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mercredi, 20 mars 2019

Retour sur le retrait du Cardinal Barbarin

Retour sur le retrait du Cardinal Barbarin

Unknown-4.jpegLa machine médiatique s'est mis à tourner à partir de la première phrase du communiqué de presse de Lyon. Comme les médias ne peuvent jamais être objectifs, il est impossible de prendre le tout. 

L'immense majorité a retenu: le Pape a refusé la démission du Cardinal. 

Mais est-ce le cas ? Non, par vraiment. 

Le Saint-Père a laissé le cardinal Barbarin libre de prendre la décision la plus appropriée pour son diocèse.

Tout d'abord, le temps de la justice ne correspond pas au temps médiatique. Le Pape dirait: le temps est supérieur à l'espace. Notre culture est médiatique, et je comprends parfaitement que la décision personnelle du Cardinal blesse encore et à nouveau les victimes. Dramatique !

La décision du Saint-Père est à l'image du verdict rendu par la justice française. La démission est ainsi prescrite, dans le sens qu'elle ne pouvait plus être activée. Juridiquement, l'appel est en cours et donc l'effet de la peine, 6 mois avec sursis, est suspendue. Le Pape ne pouvait pas prendre une autre décision.

François a pris la décision la plus sage: renvoyer le Cardinal à sa conscience. Autrement dit: Eminence, ne reportez pas sur moi votre décision. C'est à vous de prendre un temps de retrait. Ceci lui a été suggéré par le Pape lui-même (l'essentiel de l'interview de Barbarin sur KTO, article de La Croix)

Les titres médiatiques auraient dû être: le Pape met en retrait le Cardinal. 

Vu de Rome, la perspective change. La question d'un journaliste reprenait l'angle donné par Lyon. 

Le Directeur “par interim” de la Salle de Presse du Saint-Siège, Alessandro Gisotti, a pour sa part affirmé ce qui suit :

«Je peux confirmer que le Saint-Père n’a pas accepté la démission présentée par le cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon. Conscient, cependant, des difficultés que connaît actuellement l’archidiocèse, le Saint-Père a laissé le cardinal Barbarin libre de prendre la décision la plus appropriée pour son diocèse. Le cardinal Barbarin a donc décidé de se mettre en retrait pour quelque temps et de demander au père Yves Baumgarten, vicaire général, de prendre la conduite du diocèse. Le Saint-Siège tient à redire sa proximité avec les victimes d’abus, avec les fidèles de l’archidiocèse de Lyon et avec toute l’Église de France qui vivent des heures douloureuses.»

Hélas, le communiqué laconique de Lyon a donné le ton à l’ensemble du système médiatique.

Nous devons plutôt prendre exemple sur la communication des victimes. Non seulement pour leur donner la priorité (victims first), mais en apprenant d'eux une tout autre manière de communiquer. Nous n'avons rien à défendre, si ce n'est les enfants et les victimes. 

Et personnellement, je doute fort que Preynat ai subitement arrêté son carnage en 1991. Par quel miracle ? une psychothérapie ? une guérison complète ? Il doit avoir fait, hélas, d'autres victimes. L'avenir nous le dira. 

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