Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

vendredi, 31 mars 2017

La stratégie médiatique de la chaise vide face à Cashinvestigation est une erreur

Suite à l'émission de France 2 "Cashinvestigation", de nombreux communicants regrettent amèrement la stratégie de la chaise vide. (A lire: le journaliste français R.Pujol)

La définition de la pédophilie selon Benoît XVI: tout acte acte sexuel ou échange pornographique avec un jeune mineur de moins de 18 ans. 

La stratégie médiatique de la chaise vide face à Cashinvestigation est une erreur

La Vie

source: Professeur P.L Facebook

17361973_10212072391114453_6492266151153332499_n.jpg

Je me permets d'afficher ce texte que j'ai fait paraître sur la page fb d'Yves Hamant, concernant l'absence d'une représentation des évêques au débat de Cash investigation de mardi dernier. Cette émission était consacrée aux affaires de pédophilie dans l'Eglise catholique et les évêques français, sollicités pour le débat final, n'ont pas voulu participer et ont donné leurs raisons par l'intermédiaire de leur porte-parole, M. Vincent Neymon. Ce petit texte est une réaction plus qu'un écrit de fond, mais il dit quand même ce que je voudrais dire !

Je trouve invraisemblable que les évêques de France aient choisi de ne pas être représentés au débat final de l'émission Cash Investigation. Tout cela parce que - ont-ils fait savoir - il y avait une vilaine journaliste qui les embétait. Cela m'a tout de suite fait penser aux disciples dans l'évangile de Matthieu (Matthieu 15, 21-28). Quand une femme étrangère aborde Jésus en criant, en suppliant à voix forte pour obtenir la guérison de sa fille, les disciples en question implorent Jésus de les débarrasser au plus vite de cette femme : "Donne-lui ce qu'elle veut car elle nous poursuit de ses cris". Jésus, bienheureusement, laisse venir cette femme, il la laisse prononcer ses paroles effectivement dérangeantes pour des Juifs de cette époque et il manifeste, au terme de sa conversation avec elle, qu'elle a obtenu déjà ce qu'elle demandait.

Elise Lucet est-elle comme cette femme étrangère ? En tout cas, les évêques ressemblent beaucoup aux disciples apeurés et cherchant l'abri de leur groupe habituel, de leurs certitudes habituelles, remâchant leurs peurs habituelles. Bref, dans les affaires qui ont secoué l'Eglise, il n'y a pas eu d'écoute suffisante, il n'y a pas eu d'actions décisives, faites par des hommes d'initiatives. Il n'y en a pas plus quand il s'agit de répondre, de rendre compte enfin, de prendre des engagements. Désolant. Si l'action des journalistes de cette émission - que j'ai trouvée pour ma part très bonne : on y apprend des choses qu'on n'aurait jamais sues autrement - si leur action peut sembler parfois intrusive, violente, elle répond ainsi au silence violent que des responsables ecclésiaux ont entretenu pendant des décennies, aux secrets qu'ils ont gardés longtemps, au détriment des plus petits d'entre nos frères qui souffraient sans recours, sans remède, sans écoute.

Il fallait forcer les portes quand les portes sont maintenues fermées depuis si longtemps, par tout un système de clôture, de secret, d'arrangements dans l'ombre. Quand j'ai envoyé il y a presque 3 ans une lettre à un évêque français qui n'est pas sans importance pour lui signaler un cas urgent que j'avais déjà dénoncé en vain 7 ans auparavant, je n'ai pas reçu de réponse.

Quand j'ai renvoyé ma lettre deux ans plus tard en recommandé avec accusé de réception, en prévenant par téléphone et par mail sa secrétaire que je renvoyais cette lettre, j'ai reçu un mois plus tard ma lettre non décachetée. La poste avait mis sur l'enveloppe qu'il y avait bien eu un avis de passage mais que personne n'était venu la chercher. Il y a des jours où je me demande qui ne doit pas venir à qui : les évêques qui se drapent dans leur arrogance parce qu'une émission où ils sont attendus les dérange ou les croyants qui ont envie de leur tourner le dos - et beaucoup le font, hélas, une bonne fois pour toutes.

Écrire un commentaire