samedi, 07 novembre 2009
Tuerie de Fort Hood et extrême onction
Tuerie de Fort Hood : l’aumônier catholique a pu donner l’Extrême Onction à 11 mourants
Aumônier militaire catholique depuis seulement deux mois de la plus grosse base des États-Unis, celle de Fort Hood (Killeen, Texas), le Père Ed McNabe était en réunion d’aumônerie avec quelques bénévoles quand il a appris la tuerie que venait de perpétrer l’islamiste Nidal M. Hasan, commandant et médecin militaire dans l’armée américaine. Le Père McNabe a pu donner l’Extrême-Onction à onze mourants, les deux autres décédés étaient déjà morts au moment de son arrivée. Une Messe de Requiem pour les victimes a été célébrée à 17 h 30 par le Père Adam Martinez, curé de la paroisse St. Joseph de Killeen dont beaucoup de paroissiens sont des militaires de la base et leurs familles.
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Hans Küng et Joseph Cardinal Ratzinger, devenu Benoît XVI
(Joseph Cardinal Ratzinger, dans "Le Sel de la Terre", entretien avec Peter Seewald, pp 94-95)

P.S: Et au sujet de Hans Küng, qui espère maintenant une réhabilitation ?
Card R: Là, il est nécessaire de démythifier un peu. Hans Küng s'est vu retirer en 1979 l'autorisation d'enseigner au nom et sous mandat de l'Église.
Cela a pu lui paraître amer, mais c'est précisément ainsi qu'il a trouvé son chemin personnel. Car il se trouvait dégagé de l'obligation d'enseigner dans le cadre de la formation théologique et des examens correspondants ; il pouvait se consacrer entièrement aux sujets de ses études. Lors d'une conversation que nous avons eue en 1982, il a avoué lui-même qu'il ne voulait pas revenir à sa position précédente et que sa situation actuelle convenait beaucoup mieux à sa personnalité. Il s'est peu à peu éloigné des questions étroites de la théologie spécialisée et a ainsi pu trouver et développer ses grands thèmes. Entre-temps, il a été mis à la retraite, et lui donner une autre fonction d'enseignant au nom de l'Église serait encore plus absurde qu'auparavant.
Mais ce n'est naturellement pas cela qui lui importe. Il voudrait que sa théologie soit reconnue comme une forme valable de théologie catholique. En même temps, il n'a rien retiré de sa contestation de la papauté, mais il a plutôt radicalisé sa position ; en christologie aussi et dans la doctrine de la Trinité, il s'est encore éloigné de la foi de l'Église.Je respecte son chemin, qu'il suit selon sa conscience ; il ne devrait cependant pas demander en sus à recevoir le sceau de l'Église, mais reconnaître que dans les questions essentielles il en est arrivé à d'autres décisions, entièrement personnelles.
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L'Odyssée "islamique"
Je reste stupéfait de la couverture médiatique très favorable dont bénéficie les islams en Suisse Romande. Même l'organisation de portes ouvertes semble séduire. Très peu de critiques semblent filtrer, c'est la spirale du silence! Les sondages donnent et forgent le climat général de l'opinion publique et les opposants sont marginalisés et relégués dans un coin, dans une extrême.
C'est une réalité: l'Occident se voile la face de peur de l'enlever à l'islam ( Magdi Cristiano Allam ). Il faut prendre les catégories temporels pour tenter de se faire comprendre. Les islams ont réussi a construire un cheval de Troie en infiltrant la gauche. Or tout les séparent: vision inférieure de le femme et féminisme, mise à mort de la femme adultère, des homosexuels et libertinage, charia et séparation du temporel avec le spirituel... et la liste pourrait être encore très longue. Un gros point commun: la culpabilisation et l'accusation: "extrême droite". Personne ne supporte cette insulte: bien des personnes l'avouent: "je ne suis pas de l'UDC, mais je voterai oui à l'initiative pour interdire les minarets". Blesser l'adversaire évite de raisonner, de réflechir et permet d'entrer dans l'émotionnel.

Me replongeant dans la redécouverte des grands classique de la littérature, notamment avec Homère et l'Odyssée (poésie grecque qui a forgé l'Europe), le personnage de Cassandre est assez étonnant. Cassandre avait reçu d'Apollon le don de prophétiser; mais le dieu, pour la punir de n'avoir pas voulu de son amour, décida que ses prédictions ne seraient jamais prises au sérieux. C'est ainsi que Cassandre avertit en vain les Troyens qu'il ne fallait pas faire entrer le cheval de bois dans la ville.
Il faut de la lucidité pour voir les islams tels qu'ils sont et non pas tels que nous voudrions qu'ils soient. L'histoire de l'Europe s'est faite aussi comme défense des pirateries et des saccages islamiques. Les islams sont clairement expansifs et sont capables de renverser l'état de droit.
Mais peut-être qu'il faut accepter de se faire faire traîter, pour le moment, de "Cassandre" en espérant que nos portes ne s'écroulent pas. La faiblesse de ce qui fut la culture chrétienne est très préoccupante et n'aidera pas à ouvrir les yeux à la simple raison.
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vendredi, 06 novembre 2009
L'oecuménisme de Benoît XVI
"travailler sans relâche à la reconstitution de la pleine et visible unité de tous ceux qui suivent le Christ".
Benoît XVI.
Le professeur Mastroianni, Université pontificale de la Sainte Croix, pense que pour évaluer les actes oecuméniques de Benoît XVI (levée des excommunications des lefebvristes, accueil des anglicans, 10ème anniversaire de la signature des accords avec les luthériens, bonnes relations avec l'Eglise orthodoxe russe...), au lieu de se fixer sur les petits coups de pinceaux, il faut prendre de la hauteur, pour gagner en profondeur, afin de pouvoir entrevoir son oeuvre d'art, l'ensemble de son oeuvre.
artilce dans le Journal "Tempi": on ne peut pas comprendre en temps réel un Pape qui regarde aussi loin
22:05 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
jeudi, 05 novembre 2009
La vraie liberté religieuse

"Cette liberté consiste en ce que tous les hommes doivent être soustraits à toute contrainte de la part soit des individus, soit des groupes sociaux et de quelque pouvoir humain que ce soit, de telle sorte qu'en matière religieuse nul ne soit forcé d'agir contre sa conscience, ni empêché d'agir, dans de justes limites, selon sa conscience, en privé comme en public, seul ou associé à d'autres.
Il déclare, en outre, que le droit à la liberté religieuse a son fondement dans la dignité même de la personne humaine telle que l'a fait connaître la Parole de Dieu et la raison elle-même (2). Ce droit de la personne humaine à la liberté religieuse dans l'ordre juridique de la société doit être reconnu de telle manière qu'il constitue un droit civil."
Concile Vatican II, Dignitatis Humanae, la liberté religieuse
- la décision de la cour européenne des droits de l'homme, condamnant l'Italie pour les crucifix dans les classes d' école, a une toute autre définition de la liberté religieuse.
- c'est une liberté sans lien avec la vérité, une liberté d'indifférence (selon le prof. de morale Servais Pinckaers).
- la vraie liberté religieuse est née dans le contexte des Etats totalitaires, comme les Etats athés et communistes, qui empêchaient de croire en public. C'était une "arme" pacifique pour les chrétiens persécutés qui vivaient derrière le Mur de Berlin.
- la liberté religieuse c'est la possibilité de croire, de pratiquer et de vivre la foi. C'est une liberté de qualité (pour reprandre le Père Pinckaers).
- au fond, supprimer les crucifix, c'est violer la liberté religieuse, car c'est empêcher aux enfants chrétiens, aux parents chrétiens de proposer et de vivre la foi qui est le rempart face aux abus contre la conscience. C'est contraindre la majorité (90% des italiens sont baptisés) à agir contre leur cutlure, contre leur histoire et contre leur conscience.
- c'est enfin effacer une vérité historique et raisonnable: l'Europe est née du judéo-christianisme.
- pour mémoire, ce sont les nazis, qui après avoir voulu exterminer le peuple élu, car le salut vient des Juifs, ont voulu aussi enlever les crucifix, car le Roi des Juifs est mort sur une croix, victime de la violence, du péché et de l'intolérance des hommes.
14:10 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mercredi, 04 novembre 2009
Paul VI, Humanae Vitae et la communication
Un oui à une sexualité humaine
Le Pape Benoît XVI se rendra le 8 novembre à Brescia sur les traces du grand Montini, le Pape Paul VI. Une des croix de son pontificat fut l'Encyclique "Humanea Vitae" de 1968, qui se prononça en faveur des méthodes naturelles pour une maternité responsable. Andrea Tornielli, dans Paul VI, l'audace d'un Pape, explique les relations et les liens tissés entre une prétendue majorité de la commission et les médias. Le Pape avait chargé une commission de recherche et il avait choisi de suivre la voie de la vérité.
Lorsque l'avis de la prétendue majorité a filtré dans la presse, le professeur Colombo (expert en démographie et frère du Père Colombo, théologien de confiance de Paul VI) compris ensuite que la fuite venait de la Hollande, le pays qui connut des grandes tensions suite au "fameux" et scandaleux catéchisme des évêques hollandais.
La prétendue majorité communique
Cet avis fut connu de la presse en avril 1967, avec probablement l'intention de faire pression pour que la décision du Pape Paul VI soit favorable à la libéralisation de l'usage des moyens de contraception. Cette nouvelle fut publiée en France, dans le journal "Le Monde", en Angleterre dans "The Tablet" et aux USA dans le "National Catholic Reporter. Il s'est ainsi donc crée une grande attente qui laissait entendre que désormais il ne manquait seulement la signature finale du Pape.
Or, les travaux de la commission se sont terminés dans une vraie bataille parlementaire, sans parvenir toutefois à une majorité. Dans tous les cas, comme l'écrira le Cardinal Heenan, une loi divine ne peut pas être décidée sur la base d'un vote à la majorité.
Un terrain médiatique occupé
Trois grands journaux qui tissent une toile de relations avec des avis contradictoires, qui préparent un réseau de tensions et d'oppositions, cela peut expliquer quelque peu comment les médias ont bien été utilisés par un parti, un clan, ou une partie non négligeable de personnes opposées au Saint Père et à l'Eglise. Le Concile Vatican II avait connu aussi la naissance de prétendus experts qui remplissaient les journaux et informaient le grand public sur les avancées du Concile.
Un défi à relever
Il faut retenir donc que les cardinaux, les évêques et les prêtres ont délaissé, par omission et par méfiance, le terrain de la communication au profit d'autres courants. Cela explique, en partie, notre situation actuelle en Occident. Le terrain médiatique n'est pas neutre, libre, mais est occupé par des personnes qui ont déjà un avis défavorable envers l'Eglise. D'où la tension qui existe entre les médias et Eglise. Les stéréotypes y sont nombreux. C'est donc bien la hiérarchie qui doit relever le défi de la communication de l'Eglise afin que la vérité soit entendue. C'est un droit fondamental qui s'appuie sur la nature humaine, sur les droits de l'homme et qui promeut la liberté religieuse.
Communiquer la bonté
Cette communication doit se faire pacifiquement, en invitant aux raisonnements, sans être sur la défensive, sans agressivité, mais en communiquant simplement la joie de croire, la positivité du message, la beauté du christianisme, la libération que donne la vérité sur l'homme et sur Dieu, en reconnaissant aussi les défauts, les scandales et les péchés, non de l'Eglise, car elle est sainte, mais des hommes et des femmes qui la composent. En bref: communiquer la personne même du Christ.
19:20 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Citation du siècle: Cardinal Bertone sur les crucifix
«Purtroppo questa Europa del Terzo Millennio ci lascia solo le zucche e ci toglie i simboli più cari»

"Malheureusement cette Europe du Troisième millénaire ne nous laisse que les citrouilles et nous enlève les symboles les plus chers"
Cardinal Bertone, sercétaire d'Etat du Vatican
15:34 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mardi, 03 novembre 2009
L'Europe perd la tête: L'Italie et les crucifix...
Lu sur le blog de Vincent Pellegrini

La Cour européenne des droits de l’homme a condamné l’Italie, mardi 3 novembre, pour la présence de crucifix dans les salles de classe, disposition jugée contraire au droit des parents d’éduquer leurs enfants selon leurs convictions et au droit des enfants à la liberté de religion. Voir l’article
Commentaire de Vincent Pellegrini: Et voilà l’Europe post-chrétienne. Elle a oublié qu’elle était une civilisation avec des signes culturels, fussent-ils religieux. On interdit les crucifix parce qu’ils sont dans l’espace public de l’école et que les élèves ne peuvent y échapper visuellement. Par contre les minarets qui symbolisent la victoire de l’Islam, qui dominent l’espace public, et auxquels on ne peut non plus échapper visuellement sont encouragés. Il faut être logique. Si l’Europe veut jouer la religion laïque jusqu’au bout, tous les signes religieux, quels qu’ils soient, doivent être interdits. Dieu nous préserve d’un Gouvernement européen sans mémoire culturelle ni historique.
Le ministre italien de l’éducation a répondu ceci à la Cour européenne: “La présence du crucifix dans les classes ne signifie pas une adhésion au catholicisme, mais c’est un symbole de notre tradition. L’histoire d’Italie passe aussi à travers des symboles: en les supprimant on supprime une partie de nous-mêmes. Dans notre pays, personne ne veut imposer la religion catholique”. “Personne, et encore moins une cour européenne idéologique, ne réussira à supprimer notre identité. Notre Constitution reconnaît en outre, justement, une valeur particulière à la religion catholique”.
20:03 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
lundi, 02 novembre 2009
Andrea Tornielli corrigé par la salle de presse
Comprenne qui pourra disait Jésus à ceux qui embrasserait l'amour exclusif du ciel pour servir les autres avec un coeur sans partage. C'est bien un drôle et étrange communiqué de presse (en anglais) que le Père Frederico Lombardi (s.j.), directeur de la salle de presse, a publié le samedi 31 octobre. Cela touche à une matière très compliqué (j'ai du lire et relire bien des fois avant de comprendre les conditionnels du subjonctif ... ): le célibat des prêtres, en lien avec la venue des séminaristes anglicans qui souhaitent revenir à la communion catholique.
Tornielli a simplement émis l'hypothèse, en italien, que l'annonce de l'accueil des anglicans par le Cardinal Levada est venu avant la publication du document, et non pas simultanément. Il explique ce retard par une dissension interne à propos du célibat des prêtres. Faux répond la salle de presse, ce retard est simplement dû à des raisons techniques.

Je veux bien, mais il n'y pas besoin d'avoir fait des études pour savoir la lourde pression qui est mise sur Benoît XVI afin d'arriver à l'ordination d'hommes mariés, les fameux "viri probati". Qu'on aille pas me faire croire qu'il n'y a pas des pressions et des fortes tensions entre certains hommes d'Eglises pour supprimer cette loi ecclésiastique qui, selon certains, remonteraient au Moyen Age (or, ce trésor remonte à l'époque des Apôtres).
Donc acte. Comme Andrea Tornielli est très humble, il publie le communiqué de la salle de presse sur son blog (d'ailleurs très visité), ce qui montre la grande classe et la qualité de ce grand journaliste. Il n'a qu'un seul défaut: il est très bien informé...
21:03 | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
dimanche, 01 novembre 2009
Toussaint: Benoît XVI proteste contre Halloween ? ?

Benoît XVI, un Pape oecuménique
- Ce dimanche, fête de la Toussaint (et non des morts), le Pape Benoît XVI a parlé aussi de la commémoration des morts de demain 2 novembre:
"Benoît XVI a invité à vivre la Commémoration des fidèles défunts de demain "dans un authenthique esprit chrétien, soit dans la lumière qui provient du Mystère pascal".
Puis, il a souligné, que non seulement l'Eglise parle avec les intégristes, les anglicans, mais aussi avec les luthériens (protestants).
"Après la prière de l'Angélus, le Souverain Pontife a fait mémoire du dixième anniversaire de la signature du document de Augsburg, en Allemagne, une déclaration commune entre catholique et protestant sur la doctrine de la justification, à laquelle adhéra aussi en 2006, le conseil mondial Méthodiste. Benoît XVI a relevé que Jean Paul II a défini cette accord comme une pierre blanche (une borne) dans le chemin pas toujours facile vers la recomposition de la pleine unité entre chrétiens et qui atteste, souligne Benoît XVI, un accord entre luthériens et catholiques sur sur des vérités fondamentales de la doctrine de la justification, vérités qui conduisent au coeur de l'Evangile et aux questions essentielles de notre vie".
- Or, que publie l'AFP, agence de presse qui nourri les médias dans le monde entier, et que reprend la TSR :
Un Pape qui critique Halloween ?
Le pape Benoît XVI a appelé dimanche les fidèles à célébrer le jour des Défunts dans un "authentique esprit chrétien", rejetant implicitement la fête païenne d'Halloween, avant la prière de l'Angelus sur la Place Saint-Pierre."Demain (lundi) se déroule la Commémoration annuelle de tous les fidèles défunts", a rappelé le pape. "Je voudrais inviter à vivre ce moment dans un authentique esprit chrétien, c'est-à-dire dans la lumière qui provient du mystère pascal", la résurrection du Christ, a-t-il ajouté.
"Quand nous effectuons des visites dans les cimetières, rappelons-nous que là, dans les tombes reposent seulement les dépouilles mortelles des êtres qui nous sont chers dans l'attente de la résurrection finale", a poursuivi Benoît XVI, ajoutant : "le moyen le plus approprié et efficace de les honorer est de prier pour eux".
Halloween visé
Le pape visait implicitement les fêtes d'Halloween, traditionnellement organisées à la Toussaint -fête de tous les Saints elle-même célébrée à la veille du Jour des défunts-, et peuplées de squelettes, zombies et autres fantômes.
Malgré son rattachement au calendrier chrétien -son nom vient de "All Hallows'Even" (le soir de tous les saints)-, Halloween vient d'un rite celtique païen. Les groupes chrétiens conservateurs aux Etats-Unis ont été les premiers à s'opposer à ces festivités.
afp/cht
- La première nouvelle donne l'image vraie et authenthique d'un Pape qui prie, devant 40 000 fidèles, pour les défunts, avec bonté, douceur, espérance et foi. Il fait mémoire de la déclaration commune avec les Luthériens. Le désacord sur la grâce était tout de même l'origine de la Réforme protetstante initiée par Luther au 16ème siècle. C'est donc un acte oecuménique!, que l'ancien cardinal Ratzinger a mené de bout en bout!
- La seconde, de l'AFP, cherche à booster la fête d'Halloween, en cherchant la polémique, en la confrontant à un Pape réactionnaire, mais en inventant des propos (tirés par les cheveux) qui n'ont pas été tenus. Il a bien une différence entre le 31 octobre qui fête de façon païenne Halloween, et le 2 novembre qui commémore les défunts. La méconnaissance de la fête de la Toussaint, la confusion avec la commémoration des morts dans l'opinion publique (l'Italie n'a pas cette confusion) permettent l'invention de ce pieux mensonge.
N.B. J'ai mis cette note, non pas pour amplifier une polémique, qui semble petite, mais pour donner à comprendre un fonctionnement de notre culture médiatique, dans laquelle nous vivons.
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Le cardinal Cañizares à la Trinité des pèlerins
J'ai pu prier et participer à la messe selon la forme extraordinaire (Jean XXIII) à la paroisse de la Trinité des pèlerins à Rome (communauté Saint Pierre) présidée par le cardinal Antonio Cañizares Llovera, préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements.

Durant l'homélie, le cardinal a cité le Pape Paul VI: "l'athéisme est le grand drame de notre temps". Dans un milieu où ce Pape n'est pas tant apprécié, il fallait oser. Beaucoup de jeunes, des prêtres, des séminaristes, des familles étaient présents, donc pas du tout une assemblée de "vieux" nostalgiques.
Je me permets les commentaires suivants:(repris sous Don Dom blog de Vincent Pellegrini)
- il est pour moi évident que la forme ordinaire, la messe selon la réforme de Paul VI, correspond à la volonté de l'Eglise dans le monde de ce temps.
- le rite romain dans sa forme ordinaire, a redécouvert l'importance de la parole de Dieu, car la foi naît de l'écoute. D'où l'importance des micros et de la langue vernaculaire dans les lectures de la Bible et de l'Evangile.
- le début de la messe dans la forme de Jean XXIII, avec la liturgie pénitentielle, est très belle. Il faudra sans doute retravailler cette partie dans la messe de Paul VI.
- la prière universelle, absente dans la forme extraordinaire, est une magnifique "nouveauté", tout comme le rite des offrandes.
- aussi la liturgie de la Parole est clairement enrichie par la volonté de l'Esprit Saint. Entendre, comprendre permet d'être nourri par la parole. l'Eglise a su anticiper la culture de la communication.
- la liturgie eucharistique est magnifique d'unité. Le silence aide à prendre conscience du sacrifice de la messe et de la présence réelle du Christ.
- le signe de la paix jaillit de la mort et de la résurrection du Christ, symbolisé par la mise d'une parcelle du corps du Christ dans le sang du Christ, le calice. La réunion du corps et du sang, séparés durant le sacrifice qui symbolise la mort de Jésus et signifie la discrète mais rèelle et puissante résurrection du Christ. C'est de là que part la paix du Christ qui jaillit vers les fidèles. J'ai compris pourquoi le cardinal Ratzinger émettait quelques réserves dans son application dans la messe de Paul VI.

Aussi, je suis certain que Benoît XVI, excellent connaisseur de la liturgie, a su s'entourer d'un grand cardinal. La congrégation saura mettre en place une formation liturgique pour les prêtres, et donner si besoin, quelques modifications dans la messe de Paul VI ( liturgie pénitentielle, orientation vers la croix et vers l'est pour la liturgie eucharistique, rite de la paix, communion sur la langue et remettre les bancs de communion, et prières finales, dont la prière à Saint Michel Archange). C'est là que je vois une possible réforme de la réforme.
Enfin, il est urgent de redécouvir la beauté du chant (afin de supprimer quelques chansonnettes bas de gamme), dont l'excellence du chant grégorien, la propreté des ornements (cela nous changera des aubes sales), de l'usage de la soutane et du surplis blanc, et rechercher le silence, sans oublier l'encens et les lumières.
Prions pour le Pape Benoît XVI, qui avec le cardinal Cañizares, vont certainement donner la ligne pour un nouveau mouvement liturgique. Il s'agira d'un travail lent et patient. Mais lorsque le Corps, le Sang, l'Àme et le Divinité de Jésus seront traités avec amour et respect, l'Eglise reprendra son souffle et sa respiration.
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Minarets et argent en Suisse
Le danger de l'islam politique doit être connu:
"Le facteur monétaire islamique par lequel d'immenses sommes d'argent provenant de pays étrangers sont investies dans nos pays afin de déstabiliser la paix et d'éradiquer le christianisme."
Mgr Norbert Mtega, archevêque de Songea en Tanzanie, au Synode des évêques sur l'Afrique
Cela rejoint parfaitement l'argumentation majoritaire en Suisse: la peur des suisses d'avoir les sommes d'argent qui quittent nos banques et une mauvaise image de notre pays à l'étranger.
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samedi, 31 octobre 2009
La Toussaint est la fête de la vie
BONNE ET JOYEUSE FETE DE LA TOUSSAINT

- Curieux que le magnifique mot de la "Toussaint" soit associé à la fête des morts. La commémoration des défunts est le 2 novembre. Le 1er novembre est bien la fête de la foule immense de tous les saints, dont peut-être des membres de nos familles et de nos amis. Espérons un jour fêter cela au ciel !
- (reportage de la TSR, 19.30) l'Eglise catholique permet l'incinération, mais réprouve la dispersion des cendres ainsi que la garde à la maison. Cela rejoint la psychologie humaine, qui a besoin d'un lieu, d'un endroit à part, pour matérialiser, le détachement puis le repos, le sommeil, dans l'attente de la résurrection. Mettre grand-papa au pied de l'arbre peut engendrer une angoisse et une peur de se rendre dans le jardin.
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Piotr Studnicki et Jean Paul II
A la veille de la Toussaint, le témoignage d'un prêtre sur un futur saint, Jean Paul II.

Piotr est étudiant de deuxième année en communication sociale institutionnelle à l'Université Pontificale de la Sainte Croix à Rome. Son nom, Piotr, prononcé avec l'accent roccailleux de la Pologne, signifie précisemment "Pierre", le seul nom que Jésus a inventé lorsqu'il appela l'Apôtre Simon: caillou, roc ou rocher.

"N'ayez pas peur"
Piotr n'a pas connu l'élection historique du Cardinal Karol Wojtilà le 16 octobre 1978, et pour cause, il a vu le jour en Pologne le 2 juillet 1981. Ses premiers souvenirs de Jean Paul II remontent à sa tendre enfance, à l'âge de 6 ans. Son père se rendit en pèlerinage à Cracovie pour rencontrer le Pape. C'était dangereux durant le communisme et sa maman avait peur qu'il arrive quelque chose à son mari. Piotr a ressenti cette peur et ce danger.
Le don de la liberté
A 9 ans, il se souvient de la visite du Saint Père à Czestochowa pour la JMJ d'août 1991. Il était certes trop jeune pour se rendre sur place avec le million de jeune pèlerins. C'était 2 ans après la chute du mur de Berlin. Piotr raconte que ce fut très difficile pour Jean Paul II de se rendre dans son pays natal. Le thème était celui des 10 commandements. Il fallait apprendre à vivre avec la liberté, savoir comment user de son don. La liberté est une capacité, qui peut être aussi mal utilisée. Ce fut l'occasion aussi d'une grande bataille médiatique, mais aussi "intra ecclésiale": il y avait une crainte et une peur de parler sur la liberté. Une chose très concrète: ne pas avoir peur de parler contre l'avortement.
Ce fut dur pour Jean Paul II car le prophète n'était pas le bienvenu dans son pays. Il était "persona non gratta". Le Pape tenait à dire la vérité et renforcer la liberté. Les attaques médaitiques remettaient en cause les frais d'un tel voyage. "C'était trop cher!"
La proximité
Le Pape a eu une grande influence sur sa vocation sacerdotale. Jean Paul II était une personne qui faisait autorité. Piotr a lu ses poésies, et le Pape était un guide intellectuel, même s'il n'était pas un géant de la pensée. Ce qui a frappé Piotr est surtout la grande humanité de Jean Paul II. C'était un homme très proche des gens. Il fut avec les gens, les familles, soit comme prêtre, soit comme évêque puis comme Pape. Il a gardé cette exemple "d'être avec" et cela l'a motivé à se lancer sur ses traces, pour l'imiter. Il a pensé à être un peu comme lui sans pouvoir l'égaler. La vie de Jean Paul II lui a donné confiance, et grâce à son exemple, une vraie grâce, il a voulu marcher sur ses traces afin d'être proche des gens.

La mort féconde
La mort de Jean Paul II, survenue le 2 avril 2005, l'a beaucoup touché. Il sera ordonné diacre un mois plus tard, le 7 mai 2005. Il se rendra à Rome comme séminariste et participera aux funérailles mondiales. Piotr y a vu un signe, une confirmation, un petit clin d'oeil du ciel pour dire oui. Car il pouvait encore dire non avant l'ordination. Le Pape Jean Paul II pourra ainsi devenir le patron de sa vie sacerdotale.

Piotr sera ordonné prêtre, le 3 juin 2006, mois du Sacré Coeur de Jésus, par le secrétaire de Jean Paul II, le cardinal Stanislaw Dziwisz, devenu Cardinal de Cracovie.
La béatification ?
Il espère de tout coeur la béatification car nous ne devons pas perdre le don extraordinaire qu'il fut pour le monde et pour l'Eglise. Il peut nous donner une lumière. Jean Paul II ne doit pas rester dans l'ombre. Cette lumière, comme dit l'Evangile, doit être bien visible. Nous devons garder en mémoire sa vie et ses écrits. Piotr se sent responsable de cette promotion. Jean Paul II fut enfin un grand communicateur et un prophète.

Pour moi, étudier avec Piotr, un ami, c'est un peu ressentir la sainteté et toucher le souffle vital qui a habité ce grand homme que fut Jean Paul II.
21:52 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
La Toussaint du Cardinal Cañizares
Le cardinal Antonio Cañizares Llovera, préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, célèbre ce dimanche 1er novembre, en la fête de la Toussaint, une Messe solennelle pontificale en l’église Ss. Trinità dei Pelligrini, à 10 h 30. Cette église est le siège de la paroisse personnelle que le Saint Père, en qualité d’évêque de Rome, a accordée à la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre.
Interview (extraits) source: Le Salon Beige
La formation
"En ce moment nous travaillons de manière très silencieuse sur toute une série de thèmes relatifs à des projets de formation. C’est le besoin prioritaire : une bonne et véritable formation liturgique. Ce thème est capital parce que vraiment on ne peut aujourd’hui compter sur une formation adéquate. Les gens croient que la liturgie est une question de formes ou de réalités extérieures ; il nous faut retrouver le sens de l’adoration, c’est-à-dire le sens de Dieu en tant que Dieu. Ce sens de Dieu ne pourra se retrouver qu’à travers la liturgie.
Dieu au centre
Voilà pourquoi le Pape manifeste un si grand intérêt pour l’accentuation de la priorité de la liturgie dans la vie de l’Eglise. Quand l’esprit de la liturgie est vécu, on entre dans l’esprit de l’adoration, on entre dans la reconnaissance de Dieu, on entre en communion avec Lui, et c’est cela qui transforme l’homme et le convertit en homme nouveau. La liturgie regarde toujours vers Dieu, et non pas vers la communauté ; ce n’est pas la communauté qui fait la liturgie, mais Dieu. C’est Lui qui vient à notre rencontre et nous propose de participer à sa vie, à sa miséricorde et à son pardon… Quand la liturgie sera vécue en vérité, quand Dieu se trouvera véritablement en son centre, alors tout changera."
Notes:
- la possibilité de célébrer librement dans la forme extraordinaire (liturgie du bienheureux Jean XXIII (1962), dite messe de Saint Pie V) est un acte de réconcilation voulue par Benoît XVI. La Messe sous cette forme ne peut pas être sans valeur, puisqu'elle a formé tant de saints et de saintes. Pour ceux de ma génération, qui ne l'ont pas connue, nous pouvons connaître et apprendre "l'humus" de la Messe.
- la forme ordinaire de l'unique rite romain reste comme le passage de l'Esprit Saint dans son Eglise, voulue par le Concile Vatican II et fut mise en oeuvre par le grand Pape Paul VI. Ce dernier a eu une grande intuition: ouvrir et communiquer ce trésor de l'Eglise au monde, faire entendre et raisonner la parole de Dieu, notamment par un enrichissement de la messe avec une plus grande abondance de lectures bibliques, par l'ajout de très belles prières eucharistiques ( no 2, 3 et 4), ou par la prière universelle.
- c'est hélas la mise en acte qui fut un grave problème; mais l'application correcte de la messe dite de Paul VI reste la boussole pour toute l'Eglise. Cette forme ordinaire correspond parfaitement à la situation de l'Eglise dans le monde de ce temps. En ce sens, la forme extraordinaire sera une aide et un appoint pour garder le cap, car cela aide l'Eglise dans sa mémoire.
- un catholique ne peut pas douter de la justesse de la Réforme voulue par Paul VI ( à moins d'être contaminé par les idées de Marcel Lefebvre ou d'Ecône, qui jettent le trouble), mais déplorer le folklore, voir le chaos, dans son application. Dans cet esprit, ce même catholique peut tout à fait être attaché à la messe du bienheureux Jean XXIII. C'est la diversité liturgique, qui est une richesse pour la vie de toute l'Eglise. Nous pouvons bien célébrer en rite ambrosien, et bientôt en rite "anglican", alors pourquoi fermer la porte à ceux et celles qui aiment cette liturgie catholique ?
- la liturgie est vivante. Si la forme ordinaire du rite romain, la messe dite de Paul VI, a quelques améliorations possibles (ce qu'a laissé entendre la Congrégation pour les rites), c'est bien l'Eglise qui nous donnera toutes les indications. La Messe est un don et la liturgie se reçoit.
21:19 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Mgr Williamson condamné!
Mgr Williamson, l'un des quatre évêques sacrés par Mgr Lefebvre en 1988, qui avait défrayé la chronique début janvier avec ses déclarations révisionnistes, a été condamné par un tribunal allemand à une amende de 12 000 euros pour "négation de l'holocauste".
source L'Osservatore Vaticano
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L'Osservatore Romano et Hans Küng
Éditorial de L’Osservatore Romano sur Hans Küng

Rome, le jeudi 29 octobre 2009
Source : L’Osservatore Romano (Traduction La Croix)
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Loin de la réalité
Une nouvelle fois, une décision de Benoît XVI se retrouve caricaturée, dépeinte avec des couleurs outrancières, réécrite, et surtout fort loin de la réalité. L’auteur en est malheureusement, à nouveau, le théologien suisse Hans Küng, ancien collègue et ami du pape, celui-là même qu’en 2005, cinq mois seulement après son élection, le Saint-Père voulut rencontrer, en toute amitié, pour évoquer les fondements éthiques communs des religions et les relations entre la raison et la foi. Et ce alors même qu'en 1979, aux débuts du pontificat de Jean- Paul II, Küng avait été sanctionné pour ses positions par la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, alors dirigée par le cardinal croate Franjo Seper. Celui-ci, au terme d’un processus engagé dans les dernières années du pontificat de Paul VI, avait déclaré ne plus pouvoir le considérer comme un théologien catholique.
Depuis lors, à plusieurs reprises, Küng, repris sans faiblir par des médias influents, persiste à critiquer, avec âpreté et sans fondement, Benoit XVI. Ainsi aujourd’hui, repris à grand bruit en Angleterre par le Guardian et en Italie par la Repubblica, et sans doute par d’autres médias dans le monde, à propos de l'annonce, en tous points historique, par le Saint-Siège de la prochaine constitution apostolique qui permettra l'entrée dans la communion avec l'Église catholique de nombreux anglicans. Un geste visant à reconstruire l’unité voulue par le Christ, reconnaissant le long et difficile chemin œcuménique parcouru en ce sens, mais que Küng déforme et présente outrancièrement comme s’il s’agissait d’une opération astucieuse à lire selon des critères politiques, forcément d’extrême-droite.

Il n’est pas nécessaire de souligner la fausseté et les inexactitudes de ce dernier texte de Küng, dont le ton ne fait pas honneur à son histoire personnelle, et qui, à certains égards, frise le comique, ignorant volontairement les faits, allant jusqu’à railler le primat anglican, qui a signé une déclaration conjointe avec l’archevêque de Westminster. Pour autant, l'article du théologien suisse sera malheureusement, et certainement, l’objet d’une diffusion massive, participant ainsi à une représentation aussi sombre qu’infondée de l'Église catholique et de Benoît XVI. Pour résumer la situation à laquelle serait arrivée aujourd’hui l'Église catholique sous la conduite du Pape actuel, Küng parle d’une tragédie. Il n’est pas nécessaire de recourir à des termes aussi outranciers pour définir son article, même si on ne peut ressentir qu’une grande amertume devant cette énième attaque gratuite contre l'Église de Rome et son indiscutable engagement oecuménique.
Gian Maria Vian
Notes: - Hans Küng réagit aux initiatives des Papes, ce qui lui donne de l'audience, car il offre le contraste et la polémique (qui en soi ne sont pas si mauvaises). Mais cela montre la faiblesse du personnage, car par lui-même, il n'arrive pas à agir "seul" et proposer une initiative positive. En quelque sorte il parasite le message de l'Eglise et vit en fonction des inititatives de cette dernière.
- Il laisse croire qu'il fut puni par "l'Inquisition Romaine" par le "Panzer Kardinal", le "policier de la pensée", alors qu'il fut sanctionné en 1979, sous un Prélat moins connu, le cardinal Seper. Mais ce dernier n'était pas assez célèbre ...
- L'Eglise, comme toutes associations, a le droit de dire qui enseigne selon sa doctrine. Les partis politiques connaissent cela, les journaux aussi, les entreprises également. Lorsqu'une personne ne parle pas selon la ligne, il faut être loyal et conséquent. En ceci, l'Eglise a le même droit que tous. Rien d'original.
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vendredi, 30 octobre 2009
Benoît XVI et Anglicans: Rencontre au sommet
Anglicans: L'archevêque de Cantorbury rencontrera le Pape le 21 novembre 2009
Selon "The Tablet" (hebdomadaire catholique anglais), Rowan Williams, l'autorité suprême de l'église anglicane dans le monde, rencontrera Benoît XVI. Williams dit n'avoir pas été informé de la décision d'ériger la récente Constitution apostolique. Il tiendra certainement une conférence de presse après cette rencontre.
L'arrivée du prélat était prévu à l'occasion des célébrations à l'Université Grégorienne (jésuites), pour le centième anniversaire de la naissance du Cardinal Johaness Willebrands, pionnier de l'oecuménisme catholique, et second président du Conseil pontifical pour l'unité des chrétiens, décédé en 2006.
© Copyright Asca (résumé et traduit par le Suisse Romain)
Note: : entre le prince William, le prélat Williams et Williamson le terrible, qu'on ne présente plus, l'Angleterre aime décidement la "williamine"...
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Benoît XVI et la révolution des médias
Video : Antoine-Marie Izoard I.Media/KTO
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jeudi, 29 octobre 2009
Benoît XVI à l'ambassadeur d'Iran
L'Iran doit collaborer avec la communauté internationale et défendre la liberté religieuse. Benoît XVI a reçu le nouvel ambassadeur iranien. "Nous devons tous espérer et soutenir ensemble une nouvelle phase de coopération internationale". La liberté de religion et des consciences sont les sources des autres libertés. Il faut garantir aux chrétiens la liberté de professer leur foi.

CITE DU VATICAN, 29 OCT 2009 (VIS). Ce matin, Benoît XVI a reçus les lettres de créance de M.Ali Akbar Naseri, le nouvel Ambassadeur d'Iran, devant lequel il a dit que "l'Iran est une grande nation qui possède d'éminentes traditions spirituelles et son peuple a une sensibilité religieuse profonde. Ceci peut être un motif d'espérance pour une ouverture croissante et une collaboration confiante avec la communauté internationale. Pour sa part, le Saint-Siège sera toujours prêt à travailler en harmonie avec ceux qui servent la cause de la paix et qui promeuvent la dignité dont le Créateur a doté tout être humain. Aujourd'hui, nous devons tous espérer et soutenir une nouvelle phase de coopération internationale, plus solidement fondée sur des principes humanitaires et sur l'aide effective à ceux qui souffrent, moins dépendante de froids calculs d'échanges et de bénéfices techniques et économiques".
"La foi dans le Dieu unique doit rapprocher tous les croyants et les inciter à travailler ensemble pour la défense et la promotion des valeurs humaines fondamentales. Parmi les droits universels, la liberté religieuse et la liberté de conscience tiennent une place fondamentale, car elles sont à la source des autres libertés. La défense d'autres droits qui naissent de la dignité des personnes et des peuples, en particulier la promotion de la protection de la vie, de la justice et de la solidarité, doivent aussi être l'objet d'une réelle collaboration. D'ailleurs, comme j'ai eu souvent l'occasion de le souligner, l'établissement de relations cordiales entre les croyants des diverses religions est une nécessité urgente de notre temps, afin de construire un monde plus humain et plus conforme au projet de Dieu sur la création.
Benoît XVI a ensuite rappelé que "les catholiques sont présents en Iran depuis les premiers siècles du christianisme et ils ont toujours été partie intégrante de la vie et de la culture iranienne... Le Saint-Siège sait que les Autorités iraniennes sauront renforcer et garantir aux chrétiens la liberté de professer leur foi et assurer à la communauté catholique les conditions essentielles pour son existence, notamment la possibilité d'avoir un personnel religieux suffisant et des facilités de déplacement dans le pays pour assurer le service religieux des fidèles... Le Saint-Siège, dont la nature et la mission sont de s'intéresser directement à la vie des Eglises locales, souhaite faire les efforts nécessaires pour aider la communauté catholique en Iran à maintenir vivants les signes de la présence chrétienne, dans un esprit d'entente bienveillante avec tous". Pour finir, le Saint-Père a saisi l'occasion "pour saluer chaleureusement les communautés catholiques qui vivent en Iran, ainsi que leurs pasteurs. Proche de tous les fidèles, le Pape prie pour eux afin que tout en maintenant leur identité et restant attachés à leur terre, ils collaborent généreusement avec leurs compatriotes au développement du pays".
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