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jeudi, 07 décembre 2017

Que je t’aime: une de mes chansons de Johnny

Que je t’aime: une de mes chansons de Johnny

Lien: Le saviez-vous ? Laetitia Hallyday, une femme de foi

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Paroles certes crues, un peu "hard" ... Toutefois:

images.jpegPersonnellement, j'aime bien écouter les chansons d'amour, car je les transposes pour l'Amour de ma vie. 

J’ai un Amour : la sainte Église catholique, apostolique et romaine, toujours jeune comme une fiancée; Amour viril de Dieu, du Christ, de la Sainte Vierge, des âmes et des personnes que je rencontre.

Un prêtre choisi l’Amour par essence, avec un A majuscule, d’une autre nature que l’amour d’une femme, car un Amour unique. C’est la raison du célibat des prêtres. 

L’Eucharistie ? La Messe ? le lieu où Dieu se fait chair chaque jour, pain vivant. C’est charnel par excellence; au fond c’est l’Incarnation. Relisons le Cantique des Cantiques. 

La foi catholique est charnelle, avec l’espérance en la résurrection de la chair. Sans le corps, nous sommes des frustrés.

La Messe n’est pas charnel ou sexuel, comme dans une relation homme-femme - mari et femme - dans le saint sacrement du mariage. Cela va au-delà, plus loin, plus haut. Mais le lien est bien présent. 

La Messe n'est pas un spectacle

L'Amour y est totalement présent. Plus qu'une scène, c'est la Cène, le Saint Sacrifice de la Croix, le lieu où Jésus est debout sur le lit nuptial de la Croix, s'offrant pour son Epouse bien-aimée, l'Eglise, le Fils de Dieu épousant l'humanité sauvée. 

Johnny n'était nullement prêtre, mais un chanteur, une bête de scène. Il savait pourtant entrer en communion avec son public. Nous les prêtres, nous avons oubliés notre vocation ? Parfois, nous sommes vêtus comme des pantins. Nous célébrons comme des clowns, croyant être au centre de notre ego. Alors les gens se détourne. 

La liturgie de l'Eglise n'a pas à s'inspirer de la variété. C'est plutôt la variété qui reprend des éléments sacrés, que nous avons perdus, par paresse, par négligence ou par manque d'intelligence. J'ai été surpris par l'expression "Messe",le  terme utilisée pour décrire les concerts du Roi du Rock. En concert, il se passait quelque chose. 

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Nous devons réformer notre manière de célébrer la Messe, le Saint Sacrifice de la Messe. Nous sommes devenus trop intellectuels, trop personnels et de moins en moins charnels.

Nous sommes tombés dans la banalité, parce qu'infidèle au mystère confié dans nos coeurs par notre Eglise. Parfois, les prêtres, nous sommes des clowns bien tristes, comme perdus face à la perte du sacré, qui est pourtant déposé dans nos mains. Nous nous sommes crus au restaurant, à la cantine, avec une miche et un verre de blanc. Nous avons fait les guignols et les marioles, et nous nous retrouvons seuls. Nous sommes- nous auto-célébrés ?

Nous devons retourner sur Cène, je veux dire l'autel du Seigneur. 

La Messe possède par elle-même cet équilibre entre la Parole et le Corps du Christ, entre le Verbe et l'Assemblée. Le prêtre n'est pas une star, un acteur, une idole ou un chanteur. Il doit se cacher sous la chasuble, pour laisser transparaître l'étoile, la lumière de Dieu, le Christ. 

Nous nous y trompons pas. C'est la variété et le monde du spectacle qui utilisent, avec un succès à la clef, une certaine anthropologie.

Ce quelque chose des concerts de Johnny: nous avons comme la nostalgie de cette communion, de cette unité, de cette joie qui nous fait chanter ensemble. Le monde du spectacle reprend des éléments sacrés qui appartiennent de fait à l'unique Messe de Jésus.

Nous parlons d'entrée en célébration - Johnny soignait ses entrées pour les concerts, pour converger vers la scène. Nous parlons de Communion avec l'Assemblée - Johnny cherchait cette communion charnelle avec son public. Pâle reflet ...

Finalement, Jonnhy est une petite parabole, une simple métaphore ou un pâle reflet de la Liturgie céleste. 

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Tout un programme pour que la Sainte Messe retrouve sa splendeur, sa spécificité (unique et propre) et sa singularité.

A nous les prêtres de jouer notre partition. Personne ne peut le faire à notre place. Le sacré ? Notre vocation ! Soyons de concert avec l'Eglise. 

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