mercredi, 27 mai 2009

Baisse de régime

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Chers amis,

N'étant encore qu'un jeune étudiant en communication, entrant en période d'examens ( 9 en vue ), je vais réduire quelque peu le rythme des infos.

Merci de tout coeur pour votre fidèlité et de votre compréhension.

Restez on-line.

Avec mon amitié et ma prière

Le Suisse Romain

lundi, 25 mai 2009

Massimo Bussaca pour la finale Manchester-Barcelone à Rome

Homme de foi, de prière, un catholique qui ne cache pas ses convictions.
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Le Pape de l'arbitrage


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Massimo Busacca (premier depuis la gauche) et le trio arbitrale saluent le Pape lors de l'audience du mercredi 27 mai 2009.

Un joli "challenge" pour Massimo Busacca. [Reuters]


Un Suisse arbitrera la finale de la Ligue des Champions mercredi à Rome. Massimo Busacca a été désigné lundi par l'UEFA pour diriger la rencontre entre Manchester United et Barcelone (tsr2 20h45).
Massimo Busacca aura l'honneur de siffler sa première finale de Ligue des champions, mercredi à Rome, entre le FC Barcelone et Manchester United. Le Tessinois de 40 ans sera assisté de son équipe habituelle, composée de Matthias Arnet et Francesco Buragina. Un quatrième Helvète vient compléter l'équipe des directeurs de jeu pour mercredi, en la personne du Bâlois Claudio Circhetta, arbitre de la finale de la Coupe de Suisse Sion-YB mercredi dernier à Berne.

Busacca est arbitre international depuis 1999. Le natif de Monte Carasso a déjà dirigé 77 matches placés sous l'égide de l'UEFA, dont 32 en Ligue des champions (6 cette saison).

Il avait entre autres officié lors de la finale de la Coupe de l'UEFA 2006/07 entre l'Espanyol Barcelone et le FC Séville, de la demi-finale de l'Euro 2008 opposant l'Allemagne à la Turquie et du 8e de finale de la Coupe du monde 2006 Argentine-Mexique.

Le dernier Suisse à avoir dirigé la finale de la plus prestigieuse compétition de clubs au monde est Urs Meier, durant l'édition 2001/02 qui avait vu s'affronter Bayer Leverkusen et le Real Madrid, vainqueur 2-1 grâce notamment à la désormais mythique volée de Zinédine Zidane. Buragina était déjà assistant, tandis que le quatrième arbitre était un certain... Massimo Busacca.

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Témoignage

J’ai commencé à arbitrer en 1989 après avoir joué au ballon durant différentes années. Jouer m’a toujours plu mais surtout pouvoir rester avec les amis et partager des beaux moments ensemble. Le sport m’a toujours aidé à me comparer avec moi même et avec les autres gens et il m’a donné la possibilité de connaître de nouvelles personnes.


De joueur à arbitre

Après quelques années que je jouais au ballon, je me suis vite rendu compte que ma carrière de joueur n’aurait pas de grand avenir. Il est important de savoir connaître et comprendre comment exprimer les propres grandes potentialités. J’ai tout de suite compris que j’étais un joueur discret mais la balle n’allait pas toujours où je voulais. Je tirais à droite et elle allait à gauche !

Et ainsi, un peu par jeu et un peu pour rire, j’ai raccroché mes chaussures de joueur et j’ai commencé un nouveau défi qui m’a de toute façon donné la possibilité de rester dans le monde du football. Un ami ma demandé d’essayer et j’ai alors commencé cette nouvelle aventure à laquelle aujourd’hui je suis vraiment beaucoup liée. Depuis les premiers coup de sifflet, je me suis rendu compte que cela était fait pour moi. Je m’amusais. Ca me plaisait aussi de prendre des décision et de faire respecter les règles. L’arbitre est vraiment celui qui devrait (et je répète il devrait, parce qu’aujourd’hui il est devenu beaucoup plus difficile de faire respecter la discipline sur le terrain de jeu) permettre aux joueurs de se mesurer avec le plus grand respect.


Pour la politesse et le respect

Mais revenons au début. Après quelques matchs arbitrés, j’ai eu un épisode désagréable : un spectateur, père d’un fils qui jouait dans ce match de juniors, m’a insulté. J’ai bien dit « de juniors » ! Grâce à Dieu, j’ai oublié immédiatement et j’ai décidé de continuer ma carrière. Aujourd’hui malheureusement, dans le football et le sport en général et en quelques circonstances, on doit vivre avec ce mal commun de l’impolitesse. C’est vraiment pour cela que lorsque j’arbitre, j’essaie toujours de faire respecter les règles et de tout faire pour qu’il y ait du respect et du propre copain et du propre adversaire. Si nous voulons que le football et le sport redeviennent un moment pour pouvoir se socialiser et s’amuser, il faut absolument qu’il y ait un respect absolu des valeurs humaines. Respect pour soi- même et le respect vers notre prochain.


L’humilité

Rapidement je suis arrivé à arbitrer des matchs importants. Mes décisions sur le terrain devenaient acceptées. Ce sont les joueurs qui en acceptant mes décisions m’ont fait devenir un bon arbitre. Je pourrais dire tranquillement qu’être un bon arbitre, si sur dix fois que je siffle, neuf fois je viens moi-même sifflé, cela veut dire qu’il y a quelque chose qui ne fonctionne pas. Je pense qu’en tout ce que nous faisons, nous ne devons pas et jamais nous permettre de perdre l’humilité. Aussi quand on arrive aux hauts niveaux, soit dans le sport ou dans la vie du travail, il faut toujours rester avec les pieds bien sur terre parce qu’un jour tout ce que nous avons construit pourrait finir et ce que resterait peut être bien peu.
Début sous la neige

Le 1er décembre 1996, j’ai fait mon début en Super League. Je m’en souviens comme si c’était hier. Je suis arrivé à Saint Gall le jour précédent le match et nous sommes allés visionner le stade. Sur le terrain il y avait 30 cm de neige et j’ai pensé immédiatement que mon début aurait été renvoyé. Le gardien du stade me dit de rester tranquille et de bien dormir parce que le jour suivant le match serait joué.

Le match a été joué. Ils ont déblayé simplement la surface de réparation ! Ils ont fait les lignes en rouge et ils ont aplani la neige dans le reste du terrain. Ca a été un début anormal mais tout est bien allé. C’est cela la beauté du sport : souvenirs inoubliables, expériences de vie, et parfois comparés avec des situations beaucoup plus particulières. J’ai commencé à arbitrer avec régularité en Super League. Tout de suite j’ai vu que beaucoup de choses avaient changé : importance des langues, la pression, la télévision, les journalistes, l’inspecteur qui jugeait ma performance. Beaucoup de facteurs avec lesquels je n’étais pas habitué encore à cohabiter. Tout de suite j’ai compris que c’était le moment et que je devais m’engager si je voulais atteindre de hauts niveaux. Cela n’était pas facile mais j’ai dépassé cette pression initiale en alternant beaux et mauvais moments ; le peu d’expérience m’a fait commettre des erreurs et j’ai alors compris que je devais me retrousser les manches, me relever et continuer le chemin parcouru jusque là.


La solitude

Malheureusement quand nous nous trompons, nous sommes presque toujours laissés à nous mêmes, seuls, et nous devons avoir la force et la personnalité de comprendre tout seul comment nous reprendre et oublier immédiatement les mauvais moments. Pour moi, tout ceci a été possible grâce à la foi. Quand quelqu’un me demande quel moment fut le plus mauvais de ma carrière, je vous assure que j’en ai eu, mais je ne sais jamais que répondre. Je me rappelle seulement les beaux moments. Les autres je les oublie rapidement. Si cela n’était pas comme ca, je ne serais pas prêt pour mon prochain engagement.


Arbitre international

En 1999, je suis devenu arbitre international. Autre grande reconnaissance qui couronnait des années de sacrifices. Tout de suite je me suis aperçu que les choses étaient en train de changer. La comparaison avec le football international signifiait comprendre les mentalités différentes de jeux, d’approche tactique et la manière d’interpréter un match. L’anglais est devenu la langue officielle dans mes cours et dans mes matchs à l’étranger. La communication est une partie importante pour une bonne approche du match. J’ai toujours cherché d’avoir un bon rapport avec les joueurs et surtout rester toujours à leur même hauteur. Jamais trop autoritaire, dédramatiser les situations difficiles et savoir admettre aussi ses propres fautes. De cette manière il s’instaure un rapport excellent et il devient plus facile de prendre les décisions. Et oui, décider. Un arbitre qui ne décide pas et qui manque de courage ne réussirait jamais à arbitrer aux hauts niveaux.

Dans l’élite

Après quelque années, je suis entré dans l’élite des arbitres européens, avec des matchs fascinants, stades avec 60’000-70’000 spectateurs, nouvelles nations visitées, cultures différentes, nombres incroyables de gens connus et un bagage d’expérience que toute la vie je garderai en moi. En 2006 j’étais choisi comme un des neuf arbitres européens pour participer à la plus grande compétition qui existe au niveau sportif.


Au mondial

Le Mondial de football. Pour un arbitre comme pour un joueur c’est la satisfaction la plus grande qu’il puisse atteindre. Quand je le raconte j’ai encore de la peine à faire comprendre aux gens les émotions par lesquelles j’ai passé. Aussi ceux qui normalement ne suivent pas le sport, pendant un mondial, deviennent passionnés de cet événement incroyable.

J’ai eu l’honneur d’arbitrer trois match. Espagne-Ukraine, Angleterre-Suède et un huitième de final entre le Mexique et l’Argentine gagné par cette dernière dans une rencontre passionnante décidée dans les prolongations avec un des goals le plus beaux du mondial.

Ca vous semblera étrange, mais une des choses les plus belles que je me souvienne du mondial, c’était de voir des familles entières aller au stade ensemble, et après la rencontre s’amuser et faire en sorte que le sport puisse être un moment incroyable de socialisation. J’ai profité de chaque minute de cette compétition spectaculaire, même si je dois dire avoir eu beaucoup de pression en dirigeant mes matchs.


La prière et la foi

Pendant le mondial j’ai beaucoup prié. J’ai tout mis dans les mains de DIEU et je lui ai demandé de me protéger et de me guider en tout. Aujourd’hui dans un match à ces niveaux, il y a beaucoup d’intérêts. Une faute de ma part peut compromettre l’élimination d’une équipe d’une compétition. C’est pour cela qu’en connaissant mes limites humaines, je me confie à Dieu.

Je suis complètement convaincu que sans la foi je n’aurais jamais pu obtenir ces grandes satisfactions.


Humour

Je me rappelle un épisode très spécial. Dans mon premier match arbitré, au moment du tirage aux sort, avec la monnaie en main j’ai demandé aux deux capitaines Sevchenko et Casillas de choisir une des deux faces. J’ai lançai la pièce, et pour la première fois dans ma carrière plutôt qu’aller d’une face ou de l’autre, la monnaie est tombée au sol de manière perpendiculaire. C’était un épisode où nous avons souri et déchargé la grosse tension qui transpirait dans sur nos visages.


L’Euro

Cela fait juste quelques mois que j’ai terminé le championnat européen. J’ai encore eu la possibilité d’arbitrer la compétition la plus importante au niveau Européen : Grèce - Suède, Hollande - Roumanie et une demi-finale entre l’Allemagne et la Turquie. Une autre grande expérience que je n’oublierai pas pour le reste de ma vie. Quand j’arbitre je cherche toujours à m’amuser, et c’est cela le message que j’essaie de transmettre aux joueurs et au public qui suivent la rencontre.

En mai 2007, j’ai arbitré la finale de la coupe UEFA entre l’Espaniol et Sevilla devant 70000 mille spectateurs. Un derby tout espagnol qui a vu Sevilla gagner aux penaltys. J’ai toujours vécu mes satisfactions avec le meilleur équilibre en jouissant de manière contenue pour les succès, mais jamais en m’abattant pour les défaites.


Merci à Dieu

Je programme tout, mais je vis à la journée, et je ne fixe pas trop de but. Je vis sereinement et je tâche de tirer le maximum de tout. Je remercie Dieu pour ce que j’ai obtenu jusqu’à aujourd’hui.

dimanche, 24 mai 2009

Benoît XVI au Yad Vashem

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"Que leur souffrance ne soit jamais niée, discréditée ou oubliée"

En relisant patiemment la méditation de Benoît XVI au Yad Vashem, surtout après les sévères critiques de certains journalistes israëliens, je peux dégager quelques lignes de fond.

Le pèlerinage du Pape était centré sur la paix, comme l'a souligné son petit billet, en latin, glissé dans le Mur des Lamentations: "Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob, écoute le cris des affligés, des apeurés, envoie ta Paix sur cette Terre Sainte, au Moyen Orient et sur l'entière famille humaine". A 82 ans, il aurait pu rester à Rome; or, il a tenu à se jeter corps et âme dans les souffrances de tous les habitants de la terre foulée par le Christ. Aussi, l'attente de certains amis Juifs étaient déplacée et décalée. Ils attendaient des excuses personnelles pour l'Allemagne nazie et pour toutes les erreurs de l'Eglise durant l'histoire. Honnêtement, pourquoi Ratzinger devait-il demander pardon ? Qu'a-t-il fait ? Jean Paul II, en 2000 , avait déjà humblement demander pardon, par des actes nécessaires de repentance et de purification de la mémoire. Qui connaît toute l'oeuvre théologique de Ratzinger pour le rapprochement entre les Juifs et les chrétiens ? Le Pape Benoît XVI a d'ailleurs déjà annoncé sa prochaine visite à la synagogue de Rome.

"Néanmoins, quoique vous fassiez, il est impossible d’enlever son nom à un être humain"

images.jpgSon discours au mémoriale de l'Holocauste, centré sur la mémoire des noms, était très humain, rempli de citations de l'Ancien Testament et de fine connaissance de l'importance de la mémoire pour nos frères Juifs. Il était en parfait harmonie avec la racine même du Yad Vashem ( mémoriale des noms ). Aussi, pour ce Pape pourtant intellectuel, le négationisme ou le réductionisme ne sont pas seulement des idéologies perverses, mais une négation des souffrances de personnes massacrées par l'horreur et la haine, victimes et martyrs dans les camps, personnes dont le noms restent gravés dans le coeur de Dieu, dans le coeur des survivants et des familles et de nous tous.

Les reproches: il n'a pas dit "6 millions de Juifs". Or, dès l'aéroport, le Pape en a clairement parlé. Il a dit "tués" et pas "exécutés"... Et la référence aux enfants et leurs parents ? "qui aurait pu immaginer qu'ils auraient été condamnés à un destin aussi dramatique ?". On scrute ce Pape, cherchant les failles, pour le comparer à Jean Paul II. Or là, nous avons la mémoire très courte. Il fut souvent très critiqué: trop théatrale, trop émotionnel, one-man show, star ...

Jean Paul II avait une bien meilleure équipe de communication autour de lui. Chacun se souvient des petites anecdotes lors de ses rencontres avec les personnes. Pourquoi n'y en a t-il pas qui soient publiées et médiatisées avec ce Pape ? Je suis certains qu'elles ne manquent pourtant pas.

A la lecture du la presse italienne, une survivante de l'Holocauste, Gita Kalderon, qui n'avait sans doute jamais pensé raconter son expérience devant un Pape d'origine allemande, a parlé au Pape dans sa langue séraphade: "faites que le peuple juif soit aimé". Les deux furent émus. Aussi, lorsque le speaker a annoncé le geste de la flamme éternelle, Benoît XVI paru comme absent, tout absorbé et troublé par les témoignages des survivants.

Pour Andrea Riccardi, fondateur de la communauté de Sant' Egidio, le discours du Pape fut différent des discours de tant et tant de leaders qui parlent selon l'attente des gens mais que l'on oublie ensuite très vite. Qui était présent au Yad Vashem, comme lui, a senti la  profondeur, l'humanité et la grande émotion du Pape.

Si on attend encore un pardon déjà demandé, je comprends la déception. Le Jubilé de l'an 2000 nous a mis à genoux devant Dieu et les hommes avec nos fautes et nos péchés; or le pardon nous grandit pour toujours nous remettre debout. L'humiliation, au contraire de l'humilité, de la vérité et du pardon donné et reçu, fera toujours souffrir.

 

samedi, 23 mai 2009

Pour que l'avortement cesse de n'être qu'une idée

! Attention: images parfois insoutenables !

Nous ne pouvons pas accepter le meurtre de tout petits êtres innocents.

Eduardo Veràstegui, star d'origine mexicaine, est un acteur de Hollywood. Après une vie dissolue, il s'est converti au catholicisme, puis voulait fuire le monde pour être missionaire dans la jungle. Un prêtre l'a invité à rester: Hollywood appartient à Dieu. Il a dès lors fondé sa propre entreprise  de production "Metanoia" qui a produit un film primé notamment à Toronto: "Bella". Son oeuvre a permis de sauver des centaines d'enfants et de mamans. Notre Dame de Guadalupe protège ses réalisations. Une phrase de Mère Tersea l'a profondément marqué: " nous ne somme pas nés pour avoir du succès, mais pour être saint et aller au ciel". Pour aller à contre courant et passer au travers des multiples obstacles dressés sur sa route, il va à la messe tous les jours, prie le rosaire et se confesse très règulièrement. Il a plein de projets de films pour le futur.

Anges et Démons: la réalité est encore plus passionnante que le film

images.jpgAyant eu l'occasion de voir le film avec un ami passionné de cinéma, j'en conviens tout à fait: le film a un très bon ryhtme et l'histoire du roman m'a tenu en haleine jusqu'à la fin. De plus les images rapides et colorées sont très bien tournées. Mais alors, que d'erreurs historiques avec de très nombreuses approximations sur l'Eglise catholique. C'est bien elle en fait qui est fascinante.

Ceci dit, comme prêtre et comme étudiant en communication, l'Eglise a parfaitement su réagir: ne faire aucunes vagues, ne pas entrer dans le débat et éviter absolument le conflit. Car au fond, Anges et Démons n'est qu'une immense entreprise de marketing pour le premier roman de Dan Brown, livre qui n'avait en fait pas eu le succès du second, le Da Vinci Code.

Je conclus tout simplemement: comme l'affirme le professeur Glendon dans le film: "la foi est un don de Dieu". Aussi, les recherches scientifiques du CERN à Genève, la visite de la magnifique ville de Rome et la connaissance de cette foi liée à la vérité sur l'Eglise catholique sont infiniment plus passionantes que le roman et le film. Peut-être que l'Eglise catholique doit produire des films de grande qualité, basés également sur des romans, afin de créer une culture chrétienne donc pleinement humaine, pour la plus grande joie et l'intérêt des petits et des grands.

Je félicite l'abbé John Wauck, américain, professeur de littérature à la faculté de communication de la Sainte Croix. Son analyse est en effet très pertinente.

jeudi, 21 mai 2009

Anges et Démons: Professeur John Wauck

« Anges et Démons », une preuve de l’intérêt que suscite l’Eglise

Entretien avec le l'abbé John Wauck


images.jpgROME, Jeudi 21 mai 2009 (ZENIT.org) - Le film  « Anges et Démons », en dépit de ses incroyables erreurs basées sur le roman de Dan Brown, témoigne de l'intérêt énorme suscité par l'Eglise catholique, comme le considère un prêtre, auteur d'un des blogs les plus populaires consacrés au « Da Vinci Code ».

Le père John Wauck, de la prélature de l'Opus Dei, né à Chicago, enseigne la littérature et la communication de la foi chrétienne à l'Université pontificale de la Sainte Croix à Rome. Il a étudié l'histoire de la littérature à l'Université de Harvard.

Dans cet entretien accordé à ZENIT, il constate une donnée irréfutable sur cet intérêt pour l'Eglise : au cours de ces dernières années, jamais on n'a vu autant de pèlerins à Rome.

Zenit - Ne pensez-vous pas que Dan Brown fait une sorte de fixation sur l'Eglise ?

Père Wauck - Parfois je me demande ce que ferait Dan Brown sans l'Eglise catholique. Quasiment tout ce qu'il y a d'intéressant dans ses romans a pour décor le catholicisme. Ce ne sont assurément pas ses personnages en carton-pâte, ni ses médiocres dialogues, qui attirent les gens. Ce qui explique que le principal effet du Da Vinci Code n'ait pas été une baisse de la croyance ou de la pratique religieuse, mais plutôt une plus forte affluence de touristes à Rome... et au Louvre.

Le procédé utilisé par Dan Brown pour vendre des livres est d'offrir un « cocktail » d'histoire, d'art, de religion et de mystère ; et il semble qu'il y ait un seul lieu dans le monde actuel où il soit capable de trouver réunies toutes ces choses : l'Eglise catholique, à Rome. En fait, il profite de la culture de l'Eglise.

Si vous êtes attiré par l'histoire, la beauté et les mystères sacrés, il vous sera difficile de ne pas l'être par l'Eglise. Si vous vous tenez sur la place Saint-Pierre à Rome, vous avez, dans un rayon de quelques centaines de mètres : une nécropole romaine, un obélisque égyptien transporté à Rome par Caligula, le tombeau de Saint Pierre, le lieu de la tentative d'assassinat sur son successeur Jean-Paul II, le plafond de la Chapelle Sixtine, la Pieta de Michel-Ange, les Chambres de Raphaël, la colonnade du Bernin, la plus grande basilique du monde et des pèlerins venant de toute la planète. Et il ne s'agit pas d'un musée. C'est une réalité vivante qui nous met en contact direct avec 20 siècles d'histoire - de l'antiquité à nos jours. Que peut demander de plus un romancier comme Dan Brown ? On pourrait difficilement trouver quelque chose de comparable dans l'Amérique suburbaine, où vit la majorité de ses lecteurs.

Si Dan Brown semble fasciné par l'Eglise catholique, il n'est assurément pas le seul. Ces derniers temps, on n'a jamais vu autant de pèlerins à Rome. Ils viennent voir la ville et écouter le pape Benoît XVI. Et leur intérêt n'est pas de la simple curiosité. Cette année, à Pâques, plus de 150.000 adultes ont été accueillis dans l'Eglise catholique aux Etats-Unis.

Zenit - La décision du Vatican d'interdire les caméras dans les églises de Rome vous semble-t-elle représenter un geste défavorable à l'égard des producteurs ?

Père Wauck - Depuis maintenant 14 ans que je vis à Rome, je n'ai jamais vu une équipe de tournage d'Hollywood dans une église. En règle générale, on ne tourne pas de films commerciaux - pieux ou pas - dans les églises de Rome. Vous ne pourriez pas davantage filmer « Les dix commandements » dans une église romaine ! A plus forte raison, naturellement, s'agissant de « Anges et Démons ». Le film a reçu le même traitement que les autres. Un point, c'est tout. Tout le reste n'est que du battage publicitaire.

Zenit - « Anges et Démons » par du principe qu'il existe une hostilité naturelle entre la foi chrétienne et la science moderne. Qu'en pensez-vous?

Père Wauck - Il est relativement facile pour les gens de constater que le grand art du monde occidental - musique, peinture, sculpture, littérature, architecture - est en grande partie le fruit d'une culture chrétienne : un art souvent inspiré par la foi quand il n'est pas financé par l'Eglise. Cela semble évident. C'est également vrai pour les sciences, mais les gens ne s'en rendent pas compte.

Songez aux universités, qui sont une invention de l'Eglise ; à Copernic, qui était un ecclésiastique catholique romain, et qui a dédié au pape son livre sur la théorie héliocentrique. Le calendrier que nous utilisons aujourd'hui est le calendrier dit grégorien, du nom du pape Grégoire XIII, qui le promulgua, avec la collaboration des plus grands astronomes et mathématiciens de son temps. Galilée lui-même resta toujours catholique, et ses deux filles étaient religieuses. L'un des plus grands astronomes du 19e siècle a été un prêtre jésuite, Angelo Secchi. Le père de la génétique moderne, Gregor Mendel, était moine catholique. L'auteur de la théorie du "Big Bang" était un prêtre belge, Georges Lemaitre.

Bref, l'idée d'une tension naturelle existant entre la science et l'Eglise, entre raison et foi, est complètement absurde. De nos jours, en entendant parler de « science » et de « l'Eglise », les gens pensent aussitôt au procès de Galilée au XVIIe siècle. Mais une vision plus large des choses conduit à penser que cette affaire complexe, - qui est fréquemment déformée par une propagande anti-catholique- constituait une exception manifeste. Si les critiques de l'Eglise la ressortent constamment ; il y a une raison : c'est le seul et unique exemple qu'ils ont trouvé. Ainsi, en entendant parler de la "science" et de "l'Eglise",  nous devrions penser à Copernic, Secchi, Mendel et Lemaitre. Ils sont représentatifs. Pas le procès de Galilée.

Zenit - Y a-t-il un aspect du livre qui vous a paru intéressant ?

Père Wauck - Oui. Il y a une scène du roman dans laquelle le héros, le professeur Langdon de l'Université de Harvard, se retrouve soudainement devant la basilique Saint-Pierre, et les pensées qui affluent alors dans son esprit - dans le roman, il est la voix de l'autorité scientifique - résonnent comme une réclame pour le catholicisme romain. On se croirait presque en train de lire le Catéchisme de l'Eglise catholique, et non pas Dan Brown ! Voici le passage : « Pierre est le roc. La foi de Pierre en Dieu était si solide que Jésus appela Pierre 'le roc' - le disciple inébranlable sur les épaules duquel Jésus allait bâtir son Eglise. En ce lieu, songea Langdon - sur la Colline du Vatican - Pierre avait été crucifié et enterré. Les premiers chrétiens érigèrent un petit sanctuaire sur sa tombe. Au fur et à mesure de l'expansion de la Chrétienté, le sanctuaire s'agrandit, couche par couche, jusqu'à devenir cette basilique colossale. La foi catholique tout entière avait été construite, presque littéralement, au-dessus de Saint-Pierre. Le roc ». (Anges et Démons, Chapitre 118)

Cela ne fait pas un panneau d'affichage publicitaire géant à Times Square. Mais ce n'est déjà pas si mal.

Zenit - Ne pensez-vous pas qu'avec cet entretien nous sommes entrain de faire une publicité gratuite au film  ?


Père Wauck - Vous voulez dire : qui fait de la publicité à qui ?  Bonne question. La publicité se fait probablement dans les deux sens ; mais compte tenu du temps consacré, de l'énergie et des millions de dollars dépensés pour la réalisation et la promotion de ce film, je dirais que nous avons la meilleure part ! Peut-être Dieu se plaît-il à se servir de Hollywood pour attirer l'attention de quelques-uns sur les richesses de la foi et la culture catholiques.

Ceci étant, j'ajouterais que je n'ai pas l'intention de dépenser du temps et de l'argent pour aller voir ce film. Les critiques qui ont été faites du film Da Vinci Code - réalisé par la même équipe - ont été suffisamment virulentes pour nous dissuader d'aller le voir.

mercredi, 20 mai 2009

Pope2you: pour les jeunes

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site http://pope2you.net

Une nouveauté technologique et médiatique pour les jeunes présentée par Stéphane Lemessin , prêtre-étudiant en communication à Rome.


CITE DU VATICAN, 20 MAI 2009 (VIS). - Après la catéchèse, Benoît XVI a lancé un appel à l'occasion de la Journée mondiale de la communications (24 mai), rappelant que son message "invite les usagers des nouvelles technologies, les jeunes avant tout, à en faire un usage positif, à profiter de leur puissance pour tisser des liens d'amitié et de solidarité en faveur d'un monde meilleur... Ces technologies ont produit des changements radicaux dans la diffusion des informations et dans le domaine des échanges. Je voudrais encourager les usagers de la communication électronique à développer le respect et un dialogue sérieux, afin de fleurissent la vérité, l'harmonie et la compréhension". Le Pape a encouragé les jeunes à "témoigner de la foi dans le monde digital et d'en faire usage pour répandre la Bonne Nouvelle de l'amour infini de Dieu pour tout homme, quel que soit le moyen dans une société de plus en plus technologique".

L’Eglise lance un réseau social: un pas décisif

ROME, Mercredi 20 mai 2009 (ZENIT.org)
- Le Conseil pour les communications sociales mettra en ligne un nouveau site Internet, le 21 mai. Destiné aux jeunes, www.pope2you.net a été préparé en vue de la 43e Journée mondiale des communications sociales qui sera célébrée le 24 mai prochain.

« Nous voulions que ce soit un site adressé aux jeunes et vous le voyez immédiatement dans le graphisme », a expliqué le 19 mai sur Radio Vatican, le président du Conseil pontifical pour les communications sociales, Mgr Claudio Maria Celli. « Je crois que c'est la première tentative valable d'un site qui s'adresse aux jeunes et cherche à avoir avec les jeunes un dialogue riche, agréable, ouvert, cordial ».

Rappelant le thème de la Journée des communications sociales de cette année, « Nouvelles technologies, nouvelles relations », Mgr Celli a souligné combien « le pape nous invite à promouvoir une culture de dialogue, de respect, d'amitié. Nous avons donc souhaité que ce site soit tout cela, et nous voulions qu'il soit un site capable de dialoguer, capable de proposer et, ainsi, d'être proche de la culture des jeunes de cette ‘génération numérique' ».

Avec ce projet, l'Eglise catholique a décidé d'habiter quatre nouveaux mondes numériques : Facebook, iphone, youtube, wikipedia. Et c'est précisément dans cette conscience évangélique et dans le courage de s'impliquer dans le ‘monde' des réseaux sociaux, en le transformant en un monde d'amitié et de dialogue véritable, que s'insère le projet Pope2You.

Le site sera proposé en 5 langues, italien, anglais, espagnol, français et allemand. Il permettra aux jeunes d'entrer en contact avec Benoît XVI, notamment à travers ses interventions, et de s'informer sur les dernières nouvelles du monde catholique.

Les utilisateurs pourront aussi accéder à partir de ce site au réseau Facebook, à travers une application qui leur permettra d'envoyer à leurs amis des cartes postales virtuelles contenant des paroles du pape ou encore le message de la Journée mondiale des communications.

Le projet permettra aux jeunes et aux moins jeunes de suivre les dernières nouvelles du monde catholique, notamment celles liées à l'activité pastorale de Benoît XVI à travers le canal You Tube et une nouvelle application créée à cette fin par l'agence h2onews à télécharger sur la plate-forme iPhone et iPod touch (et probablement bientôt disponible également sur d'autres supports mobiles).
Enfin, et non le moindre, grâce à la collaboration avec le Bureau des communications sociales de la Conférence épiscopale italienne, un support utile style WIKI est mis à disposition pour la lecture et l'utilisation pastorale du Message de Benoît XVI.
Dans son message pour la Journée Mondiale des Communications Sociales, rendu public le 23 janvier dernier, Benoît XVI avait invité les jeunes de la « génération dite ‘numérique' »  à prendre conscience de leur « devoir » d'évangéliser « ce ‘continent numérique' ».

Tout en saluant le « concept d'amitié » qui a « joui d'une nouvelle relance dans le vocabulaire des réseaux sociaux numériques », il avait également invité les jeunes à « être attentif à ne pas banaliser le concept et l'expérience de l'amitié ».

Benoît XVI: Bilan du pèlerinage en Terre Sainte

CITE DU VATICAN, 20 MAI 2009 (VIS)

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20 000 personnes à l'audience

A l'audience générale tenue Place-St.Pierre, Benoît XVI a fait devant 20.000 personnes le récit de son long voyage en Terre Sainte (8 - 15 mai), un "pèlerinage aux sources de la foi et une visite pastorale à l'Eglise de la région.... Le Mémorial de Moïse du Mont Nébo (Jordanie) parle de notre condition de pèlerin entre un déjà et un pas encore, de la promesse que Dieu fait de nous soutenir sur le chemin d'un accomplissement qui nous dépasse, et qui dépasse ce monde. L'Eglise aussi vit cette promesse eschatologique". Puis le Pape a rappelé la bénédiction des pierres de fondation de deux églises à Béthanie, "un signe de l'ouverture et du respect de la liberté religieuse en Jordanie. Cet attention à la tradition chrétienne est appréciée... Il est important que musulmans et chrétiens vivent dans le respect et la connaissance mutuelle, ce qui grâce à Dieu et à l'engagement des gouvernants du pays est possible en Jordanie. J'ai également beaucoup prié à Béthanie comme ailleurs pour tous les chrétiens qui sont en difficulté en Irak. Il y a en Jordanie une importante communauté chrétienne, dont les rangs ont été renforcés par les réfugiés palestiniens et irakiens. Sa présence est bien vue dans la société, notamment pour son action éducative et sanitaire, son attention aux personnes quel que soit la foi ou l'appartenance". Puis il a dit que la bénédiction de la première pierre de l'Université de Madaba (Patriarcat latin)"est un signe de l'engagement culturel de l'Eglise. J'ai été heureux de donner vie à cette future institution qui manifestera de manière tangible la volonté de l'Eglise catholique d'aider pratiquement à la recherche de la vérité et du bien, en offrant un lieu ouvert et de qualité à tous ceux qui voudront s'engager dans ce dialogue fécond entre les civilisations".

Pèlerin de la foi

Ensuite le Saint-Père a évoqué son arrivée en Israël, "où je me suis présenté comme pèlerin de foi sur la terre qui vit naître, mourir et ressusciter Jésus. Un pèlerin venu implorer Dieu pour que là où il s'est incarné les hommes, ses fils, vivent en frères... Sur cette terre bénie de Dieu, il semblerait impossible de rompre la spirale de la violence. Mais à Dieu rien n'est impossible ni à qui met en lui sa confiance! La foi dans le Dieu unique, juste et miséricordieux, héritage sacré de ces peuples, doit faire triompher respect, réconciliation et collaboration", un voeu exprimé lors des rencontres avec le Grand Mufti de Jérusalem , le Grand Rabbinat d'Israël, les organisations du dialogue inter-religieux et les responsables religieux de Galilée. Jérusalem, a poursuivi Benoît XVI, "est au croisement des trois grandes traditions monothéistes et son nom même, cité de la paix, dit le plan divin sur le monde, qui est de faire de l'humanité une seule famille... De ceci doivent témoigner juifs, chrétiens et musulmans en concrétisant leur prière. C'est ce que j'ai tenu à apporter en me rendant au Mur occidental et au Dôme du Rocher, les lieux sacrés du judaïsme et de l'islam". Puis il a expliqué sa visite au Mémorial de Yad Vashem consacré aux victimes de la Shoah: "Toute personne est sacrée et son nom gravé au coeur de l'Eternel. L'épouvantable tragédie de l'Holocauste ne devra jamais être oubliée. Au contraire, il devra rester dans la mémoire humaine comme avertissement universel et rappel de la sacralité de la vie humaine".

Les chrétiens de Gaza

Le séjour papal avait aussi pour but "la rencontre des communautés catholiques de Terre Sainte, accomplie notamment à Jérusalem, Bethléem et Nazareth". Au Cénacle, il a été possible de "méditer sur notre vocation à être une chose seule, à former un seul corps et un seul esprit, à transformer le monde par la puissance de l'amour". Mais les moments culminants de la communion avec les catholiques furent les messes, au Josaphat de Jérusalem, où le Saint-Père parla de la Résurrection "comme force d'espérance pour cette ville et le monde entier", à Bethléem (Territoires Palestiniens) "à laquelle ont participé des fidèles venant de Gaza", qu'il a eu la joie de pouvoir rencontrer et réconforter. "Bethléem résonne d'un chant céleste de paix pour les hommes. Elle est aussi le symbole de ce qui nous sépare de cette promesse. "La précarité, l'isolement, les incertitudes et la pauvreté poussent tant de chrétiens à s'expatrier. Soutenue par sa foi l'Eglise poursuit sa route et manifeste son amour en servant les frères, comme le montre le Caritas Baby Hospital de Bethléem...ou l'action humanitaire dans les camps de réfugiés". Dans celui de Aida, Benoît XVI a pu montrer sa solidarité et celle de toute l'Eglise aux familles, les "invitant à rechercher la paix dans la non violence, à l'exemple de François d'Assise". A Nazareth, lors de sa dernière messe, il a clôturé l'Année de la famille, priant pour qu'elles ravivent la beauté du mariage et de la famille, avant de rencontrer les pasteurs ordonnés en la Basilique de l'Annonciation, et les pasteurs de Galilée.

Le Saint Sépulcre

Le pèlerinage papal s'est conclu par la visite du Saint Sépulcre et deux rencontres oecuméniques, au Patriarcat orthodoxe et au Patriarcat arménien: "Tout mon voyage s'est déroulé sous le signe de la Résurrection, malgré les malheurs qui ont marqué les lieux saints au long des siècles, malgré guerres et destructions. Malgré aussi les conflits entre chrétiens, l'Eglise y poursuit sa mission, soutenue par l'esprit du Ressuscité. Elle est en marche vers l'unité pleine afin que le monde croie en l'amour de Dieu et connaisse sa paix".

Jordanie: un islam modéré est possible

moschea20.jpgL'Eglise catholique a trouvé dans le Prince Ghazi Bin Muhammad Bin Talal un élégant et raffiné interlocuteur, de haut rang, pour le dialogue avec l'islam. Le Prince, 42 ans, cousin du roi Abdallah et 41ème descendant du prophète, a étudié à Princeton et Harvard. Il est également professeur de philosphie islamique et marié avec une princesse, père de trois enfants.

Son discours de bienvenue lors de l'accueil de Benoît XVI fut remarqué: commencant par le latin "pax vobis" (la paix soit avec vous), il a cité deux fois la Genèse, sans oublier le prophète Saint Jean Baptiste ou l'Apôtre Saint Jean. Le Prince fut l'inspirateur de la lettre des 138 musulmans aux mondes chrétiens après Ratisbonne auteur du document qui recherchait des paroles communes entre chrétiens et musulmans. Il est autant haï des fondamentalistes qu'aimé par les modérés. Il a résumé avec une parfaite clarté les propos du Pape, que cela soit Ratisbonne, le Motu Proprio ou son ardente recherche de la vérité et fidélité à sa conscience.

Ces propos courtois mettent davantage en lumière les intentions occidentales, malveillantes et orientées, afin de troubler le message pur et limpide de l'Eglise. La visite de Benoît XVI en Jordanie aura déjà permis cette clarification. Une famille royale de bonne volonté pour tous ceux qui cherchent la vérité. Chapeau!

giordania30.jpgQuant à la reine Rania de Jordanie, 38 ans, d'origine palestinienne, elle confirme être dans le vent avec la technologie.  Usant de Twitter pour parler de la visite du Pape, elle s'est particulièrement illustrée par l'usage de Youtube l'an dernier, remportant un prix "Youtube Visionary Award", pour sa campagne Internet pour lever les préjudices sur le monde arabo-musulman.

 

Cet islam là ne fait pas peur et n'offre pas de menace pour l'Europe.

mardi, 19 mai 2009

Pardon: jamais assez ?

6a00d83451ed6e69e201157081ec06970b-320wi.jpgAprès les propos de Benoît XVI au Yad Vashem, le Copiste cite les réactions négatives de quelques journaux israëliens.

 

Pour le professeur Contreras, doyen de la faculté de communication de la Sainte Croix à Rome, nous ne devons pas oublier que lorsque Jean-Paul II fit son fameux "mea culpa" pour les péchés des fils et des enfants de l'Eglise commis contre les Juifs à travers l'histoire, il y avait aussi des représentants juifs qui disaient: "trop tard et trop peu". L'histoire se répète, bien que s'ajoute la légende de Joseph Ratzinger allemand, donc nazi. Heureusement cette technique de calomnie n'est pas la seule voix,  ni la plus qualifiée.

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