vendredi, 27 février 2009
Genève à Chaud

Vendredi soir 27 février 2009, Genève à Chaud, avec Pascal Décaillet ( 7 dernières minutes )
( Alitalia était à l'heure !!! )
10:42 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Dialogue avec l'islam à sens unique ?

Entendu ce matin à Radio Vatican:
- les chrétiens quittent encore la Terre Sainte....
- le Cardinal Tauran, à la tête du conseil pontifical pour le dialogue inter religieux regrette que les dialogues avec l'élite n'entre pas dans les masses musulmanes. La presse musulmane n'a pas repris les dialogues et la rencontre au Saint Siège, seule l'Europe en a parlé. C'est une déception pour lui....
aussi en résumé: partez de chez nous et merci de nous accueillir chez.... l'avenir et l'histoire le dira.
Notre bonté, notre sens de l'écoute et du dialogue qui doit rester, ne doit pas nous rendre naïfs sur certaines intentions qui ne sont pas les nôtres, mais dont nous ne pouvons pas nier l'existence, ni par peur, ni par lâcheté. Cela n'est pas encore réciproque, ni symétrique. Puisse le grand Saint François d'Assise, homme de paix nous inspirer pour l'avenir de l'Europe.
Saint François rencontrant le Sultan

07:14 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
jeudi, 26 février 2009
2 heures avec Benoît XVI
Ce matin, à l'aula des bénédictions , le Pape a reçu quelques 350 prêtres et curés du diocèse (cliquer pour vidéo H2ONews) de Rome. Moment de détente, de respiration spirituelle et d'écoute. Les prêtres ont posé des questions concrètes sur les difficultés et le joies. Le Pape a parlé spontanément, avec précision, douceur, humour.

Quelques phrases, en substance et de mémoire:
- Dieu n'est pas une idée, mais un être concret, vivant avec le lequel nous pouvons entrer en amitié, par la communion, par les sacrements. Dieu est en nous, avec nous, pour nous. Il entre dans notre vie de tous les jours, la change, la transforme de l'intérieur.
- la centralité de la foi et parler simplement, comme les premiers Apôtres qui n'étaient que des pécheurs. La foi est simple!
- les vicaires doivent faire différentes expériences. Mais il ne faut pas trop vite et souvent changer les curés, car ils sont des éducateurs et des points de référence.
- les études sont à personnaliser, pour permettre d'être avec les autres. A l'enseignement, ajouter le témoignage personnel et concret de vie!
- l'unité de l'Eglise. Elle est aussi un projet pour le futur. Il y a un grand projet, non seulement passé ou présent. Mais un élan vers...
- la prochaine encyclique sociale, sur la crise économique. Il ne suffit pas de condamner le système, la corruption, la cupidité, nous devons donner des clefs pour faire sortir l'homme de son égoïsme. La justice ne suffit pas, il faut des justes! Il faut bien étudier car sinon nous ne serons pas écoutés. Enfin, le péché originel marque la raison et la volonté de l'homme. La sociétié s'en ressent.
- les indulgences: Dieu a voulu ajouter notre "rien" à son acte de rédemption.
- la liturgie n'est pas un élément éxotique. Il est important de soigner la célébration de la Messe et des sacrements. C'est une rencontre avec Dieu. Nous ne vivons pas sur la lune.
- les curés sont à l'avant garde de l'Eglise, au contact avec les personnes, les familles, les malades, les jeunes, les anciens, les pauvres, les hommes et les femmes de ce monde. Ils ont une vocation d'éducation.
- prions pour que Rome donne des vocations, même si le monde entier est ici. L'Eglise en Europe est fatiguée!
- la Vierge Marie est celle qui écoute et qui se souvient. C'est la figure de l'Eglise.
Etre romain
Lors de la rencontre des moments agréables n'ont pas manqué, comme quand un curé du quartier de la Casilina a récité un sonnet en romain pour célébrer la visite prochaine de Benoît XVI au Capitole. Une poésie que le Saint Père a particulièrement aimée :
"Merci ! Nous avons senti parler le cœur romain, qui est un cœur de poésie. C'est très beau de se sentir un peu romain et de sentir que la poésie est profondément enracinée dans le cœur romain. C'est là peut-être un privilège naturel que le Seigneur a donné aux romains, c'est un charisme naturel qui précède les privilèges ecclésiaux…" (rire et applaudissements)
L'homme
C'est un homme d'une très grande douceur, qui connaît très bien la culture du monde. On devine, avec les yeux de la foi, derrière sa timidité et ses traits du doux Christ sur la terre, le mystère de la présence de Dieu. C'est un acte de foi que de voir Pierre!
Msgr Goerg Ganswein, son secrétaire, au tout début, m'a répondu avec un petit soupir en entendant ma provenance de la Suisse. Mais lorsque je lui ai dit que le Pape était aussi aimé, il m'a si aimablement répondu: "il le sait!" avec un grand sourire et une profonde amitié.
Point d'orgue: occasion de le saluer, et de dire que je venais de Fribourg, lui assurant que nous l'aimions beaucoup en Suisse. D'entendre ces mots de la bouche de Pierre, "ah... Fribourg!", c'est sentir et expérimenter que l'Eglise est une grande famille et que la foi est un grand cadeau, le trésor de toute une vie.

Aussi, je crois dans la jeunesse de l'Eglise et invite à
pour le soutenir de notre affection.
21:30 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Ecclesia Dei: Mgr Williamson demande pardon
(une commission pontificale qui travaille depuis 1988, donc 20 ans!, pour recoudre la déchirure grave de l'unique tunique du Christ)

DECLARATION
Parce que leurs conséquences ont été tellement lourdes, le Saint-Père et mon supérieur, Monseigneur Bernard Fellay, m'ont demandé que je reconsidère les remarques que j'ai dites à la TV suédoise 4 mois auparavant.
En observant leurs conséquences, je peux sincèrement dire que je regrette vivement d'avoir fait de telles déclarations ; si auparavant j'avais su pleinement le mal et les douleurs qu'elles ont déclanchés, particulièrement à l'Eglise, mais aussi aux survivants et aux familles des victimes d'une telle injustice du troisième Reich, je n'aurais jamais fait de telles déclarations.
A la TV suédoise, je donnais seulement l'opinion d'un non-historien ( "je crois".. "je crois" ), une opinion formée 20 ans auparavant sur la base des preuves alors accessibles et depuis lors rarement exprimée en public. Par contre, les événements des récentes semaines ainsi que l'avis des supérieurs de la société Saint Pie X, m'ont persuadé de ma seule responsabilité pour une telle peine. A toutes les âmes qui se sont honnêtement scandalisées par mes propos, devant Dieu, je demande pardon.
Comme le Saint Père l'a dit, tout acte d'injuste violence contre un être humain blesse toute l'humanité.
+Richard Williamson
Londres, 26 février 2009
(traduction du Suisse Romain)
Note: Tous les crimes sont à condamner, aussi par rapport aux Noirs. Mais la Shoah touche au Peulpe élu et en ce sens, c'est un drame particulier. Un professeur de communication m'a dit que le Saint Siège ne devait en fait plus entrer dans cette polémique qui ne regarde plus que Willamson et Mgr Fellay. L'Eglise catholique s'est exprimé par Jean Paul II, le Concile Vatican II et Benoît XVI est dans cette même ligne. Nos frère Juifs le savent bien et l'amitié avec eux est irrévocable.
21:07 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Ami du Peuple Juif
Courrier des lecteurs
BENOÎT XVI
Un ami du peuple juif
De Rome, j’ai l’occasion de voir la polémique enfler à la suite des propos stupides, négationnistes et antisémites de Mgr Williamson.
Et je m’élève avec force contre un certain manque de professionnalisme qui risque de se retourner contre les journalistes. Je ne peux l’accepter. Que dirait-on d’un journaliste sportif affirmant que Federer est un footballeur? Aussi, oser faire rejaillir sur Benoît XVI le soupçon du péché d’antisémitisme est une sérieuse offense envers la simple honnêteté intellectuelle.
Heureusement, nous pouvons lire on line, et désormais voir sur YouTube, les vrais propos du pape qui n’ont rien à voir avec un antisémitisme sournois, lui qui est un ami du peuple juif, nos frères aînés et préférés à qui Dieu a parlé en premier. Benoît XVI reste un fervent promoteur de l’unité de tous les chrétiens.
Abbé Dominique Rimaz, Rome
N.B. J'avais envoyé une autre version (le 9 février), suite à une demande, car diffusion retardée. Or, c'est cette ancienne ( ci-dessus ) version qui a finalement été publiée ( 25 février ) ???
"Ne laissons pas l'émotion nous submerger. Depuis Rome, j'ai l'occasion de lire et voir la polémique enfler suite aux propos stupides, négationnistes, monstrueux et antisémites de Mgr Williamson. Cela a clairement un lien avec les théories du complot, lié à une sorte de paranoïa très loin de l'équilibre catholique. Ceci dit: que dirait-on d'un commentateur affirmant que Federer est un footballeur ? Aussi, par une volonté de faire monter la polémique, oser faire rejaillir sur Benoît XVI et sur les catholiques, le soupçon du péché d'antisémitisme est une sérieuse offense envers la simple honnêteté intellectuelle. Ce Pape est un ami du Peuple Juif, nos frères aînés et préférés à qui Dieu a parlé en premier et Benoît XVI reste un fervent promoteur de l'Unité de tous les chrétiens. Simplement, c'est un marathonien. La fable du lièvre et de la tortue a encore quelques choses à nous dire: "rien ne sert de courrir, il faut partir à point". Cela fait 30 ans que Ratzinger écrit sur le Concile Vatican II. Il n'est pas trop tard pour commencer à le lire. Aussi, le Concile reste la boussole. Donc ne perdons pas le nord et continuons le dialogue."
07:25 | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
mercredi, 25 février 2009
Entrer dans la joie du Carême
Le blog se drappe de la couleur violette, ton de la conversion, temps du CAREME.
21:50 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Rencontre avec un vaticaniste TV

Un vaticaniste est un journaliste qui suit ou couvre les événements du Vatican, du Saint-Siège, du Pape et de l'Eglise. L'Université nous a donné la grâce d'une rencontre d'un journaliste de RAI UNO avec tous les étudiants de communication.
Il nous a parlé de son service en faisant allusion à la parole italienne en usage à la TV: "servizio di... ". Un journaliste est un serviteur. Il a eu l'occasion de courir le monde avec les voyages du Pape, être dans l'avion pontifical. Il a beaucoup appris avec Jean Paul II pour la communication, surtout dans l'effort d'étudier les cultures locales, les traditions des pays. La blague fameuse: je suis devenu journaliste pour ne pas travailler n'est qu'une caricature. Cela demande un incessante activité, une recherche constante et une formation permanente. Il voit son métier comme un artisan des paroles, comme un menuisier qui travaillerait le bois. Il est au service des paroles afin que les téléspectateurs puissent comprendre les enjeux. Il se voit comme un intérmédiaire, avec une grande humilité.
A la question posée sur les erreurs de la salle de presse concernant l'affaire Williamson ? sa réponse fut très intéressante.
Le Pape est le gardien de l'unité du troupeau. Il doit tenir unis les chrétiens. Il fallait recoudre et soigner la blessure grave et ouverte. Depuis 1988, après le schisme, Jean Paul II a crée la commission Ecclesia Dei, afin de travailler à une réconcilliation. Cette commission fut donc crée par le Pape précédent. Il s'agit d'un problème très complexe, qui ne peut se résumer en quelques phrases ou en quelques mots. Depuis 1988, il y a eu une très long travail, très dur et difficile. Le Pape actuel a beaucoup étudié le dossier. Le Jubilé de l'an 2000 a permis aux intégristes de venir à Rome, ce qui fut une démarche positive, une recherche d'Unité. Jean Paul II a tenté des ouvertures, des possibilités de dialogue. Benoît XVI a trouvé que le temps était mûr pour lever seulement et uniquement l'excommunication. C'est un risque. Mais il ne sont pas réabilités, ni réintégrés. Il reste un chemin à parcourir. Mais tout cela est encore une fois très complexe.
Il faut alors dire sans détour que l'interview de Williamson a été transmis à la TV suédoise sans aucune coïncidence et nullement par hasard, mais tout le contraire, de façon intentionnelle et très savamment étudiée. Nous devons être claire, car ce fut un vrai choc. On touche alors aux idéologies des journalistes sur des sujets déliquats. Cela dépend de leurs idées, de leurs formations et de leurs connaissances. Cela demande une très grande honnêteté et une humilité de l'intelligence. Pas facile de rendre simple la complexité.
Quant aux erreurs de la salle de presse, évidentes, il y voit encore une mentalité encore trop centrée sur l'écrit, la nouvelle écrite, le simple communiqué ou le journal. L'Eglise n'a pas encore pris la mesure de la rapidité de la télévision, d'internet et même des blogs. C'est la rapidité! Il serait hautement souhaitable que la salle de presse soit conseillée par des professionnels et des experts.
16:12 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Le darwinisme ?
Il nous reste des idées parfois confuses sur la théorie de l'évolution, de Darwin, de son athéisme, de la création... etc...
Au fond, le darwinisme, c'est quoi ?
Le darwinisme est une théorie scientifique, pas une idéologie
Entretien avec le professeur Marc Leclerc S.J.
ROME, Lundi 23 février 2009 (ZENIT.org)
Le 12 février dernier était célébré le 200e anniversaire de la naissance du scientifique et observateur anglais Charles Darwin, auteur de « L'origine des espèces » et de la seconde théorie de l'évolution, après celle de Lamarck. Cet anniversaire a été une occasion de dialogue ouvert entre scientifiques et théologiens, permettant de concilier la vision de la foi avec celle de la science, souvent considérées à tort comme s'opposant.
A ce propos, ZENIT s'est entretenu avec le père Marc Leclerc S.J, professeur de philosophie de la Nature à l'université pontificale Grégorienne, qui organise aux côtés du Conseil pontifical pour la culture, le congrès sur le thème « Evolution biologique, faits et théories », qui se déroulera à Rome du 2 au 7 mars.

Zenit - Quelques mots d'abord de la vie de Darwin. Sa formation théologique dans l'Eglise anglicane a-t-elle eu une influence sur ses théories de l'évolution ?
P. Leclerc - Darwin était essentiellement un grand biologiste. Il n'était pas un philosophe ni un théologien. S'il est vrai qu'au départ sa formation a été davantage théologique au sein de l'Eglise anglicane, il a pris ses distances vis-à-vis de l'Eglise pour des raisons personnelles : principalement la mort de sa fille qui lui a semblé une grande injustice et a contribué à l'éloigner de la foi. Mais on peut dire qu'il est resté toujours respectueux ; sa femme, elle, était très croyante. Darwin a évolué. Pour finir, il a opté, comme il le disait lui-même, pour un agnosticisme ouvert, mais il n'a jamais été un athée qui utilise ses convictions religieuses contre la foi, comme le feront, malheureusement, certains de ses disciples. Mais il ne faut pas y voir une influence directe et encore moins la faute de Darwin. Il n'intervient ni dans un sens ni dans l'autre. Et sa théorie scientifique en tant que telle n'a rien à voir avec l'existence ou pas de Dieu, car nous sommes sur un tout autre plan.
Zenit - Quel risque y a-t-il de voir la théorie de l'évolution de Darwin se transformer en une idéologie ?
P. Leclerc - Je pense tout particulièrement à deux éléments de sa théorie : le caractère aléatoire des variations et le mécanisme de la sélection naturelle. Faire abstraction de ces deux éléments et les ériger en clé d'interprétation de toute la réalité, c'est passer, probablement même sans s'en rendre compte, d'un plan scientifique à un plan idéologique, ce qui est une fausse philosophie, une fausse théologie, et s'oppose directement à l'explication religieuse de la réalité. Les adversaires du darwinisme ne doivent pas tomber dans le même piège, en confondant la théorie scientifique avec ces extrapolations. La théorie scientifique mérite tout notre respect, mais doit être discutée au seul niveau scientifique, et c'est ce que nous nous proposons de faire dans ce congrès. Ses extrapolations théologiques n'ont rien à voir avec la science.
Zenit - Comment parvenir à une juste vision entre évolution et création ?
P. Leclerc - Je suis convaincu que la médiation philosophique est indispensable pour éviter une confusion entre les deux domaines : un conformisme ou un désaccord, une séparation radicale ou un méli-mélo de tout dans lequel on ne comprend plus rien, pour arriver à articuler de façon rationnelle des plans qui sont distincts. C'est là qu'une médiation philosophique s'avère indispensable.
Zenit - Dire que l'homme est le résultat de l'évolution du singe correspond-il à une vision chrétienne ? Si oui, à quel moment a été créée l'âme ?
P. Leclerc - Tout d'abord, nous sommes différents des singes. Ce sont nos cousins, pas nos ancêtres. Le problème est que biologiquement nous avons des ancêtres communs, nous sommes donc cousins sur le plan biologique. Mais leur histoire est différente de la nôtre. Les uns diront que la nôtre « commence avec l'homo sapiens », pour d'autres : « bien avant l'homo erectus », d'autres encore prétendent qu' « elle commence avant avec l'homo habilis ». Il est impossible de trancher. Nous avons des indices, mais aucune preuve formelle. Ces indices correspondent au caractère symbolique de la pensée, au langage articulé et symbolique ouvert à tous et à la possibilité d'avoir, librement, des relations avec autrui, avec Dieu. Je suis incapable de dire à quel moment est apparue l'âme humaine : ce que l'on sait, c'est que l'humanité est aujourd'hui une espèce unique de l'homme moderne sapiens sapiens. Au sein de cette espèce, chacun d'entre nous est créé par l'âme de Dieu, chacun étant doté d'une âme propre. Quand tout cela a-t-il commencé ? Nous disposons, entre autres, d'une donnée importante : l'évolution biologique aurait culminé avec l'homo sapiens. Mais déjà avant l'apparition de l'homo sapiens commence la révolution culturelle, propre à l'homme.
Zenit - La Genèse est-elle une théorie de la création du monde ou une théorie théologique pour expliquer la création de l'homme et sa liberté ?
P. Leclerc - Je rappelle ce que disait Galilée : la Bible ne nous enseigne pas « comment le ciel va, mais comment on va au ciel ». La Genèse nous relate comment l'homme a été créé par la pensée de Dieu, comment on va à Dieu et comment on s'est éloigné de Dieu. Elle ne nous dit pas scientifiquement pourquoi. A partir de cette conception, elle veut nous faire comprendre quel est le projet de Dieu sur l'homme et comment l'homme doit s'adapter à ce projet.
Zenit - L'homme est-il le seigneur de la création ou une espèce animale plus évoluée ?
P. Leclerc - Au niveau simplement phénoménologique, seul l'homme est capable d'une interaction avec son milieu en le modifiant à son gré, et il n'est pas obligé de s'adapter aux changements extérieurs du milieu. Un exemple : l'homme a produit « L'origine des espèces ». On n'a jamais vu un animal réfléchir sur son origine et sur l'origine de tous les êtres vivants.
Propos recueillis par Carmen Elena Villa
Traduction française : Elisabeth de Lavigne
00:25 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mardi, 24 février 2009
Les jeunes des JMJ vers Pâques

Les jeunes qui désirent cheminer vers Pâques, avec un parcours spirituel et théologique peuvent se connecter sur ce site. Les jeunes, c'est à nous d'agir, de prier, et de s'engager pour notre monde et notre Eglise. Nous sommes pleins d'espérance. Merci à l'abbé Vincent Marville.
23:14 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Hans Küng: Interview dans "Le Monde".
Un homme qui n'a jamais été excommunié, qui n'est plus catholique car il l'a voulu et choisi librement, qui s'est lancé dans un projet écologique qui ne marche pas et qui a été reçu courtoisement par le Pape Benoît XVI en 2005.
Hans Küng, un suisse, un homme qui aime se confronter au Pape mais qui n'a plus aucune autorité pour parler et enseigner comme catholique. Il serait devenu adepte des religions oritentales semble-t-il, chacun est libre. Il s'oppose au Pape pour se poser. Sans le Pape, ses idées ne seraient en fait que peu de chose. Cela ressort dans ses deux gros livres autobiographiques. Dommage qu'un homme cultivé comme lui ne se souvienne pas: soit qu'il serait peut-être tant de démissioner (il a souvent trompêté ce refrain à Jean Paul II) , soit que la vie éternelle se rapproche aussi pour lui, comme pour nous tous. La nature est ainsi faite. On peut tendre une main pour dialoguer aussi avec lui. Ceci dit tous ceux qui espèrent une ouverture de son côté oublient que Hans Küng a rencontré le Pape en 2005, ce qui démontre une belle attitude de paix et de fraternité chez Benoît XVI
J'ai lu son autobiographie assez ennuyeuse. Sa personne, son moi, est au centre de tout. C'est rare de voir une personne parler autant d'elle même. La fin son interview dans "Le Monde" est pathétique et révélatrice: "ceux qui ont compris le Concile comme moi".
Mgr Grab disait à Berne, après la visite du Pape aux jeunes suisse en 2004, en conférence de presse pour les propos aigris de Hans Küng envers Jean Paul II: "il est important de ne pas s'aigrir de sa propre veillesse".
Benoît XVI a une audience mondiale, a voyagé en Allemagne, aux USA, ira en Afrique, puis en Jordanie, en Israël, parle avec nos frères Juifs et avec les musulmans, reçoit des personnalités du monde entier et fut enfin le cardinal le plus apprécié par les évêques lors des visites ad limina durant son service à la doctrine de la foi à Rome. Enfin, il a une audience d'environ 12 000 personnes chaque semaine, sans compter l'Angélus. Il y a plus de 1 milliard de catholiques dans le monde. Pour Hans Küng, sans doute éprouve-t-il une certaine jalousie ? Car les jeunes ne se déplacent en tout cas pas pour l'écouter. Sans doute reproche-t-il secrètement à l'Esprit Saint de ne pas l'avoir élu Pape ? comment se fait-il que Dieu n'ai pas compris son intelligence ? Car il choisit les humbles, comme Marie, comme Joseph.... Ratzinger.
........................
Cardinal Sodano

ROME, Mercredi 25 février 2009 (ZENIT.org) - Une critique fraternelle a toujours existé dans l'Eglise, mais le cardinal Sodano regrette que parfois la critique ne porte pas parce qu'elle est « générale » et « amère ».
Le cardinal Angelo Sodano, doyen du collège des cardinaux et secrétaire d'Etat émérite, a répondu, au micro de Radio Vatican (RV) aux propos de Hans Küng dans « Le monde » en France, repris par « La Stampa » en Italie.
RV - Hans Küng a tenu des propos très forts contre l'Eglise. Vous, qui est doyen du collège des cardinaux, qu'en pensez-vous ?
Card. Sodano - Ce matin, j'ai été blessé, intérieurement, en lisant l'interview qui aurait été accordée par le Rév. Prof. Hans Küng au quotidien français « Le Monde » et qui a été ensuite diffusé en Italie par le journal « La Stampa ». Si le texte est exact, je ressens le devoir de dire qu'il s'agit d'affirmations générales et pas prouvées. Je suis témoin personnellement de l'engagement du Saint-Père pour faire de l'Eglise une famille, la famille des enfants de Dieu.
RV - Eminence, vous n'avez pas été surpris que justement un quotidien italien ait repris cette interview donnée au « Monde » ?
Card. Sodano - Ne comprenant pas comment un quotidien italien connu, bien au courant de l'œuvre du pape ait pu offrir tant de publicité à cette interview, en lui donnant en outre un titre - entre guillemets - différent de celui de l'original en français, et en tombant ensuite dans l'erreur de parler du Concile œcuménique de Nicée, aujourd'hui en Turquie, qui s'est tenu en 325, comme du Concile de Nice !
RV - Cardinal Sodano, que pensez-vous de ces critiques faites à l'Eglise ?
Card. Sodano - Une critique fraternelle est toujours possible dans l'Eglise, depuis l'époque de saint Pierre et de saint Paul. Une critique amère, au contraire, et d'autant plus si elle est générale, ne contribue pas à l'unité de l'Eglise, à laquelle le pape Benoît XVI travaille tellement, lui que l'Esprit Saint a placé à la tête de la Sainte Eglise de Dieu, en cette heure importante de son histoire.
.............................
17:03 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note