297).

10) Le discernement n’est pas fermé, parce qu’il est “dynamique et doit rester toujours ouvert à de nouvelles étapes de croissance et à de nouvelles décisions qui permettent de réaliser l’idéal de manière plus plénière” (303), selon la “loi de la gradualité” (295) et en ayant confiance dans l’aide de la grâce.

Nous sommes avant tout des pasteurs. C’est pour cela que nous voulons accueillir ces paroles du pape: “J’invite les pasteurs à écouter avec affection et sérénité, avec le désir sincère d’entrer dans le cœur du drame des personnes et de comprendre leur point de vue, pour les aider à mieux vivre et à reconnaître leur place dans l’Église” (312).

Avec affection dans le Christ.

Les évêques de la région

5 septembre 2016

Traduction de Zenit, Anita Bourdin

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Lettre du pape François aux évêques de la Région de Buenos Aires

Mgr Sergio Alfredo Fenoy
Délégué de la région pastorale de Buenos Aires

Cher frère,

Je reçois le texte de la Région pastorale Buenos Aires « Critères de base pour l’application du chapitre VIII d’Amoris laetitia » (“Criterios básicos para la aplicación del capítulo VIII de Amoris laetitia”). Merci beaucoup de me l’avoir envoyé ; je suis heureux de ce travail que vous avez fait : un véritable exemple d’accompagnement des prêtres… et nous savons tous combien cette proximité de l’évêque avec son clergé et du clergé avec l’évêque, est nécessaire. Le prochain “le plus proche” de l’évêque est le prêtre, et le commandement d’aimer son prochain comme soi-même commence, pour nous évêques, précisément avec nos prêtres.

Le texte est très bon et explicite pleinement le sens du chapitre VIII d’Amoris laetitia. Il n’y a pas d’autres interprétations. Et je suis sûr qu’il fera beaucoup de bien. Que le Seigneur vous récompense de cet effort de charité pastorale.

C’est précisément la charité pastorale qui nous pousse à sortir pour rencontrer ceux qui sont loin et, une fois que nous les avons rencontrés, à commencer un chemin d’accueil, d’accompagnement, de discernement et d’intégration dans la communauté ecclésiale. Nous savons que c’est fatiguant, qu’il s’agit d’une pastorale “corps à corps” qui ne se satisfait pas de médiations programmatiques, organisationnelles ou légales, même si elles sont nécessaires. Simplement : accueillir, accompagner, discerner, intégrer. De ces quatre attitudes pastorales, la moins cultivée et la moins pratiquée est le discernement ; et j’estime urgente la formation au discernement, personnelle et communautaire, dans nos Séminaires et nos Presbytères.

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Enfin je voudrais rappeler qu’ Amoris laetitia a été le fruit du travail et de la prière de toute l’Eglise, au moyen de deux synodes et du pape. C’est pourquoi je recommande une catéchèse complète de l’Exhortation qui aidera certainement à la croissance, à la fortification et à la sainteté de la famille.

Je vous remercie à nouveau du travail fait et je vous encourage à continuer plus avant, dans les diverses communautés du diocèse, l’étude et la catéchèse d’Amoris laetitia.

S’il vous plaît, n’oubliez pas de prier et de faire prier pour moi. Que Jésus vous bénisse et que la Sainte Vierge vous guide.

Fraternellement,

Du Vatican, 5 septembre 2016

François

Traduction de Zenit, Anne Kurian

En l’absence d’un accord international sur le statut de Jérusalem, la Suisse maintiendra son ambassade à Tel Aviv.

images.pngEn l’absence d’un accord international sur le statut de Jérusalem, la Suisse maintiendra son ambassade à Tel Aviv.

Réaction de la Suisse après l’annonce du président américain sur la reconnaissance de Jérusalem comme capitale de l’Etat israélien

Berne, 07.12.2017 - La Suisse considère que toute solution au conflit au Proche-Orient doit notamment reposer, conformément à la résolution 478 du Conseil de sécurité de l’ONU, sur un règlement global négocié du statut final de Jérusalem, qui soit respectueux des droits et aspirations de toutes les parties intéressées.

La Suisse considère que la reconnaissance par les Etats-Unis de Jérusalem comme capitale de l’Etat israélien constitue une entrave à une paix juste et durable entre Israéliens et Palestiniens reposant sur une solution négociée à deux Etats. La Suisse a pris note que le statu quo sur les lieux saints à Jérusalem sera respecté.

La Suisse rappelle que la décision unilatérale des Etats-Unis n’affecte en rien l'applicabilité du droit international humanitaire – en particulier de la quatrième Convention de Genève de 1949 – et des droits de l’homme au Territoire palestinien occupé, y compris à Jérusalem-Est.

La Suisse ne reconnait pas l’autorité d’Israël au-delà des frontières de 1967 et s’engage pour l’établissement d’un Etat palestinien viable, contigu et souverain, ayant Jérusalem-Est pour capitale et basé sur les frontières de 1967. La Suisse ne reconnaîtra pas un changement aux frontières de 1967, y compris concernant Jérusalem, à moins qu’il ne résulte d’un accord négocié entre les parties. Cette position a notamment été affirmée dans la résolution 2334 du Conseil de sécurité de l’ONU.

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En l’absence d’un accord international sur le statut de Jérusalem, la Suisse maintiendra son ambassade à Tel Aviv.

La Suisse appelle toutes les parties à renoncer à la violence et à toute autre action susceptible de contribuer à mettre à mal la perspective d’une paix juste et durable.

La Suisse a rappelé ce matin sa position à l’Ambassade des Etats-Unis à Berne.

L'évêque de Nanterre, Michel Aupetit, nommé archevêque de Paris

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@NatChambon une photo vaut mieux qu’un long discours ( Rome 2013 ) nomination du nouvel archevêque de Paris Mgr Aupetit. Mgr Vingt-Trois, King Maker. 

L'évêque de Nanterre, Michel Aupetit, nommé archevêque de Paris

Lien: Famille Chrétienne

L'évêque de Nanterre, Mgr Michel Aupetit, ancien médecin et spécialiste de bioéthique, a été nommé jeudi par le pape François archevêque de Paris, un siège très exposé, ont annoncé le diocèse et la Conférence des évêques de France (CEF) dans des communiqués.

A 66 ans, il succède au cardinal André Vingt-Trois, atteint depuis novembre par la limite d'âge (75 ans) après avoir dirigé l'Eglise dans la capitale pendant douze ans.

 

Que je t’aime: une de mes chansons de Johnny

Que je t’aime: une de mes chansons de Johnny

Lien: Le saviez-vous ? Laetitia Hallyday, une femme de foi

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Paroles certes crues, un peu "hard" ... Toutefois:

images.jpegPersonnellement, j'aime bien écouter les chansons d'amour, car je les transposes pour l'Amour de ma vie. 

J’ai un Amour : la sainte Église catholique, apostolique et romaine, toujours jeune comme une fiancée; Amour viril de Dieu, du Christ, de la Sainte Vierge, des âmes et des personnes que je rencontre.

Un prêtre choisi l’Amour par essence, avec un A majuscule, d’une autre nature que l’amour d’une femme, car un Amour unique. C’est la raison du célibat des prêtres. 

L’Eucharistie ? La Messe ? le lieu où Dieu se fait chair chaque jour, pain vivant. C’est charnel par excellence; au fond c’est l’Incarnation. Relisons le Cantique des Cantiques. 

La foi catholique est charnelle, avec l’espérance en la résurrection de la chair. Sans le corps, nous sommes des frustrés.

La Messe n’est pas charnel ou sexuel, comme dans une relation homme-femme - mari et femme - dans le saint sacrement du mariage. Cela va au-delà, plus loin, plus haut. Mais le lien est bien présent. 

La Messe n'est pas un spectacle

L'Amour y est totalement présent. Plus qu'une scène, c'est la Cène, le Saint Sacrifice de la Croix, le lieu où Jésus est debout sur le lit nuptial de la Croix, s'offrant pour son Epouse bien-aimée, l'Eglise, le Fils de Dieu épousant l'humanité sauvée. 

Johnny n'était nullement prêtre, mais un chanteur, une bête de scène. Il savait pourtant entrer en communion avec son public. Nous les prêtres, nous avons oubliés notre vocation ? Parfois, nous sommes vêtus comme des pantins. Nous célébrons comme des clowns, croyant être au centre de notre ego. Alors les gens se détourne. 

La liturgie de l'Eglise n'a pas à s'inspirer de la variété. C'est plutôt la variété qui reprend des éléments sacrés, que nous avons perdus, par paresse, par négligence ou par manque d'intelligence. J'ai été surpris par l'expression "Messe",le  terme utilisée pour décrire les concerts du Roi du Rock. En concert, il se passait quelque chose. 

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Nous devons réformer notre manière de célébrer la Messe, le Saint Sacrifice de la Messe. Nous sommes devenus trop intellectuels, trop personnels et de moins en moins charnels.

Nous sommes tombés dans la banalité, parce qu'infidèle au mystère confié dans nos coeurs par notre Eglise. Parfois, les prêtres, nous sommes des clowns bien tristes, comme perdus face à la perte du sacré, qui est pourtant déposé dans nos mains. Nous nous sommes crus au restaurant, à la cantine, avec une miche et un verre de blanc. Nous avons fait les guignols et les marioles, et nous nous retrouvons seuls. Nous sommes- nous auto-célébrés ?

Nous devons retourner sur Cène, je veux dire l'autel du Seigneur. 

La Messe possède par elle-même cet équilibre entre la Parole et le Corps du Christ, entre le Verbe et l'Assemblée. Le prêtre n'est pas une star, un acteur, une idole ou un chanteur. Il doit se cacher sous la chasuble, pour laisser transparaître l'étoile, la lumière de Dieu, le Christ. 

Nous nous y trompons pas. C'est la variété et le monde du spectacle qui utilisent, avec un succès à la clef, une certaine anthropologie.

Ce quelque chose des concerts de Johnny: nous avons comme la nostalgie de cette communion, de cette unité, de cette joie qui nous fait chanter ensemble. Le monde du spectacle reprend des éléments sacrés qui appartiennent de fait à l'unique Messe de Jésus.

Nous parlons d'entrée en célébration - Johnny soignait ses entrées pour les concerts, pour converger vers la scène. Nous parlons de Communion avec l'Assemblée - Johnny cherchait cette communion charnelle avec son public. Pâle reflet ...

Finalement, Jonnhy est une petite parabole, une simple métaphore ou un pâle reflet de la Liturgie céleste. 

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Tout un programme pour que la Sainte Messe retrouve sa splendeur, sa spécificité (unique et propre) et sa singularité.

A nous les prêtres de jouer notre partition. Personne ne peut le faire à notre place. Le sacré ? Notre vocation ! Soyons de concert avec l'Eglise. 

L'idéologie du gender: Mgr Huonder injustement boycotté

L'idéologie du gender: Mgr Huonder injustement boycotté

Le Pape François dénonce l’idéologie du gender, imposée avec la dictature de l’argent ... je me demande pourquoi « es reicht ? » puisque Mgr Huonder est en communion avec toute l’Eglise, avec raison.

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Cath.ch

L’Alliance “Es reicht!” (Ça suffit), qui regroupe des catholiques de tendance progressiste de Suisse alémanique, a appelé au boycott du message pour la Journée des droits de l’homme (le 10 décembre) de Mgr Vitus Huonder, évêque de Coire. Ce dernier a fait rédiger la lettre par l’écrivaine allemande Birgit Kelle, opposée à la “théorie du genre”.

Ces prêtres qui rendent hommage et qui prient pour Johnny Hallyday

mardi, 05 décembre 2017

Affaire de Yannick Buttet: l'hypocrisie, parlons-en !

Affaire de Yannick Buttet: l'hypocrisie, parlons-en !

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(Lien) Les aggressions commises par le conseiller national et vice-président du PDC Suisse sont graves et inacceptables. La présidente de la Confédération Doris Leuthard l'a relevé avec force: "il y a un problème".

Aujourd'hui, l'homme politique communique: 

«Je tiens à apporter mes profondes excuses à mon épouse, à ma famille et aux personnes qui ont été blessées par mon comportement inapproprié, y compris mes collègues du parti».

Yannick Buttet entreprend un traitement médical pour gérer sa consommation d’alcool ou ses problèmes. Personnellement, je trouve que cette réaction est celle d'un homme responsable. Avec ma prière pour sa personne et sa famille. Sans oublier les personnes blessées. Je suis instinctivement et résolument pour toutes les victimes. 

Plusieurs commentaires ont relevé l'hypocrisie de l'homme politique, un chrétien, un défenseur de la famille. 

Yannick Buttet n'a rien d'un Weinstein, ou d'un Tariq Ramadan. Il a reconnu avoir une difficulté manifeste. 

Pour la question de l'hypocrisie, je crois que notre monde marqué par la communication n'a pas vraiment de leçon de morale à donner. 

Le Matin ... l'hypocrisie, parlons-en !

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La Matin est un canard qui vit en partie grâce au revenu des petites annonces, une pleine page chaque jour, visible par les enfants, les adolescents, par monsieur et madame tous le monde.

Pour parler clairement, ce journal de boulevard, qui dénonce les Tartuffes, vit de l'argent de la prostitution. Des femmes sont exploitées et leur dignité est bafouée. 

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La RTS, un service publique très ouvent de qualité, ne s'est pas gêné de faire de la publicité pour le film "50 nuances de gris", un film qui rabaisse la femme a un objet de jouissance, de domination. Une femme est humiliée par un homme sadomasochiste. La violence est extrême. Qui s'en est ému ? Ce film a été diffusé sur le petit écran. Pourtant, c'est exactement l'inverse du sujet qui nous concerne: l'égalité homme-femme, le respect ...

Question d'hypocrisie ? parlons-en ... ce lynchage médiatique empêche surtout un homme de se relever, après une confession et un aveu publique, comme si Yannick Buttet était finalement un homme à abattre. La communication n'est pas un jeu vidéo: tombera ou ne tombera pas ... 

Tartuffe n'est évidemment jamais un exemple à suivre. Les saints ne sont pas ceux qui ne chutent jamais, mais ceux qui admettent la vérité, corrigent leur comportement, se confessent, réparent les conséquences et se relèvent toujours. 

Dénoncer et se réjouir de la chute des autres pour justifier sa propre a-moralité relève d'une attitude d'une pécore, bien pire que l'hypocrisie. 

Saint Augustin était réaliste: mieux vaut boiter en marchant vers le ciel, que de courir adroitement vers l' enfer. 

Le Pape François et le Notre Père : ce n’est pas Dieu qui induit en tentation mais Satan

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Lien: Aquinas - Hozana

Le Pape François et le Notre Père : ce n’est pas Dieu qui induit en tentation mais Satan

 

Le pape évoque la nouvelle traduction française

 
 
 
 
"ce n’est pas Dieu qui induit en tentation mais Satan"
 
 
Zenit

Deux jours après l’entrée en vigueur de la nouvelle traduction du Notre Père en France, le pape François affirme, dans un entretien, que ce n’est pas Dieu qui induit en tentation, mais « c’est le travail de Satan ».

Dans la septième vidéo d’une série sur la prière du Notre Père, qui sera diffusée le 6 décembre 2017 par la chaîne de la Conférence épiscopale italienne TV2000, le pape souligne que la formulation italienne « ne nous induis pas en tentation », « n’est pas une bonne traduction ».

« Les Français ont changé le texte avec une traduction qui dit ‘ne nous laisse pas entrer en tentation’, ajoute-t-il. C’est moi qui tombe, ce n’est pas lui qui me jette dans la tentation pour voir ensuite comment je suis tombé. Un père ne fait pas cela, un père aide à se lever tout de suite. »

Au contraire, assure le pape, « celui qui t’induit en tentation est Satan, c’est le travail de Satan ».

Dans cette série diffusée chaque mercredi et conçue en collaboration avec le Secrétariat pour la communication, le pape François s’entretient avec le p. Marco Pozza, théologien et aumônier de la prison de Padoue.

La nouvelle traduction du Notre Père est entrée en vigueur le 3 décembre en France : la sixième demande du Notre Père n’est plus désormais « Ne nous soumets pas à la tentation » mais « Ne nous laisse pas entrer en tentation ».

La version récitée jusqu’à présent, précise un communiqué de Mgr Olivier Ribadeau Dumas, porte-parole de la Conférence des évêques de France, était en vigueur depuis 1966. Cette formulation « n’était pas fausse mais pouvait porter à confusion… pouvant laisser croire que Dieu tentait volontairement l’Homme ». C’est pourquoi les exégètes « pour qui la traduction de ce verset s’avère très complexe, ont estimé qu’il était désormais plus juste de changer le verbe ‘soumettre’ par ‘entrer’ manifestant ainsi l’idée du terme grec d’un mouvement, comme on va au combat, puisque c’est bien d’un combat spirituel dont il est question ».

La nouvelle traduction de la sixième demande du Notre Père a été confirmée par la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements à Rome le 12 juin 2013, avec l’ensemble de la nouvelle traduction liturgique de la Bible, dont elle fait partie. Puis lors de leur assemblée plénière de printemps (28-31 mars 2017), les évêques français ont rendu cette nouvelle traduction obligatoire dans la liturgie publique à partir du 3 décembre, premier dimanche de l’Avent.

Archevêque de Paris: nomination imminente, même pour le vendredi 8 décembre

Archevêque de Paris: nomination imminente

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Archevêque de Paris : de source romaine le choix serait au pied du sapin. Avant Noël, ou même ce vendredi 8 décembre. Une surprise ....

Le Cardinal Cupich, nommé à Chicago, ne figurait sur aucune liste ...

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Les idées sedevacantistes fleurissent sur la toile: le Pape dictateur

Les idées sedevacantistes fleurissent sur la toile: le Pape dictateur

Un livre noir sur l’homme en blanc.

Les idées sedevacantistes répandues sur la toile touchent mêmes les catholiques fidèles et bien formées. Ces théories sèment le trouble. Il faut les démasquer. 

Le Pape François, un Pape dictateur: un livre noir sur l’homme en blanc

C’est un pavé dans la mare. Un pavé littéraire dans la mare des louanges que lui tressent la conscience morale universelle, la bien-pensance humanitariste, l’establishment mondialiste et le pouvoir médiatique, les cathos pro-pros gay-friendly, les gauchistes de tout acabit, athées, avorteurs, anti-cléricaux, écolos plus rouges que verts, les sectaires hérétiques et quelques tradis séduits par sa pauvreté bruyante et sa spiritualité superstitieuse ou à la recherche d’un strapontin dans l’Église conciliaire. Un pavé dans la mare de la Rome bergoglienne.

Un livre noir sur le jésuite Jorge Maria Bergoglio devenu pape François vient de sortir en italien : Le pape dictateur. Un livre choc qui fait trembler « le cercle magique » autour de François. Un livre sobre qui révèle des vérités que certains voudraient garder sous le boisseau. Un livre incorrect que le principal protagoniste doit assurément vouer aux gémonies et au néant. D’ailleurs les grands médias vaticanistes imposent un black-out total sur ce « pape dictateur » qui n’aura jamais le Nihil obstat de François.

L’intitulé du livre Le pape dictateur donne le là de cette enquête minutieuse qui dévoile les méthodes de gouvernement de Jorge Maria Bergoglio en retraçant sa carrière ecclésiastique dès le début. Son auteur, écrit le célèbre journaliste vaticaniste italien Marco Tosatti sur son blog Stilum Curiae,

« met en évidence celles qui apparaissent même maintenant comme des caractéristiques : « Un expert de l’auto-promotion. Camouflé derrière une image de simplicité et d’austérité. » »

Le pape dictateur est signé par un journaliste, diplômé d’Oxford et chercheur en histoire, qui se présente sous le pseudonyme de Marcantonio Colonna.

« Il n’est pas exclu qu’il s’agisse d’un non-Italien, peut-être un Anglo-saxon. Nous faisons cette hypothèse en nous basant sur le fait que ses références sont de préférence des sources en anglais. »

pense Marco Tosatti.

Marcantonio Colonna ouvre son enquête par une citation d’Abraham Lincoln qui découvre l’intention de l’auteur : faire tomber le masque de l’homme du peuple affable derrière lequel se cache le véritable pape François, un dictateur impitoyable  :

« Vous pouvez tromper tout le monde pendant quelque temps, ou quelques uns pour toujours, mais vous ne pouvez pas tromper tout le monde pour toujours. »

Le journaliste introduit le propos de son livre par une brève introduction :

« Si vous parlez avec les catholiques de Buenos Aires, ils vous parleront de la transformation miraculeuse qui s’est produite en Jorge Mario Bergoglio.

Leur sombre et sérieux archevêque s’est transformé en une nuit en un souriant et joyeux pape François, l’idole du peuple avec lequel il s’est complètement identifié. Si vous parlez avec ceux qui travaillent au Vatican, ils vous raconteront ce miracle en sens inverse. Quand les caméras de la télévision ne l’encadrent pas, le Pape François se transforme en une autre personne : arrogante, cassante avec les personnes, vulgaire dans son parler et célèbre pour les violents accès de colère qui sont bien connus de tous, des cardinaux aux chauffeurs.

Comme le Pape François lui-même l’a dit le soir de son élection, il semble que les cardinaux, au conclave de mars 2013, aient décidé d’aller « aux confins de la terre » pour choisir leur Pape, mais aujourd’hui, l’impression grandit qu’ils ne se sont pas donnés beaucoup de mal pour contrôler la marchandise. […]

Après presque cinq ans de pontificat, François montre qu’il n’est pas l’homme de gouvernement démocrate et libéral que les cardinaux pensaient avoir élu en 2013, mais un pape dictateur comme on n’en a pas vu depuis des siècles.

Cela peut sembler une accusation choquante, mais elle est corroborée par des preuves irréfutables.

Ce livre mène l’enquête sur les réformes manquées qui ont déçu les espoirs placés en François, et décrit dans les détails le règne de la terreur que le Pape venu d’Argentine a introduit au Vatican. »

Ce jugement est corroboré par Marco Tosatti qui dans sa recension de ce livre noir sur le pape jésuite écrit :

« … depuis quelque temps – et vous le savez – nous essayons de comprendre comment il est possible qu’en plus de trente-cinq ans de « couverture » du Vatican, nous n’ayons jamais connu un tel climat de terreur dans les Palais Sacrés. La récente interview du Cardinal Müller nous a dit ce que nous savions déjà : que sous le règne du Pape Bergoglio, les vies et les carrières se jouent sur l’instant d’une dénonciation, d’une accusation anonyme. Le Pontife, écrit Marcantonio Colonna, citant une source anonyme, « est quelqu’un qui sait avant tout instiller la peur ». C’était le cas à Buenos Aires, c’est le cas à Rome, grâce à « un réseau de mensonges, d’intrigues, d’espionnage, de méfiance et, plus que toute autre chose, de peur ». Tout à fait l’étoffe dont doit être tissé un Vicaire du Christ, non ? »

L’éditeur en présentant le livre souligne cette même idée d’un pontificat mis sous le signe de la terreur et de la corruption :

« Jorge Bergoglio a été élu pape en 2013, comme un libéral et un réformateur. En fait, il était déjà connu depuis longtemps dans son Argentine natale comme un politicien manipulateur et un promoteur habile de lui-même. Derrière le masque de l’homme du peuple affable, le pape François a consolidé sa position de dictateur qui gouverne avec la peur et a fait des alliances avec les éléments les plus corrompus du Vatican pour conjurer et retourner les réformes attendues de lui. »

Le pape dictateur retrace différentes étapes dans la vie de Bergoglio : son supériorat controversé et obscur à la tête des jésuites de la province d’Argentine qui sera suivi de sa disgrâce, de son exil en Allemagne et de sa « traversée du désert » de retour en Argentine ; la disparition du fameux « rapport » du père Kolvenbach, Général des jésuites, « l’étude la plus critique de la personnalité de Jorge Bergoglio jamais rédigée avant son élection comme pape » écrit Colonna ; le contexte de son élection avec l’aide de la Mafia de Saint-Gall. Le livre détaille, documents et preuves à l’appui, quelques unes des décisions les plus indigestes de ce pontificat : la mise sous tutelle des Franciscains de l’Immaculée et de l’Ordre de Malte où l’argent a joué un grand rôle ; les changements à l’Académie pontificale pour la Vie ; le licenciement discutable du vérificateur général des comptes Libero Milone…

De ce portrait négatif ressort un pape François dictatorial, colérique, vulgaire, à la fausse humilité et pauvreté, portrait qui s’oppose à l’image idyllique que les médias mainstream, bien en cour dans les Palais du Vatican, popularisent.

Mais les méthodes de gouvernement autocratiques du pape François sont-elles le véritable problème qui touche les fidèles catholiques aujourd’hui et leur fait perdre la vraie foi ? L’Église n’a-t-elle pas connu d’autres papes tyranniques tout au long de son histoire sans qu’elle ne disparaisse ni ne proclame un autre Évangile ?

Le problème de ce pontificat est autre et plus grave : il se situe au niveau supérieur de la doctrine et de la morale catholiques qu’un pape se doit de protéger. Or le pape François, dans la droite ligne des pontifes conciliaires qui l’ont précédé -réalité que nous ne cesserons de répéter à MPI-, « travaille à la destruction de l’Église à l’intérieur de l’Église » et à la disparition du catholicisme, en promouvant, de façon il est vrai plus brutale, publique, provocante et ouverte que ses prédécesseurs, des nouveautés contraires à la Tradition et à la loi divine et en chantant un nouvel Évangile anthropocentrique, et le tout en suivant les oracles avant-gardistes de Vatican II.

Là est toute l’abomination de ce pontificat : il mène la révolution conciliaire jusqu’au bout de sa logique mortifère pour le plus grand dam des âmes !

Francesca de Villasmundo

lundi, 04 décembre 2017

Conférence de presse du Pape François: pourquoi le Pape n'a pas prononcé le mot "Rohingya" en Birmanie

Conférence de presse du Pape François: pourquoi le Pape n'a pas prononcé le mot "Rohingya" en Birmanie

Pape François et Rohingya: l'important, que le message arrive

Lien

Padreblog et la béatification du Père Jacques Hamel

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L'abbé Amar reçoit le père Paul Vigouroux, en charge de la béatification du père Jacques Hamel. Quelle leçon de foi et de vie nous donne ce prêtre, assassiné en juillet 2016 alors qu'il venait de célébrer la messe ?

Padreblog et la béatification du Père Jacques Hamel

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jeudi, 30 novembre 2017

François: le Pape dictateur (sic!)

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François: le Pape dictateur (sic ! )

Présentation de l'éditeur


Il Papa dittatore

Marcantonio Colonna
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Jorge Bergoglio a été élu pape en 2013, comme un libéral et un réformateur.

En fait, il était déjà connu depuis longtemps dans son Argentine natale comme un politicien manipulateur et un promoteur habile de lui-même.

Derrière le masque de l'homme du peuple affable, le pape François a consolidé sa position de dictateur qui gouverne avec la peur et a fait des alliances avec les éléments les plus corrompus du Vatican pour conjurer et retourner les réformes attendues de lui.

Table des matières

  • 1. La Mafia de Saint Gall (lien)
  • 2. Le Cardinal venu d'Argentine
  • 3. Réforme? Quelles réformes ?
  • 4. Ouvrir une nouvelle voie (ambiguë)
  • 5. Miséricorde! Miséricorde!
  • 6. Kremlin Sainte Marthe

François, le Pape dictateur (sic!)

Introduction de l'auteur ( traduction Béatrice Bohly, Benoît et Moi )

Si vous parlez avec les catholiques de Buenos Aires, ils vous parleront de la transformation miraculeuse qui s'est produite en Jorge Mario Bergoglio.

Leur sombre et sérieux archevêque s'est transformé en une nuit en un souriant et joyeux Pape François, l'idole du peuple, avec lequel il s'est complètement identifié. Si vous parlez avec ceux qui travaillent au Vatican, ils vous raconteront ce miracle en sens inverse.

Quand les caméras de la télévision ne l'encadrent pas, le Pape François se transforme en une autre personne: arrogante, cassante avec les personnes, vulgaire dans son parler et célèbre pour les violents accès de colère qui sont bien connus de tous, des cardinaux aux chauffeurs.

Comme le Pape François lui-même l'a dit le soir de son élection, il semble que les cardinaux, au conclave de mars 2013, aient décidé d'aller "aux confins de la terre" pour choisir leur Pape, mais aujourd'hui, l'impression grandit qu'ils ne se sont pas donnés beaucoup de mal pour contrôler la marchandise. Au début, il semblait être un souffle d'air frais, son refus des conventions étant le signe d'un homme qui devait réaliser une réforme audacieuse et radicale dans l'Eglise.

Dans la cinquième année de son pontificat, il semble de plus en plus clair que la réforme ne sera pas faite. En revanche, ce à quoi nous sommes confrontés, c'est une révolution dans le style personnel, mais une révolution qui n'est pas positive pour ce que les catholiques voient comme le devoir le plus sacré sur la Terre.

Les catholiques conservateurs sont préoccupés par les changements dans la doctrine morale, que François semble en train d'introduire, tandis que les libéraux ne sont pas satisfaits, parce que ces changements sont formulés de manière vague, et ne sont pas si radicaux que cela. Mais au-dessus de ces craintes, il y a des erreurs qui devraient mobiliser tous les catholiques soucieux de l'intégrité de l'Eglise et du ministère papale.

Après presque cinq ans de pontificat, François montre qu'il n'est pas l'homme de gouvernement démocrate et libéral que les cardinaux pensaient avoir élu en 2013, mais un pape dictateur comme on n'en a pas vu depuis des siècles.

Cela peut sembler une accusation choquante, mais elle est corroborée par des preuves irréfutables.

Ce livre mène l'enquête sur les réformes manquées qui ont déçu les espoirs placés en François, et décrit dans les détails le règne de la terreur que le Pape venu d'Argentine a introduit au Vatican.

MarcAntonio Colonna

photo.jpgNote: Un livre qui alimente et abreuve la nébuleuse médiatique anti-François.

Pour la francophonie, Madame Béatrice Bohly est sans aucun doute "l'étoile filante" qui concentre cette désinformation systématique, et numérique, du Pape François.

Autre lien

Dario Edoardo Viganò: la communication du Pape François. Une révolution

images.jpegJe me souviens de la confidence d'un spécialiste de la communication. Si le Cardinal Bergoglio est élu, ce sera très difficile médiatiquement.

L'archevêque de Buenos Aires n'accordait des interviews qu'au compte-gouttes. 

Son accession au Siège de Pierre a presque totalement changé Jorge Mario Bergoglio. Désormais, il est François. Le Saint Esprit a  profondément touché sa personnalité, au point de devenir un génie de la communication. 

Je suis par contre plus réservé sur la réforme des médias du Vatican. Des compétences cinématographiques ou d'informatiques ne riment pas forcément avec des capacités en communication, voir en management. Le changement de paradigme est profond, surtout avec l'arrivée des réseaux sociaux et des portables. La perte d'influence des vaticanistes est également perceptible.

Parfois, il devient difficile de cerner le centre de commande, qui a passé de la secrétairerie d'Etat au secrétariat pour la communication. Le chantier ne fait que commencer. 

Dario Edoardo Viganò: la communication du Pape François. Une révolution

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La communication du pape François fait partie de sa stratégie d'ouverture et de renouvellement de l'église catholique. Mgr Viganò révèle la connaissance considérable et sophistiquée du pape de la gestion des codes linguistiques et culturels.

Souvent, le pape Bergoglio n'hésite pas à abandonner les textes écrits pour communiquer avec les bras, le corps, ou quitte les discours pour utiliser des apologues, métaphores ou anecdotes pour ancrer son message dans la vie quotidienne des personnes.

On apprend que le pape François ne regarde pas la télévision ni ne s'intéresse aux médias en général, tout en étant capable pourtant de les dominer avec une extraordinaire facilité.Il invente une communication toute symbolique. L'auteur, témoin privilégié de cette communication, analyse les différents aspects de cette «performance publique» du pape - depuis l'accueil de la Loggia de Saint-Pierre, les voyages apostoliques, des homélies aux encycliques.

Viganò montre les chemins à travers lequel passe le message Bergoglio et comment il réussit à toucher les foules du monde entier.

mercredi, 29 novembre 2017

La mafia de Saint-Gall n'a pas élu Bergoglio, mais le déforme

La mafia de Saint-Gall n'a pas élu Bergoglio, mais le déforme

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The making of a radical Pope

Austen Ivereigh, l'un des meilleurs biographe du Pape François, parle d'un certain groupe de Saint-Gall. Le but de ces évêques et cardinaux étaient de barrer la route au Cardinal Ratzinger ? Une sorte de théorie du complot repris par les opposants au présent pontificat (voir ci-dessous)

Ces hommes d'influences auraient élu Bergoglio. 

Or, le Pape François n'a pas été élu par ces quelques Cardinaux. Par contre, la nébuleuse de Saint-Gall code et décode l'enseignement de François. Il existe depuis de nombreuses années, un schisme spirituel et doctrinal. Pour la transmission du Magistère papal, donc sa communication, nous assistons à un affrontement entre la nébuleuse numérique et traditionaliste et la constellation de Saint-Gall. Cette dernière surfe d'avantage dans les médias dit classiques ou traditionnels (TV, radio et presse écrite)

Ni l'une ni l'autre ne reflète François. Pour simplifier, ni le Cardinal Burke, ni le Cardinal Kasper ne sont sur la juste longueur d'onde du successeur de Pierre. 

Entre le verbe réformer et déformer, il n'y a qu'une lettre qui change ! Benoît XVI a toujours plaidé l'herméneutique de la réforme (Noël 2005). Le Pape François est ce réformateur, ce Pape radical qui remonte aux racines, qui remet l'Eglise dans sa forme originale et originelle. Le Saint-Esprit est le Grand Electeur, ce Grand Réformateur, l'auteur de la conversion des hommes d'Eglise. 

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cardinal-Danneels-Mafia-groupe-secret-Saint-Gall-modernisation-Eglise-e1443445508729.jpgDes cardinaux et des évêques : « trop pour les nommer tous » s’il faut en croire le cardinal belge Godfried Danneels. Ces membres d’un groupe secret de prélats « de haut rang », comme le disent ses biographes Jürgen Mettepenningen et Karim Schelkens n’ont pas tous été mis sous le feu des projecteurs alors que l’on apprend l’existence du « Groupe de Saint-Gall » où, entre 1995 et 2006, des réunions annuelles permettaient aux participants de préparer la modernisation de l’Eglise en tentant d’éviter l’élection du cardinal Ratzinger. Interrogé lors de la présentation de sa biographie, le cardinal Danneels a déclaré en riant que le nom « chic » du groupe était « Sankt-Gallen ». Entre soi, on l’appelait « la Mafia ».
 
Le groupe de Saint-Gall a-t-il œuvré pour obtenir l’élection du cardinal Bergoglio en 2013 ? Pas en tant que tel : d’après la biographie qui doit sortir, le groupe s’est dissous peu après l’élection du cardinal Ratzinger – et donc son échec – mais « l’élection de Bergoglio a été préparée à Saint-Gall, ça ne fait aucun doute. Et les grandes lignes de son programme sont celles dont Danneels et ses confrères discutaient depuis plus de dix ans », selon Karim Schelkens.

Le groupe de Sankt-Gallen : une « Mafia » pour le cardinal Danneels et ses intimes

Mettepenningen fait la même analyse : les membres de la « Mafia » recherchaient avant tout la « liberté de parole » qui leur permît d’exprimer leur désaccord avec les tendances du pontificat de Jean-Paul II et de celui qui prenait, à ses côtés, une place de plus en plus visible, le cardinal Ratzinger.
 
Le cardinal Bergoglio n’en faisait pas partie – c’était un groupe de prélats européens exclusivement – et, assurent les biographes, il ne s’agissait pas directement de le faire élire. C’était le « contenu » qui comptait : un contenu qu’il incarne bien en tant que pape François. Ainsi le cardinal Danneels voyait-il ces quelques jours passés chaque année à Saint-Gall comme des « vacances spirituelles » et a-t-il décrit l’élection de François comme une « résurrection personnelle ».
 
« Dans l’engagement de ce petit groupe qui voulait la réforme de l’Eglise, qui voulait la rendre plus proche du cœur des gens, on y est allé progressivement. Au début des années 2000, alors que la fin de Jean-Paul II était désormais prévisible, on a pensé de manière plus stratégique à ce qu’il allait advenir de cette Eglise après Jean-Paul II. Depuis la venue du cardinal Silvestrini dans ce groupe de Sankt-Gallen, celui-ci a pris un caractère plus tactique et plus stratégique. C’est ce qui explique la déception chez le cardinal Danneels et bien d’autres personnes lors de l’élection du pape Benoît  XVI – car l’Eglise ne se réformerait pas sous Benoît XVI. Cela ne commence vraiment à se faire que sous le pape François », affirme Mettepenningen. Ainsi, « le groupe est d’une certaine manière parvenu à ses fins. »

Une société secrète pour la modernisation de l’Eglise

La tactique et la stratégie ? Oui, il s’agit bien d’un groupe constitué pour peser sur la marche en avant de l’Eglise, avec un programme, des lignes directrices, des préférences affirmées pour ceux qui seraient capables de les mettre en œuvre. Voilà qui fonctionne comme une société secrète, une hiérarchie parallèle en quelque sorte : la franc-maçonnerie ne fait rien d’autre en tant qu’atelier discret où s’établissent les grandes lignes des « réformes » à mettre en œuvre.
 
On rappellera que l’Eglise dénonce dans la maçonnerie cette forme d’action secrète dont l’objectif est de peser sur le cours des choses de manière à contrer et à affaiblir l’enseignement de l’Eglise.
 
Dans le groupe de Sant-Gallen, ce sont autant le secret que les orientations prises qui posent problème puisqu’il s’agit de modifier la pastorale de l’Eglise ce qui ne peut se faire sans changement de doctrine. Godfried Danneels lui-même avait déclaré en 1980, alors que Ratzinger dénonçait au synode général des évêques le fléau du divorce et disait son pessimisme à propos de la déliquescence morale, qu’il était temps de trouver « un nouvel équilibre entre la loi et la miséricorde ».
 
C’est tout le sens des manœuvres actuelles de certains cardinaux emmenés par le cardinal Walter Kasper en vue du synode sur la famille, pour miner l’enseignement de l’Eglise sur l’indissolubilité du mariage.

Danneels, Kasper, Lehmann et quelques autres à Sankt-Gallen

Justement, le cardinal Kasper faisait partie de ce qu’ils appelaient la mafia. Et aussi Mgr Ivo Fürer, l’évêque suisse à l’origine des réunions, les cardinaux Ad van Luyn des Pays-Bas, Basil Hume d’Angleterre, Karl Lehmann, encore un Allemand, les Italiens Carlo Maria Martini et Achille Silvestrini, mais encore le Patriarche de Lisbonne, José da Cruz Policarpo, Cormac Murphy-O’Connor cardinal de Westminster, le cardinal ukrainien Lubomyr Husar, dont les noms ont été révélés en avant-première par le vaticaniste Edward Pentin, ainsi que des prélats de France et d’Autriche cités par les biographes de Danneels.
 
On ne sait si le livre donne la totalité des noms, et on se demande bien sûr pourquoi l’existence de la « Mafia » de Saint-Gall a été révélée, et pourquoi maintenant, à quelques jours du synode de la famille auquel Danneels, malgré son âge (82 ans) et malgré les accusations qui pèsent sur lui dans le cadre d’une enquête sur l’occultation d’une affaire de pédophilie ecclésiastique, a été personnellement convié par le pape.
 
Est-ce pour mettre le pape François en difficulté ? On peine à le croire, d’autant que Danneels évoque l’information d’une manière qu’on pourrait dire satisfaite et détendue. Est-ce pour redorer son blason personnel ? Les motifs personnels passent bien souvent au premier plan dans ce monde fait d’hommes. Nul ne sait en tout cas si la révélation a été décidée de concert même si on peut supposer que le cardinal belge n’aurait pas révélé les noms de certains de ses confrères habitués de Saint-Gall sans leur accord.
 

Anne Dolhein

Pape François en Birmanie: tu ne prononceras pas le nom des Rohingyas ?

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Pape François en Birmanie: tu ne prononceras pas le nom des Rohingyas ?

" ... à tout groupe – aucun n’étant exclu" 

 

Pour la Birmanie, la presse s'est concentrée sur le non à ce "nom" des Rohingyas. Dira ou dira pas ? Ni le Pape, ni Aung San Suu Kyi ne l'ont prononcé, comme s'il s'agissait d'une sorte de onzième commandement. 

Au deuxième jour de son voyage apostolique au Myanmar, le 28 novembre 2017, le pape François s’est entretenu avec la conseillère d’Etat et ministre des Affaires étrangères Aung San Suu Kyi, à Naypyidaw, capitale birmane.

Dans son discours, Aung San Suu Kyi a évoqué la crise de l’Etat de Rakhine, où sont les Rohingyas, sans toutefois citer le nom de cette minorité persécutée.

Le nom de ces musulmans sunnites de langue bengalie qui vivent au nord-ouest de cet Etat, est en effet très controversé. Le gouvernement a interdit l’utilisation du terme et a également demandé à la communauté diplomatique de ne pas l’utiliser.

De son côté, le pape François n’a pas prononcé ce mot mais a plaidé pour « une paix fondée sur le respect de la dignité et des droits de tout membre de la société, sur le respect de tout groupe ethnique et de son identité, sur le respect de l’état de droit et d’un ordre démocratique qui permette à chaque individu et à tout groupe – aucun n’étant exclu – d’offrir sa contribution légitime au bien commun ».

Au fond le Pape, comme dans un dictionnaire, a lu la définition des Rohingyas, en taisant le mot ! 

Unknown.jpegLe monde de la communication connaît ce genre de situation, lorsque des mots lourds de sens font immédiatement tourner les agences de presse.

Ce ne sont pas des gros mots, mais des mots lourds qui peuvent engendrer des maux plus grands que le bien désiré.

Par exemple, la réalité de "génocide" contre les arméniens; le Pape François n'avait pas suivi son texte, pour prononcer ce mot que le gouvernement turc ne voulaient absolument pas entendre.

Il y a des mots "gros" qui déclenchent une polémique médiatique; tel que préservatif, Benoît XVI fut le premier Pape a avoir osé évoquer ce mot tabou en conférence de presse dans l'avion vers le continent Africain, un tsunami médiatique s'en était suivi, par l'AFP.

La lien entre maladie et homosexualité ne passe pas, l'évêque du diocèse de Sion l'avait appris à ses dépens; ou enfin mafia, une bombe avait explosé à Saint Jean Latran suite au courage de Saint Jean Paul II !

Polémique assurée ! Tout est question de prudence, de diplomatie ..

mardi, 28 novembre 2017

Le Cardinal Müller craint un schisme ? S'ils existaient déjà ?

Unknown.jpegL’ancien préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi demande aux autorités de l’Église d’écouter les « justes réclamations » des anti-François, selon des propos rapportés par le quotidien italien Il Corriere della Sera dimanche 26 novembre.

« Il existe un front de groupes traditionalistes, ainsi que des progressistes, qui voudrait me voir à la tête d’un mouvement contre le pape, mais je ne le ferai jamais ». C’est ce qu’a soutenu récemment le cardinal Gerhard Ludwig Müller, ancien préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, qui avait exprimé à plusieurs reprises ses prises de distance par rapport à certaines démarches pontificales.

Dans un entretien avec un éditorialiste du quotidien italien Il Corriere della Sera, Massimo Franco, publié dimanche 26 novembre, il se montre amer et inquiet.

S’il affirme croire dans « l’unité de l’Église », l’ancien préfet n’en appelle pas moins les autorités à « écouter ceux qui ont des questions sérieuses et de justes réclamations : il ne faut pas les ignorer ou, pire, les humilier ». Le cardinal va même plus loin : « Sinon, sans le vouloir, le risque d’une lente séparation peut augmenter, qui pourrait déboucher sur un schisme d’une partie du monde catholique, désorienté et déçu. L’histoire du schisme protestant de Martin Luther d’il y a 500 ans devrait surtout nous montrer les erreurs à éviter ».

Au mois de juillet, le pape François a décidé de remplacer ce cardinal à la tête de la Congrégation pour la doctrine de la foi, le plus important dicastère de la curie romaine. Il avait alors durement critiqué son renvoi. Dans le Corriere, il apporte de nouvelles précisions. À ce moment-là, le pape lui aurait ainsi dit : « Certains m’ont dit de façon anonyme que vous étiez mon ennemi ».

Critique acerbe des « délateurs »

« Après quarante au service de l’Église, déplore-t-il, je me suis laissé dire cette absurdité, préparée par des cancaniers qui au lieu d’instiller de l’inquiétude chez le pape feraient mieux d’aller voir un psychiatre ».

Réaffirmant son attachement au pape, le cardinal soutient toutefois que ses « vrais amis ne sont pas ceux qui l’adulent » mais bien « ceux qui l’aident avec la vérité et une compétence théologique et humaine ».

Le cardinal formule des paroles sévères contre les « délateurs » responsables à ses yeux de son départ de la Congrégation pour la doctrine de la foi. L’ancien préfet ne croit pas au complot contre le pape – « une exagération absolue » – mais reconnaît que d’importantes « tensions » traversent actuellement l’Église.

« Je crois que les cardinaux qui ont exprimé leurs doutes sur Amoris Laetitia, ou les 62 signataires d’une lettre de critiques, dont certaines excessives, contre le pape, doivent être écoutés, et non pas balayés d’un revers de main comme’pharisiens’ou comme des râleurs », avance-t-il. Il faut donc, à son sens, un « dialogue franc et clair ».

L’impression du cardinal allemand est que dans le « cercle magique » du pape, on « s’inquiète surtout d’espionner de prétendus adversaires, empêchant de la sorte une discussion ouverte et équilibrée ».

En gage de sa bonne foi, le cardinal Müller a récemment défendu publiquement l’Exhortation apostolique du pape François sur la famille, un document qui a cristallisé les divergences.

« Classer tous les catholiques selon les catégories ’amis’ ou ’ennemis’ du pape est le plus grand mal qu’ils causent à l’Église, insiste le cardinal Müller. Et on est perplexe lorsqu’on voit qu’un journaliste bien connu, athée, se vante d’être un ami du pape, tandis qu’un évêque catholique, cardinal comme moi, est diffamé comme opposant du pape. Je ne crois pas que ces personnes puissent me donner des leçons de théologie sur le primat du souverain pontife ».

Une Église plus « faible »

Comparée à l’époque de Benoît XVI, l’Église actuelle apparaît plus « faible » aux yeux du cardinal. « Les prêtres sont de plus en plus rares et nous apportons des réponses plus organisationnelles, politiques et diplomatiques que théologiques et spirituelles », regrette-t-il. « L’Église n’est pas un parti politique, avec ses luttes de pouvoir. Nous devons discuter des questions existentielles, sur la vie et la mort, sur la famille et les vocations religieuses, et pas sur la politique ecclésiastique en permanence, développe l’ancien préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi. Le pape François est populaire, et c’est une bonne chose. Mais les personnes ne prennent plus part aux sacrements. Et sa popularité parmi les catholiques qui le citent avec enthousiasme ne change malheureusement pas leurs fausses convictions ».

Selon le cardinal Müller, il faut désormais dépasser le stade de l’Église « hôpital de campagne », une expression chère au pape François. Aujourd’hui, le monde aurait davantage besoin, à ses yeux, d’une « Sillicon Valley » de l’Église. « Nous devrions être les Steve Jobs de la foi, assure-t-il, et transmettre une vision forte en termes de valeurs morales et culturelles ».

Marie Malzac
 

Pape François: rencontre avec la présidence de Birmanie en live

Pape François: rencontre avec la présidence de Birmanie en live

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Wikipedia

(Source: Romandie)

Le pape sera reçu mardi par la dirigeante birmane Aung San Suu Kyi, temps fort de son voyage dans un pays meurtri par des décennies de conflits ethniques et la crise des Rohingyas musulmans.

L'Eglise birmane défend la prix Nobel de la paix face aux multiples critiques internationales sur son manque d'empathie affiché pour les Rohingyas victimes de violences dans l'ouest du pays.  

Lundi, la ville anglaise d'Oxford où Aung San Suu Kyi a vécu lui a retiré le prix de la liberté qu'elle lui avait décerné, en raison de son "inaction" face à l'oppression des Rohingyas.

Depuis fin août, pour fuir viols, meurtres et tortures perpétrés par des soldats birmans et des milices locales, plus de 620.000 musulmans rohingyas se sont réfugiés au Bangladesh.

Mardi, ce seront des retrouvailles pour le souverain pontife et Aung San Suu Kyi après une rencontre très amicale en mai dernier au Vatican.

Le pape est arrivée mardi après-midi à Naypyidaw, après une journée à Rangoun où il a été accueilli par des enfants aux vêtements colorés, issus de diverses communautés de ce pays toujours secoué par des conflits ethniques.

Dans la capitale administrative birmane, le souverain pontife argentin sera reçu par le président Htin Kyaw, un proche d'Aung San Suu Kyi, puis par celle qui est officiellement ministre des Affaires étrangères mais de facto chef du gouvernement.

Le discours qu'il doit ensuite prononcer devant les autorités civiles du pays, des représentants de la société civile et du corps diplomatique, est très attendu.

Le pape s'est en effet ému à plusieurs reprises du sort réservé aux Rohingyas, "torturés et tués en raison de leurs traditions et de leur foi" en Birmanie. Mais il semble peu probable qu'il s'exprime aussi librement sur le sol birman.

L'Eglise catholique locale est soucieuse de ne pas contrarier une population majoritairement bouddhiste, marquée par un nationalisme bouddhiste antimusulman et vent debout contre les critiques de la communauté internationale sur le sort de la minorité ethnique musulmane des Rohingyas.

Soutenir ceux qui souffrent

Le puissant chef de l'armée Min Aung Hlaing a assuré au pape lors d'une "rencontre de courtoisie" que son pays n'exerçait "aucune discrimination religieuse" et que l'armée agissait "pour la paix et la stabilité du pays".

D'après les Nations unies, l'armée procède dans l'ouest de la Birmanie à "épuration ethnique" contre les Rohingyas.

Chacune des paroles du pape François sera donc examinée à la loupe.

Le fait de savoir si le pape évoquera directement l'exode des musulmans de l'ouest et ira jusqu'à prononcer le mot "Rohingyas", tabou pour les Birmans lors de sa visite, suscite toutes les interrogations.

Craignant notamment une réaction des bouddhistes extrémistes, l'archevêque de Rangoun, Charles Bo, premier cardinal du pays, lui a recommandé d'éviter le mot et de parler plutôt des "musulmans de l'Etat Rahkine".

Cette terminologie officielle, neutre, est celle que souhaiterait imposer Aung San Suu Kyi pour éviter la guerre sémantique entre l'appellation "Bangladais" (utilisée par la majorité bouddhiste en Birmanie) et "Rohingyas" (employée par ces musulmans pour se désigner).

"Même s'il ne peut pas dire le mot, nous savons tous qu'il est là pour les Rohingyas... Nous devons soutenir les pauvres, ceux qui souffrent", a déclaré à l'AFP une religieuse catholique de Thaïlande voyageant à Rangoun, pour la grande messe qu'y donnera le pape mercredi.

Mardi matin, l'infatigable partisan du dialogue interreligieux a démarré sa journée par une rencontre "privée" à Rangoun avec des dirigeants religieux, bouddhistes, hindouistes, chrétiens, musulmans et juifs.

La conversation a porté sur l'unité malgré la diversion. Une "très, très beau discours", d'après Sammy Samuels, un représentant de la communauté juive du pays.


(©AFP / 28 novembre 2017 09h08)

vendredi, 24 novembre 2017

Les affaires de moeurs parmi les hommes d'Eglise mettent en crise les croyants et les victimes

Unknown-1.jpegLes affaires de moeurs parmi les hommes d'Eglise mettent en crise les croyants et les victimes

Affaire Gashignard (aucunement lié à la pédophilie! mais à des gestes sérieusement inappropriés), affaire Anatrella (qui semble malheureusement s'enliser) .... et d'autres encore ... provoquent des réactions contrastées. Certaines amènent à quitter l'institution église, d'autres invitent à crier au complot.

Et si nous écoutions les victimes ? si nous les mettions au coeur de nos préoccupations ? et si nous aimions l'Eglise ?

La vérité et la charité marchent ensemble

Peu après mon ordination sacerdotale, j’ai reçu les premières confidences de personnes abusées par des prêtres. Je me réfugiais derrière les statistiques : le pourcentage des prêtres pédophiles est extrêmement bas... Comme je le pense toujours, c’est le plus beau “métier” du monde.

Peu à peu, des personnes ont continué de me parler de victimes. Le scandale de la pédophilie a d’abord éclaté aux USA. Je savais que Saint Jean Paul II avait pleuré et demandé pardon.

La France est en retard par rapport aux USA

Depuis le diaconat, la souffrance des autres me touche en plein cœur. Et une avalanche de confidences envahissait peu à peu ma vie. L’habit ne fait pas le moine a dit William Shakespeare. Pourtant, en portant le col romain, j’ai tout de suite remarqué combien les gens venaient se confier facilement.

Unknown.jpegLe supérieur de la communauté Saint Jean dit un jour à KTO : « Joseph Ratzinger parle de l’Eglise comme du mystère de la lune. Plus nous nous approchons, plus nous voyons les failles, les cassures, les trous, les impacts. Pourtant, la lune continue de réfracter la lumière du soleil, elle éclaire la nuit ».

Les misères humaines, les vallées obscures de l’omerta clérical peuvent rester comme des zones d’ombres. Mais la lune continue de recevoir la lumière du soleil. Lorsqu’une personne tombe dans un trou obscur, cela semble sans issue.

Lorsque j’entends la radio, que je lis la presse écrite, que je regarde la télévision, ou consulte Internet, je suis toujours touché par les victimes. Je les comprends par osmose, je comprends un peu leur calvaire. Au fond, si un piéton se fait écraser par un bus, le premier jaillissement du cœur n’est-il pas pour la victime, le blessé ? Est-ce que la compagnie de car va accuser les autres d’avoir fait plus de tués sur la route ? Evidemment non !

Certains secteurs de l’Eglise agissent pourtant ainsi, par défense, comme si l’Eglise était attaquée par les victimes. La seule réalité dont les chrétiens ne doivent pas avoir peur est bel et bien la vérité. Elle rend libre. Le mensonge, la négation des abus, la protection et la défense de l’institution tuent la foi.

Merci aux victimes d'avoir eu le courage de libérer la Parole

Je continue parfois d’entendre quelques victimes. Il m’arrive de pleurer après coup.

J’ai appris que Dieu préfère ceux qui cherchent plutôt la vérité que Dieu, car il est le Chemin, la Vérité et la Vie.

Que veulent les victimes? Pas nécessairement qu’on leur parle de la foi, de l’espérance et la charité, car les abus peuvent les avoir anéanties. Elles veulent d’abord rencontrer une humanité, un cœur compatissant, elles désirent la justice et la vérité, la compassion et la compréhension, la reconnaissance. Elles doivent impérativement être reconnues comme des victimes.

Je les remercie pour leur confiance, car sans elles, je n’aurais pas compris.

La nouvelle traduction du « Notre Père » entrera en vigueur le dimanche 3 décembre. Nous ne dirons désormais plus « ne nous soumets pas à la tentation », mais « ne nous laisse pas entrer en tentation ».

 Hozana - Aquinas

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La nouvelle traduction du « Notre Père » entrera en vigueur le dimanche 3 décembre. Nous ne dirons désormais plus « ne nous soumets pas à la tentation », mais « ne nous laisse pas entrer en tentation ».

Comment en est-on arrivé là ?

Le texte grec de Mt 6, 13 et Lc 11, 4 est particulièrement difficile à traduire. L’ancienne traduction « ne nous soumets pas à la tentation », en usage depuis 1966, pouvait laisser entendre que Dieu puisse nous soumettre à la tentation. Or, Dieu ne nous soumet pas à la tentation, il ne nous incite jamais au mal. Comme on peut le lire dans l’Ecriture : « Dans l’épreuve de la tentation, que personne ne dise : “Ma tentation vient de Dieu”. Dieu, en effet, ne peut être tenté de faire le mal, et lui-même ne tente personne » (Jc 1, 13).

La nouvelle traduction « ne nous laisse pas entrer en tentation » a été validée le 12 juin 2013 par la Congrégation pour le culte divin en même temps que la nouvelle traduction liturgique de la Bible. Lors de l’assemblée plénière de mars 2017, les évêques de France ont décidé de rendre effectif ce changement dans les célébrations à partir de la nouvelle année liturgique, soit le premier dimanche de l’Avent (3 décembre). Le Conseil d’Eglises chrétiennes en France (CECEF) a accompagné cette décision et demandé que la nouvelle traduction soit aussi utilisée lors des célébrations œcuméniques.

D’où vient la tentation ?

Dans une explication du Notre Père qu’il a donnée à la fin de sa vie (sous forme de sermons, aux fidèles de l’église Saint-Dominique à Naples), saint Thomas d’Aquin nous éclaire sur cette question.

La tentation ne vient pas de Dieu, mais des passions sensibles (lorsqu’elles nous incitent à une recherche incessante du plaisir ou lorsqu’elles nous détournent du bien), du diable (« Semblable à un habile chef d’armée, occupé à assiéger une forteresse, il considère les points faibles de l’homme qu’il veut attaquer et fait alors porter l’effort de la tentation là où il constate que son adversaire est plus désarmé »), ou du monde (par un désir excessif et immodéré des choses temporelles et par les frayeurs que nous inspirent les persécuteurs et les tyrans).

Comment ne pas entrer en tentation ?

En demandant l’aide de Dieu, par sa grâce, poursuit saint Thomas :

Le Christ nous enseigne à demander au Père non pas la grâce de ne pas être tentés, mais bien celle d’éviter de nous établir passivement dans l’état où nous met la tentation. C’est en effet en surmontant et en dominant la tentation que l’homme mérite la couronne de gloire incorruptible. 

Dieu ne pousse pas au mal, mais il permet seulement la tentation dans la mesure ou un bien plus grand peut en sortir. Il est impossible de ne pas être tenté mais il est possible, avec la grâce de Dieu, de ne pas consentir à la tentation : c’est tout l’objet de cette demande du Notre Père.

 

Pour aller plus loin…

Vous voulez en savoir plus sur cette explication du Notre Père par saint Thomas d’Aquin afin de réciter cette prière avec toujours plus de ferveur ? Venez rejoindre la communauté de prière « Prier le Notre Père avec saint Thomas d’Aquin » du 2 au 11 décembre 2017.

 

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

mercredi, 22 novembre 2017

LE SAINT-SIÈGE EN BREF : L’EUCHARISTIE N’EST PAS UNE RÉCOMPENSE MAIS UN “REMÈDE”, EXPLIQUE LE PAPE FRANÇOIS

Unknown.jpegLE SAINT-SIÈGE EN BREF :

 

L’EUCHARISTIE N’EST PAS UNE RÉCOMPENSE MAIS UN “REMÈDE”, EXPLIQUE LE PAPE FRANÇOIS

Vatican - le 22/11/2017 | Par Agence I.Media

L’Eucharistie est “un remède pour les faibles” et non “une récompense” pour les bons, déclare le pape François dans un extrait du programme Padre Nostro qui doit être diffusé le 22 novembre 2017 par la chaîne TV 2000. 

L’EUCHARISTIE N’EST PAS UNE RÉCOMPENSE MAIS UN “REMÈDE”

Note: Le Pape n'a pas dit "un remède pour les péchés mortels". Pour ces derniers, la confession est le médicament ordinaire salutaire. Pour qu'un péché soit mortel, la sagesse de l'Eglise nous enseigne 3 conditions: matière grave, pleine connaissance et plein consentement. 

Pour notre vie spirituelle, l'Eglise nous invite donc à communier en état de grâce, soit sans péché mortel ou grave sur notre conscience. L'Eucharistie, la communion est effectivement un remède pour notre fragilité, ainsi que contre nos penchants mauvais. Elle nous préserve des péchés graves, des péchés futurs et nous donne la force et la grâce de lutter pour vivre la sainteté. 

Contrairement à la propagande anti-Bergoglio, le Pape n'a donc nullement remis en cause la tradition spirituelle de l'Eglise. Il propose simplement l'Evangile à ceux et celles qui vivent loin de l'Eglise, les périphéries!  Il module sa parole afin que la foi devienne attractive, belle, positive et lumineuse. 

Affaire Anatrella : la justice canonique n'a pas dit son dernier mot

Affaire Anatrella : la justice canonique n'a pas dit son dernier mot

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Le Point

lundi, 20 novembre 2017

Le "nouveau" Notre Père

Oecuménisme en Suisse: Bonne nouvelle pour la prière du Notre Père: nous pourrons continuer à prier ensemble.

Mgr Morerod, président de la CES, a eu la bonne idée de patienter pour permettre une meilleure consultation de nos frères protestants. En Suisse, le "nouveau" Notre Père entrera en vigueur à Pâques. 

Thunderclap, Hozana et Aquinas: le Notre Père avec Saint Thomas d'Aquin

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La nouvelle traduction du « Notre Père » entrera en vigueur le dimanche 3 décembre. Nous ne dirons désormais plus « ne nous soumets pas à la tentation », mais « ne nous laisse pas entrer en tentation ».

C'est un grand changement, qui va bien bouleverser nos habitudes, et c'est une magnifique occasion de redécouvrir cette prière, enseignée par Jésus lui-même, et qui est « la prière parfaite » d'après saint Thomas d'Aquin !

Pour aider tous vos amis à bien comprendre cette nouvelle traduction, nous vous proposons de partager un article sur le nouveau Notre Père le 2 décembre, c'est à dire la veille de l'Avent et du changement de Notre Père : en 2 clics, ci-dessous avec le bouton "soutenez", vous autorisez Thunderclap à publier automatiquement sur votre mur Facebook/Twitter cet article accompagné du message que nous avons préparé (que vous pouvez modifer), à la date indiquée (Thunderclap publiera uniquement ce message).

Vous pouvez aussi rejoindre la neuvaine sur le Notre Père qui commencera le 3 décembre, pour approfondir encore cette prière avec saint Thomas d'Aquin.

Si vous avez 5 minutes en plus à nous accorder, invitez vos amis à soutenir ce Thunderclap !
 
Merci pour votre soutien, et pour vos prières !

Aucune poursuite pénale civile à l'encontre de Mgr Gaschignard, qui rejoint le diocèse de Grenoble

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Communiqué du diocèse de Grenoble

Aucune poursuite pénale civile à l'encontre de Mgr Gaschignard, qui rejoint le diocèse de Grenoble

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Affaire classée par la justice civile

Bonne nouvelle: une affaire concernant un évêque en France n'aura pas de suite pénale civile. 

Que dirait la justice de l'Eglise ? En l'état, peu ou pas de communication de l'Eglise en France. Et les victimes ? Le Pape aurait-il été trompé, par le nonce apostolique ? L'Eglise aurait-elle réagi trop vite ?

Le flou et le malaise dominent. Il est tout a fait permis de penser que les gestes inappropriés, d'ordre tactile, de l'évêque dépendent davantage de la justice canonique que de la simple justice civile. Effectivement rien de pénale. 

Un homme d'Eglise doit toujours être ajusté, pour ne jamais entrer dans la zone rouge, qui finit toujours par blesser.

La première réaction du coeur s'envole toujours vers les victimes. 

samedi, 18 novembre 2017

Les théories des "Sedevacantistes" dans un livre. François n' a pas été légitimement élu. Il est un hérétique. Il veut même canoniser Martin Luther.

Un livre pour comprendre l'origine des attaques contre le Pape François. Ces idées et théories creuses sont savamment distillées sur la toile. Elles finissent dans bien des esprits. 

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Le 21 novembre au Vatican présentation de "Sedevacantisti" 

Mardi 21 novembre 2017 à 18 heures au siège de Radio Vatican, avec Peter Gomez, directeur de <ilfattoquotidiano.it>, Paola Saluzzi, journaliste de TV2000 [la chaîne de la CEI], et Javier Martínez-Brocal, directeur de Rome Reports, présentent le livre "Sedevacantisti" de Francesco Antonio Grana, vaticaniste de <ilfattoquotidiano.it>.

François n' a pas été légitimement élu. C'est un hérétique. Il veut même canoniser Martin Luther.

En cinq ans de pontificat les critiques, à l'extérieur et surtout à l'intérieur de l'Eglise catholique, ont attaqué Bergoglio en l'accusant d'hérésie, comme l'ont fait les quatre cardinaux qui ont exprimé leurs doutes pour ses ouvertures en faveur des divorcés remariés, ou ceux qui ont réalisé 200 affiches apposées dans les rues de Rome qui se moquaient du peu de miséricorde du Pape latino-américain envers ses opposants.

"Sedevacantisti" (Wikipedia) veut répondre point par point aux attaques infondées et injustifiées contre Bergoglio, retraçant ses grands succès dans le domaine ecclésial et sur le panorama géopolitique mondial.