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dimanche, 26 mars 2017

Traduction du Missel en français: l'anglais et l'espagnol ont passé, le français est bloquée

Traduction du Missel en français: l'anglais et l'espagnol ont passé, le français est bloquée

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Pour l’aire anglo-saxonne, en raison de l’implication des cardinaux Arinze et Pell, le travail de rectification des traductions avait heureusement abouti, grâce au comité Vox Clara, présidé par George Pell, qui avait été constitué au sein de la Congrégation pour faire contrepoids à la très libérale Commission ICEL (International Commission on English in the Liturgy), organisme de coordination entre les conférences épiscopales anglophones.

Mais depuis que la nouvelle traduction est mise en application, des critiques continuelles (la traduction anglaise serait rejetée par la moitié des fidèles et 71 % des prêtres à cause de son style « trop formel » et « pompeux ») visent à le remettre en cause. La nouvelle Commission entendra certainement ces plaintes (ndlr: personnellement, je suis très à l'aise avec cette traduction, bien plus théologique)

En Espagne, liturgiquement paisible et conciliairement alignée, la nouvelle édition du Missel romain a été révisée sous la surveillance de López Martin et est entrée en vigueur le premier dimanche de Carême.

Pour l’aire française, le projet de traduction de la Congrégation du cardinal Sarah, a été approuvé par environ les trois quarts des évêques français (alors que Liturgiam authenticam n’exige que les deux tiers des voix) lors de leur Assemblée plénière de mars 2016, et on laissait entendre que le nouveau Missel pourrait entrer en vigueur au Carême ou à l’Avent 2017.

16-Novembre-2013-Messe-action-grace-latin-selon-missel-romain-1962-leglise-Saint-Sulpice-Paris_0_730_490.jpgSauf que le vote était assorti d’une condition résolutoire qui a provoqué, jusqu’à présent, le blocage : les évêques français approuvaient, « laissant à la Commission épiscopale francophone pour les traductions liturgiques le soin d’apporter les dernières mises au point du texte ». Or les mises au point que voulait faire la Conférence étaient loin d’être mineures.

Elles concernaient notamment la traduction du Confiteor : le cardinal Sarah voulait « C’est ma faute, c’est ma faute, c’est ma très grande faute », au lieu de « Oui, j’ai vraiment péché » ; dans le « Credo », il demandait « consubstantiel », au lieu de : « de même nature » ; dans l’Orate fratres il tenait à traduire « Priez mes frères pour que mon sacrifice qui est aussi le vôtre soit agréable à Dieu le Père tout-puissant ℞ Que le Seigneur reçoive de vos mains ce sacrifice pour la louange et la gloire de son nom, pour notre bien et celui de toute sa sainte Église », au lieu de « Prions ensemble au moment d’offrir le sacrifice de toute l’Église ℞ Pour la gloire de Dieu et le salut du monde ». Les Français demandaient que l’ancienne traduction « large » puisse toujours être utilisée ad libitum. Ce que la Congrégation a, jusqu’à présent, refusé.

Au Canada, en Belgique et en Suisse, les évêques n’ont même pris la peine de voter, faisant savoir a priori leur opposition aux rectifications demandées par le cardinal Sarah.

Il est cependant un point que la nouvelle Commission pourrait faire rectifier opportunément, mais gageons qu’elle s’en gardera bien : les pays africains francophones disposent uniquement de l’édition du Missel réalisé par la France et dépendent totalement de l’approbation de la France. On ne leur demande pas même de voter, à l’exception des évêques d’Afrique du Nord, qui font partie de la Commission épiscopale francophone pour les traductions liturgiques, la CEFTL, avec les évêques de Belgique, du Canada, de France, de Suisse, les évêques de Luxembourg et de Monaco, mais dont sont exclus l’Afrique francophone et Haïti. ....

En l'état la traduction du Missel en français est bloquée. François a nommé une commission pour revoir le document de Saint Jean Paul II "liturgiam authenticam". Ce dernier a permis la traduction du Missel en espagnol et en anglais. Le Pape sait manoeuvrer et manager les hommes afin d'aboutir, en prenant parfois un autre chemin. François a nommé personnellement le Cardinal Sarah à la tête de ce dicastère en 2014. 

USA: pourquoi l'Eglise catholique n'est pas favorable à l'Obamacare

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Assurance maladie: USA - Suisse, deux cultures et deux mentalités différentes

Les USA sont nés de la migration des européens vers une terre d'émancipation et de liberté vis-à-vis des monarchies européennes. La liberté est dans les gènes des américains du nord. La constitution des USA, inspirée par celle de la confédération helvétique, est brève. Peu d'Etat central pour une grande liberté locale. 

La Suisse connaît des assurances, et l'assurance maladie notamment par le juste et noble combat des partis de gauches. L'assurance maladie est entrée dans les moeurs. Chacun paie dans un fond commun, en solidarité avec les autres. La fondue suisse a pris. 

Pour les "soins de santé" qui touchent à la contraception, à l'avortement, à l'euthanasie, les USA et la Suisse vont réagir différemment. 

La première question: l'avortement est-il un soin médical ? et l'euthanasie ? En suivant le serment d'Hippocrate, la réponse est négative. Tuer n'est pas un acte médical. 

L'abolition ou la refonte de l'Obamacare n'est pas le fait de l'extrême droite, de personnes sans coeur. 

Avec l'histoire des USA, liée à la liberté et la volonté du président émérite d'instaurer un système d'assurance maladie en partie inspirée par notre système, la polémique est inévitable Les évêques américains, totalement libre vis-à-vis de l'Etat, ont élevé la voix pour la liberté. Des prêtres, des religieux et religieuses, des laïcs catholiques ne peuvent pas payer pour l'avortement ou l'euthanasie, pas plus pour la contraception. 

Obamacare met tout dans le même paquet. Alors l'Eglise aux USA s'est opposée.

Les paroisses américaines sont totalement indépendantes de l'Etat, sans aucun système d'impôts ecclésiastiques. Il y a une saine séparation de l'Eglise et de l'Etat. Les paroisses, les couvents, les diocèses investissent de l'argent pour les services de la charité: aides aux pauvres, guérison des traumatismes laissés par un avortement, des deuils douloureux suite à l'euthanasie. 

Cette pro-activité de l'Eglise, cette culture décomplexée vis-à-vis de l'argent n'est pas notre culture hélvétique. Vu d'ici, une assurance maladie est un acquis, une évidence. Peu sont ceux qui la remettent en question. 

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Le système médiatique européen est plutôt pro-Obama et anti-républicains. Pour Obamacare, le nouveau président Trump n'aurait simplement pas de coeur, ne voulant pas d'aide étatique pour les plus pauvres. Or, le point de vue de l'Eglise nous aide à comprendre les raisons d'une opposition à l'Obamacare. 

Les américains, qui connaissent l'influences positives des mouvements pro-vie (l'avortement a causé plus de 80 000 000 de morts) ne voient pas d'un bon oeil ce système d'assurances maladies mises en place par le King Obama. 

Il faudrait réformer Obamacare, afin que les soins médicaux soient pour tous, dans le respect des consciences et la promotion des libertés.

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vendredi, 24 mars 2017

Ancien otage de Daesh, le père Jacques Mourad nous livre une profonde leçon d’humanité

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Ancien otage de Daesh, le père Jacques Mourad nous livre une profonde leçon d’humanité

C'est sur Aleteia

Cashinvestigation répond à Vincent Neymon

Cashinvestigation répond à Vincent Neymon

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« Nous découvrons avec surprise les déclarations de Vincent Neymon, porte-parole adjoint et directeur de la communication de la Conférence des évêques de France dans les colonnes de La Croix.

252532691.jpegM. Neymon déclare : "Nous avons eu des échanges avec Élise Lucet et son équipe dès le mois d’octobre 2016, quelques semaines avant l’Assemblée plénière des évêques de novembre à Lourdes. Ils ont menacé de venir sous le nom d’un autre média si nous refusions de les accréditer, ce que nous avons perçu comme une sorte de chantage."

Nous tenons à condamner avec la plus grande fermeté ces déclarations à caractère diffamatoire et pour le moins inexactes qui jettent le discrédit sur le sérieux de notre enquête.

Lors de notre demande d’accréditation le 19 octobre 2016 (et dans les échanges qui ont suivi), nous n’avons jamais menacé nos interlocuteurs de la CEF de venir sous le nom d’un autre média, ou exercé toute forme de chantage. Nous pouvons fournir tous les éléments qui démontrent que cette affirmation de M. Neymon est erronée. Par ailleurs, venant à Lourdes avec Élise Lucet, il nous aurait été difficile de nous prévaloir d’un autre média.

Au contraire, nous avons travaillé en toute transparence. L’équipe de Cash a eu Vincent Neymon longuement au téléphone le 27 octobre 2016 pour préparer l’entretien entre Élise Lucet et Mgr Crépy.

Enfin Monsieur Neymon nous accuse de "grand mépris". Cette accusation est incompréhensible. Dans le documentaire, nous avons donné très largement la parole aux responsables de l’Église. Et le film permettra à chaque téléspectateur de se forger sa propre opinion, loin du procès d’intention que nous intente M. Neymon.

Nous regrettons que le directeur de la communication de la Conférence des Évêques de France ait préféré lancer une polémique publique plutôt que de venir débattre sur notre plateau, et ce malgré nos nombreuses invitations ».

La Croix

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A lire: Arnaud Bédat - Le Suisse Rom@in - "La mise en scène d’Elise Lucet ressemble à une souricière tendue au #pape"

Le Point - réponse Le Suisse Rom@in: le Pape n'a pas couvert de prêtres pédophiles; durant un procès qui a abouti à la condamnation du Père Grassi, il est permis de faire résonner les sons de cloches pour permettre un jugement en connaissance de cause. 

Rome reconnaît un nouveau miracle dû à la prière des pastoureaux de Fatima

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Rome reconnaît un nouveau miracle dû à la prière des pastoureaux de Fatima

Zenit

Rome reconnaît un nouveau miracle dû à la prière des pastoureaux de Fatima, les bienheureux Francisco et Jacinta Marto, ce qui ouvre la voie à leur canonisation, si les cardinaux exprimaient un avis favorable lors d’un consistoire, probablement après Pâques.

Une première

Lors d’une audience accordée au cardinal Angelo Amato, le pape François a en effet donné son feu vert, ce jeudi 23 mars 2017, à la promulgation d’un décret de la Congrégation pour les causes des saints reconnaissant l’authenticité d’un miracle comme dû à leur intercession.

Le pèlerinage du pape François à Fatima les 12-13 mai 2017, pour le centenaire des apparitions de la Vierge Marie à la Cova da Iria, pourrait donc bien être marqué par la canonisation des pastoureaux. A l’occasion de son pèlerinage pour le Jubilé de l’An 2000, saint Jean-Paul II les avait béatifiés : c’était la première fois que des enfants non-martyrs, frère et soeur, étaient béatifiés ensemble et si jeunes, et ce serait cette année la première fois que des enfants, frère et soeur, non-martyrs, seraient canonisés également ensemble, ce qui encourage les causes de béatification d’autres enfants morts en « odeur de sainteté ».

Saint Dominique Savio (2 avril 1841-9 mars 1857) était une sorte d’exception de jeune « adulte » alors qu’il allait avoir 15 ans – il a été canonisé le 12 juin 1954 par Pie XII – et la bienheureuse Laura Vicuña (5 avril 1891, Chili-22 janvier 1904, Argentine), morte en offrant sa vie pour la conversion de sa mère, alors qu’elle n’avait pas 13 ans, semble avoir ouvert la voie: elle a été béatifiée par Jean-Paul II le 3 septembre 1988. Mais des enfants aussi jeunes, et un frère et une soeur ensemble, on ne l’avait pas encore vu.

Francisco Marto (1908-1919) est mort de la grippe espagnole, le 4 avril 1919 – il n’avait pas 11 ans, et sa petite sœur Jacinta (1910-1920), qui allait avoir 10 ans, est morte l’année suivante à de la même maladie, le 20 février 1920. Depuis les apparitions de 1917, ils n’hésitaient pas à prier le chapelet avec ferveur et à offrir généreusement leurs peines et leurs sacrifices quotidiens pour la paix et la conversion des pécheurs, selon l’appel de la Vierge Marie.

Les deux miracles reconnus

Un premier miracle obtenu par leur intercession commune avait été reconnu par Jean-Paul II le 28 juin 1999 et retenu pour leur béatification: ils avaient été invoqués ensemble. C’était la guérison, le 25 mars 1987, de María Emilia Santos, de Leiria (Portugal), paraplégique, qui avait commencé a invoquer les deux enfants après une retraite pour les malades, à Fatima, et qui achevait alors une neuvaine, après des années de martyre. Elle commença à aller mieux, à s’asseoir dans son lit sans aide et sans douleur, jusqu’à pouvoir se mettre debout le jour anniversaire de la mort de Jacinta, le 20 février 1989.

Le miracle – guérison inexplicable pour l’état actuel de la science – retenu pour la canonisation est la guérison d’un bébé, Felipe Moura Marques, né avec un diabète de type 1 – réputé incurable -, portugais, dont les parents vivaient en Suisse. Sa maman et sa grand-mère ont emmené le bébé sur la tombe des pastoureaux, à Fatima. Lors de leur béatification, le 13 mai 2000, la maman approcha même le bébé du téléviseur en priant les deux bienheureux pour le petit Felipe. Depuis, il vit sans insuline et sans aucun problème de santé, a rapporté l’évêque – aujourd’hui émérite – de Leiria-Fatima, Mgr Serafim de Sousa Ferreira e Silva, en 2005.

Le procès de béatification de leur cousine, la troisième voyante, Lucia dos Santos (22 mars 1907-13 février 2005), devenue ensuite carmélite à Coimbra, et morte à 98 ans, quelques semaines avant Jean-Paul II, est également arrivé à Rome, mais il faudra encore du temps pour examiner quelque 15 000 documents communiqués par le diocèse de Coimbra et les expertises sur le miracle présumé. Le postulateur, le père Romano Gambalunga, a invité « à la patience ».

Tout a été publié

En l’An 2000, la béatification des pastoureaux avait été l’occasion de révéler le contenu du “troisième secret”. Le cardinal Tarcisio Bertone avait été l’envoyé du cardinal Joseph Ratzinger auprès de Sœur Lucie pour préparer l’événement. Il l’a raconté dans son livre « La dernière voyante de Fatima. Ce que m’a dit sœur Lucie », avec une présentation de Benoît XVI (Bayard, 2008).

Et, une fois l’interprétation confirmée par la carmélite – « tout a été publié », a-t-elle affirmé -, c’est le cardinal Angelo Sodano, alors Secrétaire d’Etat, qui a donné la lecture du contenu de ce document, à Fatima, le jour de la béatification, en présence de sœur Lucie.

Une présentation a été publiée ensuite par le cardinal Ratzinger, avec les facsimilés des manuscrits de sœur Lucie, le 26 juin 2000.

Rappelons aussi que le pape Jean-Paul II a renouvelé la consécration du monde à la Vierge de Fatima le 25 mars 1984 et le cardinal Ratzinger était formel : « Sœur Lucie confirma personnellement que cet acte solennel et universel de consécration correspondait à ce que voulait Notre Dame (« Sim, està feita, tal como Nossa Senhora a pediu, desde o dia 25 de Março de 1984 »: « Oui, cela a été fait, comme Notre Dame l’avait demandé, le 25 mars 1984 »: lettre du 8 novembre 1989). C’est pourquoi toute discussion, toute nouvelle pétition est sans fondement. »

Article de Cyprien Viet, journaliste à Radio Vatican à propos de l'émission Cash Investigation sur France 2

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Article de Cyprien Viet, journaliste à Radio Vatican à propos de l'émission Cash Investigation sur France 2

17361973_10212072391114453_6492266151153332499_n.jpgDans la lutte contre les abus sexuels, du chemin a été fait... mais beaucoup reste à faire.

Pour ma part je viens de regarder avec 24h de décalage l'émission de France 2, qui est très dérangeante évidemment, mais aussi très sérieuse, bien documentée, bien menée.

Je dois avouer que pour nous, journalistes catholiques, un certain réflexe de déférence vis-à-vis du clergé peut nous amener parfois à manquer de lucidité face à l'ampleur de ces problématiques. Je le dis en tout cas pour moi. Je reconnais volontiers avoir sous-estimé l'ampleur du phénomène, et je crois que cette méthode de journalisme agressif à l'anglo-saxonne a le mérite de crever l'abcès, même si je ne suis pas à l'aise avec le principe des caméras cachés.

J'ai notamment été marqué par la réflexion du responsable de "La Parole libérée" en fin d'émission sur ces "hommes de foi incapables de la moindre empathie, de la moindre compassion". C'est une vraie pathologie répandue parmi nous, les catholiques, cette carapace que l'on croit protectrice mais qui nous empêche de sentir la souffrance de l'autre, et qui finalement nous éloigne de Dieu.

Je crois vraiment que nous avons tous besoin de conversion. Et comme il est écrit en exergue de l'émission... la Vérité nous rendra libres.

jeudi, 23 mars 2017

Cashinvestigation sur France 2: "La mise en scène d’Elise Lucet sur la place Saint-Pierre ressemble à une souricière tendue au pape"

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Cashinvestigation sur France 2: "La mise en scène d’Elise Lucet sur la place Saint-Pierre ressemble à une souricière tendue au pape"

Nous avons par ailleurs sollicité la réaction du journaliste Arnaud Bédat, qui connaît bien la vie argentine du pape François, ses proches et ses intimes, et qui vient de signer un nouveau livre le concernant aux éditions Flammarion, « François, seul contre tous ».

Unknown-5.jpegNous l’avons interrogé sur les quelques minutes du reportage concernant le pape François dans le « Cash Investigation » consacré à la pédophilie dans l’Eglise.

« J’ai d’abord envie de dire que si toutes ces allégations contre le cardinal Bergoglio devenu pape François étaient réellement étayées, elles seraient sorties depuis bien longtemps. 

A l’époque, le pouvoir argentin ne le ménageait pas, tous les coups étaient permis et avec la présidente Kirchner, les rapports étaient alors terriblement crispés. Si le pouvoir d’alors était persuadé que le cardinal Bergoglio avait couvert des crimes pédophiles, il ne se serait assurément pas privé de l’utiliser avant le Conclave de 2013, croyez-moi, c’est une évidence.

France 2, dans son commentaire utilise d’ailleurs très habilement le conditionnel concernant la prétendue implication de Bergoglio dans la couverture de crimes pédophiles. Ce conditionnel n’est pas un hasard. Je pense que la réalité des faits est beaucoup plus nuancée et qu’il faudrait au moins un reportage tout entier pour traiter ce volet-là ».

« Le cardinal Bergoglio a passé son temps en Argentine à dénoncer les mafias, la corruption, la traite des femmes, les maisons closes tenues par des réseaux mafieux, les trafiquants de drogue, l’économie qui tue, y compris à remettre de l’ordre dans ses troupes en dénonçant la mondanité du clergé, par exemple, etc. Rien dans sa vie passée ne permet en l’état de suspecter le fait qu’il ait couvert des abus sexuels.

Franchement, ça ne lui ressemble pas, ça ne ressemble pas à toute la conduite qu’il a eue durant toutes ses années passées à Buenos Aires. Il aurait fallu aussi diffuser quelques extraits des déclarations du pape François concernant la pédophilie : elles sont fortes marquées du sceau de la « tolérance zéro ». Ce qui me saute aux yeux instantanément, à mon sens, dans les quelques minutes à peine consacrées au pape dans « Cash Investigation », c’est la chronologie. Il y a un gros problème.

La fameuse citation brandie par « Cash Investigation » où le cardinal Bergoglio déclare que son diocèse n’a pas été confronté au problème de la pédophilie est extraite d’un livre d’entretiens avec le rabbin Skorka paru pour la première fois en espagnol en 2010 en Argentine, à très petit tirage, sur la base de rencontres qui se sont étalées sur des années. On n’a pas cherché à vérifier la date exacte de cette déclaration, par exemple en la demandant au rabbin Skorka lui-même, une personne qui répond toujours très aimablement aux questions qu’on lui pose.

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La première condamnation de Grassi date de… 2010, ainsi que le dit lui même l’avocat des victimes, Juan Pablo Gallego, dans le reportage. On ne peut donc pas faire le procès à Bergoglio d’avoir menti ! Par ailleurs, cette citation est tronquée, extraite de son contexte. Il faut lire cette page 64 (de l’édition française) en intégralité, cette phrase, par exemple, très instructive, mais qui n’arrangeait guère la démonstration qu’on cherchait à en faire :

« Je ne crois pas comme certains qu’il faille maintenir un certain esprit de corporation pour préserver l’image de l’institution. Il me semble que cette solution a été proposée aux Etats-Unis : changer le curé de paroisse. C’est stupide parce que le curé emporte le problème avec lui. La réaction corporatiste mène à cela, c’est pourquoi je ne suis pas d’accord avec ce type de règlement ».

Dommage que France 2 n’ait pas été interroger non plus, par exemple, les journalistes Sergio Rubin ou Elisabetta Piqué, qui fréquentaient régulièrement le cardinal Bergoglio à cette époque-là pour avoir un contrepoint et une remise en perspective exacte de la situation et le contexte politique en Argentine ces années-là.

Enfin, parler avec le pape n’est pas une mission totalement impossible pour un journaliste qui a un peu d’obstination et de patience. On m’a dit que des équipes de France 2 avaient même déjà accompagné le pape dans des vols pontificaux par le passé, où il est très facile de l’interpeller. Cette mise en scène d’Elise Lucet sur la place Saint-Pierre ressemble à une souricière tendue au pape.

J'aime bien Elise Lucet et son émission, c'est une journaliste de talent et de flair, qui sait débusquer les affaires, mais là, franchement, je ne peux pas la suivre sur ce terrain-là. 

C’est du spectacle, et j’ai un problème avec ça. Je suis prêt à entendre tout ce qu’on veut sur le pape François, mais il faut des preuves, des évidences, pas des rumeurs ou des constructions hasardeuses. Et là, il n’y a que de la mise en scène, très bien faite d’ailleurs, et des conditionnels à foison. Aucune attaque, décidément, n’est épargnée ces temps au pape François… plus que jamais seul contre tous »

Propos recueillis par Le Suisse Rom@in - Lien

 

mercredi, 22 mars 2017

Cashinvestigation sur France 2: le Cardinal Bergoglio devenu le Pape François n'a pas couvert de prêtres pédophiles

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Cashinvestigation sur France 2: le Cardinal Bergoglio devenu le Pape François n'a pas couvert de prêtres pédophiles

Lien - Revoir l'émission

L'interview, mais est-ce une interview ! ?, du Pape François sur la place Saint-Pierre est non seulement ridicule mais relève de la faute professionnelle. Ces images d'évêques en France et de prêtres en caméra cachée, ces agressions style "chasse à l'homme " ne sont pas en faveur de la noblesse de la profession "journaliste d'investigation". (lien Antoine-Marie Izoard, Famille Chrétienne). Le Pape François a été très courtois en prenant même la peine de répondre. 

Pour découvrir la vérité, il faut y mettre de l'élégance afin de la rendre crédible. Cette scène pourrait même compromettre la vérité que nous devons tous aux victimes. En ce sens, l'action de La Parole Libérée est providentielle. La fille de François Devaux, président de l'association,  peut être très fière de son papa ! 

Tout d'abord, n'oublions pas qu'une opération d'intelligence orchestrée contre Bergoglio a été médiatisée peu avant le Conclave de 2005 par le gouvernement Kirchner. Le Père Bergoglio aurait mal agi pendant la dictature, notamment avec deux de ses confrères Jésuites. Arnaud Bédat, journaliste d'investigation suisse et fin connaisseur de Bergoglio en Argentine, a su démonter ce piège tendu par le gouvernement dès 2005 (interview, dès 4 minutes)

Les accusations sur la pédophilie contre le Cardinal Bergoglio datent plus ou moins de la même époque, après 2005 mais avant 2010. Avons-nous également à faire à une seconde opération d'intelligence ? Dirigée par qui ?

C'est à vérifier. Dans tous les cas, le gouvernement en place en 2005 n'aurait pas hésité une seule seconde à instrumentaliser cette affaire. Il ne l'a pas fait. 

Pédophilie et Cashinvestigation: l'Eglise catholique ne craint jamais la vérité. 

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Le père Grassi a bel et bien été condamné par le justice civile "sous le règne" du Cardinal Bergoglio. N'oublions pas: c'est d'abord et avant tout l'évêque du lieu qui est responsable du Père Grassi, sous la tutelle de la Congrégation pour la doctrine de la foi, souveraine sur ces crimes depuis le Motu Proprio de Saint Jean-Paul II en 2001.

Il est tout à fait possible que le Cardinal Bergoglio, primat d'Argentine, ai cherché la vérité durant l'instruction, d'où un livre avec son nom. Et alors ? Est-ce un mal ? La procédure judiciaire cherche toujours à faire résonner les différents sons de cloches afin de juger avec droiture, en connaissance de cause. 

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Lien: La Nacion

Cashinvestigation et le Pape François: le Père Grassi a été condamné en 2009 à 15 ans de prison pour abus sexuel aggravé d'un mineur en 2002, âgé de 19 ans.

el-caso-del-padre-grassi-2389222w620.jpgLe journal argentin de La Nacion relève que l'évêque du Père Grassi a communiqué sur ce scandale. Le prêtre a été retiré de toute mission pastorale du diocèse. La sentence de prison a même été confirmée. 

L'évêque de Morón publié sur son site une brève déclaration faisant référence à la situation juridique du père Julio César Grassi, condamné à 15 ans de prison pour « abus sexuels graves » contre un mineur à la Fondation Happy Children .


Dans la lettre, l'évêque a noté que « depuis le début du procès, le prêtre a été retiré de toute mission pastorale du diocèse » et que « la mesure est en vigueur pour le Père Grassi dictée par l'évêque de Moron, Mgr Luis Eichhorn, lui interdisant le ministère public ».

« À juste titre, le Saint-Siège a ordonné une enquête préliminaire sur les allégations de la conduite de ce prêtre,  qui est venu à la connaissance de Rome par un rapport envoyé à la Congrégation pour la Doctrine de la Foi.

L'Évêché, selon les procédés canoniques existants à la disposition du Saint-Siège, a dûment et en temps voulu informer l'opinion publique ".

Le 21 mars 2017, le juge a rejeté à l'unanimité les recours introduits dans la cause attribuée au prêtre, validant la décision de la Cour suprême de la province de Buenos Aires.

Ainsi, la sentence est devenue un arrêt définitif de la Cour pénale n ° 1 de Morón, de la province de Buenos Aires . Elle a condamné Grassi à 15 ans de prison comme auteur des infractions répétées d'abus sexuel aggravé; le prêtre était responsable de l'éducation et de la garde de l'enfant victime.

Le prêtre a été condamné en 2009 à 15 ans de prison pour abus sexuel aggravé d'un mineur en 2002, âgé de 19 ans. La victime a témoigné dans un programme de télévision comment il avait été abusé par un prêtre quand il avait 15 ans. Il vivait dans le Happy Children Foundation, dont était responsable le père Grassi.

Cependant, le prêtre a connu une libération conditionnelle avant d'être arrêté en 2013. Après cette confirmation, il sera donc condamné à plus de douze ans de prison.

Le prêtre est actuellement hébergé à la prison de l'unité no. 41 de Campana, province de Buenos Aires.

Cashinvestigation sur France 2: le porte-parole des évêques de France, il y a eu une culture du silence

Cashinvestigation sur France 2: le porte-parole des évêques de France, il y a eu une culture du silence

Le Figaro

"J'éprouve un sentiment profond à la fois de honte, d'humilité et de détermination parce que je suis bien conscient que nous avons commis des erreurs, qu'il y a eu des silences coupables, qu'on a plus voulu défendre l'institution que faire la légitime place aux souffrances des victimes", a souligné le prélat.

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"Il y a eu une culture du silence. Nous voulons la briser pour avoir une culture de l'écoute et de l'accompagnement des victimes"

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Pape François: deux des trois voyants de Fatima pourrait être canonisés en mai ?

Unknown-3.jpegSaint-Siège et Pape François : deux des trois voyants de Fatima pourraient être canonisés en mai prochain 

Vatican - le 22/03/2017 | Par Agence I.Media

Canonisation/Fatima : Deux des trois voyants de Fatima (Portugal) devraient être canonisés le 13 mai 2017, affirme le site Il Faro di Roma le 22 mars.

Le pape François pourrait annoncer, lors du consistoire qui se tiendra après Pâques dans la seconde moitié d’avril, son intention de proclamer saints les bienheureux Jacinthe et François Marto durant son voyage à Fatima, à l'occasion du centenaire des apparitions mariales. Jean Paul II les avait béatifiés le 13 mai 2000, également à Fatima.

Lien: l'hystérie ou le faux Fatima

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Benoît XVI: Fatima et les crimes pédophiles

Unknown-4.jpegLe Pape Benoît XVI avait déclaré que les crimes de pédophilie étaient en lien avec les révélations de Fatima. La persécution contre l'Eglise provient de l'intérieur. Le fait que les saints patrons des enfants, Jacinthe et François soient canonisées, est providentiel en regard de la crise que l'Eglise catholique traverse. 

"Alors que ce sont les évêques qui parlent d'un acharnement médiatique, le Pape Benoît XVI a en fait rappelé avec force que la persécution ne vient pas de l'extérieur mais de l'intérieur de l'Eglise, des péchés des hommes de cette même Eglise. Exprimé ainsi, à mon avis, cela ne peut être qu'une forte affirmation".

mardi, 21 mars 2017

Cashinvestigation sur France 2: “L'objectif était de briser le silence sur la pédophilie dans l'Eglise”

Cashinvestigation sur France 2: “L'objectif était de briser le silence sur la pédophilie dans l'Eglise”

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Lien

Président de l'association La Parole libérée, François Devaux a collaboré à l’enquête de “Cash Investigation”, diffusée mardi 21 mars à 20h55 sur France 2, sur les stratégies mises en place par la hiérarchie catholique pour étouffer les affaires de pédophilie dans l’Eglise.

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Une certaine communication d'une partie de l'Eglise catholique a choisi l'option de la chaise vide. Malheureusement, le silence de Vincent Neymon semble encore de mise. 

L'Eglise catholique face à la pédophilie: Cashinvestigation de France 2 et la chaise vide

 

L'Eglise catholique face à la pédophilie: cashinvestigation de France 2 et la chaise vide

C7Xk0-cWwAU0hy5.jpgFrance 2 diffuse une enquête de cashinvestigation ( bon article de Famille Chrétienne, Antoine-Marie Izoard)

Certes, cela paraît claire, certaines méthodes d'interview ne sont absolument pas professionnelles. 

Mais sur le fond, comment savoir si cette enquête est exacte ? Si les conseillers médiatiques ne parlent que de la déontologie des enquêteurs, nous ne pouvons pas savoir grand chose sur les faits. 

L'essentiel est là: la rédaction de "Cash" dévoile comment de hauts responsables de l’Eglise ont couvert certains agissements en protégeant des prêtres accusés d’agressions sexuelles sur mineurs.

Je regrette amèrement l'absence d'un représentant de l'Eglise pour le débat. La politique de la chaise vide n'est jamais recommandée. D'autant plus que les méthodes non-professionnelles veulent montrer la fuite des leaders face aux questions. L'absence au débat met en scène exactement cela, le silence ; là est le paradoxe. Elle donne la désagréable impression d'avoir quelque chose à cacher.

La défense de l'institution fut justement la funeste erreur du diocèse de Boston, décrite dans la film Spotlight. Au fond, le silence ou peut-être une forme d'omerta sont les grands problèmes et ils sont récurrents.

L'attitude défensive ne porte absolument aucun fruit. L'Eglise n'est d'ailleurs nullement sous attaques; ce sont les victimes qui ont été attaquées, abusées et violées. Jésus bafoué s'identifie à elles.

La seule défense acceptable doit être dirigée pour leur propre bien. L'Eglise doit absolument placer les victimes au coeur de sa vie. Pour elle, l'unique lieu légitime est naturellement aux côtés des victimes. 

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252532691.jpegA lire: Koz' reprend les propos "d'un communiquant", ou  d'un "conseiller" médiatique Vincent Neymon, décidément peu inspiré. Rester silencieux face aux accusations de silence ?

Ecône: la FSSPX serait à bout touchant pour une réintégration, une prélature personnelle ?

Ecône: la FSSPX serait à bout touchant pour une réintégration, une prélature personnelle ?

Selon Marco Tosatti, pas toujours fiable:

images-2.jpeg"Des sources fiables indiquent que la Fraternité Saint-Pie X et le Vatican sont à deux doigts d’un accord. En fait, on attend juste que Mgr Fellay fasse quelques retouches internes, pour franchir la grande étape : le retour total et officiel, en tant que prélature personnelle, des lefebvristes dans l’Eglise de Rome. De cette façon, le pape François serait en mesure d’achever un processus qui a commencé sous le pontificat de Benoît XVI, et qui a échoué pour des questions théologiques, mais qui sont maintenant dépassées par la volonté du pape de ne pas demander à ce que soient clarifiés et éclaircis.

En outre Mgr Lefebvre a écrit que si le Concile Vatican II est interprété dans l’herméneutique de la continuité, il n’y aurait pas de problème pour la pleine Communion avec Rome. Et il n’y a pas de problème parce que dans l’Eglise, comme déjà dit Benoît XVI, le Concile est lu de cette façon. […] Et même ceux-ci, mais avec toute la prudence nécessaire, il est entendu que le climat peut être mûr pour une annonce importante. En outre, le pape a une certaine sympathie pour les lefebvristes (et moins pour les traditionalistes dans sa propre maison), dont il a hérité, apparemment, d’une bonne impression que lui a fait la Fraternité quand il était archevêque de Buenos Aires."

« Porno addiction : nouvel enjeu de société »

« Porno addiction : nouvel enjeu de société »

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Salutaire mais surprenant : l’inquiétude sur le porno sort un peu des milieux cathos, certes précurseurs mais qui peinent à mobiliser sur le sujet. Alors que Laurence Rossignol annonçait une réflexion pour bloquer l’accès aux mineurs, c’est la Fondation pour l’Innovation Politique qui sort une note sur le sujet (accessible sur le site de la Fondapol dans une note au titre explicite : « Porno addiction : nouvel enjeu de société »).

Et, si le titre de ce billet a coupablement succombé au second degré, cette note illustre aussi la misère sexuelle à laquelle la consommation de porno peut conduire des adultes, en raison de phénomènes neurologiques observés.

Les pages 18 et 19 sont consacrées aux « effets du porno : l’escalade vers l’extrême » – et notamment ce fait qui peut paraître ridicule : un homme peut se trouver sexuellement excité par l’allumage de son ordinateur ou l’apparition d’un pop-up.

Au final, non seulement les personnes risquent de perdre leur aptitude à une activité sexuelle normale (et mettre ainsi en danger leurs relations réelles) mais, plus encore, sous l’effet des décharges répétées de dopamine, se trouver moins sensibles à toutes les activités génératrices de dopamine, en ce compris les activités sociales, sportives ou artistiques.

La note souligne aussi qu’a été observé non seulement une baisse de l’attirance sexuelle pour son partenaire, son conjoint, mais également une baisse de l’attachement sentimental (p. 21) : « le porno est susceptible de faire perdre tout intérêt pour le partenaire habituel. » Autant savoir à quoi l’on s’expose dans une activité que tous – dont quelques politiques, récemment – dépeignent comme anodine et qui, de prime abord, paraît sans conséquences.

L'hystérie autour de Fatima commence

Unknown-3.jpegL'hystérie autour de Fatima commence

Providentiellement, le Pape François va se rendre à Fatima pour le centenaire des apparitions du 13 mai 1917.

Il ne faut pas oublier que la nébuleuse d'opposition au Pape François se nourrit également des secrets et des phantasmes mystiques. Vous l'avez deviné ? le troisième secret de Fatima, qui ne serait pas encore terminé, annonce ni plus ni moins que l'apostasie de l'Eglise et la venue d'un faux Pape. 

Lorsque les révélations privées (celles-ci sont inventées de toutes pièces) prennent le dessus sur le don de la foi pure, la crédulité ne semble plus avoir de limites.

el-secreto-mejor-guardado-de-fatima_92.jpgUn livre ferait des révélations "explosives" sur le troisième secret, évoquant l'apostasie de l'Eglise (sic!).

Cet ouvrage sort en Espagne par Jose Maria Zavala, intitulé «El secreto mejor guardado de Fatima», - le secret le mieux gardé de Fatima. C'est un opus de 330 pages, qui retrace l'histoire des apparitions de 1917 et du troisième secret. L'auteur, converti au catholicisme, dévot de Padre Pio, est un journaliste très connu en Espagne, auteur d'une trentaine d'ouvrages d'histoire et de religion.

Dans le bouquin, il y a aussi une conversation avec le Père Gabriele Amorth, récemment décédé, qui avait lui aussi une grande dévotion pour le religieux de Pietrelcina.

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Une lettre inexpliquée et mystérieuse: 

«Maintenant, je vais vous révéler le troisième fragment du secret; cette partie est l'apostasie dans l'Eglise. Notre-Dame nous a montré une vision d'un individu que je décris comme 'le Saint Père', devant une multitude qui fait son éloge.

Mais il y avait une différence avec un vrai Saint-Père, le regard du diable, celui-là avait les yeux du mal.

Puis, quelques instants plus tard, nous avons vu le même Pape entrer dans une Église, mais cette Église était l'Église de l'enfer, il n'y a aucune manière de décrire la laideur de cet endroit, il ressemblait à une forteresse en béton gris, avec des angles brisés et des fenêtres comme des yeux, il y avait un pic sur le toit de l'édifice.

Nous avons tout de suite levé les yeux vers Notre-Dame qui nous a dit vous avez vu là l'apostasie dans l'Eglise, cette lettre peut être ouverte par le Saint-Père, mais elle doit être annoncée après Pie XII et avant 1960.

Sous le règne de Jean-Paul II la pierre angulaire de la tombe de Pierre doit être enlevée et transportée à Fatima.

Puisque le dogme de la foi n'est pas conservé à Rome, son autorité sera enlevée et donnée à Fatima.

La cathédrale de Rome doit être détruit et un nouvelle construite à Fatima.

Si 69 semaines après que cet ordre soit annoncé, Rome continue son abomination, la ville sera détruite.

Notre-Dame nous a dit que c'est écrit, Daniel 9,24-25 et Matthieu 21: 42-44».

lundi, 20 mars 2017

Ce n’est pas Amoris Laetitia qui a mis en crise la famille; c’est la crise de la famille qui met en mouvement l’Église

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Zenit

« Ce n’est pas Amoris Laetitia qui a mis en crise la famille; c’est la crise de la famille qui met en mouvement l’Église », affirme le cardinal Kevin Farrell, préfet du nouveau dicastère pour les laïcs, la famille et la vie. Il souligne la nouveauté de l’exhortation apostolique post-synodale un an après sa sortie (19 mars 2016).

Ce n’est pas Amoris Laetitia qui a mis en crise la famille; c’est la crise de la famille qui met en mouvement l’Église

Le cardinal s’exprime sur le sens d’Amoris Laetitia et son lien avec les précédents documents de l’Église sur la famille dans une interview à la revue espagnole Vida Nueva publiée intégralement sur le site du dicastère. Il parle aussi des futures Journées internationales de la jeunesse au Panama, en 2019, et du 50e anniversaire de l’encyclique Humanae Vitae (1968) du pape Paul VI.

Amoris Laetitia, « le document du magistère le plus attendu »

Le cardinal Farrell note qu’Amoris Laetitia, est « le document magistère le plus attendu de ces dernières années ». Une de ses idées centrales et que « le sens du mariage chrétien n’a pas changé – ni l’annonce de sa beauté par l’Église » estime le préfet : « mais la pastorale, les soins, l’attention de l’Église envers les familles, en particulier envers les personnes qui ont le plus besoin d’aide, de soutien et d’accompagnement, doivent changer, en termes de croissance et d’approfondissement. C’est la véritable révolution ».

Pour l cardinal, « l’indissolubilité du mariage » n’est pas « en danger à cause d’Amoris Laetitia » : l’Église « réaffirme l’union indissoluble entre l’homme et la femme » et « encourage et remercie … les familles qui restent fidèles aux enseignements de l’Évangile ».

En publiant Amoris Laetitia, souligne le préfet, « le pape a ouvert la voie pour rappeler certains défis pastoraux » qui touchent avant tout « des chemins pratiques », des « conseils » et des « stratégies ». Le cardinal rappelle, toujours en citant l’exhortation, que « tout cela constitue une pédagogie de l’amour qui ne peut pas ignorer la sensibilité actuelle des jeunes ».

Rencontre mondiale des familles à Dublin

Le cardinal Farell parle aussi de la préparation de la IXe Rencontre mondiale des familles qui se tiendra à Dublin du 22 au 26 août 2018 sur le thème « L’Évangile de la famille, joie pour le monde ». Il estime qu’il existe un lien entre cet événement et l’exhortation apostolique : c’est « le thème de la joie » qui les unit. « Amoris Laetitia, ajoute-t-il, est l’annonce de la joie de l’Évangile à la famille, lieu préférentiel de l’amour. »

« La famille, le monde, l’Église, la Croix et la Trinité sont les éléments qui composent le logo de la rencontre de Dublin », rappelle le cardinal. « Derrière, on voit la carte du monde, de la maison commune de toutes les familles ».

Une lettre officielle du pape pour cette rencontre est attendue à la fin du mois de mars, précise le cardinal. Elle donnera « des indications plus précises » sur « la façon dont l’Évangile continue à être la joie pour le monde d’aujourd’hui et comment les familles peuvent vivre et témoigner » que « la miséricorde est le cœur de Dieu ».

JMJ 2019 au Panama

Le cardinal Farell parle aussi de la préparation des JMJ prévues du 22 au 27 janvier 2019 au Panama. La première réunion officielle s’est tenue en novembre 2016 à Rome, explique-t-il. Et en décembre, il a visité le Panama : « Ce fut une belle occasion pour visiter les sites possibles qui accueilleront les célébrations et pour connaître la réalité du pays et de l’Église locale », dit-il. « Nous annoncerons bientôt le logo et l’hymne » de cet événement, ajoute le préfet.

Il y aura en avril à Rome, poursuit le cardinal, une rencontre internationale « des leaders de la jeunesse et des jeunes … du monde entier ainsi que des représentants de mouvements et d’associations internationales ». L’« une occasion d’une évaluation des JMJ de Cracovie et de la préparation de celles de Panama ». En outre, ce « sera également l’occasion d’aborder les questions liées au prochain Synode sur les jeunes, la foi et le discernement vocationnel, dit le cardinal. Le dimanche des Rameaux, les jeunes Polonais livreront les symboles des Journées (la croix, et l’icône de Marie Salut du Peuple romain) aux jeunes Panaméens, continuant la tradition du relais. »

Si pour des raisons de climat, la rencontre aura lieu durant l’hiver de l’hémisphère nord, le cardinal se dit « confiant » : « nous ne devrions pas sous-estimer la capacité des jeunes à trouver des occasions de participer ». En outre, en « août les jeunes Latino-Américains sont en année scolaire et eux aussi ont dû prendre des dispositions pour les Journées européennes » advenues en Europe.

50e anniversaire de l’encyclique Humanae Vitae

L’année prochaine aura lieu le 50e anniversaire de la publication de l’encyclique Humanae Vitae du pape Paul VI. Le cardinal Farell rappelle que le pape François cite « largement » cette encyclique dans Amoris Laetitia.

« Contredite et souvent mal comprise, parce que souvent réduite à un problème de pilule en négligeant l’enseignement principal: l’inséparabilité des aspects unitif et procréatif de l’union conjugale », la publication d’Humanae Vitae était « particulièrement difficile », note-t-il. « Mais sans aucun doute elle fait partie de la seule route doctrinale et de la sagesse de l’Église sur le mystère de la vie humaine ».

Humanae Vitae, estime le cardinal, « comme Amoris Laetitia, parlent surtout du thème de l’amour, chacun à sa manière, … ce sont de grands enseignements sur l’amour que nous devons mettre à la base de la pastorale familiale, mais aussi de celle des jeunes, en vue de l’éducation à l’amour avant même la préparation au mariage ».

Le nouveau dicastère pour les laïcs, la famille et la vie

Le préfet aborde aussi « les plans de travail » du nouveau dicastère qu’il dirige depuis septembre 2016 : « la logistique – travaux pour permettre la réunification des deux conseils précédents », « le personnel » et « le contenu » pour « élaborer et mettre en œuvre les lignes directrices indiquées dans les Statuts ».

« Je souhaite, conclut-il, qu’autant que possible, avec la nomination de membres et de consultants – y compris des hommes et des femmes laïcs, célibataires et mariés, engagés dans les différents domaines d’activité et provenant des différentes parties du monde – le Dicastère puisse démontrer pleinement l’universalité de l’Église. »

samedi, 18 mars 2017

Le Pape François va se confesser devant les caméras du monde entier

Le Pape François va se confesser devant les caméras du monde entier

Portrait-robot du « bon confesseur » selon le pape François

 

« Confesser est une priorité pastorale », dit-il à la Pénitencerie apostolique (traduction complète)

Zenit

« Confesser est une priorité pastorale… On confesse chaque fois qu’on te le demande », a affirmé le pape François devant les participants au XXVIIIème Cours annuel sur le for interne organisé par la Pénitencerie apostolique, qu’il a reçus le 17 mars 2017 au Vatican. Le pape a brossé le portrait robot du « bon confesseur », en trois points : immergé dans la relation avec le Christ, capable de discernement et prêt à saisir l’occasion d’évangéliser.

Le tribunal de la Pénitencerie est « le type de tribunal que j’aime beaucoup », a confié le pape François, « parce que c’est un ‘tribunal de la miséricorde' ». Il a exhorté les pasteurs à se rendre quotidiennement « dans les périphéries du mal et du péché ». « S’il vous plaît, a-t-il insisté, qu’il n’y ait pas de panneaux : ‘Confessions uniquement le lundi, le mercredi de telle à telle heure' ».

Au cours de la rencontre, le pape a aussi évoqué la légende de « la Vierge des mandariniers », qui fait entrer les voleurs « par la fenêtre », au Paradis : « lorsqu’ils meurent, il y a la queue devant Pierre qui a les clés … ; et la Vierge Marie, quand elle voit l’un d’entre eux, lui fait signe de se cacher ; et puis lorsqu’ils sont tous passés, Pierre ferme et la nuit tombe et la Vierge Marie l’appelle par la fenêtre et le fait entrer par la fenêtre ».

Le pape a longuement détaillé trois aspects qui caractérisent un « bon confesseur » : c’est « avant tout un véritable ami de Jésus », ce qui exige de « cultiver la prière ». En effet, « un confesseur qui prie sait bien qu’il est lui-même le premier pécheur et le premier pardonné. On ne peut pardonner dans le sacrement sans être conscient que l’on a été pardonné avant. Et la prière est donc la première garantie pour éviter toute attitude de dureté qui juge inutilement le pécheur et non le péché ».

« Le bon confesseur est, en second lieu, a poursuivi l’évêque de Rome un homme de l’Esprit, un homme du discernement ». Un discernement nécessaire pour donner une réponse adaptée aux « troubles spirituels », y compris en appelant un exorciste si nécessaire. Et le pape de déplorer : « Que de mal est fait à l’Église par ce manque de discernement ! (…) Le confesseur ne fait pas sa volonté et n’enseigne pas sa propre doctrine. Il est appelé à faire toujours et seulement la volonté de Dieu ».

Enfin, troisième point : « Le confessionnal est aussi un véritable lieu d’évangélisation. En effet, il n’y a pas d’évangélisation plus authentique que la rencontre avec le Dieu de la miséricorde. (…) Parfois il sera nécessaire de ré-annoncer les vérités de la foi les plus élémentaires, (…) parfois, il s’agira d’indiquer les fondements de la vie morale ».

AK

La confession: discours du pape François

Chers frères,

C7JwGO3X0AAzC4e.jpgJe suis heureux de vous rencontrer à cette première audience avec vous après le Jubilé de la miséricorde, à l’occasion du cours annuel sur le for interne. J’adresse mes salutations cordiales au cardinal Grand Pénitencier, et je le remercie pour ses aimables paroles. Je salue le régent, les prélats, les officials et le personnel de la Pénitencerie, les collèges des pénitenciers ordinaires et extraordinaires des basiliques papales « in Urbe » et vous tous, participants à ce cours.

En réalité, je vous le confesse, le tribunal de la Pénitencerie est le type de tribunal que j’aime beaucoup. Parce que c’est un « tribunal de la miséricorde » auquel on s’adresse pour obtenir ce médicament indispensable pour notre âme qu’est la miséricorde divine !

Votre cours sur le for interne qui contribue à la formation de bons confesseurs, est plus que jamais utile et je dirais même nécessaire de nos jours. Certes, on ne devient pas de bons confesseurs grâce à un cours, non ; l’école du confessionnal est une « longue école » qui dure toute la vie. Mais qu’est-ce qu’un « bon confesseur » ? Comment devient-on un bon confesseur ?

Je voudrais indiquer à ce propos trois aspects.

Le « bon confesseur » est avant tout un véritable ami de Jésus, bon pasteur. Sans cette amitié, il sera bien difficile de faire mûrir cette paternité, si nécessaire dans le ministère de la réconciliation. Être amis de Jésus signifie avant tout cultiver la prière. D’une part une prière personnelle avec le Seigneur, demandant sans cesse le don de la charité pastorale, et d’autre part une prière spécifique pour l’exercice de la tâche de confesseur et pour les fidèles, frères et sœurs qui s’approchent de nous à la recherche de la miséricorde de Dieu.

Un ministère de la Réconciliation « enveloppé de prière » sera le reflet crédible de la miséricorde de Dieu et évitera ces duretés et incompréhensions qui pourraient parfois être générées aussi dans la rencontre sacramentelle. Un confesseur qui prie sait bien qu’il est lui-même le premier pécheur et le premier pardonné. On ne peut pardonner dans le sacrement sans être conscient que l’on a été pardonné avant. Et la prière est donc la première garantie pour éviter toute attitude de dureté qui juge inutilement le pécheur et non le péché.

Dans la prière il est nécessaire d’implorer le don d’un cœur blessé, capable de comprendre les blessures des autres et de les guérir avec l’huile de la miséricorde, celui que le bon Samaritain a versé sur les plaies de ce malheureux de qui personne n’avait eu pitié (cf. Lc 10,34)

Dans la prière, nous devons demander le don précieux de l’humilité pour qu’il apparaisse toujours clairement que le pardon est un don gratuit et surnaturel de Dieu, dont nous sommes de simples, bien que nécessaires, administrateurs, par la volonté même de Jésus ; et Il se réjouira certainement si nous faisons un large usage de sa miséricorde.

Dans la prière, ensuite, nous invoquons toujours l’Esprit-Saint, qui est un Esprit de discernement et de compassion. L’esprit permet de s’identifier avec les souffrances des sœurs et des frères qui s’approchent du confessionnal et de les accompagner avec un discernement prudent et mûr et avec une véritable compassion pour leurs souffrances, causées par la pauvreté du péché.

Le bon confesseur est, en second lieu, un homme de l’Esprit, un homme du discernement. Que de mal est fait à l’Église par ce manque de discernement ! Que de mal fait aux âmes par un agir qui ne plonge pas ses racines dans l’écoute humble de l’Esprit-Saint et de la volonté de Dieu. Le confesseur ne fait pas sa volonté et n’enseigne pas sa propre doctrine. Il est appelé à faire toujours et seulement la volonté de Dieu, en pleine communion avec l’Église dont il est le ministre, c’est-à-dire le serviteur.

Le discernement permet de distinguer toujours, pour ne pas confondre, ne pas faire un amalgame. Le discernement éduque le regard et le cœur, permettant cette délicatesse d’esprit si nécessaire devant celui qui ouvre le sanctuaire de sa conscience pour en recevoir lumière, paix et miséricorde.

Le discernement est nécessaire aussi parce que, celui qui s’approche du confessionnal, peut venir des situations les plus disparates ; il pourrait aussi avoir des troubles spirituels, dont la nature doit être soumise à un discernement attentif, tenant compte de toutes les circonstances existentielles, ecclésiales, naturelles et surnaturelles. Si le confesseur se rendait compte de la présence de véritables troubles spirituels – qui peuvent aussi être en grande partie psychiques, et cela doit être vérifié à travers une saine collaboration avec les science humaines – il ne devra pas hésiter de faire référence à ceux qui, dans le diocèse, sont chargés de ce ministère délicat et nécessaire, à savoir les exorcistes. Mais ceux-ci doivent être choisis avec un grand soin et beaucoup de prudence.

Enfin, le confessionnal est aussi un véritable lieu d’évangélisation. En effet, il n’y a pas d’évangélisation plus authentique que la rencontre avec le Dieu de la miséricorde, avec le Dieu qui est miséricorde. Rencontrer la miséricorde signifie rencontrer le vrai visage de Dieu, tel que le Seigneur Jésus nous l’a révélé.

Le confessionnal est alors un lieu d’évangélisation et donc de formation. Dans le dialogue, bien que bref, qu’il crée avec le pénitent, le confesseur est appelé à discerner ce qui est plus utile et ce qui est carrément nécessaire au chemin spirituel de ce frère ou de cette sœur ; parfois il sera nécessaire de ré-annoncer les vérités de la foi les plus élémentaires, le noyau incandescent, le kérygme, sans lequel l’expérience de l’amour de Dieu et de sa miséricorde resterait comme muette ; parfois, il s’agira d’indiquer les fondements de la vie morale, toujours en rapport avec la vérité, au bien et à la volonté du Seigneur. Il s’agit d’une œuvre de discernement prompt et intelligent, qui peut faire beaucoup de bien aux fidèles.

En effet, le confesseur est appelé quotidiennement à se rendre dans les « périphéries du mal et du péché » – ce n’est pas une belle périphérie ! – et son œuvre représente une authentique priorité pastorale. Confesser est une priorité pastorale. S’il vous plaît, qu’il n’y ait pas des panneaux : « Confessions uniquement le lundi, le mercredi de telle à telle heure ». On confesse chaque fois qu’on te le demande. Et si tu es là [dans le confessionnal] en train de prier, tu es avec le confessionnal ouvert, qui est le cœur de Dieu ouvert.

Chers frères, je vous bénis et je vous souhaite d’être de bons confesseurs : immergés dans la relation avec le Christ, capables de discernement dans l’Esprit-Saint et prêts à saisir l’occasion d’évangéliser.

Priez toujours pour les frères et sœurs qui s’approchent du sacrement du pardon. Et s’il vous plaît, priez aussi pour moi.

Et je ne voudrais pas finir sans quelque chose qui m’est venu à l’esprit quand le cardinal préfet a parlé. Il a parlé des clés et de la Vierge Marie, et cela m’a plu et je dirai une chose… deux choses. Cela m’a fait beaucoup de bien quand, étant jeune, je lisais le livre de saint Alphonse Marie de Liguori sur la Vierge Marie : les gloires de Marie. À la fin de chaque chapitre, il y avait toujours un miracle de la Vierge Marie, par lequel elle entrait au milieu de la vie et arrangeait les choses.

Et la seconde chose. Sur la Vierge Marie, il y a une légende, une tradition dont on m’a dit qu’elle existe dans le sud de l’Italie : la Vierge des mandariniers. C’est une terre où il y a beaucoup de mandariniers, n’est-ce pas ? Et on dit qu’elle est la patronne des voleurs [il rit ; ils rient]. On dit que les voleurs vont prier là-bas. Et la légende, à ce qu’on dit, est que les voleurs qui prient la Vierge des mandariniers, lorsqu’ils meurent, il y a la queue devant Pierre qui a les clés et qui ouvre pour laisser passer quelqu’un, puis il ouvre et en laisse passer un autre ; et la Vierge Marie, quand elle voit l’un d’entre eux, lui fait signe de se cacher ; et puis lorsqu’ils sont tous passés, Pierre ferme et la nuit tombe et la Vierge Marie l’appelle par la fenêtre et le fait entrer par la fenêtre.

C’est un récit populaire mais il est très beau : pardonner avec notre Maman à ses côtés ; pardonner avec sa Mère. Parce que cette femme, cet homme qui vient au confessionnal, a une Mère au ciel qui lui ouvrira la porte et l’aidera au moment d’entrer au ciel. Toujours la Vierge Marie, parce que la Vierge Marie nous aide aussi dans l’exercice de la miséricorde. Je remercie le cardinal pour ces deux signes : les clés et la Vierge Marie. Merci beaucoup.

Je vous invite – c’est l’heure – à prier ensemble l’Angelus : « Angelus Domini… »

[Bénédiction]

Ne dites pas que les voleurs vont au ciel ! Ne dites pas cela. [il rit ; ils rient]

 

Thierry de Roucy, le prêtre intenable que l’Eglise menace d’excommunier

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Thierry de Roucy, le prêtre intenable que l’Eglise menace d’excommunier

images-1.jpegLe curé, sorte de gourou catholique, a été condamné en 2011 par un tribunal religieux pour abus sexuel et abus de pouvoir, mais refuse de se plier aux décisions de l’institution.

S’il n’était question d’abus sexuels et de dérives sectaires, l’affaire serait hautement cocasse. Un curé français chic et choc, Thierry de Roucy, vivant jusqu’à récemment près de New York, est menacé ni plus ni moins d’excommunication, c’est-à-dire d’être radié de l’Eglise, la peine maximale que l’institution peut infliger à ses fidèles. Bref, une sanction rarissime, d’autant plus pour un abbé. Prêtre très controversé, Thierry de Roucy est surtout devenu très embarrassant pour la hiérarchie catholique.

En 2011, il a été condamné par un tribunal ecclésiastique (la justice interne de l’Eglise) pour abus sexuel et abus de pouvoir sur l’un de ses bras droits, un jeune homme majeur au moment des faits. Puis en 2015, en appel devant l’officialité (le tribunal catholique) du Languedoc-Roussillon, il a été sommé de verser 80 000 euros de dommages et intérêts à sa victime, ce qu’il se refuse à faire.

Aucune procédure n’a été enclenchée devant la justice française, car la victime n’avait pas porté plainte à l’époque. «L’Eglise n’a pas de gendarmerie. Menacer Thierry de Roucy d’excommunication, c’est le moyen qu’a l’institution pour faire pression», explique àLibération une source proche du dossier. Seul moyen aussi de l’obliger à s’acquitter de ses 80 000 euros.

Dans les milieux catholiques, Thierry de Roucy n’est pas n’importe qui. Il a connu son heure de gloire en fondant, en 1990, une association humanitaire, Points-Cœur, très en vogue auprès de jeunes cathos de bonne famille pendant une quinzaine d’années.

L’objectif était d’envoyer ­bénévolement à l’étranger des jeunes en mission dans des quartiers pauvres. Aujourd’hui, Points-Cœur est toujours actif dans une quinzaine de pays. En parallèle, le prêtre a créé, sous son autorité, trois associations de prêtres et de religieuses qui comptent, en 2017 une centaine de membres.

«Culte de la personnalité»

Tout allait bien jusqu’à ce que les premiers témoignages parviennent aux autorités ecclésiastiques au début des années 2000, mettant en cause des dérives internes. «Tout tourne autour de la personnalité de Thierry de Roucy. Il y a un vrai culte de la personnalité et une idéologie très enfermante. On envoie, sans les former, des jeunes vivre dans des conditions très extrêmes», nous raconte une jeune femme, partie en mission au Liban il y a une douzaine d’années.

Au même moment, l’ex-bras droit de Thierry de Roucy alerte l’Eglise sur les abus sexuels dont il a été la victime. L’affaire remonte au ­Vatican, où la Congrégation pour la doctrine de la foi demande l’ouverture d’une procédure judiciaire interne qui aboutit, en 2011, à la condamnation du fondateur de Points-Cœur.

Homme de réseaux, Thierry de Roucy a toujours bénéficié d’importants soutiens, notamment dans la grande bourgeoisie catholique, ce qui lui a permis de faire traîner les choses. En 2013, il est même promu par l’Etat officier de la Légion d’honneur malgré sa condamnation par l’Eglise.

Depuis 2011, la pression s’est nettement accentuée, obligeant l’évêque de Toulon, Mgr Dominique Rey, à réagir. C’est de lui dont Thierry de Roucy et ses œuvres dépendent hiérarchiquement. Chef de file des milieux ultraconservateurs catholiques, Rey a longtemps traîné les pieds pour régler la question de Points-Cœur et de Roucy. Il est même intervenu en 2013 (mais sans succès) pour que le prêtre condamné puisse aller s’installer à ­Genève. Prudemment, l’évêque suisse du lieu a refusé de l’accueillir.

«Il n’en fait qu’à sa tête»

Coup sur coup, deux rapports commandés par Rey, le premier en 2014 et le second fin 2016, ont mis en cause les dysfonctionnements internes de Points-Cœur. L’évêque a dû aussi exiger que Thierry de Roucy rentre des Etats-Unis, le menaçant même, puisqu’il n’obtempérait pas, de le déchoir de son statut de prêtre pour «désobéissance». «Roucy n’en a toujours fait qu’à sa tête», explique un prêtre, très bon connaisseur du dossier.

En fait, c’est l’archevêque de New York, Timothy Dolan, qui a demandé expressément le départ de Thierry de Roucy, qui vivrait désormais en région parisienne. Frappé de plein fouet par les scandales liés à la ­pédophilie, l’épiscopat américain est devenu très sourcilleux.

De son côté, l’association Points-Cœur se terre dans son silence. Au siège, dans le sud de la France, on fait savoir que le responsable actuel, le père Laurent Pavec, «est à l’étranger». Pour ce qui est du fondateur, il est injoignable malgré plusieurs tentatives, vivant probablement en région parisienne.

Thierry de Roucy, malgré tout, bénéficie encore de solides appuis, rassemblés au sein d’une association, Compassion et Vérité, qui regroupe des parents de religieux engagés auprès de lui. En septembre 2016, son président, Thierry Palluat de Besset, a envoyé un très long courrier aux évêques français, dénonçant des «manipulations malhonnêtes» et contestant la régularité des procédures engagées contre le prêtre et ses œuvres.

De son évêché, Dominique Rey a été contraint, à son tour, de réagir et d’écrire, en octobre, à ses confrères évêques. Dans sa missive, Rey ne cachait guère que l’avenir de Points-Cœur était de plus en plus compromis. Pour l’heure, à Toulon, on attend surtout les directives en provenance du Vatican où plusieurs services planchent sur ce dossier complexe.

Procédurier et tenace, Thierry de Roucy, comme ultime ­parade, a introduit un recours pour contester la menace d’excommunication qui plane sur lui. Son chant du cygne, sans doute.

Bernadette Sauvaget

Pédophilie: Mgr Morerod invite les témoins d'abus à parler: ne vous taisez pas !

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Pédophilie: Mgr Morerod invite les témoins d'abus à parler: ne vous taisez pas !

Pédophilie : Mgr Morerod constate que les personnes âgées abusées dans leur enfance ont des difficultés à parler, car elles ont vécu dans une société où le poids de l’Eglise était grand. “On n’osait pas la critiquer. Quand on peut parler, nous nous libérons, et l’Eglise aussi…” L’évêque, visiblementt ému à l’écoute de témoignages de victimes, admet qu’il lui a fallu un certain temps pour comprendre vraiment ce qui se passait.

Et de noter l’impact profond et durable de tels actes sur la victime, une souffrance qui perdure pendant des décennies. Si les victimes craignent, en dénonçant les abus, de se couper de leur milieu, il incite les témoins de ces faits à parler. “Ne vous taisez pas!”

source: Cath.ch - intervention de l'évêque de Lausanne, Genève et Fribourg dans le cadre d'une rencontre avec des victimes du crime de la pédophilie (SAPEC)

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LE PAPE FRANÇOIS EN 2017 SERA EN EGYPTE DU 28 AU 29 AVRIL 2017

images.jpegLE PAPE FRANÇOIS SERA EN EGYPTE DU 28 AU 29 AVRIL 2017

Vatican - le 18/03/2017 | Par Agence I.Media

En 2017, le premier voyage apostolique du pape François sera pour se rendre en Egypte, du 28 au 29 avril, a annoncé Greg Burke, directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, le 18 mars 2017.

Selon Greg Burke, ce voyage comportera trois dimensions : pastorale, pour les catholiques, œcuménique, avec les orthodoxes, et interreligieuse, s’agissant des musulmans, essentiellement sunnites en Egypte.

jeudi, 16 mars 2017

Livre de l'abbé polonais Crysztof Charamsa: la première pierre, moi, prêtre gay, face à l'hypocrisie de l'Eglise.

Livre de l'abbé polonais Crysztof Charamsa: "la première pierre, moi, prêtre gay, face à l'hypocrisie de l'Eglise".

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L'abbé polonais Crysztof Charamsa avait attiré sur lui les projecteurs médiatiques. En octobre 2015, à la veille du premier Synode sur la famille, il révélait son homosexualité dans un coming out retentissant. Ce prélat travaillait à la congrégation pour la doctrine de la foi depuis 12 ans, avec le Cardinal Ratzinger dans les bureaux de Mgr Gänswein.

Il avait promis un livre, chose faite. 

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Dans son livre, essentiellement centré sur la sexualité, le prêtre suspendu raconte son histoire et règle ses comptes avec la Pologne, les séminaires et ses collègues de travail. 

Je retiens trois points:

- à un certain moment, l'abbé Charamsa a cessé la fréquentation de la confession. Ce fut une sérieuse erreur, car la Miséricorde nous aide toujours et constamment dans toutes les crises de nos vies. 

- l'abbé est fortement marqué par une volonté de faire carrière, afin d'occuper, selon ses dires, le saint des saints, la police de la pensée, le coeur de l'Inquisition romaine, le KGB ou la défunte Stasi allemande. 

- d'une manière narcissique et obsessionnelle, son livre n'est centré que sur moi, sexuel. Or, le prêtre est avant tout un homme pour les autres, qui aime Dieu, son Eglise et les âmes. 

Son départ de la grande famille de l'Eglise est un drame. Portons-le dans nos prières, afin qu'il revienne à l'Amour de Dieu. 

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Coire bouge pour la succession de Mgr Huonder

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Coire bouge pour la succession de Mgr Huonder

Plus de 200 prêtres et assistants pastoraux se sont réunis autour du nonce apostolique en Suisse, Mgr Gullickson, en présence de Mgr Huonder et Mgr Amédée Grab (évêque émérite). 

Cette rencontre a permis de relever la diversité des sensibilités des prêtres. Chacun a pu dire ce qu'il avait sur le coeur. 

Conformément au droit canon, l'évêque de Coire présentera le 21 avril prochain (75 ans) sa démission au Pape François. Pour la succession de Mgr Huonder, il n'est pas prévu d'administrateur. Certains murmurent que l'évêque pourrait même rester jusqu'en 2018. Mgr Thomas Gullickson a déclaré récemment que Mgr Huonder était un évêque catholique, et qu'il n'y aurait pas besoin d'une vacance du siège épiscopal durant deux ans. 

Le nonce apostolique a reconnu certaines erreurs dans les candidatures ou les noms présentés sur la terna qui ont conduit aux nominations de Mgr Grab et Mgr Huonder. Le prélat américain a assuré que la nomination ne se fera pas selon les événements des soixante dernières années. Les candidats seront des personnes très connues. 

La désignation se fera, normalement, selon la procédure habituelle, soit une liste de trois noms présentés à Rome par le chapitre de Coire. Le nonce apostolique a déjà rencontré le prévoit de la cathédrale et le chapitre. 

Pour cette succession délicate, le cardinal suisse et romain Mgr Kurt Koch (évêque émérite de Bâle), actuellement président du conseil pontifical pour l'unité des chrétiens, jouera très certainement un rôle pacificateur. 

mercredi, 15 mars 2017

Pédophilie: interview de Marie Collins, des résistances au sein de la curie romaine

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Pédophilie: interview de Marie Collins, des résistances au sein de la curie romaine

Victime d’un prêtre abuseur dans les années 1960 et devenue une porte-parole des « survivants » de la pédophilie dans l’Église, l’Irlandaise Marie Collins a démissionné mercredi 1er mars de la Commission pontificale pour la protection des mineurs instituée en 2014 par le pape François pour lutter contre les abus sexuels.

Elle dénonce des « résistances » au sein de la Curie.

suite : La Croix - La Croix, Mme Collins répond au Cardinal Müller

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Note: Concernant l'interprétation d'Amoris Laeitia, le Cardinal Müller accompli sa mission avec clarté et courage. Pour le préfet de la CDF, le Pape est génial et positif. 

mardi, 14 mars 2017

Les déçus du Pape François et la communication

Les déçus du Pape François et la communication: l'effet des stalagmites

images.jpegLe Pape Benoît XVI avait eu droit à des polémiques médiatiques. Ces dernières fonctionnent un peu comme la formation de stalagmites, avec une cristallisation de slogans qui tournent en boucle et qui finissent, par le truchement de la répétition, comme des vérités figées. 

Le Pape François subi un peu la même chose. Trois exemples: 

La crise de l'ordre de Malte

- la crise de l'ordre de Malte. En fait, le Cardinal Burke n'a pas vraiment aidé ni le Pape, ni l'ordre de Malte. Le numéro un avait renvoyé le numéro trois, après une rencontre avec le Cardinal américain. Le Pape avait été troublé par une ancienne affaire de préservatifs. Une différence de sensibilité, disons traditionnelle et plus classique, l'avait emportée dans un premier temps.

Après enquête, le numéro un a été démis de ces fonctions et le Cardinal Burke a reçu une mission concernant une enquête canonique à l'autre bout du monde, sa spécialité. Le numéro trois fut réintégré et un commissaire pontifical a été nommé. La sensibilité traditionaliste n'a pas apprécié.

Le Pape n'a fait que son travail au service d'un ordre au service des plus pauvres. Mais tout finira bien. 

Le piège de la guerre de religion

- après l'assassinat du Père Jacques Hamel, certains français n'ont pas aimé la phrase du Pape: "je n'aime pas parler de violence islamique, sinon je dois parler de violence catholique". L'extrémisme est une tentation humaine. 

Or le Pape François n'a pas usé du vocable "islamiste". Ce dernier est clairement responsable du déclenchement de la violence. Comme leader mondial, François veut tout faire pour ne pas entrer dans une guerre de religion, un piège tendu justement par les islamistes. "Tuer au nom de Dieu est un blasphème" martèle le Pape.

La grande majorité des musulmans sont pacifiques, ce qui n'est pas le cas des salafistes, des extrémistes terroristes. La distinction entre "islamique" et "islamiste", "terroriste" est fondamentale. Le Père Hamel a parlé de Satan. C'est lui qui veut nous faire croire que le nom de Dieu est équivalent à "violence". Or, la religion, la conscience ou la spiritualité donnent la Paix, celle des coeurs, celle de la vie sociale. 

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Amoris Laetitia et l'aide de l'Eglise pour tous

- Une mauvaise lecture d'Amoris Laetitia, l'exhortation apostolique post-synodale sur le mariage, laisse à penser que le Pape a ouvert la porte à la communion, donc à la confession, des personnes divorcées remariées. 

Très honnêtement, quelle est la citation qui affirme cela ? Il n'y en a aucune. Simplement, le Cardinal Kasper, qui a toujours vécu dans l'ombre de Cardinal Ratzinger, pense que François a entrepris une révolution copernicienne. A lire de plus près les textes, le Pape François a surtout approfondi la loi de la gradualité, afin d'accueillir, de discerner et d'intégrer les personnes dans une situation dite irrégulière.

Le texte magistériel dit précisément qu'il n'y a pas des personnes en règles et des personnes irrégulières. Nous sommes tous et toute à la même école de la Miséricorde. Pour aller communier, il y a également bien d'autres questions à poser également à notre conscience que ces deux situations de vie, le divorce et l'homosexualité. Cette stigmatisation, cette obsession sont offensantes et rigoristes. 

Le fonctionnement médiatique est essentiellement basé sur la politique

En fait, le "frame" politique joue son jeu. Un frame est un cadre, un angle d'approche qui formate un débat. Par exemple, comme le Pape François développe la doctrine sociale de l'Eglise, sur l'économie, sur l'accueil des réfugiés et sur la pauvreté, le fonctionnement politique qui s'appuie sur ce frame décrit le Pape François comme un homme de gauche. La gauche s'occuperait d'avantage des questions sociales. Or, cette analyse ne tient pas. L'Eglise ne fait pas de politique. Sa source d'inspiration est l'Evangile.

La liberté et le responsabilité des hommes et des femmes politiques est engagée afin de chercher à orienter les grandes questions de notre monde selon ces principes moraux fondamentaux, ceux qui mettent la personne humaine au coeur de la politique. Le Pape appelle cela la grande politique.

Le basculement vers la contestation sur internet

Unknown-1.jpegIl est paradoxal que le "jeu médiatique" ai glissé des media mainstream vers les réseaux sociaux, comme Facebook ou Twitter, globalement sur internet. Lors du pontificat de Benoît XVI, les attaques provenaient des grands médias et internet était une source bienvenue d'information.

Avec François, un croisement s'est comme opéré. Ces grands médias traitent encore assez bien François (il est tout de même récupéré), alors que la contestation provient désormais de la sphère ou de la nébuleuse d'internet.

Pourtant, le Pape François ou le Pape Benoît XVI, c'est soutane blanche et blanche soutane. 

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Les ennemis du Pape

(source Aleteia, René Pujol) Inutile de multiplier les citations. La focalisation médiatique excessive sur les oppositions internes à l’Église au pape François ne doit pas occulter le fait que ses ennemis les plus déterminés sont ailleurs. Ils se situent dans le monde de la finance internationale, au sein des lobbies du pétrole et de l’armement, ou encore parmi les gagnants – il y en a toujours – des tensions géopolitiques.

Tout comme la thèse d'Arnaud Bédat dans "François seul contre tous", il faut également lire, sur ces questions, le remarquable ouvrage de Nello Scavo. L’auteur y salue ce « chef d’œuvre de la diplomatie vaticane » que constitue le rétablissement des relations diplomatiques entre Cuba et les États-Unis ; il souligne la constance de l’opposition du Saint-Siège à une escalade anti-iranienne aujourd’hui renforcée par l’élection du président Trump.

Mais surtout, il démontre comment dans un monde multipolaire « Bergoglio est passé à l’action, faisant du Vatican une alternative valable aux organisations traditionnellement vouées à la résolution des conflits. Nations unies en tête. »  Et comment « Les émissaires de François travaillent à la cessation des hostilités» dans nombre de conflits de la planète. » Ce qui dessert certains intérêts, y compris en France.

Avec cette conclusion qui vaut pour l’ensemble des oppositions actuelles au Pape : « Il est indéniable que plus les interventions de François sont décisives, plus le nombre de loups rejoignant la meute augmente ».

La diplomatie du Saint-Siège: il ne peut y avoir de solution militaire à la situation en Syrie.

La diplomatie du Saint-Siège: il ne peut y avoir de solution militaire à la situation en Syrie.

Unknown.jpeg« Il ne peut y avoir de solution militaire à la situation en Syrie. Nous ne devons pas succomber à la logique de la violence, car la violence n’engendre que la violence », déclare le Saint-Siège au Conseil des droits de l’homme. Il dénonce l' »inacceptable »: le prix que paient les enfants dans la guerre.

Mgr Ivan Jurkovic, observateur permanent du Saint-Siège à l’Organisation des Nations Unies et aux autres organisations internationales à Genève, est en effet intervenu lors de la 34ème Session du Conseil des droits de l’homme, à Genève (SUISSE), le 14 mars 2017. Son intervention portait précisément sur l' »Article 4″: « Dialogue interactif avec la Commission d’enquête sur la République arabe syrienne ».

Mgr Jurkovic s’est appuyé sur les chiffres pour dénoncer les « égoïsmes » et les « complicités »: « L’ambition du pouvoir politique et des intérêts égoïstes, combinés avec la complicité de ceux qui suscitent la violence et la haine en fournissant des quantités considérables de ressources et d’armes, ont abouti à un exode de Syrie de 5 millions de personnes depuis 2011, laissant derrière elles 13,5 millions de personnes dans le besoin, environ la moitié d’entre elles étant des enfants. »

Il a lancé à nouveau un appel à la seule voie préconisée par le Saint-Siège pour sortir du conflit, à savoir le dialogue: « Confronté à ces chiffres, le dialogue à tous les niveaux est le seul chemin vers l’avant. Tandis que ma délégation se félicite des petits pas adoptés récemment à cet égard, nous souhaitons souligner qu’il ne peut y avoir de solution militaire à la situation en Syrie. Nous ne devons pas succomber à la logique de la violence, car la violence n’engendre que la violence. »

Il a appelé à la paix, une paix inclusive des minorités: » Il est de la plus grande importance que les minorités religieuses et ethniques ne deviennent pas les pions des compromis géopolitiques, mais qu’elles soient pleinement impliquées dans un processus de négociation transparent et inclusif, avec des droits égaux et d’égales responsabilités, car c’est la seule façon de construire un avenir pacifique. »

« Il est inacceptable que ce soit les enfants qui paient souvent le prix le plus élevé pendant ces conflits. »

Il a rappelé "l'inacceptable »: « Il est inacceptable que ce soit les enfants qui paient souvent le prix le plus élevé pendant ces conflits. »

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Voici notre traduction intégrale, de l’anglais, de l’intervention du représentant du Saint-Siège qui réaffirme sa « solidarité avec le peuple syrien ».

AB

Intervention de Mgr Jurkovic

Monsieur le Président,

Le Rapport de la Commission d’enquête sur la République arabe syrienne, ainsi que d’autres sources, décrivent trop bien la situation désastreuse qui continue de s’étendre après plus de six années de violence : des centaines de milliers de victimes et de blessés, la vie familiale perturbée, les infrastructures, les maisons, les écoles, les hôpitaux et les lieux de culte détruits, des villes entières ravagées, la malnutrition et les soins médicaux inadéquats. Telle est la sombre réalité à laquelle le peuple syrien est confronté chaque jour.

Le Saint-Siège souhaite réitérer sa solidarité avec le peuple syrien et en particulier avec les victimes de la violence, et il encourage la communauté internationale à embrasser la perspective des victimes. Six années de massacre insensé exposent une fois encore l’illusion et la futilité de la guerre comme moyen de régler les différends. L’ambition du pouvoir politique et des intérêts égoïstes, combinés avec la complicité de ceux qui suscitent la violence et la haine en fournissant des quantités considérables de ressources et d’armes, ont abouti à un exode de Syrie de 5 millions de personnes depuis 2011, laissant derrière elles 13,5 millions de personnes dans le besoin, environ la moitié d’entre elles étant des enfants.

Confronté à ces chiffres, le dialogue à tous les niveaux est le seul chemin vers l’avant. Tandis que ma délégation se félicite des petits pas adoptés récemment à cet égard, nous souhaitons souligner qu’il ne peut y avoir de solution militaire à la situation en Syrie. Nous ne devons pas succomber à la logique de la violence, car la violence n’engendre que la violence.

Monsieur le Président,

Il est inacceptable que ce soit les enfants qui paient souvent le prix ultime pendant ces conflits : « Certains d’entre eux ne connaissent pas d’autre vie que la guerre. D’autres sont nés sous les bombardements. Ils souffrent d’une immense pression psychologique. Rarement un sourire apparaît sur leurs visages. La souffrance se lit dans leurs yeux effrayés. Ils se réveillent dans le bruit des explosions, des bombes et des roquettes » (1).

Le pape François a exprimé à maintes reprises sa proximité avec le peuple syrien, spécialement « les jeunes affectés par le conflit brutal en Syrie, privés des joies de l’enfance et de la jeunesse, comme la capacité à jouer et à aller à l’école » (2).

Monsieur le Président,

Ma délégation souhaite lancer un appel pour que la paix, le pardon et la réconciliation puissent triompher sur la violence et le ressentiment. Six ans de conflit continuel manifestent l’échec de la communauté internationale dans son ensemble. La situation en Syrie est de notre commune responsabilité en tant que famille des nations. Les droits du peuple syrien, indépendamment de leur identité religieuse ou ethnique, doivent être protégés alors que tous les Syriens partagent de justes aspirations à la justice et à la paix, éléments fondamentaux du développement humain intégral. À cet égard, il est de la plus grande importance que les minorités religieuses et ethniques ne deviennent pas les pions des compromis géopolitiques, mais qu’elles soient pleinement impliquées dans un processus de négociation transparent et inclusif, avec des droits égaux et d’égales responsabilités, car c’est la seule façon de construire un avenir pacifique.

En conclusion, ma délégation souhaite souligner que la dignité inhérente à toute personne humaine doit avoir toute la prééminence sur le pouvoir et la revanche. La souffrance injuste des victimes innocentes de ce massacre insensé doit motiver toutes les parties impliquées à s’engager dans un dialogue sérieux et à œuvrer en faveur d’un avenir de paix et de justice.

Merci, Monsieur le Président.

(1) Lettre envoyée par la paroisse latine Saint François d’Alep au pape François, 28 décembre 2016.

(2) Pape François, Discours au Corps diplomatique, 9 janvier 2017.

© Traduction de Zenit, Constance Roques

lundi, 13 mars 2017

Quatre ans après la divine surprise de l'élection du Pape François, le Cardinal Parolin raconte

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Quatre ans après la divine surprise de l'élection du Pape François, le Cardinal Parolin raconte

(RV) À l’occasion du 4e anniversaire de l’élection du Pape François, qui avait été élu le 13 mars 2013 par les cardinaux rassemblés en conclave, le Secrétaire d’État du Saint-Siège, le cardinal Pietro Parolin a été interrogé par Alessandro Gisotti, du service italien de Radio Vatican.

Le cardinal Parolin, qui n’avait alors pas participé au conclave puisqu’il n’a été créé cardinal que l’année suivante, en 2014, était en mars 2013 nonce apostolique au Venezuela.

Il a expliqué sa grande surprise de voir élu ce Pape latino-américain, alors que le cardinal Bergoglio, archevêque de Buenos Aires, «n’était pas présenté par la presse comme l’un des "papabili"», a rappelé le cardinal Parolin. «Le nom "François", qui n’était pas dans la série des Papes, a tout de suite caractérisé ce que seraient les caractéristiques du nouveau Souverain pontife», ainsi que «son discours, fait avec tellement de simplicité, tellement de paix, tellement de sérénité». «Ce qui m’a frappé surtout, c’est cette confiance réciproque, le fait que lui, il se soit confié au peuple, et qu’il ait demandé la prière du peuple afin que Dieu le bénisse, le "saint peuple de Dieu", comme aime le dire le Pape François.»

Concernant la méthode synodale mise en œuvre par le Pape dans le gouvernement de l’Église, le cardinal Parolin est revenu sur l’image d’une «Église en chemin» depuis le Concile Vatican II, d’une «Église qui s’ouvre, qui s’ouvre avant tout au Seigneur, une Église en sortie vers son Seigneur, vers Jésus-Christ. C’est justement parce que l’Église est en sortie vers Jésus-Christ qu’elle réussit aussi à accompagner les gens, à rencontrer les gens, à accompagner les gens dans leur réalité de tous les jours (…). C’est cela la synodalité : une Église en chemin, construite ensemble, mais sous la conduite de l’Esprit Saint.»

Revenant sur le Jubilé de la miséricorde, le cardinal Parolin rappelle que «l’histoire du Salut n’est pas autre chose que l’histoire de la révélation de l’amour, de la miséricorde et de la tendresse de Dieu à l’égard de l’humanité. Le Pape nous a justement ramené à ce centre, à cette source», se réjouit le Secrétaire d’État, qui remarque un réveil du sacrement de la confession, dans les paroisses, ainsi qu’une attention plus forte pour les pauvres.

Les questions familiales, qui restent un sujet de débat après les deux Synodes sur la famille et la publication de l’exhortation Amoris Laetitia, ont également été au cœur de ces quatre premières années du pontificat de François. Le cardinal Parolin rappelle que l’objectif du Pape était que le Synode fasse «briller l’Évangile de la famille», et que ces débats sont en train de produire «des fruits de renouvellement et d’accompagnement des situations des familles qui se trouvent dans la fragilité». Concernant les critiques formulées par certains cardinaux au sujet d'ouvertures pastorales qui sont suspectées de remettre en cause le principe d'indissolubilité du mariage, le cardinal Parolin remarque que le Pape lui-même reconnaît l’utilité des «critiques sincères, qui veulent construire et servent alors pour progresser, et servent aussi pour trouver ensemble la manière de connaître toujours mieux la volonté de Dieu et de l’appliquer».

Concernant la réforme de la Curie romaine, dont il est l’un des acteurs en tant que membre du C9, mais qui suscite aussi quelques ajustements complexes au sujet des prérogatives de la Secrétairerie d’État qu’il dirige, le cardinal Parolin reprend le terme d’une «réforme du cœur» plus que d’une simple réforme structurelle : «ce ne sont pas les critères fonctionnels qui doivent guider cette réforme mais, justement, plus profondément, les critères d’un authentique retour à Dieu et d’une authentique manifestation de la vraie nature de l’Église.»

Enfin, sur un plan plus personnel, en tant que collaborateur du Pape, le cardinal Parolin «remercie le Seigneur» pour la personnalité du Souverain pontife. «Ce qui m’impressionne, chez le Pape François, c’est justement sa lecture de foi des choses, des situations, dont naît une grande sérénité de fond. Je le lui ai dit de nombreuses fois, mais je l’expérimente justement dans le contact avec lui : cette sérénité de fond pour laquelle face aux situations, aussi les plus difficiles, les plus compliquées - il y en a tellement aussi un motif de préoccupation et d’inquiétude -, cette capacité de regarder avec sérénité les choses, de savoir que les choses sont dans la main de Dieu, et donc d’aller de l’avant avec force, d’aller de l’avant avec courage. Et je dirais que cela m’aide aussi beaucoup dans l’exercice de mes responsabilités et de mon rôle», confie le Secrétaire d’État du Saint-Siège.

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17308822_10211995686516886_3858393805916778345_n.jpgJ'aime notre Pape François ! Son pontificat ne peut pas se lire sans le Concile Vatican II, toute la Tradition de l'Eglise, le Catéchisme de l'Eglise catholique, les pontificats de Pie XII (vénérable), Saint Jean XXIII, bienheureux Paul VI, Saint Jean Paul II et le génie théologique de Joseph Ratzinger devenu Benoît XVI.

Notre Pape est révolutionnaire, au sens latino du terme, celle du brouhaha de la Pentecôte, celle des saints. François n'est pas un Pape de rupture mais un prophète, anticlérical ! Il veut en tout premier lieu la Réforme des cœurs !

Il se permet de nous corriger nous les prêtres pour que nous soyons des hommes pour les autres, les petits, les malades, les personnes handicapées, les anciens, les jeunes, les familles, les personnes exclues, les pauvres, les réfugiés .... Nous ne devons pas faire le prêtre mais être prêtre, soit Amoureux du Coeur de Jésus.

un lien: RCF débat

 

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Les déçus du Pape François et la théorie du complot

pape-francois-et-benoit.jpgLe 13 mars 2013 Jorge Maria Bergoglio était élu par le conclave réuni après la démission du pape Benoit XVI. Il devenait le nouveau pape en prenant le nom de François.

Quatre ans après cette élection surprise, les manœuvres très médiatisées du nouveau détenteur du trône pétrinien pour révolutionner ce qui reste de catholique dans l’Église conciliaire suscitent des inquiétudes, voire des rebellions, chez certains ecclésiastiques et laïques conservateurs.

Plus graves, elles engendrent chez eux des interrogations quant à la validité de l’élection de François. Cette question délicate, brûlante, risquée, revient de plus en plus souvent sur le devant de la scène.

Dernièrement, c’est le journaliste catholique Christopher A. Ferrara, avocat de profession, collaborateur principal de feu le père Nicholas Gruner, fondateur du Centre de Fatima, chroniqueur dans plusieurs médias catholiques dont The Remnant Newspaper, qui a écrit un long article sur la question :

« L’histoire enregistrera à jamais les paroles choquantes du nouveau Pape Benoît XVI à la Messe pour l’inauguration de sa papauté : «Priez pour moi pour que je ne fuie pas par crainte des loups ». Ces mots se sont avérés être une prophétie.

Les « normalistes » qui insistent sur le fait que rien ne va mal avec le pontificat actuel — un groupe dont le nombre diminue rapidement — affirment ne pas être dérangés par la manière la plus inédite dont Benoît XVI a quitté la Chaire de Pierre : tout en conservant son nom papal, son insigne papal, sa résidence pontificale au Vatican et, selon Benoît XVI, l’aspect « passif » de la fonction (prière et contemplation) comme premier « Pape Émérite » dans l’histoire de l’Église.

Si un Évêque Émérite est encore Évêque, n’est-ce pas qu’un Pape Émérite soit encore Pape ? Si non, alors comment le titre de « Pape Émérite » puisse être autre chose que des sottises vides ? Mais si Benoît XVI se considère comme un Pape dans quelque sens que ce soit, que devons-nous faire de deux Papes vivant au Vatican ? Comment un Pape qui démissionne de son ministère puisse être encore en quelque sorte un Pape, étant donné que l’élection à la papauté ne produit aucun changement ontologique dans l’homme — comme une marque indélébile sur l’âme, comme l’ordination au sacerdoce ou la consécration épiscopale font — mais confie simplement la fonction papale qui, dans le cas ici, a été censément renoncée ?

Je ne propose pas de réponse définitive à ces questions. Ce qui est certainement le cas, c’est que Benoît a vraiment fui la papauté, professée à cause de son incapacité à supporter ses fardeaux en raison de l’âge. Mais a-t-il fui dans la crainte des loups qu’il avait clairement en vue au tout début de son bref pontificat ? Et qui sont ces loups ?

Le mystère non seulement persiste mais s’approfondit de plus en plus à chaque jour qui passe du tumulte Bergoglien. Il apparaît maintenant un monseigneur Luigi Negri, ami de Benoît, qui déclare dans une interview à Rimini2.0 que l’abdication de Benoît XVI est «un geste inouï» pris alors qu’il était « sous une énorme pression ». Mais quelle sorte de pression et par qui était-elle appliquée ? Negri dit à juste titre que l’affaire est un « mystère très sérieux » et jure que lorsque sa « fin du monde personnelle » arrivera, « la première question que je vais poser à Saint Pierre sera précisément sur cette affaire ».

Curieusement, après l’interview de Negri, l’ancien porte-parole du bureau de presse du Vatican, le Père Federico Lombardi, a publié un démenti pro forma, citant la déclaration de Benoît XVI dans une interview avec Peter Seewald à l’effet qu’il avait renoncé à « l’exercice» de la fonction Pétrinienne en toute liberté et responsabilité ». Il n’y a pas eu aucune déclaration de Benoît en réponse à son ami Mgr. Negri cependant.

Or, l’expression « pleine liberté et responsabilité » n’est pas incompatible avec une démission sous pression. Personne ne suggère que quelqu’un ait mis un pistolet à la tête de Benoît XVI ou ait nié son libre arbitre. Non, la question est de savoir si la renonciation était néanmoins motivée dans une certaine mesure par la crainte de quelque chose qui aurait pu influencer indûment sa volonté : cette « crainte des loups » que Benoît lui-même avait mentionnée. Que cette peur ait ou non atteint le niveau d’invalidation de la renonciation, si « les loups » étaient ceux qui appliquaient la pression, il incombe à chaque Catholique d’exiger de connaître leur identité et de se mettre en garde contre eux alors qu’ils orchestrent et trament leur prochain coup.

À cet égard, le mystère approfondit. Le pseudonyme du blogueur italien « Père Cristoforo » apparemment très bien branché dont le site « Anonimo della croce » prétend avoir des sources à l’intérieur de Casa Santa Marta, a répondu par une dénégation au Père Lombardi avec une déclaration explosive : « Dans un mois « Anonimo della croce » sera en mesure de publier le contenu de cette fatale lettre que Benoît a reçue avant de décider de démissionner. »

« Père Cristoforo » continue : « De même, le Père Lombardi, comme tant d’autres journalistes, devrait se taire sur ce sujet. Parce que les raisons de la démission du Pape Ratzinger ne sont pas des bagatelles. Ce sont des raisons sérieuses. Et pas à cause d’une mauvaise santé ou d’autres raisons théologiques. Mais pour des raisons sérieuses, vraiment sérieuses … Sur cette question, nous allons les publier dans un mois ».

Peut-être dans un mois un peu de lumière sera enfin jetée sur la démission mystérieuse, sans précédent et étrangement qualifiée du Pape Benoît XVI, un événement qui doit figurer dans la prophétie du Troisième Secret de Fatima. (Traduction de Dieu et moi le nul sans lui»

Indépendamment des révélations faites par le Père Cristoforo et reprises par Ferrara, dont la véracité restent à confirmer, cet article témoigne du malaise croissant au sein du monde catholique et conciliaire que déchaînent la révolution bergoglienne mais aussi la présence du « premier « Pape Émérite » de l’histoire de l’Église, aspect « passif » de la fonction (prière et contemplation) [pontificale, ndlr]». En effet, il faut réaliser toutes les implications « politique » et « magistérielle » de cette présence : elle laisse transparaître un aspect révolutionnaire dans la charge papale, instaure une dualité et un semblant d’autorité pontificale à deux têtes, dont il est difficile encore de mesurer toute la nocivité pour les âmes et le gouvernement de l’Église.

Quatre ans donc d’un pontificat révolutionnaire sur bien des points. Comment se terminera-t-il, telle est la question que l’on peut se poser aujourd’hui…

Francesca de Villasmundo

samedi, 11 mars 2017

France: Denier du culte censuré ?

France: Denier du culte censuré ?

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Très belle vidéo pour le bicentenaire de la paroisse Notre-Dame à Neuchâtel (1817-2017)

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Double anniversaire pour la communauté catholique de Neuchâtel. Il y a 200 ans, en 1806, la messe était célébrée à la Collégiale, près de trois siècles après son abolition par les partisans de la Réforme. Un siècle plus tard, l'église Notre-Dame, connue aussi sous le nom d'Eglise Rouge, était inaugurée.

Cette année, ce sont donc un centenaire et un bicentenaire qui sont célébrés. Les festivités, qui s'étaleront sur toute l'année

Très belle vidéo pour le bicentenaire de la paroisse Notre-Dame à Neuchâtel (1817-2017)

Video live interview: des enfants interrompent papa en plein direct - ou la meilleure raison pour le célibat des prêtres

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Vidéo live interview: des enfants interrompent papa en plein direct - ou la meilleure raison pour le célibat des prêtres

Renonciation de Benoît XVI: « Il n’y a aucun mystère à révéler », affirme le p. Lombardi

Renonciation de Benoît XVI:

 

« Il n’y a aucun mystère à révéler », affirme le p. Lombardi

Lien - Mise au point après les propos d’un évêque italien

Zenit

« J’ai toujours pensé que Benoît XVI était un homme qui donne la priorité à la vérité ».

 

lombardi_sarajevo_2-740x493.jpgBenoît XVI n’a pas subi de « pressions » qui l’auraient poussé à sa renonciation et « il n’y a aucun mystère à révéler ». C’est la mise au point du père Federico Lombardi, président de la Fondation vaticane Joseph Ratzinger – Benoît XVI et ancien directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, qui ne mâche pas ses mots après des propos de Mgr Luigi Negri, archevêque émérite de Ferrare (Italie).

Sur le site proche du Saint-Siège Il Sismografo, le père Lombardi réagit à un entretien dans lequel Mgr Negri soupçonne « de graves responsabilités à l’intérieur et à l’extérieur du Vatican » en ce qui concerne la démission de Benoît XVI. L’archevêque fait allusion à « des pressions énormes » subies par le pape allemand, exercées notamment par l’administration américaine de « Barack Obama » .

Pour le jésuite, qui était porte-parole du Vatican au moment de la renonciation, en février 2013, les allégations de Mgr Negri créent une « confusion inutile ».

Il invite à revenir aux déclarations de Benoît XVI aux cardinaux et dans son livre d’entretien avec Peter Seewald : « Il affirme en effet qu’il a pris la décision de sa renonciation en pleine liberté et responsabilité et qu’il n’y a aucun mystère à révéler ». Et le père Lombardi de défendre le pape émérite : « J’ai toujours pensé que Benoît XVI était un homme qui donne la priorité à la vérité ».

« Il est très vrai – comme le dit Mgr Negri – que le pape émérite est ‘très lucide de pensée’, mais aussi ‘physiquement fragilisé’, ajoute-t-il. C’est pourquoi en quatre ans il n’aurait plus été en mesure de présider de longues célébrations publiques, de longues audiences, des réunions complexes, des assemblées synodales, et encore moins de faire des voyages ni des visites en paroisse. (…) Dans sa parfaite lucidité, il en était pleinement conscient déjà il y a quatre ans, et il a pensé que ce serait un problème pour la communauté de l’Eglise ».

« Comment lui donner tort ? », s’interroge le p. Lombardi : « Il ne me semble pas qu’il soit nécessaire de penser à de terribles pressions d’outre-Atlantique. Nous pouvons tranquillement penser que cela a été une décision très sage et raisonnable, devant Dieu et devant les hommes ».

Dans l’entretien, Mgr Negri dit aussi qu’à sa mort, il demandera à Saint-Pierre des éclaircissements sur l’affaire. Ce à quoi le père Lombardi rétorque : « Je ne poserai pas à saint Pierre la même question que Mgr Negri, parce que Benoît XVI a déjà donné la réponse et personnellement j’y crois ».