mardi, 09 février 2010

BHL défend BXVI

images.jpegBHL défend Benoît XVI et Pie XII dans un entretien au Journal du Dimanche

JDD - Certains lecteurs de votre livre L’Idéologie française, sur les racines de Vichy, n’ont pas compris que vous souteniez Benoît XVI et Pie XII dans une de vos dernières chroniques du Point

BHL - Eh bien, c’est qu’ils m’avaient mal lu. L’Idéologie française était une critique du maurrassisme et du paganisme, pas du christianisme. Alors,Benoît XVI, je tente de le lire avec attention. Et, sur les relations judéo-chrétiennes, les procès d’intention systématiques qui lui sont faits sont juste incompréhensibles: outre qu’il met le débat à un niveau intellectuel élevé, il se situe dans la continuité totale de son prédécesseur, Jean-Paul II !

Quant à Pie XII, je demande simplement qu’on s’en tienne aux faits. Le fait est que, contrairement à ce que répètent en boucle les crétins, la plupart des archives sont ouvertes et consultables. Le fait est que, dans le silence assourdissant du monde entier sur la Shoah, il a été plutôt le moins silencieux de tous. Le fait est qu’il a, sans avions ni canons, plus dit et plus fait que Churchill, Roosevelt et de Gaulle réunis. Bien sûr qu’il aurait pu dire et faire davantage. Tout le monde peut toujours dire et faire davantage. Mais le présenter comme le "pape d’Hitler", broder inlassablement sur ce fameux"silence de Pie XII" est absurde et assez dégueulasse...

source: Blog de Patrice de Plunkett

Benoît XVI: tolérance zéro

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Ceux qui, dans l'Eglise, ont violé les droits des enfants doivent être jugés

A propos du scandale mondial des prêtres pédophiles, le Pape Benoît XVI parle aussi clairement que Jésus: "celui qui scandalise un des ses petits qui croient, cela serait mieux qu'on lui passe au cou une pierre que porte les ânes et qu'on le jette à la mer". Dans un article du "Corriere della Sera", Gian Guido Vecchi cite le discours, prononcé devant l'assembée du conseil pontifical pour la famille, qui condamne la pédophilie et promeut la tolérance zéro. Le Pape a rappelé qu'au long des siècles, avec l'exemple du Christ, l'Eglise "a promu la dignité humaine et les droits des enfants en prenant soins d'eux... malheureusement, dans divers cas, des membres de l'Eglise, agissant en sens contraire à cet engagement, ont violé de tels droits". Un évêque a confessé que les "souffrances des enfants étaient subordonnées à la protection de l'Eglise afin d'éviter le scandale".

Des cas se sont passés à Boston avec 540 abus, en Irlande où la "Commission Report" a découvert 320 cas uniquement dans le diocèse de Dublin. Aujourd'hui, l'Allemagne est aussi touchée. En 2001, le Cardinal Ratzinger a promu le document "Des graves délits" qui définit la compétence de la Congrégation pour la doctrine de la foi sur les crimes pédophiles. Cela n'était pas pour occulter ces crimes, parce que le Pape a parlé de "dégout, de trahison et de honte". Dans une semaine, tous les évêques irlandais seront à Rome, convoqués par le Pape.

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H2ONews: Pour le Pape, les mineurs ont droit à une famille unie.

L'affaire Boffo: la Secrétairie d'Etat communique

images.jpegImplication de Gian Maria Vian, ou du Cardinal Bertone, totalement infondée. Dino Boffo s'était auto-démissioné après un éditorial de Vittorio Feltri sur "Il Giornale" (propriété de la famille Berlusconi) l'accusant d'avoir été cité dans un tribunal pour homosexualité. Ces pièces juridiques seraient tombées entre les mains du journal, selon Feltri, par une personne bien informée. A noter que la secrétairie d'Etat ne dément pas les affaires d'homosexualité de Boffo, que Feltri avaient pourtant reconnues comme infondées par la suite.

COMMUNIQUE DE LA SECRETAIRERIE D'ETAT

VATICAN, 9 FEV. 2010 (VIS) - Nous rapportons ci-dessous le texte d'un communiqué de la Secrétairerie d'Etat rendu public aujourd'hui en fin de matinée :

"Depuis le 23 janvier se multiplient, surtout dans de nombreux médias italiens, les nouvelles et reconstitutions concernant les évènements liés à la démission du directeur du quotidien catholique italien 'Avvenire', avec l'intention évidente de montrer l'implication, dans cette affaire, du directeur de 'L'Osservatore Romano', arrivant même à insinuer la responsabilité du Cardinal Secrétaire d'Etat. Ces nouvelles et reconstitutions n'ont aucun fondement".

"En particulier, il est faux que les responsables de la Gendarmerie vaticane ou le directeur de 'L'Osservatore Romano' ont transmis des documents qui sont à la base de la démission, le 3 septembre dernier, du directeur d''Avvenire'; il est faux que le directeur de 'L'Osservatore Romano' a donné - ou même transmis ou confirmé de quelque manière que ce soit- des informations sur ces documents, et il est faux qu'il a écrit sous un pseudonyme ou inspiré des articles dans d'autres journaux".

"Il apparaît clair, par la multiplication des argumentations et des hypothèses les plus incroyables - reprises par les médias avec une consonance vraiment singulière - que tout est basé sur des convictions non fondées, dans l'intention d'attribuer au directeur de 'L'Osservatore Romano', de façon gratuite et calomnieuse, une action sans motif, irraisonnable, et mauvaise. Ce qui donne lieu à une campagne diffamatoire contre le Saint-Siège, qui implique le Souverain Pontife lui-même".

"Le Saint-Père Benoît XVI, qui a toujours été informé, déplore ces attaques injustes et injurieuses, renouvelle sa totale confiance à ses collaborateurs, et prie pour que ceux qui ont vraiment à cœur le bien de l'Eglise agissent par tous les moyens pour que triomphent la vérité et la justice".

Note: Pour Diego Contreras, professeur d'analyse des médias à l'Université pontificale de la Sainte Croix, Vittorio Feltri a joué au Zorro espagnol, cherchant à exicter le taureau afin qu'il attaque et certains médias sont tombés dans le piège tendu.

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Le Saint-Siège n'a aucune responsabilité dans la démission de Dino Boffo

ROME, Mardi 9 février 2010 (ZENIT.org)

Le Saint-Siège a assuré ce mardi, à travers un communiqué, que ni la secrétairerie d'Etat du pape, ni le directeur de « L'Osservatore Romano » ne sont impliqués dans les événements qui ont conduit à la démission, le 3 septembre dernier, du directeur du quotidien de la Conférence épiscopale italienne « Avvenire », M. Dino Boffo. « Depuis le 23 janvier, des nouvelles et des reconstructions concernant les événements liés à la démission du directeur du quotidien catholique italien « Avvenire » se multiplient, surtout dans de nombreux médias italiens, avec l'intention évidente de démontrer une implication dans cette affaire, du directeur de L'Osservatore Romano, en allant même jusqu'à insinuer une responsabilité du cardinal secrétaire d'Etat », lit-on dans le communiqué de la secrétairerie d'Etat. « Ces nouvelles et ces reconstructions sont sans fondement », est-il précisé.Les médias italiens accusent Giovanni Maria Vian, directeur de « L'Osservatore Romano » d'avoir remis, il y a plusieurs mois, un document faux et diffamatoire contre Dino Boffo, au quotidien « Il Giornale », qui appartient à la famille du président Silvio Berlusconi. Dans un article de première page, publié le 28 août 2009, le directeur de « Il Giornale », Vittorio Feltri, faisait allusion à un procès pour harcèlement contre Dino Boffo, en se basant sur ce document.Le 2 septembre, Vittorio Feltri annonçait qu'il avait obtenu les informations révélant la culpabilité de Dino Boffo, à travers les « services secrets » du Vatican, ce qui fut démenti, de manière catégorique, par le P. Federico Lombardi, directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, qui fit notamment remarquer qu'il n'existe pas de services secrets au Vatican.

Le 3 septembre, « Avvenire » rejetait en « 10 points » les accusations de « Il Giornale ». Le jour même, Dino Boffo présentait malgré tout sa démission de directeur de « Avvenire », ainsi que de la chaîne de télévision « Sat2000 » et de « Radio inBlu », à travers une lettre au président de la Conférence épiscopale italienne, le cardinal Angelo Bagnasco, expliquant qu'il ne souhaitait pas impliquer davantage l'Eglise dans cette affaire. Le cardinal italien accepta sa démission en lui transmettant ses « regrets », sa « profonde gratitude » et son « estime ».Le 19 septembre, le vaticaniste Sandro Magister revenait sur cette affaire dans son blog, accusant le directeur de « L'Osservatore Romano » Giovanni Maria Vian d'avoir soutenu la campagne contre Dino Boffo par un article signé avec le pseudonyme de Diana Alfieri, dans « Il Giornale » du 19 septembre.Le 4 décembre, Vittorio Feltri reconnaissait toutefois que « la reconstruction des faits décrits dans la note » qu'il avait reçue « ne correspond pas au contenu des actes du procès ». « Boffo a su attendre, malgré tout ce qui a été dit et écrit, en adoptant une attitude sobre et digne qui ne peut que susciter l'admiration », écrivait le directeur de « Il Giornale ».Le 30 janvier, Vittorio Feltri affirmait avoir reçu le document du casier judiciaire de Dino Boffo attestant le procès contre lui, à travers « une personnalité de l'Eglise de laquelle on doit se fier au plan institutionnel ». Une affirmation reprise par de nombreux journaux qui en ont déduit que la personne à laquelle se référait le directeur de « Il Giornale » était le directeur de « L'Osservatore Romano » ou le cardinal Bertone. Mais Vittorio Feltri lui-même a démenti ces affirmations en disant qu'il ne connaissait ni le directeur de « L'Osservatore Romano » ni le cardinal Bertone, qu'il ne les avait « jamais rencontrés ».

Dans le communiqué publié ce mardi, la secrétairerie d'Etat affirme qu' « il est faux que des responsables de la Gendarmerie vaticane ou le directeur de « L'Osservatore Romano » ont transmis des documents qui sont à la base de la démission, le 3 septembre dernier, du directeur de l' « Avvenire » ; il est faux que le directeur de « L'Osservatore Romano » a donné - ou en tous cas transmis ou confirmé de quelque manière que ce soit - des informations sur ces documents, et il est faux qu'il a écrit avec un pseudonyme, ou qu'il a inspiré des articles dans d'autres journaux ».« A mesure que se multiplient les argumentations et les hypothèses les plus incroyables - qui se répètent dans les médias avec une consonance vraiment singulière - on voit clairement que tout est basé sur des convictions infondées, avec l'intention d'attribuer au directeur de « L'Osservatore Romano », de manière gratuite et calomnieuse, une action non motivée, irraisonnée et méchante. Ceci donne lieu à une campagne de diffamation contre le Saint-Siège, qui implique le Pontife romain lui-même », ajoute la secrétairerie d'Etat.« Le Saint Père Benoît XVI, qui a constamment été informé, déplore ces attaques injustes et injurieuses, renouvelle une pleine confiance en ses collaborateurs et prie afin que ceux qui ont vraiment à coeur le bien de l'Eglise oeuvrent par tous les moyens pour que s'affirment la vérité et la justice », conclut-elle.

Jésus Colina

Que les yeux pour pleurer

32.jpgSelon Andrea Tornielli, citant une source de l'hebdomadaire allemand "Der Spiegel", il y aurait 94 prêtres suspects pour avoir commis des abus sexuels sur des mineurs de 1995 à aujourd'hui. Ce scandale "allemand" est actuellement sur la table du Saint Père. Il y a à peine un mois, trois jésuites s'étaient auto-accusés d'abus sexuels sur des enfants dans un prestigieux Lycée catholique de Berlin.

lundi, 08 février 2010

Retour de Recife

jpg_1342049.jpgDans quelques jours, du 11 au 13 février, l’académie pontificale pour la vie, dont le président est l'archevêque Salvatore Fisichella (photo), se réunira au Vatican.

Cette prochaine réunion de l'Académie pontificale pour la vie risquerait d'être tendue, en tout cas pour Mgr Shooyans (voir Sandro Magister, vaticaniste). Il semble que la démission de Mgr Fisichella soit demandée.

Pour mémoire, suite à la crise de la communication qu'a connu l'Eglise catholique après la levée des excommunications d'Ecône, une autre crise fut importée en France depuis le Brésil. Le but de cette manoeuvre médiatique était de faire dire à l'Eglise qu'elle réintègre un évêque négationniste, Williamson, et excommunie une enfant de 9 ans, qui a subi un avortement suite à un viol de son beau-père. Ceci était absurde.

La crise de communication se définit avant tout par une perte de maîtrise de la gestion du message. Tout part en vrille. Il faut avouer que la capacité médiatique actuelle de l'Eglise est plutôt faible. C'est un peu comme David face à Goliath. Toutefois, même des journalistes catholiques ont perdu leur sang froid. La réponse de la congrégation de la doctrine de la foi fut éclairante mais elle est arrivée bien trop tard. Seul la lettre de Mgr Fisichella dans l'Osservatore Romano avait eu un certain écho. Or il faut reconnaître que si émotionnellement elle était sans doute adaptée, elle manquait singulièrement de clarté.

Il faut savoir que l'attaque médiatique de ce drame bésilien fut lancée sciemment, afin de faire avancer la cause de l'avortement au Brésil et dans le monde. La réponse eut été de répondre, avec des voix unis, que l'évêque de Recife, au travers du curé, a offert tout son soutien et son humanité à la famille et à la petite fille, qui est une victime innocente. Ceci dit, l'avortement n'était pas la solution dans ce cas dramatique. Le salut passait par une intervention que les médecins sont chargées de trouver avec leur science médicale. L'avortement n'est jamais thérapeutique, car il tue. Benoît XVI n'était pas impliquée dans cette polémique. Enfin, ni la petite fille de 9 ans, victime d'un viol monstrueux, ni sa mère, ne furent excommuniées. Seule l'équipe médicale fut touchée par cette sanction canonique, car non seulement elle n'a pas aidé la petite, mais elle a tué en plus 2 innocents.

Toutefois, afin de comprendre la pression médiatique en faveur de l'avortement au Brésil et de part le monde, reprenons les propos de Benoît XVI dans son entretien avec les journalistes dans le vol en direction du Brésil:

4/ De La Repubblica, Italie. - Votre sainteté, dans votre discours d’arrivée, vous dites que l’Église forme les chrétiens, donne des indications morales, de sorte que les gens prennent leurs décisions librement en conscience. Êtes-vous d’accord avec l’excommunication des députés mexicains sur la question de l’avortement ?

Oui, cette excommunication n’est pas quelque chose d’arbitraire, mais cela fait partie du Code [de droit canon]. Ceci est basé simplement sur le principe que le meurtre (killing) d’un enfant humain innocent est incompatible avec l’entrée en communion avec le corps du Christ. Ainsi, [les évêques] n’ont rien fait de nouveau, d’étonnant ou d’arbitraire. Sous cet éclairage, ils ont simplement annoncé publiquement ce qui est contenu dans la loi de l’Église, et la loi de l’Église est basée sur la doctrine et la foi de l’Église, qui exprime notre reconnaissance pour la vie, et que l’individualité humaine, la personnalité humaine, est présente dès le premier instant [de la vie].

Fidélité du prêtre, fidélité du Christ

Très belle vidéo à l'occasion de l'année sacerdotale. Elle sera prochainement sur le site de la Congrégation du Clergé.

 

 

Benoît XVI et les enfants

Le Saint-Père a reçu le conseil pontifical pour la famille.

... L'Eglise au long des siècles, suivant l'exemple du Christ, a promu la protection de la dignité et les droits des enfants et, à bien des égards, elle a pris soin d'eux.

Malheureusement, dans plusieurs cas, certains de ses membres, agissant en opposition à cet engagement, ont violé ces droits: un comportement que l'Eglise ne manque et ne manquera pas de déplorer et condamner. La tendresse et l'enseignement de Jésus, qui voyait dans les enfants un modèle à suivre pour entrer dans le royaume de Dieu (cf. Mt 18,1-6; 19,13-14), ont toujours constitué un appel pressant à nourrir envers eux profond respect et soin.

Les paroles dures de Jésus contre ceux qui scandalisent l'un de ces enfants (cf. Mc 9.42 ) nous engagent tous à ne jamais abaisser le niveau de ce respect et de cet amour. C'est pourquoi la Convention relative aux droits de l'enfant a été accueillie avec faveur par le Saint-Siège, car elle contient des déclarations positives sur l'adoption, les soins de santé, l'éducation, la protection des personnes handicapées et la protection des enfants contre la violence, l'abandon, l'exploitation sexuelle et par le travail...
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Marc 9,42. « Quiconque entraîne la chute d’un seul de ces petits qui croient en moi
il vaut mieux pour lui qu’on lui attache au cou une grosse meule, et qu’on le jette à la mer".

dimanche, 07 février 2010

Mgr Kurt Koch promu Cardinal ? à Rome ?

images.jpegSelon le blog d'Andrea Tornielli, Benoît XVI a reçu hier matin l'évêque de Bâle, Mgr Kurt Koch. Selon le vaticaniste, souvent très bien informé, l'évêque suisse pourrait être candidat pour succèder au Cardinal Walter Kasper, président du conseil pontifical pour la promotion de l'Unité des chrétiens et pour les relations religieuses avec les juifs. Deux autres noms circulent: l'évêque de Ratisbonne Gerhard Ludwig Müller et Bruno Forte, archevêque de Chieti-Vasto en Italie.

Note: Il est aussi possible que ce brillant évêque reçoive aussi le chapeau de Cardinal lors du prochain consistoire.

samedi, 06 février 2010

Le doigt et la lune

DSC00384 Moon over St Peters Basilica b.JPG.jpeg

Le fait que l'Eglise ait des problèmes de communications semble être une des peu de certitudes pour aujourd'hui.

Très belle analyse de Bruno Mastroianni, professeur de Medias Relations, qui se base peut-être sur le proverbe chinois: "lorsqu'un sage montre la lune, l'insensé regarde le doigt".

L'expert média mentionne les polémiques récentes, que cela soit celles de Ratisbonne, de Williamson, du préservatif ou de Pie XII. A chaque fois, les détracteurs de l'Eglise veulent dresser le portrait d'une Eglise qui s'affrontent et se défend de quelque chose.

Pendant ce temps, l'Eglise réelle, au travers de son prestigieux représentant le Pape Benoît XVI, suit une tout autre logique, non pas celle d'un discours contre quelque chose ou quelqu'un mais celle d'un engagement extraordinaire et intelligent pour des propositions positives sur le sens de la vie et de l'homme. Pour ceux qui écoute le Pape en direct, plus qu'une bataille pour le passé afin de défendre quelque chose, le Pape semble se concentrer sur la construction du monde futur.

résumé et traduit en substance par le Suisse Romain

traduction

de Bruno Mastroianni, Formiche, février 2010

© Copyright Formiche online ici, sur le blog de Bruno Mastroianni.

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Benoît XVI: Son doigt est pointé vers le futur.

L'affaire Dino Boffo agite les médias italiens

images.jpegL'auto-démission de Dino Boffo, le journaliste catholique italien de "l'Avvenire" fait couler beaucoup d'encre en Italie. Ce scandale est lié également à la vie privée de Sivlio Berlusconi, le président du conseil des ministres italiens. Le journal "Il Foglio", par la plume de Paolo Rodari, soutient que l'information de la lourde accusation, la prétendue homosexualité de Boffo, fut donné dans une pièce juridique à Vittorio Feltri (photo ci-contre), rédacteur de "Il Giornale " en mains de la famille Berlusconi, par l'intermédiaire de Gian Maria Vian, lui-même rédacteur en chef du journal du Vatican l'Osservatore Romano. "La Repubblica" soutient que le Cardinal Bertone, secrétaire d'Etat, serait aussi impliqué. Cette dernière info est toutefois hautement improbable. Mais comme aucun démenti n'est publié, cela permet toutes les suppositions.

Le Père Frédérco Lombardi, directeur de la communication, a simplement avançé en salle de presse qu'il est "évident que le Pape sait ce qui se passe en étant informé sur ce qui arrive. C'est une chose normal, le Pape lit naturellement les journaux".

La transparence, la vérité, la reconnaissance des propres fautes sont toujours capitales pour la crédibilité de la communication d'une institution comme l'Eglise catholique. Une enquête interne est sans aucun doute en cours, pour rechercher la vérité et ne jamais cacher les choses qui n'ont pas bien été. Le Pape Benoît XVI a comme devise "coopérateur de la vérité". L'Eglise, avec lui, n'a absolument rien à craindre, car il sait parfaitement et bien mieux que quiconque, que seul le mensonge blesse l'Eglise, l'Epouse Immaculée du Christ.

En savoir plus

Paolo Rodari dans Il Foglio

Benoît XVI et le profit

082.jpgLe pape Benoît XVI a demandé samedi aux entreprises de ne pas être "exclusivement à la recherche du profit", réclamant de leur part "une plus grande responsabilité sociale".

Ecône versus Vatican: par les saints, Dieu guide son Eglise

fellay100202.jpgLors d'une homélie de la fête de la Chandeleur tenue le mardi 2 février 2010 à Flavigny (France), le supérieur de la Fraternité sacerdotale de Saint Pie X (FSSPX) Mgr Bernard Fellay, a reconnu que la chose déterminante pour l'Eglise était la sainteté. L'Eglise est une réalité divine.

S'exprimant brièvement sur le dialogue en cours avec Rome, il a toutefois reconnu qu'à vue humaine un accord était impossible. "La tourmente a secoué l'Eglise jusque dans ses fondements. Allons-nous aboutir bientôt à un accord ? Humainement, on ne le voit pas aboutir cet accord. Mais Dieu a les moyens de remettre l'Eglise sur les rails. Il peut faire un miracle pour remettre les choses en ordre. Parler, discuter, et non pas négocier, c'est nécessaire mais cela ne suffit pas" a-t-il enseigné.

Note:

- le dialogue entre la Fraternité et Rome est heureusement absolument secret. Les entretiens sont filmés et le Saint Père peut les suivre. Rien ne filtre de ses discussions; cela stimule d'autant plus la curiosité naturelle des journalistes.

- la théologie d'Ecône a des accents quelque peu jansénistes et même protestants, notamment par une vision trop négative sur la corruption de la nature humaine touchée et blessée par le péché originel. Pour prendre un petit exemple tiré d'un jeu d'enfant tel que la bataille navale, la théologie catholique pense que la nature humaine est bien touchée, mais pas coulée. La liberté religieuse, le dialogue oecuménique et inter-religieux sont enfin des points trop controversés pour la Fraternité. La liturgie n'est d'ailleurs plus tellement un point de division.

- Durant son homélie, Mgr Fellay a pourtant reconnu que notre Seigneur Jésus Christ et la très sainte Vierge Marie, Notre Dame s'étaient tout deux soumis aux règles de l'Ancien Testament à l'occasion de la présentation de Jésus au Temple, lors de la purification de la Vierge. Aussi, en bonne théologie catholique, si les deux personnes les plus saintes au monde, Jésus et Marie qui n'avaient pas besoin d'être purifiées, se sont montrées douces et humbles de coeur par leur sainte humilité, pourquoi les évêques d'Ecône ne prendraient-ils pas exemple sur cette grandeur, cette sainteté et cette humilité, en obéissant simplement au Concile Vatican II, avec toute la Tradition et au Pape ? Car "Ubi Petrus, ibi Ecclesia", "là ou est Pierre, là est l'Eglise catholique".

- Il est enfin paradoxal qu' Ecône affirme en même temps qu' hors de l'Eglise il n'y a point de salut tout en sortant volontairement de cette communion, de cette unique barque du Christ.

- Il faut donc beaucoup prier pour l'Unité de l'Eglise, car Jésus doit souffrir dans son Coeur Sacré par la division de ses quelques disciples.

Massimo Busacca en marche vers les sommets

swisstxt20100206_11782834_7.jpgL'arbitre suisse Massimo Busacca, nommé récemment meilleur arbitre du monde de la planète foot, sera bel et bien de la partie pour siffler les matchs lors de la coupe du monde 2010 en Afrique du Sud. Ce n'est pas vraiment une surprise lorsqu'on connaît les qualités et la classe du personnage.

Il avait arbitré la dernière Champions League entre Barcelone et Manchester. A cette occasion, le Pape avait béni le trio arbitral et la partie lors de l'audience du mercredi sur la place Saint Pierre.

vendredi, 05 février 2010

Mgr Romero, archevêque martyr et futur saint ?

images-1.jpegLe blog de Patrice de Plunkett, qui a malheureusement basculé quelque peu dans une récupération, pafois agressive, d'une certaine politique de la théologie de la libération, mentionne que "la conférence épiscopale du Salvador demande au pape Benoît XVI la "conclusion rapide" du procès en béatification de l'archevêque Óscar Arnulfo Romero, trente ans après son assassinat qui sera commémoré le 24 mars prochain.  Mgr Romero, archevêque de San Salvador, a été assassiné le 24 mars 1980 tandis qu'il célébrait une messe à l'hôpital de la Divine Providence".

Pour comprendre cette réalité, revenons sur le voyage de Benoît XVI au Brésil en mai 2007, puis sur le grand livre " Entretien sur la Foi" du Cardinal Ratzinger avec le journaliste italien Vittorio Messori. Cet ouvrage fit grand bruit à l'époque alors que l'Eglise se préparait à fêter les 20 ans de la conclusion du Concile Vatican II. (1965-1985)

1. Entretien des journalistes à bord de l'avion papal.

Dans l’avion qui l’emmenait à São Paulo, le 9 mai, Benoît XVI s’est livré à une conférence de presse improvisée avec les journalistes qui l’accompagnaient. Le pape a ouvert le feu avec une brève introduction, puis a répondu de manière simple et directe aux questions sur l’excommunication des politiciens pro-IVG, la théologie de libération, et la béatification de Mgr Oscar Romero. Les questions n’avaient pas été soumises à l’avance, et l’échange a duré environ 26 minutes, principalement en italien. Voici le texte la 9ème question de l'agence française I.Media, basée à Rome, spécialiste des questions vaticanes ? ( notons que très bizarement, cette question et sa réponse n'apparaîtra pas dans la communication officielle du Saint-Siège, supervisée par la Sercrétairie d'Etat ).

 

D’I-Média, France. - Votre sainteté, nous arrivons dans le continent de l’archevêque Oscar Romero. Beaucoup parlent de son procès de béatification. Pouvez-vous nous dire où nous sommes ? Est-il prêt pour la béatification ? Comment voyez-vous cette figure ?

Je n’ai pas les dernières informations de la congrégation compétente. Je sais qu’il y a beaucoup de questions en suspens à travers ce procès. Je sais que sa cause avance très bien. L’évêque de Terni, Mgr Paglia, a écrit une biographie très importante, qui clarifie beaucoup de points qui étaient en discussion. Mgr Romero était certainement un grand témoin de la foi. Il était un homme de grande vertu chrétienne, qui s’était dévoué à la paix et contre la dictature. Il a été tué au cours de la consécration, c’était donc une mort véritablement incroyable, un témoignage de la foi. Le problème est que quelques factions politiques ont voulu s’approprier Romero pour eux-mêmes, comme une bannière, injustement. Comme [Mgr Paglia] le montre très bien, la figure [de Mgr Romero] lui-même nous libère de ces tentatives injustes. Cet évêque, en tant que personne, mérite la béatification, je n’ai aucun doute. Mais nous devons regarder le contexte, et j’attends ce que la congrégation me dira.

 

2. Le cardinal Ratzinger et la théologie de la libération

(source: Benoît et moi)

Durant l'été 85, Vittorio Messori s'entretenait avec le cardinal Ratzinger à Bressanone.Le fruit de ces entretiens est le fameux "Rapport Ratzinger", traduit en français sous le titre "Entretien sur la foi." Le livre comporte un chapitre entier sur le sujet de la théologie de la libération (la CDF, qu'il présidait, s'apprêtait à publier une instruction). Il est très intéressant de relire la position personnelle du théologien Joseph Ratzinger sur le sujet (pages 232-233)

- « La théologie de la libération, dans ses formes qui se rattachent au marxisme, n'est absolument pas un produit autochtone, indigène, d'Amérique latine ou d'autre zones sous-développées où elle serait née et aurait grandi quasi spontanément par l'action du peuple. Il s'agit en réalité, au moins à l'origine, d'une création d'intellectuels ; et d'intellectuels nés ou formés dans l'Occident opulent : ce sont des Européens, les théologiens qui l'ont fait naître ; ce sont des Européens - ou formés dans des universités européennes -, les théologiens qui la font grandir en Amérique du Sud. Derrière l'espagnol ou le portugais de ces prédications perce en réalité l'allemand, le français, l'anglo-américain. »

- Ainsi (commente Messori), selon lui, même la théologie de la libération ferait partie « de l'exportation à destination du Tiers-Monde de mythes et d'utopies élaborés dans l'Occident développé. C'est presque une tentative visant à expérimenter dans le concret des idéologies conçues en laboratoire par des théoriciens européens. D'un certain point de vue, par conséquent, c'est encore une forme d'impérialisme culturel, bien que présenté comme la création spontanée des masses déshéritées. Reste ensuite à vérifier quelle influence réelle ont en vérité sur le "peuple" ces théologiens qui disent le représenter et être leurs porte-parole. »

- Poursuivant dans cette ligne, il observe:
« En Occident, le mythe marxiste a perdu de ses charmes auprès des jeunes et des travailleurs eux-mêmes ; on tente alors de l'exporter dans le Tiers-Monde, et ce, par le truchement de ces intellectuels qui vivent, eux, hors des frontières des pays dominés par le "socialisme réel". En fait, ce n'est que là où le marxisme-léninisme n'est pas au pouvoir qu'il s'en trouve encore quelques-uns pour prendre au sérieux ses illusoires "vérités scientifiques". »

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3. Conclusion

Aussi, le martyr même de Mgr Romero est un signe de son don total à l'Eglise. Cette cause risque peut-être de prendre du temps, car hélas la récupération politique de cette grande figure est un risque non négligeable. Il faut savoir enfin que Mgr Romero eut comme père spirituel un prêtre de l'Opus Dei et que tout comme Jean Paul II et de très nombreux saints, il eut aussi libremement recours à la mortification. Mais seule la grâce de Dieu fait les saints. Alors prions-le et confions nous à ce martyr, cet évêque qui a tout donné jusqu'à sa vie pour le Christ et pour chacun d'entre nous.

"Cet évêque, en tant que personne, mérite la béatification, je n’ai aucun doute"

Benoît XVI


Mortification pour la Vie

Parcourant le journal "La Vie" (n 3362 de cette semaine), je tombe sur un titre qui fait quelque peu mal au coeur:

Le Pape qui voulait souffrir. "Peut-on se faire mal pour Dieu ?" Sportif, skieur et bon vivant, Jean Paul II se serait infligé des châtiments corporels. (sic!)

La mortification n'est en aucun cas une punition, encore moins un châtiment. Pour un journal qui porte le beau nom de "La Vie", s'est tout de même un tout petit peu fort... Car la mortification consiste à faire mourir le péché pour faire naître la grâce qui nous donne de s'avancer vers la vie. Il fallait titrer: Le Pape qui voulait aimer!

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Pour cette article de "La Vie", la mortification consisterait simplement à faire l'effort de bien s'informer pour mieux communiquer, avec professionalité et compétence. Certes, l'étude de la foi catholique demande parfois un petit sacrifice, mais c'est pour avoir la vie en abbondance et en plénitude. Cela permettrait à l'Eglise d'avoir en tout cas meilleur presse, car en fait s'est bien nous tous qui sommes chargés d'annoncer La Bonne Nouvelle.

Quant à Bernard Lecomte, auteur d'un livre intéressant "pourquoi Benoît XVI a mauvaise presse", il met en garde "contre la tentation de se focaliser sur cet aspect marginal de la vie de Jean Paul II, qui ne fait pas partie des exigences de base que l'Eglise a envers tout chrétien" .... Voilà donc le Concile Vatican II presque vidé de sa substance: l'appel universel à la sainteté. Autrement dit "aimons Dieu, mais pas trop". Comment réagirait un entraîneur de foot envers un enfant dont le père lui enseigne à la maison: "joue au foot mon fils, mais ne met pas de but et surtout ne cours pas trop sur le terrain, hein ? Sois médiocre! ".

Une certaine tradition "française" à donner une trop grande place à la raison, en diminuant l'importance du corps. Même la liturgie s'en ressent: l'agenouillement pour recevoir la communion pose problème, les gestes sont réduits au strict minimum, comme la génuflexion devant le tabernacle, ou le signe de l'eau ou du lavabo pour le lavement des mains du prêtre qui sont occultés etc. La liturgie devient une oeuvre purement rationnelle qui n'implique plus que le corps et ses 5 sens de façon marginale : la vue pour la beauté, avec l'encens ou les beaux ornements qui se font rares; l'ouïe, avec des chansons qui font mal parfois aux oreilles... ou le toucher avec la vénération de l'autel qui est négligée ...

Ce n'est pas la souffrance qui sauve, mais l'amour. Cette grâce donne les moyens d'accepter la souffrance, pour marcher avec la Vierge Marie sur le chemin de la croix, qui mène vers la vie éternelle. La Croix, l'arbre de la vie, est bien notre unique espérance.

"Puisque vous communiez aux souffrances du Christ, réjouissez-vous,

afin d'être dans la joie et l'allégresse quand sa gloire se révélera"

Saint Pierre, premier Pape, 1ère lettre, chapitre 4, versets 13-14.

5 février, fête de Saint Agathe, vierge et martyr.

jeudi, 04 février 2010

Le petit monde du Vatican tremble...

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S'appuyant sur le jeu de mot d'un éminent prélat de la curie romaine, un article de Paolo Rodari sur "Il Foglio" atteste que certaines personnes du petit monde du Vatican "tremblent et intriguent" (tremano e tramano). Le même journal a publié samedi dernier ( 23 janvier ) une interview de Vittorio Feltri (de "Il Giornale" de la famille Berlusconi) affirmant "qu'une personnalité de l'Eglise en laquelle on peut se fier institutionnellement" lui a fourni le faux document de justice qui lui a permis d'accuser publiquement le journaliste Dino Boffo d'homosexualité. Ce dernier était à la tête de l'Avvenire, de la TV2000 et de Radio Blue ( journal, TV et radio en main de la conférence épiscopale italienne Cei ). Face à cette accusation, Boffo avait donné par la suite sa démission.

Pour Rodari, le silence du Vatican est parlant, car cela semble un "no comment" motivé par une enquête interne. L'information aurait en fait été livrée par ni plus ni moins que Gian Maria Vian, le rédacteur en chef actuel de l'Osservatore Romano, le quotidien du Vatican. Vittorio Feltri sera entendu le 23 février prochain par l'ordre des journalistes de la Lombardie à Milan et pourrait peut-être bien vider son sac.

La foi du jeune vaticaniste est heureusement bien enracinée et solide, car il affirme très justement que l'Eglise est sainte mais non sans pècheurs et que les intrigues et les luttes intestines sont de toujours. L'Eglise porte en son sein le mystère de la foi, malgré ses côtés bassement humains.

Cela ne scandalise pas non plus Vittorio Messori, journaliste et écrivain italien de renom, qui pense enfin que le Vatican est embarassé parce que cette affaire est née en son sein.

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Les prochains temps risquent d'être agités pour le monde ecclésial. Les hommes de communication devront se montrer crédible, intègre et à la hauteur de la vérité.

"Chers frères et sœurs, le temps du carême culmine dans le triduum pascal,  au cours duquel cette année encore, nous célébrerons la justice divine, qui est plénitude de charité, de don et de salut. Que ce temps de pénitence soit pour chaque chrétien un temps de vraie conversion et d’intime connaissance du mystère du Christ venu accomplir toute justice. Formulant ces vœux, j’accorde à tous et de tout cœur ma bénédiction apostolique"

Message de Carême, Benoît XVI

Note:

Benoît XVI empoigne les scandales au sein de l'Eglise avec un grand courage et une forte détermination. Ce courageux coopérateur de la vérité sait aller jusqu'au fond des choses, car il est convaincu que seule la vérité sauve et rend libre. Sa crédibilité et sa cohérence sont immenses.

Le 15-16 février prochain, le Pape recevra les évêques irlandais pour leur confier la lettre écrite de sa main pour penser les plaies et les blessures de l'Eglise en Irlande suite aux scandales et au drames de quelques prêtres pédophiles qui ont bénéficié de la couverture de leurs supérieurs durant bien 40 ans. L'enquête a été faite par des juges indépendants qui aiment profondément l'Eglise. Le Pape a lu ce rapport de 600 pages (disponible sur Internet en anglais) et en fut terriblement affecté et pronfondément bouleversé. Un prélat du Saint Siège a avoué n'avoir pas réussi à dormir suite à sa lecture.

La justice humaine devra immanquablement entrer en scène. Toutefois, ultimement Dieu seul est Juge. Le message du Pape pour le Carême de cette année rappelle l'importance de la jutice divine. Un message d'une urgente actualité, une lettre à vivre pour entrer dans l'espérance afin de nourrir notre prière, renforcer notre amour, stimuler notre espérance et affirmer notre foi en l'Eglise, une, sainte, catholique et apostolique, malgré les malgrés.

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Le postulateur de Wojtilà sous accusations ?

images.jpegSelon le journal italien "La Repubblica", Mgr Slawomir Oder risquerait de compromettre la béatification du vénérable Jean Paul II. L'ancien secrétaire Stanislas Dziwicsz l'aurait rappelé en Pologne, pour un entretien. Pour Adam Boniecki, ex-responsable de la section polonaise de l'Osservatore Romano, quotidien du Saint-Siège, la révélation de documents et d'épisodes sur la vie privée du vénérable est une violation du secret pontifical. Le Père Gianfranco Svidercoschi, qui a écrit également "Don et Mystère" ne croit pas à l'auto flagellation de Jean Paul II. Pour lui il est surtout incompréhensible d'avoir publié de tels documents.

Le journaliste Saverio Gaeta, de Famiglia Cristiana, co-auteur du livre "la vraie biographie de Jean Paul II", assure qu'il n'y a aucun problème de violation du secret, car la biographie parle des vertus héroïques que Benoît XVI a proclamées en décembre dernier.

Note: Cette petite tempête dans un verre d'eau est malheureusement très cléricale et sent quelque peu le renfermé. Redisons ici que l'Osservatore Romano n'est pas un organe officiel du Saint-Siège, ni la voix du Pape. Le fait que Jean Paul II ait pensé à démissionner était déjà connu par son testament publié peu après sa mort. Si la flagellation peut choquer certaines âmes, il faut alors simplement l'expliquer avec patience en se basant sur la sainteté et la vie du curé d'Ars. Personnellement, je savais que Jean Paul II avait recours à ces mortifications, comme de très nombreux saints et saintes dans l'histoire de l'Eglise. Selon le milieu des journalistes italiens, la Repubblica est connue pour "énerver" et "mettre sur les nerfs" bien des personnes. Bref, une sorte de flagellation verbale souvent piquante et agressive.

images-2.jpegA mon avis, rien de grave dans ce dossier. Malgré tout, j'ai aimé lire cette nouvelle biographie, mais personnellement, je trouve encore bien meilleur le très beau livre de son second secrétaire Mieczyslaw Mokrzycki : "Les mardis de Karol" aux éditions San Paolo. La figure, la personne et la vie de Jean Paul II sont tellement humaines et si attachantes. Un homme de Dieu, pétri d'humour, débordant de foi, immergé dans la prière et transpirant de sainteté. Un amoureux délicat du bon Dieu, de la Vierge Marie, du tabernacle et des hommes, un futur saint qui veille avec affection sur chacun de nous depuis la fenêtre du ciel.

 

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N.B. La cause de béatification n'est nullement remise en cause. Sauf que pour un procès en béatification, il est normal et classique de passer la vie du candidat aux autels au peigne fin. Comme le vénérable Karol est parti vers Dieu il y a peu de temps (à peine 5 ans), nous ne sommes pas habitués à ce processus. Autrefois, la vie intime des saintes "sortait" bien plus tard. La réputation de sainteté de Jean Paul II est tellement grande, que ces secrets gardés par certains viennent donc à la surface actuellement. Jean Paul II appartient à Dieu et à toute l'Eglise. C'est un don pour nous tous. Joaquin Navarro Valls a dit que l'on ne connaissait que le 10% de sa vie. Réjouissons-nous de découvrir la suite, ce sera édifiant pour notre vie de tous les jours.

 

mercredi, 03 février 2010

Mgr Léonard: Interview sur le vif...

Interview

(excellente et très intéressante)

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..."En revanche, Jean Paul II avait, devant les foules, quand il abandonnait ses papiers, un charisme dont le pape actuel est dépourvu"....

 

Note: qu'il me soit permis de mettre un bémol à ce constat. Jean Paul II fut acteur puis un pasteur dans un diocèse. Ratzinger a passé sa vie parmi les livres, en plus petit comité. Il est indéniable que le charisme médiatique de Jean Paul II a fait merveille au point que les spécialistes de la communication l'ont placé au sommet de la hiérarchie, soit le meilleur maître de tous les temps pour tous les directeurs d'offices de presse religieux du monde.

 

Ceci dit, Jean Paul II avait des grandes personnalités, tel un cardinal Jean Marie Lustiger (archevêque de Paris), un Joachin Navarro Valls (porte parole sur les plateaux TV du monde), et justement un certain cardinal Ratzinger, qui étaient à son niveau et qui répercutaient sa pensée dans les 4 coins du monde. Or, tel n'est pas le cas pour Benoît XVI... Son envergure est telle, que personne n'arrive à le suivre, le laissant quelque peu seul au sommet du Calvaire. Il faudrait donc repenser de fond en comble la culture de la communication dans l'Eglise afin qu'elle soit à la hauteur du Verbe qui s'est fait chair, la Parole incarnée. Je pense que le futur cardinal de Malines-Bruxelles pourrait être capable de relever ce défi dans le monde francophone. Pour le Saint Père, il faudrait un service de presse qui soit un peu comme celui de l'actuel président des USA, Barack Obama.

 

Je me souviens des réponses de Benoît XVI devant 500 000 jeunes à Lorette, parlant sans aucune note. Ses paroles furent très précises et surent toucher le coeur des jeunes réunis.

 

 

Benoît XVI, la conscience et l'homosexualité

Discours de Benoît XVI aux évêques anglais (extraits):

images.jpeg...Your country is well known for its firm commitment to equality of opportunity for all members of society. Yet as you have rightly pointed out, the effect of some of the legislation designed to achieve this goal has been to impose unjust limitations on the freedom of religious communities to act in accordance with their beliefs. In some respects it actually violates the natural law upon which the equality of all human beings is grounded and by which it is guaranteed. I urge you as Pastors to ensure that the Church’s moral teaching be always presented in its entirety and convincingly defended. Fidelity to the Gospel in no way restricts the freedom of others – on the contrary, it serves their freedom by offering them the truth. Continue to insist upon your right to participate in national debate through respectful dialogue with other elements in society. In doing so, you are not only maintaining long-standing British traditions of freedom of expression and honest exchange of opinion, but you are actually giving voice to the convictions of many people who lack the means to express them: when so many of the population claim to be Christian, how could anyone dispute the Gospel’s right to be heard ?...

source: www.vatican.va

...Votre pays est bien connu pour son engagement résolu à assurer l'égalité des chances pour tous les membres de la société. Cependant, comme vous l'avez justement souligné, l'effet d'une certaine disposition législative pour atteindre cet objectif a été d'imposer dans les communautés religieuses des restrictions injustes à la liberté d'agir selon ses propres croyances. À certains égards, elle viole réellement le droit naturel sur lequel se fonde l'égalité de tous les êtres humains et par lequel celle-ci est garantie. Je vous exhorte, comme pasteurs, à vous assurer que l'enseignement moral de l'Eglise est toujours présenté dans son intégralité et est défendu de façon convaincante. La fidélité à l'Evangile ne limite en aucune façon la liberté des autres. Au contraire, elle sert cette dernière parce qu'elle leur offre la vérité. Continuez à insister sur votre droit à participer au débat national à travers un dialogue respectueux avec d'autres éléments de la société. Ce faisant, non seulement vous préservez l'ancienne tradition britannique de liberté d'expression et d'échange honnête de vues, mais vous donnez aussi réellement une voix aux croyances de nombreuses personnes qui n'ont pas les moyens de les exprimer: quand une partie aussi considérable de la population se dit chrétienne, comme peut-on mettre en cause le droit de l'Évangile à être entendu?...

traduction: Benoît et moi

Note:

La polémique* est un puissant instrument de propagande. La prochaine visite de Benoît XVI en Angleterre permettra à une certaine minorité d'avoir un maximum d'écho pour faire passer et entendre ses idées. Le prestige du Pape est énorme car c'est la voix morale la plus entendue au monde. S'affronter à lui ne peut donner qu'une audience plus large. S'attaquer à l'Eglise est aussi sans aucune facheuse conséquence, car tout le monde connaît son exigence, mais aussi sa bonté et sa miséricorde. Elle ne condamne pas les personnes, mais est très ferme sur cette réalité non-négociable. La personne qui choisit de vivre dans l'homosexualité a certes des droits, mais l'homosexualité ne peut pas bénéficier d'un droit positif comme le mariage. Enfin, la religion catholique n'envoie pas à la mort, par pendaison par exemple, les personnes homosexuelles.

Il faut savoir que la liberté d'expression est valable pour tous, aussi pour ceux qui promeuvent l'amour naturel entre un homme et une femme, la plus petite cellule de la société, base de la famille par laquelle passe l'avenir de la société. Ils sont en faveur de ce qui est propre à la nature de l'homme, ils se battent pour son bien et aussi pour les droits humains. En paraphrasant Jean Paul II, ainsi que le cardinal Newman, le futur bienheureux, le grand témoin de la conscience avec Saint Thomas More, on pourrait dire:

"ce n'est pas Benoît XVI qui n'est pas d'accord avec l'homosexualité, c'est la conscience".

« Si j’avais à lever un toast, je boirais

à la conscience d’abord, puis au pape »

Cardinal J.H.Newman, Lettre au Duc de Norfolk

.............

  • *
  • le Telegraph: « Le pape s'est livré à une attaque sans précédent contre le gouvernement, l'accusant de faire des lois "injustes" sur l'égalité »

 

  • le Daily Mail: « le pape s'est livré à une attaque sans précédent contre la législation britannique sur l'égalité... Benoît XVI a condamné la loi travailliste sur l'égalité en des termes inouïs comme un viol de la "loi naturelle" du christianisme - en d'autres termes un péché. »

 

  • l'Independent: « C'est la colère après que le pape a descendu les lois sur l'égalité.(...) Le pape Benoît XVI a provoqué la fureur des militants des droits des homosexuels et de la laïcité. »

 

  • le Times: « Le jour où Rome a finalement confirmé que le pape fera une visite d'Etat en Grande-Bretagne cette année, le Vatican a lancé une attaque sans précédent contre la politique des droits de l'homme de Gordon Brown".

 

  • Le Daily Mail: "(..) lorsqu'il viendra en Grande-Bretagne le pape s'adressera aux députés et aux lords, sur le sujet de la liberté religieuse, du lieu même où Sir Thomas More fut condamné à mort..."

 

source: Blog de Yves Daoudal

Deux fronts de polémiques

images.jpegDeux polémiques, qui sont le moteur de l'info, agitent la planète catholique:

- Italie: article du journal "La Republlica" (quotidien de gauche) qui accuse le cardinal Secrétaire d'Etat Tarcisio Bertone et le directeur de l'Osservatore Romano Vian d'avoir livré des infos sur Dino Boffo, l'ancien chef du quotidien de la Cei (conférence épiscopale italienne) "Avvenire", de TV2000 (anciennement SAT2000) et Radio Blue, à Bruno Feltri, le rédacteur en chef du "Il Giornale", propriété de la famille Berlusconi. Dino Boffo était entré en matière sur la vie privée et morale de Silvio Berlusconi. Vittorio Feltri s'était alors fendu d'un édito (septembre 2009) qui accusait Boffo d'être homosexuel, en se basant sur une pièce de tribunal. Coup de théâtre: Feltri révèlera après coup s'être trompé, ou avoir été trompé... Entre temps Boffo avait donné sa démission au Cardinal Bagnasco, successeur du Cardinal Camillo Ruini.

- Grande-Bretagne: suite au discours de Benoît XVI aux évêques anglais en visite ad limina, la presse britannique accuse le Pape d'être entré en matière sur une loi britannique en faveur de l'homosexualité. Le Pape avait annoncé également sa prochaine visite en GB pour béatifier en septembre 2010 le cardinal Newman.

La conception anglo-saxonne d'un certain journalisme s'appuie sur le sexe, l'argent et la mort, qui déclenchent toujours les passions.

Affaires à suivre de très près...