Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

mercredi, 17 janvier 2018

Crimes et abus par des prêtres: le Pape rencontre des victimes de la pédophilie et pleure

 Le pape « a écouté leurs souffrances, a prié et a pleuré avec elles » Greg Burke

Capture-d’écran-4112-740x493.png

C’est pourquoi je vous invite à ce que nous demandions à Dieu de nous donner la lucidité d’appeler la réalité par son nom, le courage de demander pardon et la capacité d’apprendre à écouter ce que le Seigneur est en train de nous dire.

Crimes et abus par des prêtres: le Pape rencontre des victimes de la pédophilie et pleure

Zenit

Le pape François a reçu des victimes d’abus sexuels de la part de prêtres à la nonciature apostolique de Santiago du Chili, ce mardi 16 janvier 2018: une rencontre « strictement privée » indique Greg Burke, ainsi le pape « a écouté leurs souffrances, a prié et a pleuré avec elles ».

“Le Saint-Père François a rencontré aujourd’hui à la nonciature apostolique de Santiago du Chili, après déjeuner, un petit groupe de victimes d’abus sexuels de la part de prêtres”, indique le directeur de la salle de presse du Saint-Siège dans un communiqué publié vers 0h58, heure de Rome, en italien et en espagnol.

“La rencontre, précise le communiqué, s’est déroulée de façon strictement privée. Personne d’autre n’était présent: seulement le Pape et les victimes. Et cela pour qu’elles puissent raconter leurs souffrances au Pape François, qui les a écoutées et a prié et pleuré avec elles.”

La question des abus a été présente dans les discours du pape François dès sa rencontre avec les autorités du pays au palais de la Moneda, ce 16 janvier: le pape François a exprimé « douleur » et « honte » pour les abus sexuels commis par des membres du clergé. Il a demandé pardon, devant les autorités du pays.

« Et ici, a-t-il déclaré, je ne peux m’empêcher de manifester la douleur et la honte que je ressens face au mal irréparable fait à des enfants par des ministres de l’Église. Je voudrais m’unir à mes frères dans l’épiscopat, car s’il est juste de demander pardon et de soutenir avec force les victimes, il nous faut en même temps nous engager pour que cela ne se reproduise pas. »

Ces 15 dernières années, 80 prêtres chiliens – dont 4 évêques – ont été condamnés, ce qui a contribué à une défiance des catholiques vis-à-vis du clergé. Parmi les membres de l’Eglise impliqués dans ces crimes : Fernando Karadima, aujourd’hui âgé de 87 ans, déclaré coupable d’abus sexuels et psychologiques par le Vatican en 2011. Il a été condamné à se retirer dans un monastère pour une vie « de prière et de pénitence », sans aucune mission pastorale, tandis que les faits étaient prescrits pour la justice chilienne.

La Fundación Para la Confianza avait demandé une rencontre avec le pape avant son voyage,  mais Greg Burke avait souligné que « les meilleures rencontres sont celles qui ont lieu en privé: c’est ce que le pape a donc choisi aujourd’hui.

Le pape a aussi évoqué “ce grave et douloureux mal” avec les consacrés, dans la cathédrale de Santiago en fin d’après-midi, en demandant la « lucidité d’appeler la réalité par son nom, le courage de demander pardon et la capacité d’apprendre à écouter ce que le Seigneur est en train de nous dire » : « Je connais la douleur qu’ont signifiée les cas d’abus commis sur des mineurs et je suis de près ce que l’on fait pour surmonter ce grave et douloureux mal.

Douleur pour le mal et la souffrance des victimes et de leurs familles, qui ont vu trahie la confiance qu’elles avaient placée dans les ministres de l’Église. Douleur pour la souffrance des communautés ecclésiales, et douleur pour vous, frères, qui, en plus de l’épuisement dû à votre dévouement, avez vécu la souffrance qu’engendrent la suspicion et la remise en cause, ayant pu provoquer chez quelques-uns ou plusieurs le doute, la peur et le manque de confiance.

Je sais que parfois vous avez essuyé des insultes dans le métro ou en marchant dans la rue, qu’être « habillé en prêtre » dans beaucoup d’endroits se « paie cher ».

C’est pourquoi je vous invite à ce que nous demandions à Dieu de nous donner la lucidité d’appeler la réalité par son nom, le courage de demander pardon et la capacité d’apprendre à écouter ce que le Seigneur est en train de nous dire. »

Écrire un commentaire