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mercredi, 17 décembre 2014

Le départ du commandant Anrig de la garde suisse : interviewe de Mgr Alain de Raemy

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Extraits de l'interviewe de Mgr Alain de Raemy sur la garde suisse et le commandant Anrig

Archive: Le Pape explique sa décision

swissinfo.ch: Les avis sur le colonel Anrig sont très contrastés. Vous qui l’avez côtoyé pendant plusieurs années, quelle image en avez-vous ?

Mgr de Raemy: C’est certainement un homme exigeant, conscient de son rôle de commandant d’une troupe militaire. Exigeant, mais en même temps très compréhensif. Il présente ces deux aspects, parce qu’il a été lui-même dans la peau du jeune garde pendant deux ans et qu’il connaît la situation dans laquelle se trouvent ces jeunes hommes. Il a par exemple beaucoup assoupli les heures de sortie et les droits au congé. Il a aussi beaucoup accentué la formation pour que le service de sécurité soit crédible.

Il y a donc ambivalence; je ne peux pas me concentrer exclusivement sur l’aspect du commandant exigeant et dur. Trop dur, il ne l’a pas été. Certainement que d’aucuns l’ont ressenti comme dur parce qu’il ne les a peut-être pas promus ou qu’il n’a pas satisfait un désir, mais c’est une chose normale dans un cadre disciplinaire.

swissinfo.ch: Ce départ ne serait donc pas un désaveu ...

Mgr de Raemy: Effectivement. La communication a été très mauvaise, ce qui a laissé supposer un tas de choses, mais c’est un départ normal qui s’inscrit dans le cadre des réformes que le pape actuel souhaite. On ne sait pas encore quelles seront exactement ces réformes, mais il veut avoir la possibilité de changer certaines choses, sans les supprimer.

... interviewe intégrale

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Article du journaliste Arnaud Bédat pour l'Illustré

Le Pape François a 78 ans

Un gâteau d'anniversaire de séminaristes, une statue de la Vierge et un Tango géant pour les 78 ans du Pape François

Un séminariste: "Saint Père prenez cette statue de la Vierge" - Le Pape "non garde la et prie la Vierge pour moi"

 

Jorge Mario Bergoglio vit le jour dans cette maison toute simple, calle Varela 268, dans le quartier de Flores, à Buenos Aires.

(Photos réalisées par Arnaud Bédat en octobre dernier)

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Reprise des relations diplomatiques entre Cuba et les USA: le Pape vivement satisfait

URGENT : “VIVE SATISFACTION“ DU PAPE FRANÇOIS QUI A JOUÉ UN RÔLE MAJEUR DANS LA REPRISE DES RELATIONS ENTRE LES ETATS-UNIS ET CUBA.

Vatican - le 17/12/2014 | Par Agence I.Media

Le pape François a écrit aux présidents cubain Raul Castro et américain Barack Obama “ces derniers mois“ pour les inviter à “résoudre les questions humanitaires communes“ et “lancer une nouvelle phase dans leurs rapports“, a assuré le Saint-Siège peu après l’annonce historique d’une reprise des relations entre les Etats-Unis et Cuba, dans la soirée du 17 décembre 2014.

Le Vatican a en outre assuré avoir accueilli “en octobre dernier“ une rencontre entre les autorités américaines et cubaines dans cet objectif. Le pape François, a fait savoir le Saint-Siège, exprime sa “vive satisfaction“ pour la “décision historique“ des Etats-Unis et de Cuba.

I.MEDIA

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Fin de la crise de Cuba: le rôle de Saint Jean XXIII

Cette crise d'octobre 1962 entre les USA et la Russie nous plonge dans la réalité historique de la guerre froide, avec le risque d'une guerre nucléaire. L'appel à la paix du pape Jean XXIII relayé par la Pravda joua un rôle déterminant dans l'organisation de négociations entre Khrouchtchev et Kennedy, par ailleurs catholique lui-même. 

Tout comme saint Jean XXIII, le Pape François a ainsi joué un rôle d'intermédiaire

Statement du Président Obama sur les relations diplomatiques entre Cuba et les USA

Lien RTS

Aimer c'est tout donner: la confiance du Pape envers le Grand Saint Joseph

Pour l'année de la vie consacrée de 2015, un livre de la Suisse Romande sera diffusé à l'échelle mondiale: "Aimer c'est tout donner". 

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Daniel Pittet, jamais à court d'idée, raconte son entrevue avec le Pape François. C'est ce dernier qui a propulsé ces témoignages de vie de l'orbite de la Suisse Romande dans l'espace mondial. 

Aimer c'est tout donner: le Grand Saint Joseph payera

Daniel dit au Saint-Père qu'il n'a toutefois pas d'argent pour un tel projet. "Qui va payer Sainteté ?" -"Saint Joseph" répond François. L'initiateur du livre répond qu'en Suisse, Saint Joseph n'a pas cet argent. Le Pape répond: - "Mais pas ce Saint Joseph là, le vrai, le Grand Saint Joseph !".

Un encouragement pour se laisser aller à la générosité, pour aimer, pour "tout donner", par des dons ! Saint Joseph inclinera les coeurs !

Aimer c'est tout donner, le titre du Pape

Daniel Pittet confesse que le titre du livre provient de l'inspiration directe du Pape !

mardi, 16 décembre 2014

Soeur Cristina: Blessed be your name

Soeur Cristina: blessed be your name

Cette fois, la vainqueur du concours The Voice fait mouche avec son vidéo-clip "Blessed be your Name".  (Like a Virgin était un fort mauvais choix)

vendredi, 12 décembre 2014

Catéchèse de François: le Pape raconte le Synode sur la Famille

Rome,  11 décembre 2014  (Zenit.org)  

Le Pape François raconte le Synode sur la Famille

« Aujourd’hui je voudrais raconter ce qui s’est vraiment passé durant ce synode » : c'est en ces termes que le pape François a inauguré un nouveau cycle de catéchèses sur la famille, lors de l'audience générale du mercredi 10 décembre 2014.

Le pape a dédié sa première catéchèse à l'assemblée extraordinaire du synode des évêques qui a eu lieu du 5 au 19 octobre 2014 au Vatican. Il a livré une chronique de l'événement, soulignant la « grande liberté » de parole et rappelant qu'« aucune intervention n’a remis en question les vérités fondamentales du sacrement du mariage ».

A.K.

Catéchèse du pape François: le Pape raconte le Synode sur la famille

Chers frères et sœurs, bonjour,

Nous avons conclu un cycle de catéchèses sur l’Église. Remercions le Seigneur qui nous a fait faire ce chemin, nous permettant de redécouvrir la beauté et la responsabilité d’appartenir à l’Église, d’être Église… de l’être tous !

Nous ouvrons maintenant une nouvelle étape, un nouveau cycle, et le thème sera la famille ; un thème qui s’inscrit dans une période intermédiaire entre deux assemblées du synode consacrées à cette réalité si importante. C’est pourquoi, avant d’entrer dans les divers aspects de la vie familiale, je souhaite partir de l’assemblée synodale d’octobre dernier dont le thème était: « Les défis pastoraux de la famille dans le contexte de la nouvelle évangélisation ». Il est important de rappeler comment cette assemblée s’est déroulée et ce qu’elle a produit, comment ça s’est passé et ce qu’il en ressort.

Ni gauche, ni droite

Durant le Synode, les médias ont fait leur travail – il y avait beaucoup d’attente, une très grande attention – et nous les en remercions car ils l’ont fait également avec abondance. Tant de nouvelles, vraiment beaucoup ! Et tout cela grâce à la Salle de presse qui faisait chaque jour un briefing. Mais la vision des médias était souvent un peu dans le style des chroniques sportives, ou politiques : on parlait souvent de deux équipes, pour et contre, conservateurs et progressistes, etc. Aujourd’hui je voudrais raconter ce qui s’est vraiment passé durant ce synode.

Liberté de parole

Tout d’abord j’ai demandé aux pères synodaux de parler avec franchise et courage et d’écouter avec humilité, de dire avec courage tout ce qu’ils avaient dans le cœur. Au synode il n’y a pas eu de censure préalable, chacun pouvait – voire plus encore… devait – dire ce qu’il avait dans le cœur, ce qu’il pensait sincèrement. « Mais cela fera discuter ». C’est vrai, nous avons entendu comment les apôtres discutaient. Le texte dit : une vive discussion s’éleva. Les apôtres se chamaillaient entre eux, cherchant à savoir quelle était la volonté de Dieu sur les païens, si ces derniers pouvaient entrer dans l’Église ou pas.

C’était quelque chose de nouveau. Quand on cherche à faire la volonté de Dieu dans une assemblée synodale, il y a toujours des discussions et tant de points de vue différents qui s’expriment, ce qui n’est pas une mauvaise chose ! Pourvu que cela se fasse avec humilité et dans un esprit de service envers les frères de cette assemblée. Une censure préalable aurait été une mauvaise chose. Non, non, chacun devait dire ce qu’il pensait.

Après l’intervention initiale du cardinal Erdő, il y a eu un premier moment fondamental, au cours duquel tous les Pères ont pu parler, et tous ont écouté. Cette attitude d’écoute des Pères était édifiante. Un moment de grande liberté, où chacun a pu exposer sa propre pensée avec parrhèsia et confiance. L’«  Instrument de travail » constituait le socle des interventions, fruit de la précédente consultation de toute l’Église. Et nous devons, ici, remercier le secrétariat du synode pour tout le travail qu’il a fourni avant et durant l’assemblée. Ils ont vraiment fait du bon travail.

Aucune remise en question des vérités fondamentales

Aucune intervention n’a remis en question les vérités fondamentales du sacrement du mariage, c’est-à-dire: l’indissolubilité, l’unité, la fidélité et l’ouverture à la vie (cf. Conc. Oecum. Vat. II, Gaudium et spes, 48; Code de Droit Canon, 1055-1056). Tout cela n’a pas été touché.

Toutes les interventions ont été rassemblées et l’on est passé à la seconde phase, soit à l’élaboration d’un brouillon que l’on appelle Rapport après discussion. C’est le cardinal Erdő, encore une fois, qui en était chargé. Ce rapport s’articulait en trois points: écoute du contexte et des défis de la famille ; regard fixé sur le Christ et l’Évangile de la famille ; échanges sur les perspectives pastorales.

Cette première proposition de synthèse a été suivie d’une discussion en groupes, qui fut le troisième moment. Les groupes, comme toujours, étaient répartis selon les langues, car c’est mieux comme ça, on communique mieux : italien, anglais, espagnol et français. Chaque groupe à la fin de son travail a présenté un rapport, et tous les rapports des groupes ont été aussitôt publiés. Tout a été donné, par souci de transparence, pour que l’on sache ce qui se passait.

Un Synode en quatre phases

A ce moment-là – c’est la quatrième phase – une commission a examiné toutes les suggestions fournies par les groupes linguistiques et procédé à la rédaction du Rapport final, qui a conservé le schéma précédent – écoute de la réalité, regard sur l’Évangile et engagement pastoral – mais en essayant de tirer le suc des discussions de chaque groupe. Comme toujours, un Message final du synode a été approuvé, plus court et plus accessible que le rapport.

Voilà comment s’est passée l’assemblée synodale. Certains d’entre vous peuvent me demander : «  Les pères se sont-ils disputés ? ». Mais, je ne sais pas s’ils se sont disputés, mais qu’ils ont parlé fort, ça oui, vraiment. C’est cela être libre, et c’est la liberté que l’on trouve dans l’Église. Tout s’est passé « cum Petro et sub Petro », c’est-à-dire en présence du pape, qui est une garantie de liberté et de confiance pour tous, une garantie d’orthodoxie. Et à la fin, je suis intervenu, pour lire une brève synthèse sur cette expérience synodale.

Donc, on compte trois documents officiels sortis du synode: le Message final, le rapport final et le discours final du pape. Il n’y en a pas d’autres.

Le rapport final, qui a été le point d’arrivée de toute la réflexion des diocèses jusqu’à ce moment, a été publié hier et envoyé aux conférences épiscopales, qui pourront en discuter dans l’optique de la prochaine assemblée, l’assemblée ordinaire, en octobre 2015. Je dis que ce rapport a été publié hier – même s’il a déjà été publié avant – car hier il a été envoyé avec les questions adressées aux conférences épiscopales, devenant ainsi les Lineamenta du prochain Synode.

Le Synode n'est pas un Parlement

Il faut savoir que le synode n’est pas un parlement, où le représentant de cette Église, de cette Église, de cette Église, vient… Oui le représentant vient, mais la structure n’est pas parlementaire, elle est totalement différente. Le synode est un espace protégé afin que l’Esprit Saint puisse agir; il n’y a pas eu d’affrontements entre factions comme dans un parlement, mais des échanges entre évêques, après un long travail de préparation, qui se poursuivront pour le bien des familles, de l’Église et de la société. C’est tout un processus, le parcours normal d’un synode.

A présent cette Relatio repart dans les Églises particulières qui poursuivront ce travail de prière, de réflexion et de discussion fraternelle de manière à préparer la prochaine assemblée. C’est cela le synode des évêques. Nous le confions à la protection de la Vierge notre Mère. Qu’Elle nous aide à faire la volonté de Dieu en prenant les décisions pastorales qui aideront davantage et mieux la famille. Je vous demande d’accompagner par la prière ce parcours synodal jusqu’au prochain synode. Que le Seigneur nous éclaire, qu’Il nous conduise vers la maturité de ce que, comme Synode, nous devons dire à toutes les Églises. Et sur ce point votre prière est importante.

© Traduction de Zenit

Paroisse Saint Maurice à Fribourg: messe pour les familles et Caté-Goûter

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Connaissez-vous notre église Saint-Maurice, âme du quartier de l’Auge en vieille ville de Fribourg ? Située à la frontière des langues, notre paroisse qui ne compte pas moins de six ponts sur son territoire se veut rassembleuse et lance un projet « spécial enfant » pour transmettre la foi aux nouvelles générations. Le concept baptisé « Caté-Goûter » commence le samedi à 16h30, une heure avant la messe du soir et se veut simple : 

  • un goûter 
  • une histoire de vie de saint 
  • un temps de prière ou d’adoration 

Pendant ce temps, les parents fatigués par la semaine écoulée peuvent se détendre autour d’un thé ou café avant de rejoindre leurs enfants à l’église dite des Augustins pour la messe paroissiale de 17h30. L’Eucharistie y est imprégnée par la passion liturgique de jeunes chanteurs ou du Chœur-Mixte invitant petits ou grands, par la musique sacrée, à l’expérience mystique et cela au plus près de l’autel, grâce à un espace réservé pour les familles. 

Notre équipe se réjouit de vous accueillir nombreux chaque samedi à 16h30 dès le 13 décembre 2014, sauf vacances scolaires ! Rendez-vous à la Petite Salle de paroisse, Rue Lenda 13, en face de l’église. Des panneaux seront visibles autour de l’église et du bâtiment pour vous indiquer le lieu de la rencontre.

jeudi, 11 décembre 2014

Jésus avait-il des frères et soeurs ? en 5 points !

Jésus avait-il des frères et des soeurs ?

finger-160597_150-1.pngQuelles sont les origines du Messie ? que fut la famille de Jésus ? Question bien légitime en ce temps de l'Avent. 

Depuis l’Antiquité, puis à la Réforme et même aujourd'hui chez quelques « catholiques » Jésus avait quatre frères et deux soeurs. Que penser ?

Les sources qui pourraient attester des frères et soeurs de Jésus sont d’abord bibliques: Marc 12, 46-49; Jean 2, 12; Actes des Apôtres 1, 12-14 et première lettre aux Corinthiens 9, 5 etc… On pourrait parler de quatre frères: Jacques, Joseph, Simon et Jude et de deux soeurs ( dont la Bible ne donne pas les noms )

 

Or, selon l'Eglise catholique, Marie est toujours Vierge, avant, pendant et après la naissance de Jésus et Joseph est le père de coeur, le père virginal de Jésus.

 

Jésus est le fils unique de Marie: en 5 points

 

5 réponses aux objections permettent de penser que Marie et Joseph ne vécurent qu’avec Jésus comme unique enfant:

 

- Les Evangiles de Matthieu et Luc, les deux seuls qui nous parlent de l’enfance de Jésus. attestent que « Jésus est le Fils unique de Marie ». 

 

- Le terme hébreux ‘ah ou signifie indistinctement frère, demi-frère, neveu ou cousin. Même si le grec, la langue des Evangiles, distingue adelphos (frère) et anepsios (cousin), le substrat et l’origine des textes de la Bible sont araméens. Aussi, les termes frères et soeurs de Jésus sont à remettre dans leur contexte vital, soit la langue araméenne de l’entourage de Jésus, et à interpréter (vu que Jésus est le Fils unique) par cousins. 

 

- Jésus au pied de la Croix (Jean 19, 6-27) confie Marie à Saint Jean: « Femme, voici ton fils », « Voici ta mère ». Dès ce moment, l’Evangéliste Jean l’a pris chez lui. Jean est témoin direct, il a vu et entendu, c’est donc historique. Ces paroles ne seraient pas compréhensibles dans l’hypothèse où Marie aurait eu quatre enfants. 

 

- Notons que certains pensent que ce sont des enfants de Saint Joseph, d’un précédent mariage, donc des demi-frères de Jésus. Saint Jérôme, qui a traduit la Bible en latin, ne valide pas cette hypothèse qui provenait en fait de rêves apocryphes. 

 

- Enfin, dans l’Evangile de Saint Luc, il est écrit que Marie mit au monde son Fils premier-né (Luc 2,5). Il y en aurait eu d'autres ! Mais la Bible désigne par premier-né tout premier enfant mâle qu’il soit suivi ou non d’autres frères ou soeurs. 

mardi, 09 décembre 2014

Noël est un don, de la vie, d'un enfant, un don de Dieu !

Le premier don de Noël

lundi, 08 décembre 2014

Padre Blog: de retour d'Irak

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Padre Blog: Le Père Grosjean de retour d'Irak

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ErbiLight ! C’était le nom de l’opération montée par le Cardinal Barbarin et le diocèse de Lyon, du 5 au 7 décembre. Une visite de nos frères chrétiens persécutés, réfugiés à Erbil, au nord de l’Irak, avec un triple objectif : prier avec eux et pour eux, les aider, alerter l’opinion publique sur le drame que vivent ces frères. Pour ne pas être trop long, je vous invite à lire ici ce qu’il en disait lui-même ici.

abbegrosjean2.pngAyant eu la joie d’être convié à vivre ce voyage au sein de la délégation, je voudrais vous partager quelques rencontres qui marqueront pour longtemps ma prière. Qu’elles puissent aussi éclairer la vôtre !

suite

Message du Pape aux chrétiens d'Irak

Benoît XVI n'a pas de doute sur qui est le vrai Pape

LE SILENCIEUX DU VATICAN

Une visite chez «Vater Benedikt» 


par Jörg Bremer 
Correspondant politique en Italie et au Vatican du Frankfurter Allgemeine Zeitung
(version en anglais: Teresa)
7 Décembre 2014 

source intégralité I et II: Benoît et Moi

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Extraits


A peine assis sur le canapé dans son salon, le Père Benoît (Vater Benedikt) affirme  ... : «J'essaie d'être aussi silencieux que possible». 

Agé de 87 ans, le Pape émérite vit détaché du monde à Mater Ecclesiae, l'un des bâtiments construit au début du 20e siècle à l'intérieur du Vatican, et qui a été rénové pour son usage. 

Le Pape émérite Benoît XVI: «les fidèles sont pleinement et clairement conscients de qui est le vrai pape»

En attendant, observe-il fermement, «les fidèles sont pleinement et clairement conscients de qui est le vrai pape». Et il regrette que dès le début, il n'ait pas su rendre plus claire la différence entre les façons de s'adresser à lui et au pape régnant. Il dit qu'il aurait souhaité être appelé «Père Benoît» après sa démission - Vater Benedikt ou Padre Benedetto - mais à l'époque il ne l'a pas fait, [car il était trop faible et fatigué]. 

Je demande: «Pourrais-je écrire cela?». «Oui, s'il vous plaît. Cela peut aider».

....

Personnes divorcées remariées: Joseph Ratzinger a toujours cherché la vérité

Peut-être insiste-t-il à ce sujet parce que le Tome 4 de ses Opera Omnia vient d'être publié, et son essai de 1972 "Sur la question de l'indissolubilité du mariage" a été réimprimé. Mais la conclusion, dit le Père Benoît, a été «entièrement remanié». 


Il avait écrit en 1972 que dans des cas particuliers, permettre la communion aux divorcés remariés pourrait être «couvert» par la tradition. Mais depuis lors, il a affirmé «l'impossibilité» pour les divorcés remariés de recevoir l'Eucharistie. 

(A suivre)

dimanche, 07 décembre 2014

Une interview du Pape à la Nacion démontre que le Pape pense comme l'Eglise

 «la réforme spirituelle est celle qui m’inquiète le plus en ce moment ».

Pape François

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Aleteia

Intégral La Nacion en anglais (traduction en français)

 

Interview de François à La Nación: sur la question des divorcés-remariés:

 

« ce n’est pas une solution de leur donner la communion ... Il semble qu’ils sont excommuniés de fait .... Ils ne sont pas excommuniés». Pour lui, "la solution est l’intégration"... le pape veut leur ouvrir « un peu plus les portes».

 

Interview de François à La Nación: sur les personnes homosexuelles

 

Le pape François souligne que «personne n’a mentionné le mariage homosexuel durant le synode». Il précise que les discussions ont évoqué la question «des personnes homosexuelles par rapport à leurs familles ... C’est ce que le synode a abordé. C’est pourquoi quelqu’un a mentionné des facteurs positifs dans le premier projet. Mais ce n’était qu’un projet »

 

SYNODE SUR LA FAMILLE, DIVORCÉS REMARIÉS, HOMOSEXUELS, RÉFORME DE LA CURIE : LE PAPE SE LIVRE DANS UNE NOUVELLE INTERVIEW.

Vatican - le 07/12/2014 

Par Agence I.Media

Dans une interview accordée au quotidien argentin La Nación , le pape François se livre une nouvelle fois, revenant en particulier sur le Synode des évêques sur la famille en évoquant la question des divorcés-remariés ou du mariage homosexuel. Dans ce long entretien publié le 7 décembre 2014, à quelques jours de ses 78 ans, le pape annonce également que la réforme de la curie ne sera pas prête pour l’année 2015.

Le Pape François explique son choix de se séparer du commandant de la Garde Suisse

Le Pape et le commandant de la garde suisse

La recherche de la vérité est l'ultime raison d'être de ce petit blog. Je profite de cette occasion pour rectifier personnellement les informations que j'avais données. La parole du Pape met fin aux allégations. Je présente mes excuses aux personnes qui se sont senties blessées ou offensées. 

Le Pape explique sa décision de se séparer du commandant de la garde suisse 

Vatican - le 07/12/2014 à 18:14:00 Agence I.Media

Le commandant de la Garde suisse n’a commis “aucune faute“ mais il fallait un “renouvellement“, assure le pape François.

Quelques jours à peine après l'annonce de la fin prochaine du service du commandant de la Garde suisse pontificale Daniel Anrig, le pape François a assuré que celui-ci n’avait commis “aucune faute“, mais qu’un “renouvellement“ était “plus sain“. “Nul n’est éternel“, a encore confié le pape dans une interview accordée au quotidien argentin La Nación et publiée le 7 décembre 2014, mettant fin aux rumeurs concernant la trop grande sévérité du commandant Anrig.


Interpellé sur une éventuelle trop grande sévérité du commandant de la Garde suisse, le pape répond ainsi par la négative, soutenant que Daniel Anrig n’a commis “aucun péché ni aucune faute“. “C’est une excellente personne, un très bon catholique, un homme qui a une belle famille“, poursuit le pontife, évoquant “un changement normal“ à la tête de la Garde suisse. A la question de savoir s’il a souhaité le départ du commandant Anrig parce qu’il s’était fait bâtir un trop grand appartement, le pape évoque une “restauration“ de son logement et assure qu’il est “certainement spacieux car il a quatre enfants“.

Le pape explique encore qu’il avait visité la caserne des gardes suisses au Vatican, qu’il avait alors “fait connaissance avec les gens“ et qu’il lui avait semblé “qu’un renouvellement était plus sain“. “C’est un simple renouvellement, insiste le pape, car il a terminé son mandat et il est sain de savoir que nul n’est éternel“.

“Son mandat de cinq ans s’est terminé deux mois après mon élection (cinq mois en réalité, ndlr)“, explique encore le pape, assurant qu’il ne connaissait pas Daniel Anrig et qu’il lui avait semblé “injuste de prendre une décision à ce moment-là, pour ou contre“. Il a alors choisi de prolonger son mandat donec aliter provideatur, c’est-à-dire jusqu’à nouvel ordre. Le pape, enfin, confie avoir dit en juillet dernier à Daniel Anrig “qu’il s’en irait à la fin de l’année“.

Le 2 décembre dernier, L’Osservatore Romano avait annoncé la décision du pape François de mettre fin au service du commandant Daniel Anrig, 42 ans, à compter du 31 janvier 2015. I.MEDIA, sur la base de plusieurs témoignages de gardes suisses et de sources informées, avait assuré que cette décision plutôt inattendue était liée à une trop grande sévérité du commandant Anrig. D'autres médias, citant des sources vaticanes, évoquaient “une dérive militaire“. Le pape met fin lui-même à ces allégations.

AMI

© 2014 I.MEDIA

samedi, 06 décembre 2014

Message du Pape François aux chrétiens d'Irak: le cardinal Barbarin à Erbil

Le Pape envoie un message aux chrétiens d'Irak

source: Radio Vatican

Le cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon a entamé vendredi soir une visite de trois jours à Erbil, au Kurdistan irakien, accompagné d’une délégation de près de 100 personnes : religieux et religieuses, entrepreneurs, élus de la région et de la ville de Lyon, mais aussi journalistes. Un déplacement, en signe de solidarité avec les réfugiés irakiens, qui constitue une nouvelle étape dans le jumelage initié en juillet dernier entre le diocèse de Lyon et celui de Mossoul. 

Une initiative baptisée « ErbiLight » pour passer la traditionnelle fête des Lumières avec les chrétiens d’Irak chassés de chez eux. La matinée de ce samedi a été consacrée à la visite de trois camps de réfugiés avec lesquels plusieurs membres de la délégation ont partagé un déjeuner. Un moment particulièrement intense et émouvant suivi dans l’après-midi d’une messe en français et en araméen, et d’une grande procession dans un quartier chrétien d'Erbil. C’est à l’issue de la célébration qu’un message du Pape devait être diffusé.

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Texte intégral du message du Pape aux chrétiens d'Irak

 

Chers frères et soeurs,

 

je voudrais vous saluer tous et chacun d’entre vous, ainsi que le Cardinal Philippe Barbarin, qui une nouvelle fois est venu jusqu’à vous pour vous offrir la sollicitude et l’amour de l’Eglise toute entière. Moi aussi j’aurais voulu être là, mais comme je n’ai pu faire ce voyage, je suis auprès de vous de cette manière…mais je vous suis très proche dans ces moments d’épreuve. J’ai dit, au retour de mon voyage en Turquie : les chrétiens sont chassés du Moyen-Orient, dans la souffrance. Je vous remercie pour le témoignage que vous donnez ; il y a tant de souffrance dans votre témoignage. Merci. Mille merci !

 

Il semble que là on ne veuille pas qu’il y ait des chrétiens, mais vous, vous témoignez du Christ.

 

Je pense aux plaies, aux douleurs des mères avec leurs enfants, aux personnes âgées et aux personnes déplacées, aux blessures de ceux qui sont victimes de toutes sortes de violences.

 

Comme je l’ai rappelé à Ankara, nous sommes particulièrement préoccupés par le fait qu’à cause d’un groupe extrêmiste et fondamentaliste, des communautés entières, spécialement – mais pas seulement- les chrétiens et les yazidi, ont supporté, et supportent encore, des violences inhumaines, à cause de leur identité ethnique et religieuse.

 

Chrétiens et yazidi ont été chassés par la force de leurs maisons, ont dû abandonné toutes leurs affaires pour sauver leur propre vie et ne pas renier leur foi. La violence a touché aussi des édifices sacrés, des monuments, des symboles religieux et le patrimoine culturel, comme dans une volonté d’effacer toute trace, toute mémoire de l’autre.

 

En qualité de chefs religieux, nous avons l’obligation de dénoncer toutes les violations de la dignité et des droits de l’homme !

 

Aujourd’hui je voudrais m’approcher de vous qui supportez cette souffrance, être proche de vous…et je pense à Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus qui disait qu’elle se sentait comme un roseau : quand vient le vent, la tempête, le roseau plie mais ne casse pas ! Vous êtes en ce moment ce roseau, vous pliez sous la douleur, mais vous avez cette force de conserver votre foi, qui pour nous est un témoignage. Vous êtes les roseaux de Dieu aujourd’hui ! Les roseaux qui se plient sous ce vent féroce, mais ensuite se redresseront !

 

Je voudrais vous remercier une fois encore, et je prie l’Esprit Saint qui renouvelle toutes choses, de vous donner à chacun d’entre vous force et résistance. C’est un don de l’Esprit Saint.

 

Le Pape aux chrétiens d'Irak: je souhaite que vous puissiez rentrer chez vous

 

Et je demande une fois encore, comme je l’ai fait en Turquie, une mobilisation internationale plus grande pour résoudre les conflits qui ensanglantent vos terres d’origine, pour lutter contre les autres causes qui poussent les personnes à quitter leurs patries et à promouvoir les conditions pour qu’elles puissent y demeurer ou y revenir. Je vous souhaite que vous puissiez rentrer chez vous.

 

Chers frères et soeurs, vous êtes dans mon cœur, dans ma prière et dans les cœurs et les prières de toutes les communautés chrétiennes à qui je demande de prier spécialement pour vous, le 8 décembre prochain, prier la Vierge pour qu’elle vous protège : Elle est la mère qui vous protège.

 

Frères et soeurs, votre résistance est martyre, rosée qui féconde. Et je vous demande de prier pour moi, que le Seigneur vous bénisse et que la Vierge pour protège.

 

Que Dieu tout puissant vous bénisse, le Père, le Fils et le Saint Esprit.

jeudi, 04 décembre 2014

Communion pour les personnes divorcées remariées: la pensée théologique de Joseph Ratzinger est toujours aussi éclairante et apaisante

"Si l’impossibilité de recevoir la sainte eucharistie est perçue comme tellement douloureuse, c’est notamment parce que, de nos jours, presque toutes les personnes qui participent à la messe s’approchent aussi de la table du Seigneur"

Joseph Ratzinger

"Je pense que l’avertissement que nous lance saint Paul, quand il nous invite à nous examiner nous-mêmes et à réfléchir au fait qu’il s’agit ici du Corps du Seigneur, devrait être de nouveau pris au sérieux : "Que chacun, donc, s’éprouve soi-même et qu’alors il mange de ce pain et boive de ce calice ; car celui qui mange et boit sans discerner le corps du Seigneur, mange et boit sa propre condamnation" 

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Communion des personnes divorcées remariées: les deux textes de Joseph Ratzinger ?

Nous connaissons la phrase biblique: "l'Esprit Saint vous conduira vers la vérité tout entière".

Les parutions progressives des "Oeuvres complètes" - Opera Omnia - du Cardinal Joseph Ratzinger nous entraîne vers cette vérité tout entière, tout en nous permettant de clarifier deux points :

Communion des personnes divorcées remariées: Kasper s'appuie sur un pseudo-texte de Ratzinger

- concernant la question théologique de la communion des personnes divorcées remariées, le Cardinal Kapser (qui se bat pour infléchir l'enseignement de l'Eglise) s'appuie de fait sur un texte, écrit, puis non reconnu et non validé, par Joseph Ratzinger. En effet, un article de 1972 du théologien Ratzinger a été rectifié pour être publié dans un volume des Oeuvres complètes (cf. Sandro Magister - cf. Jeanne Smits)

Cela démontre l'honnêteté du Cardinal, qui cherche humblement la vérité qui rend libre, tout en reconnaissant ses erreurs humaines toujours possibles.

Même le grand Saint Thomas d'Aquin a commis des erreurs ( sur l'Immaculée Conception; sur le statut de l'embryon - en s'appuyant sur la science de l'époque ). Saint Thomas a confié tous ses écrits au discernement de la Sainte Eglise, catholique, apostolique et romaine. 

Le pureté et la clarté doctrinale de Joseph Ratzinger a servi les petits et les humbles 

- depuis 1982 (nomination à Rome), le génie intellectuel de Joseph Ratzinger fut au service de l'Eglise. Sans vouloir me lancer dans des comparaisons, on peut dire que Joseph Ratzinger était toujours derrière, dans l'ombre de saint Jean-Paul II. Ce dernier a bénéficié de ses conseils, de sa science, de sa sagesse et de sa culture.

Jusqu'en février 2013, date de sa renonciation historique, Joseph Ratzinger fut au service des petits et des humbles, afin que leur foi soit protégée de la puissance des idéologies. Durant 31 ans, nous nous étions habitués à une clarté et une pureté doctrinale dans les textes de l'Eglise. 

Très honnêtement, pour moi l'Eglise ressent son "absence" dans les débats qui agitent la conscience des catholiques. 

Il semble que le débat porté sur la place publique provient d'une part de la volonté, bonne et salutaire, du Pape François, d'avancer avec une méthode pro-synodale pour opérer un "brain storming", pour parler sans tabous des questions délicates.

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Mais d'autre part, il est toutefois manifeste que la confusion provient de la ligne intellectuelle du Cardinal Kasper, qui sonne peut-être comme une petite revanche: le chat n'est plus là, les souris dansent. 

Communion aux personnes divorcées-remariées: la lumière pacifiante de l'Eglise

Ci-dessous, la position officielle de Joseph Ratzinger, validée par toute l'Eglise, également par le récent synode sur la famille. Ce dernier n'a fait que confirmer l'enseignement classique de l'Eglise. 

L'exhortation apostolique "Familiaris consortio" de Jean-Paul II, publiée en 1981, a franchi un pas supplémentaire. Il est écrit, au numéro 84 : "Avec le Synode, j’exhorte chaleureusement les pasteurs et toute la communauté des fidèles à aider les divorcés en faisant en sorte, avec une grande charité, qu’ils ne se sentent pas séparés de l’Église [...]. Que l’Église prie pour eux, qu’elle les encourage et se montre à leur égard une mère miséricordieuse et qu’ainsi elle les soutienne dans la foi et dans l’espérance".

C’est ainsi qu’une mission importante est attribuée à la pastorale, mission qui n’a peut-être pas encore été suffisamment transposée dans la vie quotidienne de l’Église. Certains détails sont indiqués dans l’exhortation elle-même. Il y est dit que ces personnes, dans la mesure où elles sont baptisées, peuvent participer à la vie de l’Église et même qu’elles ont le devoir de le faire. Une liste des activités chrétiennes qui leur sont ouvertes et nécessaires est donnée. Peut-être, cependant, faudrait-il souligner avec davantage de clarté ce que peuvent faire leurs pasteurs et leurs frères dans la foi afin que ces personnes puissent ressentir véritablement l'amour de l’Église. Je pense qu’il faudrait leur reconnaître la possibilité de s’engager dans les associations ecclésiales et également celle d’accepter d’être parrain ou marraine, ce que le droit ne prévoit pas pour le moment.

Il y a un autre point de vue qui s’impose à moi. Si l’impossibilité de recevoir la sainte eucharistie est perçue comme tellement douloureuse, c’est notamment parce que, de nos jours, presque toutes les personnes qui participent à la messe s’approchent aussi de la table du Seigneur. Ce qui fait que ceux qui sont frappés par cette impossibilité apparaissent également comme étant publiquement disqualifiés en tant que chrétiens.

Je pense que l’avertissement que nous lance saint Paul, quand il nous invite à nous examiner nous-mêmes et à réfléchir au fait qu’il s’agit ici du Corps du Seigneur, devrait être de nouveau pris au sérieux : "Que chacun, donc, s’éprouve soi-même et qu’alors il mange de ce pain et boive de ce calice ; car celui qui mange et boit sans discerner le corps du Seigneur, mange et boit sa propre condamnation" (1 Cor 11, 28 s.) Un sérieux examen de soi, qui peut même conduire à renoncer à la communion, nous ferait en outre sentir d’une manière nouvelle la grandeur du don de l'eucharistie et il représenterait en même temps une forme de solidarité avec les divorcés remariés.

Je voudrais ajouter à cela une autre suggestion pratique. Dans beaucoup de pays on a vu s’installer la coutume selon laquelle les personnes qui ne peuvent pas recevoir la communion (par exemple celles qui appartiennent à d’autres confessions) s’approchent de l’autel, mais en gardant les mains sur la poitrine. Elles font comprendre, par ce comportement, qu’elles ne reçoivent pas le saint sacrement, mais qu’elles demandent une bénédiction, qui leur est donnée en tant que signe de l'amour du Christ et de l’Église. Il est certain que cette forme pourrait être également choisie par les personnes qui vivent un second mariage et qui, par conséquent, ne sont pas admises à la table du Seigneur. Le fait que cela rende possible une communion spirituelle intense avec le Seigneur, avec tout son Corps, avec l’Église, pourrait être pour elles une expérience spirituelle qui leur donnerait de la force et les aiderait.

mercredi, 03 décembre 2014

La bénédiction du Pape François par le patriarche orthodoxe et Dominus Iesus

La demande de bénédiction du Pape François au patriarche Bartholomée est conforme à la déclaration "Dominus Iesus"

Deux gestes, historiques et forts, furent accomplis en Turquie par le Pape François:

- sa prière dans la Mosquée Bleue (dans les pas de son prédécesseur)

- sa demande de bénédiction au patriarche Bartholomée Ier. 

Le mythe de la rupture entre Benoît XVI et le Pape François

Certains sites, blogs ou articles, jouant sur la fameuse rupture, contestent ou paradoxalement approuvent (mais maladroitement - comme si le Pape négligeait ou abandonnait Dominus Iesus) ces gestes du Pape. Soit le Pape actuelle serait en rupture avec Benoît XVI, soit le Pape serait enfin sur la bonne voie, comme une rupture inversée par rapport à Ratzinger. 

Ce sont bien les analystes qui contestent cette continuité, et non pas les Papes qui ne se contredisent nullement. 

Ces deux actions sont en parfaite union avec la Tradition de l'Eglise, le Concile Vatican II et Dominus Iesus.

Dans la Mosquée, le Pape François a prié intérieurement l'unique Seigneur 

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- sa prière, dans la Mosquée Bleue, adressée à l'unique Seigneur dans le sanctuaire de son coeur, pour la paix et l'arrêt des guerres. Le premier à accomplir un tel geste, ne fut pour une fois pas saint Jean Paul II (qui possède "la palme d'or" des premières fois - visite dans une Synagogue, visite dans une Mosquée) mais bien Joseph Ratzinger devenu Benoît XVI.

Nous pouvons dire que dans le sanctuaire de son coeur (la photo montre le Saint Père recueilli intérieurement, regardant son coeur) le Pape a prié - ni Allah, ni avec le mufti - l'unique Seigneur pour la Paix. A l'époque de Benoît XVI, l'Etat islamique n'opérait pas ces massacres atroces. Il s'agissait d'apaiser les fortes tensions suite au discours prophétique de Ratisbonne. Le contexte est tout simplement différent. 

Le patriarche Bartholomée est un authentique successeur des Apôtres

- sa demande de bénédiction au patriarche Bartholomée Ier est adéquate, car ce dernier est un successeur des Apôtres, un évêque avec le sacrement de l'ordre - de l'épiscopat - valide. La demande de bénédiction du Pape, bien que timidement acceptée, à peine ou pas acceptée, est donc conforme à la déclaration Dominis Iesus, document voulue par saint Jean-Paul II et signée par le Cardinal Ratzinger.

Datant de l'année jubilaire, le 6 août 2000, ce texte avance que Jésus n'a fondé qu'une seule Eglise, dont la plénitude subsiste seulement dans l'Eglise catholique, sans exclure une présence imparfaite dans certaines autres Eglises. 

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L'Egiise orthodoxe possède la succession apostolique et l'Eucharistie valide et ses Eglises sont des véritables Eglises particulières, même sans la communion parfaite avec l'Eglise catholique. 

Dominus Iesus (extraits numéro 16-17)

Les fidèles sont tenus de professer qu'il existe une continuité historique — fondée sur la succession apostolique53 — entre l'Église instituée par le Christ et l'Église catholique : « C'est là l'unique Église du Christ [...] que notre sauveur, après sa résurrection, remit à Pierre pour qu'il en soit le pasteur (cf. Jn 21,17), qu'il lui confia, à lui et aux autres apôtres, pour la répandre et la diriger (cf. Mt 28,18ss.), et dont il a fait pour toujours la “colonne et le fondement de la vérité” (1 Tm 3,15). Cette Église comme société constituée et organisée en ce monde, c'est dans l'Église catholique qu'elle se trouve [subsistit in], gouvernée par le successeur de Pierre et les Évêques qui sont en communion avec lui ».54

 Par l'expression subsistit in, le Concile Vatican II a voulu proclamer deux affirmations doctrinales : d'une part, que malgré les divisions entre chrétiens, l'Église du Christ continue à exister en plénitude dans la seule Église catholique ; d'autre part, « que des éléments nombreux de sanctification et de vérité subsistent hors de ses structures »,55c'est-à-dire dans les Églises et Communautés ecclésiales qui ne sont pas encore en pleine communion avec l'Église catholique.56 Mais il faut affirmer de ces dernières que leur « force dérive de la plénitude de grâce et de vérité qui a été confiée à l'Église catholique ».57

17. Il existe donc un'unique Église du Christ, qui subsiste dans l'Église catholique, gouvernée par le successeur de Pierre et les Évêques en communion avec lui.58 Les Églises qui, quoique sans communion parfaite avec l'Église catholique, lui restent cependant unies par des liens très étroits comme la succession apostolique et l'Eucharistie valide, sont de véritables Églises particulières.59 Par conséquent, l'Église du Christ est présente et agissante dans ces Églises, malgré l'absence de la pleine communion avec l'Église catholique, provoquée par leur non-acceptation de la doctrine catholique du Primat, que l'Évêque de Rome, d'une façon objective, possède et exerce sur toute l'Église conformément à la volonté divine.60

mardi, 02 décembre 2014

Le Pape François se sépare du commandant de la Garde Suisse Pontificale

Le Pape François et le commandant de la garde suisse

Pour une bombe médiatique, c'est une bombe, surtout dans un milieu helvétique qui est souvent mal à l'aise avec les remous et les décisions verticales. Même les plus avertis ne connaissaient pas la nouvelle, rendue publique dans l'Osservatore Romano et révélée par l'agence I.Media. 

Le Pape François se sépare du commandant de la garde suisse

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 source de la photo 

Par Abaddon1337 [CC BY-SA 3.0], via Wikimedia Commons 

Le Pape se sépare du commandant de la garde suisse: une question de personnalité et de tempérament 

On connaît la manière parfois "brutale" ou directe du gouvernement du Pape François, un homme de décision que rien n'arrête une fois le cap trouvé.

Arnaud Bédat, auteur de la biographie "François l'Argentin" avance une raison pour éclairer cette séparation: "depuis quelques mois, il était connu que le courant passait mal entre les deux hommes". Notre journaliste suisse est bien renseigné: "le Pape est un latin, très souriant et imprévisible alors que le commandant possède un caractère plus germanique. D'ailleurs, il ne sourit guère sur les photos".  

De plus souligne encore Arnaud Bédat, "le commandant était le dernier haut-fonctionnaire à n'avoir pas été  renouvelé par ce Pape". 

L'agence italienne ANSA évoque la volonté du Pape de donner à la Garde Suisse un caractère moins militaire. 

Enfin, il était connu que le contact du commandant avec les gardes n'était pas toujours au top niveau, sans aucun doute aussi pour un caractère disons moins enjouée, une personnalité réservée et peu extravertie (I.Media via l'APIC recoupe cette info). 

Le Pape François met fin au service du commandant de la garde suisse Daniel Anrig

APIC

GARDE SUISSE : LE PAPE MET FIN AU SERVICE DU COMMANDANT DANIEL ANRIG (BREF).

Vatican - le 02/12/2014 | Par Agence I.Media

capture-d-e-cran-2014-12-02-a-16-22-19-l125-h81.pngDe façon assez inattendue, le pape François a décidé de mettre fin au service du commandant de la Garde suisse pontificale Daniel Rudolf Anrig, à compter du 31 janvier 2015. L’annonce a été faite dans L’Osservatore Romano publié dans l’après-midi du 2 décembre 2014.

lundi, 01 décembre 2014

Les évêques suisses en visite ad limina chez le Pape François

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Les évêques suisses en visite ad limina chez le Pape François

Cinq idées clefs 

1. La dinstinction sacerdoce commun des fidèles et sacerdoce de service

Le Pape a relevé l'importance des laïcs dans l'Eglise car ils contribuent à la vie des paroisses et des institutions ecclésiales. Il a rappelé qu'il faut "reconnaître et soutenir leurs engagements, en maintenant toutefois clairement la distinction entre le sacerdoce commun des fidèles et le sacerdoce de service".

2. L'Eglise plus qu'une belle organisation ou une autre ONG

L'Eglise est le Corps du Christ et peuple de Dieu, et pas seulement une belle organisation, une autre ONG.

3. Que les monastères ne soient pas des musées

L’année prochaine vous célébrerez le grand jubilé de l’Abbaye de Saint-Maurice. C’est un impressionnant témoignage de 1.500 années de vie religieuse sans interruption, un fait exceptionnel dans toute l’Europe. Chers frères, vous avez la grande et belle responsabilité de maintenir la foi vive sur votre terre. Sans une foi vivante au Christ ressuscité, les belles églises et les monastères y deviendraient peu à peu des musées

4. Le Vademecum relation Eglise-cantons: que ces structures publiques ne s'opposent pas à la pauvreté

Concernant les relations avec les cantons, le Pape espère que le Vadémecum en cours de préparation, représentera un pas ultérieur sur la route de la clarification et de la compréhension réciproque" quant à la différence entre les fonctions des entités publiques et les structures de l’Eglise catholique. Pas question pour le Pape que ces structures publiques « puissent imposer à travers leurs ressources financières un style de vie peu cohérent avec le Christ, qui était pauvre

5. L'euthanasie et la vie: que les évêques parlent clairement et annoncent l'Evangile dans son intégralité

Le Pape incite l’épiscopat suisse à se « prononcer de manière claire sur les problèmes de société alors que certaines personnes sont tentées de s’éloigner de la réalité de la dimension sociale de l’Evangile. Et d’encourager les évêques à présenter l’Evangile dans son intégralité afin d’atteindre les personnes qui se débattent parmi les difficultés de la vie quotidienne, qui cherchent à donner un sens à leur propre vie ou qui se sont éloignées de l’Eglise.

Allocution du pape François aux évêques suisses

source

Début de la visite ad limina de la Conférence des évêques suisses

La visite ad limina de la Conférence des évêques suisses a commencé avec une audience chez le pape François. Ici le discours du Saint-Père aux évêques suisses.

Chers Frères dans l’Épiscopat, Révérends Pères Abbés,

Je vous salue avec joie alors que vous effectuez en ces jours la visite ad limina Apostolorum, un pèlerinage que je souhaite fraternel, enrichissant et fécond pour chacun de vous et pour l’Église en Suisse. Je vous remercie, Monseigneur Markus Büchel, pour vos paroles adressées au nom de tous !

Pape François aux évêques suisses: les monastères ne doivent pas devenir des musées

La Suisse est reconnue comme un pays de paix, de coexistence culturelle et confessionnelle. Elle est le siège d’institutions internationales importantes pour la paix, le travail, la science et l’œcuménisme. Même si beaucoup d’habitants se tiennent à distance de l’Église, la majorité reconnaît aux catholiques et aux protestants un rôle positif dans le domaine social : leur engagement caritatif apporte auprès des pauvres et des exclus un reflet de la tendresse du Père. Votre pays a une longue tradition chrétienne. L’année prochaine vous célébrerez le grand jubilé de l’Abbaye de Saint-Maurice.

C’est un impressionnant témoignage de 1.500 années de vie religieuse sans interruption, un fait exceptionnel dans toute l’Europe. Chers frères, vous avez la grande et belle responsabilité de maintenir la foi vive sur votre terre. Sans une foi vivante au Christ ressuscité, les belles églises et les monastères y deviendraient peu à peu des musées ; toutes les œuvres louables et les institutions perdraient leur âme en laissant seulement des environnements vides et des gens abandonnés.

La mission qui vous est confiée est de paître le troupeau, en marchant selon les circonstances devant, au milieu et derrière. Le peuple de Dieu ne peut subsister sans ses pasteurs, évêques et prêtres ; le Seigneur a fait à l’Église le don de la succession apostolique, au service de l’unité de la foi et de sa transmission complète (cf. Lumen fidei, n. 49).

C’est un don précieux, avec la collégialité qui en découle, si nous savons le rendre efficace, le valoriser pour nous soutenir les uns les autres, pour en vivre et pour conduire ceux à qui le Seigneur nous envoie vers la rencontre avec lui qui est « chemin, vérité et vie » (cf. Jn 14, 6). Ainsi ces personnes, en particulier les jeunes générations, pourront trouver plus facilement des raisons de croire et d’espérer.

Je vous encourage à poursuivre vos efforts pour la formation des séminaristes. Il y a là un enjeu pour l’avenir de l’Église. Elle a besoin de prêtres qui, en plus d’une familiarité solide avec la Tradition et avec le Magistère, se laissent rencontrer par le Christ et, rendus conformes à lui, conduisent les hommes sur ses chemins (cf. Jn 1, 40-42). Pour cela, ils apprendront à demeurer de plus en plus en sa présence, accueillant sa Parole, se nourrissant de l’Eucharistie, témoignant de la valeur salvifique du sacrement de la réconciliation, et recherchant les « choses de son Père » (cf. Lc 2, 49).

Pape François aux évêques suisses: veillez sur vos prêtres et consacrez leur du temps

Dans la vie fraternelle ils trouveront un soutien efficace face à la tentation du repli sur soi ou d’une vie virtuelle, ainsi qu’un antidote permanent à la solitude parfois pesante. Je vous invite aussi à veiller sur vos prêtres et à leur consacrer du temps, surtout s’ils se sont éloignés et ont oublié le sens de la paternité épiscopale, ou pensent ne pas en avoir besoin. Un dialogue humble, vrai et fraternel permet souvent un nouveau départ.

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( partie en allemand )

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source: Korazym

L'Eglise est le Corps du Christ et peuple de Dieu, et pas seulement une belle organisation, une autre ONG.

Le Pape a relevé l'importance des laïcs dans l'Eglise car ils contribuent à la vie des paroisses et des institutions ecclésiaux. Il a rappelé qu'il faut "reconnaître et soutenir leurs engagements, en maintenant toutefois clairement la distinction entre le sacerdoce commun des fidèles et le sacerdoce de service".

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Chers frères, l’Église provient de la Pentecôte. Au moment de la Pentecôte, les apôtres sortirent et se mirent à parler dans toutes les langues, pouvant ainsi manifester à tous les hommes, par la force de l’Esprit Saint, leur foi vivante au Christ ressuscité. Le Rédempteur nous invite toujours de nouveau à prêcher l’Évangile à tous. Il faut annoncer la bonne Nouvelle, non se plier aux fantaisies des hommes. Bien des fois nous nous fatiguons de répondre, sans nous rendre compte que nos interlocuteurs ne cherchent pas de réponses. Il faut annoncer, aller au devant, poser les interrogations avec la vision apostolique jamais dépassée : « Ce Jésus, Dieu l’a ressuscité ; nous tous, nous en sommes témoins » (Ac 2, 32).

Vous assurant de ma prière pour vous, pour vos prêtres et pour vos diocésains, je vous souhaite de cultiver avec zèle et patience le champ de Dieu, en gardant la passion de la vérité, et je vous encourage à aller de l’avant tous ensemble. Confiant l’avenir de l’évangélisation dans votre pays à la Vierge Marie et à l’intercession de saint Nicolas de Flüe, de saint Maurice et de ses compagnons, je vous donne de tout cœur la Bénédiction apostolique ; et fraternellement, je vous demande de ne pas oublier de prier pour moi.

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Radio Vatican

(RV) « La Suisse est reconnue comme un pays de paix, de coexistence culturelle et confessionnelle. » Le Pape a reçu ce lundi matin au Vatican les évêques suisses actuellement en visite ad limina à Rome. Dans son discours rédigé en français et en allemand et remis aux évêques, le Pape salue l’œuvre accomplie par l’Eglise catholique mais aussi par les protestants, surtout dans « le domaine social » : « leur engagement caritatif apporte auprès des pauvres et des exclus un reflet de la tendresse du Père ». Attention toutefois, prévient le Pape, à ce que l’Eglise ne soit pas qu’une simple « belle ONG ».

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Le Pape salue également les 1500 ans de l’Abbaye de Saint-Maurice, « impressionnant témoignage de vie religieuse sans interruption, un fait exceptionnel dans toute l’Europe. » Cet exemple et ce témoignage doivent encourager les évêques à « paître le troupeau, en marchant selon les circonstances devant, au milieu et derrière » pour éviter que les « belles églises et les monastères » ne deviennent des musées.

Pour assurer sa mission, les évêques suisses doivent veiller « à poursuivre leurs efforts pour la formation des séminaristes »« Il y a là un enjeu pour l’avenir de l’Église. Elle a besoin de prêtres qui, en plus d’une familiarité solide avec la Tradition et avec le Magistère, se laissent rencontrer par le Christ et, rendus conformes à lui, conduisent les hommes sur ses chemins ». Les évêques sont donc invités par le Pape à « veiller » sur leurs prêtres « et à leur consacrer du temps, surtout s’ils se sont éloignés et ont oublié le sens de la paternité épiscopale, ou pensent ne pas en avoir besoin. Un dialogue humble, vrai et fraternel permet souvent un nouveau départ. »

A l’attention portée aux prêtres, s’ajoute celle portée aux laïcs avec qui l’épiscopat a développé une collaboration « nécessaire ». Le Pape appelle les évêques à bien veiller à ce que les « différences entre le service commun des fidèles et celui des religieux » soient respectées et à ce que le personnel soit choisi avec « soin ». C’est ainsi que les laïcs pourront « s’intégrer complétement dans l’Eglise, d’y assumer leur propre rôle ».

Dans un pays qui a légalisé l’euthanasie, le Pape incite l’épiscopat suisse à se « prononcer de manière claire sur les problèmes de société alors que certaines personnes sont tentées de s’éloigner de la réalité de la dimension sociale de l’Evangile. » Et d’encourager les évêques à présenter l’Evangile « dans son intégralité » afin d’atteindre « les personnes qui se débattent parmi les difficultés de la vie quotidienne, qui cherchent à donner un sens à leur propre vie ou qui se sont éloignées de l’Eglise. Confuses ou concentrées sur elles-mêmes, elles se laissent séduire par des modes de penser qui nient délibérément la dimension transcendante de l’homme, de la vie et des rapports humains, en particulier face à la souffrance et à la mort ».

Concernant les relations avec les cantons, le Pape espère que le Vadémécum en cours de préparation, « représentera un pas ultérieur sur la route de la clarification et de la compréhension réciproque » quant à la différence entre les fonctions des entités publiques et les structures de l’Eglise catholique. Pas question pour le Pape que ces structures publiques « puissent imposer à travers leurs ressources financières un style de vie peu cohérent avec le Christ, qui était pauvre »

Le Pape François, dans l'avion de retour de Turquie, rencontre les journalistes

dimanche, 30 novembre 2014

Turquie: le Pape demande aux musulmans une condamnation mondiale du terrorisme

“J’ai dit au président, qu’il serait beau que tous les leaders musulmans - qu’ils soient responsables politiques, religieux ou universitaires - le disent clairement, qu’ils condamnent cela (le terrorisme, ndlr), car cela peut aider la majorité du peuple musulman“.

 

Pape François

 

A bord de l'avion papal -le 30/11/2014 à 22:02:00 Agence I.Media

 

De retour de Turquie, le pape François demande aux musulmans “une condamnation mondiale“ du terrorisme.

 

A bord de l’avion qui le ramenait d’Istanbul (Turquie), le pape François a souhaité “une condamnation mondiale“ des actes de terrorisme de la part de “tous les leaders musulmans“, le 30 novembre 2014. Le pape a également dénoncé les actes de “christianophobie“, rappelant que chrétiens du Moyen-Orient étaient “chassés“. Au cours d’une longue conférence de presse, il a aussi évoqué sa prière “pour la paix“ à la Mosquée bleue ou encore le dialogue avec l’orthodoxie.

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Entre Istanbul et Rome (Italie), le pape François a librement répondu aux questions des journalistes embarqués à bord, pendant 45 minutes. Interpellé sur l’islamophobie croissante évoquée devant lui deux jours plus tôt par le président turc Recep Tayyip Erdogan, le pape François a indiqué que de “nombreux musulmans“ étaient en effet “offensés“ et ne se reconnaissaient pas lorsque leur religion était associée aux “actes terroristes“. “Le Coran, a expliqué le pontife, est un livre prophétique de paix“.

 

“On ne peut pas dire que tous les musulmans sont des terroristes, comme on ne peut pas dire que tous les chrétiens sont des fondamentalistes… parce que nous en avons aussi ! Dans toutes les religions il y a des petits groupes“, a commenté le pape.

 

Une condamnation claire

 

“J’ai dit au président, a rapporté le pape, qu’il serait beau que tous les leaders musulmans - qu’ils soient responsables politiques, religieux ou universitaires - le disent clairement, qu’ils condamnent cela (le terrorisme, ndlr), car cela peut aider la majorité du peuple musulman“. Et le pape François de poursuivre : “Nous avons tous besoin d’une condamnation mondiale, y compris des musulmans (…) qui disent ‘nous ne sommes pas cela, le Coran ce n’est pas cela’“.

 

Le pape a également évoqué les actes de “christianophobie“. “Je ne veux pas utiliser de paroles doucereuses : les chrétiens sont chassés, au Moyen-Orient“, a affirmé le pape avant de poursuivre : “Certaines fois, comme on l’a vu en Irak, dans la région de Mossoul, ils doivent s’en aller, tout laisser, ou ils doivent payer la taxe, ce qui ensuite ne sert à rien“.

 

A la demande de savoir pourquoi il n’avait pas pu visiter un camp de réfugiés lors de son séjour en Turquie, le pape François a confié qu’il le souhaitait mais que le temps lui avait manqué et que cela n’avait pas été possible “pour de nombreuses raisons“. La Turquie, semble-t-il, ne voyait pas d’un très bon œil une telle visite. Le pape a aussi confirmé qu’il souhaitait toujours se rendre en Irak, mais que ce n’était pas possible “pour le moment“ et qu’il risquait de “créer un problème assez sérieux aux autorités“, notamment “de sécurité“.

 

Prière à la Mosquée bleue

 

(Note personnelle: rappel de l'intervention de Benoît durant la catéchèse suivant son voyage en Turquie: "la Divine Providence m'a donné d'accomplir, presque à la fin de mon voyage, un geste qui n'était pas prévu au début, et qui s'est révélé très significatif: la visite à la célèbre Mosquée bleue d'Istanbul. En m'arrêtant quelques minutes pour me recueillir en ce lieu de prière, je me suis adressé à l'unique Seigneur du ciel et de la terre, Père miséricorideux de l'humanité tout entière. Puissent tous les croyants se reconnaître comme ses créatures et rendre le témoignage d'une véritable fraternité!")

 

En termes de dialogue interreligieux, le pape a souhaité qu’ait lieu “un saut qualitatif“, souhaitant “un dialogue entre personnes religieuses d’appartenances diverses“, un échange “d’expérience religieuse“, et non de la “théologie“. Interpellé sur le sens de son temps de recueillement à la Mosquée bleue d’Istanbul, la veille, le pape François a d’abord confié être venu en Turquie “en pèlerin“ et non “en touriste“. “J’ai ressenti le besoin de prier“, a alors confié le pape à propos de sa visite de la célèbre et somptueuse mosquée, où l’accompagnait le Grand mufti de la ville.

 

“J’ai prié pour la Turquie, pour la paix, pour le mufti, pour tous, pour moi qui en ai besoin, mais j’ai surtout prié pour la paix“, a encore affirmé le pontife, confiant qu’il avait prié ainsi : “Seigneur, finissons-en avec les guerres“.

 

Au cours de sa rencontre avec la presse, le pape a également assuré ne pas avoir évoqué avec le président Erdogan la question de l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne. Devant les journalistes, s’il a évité de se prononcer sur le génocide arménien, le pape a cependant espéré avec force la réouverture de la frontière entre la Turquie et l’Arménie.

 

L’unité sans les théologiens

 

Concernant l’aspect œcuménique de son séjour, le pape est revenu sur l’unité entre catholiques et orthodoxes, assurant qu’il ne fallait pas “attendre que les théologiens se mettent d’accord“ car “cela n’arrivera jamais“, mais favoriser “l’œcuménisme spirituel“, à savoir “prier ensemble, travailler ensemble, enseigner ensemble“. Il a aussi évoqué une nouvelle fois “l’œcuménisme du sang“ avec la présence de martyrs dans toutes les confessions chrétiennes.

 

Concernant le dialogue avec le Patriarcat orthodoxe russe, le pape François a indiqué avoir fait savoir au patriarche Cyril sa volonté de le retrouver. “Tu m’appelles, je viens“, a ainsi résumé le pape. “Tous les deux nous voulons nous rencontrer et aller de l’avant“, a-t-il encore assuré, confiant que le patriarche russe était actuellement empêché par la guerre en cours en Ukraine. Dans une référence aux difficultés avec Moscou, le pontife a aussi souhaité la fin de “l’uniatisme“. “Les Eglises orientales catholiques ont vraiment le droit d’exister, mais l’uniatisme est un mot d’une autre époque, a-t-il assuré, il faut trouver une autre voie“.

 

Pour favoriser le dialogue œcuménique, le pape François a aussi souhaité que chaque Eglise soit moins “autoréférentielle“, qu’elle “cesse de se refléter elle-même“ au risque de devenir “une ONG théologique“. Il a aussi souhaité que catholiques et orthodoxes puissent trouver “un point d’accord à la lumière du premier millénaire“ sur la “primauté“.

 

Enfin, interpellé sur les remous du récent synode sur la famille autour de l’attitude de l’Eglise à l’égard des homosexuels, le pape François a longuement répondu sur la méthode choisie lors de cette assemblée. Très habilement, il a cependant sciemment évité d’évoquer directement la question des personnes homosexuelles après avoir souhaité que les journalistes ne cherchent pas toujours “le plus éclatant“ car “les gens ont besoin d’être informés sur le voyage“

.

“Le synode est un parcours, c’est un chemin“, a alors expliqué le pape François avant de poursuivre sur la méthodologie qui avait été sous le feu des critiques : “Ce n’est pas un parlement, c’est un espace protégé pour que l’Esprit saint puisse parler“. Avant de répondre à dix d’entre eux, le pape avait salué un à un les 65 journalistes qui l’accompagnaient. Au cours de cette rencontre, il a par ailleurs adressé ses “meilleurs vœux“ à la chaîne de télévision catholique française KTO qui s’apprête à fêter ses 15 ans.

 

A bord de l’avion papal, Antoine-Marie Izoard, I.MEDIA

Turquie: le Pape François lance un appel pour résoudre les conflits qui causent l'émigration

A Istanbul, le Pape visite des enfants réfugiés

Le Pape François lance un appel pour résoudre les conflits qui causent l'émigration

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Chers jeunes,

J’ai beaucoup désiré cette rencontre avec vous, qui provenez de la Turquie, de la Syrie, de l’Irak et de divers pays du Moyen Orient et de l’Afrique. Vous êtes ici des représentants de centaines de jeunes de votre âge, dont beaucoup sont réfugiés et déplacés, quotidiennement assistés par les Salésiens. Je veux vous manifester ma participation à votre souffrance et j’espère que ma visite, avec la grâce du Seigneur, pourra vous donner un peu de consolation dans votre situation difficile. Elle est la triste conséquence des conflits exacerbés et de la guerre, qui est toujours un mal et n’est jamais la solution des problèmes, mais plutôt en crée d’autres.

Les réfugiés, comme vous, se trouvent souvent privés, parfois pour longtemps, des biens fondamentaux : une habitation digne, l’assistance sanitaire, l’éducation, le travail. Ils ont dû abandonner non seulement des réalités matérielles, mais surtout la liberté, la proximité des membres de la famille, leur milieu vital et les traditions culturelles. Les conditions dégradantes dans lesquelles de nombreux réfugiés doivent vivre sont intolérables ! Pour cela, il faut tout mettre en œuvre pour éliminer les causes de cette réalité.

Le Pape François lance un appel pour résoudre les conflits qui causent l'émigration 

Je lance un appel à une plus grande convergence internationale destinée à résoudre les conflits qui ensanglantent vos terres d’origine, à contrecarrer les autres causes qui poussent les personnes à laisser leur patrie et à promouvoir les conditions pour qu’elles puissent y rester ou y retourner. J’encourage tous ceux qui œuvrent généreusement et honnêtement pour la justice et la paix à ne pas perdre courage. Je m’adresse aux Chefs politiques, afin qu’ils tiennent compte du fait que la grande majorité de leurs populations aspire à la paix, même si parfois elle n’a plus la force ni la voix pour la demander !

De nombreuses organisations font beaucoup pour les réfugiés ; je suis heureux en particulier de l’œuvre efficace de beaucoup d’institutions catholiques, qui offrent une aide généreuse à de nombreuses personnes dans le besoin, sans aucune discrimination. Aux Autorités turques, je désire exprimer une vive reconnaissance pour le grand effort accompli dans l’assistance aux réfugiés, spécialement aux réfugiés syriens et irakiens, et pour l’engagement concret en vue de chercher à satisfaire leurs exigences. Je souhaite que le soutien nécessaire de la communauté internationale ne fasse pas non plus défaut.

Chers jeunes, ne vous découragez pas. Avec l’aide de Dieu, continuez à espérer dans un avenir meilleur, malgré les difficultés et les obstacles que vous affrontez maintenant. L’Église catholique, à travers le précieux travail des Salésiens aussi, vous est proche, et en plus d’autres aides, elle vous offre la possibilité de prendre soin de votre instruction et de votre formation. Souvenez-vous toujours que Dieu n’oublie aucun de ses enfants, et que les plus petits et les plus souffrants sont plus proches de son cœur de Père.

Pour ma part, avec toute l’Église, je continuerai à m’adresser avec confiance au Seigneur, en lui demandant d’inspirer ceux qui occupent des postes de responsabilité, afin qu’ils promeuvent la justice, la sécurité et la paix sans hésitation et de manière vraiment concrète. À travers ses organisations sociales et caritatives, l’Église restera à vos côtés et continuera à soutenir votre cause à la face du monde.

Que Dieu vous bénisse tous !

Entrer en Avent avec la lecture de Jésus de Nazareth de Joseph Ratzinger-Benoît XVI

Oeuvres complètes de Joseph Ratzinger

Editions Parole et Silence

 

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Joseph RATINER

Jésus de Nazareth – Œuvres Complètes

La figure et le message

 

Les éditions Parole et Silence, en partenariat avec la Libreria Editrice Vaticana, commencent la publication des Opera omnia de Joseph Ratzinger par le sixième volume qui regroupe les trois livres sur "Jésus de Nazareth" parus en 2007, 2011 et 2012 dans une édition des textes revue et corrigée.  

 

«En y incluant les trois volumes sur Jésus de Nazareth, publiés durant le pontificat du Pape Benoît XVI - souligne dans la préface Mgr Gerhard Ludwig Müller, préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi et responsable de la publication de l'Opera omnia - on a voulu rendre hommage à cette recherche inlassable qui a guidé Joseph Ratzinger dans la rédaction du manuscrit. 

 

Depuis soixante ans, les différents thèmes de la christologie sont au centre de son activité et de son enseignement en tant que professeur, en tant qu'évêque et en tant que Pape». 

 

L'ordre adopté pour recueillir et présenter les trois livres - ne correspond pas à l'ordre de leur publication : il suit la chronologie des Evangiles.

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Cette lecture nourrit notre foi et nous plonge dans le Jésus de l'histoire, le Jésus de la foi. Les Ecritures sont convaincantes. Bien qu'elles n'aient pas le style historique, telle que nous l'entendons aujourd'hui, elles nous permettent de nourrir l'intelligence de la foi.

 

Saint Augustin nous rappelle que nous recevons les saintes Ecritures de l'Eglise: "je ne croirais pas aux Ecritures si l'Eglise ne m'y invitait". En effet, l'Ecriture ne dit pas qu'est-ce que l'Ecriture. Il faut donc une source extérieure et homogène à celle-ci: Tradition et Ecritures sont liés. C'est bien l'Eglise qui a pour ainsi dire le "copyright" de l'ensemble de l'Ecriture. Autour de Pierre, l'Eglise a reconnu quels livres étaient inspirés par l'Esprit-Saint, laissant alors de côté de apocryphes. 

 

Raisonnablement, on apprendra que Marie fut toujours vierge (avant, pendant et après l'enfantement), qu'elle n'a pas eu d'autres enfants. Jésus n'a pas eu des frères et soeurs de sang, si ce n'est des cousins, qualifiés de frères et soeurs dans le langage et la culture de l'époque. Cette manière de parler existe encore chez les chrétiens d'Irak, les Chaldéens. 

 

Progressons ensemble par la lecture, la méditation et la prière. Bon en avant, Bon Avent !

samedi, 29 novembre 2014

Le Pape François n'a pas prié dans la Mosquée Bleue

RTS trouve des mots assez justes: "Au côté du mufti qui priait, le souverain pontife s'est livré à une méditation, les yeux fermés et les mains jointes, comme l'avait fait son prédécesseur Benoît XVI en 2006".

Dans la Mosquée Bleue d'Istanbul, le Pape François a prié intérieurement, dans son coeur

Pourtant, Reuters et le Figaro avancent que le Pape François aurait prié dans la Mosquée Bleue. 

Pour être précis, afin de ne pas tomber dans l'opposition entre le Pape et le pape émérite et le syncrétisme ou le relativisme, François, tout comme Benoît XVI, a prié intérieurement dans un moment d'adoration silencieuse ( cf. adoration silencieuse, communiqué de presse de la salle de presse du Saint-Siège).

Lors du rassemblement d'Assise, saint Jean-Paul II avait convoqué toutes les religions du monde pour prier pour la Paix. Le Cardinal Ratzinger trouva la juste formule: "nous ne prions pas ensemble ( ndlr: nous ne confondons pas les dieux ), mais nous sommes ensemble pour prier". 

Istanbul, Mosquée Bleue: le Pape François prie Dieu dans le temple de son coeur

L'adoration silencieuse, la prière du Pape fut dans le temple de son coeur. 

Le Pape François est déformé, mais d'une autre manière que le Pape Benoît XVI, donnant ainsi l'illusion que "les lignes" ont changé. La polémique, le contraste sont bien le moteur ou l'essence de l'info. 

Les images valent plus que les longs discours, les analyses subjectives qui engendrent ces clivages.  

Istanbul: le Pape François demande la bénédiction au patriarche orthodoxe: un geste et une photo pour l'histoire

Pape François au patriarche orthodoxe Bartholomée Ier :

"je vous demande une faveur: de me bénir moi et l'Eglise de Rome" 

 

 
Istanbul (Turquie) - le 29/11/2014 à 19:39:00 Agence I.Media

Œcuménisme : Au Phanar, le pape François s’incline devant le patriarche Bartholomée 1er

Au siège du Patriarcat de Constantinople, à Istanbul (Turquie), le pape François et le patriarche orthodoxe Bartholomée 1er ont présidé ensemble une prière œcuménique, le 29 novembre 2014 en fin d’après-midi. Au cours de ce temps de prière, dans l’église patriarcale Saint-Georges du Phanar, le pape s’est abaissé devant le patriarche en lui demandant sa bénédiction, dans un geste inédit.


© CTV

Au rythme des chants de la liturgie byzantine, un chœur orthodoxe a prié pour le pape, le patriarche et l’unité de l’Eglise. Prenant la parole, en grec, le patriarche Bartholomée 1er a souhaité que catholiques et orthodoxes puissent “retrouver la pleine communion“, en particulier “en des temps difficiles pour l’humanité et le monde“. “C’est une époque tourmentée pour le monde entier“, a confié par la suite à I.MEDIA le métropolite Emmanuel, métropolite orthodoxe grec de France présent à cette prière, évoquant en particulier la situation en cours au Moyen-Orient. 

Bénissez-moi !

C’est devant l’imposante iconostase de l’église du Phanar que le pape a ensuite pris la parole. “Ce soir, a-t-il confié, mon âme est remplie de gratitude envers Dieu qui m’accorde de me trouver ici pour prier avec votre sainteté et avec cette Eglise sœur, au terme d’une intense journée de visite apostolique“. 

Puis, alors qu’il concluait son intervention, le pape François a fait un geste inattendu. Il a ainsi demandé une “faveur“ au patriarche orthodoxe : “Bénissez-moi et bénissez l’Eglise de Rome“. Le patriarche a hésité un moment devant le pape qui baissait la tête, il l’a alors embrassé. Puis le pape a glissé quelque chose à l’oreille du patriarche qui l’a alors embrassé sur le haut du crâne, sur sa calotte blanche.

Les deux hommes ont ensuite récité le Notre-Père et béni religieux et fidèles présents avant de rejoindre les appartements du patriarche. Dans une ambiance particulièrement cordiale, avec nombre de métropolites et toute la suite papale, ils ont procédé à un échange de cadeaux au terme d’un entretien privé.

A Istanbul, Antoine-Marie Izoard, I.MEDIA

Le Pape François en Turquie, sur les pas de Benoît XVI

François et Benoît XVI dans la Mosquée Bleue d'Istanbul

Le Pape, contrairement à l'affirmation de l'agence Reuters, n'a pas prié dans la Mosquée Bleue, sinon ce serait laisser la place au relativisme et au syncrétisme, mais il s'est recueilli intérieurement.  

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Le cliché de Benoît XVI avait mis fin à la polémique médiatique monidale du célèbre discours de Ratisbonne ( Photo I.Media )

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Le club de foot du Real de Madrid perd la croix face aux sponsors musulmans

Le club de foot du Real de Madrid perd la croix face aux sponsors musulmans

La croix figurant au sommet de l'écusson a été supprimée sur les cartes de crédit de la Banque nationale d'Abou Dhabi. [RTS]

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Lien RTS

Turquie: le Pape, pèlerin de la paix, fustige le terrorisme

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A l'instar de Benoît XVI, le Pape François s'est recueilli intérieurement dans la Mosquée Bleue (Photo I.Media)

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Le Pape en Turquie pour favoriser le dialogue et la paix 

Cité du Vatican, 28 novembre 2014 (VIS). Pour son sixième voyage apostolique, le Saint-Père a quitté ce matin Rome à destination d'Ankara. 

Pape François: le terrorisme et le fondamentalisme instrumentalisent la religion

Avec l’aide de Dieu, nous pouvons et nous devons toujours renouveler le courage de la paix. Cette attitude conduit à utiliser avec loyauté, patience et détermination tous les moyens de négociation, et à atteindre ainsi des objectifs concrets de paix et de développement durable. Pour atteindre un tel objectif, une contribution importante peut venir du dialogue inter-religieux et inter-culturel, de manière à bannir toute forme de fondamentalisme et de terrorisme, qui humilie gravement la dignité de tous les hommes et instrumentalise la religion.

Pour cela il faut opposer au fanatisme et au fondamentalisme, aux phobies irrationnelles qui encouragent incompréhensions et discriminations, la solidarité de tous les croyants, ayant pour piliers le respect de la vie humaine, de la liberté religieuse qui est liberté de culte et liberté de vivre selon l’éthique religieuse, l’effort de garantir à tous le nécessaire pour une vie digne, et la protection de l'environnement naturel.

C'est de cela qu’ont besoin, avec une urgence particulière, les peuples et les états du proche et moyen Orient, pour pouvoir finalement inverser la tendance et poursuivre avec succès un processus de pacification par le rejet de la guerre et de la violence, ainsi que par la recherche du dialogue, du droit et de la justice.

Malheureusement nous sommes encore témoins de graves conflits. En Syrie et en Irak, en particulier, la violence terroriste ne semble pas s’apaiser. On enregistre la violation des lois humanitaires les plus élémentaires à l'encontre des prisonniers et de groupes ethniques entiers. Il y a eu, et ont lieu encore, de graves persécutions aux dépens de groupes minoritaires, notamment chrétiens et les Yézidis.

Des centaines de milliers de personnes ont été contraintes à abandonner leurs maisons et leur patrie pour pouvoir sauver leur vie et rester fidèles à leur credo. La Turquie, en accueillant généreusement un grand nombre de réfugiés, est directement impliquée à ses frontières par les effets de cette dramatique situation, et la communauté internationale a l’obligation morale de l'aider à prendre soin des réfugiés.

Pape François: Syrie, Irak licite d'arrêter l'agresseur, mais pas que réponse militaire

Avec la nécessaire assistance humanitaire, on ne peut pas rester indifférent face à ce qui a provoqué ces tragédies. En répétant qu’il est licite d’arrêter l’injuste agresseur, cependant toujours dans le respect du droit international, je veux aussi rappeler qu’on ne peut confier la résolution du problème à la seule réponse militaire.

Un engagement commun fort, fondé sur la confiance réciproque, est nécessaire, qui rende possible une paix durable et permette de destiner finalement les ressources, non aux armements, mais aux vraies luttes dignes de l’homme, celle contre la faim et les maladies, celle pour le développement durable et la sauvegarde de la création, contre de nombreuses formes de pauvreté et de marginalité qui ne manquent pas dans le monde moderne. 

La Turquie, par son histoire, en raison de sa position géographique et à cause de l’importance qu’elle revêt dans la région, a une grande responsabilité. Ses choix et son exemple possèdent une portée spéciale et peuvent être d’une aide importante en favorisant une rencontre de civilisations et en indiquant des voies praticables de paix et d’authentique progrès. Que le Très Haut bénisse et protège la Turquie et l’aide à être un artisan de paix efficace et convaincu!".

vendredi, 28 novembre 2014

Diocèse de Lausanne-Genève et Fribourg (Neuchâtel): Quête pour l'Université de Fribourg

Suite à la provocation du doctorat à Judith Butler, boycotter la quête serait se mettre un dramatique auto-goal, en donnant justement raison à ceux qui veulent supprimer le soutien et la présence catholique à l'intérieur de l'Université de Fribourg. 

 

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Le diocèse de Lausanne-Genève et Fribourg soutient la quête pour l'Université

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Source

 

En 1949, les évêques suisses s’engageaient à soutenir financièrement l’Université de Fribourg, université d’état fondée pour former les catholiques de Suisse. Ils ont alors signé une convention avec le Conseil d’Etat pour fixer les modalités de leur engagement. Cette convention scellait la constitution du Conseil de l’Université.

 

Le Conseil de l’Université est un organe consultatif du Conseil d’Etat, chargé de donner un préavis sur les questions stratégiques concernant l’Université de Fribourg. Il est aussi responsable de l’argent qui échoit à l’Université de Fribourg grâce à la quête du dimanche universitaire (1er dimanche de l’Avent).

Quête pour toute l'Université de Fribourg

Le produit de la quête est explicitement destiné à toute l’Université. Il n’est donc pas réservé à la seule faculté de théologie et a contribué à la réalisation de nombreux projets et instituts. 

Les sommes récoltées chaque année servent notamment à la création d’un pôle de compétences en éthique chrétienne à l’Université de Fribourg, au programme interdisciplinaire d’études catholiques, à la cotisation à la Fédération internationale des Universités catholiques, à l’organisation du Forum des religions, à des bourses pour étudiants de pays en voie de développement, à l’accompagnement des étudiants en théologie, au département de théologie pastorale.

 

Plus d'info sur le site de l'Université de Fribourg

 

mercredi, 26 novembre 2014

Les deux images de l'Europe du Pape François: l'arbre et le polyèdre

Autre discours résumé: devant le Parlement européen

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N.B. ( Le Conseil de l'Europe - la Suisse y participe - est distinct du Parlement européen - la Suisse n'est pas membre )

 

Devant le Conseil de l'Europe: extraits: 

 

Dans un long discours, Le Pape François a utilisé deux images, symboles ou paraboles pour décrire l'Europe:

 

- la première provient d'un poète italien Clemente Rebora, qui a écrit un poème sur un peuplier. 

 

- le seconde provient de la géométrie: le polyèdre. 

 

L'Europe vu comme un arbre avec ses branches, son tronc et ses racines

 

poplars-473295_150.jpg... C’est pourquoi, en cette enceinte, je ressens le devoir de rappeler l’importance de l’apport et de la responsabilité de l’Europe dans le développement culturel de l’humanité.

 

Je voudrais le faire en partant d’une image que j’emprunte à un poète italien du XXème siècle, Clemente Rebora, qui, dans l’une de ses poésies, décrit un peuplier, avec ses branches élevées vers le ciel et agitées par le vent, son tronc solide et ferme, ainsi que ses racines profondes qui s’enfoncent dans la terre[7]. En un certain sens, nous pouvons penser à l’Europe à la lumière de cette image.

 

Rebora: « le tronc s’enfonce là où il y a davantage de vrai »[8]. Les racines s’aliment de la vérité, qui constitue la nourriture, la sève vitale de n’importe quelle société qui désire être vraiment libre, humaine et solidaire.  ….

 

Il faut en suite garder bien présent à l’esprit que sans cette recherche de la vérité, chacun devient la mesure de soi-même et de son propre agir, ouvrant la voie à l’affirmation subjective des droits, de sorte qu’à la conception de droit humain, qui a en soi une portée universelle, se substitue l’idée de droit individualiste. …..

 

Un tel individualisme rend humainement pauvre et culturellement stérile, parce qu’il rompt de fait les racines fécondes sur lesquelles se greffe l’arbre. De l’individualisme indifférent naît le culte de l’opulence, auquel correspond la culture de déchet dans laquelle nous sommes immergés. Nous avons, de fait, trop de choses, qui souvent ne servent pas, mais nous ne sommes plus en mesure de construire d’authentiques relations humaines, empreintes de vérité et de respect mutuel.

 

Ainsi, aujourd’hui nous avons devant les yeux l’image d’une Europe blessée, à cause des nombreuses épreuves du passé, mais aussi à cause des crises actuelles, qu’elle ne semble plus capable d’affronter avec la vitalité et l’énergie d’autrefois. Une Europe un peu fatiguée, pessimiste, qui se sent assiégée par les nouveautés provenant d’autres continents.

 

À l’Europe, nous pouvons demander : où est ta vigueur ? Où est cette tension vers un idéal qui a animé ton histoire  et l’a rendue grande? Où est ton esprit d’entreprise et de curiosité ? Où est ta soif de vérité, que jusqu’à présent tu as communiquée au monde avec passion ?

 

De la réponse à ces questions, dépendra l’avenir du continent. D’autre part – pour revenir à l’image de Rebora – un tronc sans racines peut continuer d’avoir une apparence de vie, mais à l’intérieur il se vide et meurt. L’Europe doit réfléchir pour savoir si son immense patrimoine humain, artistique, technique, social, politique, économique et religieux est un simple héritage de musée du passé, ou bien si elle est encore capable d’inspirer la culture et d’ouvrir ses trésors à l’humanité entière. Dans la réponse à cette interrogation, le Conseil de l’Europe avec ses institutions a un rôle de première importance.

 

Je pense particulièrement au rôle de la Cour Européenne des Droits de l’Homme, qui constitue en quelque sorte la ‘‘conscience’’ de l’Europe pour le respect des droits humains. Je souhaite que cette conscience murisse toujours plus, non par  un simple consensus entre les parties, mais comme fruit de la tension vers ces racines profondes, qui constituent les fondements sur lesquels les Pères fondateurs de l’Europe contemporaine ont choisi de construire.

 

L'Europe: des racines à la multipolarité

 

Avec les racines – qu’il faut chercher, trouver et maintenir vivantes par l’exercice quotidien de la mémoire, puisqu’elles constituent le patrimoine génétique de l’Europe – il y a les défis actuels du continent qui nous obligent à une créativité continue, pour que ces racines soient fécondes aujourd’hui et se projettent vers des utopies de l’avenir. Je me permets d’en mentionner seulement deux : le défi de la multipolarité .....

 

L’histoire de l’Europe peut nous amener à concevoir celle-ci naïvement comme une bipolarité, ou tout au plus comme une tripolarité (pensons à l’antique conception : Rome – Byzance – Moscou), et à nous mouvoir à l’intérieur de ce schéma, fruit de réductionnismes géopolitiques hégémoniques, dans l’interprétation du présent et dans la projection vers l’utopie de l’avenir.

 

Aujourd’hui, les choses ne se présentent pas ainsi et nous pouvons légitimement parler d’une Europe multipolaire. Les tensions – aussi bien celles qui construisent que celles qui détruisent – se produisent entre de multiples pôles culturels, religieux et politiques. L’Europe aujourd’hui affronte le défi de «globaliser» mais de manière originale cette multipolarité.

 

Les cultures ne s’identifient pas nécessairement avec les pays : certains d’entre eux ont diverses cultures et certaines cultures s’expriment dans divers pays. Il en est de même des expressions politiques, religieuses et associatives.

 

Globaliser de manière originale – je souligne cela : de manière originale – la multipolarité comporte le défi d’une harmonie constructive, libérée d’hégémonies qui, bien qu’elles semblent pragmatiquement faciliter le chemin, finissent par détruire l’originalité culturelle et religieuse des peuples.

 

Aujourd’hui, les choses ne se présentent pas ainsi et nous pouvons légitimement parler d’une Europe multipolaire. 

 

Une Europe multipolaire, non comme une sphère, mais un polyèdre

 

polyhedra-299879_150.jpgParler de la multipolarité européenne signifie parler de peuples qui naissent, croissent et se projettent vers l’avenir. La tâche de globaliser la multipolarité de l’Europe, nous ne pouvons pas l’imaginer avec l’image de la sphère – dans laquelle tout est égal et ordonné, mais qui en définitive est réductrice puisque chaque point est équidistant du centre – mais plutôt avec celle du polyèdre, où l’unité harmonique du tout conserve la particularité de chacune des parties. Aujourd’hui, l’Europe est multipolaire dans ses relations et ses tensions ; on ne peut ni penser ni construire l’Europe sans assumer à fond cette réalité multipolaire.

 

Le christianisme ne réduit pas la raison et la raison fait face au fondamentalisme religieux, ennemi de Dieu

 

C’est dans cette logique qu’il faut comprendre l’apport que le christianisme peut fournir aujourd’hui au développement culturel et social européen dans le cadre d’une relation correcte entre religion et société. Dans la vision chrétienne, raison et foi, religion et société sont appelées à s’éclairer réciproquement, en se soutenant mutuellement et, si nécessaire, en se purifiant les unes les autres des extrémismes idéologiques dans lesquelles elles peuvent tomber.

 

La société européenne tout entière ne peut que tirer profit d’un lien renouvelé entre les deux domaines, soit pour faire face à un fondamentalisme religieux qui est surtout ennemi de Dieu, soit pour remédier à une raison « réduite », qui ne fait pas honneur à l’homme.

 

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Autre lien: Famille Chrétienne / I.Media: le Pape a écrit une page de l'histoire