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vendredi, 10 novembre 2017

Vittorio Messori trouble les fidèles en critiquant le Pape François

Vittorio Messori trouble les fidèles en critiquant le Pape François

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www.ilgiornale.it

Francesco Boezi
5 novembre 2017

source de la traduction Benoît et Moi

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Vittorio Messori est probablement le journaliste et écrivain catholique le plus lu en Occident.

De l'interview avec le Cardinal Ratzinger en 1984 au livre-interview avec Jean-Paul II, la voix de l'auteur originaire de Sassuolo a toujours eu un certain poids dans l'opinion publique des croyants.

Considéré comme un vaticananiste à l'écart des luttes doctrinales entre traditionalistes critiques de Bergoglio et "gardiens de la révolution du Pape", il a formulé quelques griefs à propos de l'état de santé de l'Eglise, des mots que le site "Libertà e Personae" a interprété comme des "dubia" sur le pontificat de Bergoglio.

Dans un article publié par Il Timone, l'écrivain ... Messori écrit:

«... le croyant est troublé par le fait que l'Église catholique - qui fut un exemple millénaire de stabilité - semble elle aussi devenir "liquide". Dans une interview déconcertante, le général jésuite Arturo Sosa, Sud-Américain, a "liquéfié" l'Evangile lui-même, puisqu'il a déclaré que les paroles de Jésus, n'ont pas été transmises par une cassette, ou un disque; nous ne savons pas exactement ce qu'il a dit"».

Suit la critique à Bergoglio:

« Dans l'une des nombreuses interviews qu'il donne aux personnes et aux endroits les plus divers - en avion, sur la place Saint-Pierre, dans la rue -  un autre jésuite, pas moins que le pape lui-même, lui aussi sud-américain a répété que le cas par cas est l'un des piliers de la stratégie de Bergoglio pour le gouvernement et l'enseignement: "la tentation catholique à surmonter est celle de l'uniformité des règles, de leur rigidité, alors qu'au contraire il faut juger et se comporter au cas par cas"».

Bref, Messori semble inclure le Pape parmi les responsables du fait que pour l'Église, il devient acceptable que le "changement" soit "la seule chose permanente" et que "l'incertitude" soit devenue "l'unique certitude".

En effet, l'écrivain catholique souligne:

«Le terme que le Pape François utilise le plus souvent est "discernement": c'est une vieille tradition de la Compagnie de Jésus, qui n'était pourtant pas encore allé jusqu'à "interpréter librement le dogme selon les situations"».

Note: la confusion provient et de ces intellectuels qui inventent la rupture et le trouble et du peu d'intellectuels qui rendent compte de ce pontificat (à lire Austen Ivereigh). Saint Jean Paul II pouvait compter sur le brillant Cardinal Ratzinger. Pour bien saisir le génie pastoral de François, il faut sortir de la bibliothèque, des manuels, certes nécessaires, pour aller dans la rue, rencontrer les pauvres, visiter les malades, et s'immerger dans la souffrance des personnes.

La doctrine de l'Eglise, mise en lumière par Joseph Ratzinger, n'est nullement remise en cause, mais elle devient un phare dans la nuit. Par petits pas, la loi de la gradualité évoquant un plan incliné qui nous fait monter doucement vers Dieu, nous sommes alors capables d'entrer en amitié avec Jésus. C'est Sa Miséricorde qui comble le fossé entre nos péchés, nos limites et nos fragilités et la sainteté. 

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