lundi, 29 juin 2009

Le mystère d'Ars

Je reviens d'Ars, le village du Saint Curé, patron des curés de l'univers et des prêtres de France. A l'occasion de l'année sacerdotale voulue par le Pape, Saint Jean Marie Vianney sera proclamé patron de tous les prêtres.

Ars est un petit village, non loin de Lyon. De loin, on n'aperçoit même pas le cloché de l'église et de la basilique, car le village est dans un petit creu. Ars c'est un peu comme Bethléemm ou Nazareth: petit. On a vraiment l'impression que Dieu se plaît à choisir ce qui n'est rien pour faire quelque chose. Ars, c'est aussi en France, le pays des saints.

J'ai eu la chance de prier dimanche 28 juin, lors de l'ordination de 3 diacres (France, Chine et Afrique) et d'un prêtre. Mgr Bagnard, le plus vieil évêque français encore en activité ( nommé par Jean Paul II en 1987 ), y a fondé un séminaire, à la demande du Saint Père. Contre vents et marrés, il a su tenir bon. Il y a même un foyer pour jeunes garçons (ils sont 8 actuellement), qui pensent à la vocation sacerdotale et qui ont choisi de suivre normalement la scolarité mais pour loger ensemble. Un jeune de 15 ans m'a dit sa joie de se lever une demi heure plutôt le matin pour prier, faire la médiation ou l'oraison. Un prêtre ou un chrétien qui ne prie pas avancent les yeux fermés aux mystères de la foi.

Alors que la France a connu une chute vertigineuse des vocations sacerdotales après le Concile Vatican II, des communautés comme les Frères de Saint Jean, Saint Martin, ou la société Saint Jean Marie Vianney donnent à l'Eglise un certain nombre de vocations.

Le prêtre a connu une sérieuse crise d'identité. Le saint Curé permet de la redécouvrir. Le prêtre est l'amoureux de l'Eucharistie, l'ascète du confessional et l'homme de la prière. C'est une vitre derrière laquelle nous pouvons entrevoir la lumière de la présence de Dieu. Certes, le prêtre n'épuise pas à lui seul la mission de l'Eglise. La vocation des laïcs mise en évidence par le Concile Vatican II est capitale pour le renouvellement du monde dans sa dimension temporelle. Nous manquons souvent de laïcs saints dans l'immensenté de la mer du monde, dans ces mutliples domaines.

Benoît XVI a eu la géniale idée de promouvoir une année entière pour les prêtres. Pas directement pour les vocations, mais pour les prêtres eux-mêmes. Etre prêtre, c'est une affaire de coeur finalement. Si l'amour du coeur de Jésus est l'essence de la vocation du prêtre, les fidèles doivent sentir chez le prêtre un coeur qui bat pour eux. Aussi, le secret du prêtre est l'Amour de Dieu pour les âmes. Le coeur du Saint Curé, une précieuse relique, va faire le tour du monde. Alors que Jésus était déjà mort, son coeur a été transpercé par la lance du soldat romain. Il en jaillit du sang et de l'eau. D'un homme mort, a jailli la vie de l'Eglise. Cette dernière vit des heures sombres et difficiles en Occident. Mais la vie de l'Eglise est toujours l'histoire de la puissance d'une minuscule petite graine. C'est la douce puissance du mystère de Dieu.

Aller à Ars, c'est respirer et reprendre souffle pour redécouvrir l'immensité de la vocation du prêtre. Le petit Curé d'Ars le disait bien: "que le mystère du prêtre est quelque chose de grand".

Pourquoi Ecône intéresse les médias ?

Depuis la levée des excommunications, également avec les ordinations de nouveaux prêtres, Ecône bénéficie d'une plus grande couverture médiatique. Pourquoi ? Tentatives d'explications.

Nous fonctionnons ainsi: les contrastes et les polémiques sont porteuses d'intérêts. Cela nous change et nous sort de l'ordinaire plutôt fade. Un petit exemple: après un mois d'absence de notre lieu de résidence, nous voulons savoir si tout a bien fonctionné. Nous demanderons: quelqu'un est-il mort ? y a-t-il eu un accident ? Nous n'allons pas porter immédiatement notre attention vers l'ordinaire qui est plus ennuyeux. L'extraordinaire est captivant. La normalité n'est pas neuve, l'extra-normal est une nouveauté.

Les médias s'appuient sur notre comportement. L'Eglise catholique est fascinante en soi, "Da Vinci Code" et "Anges et Démons" l'ont démontré. S'opposer à elle est "extraordinaire". Souvenons-nous de Mgr Gaillot défiant le Pape et les évêques français. Pour l'an 2000, lors du Jubilé voulu par Jean-Paul II, le voyage du Pape en Terre Sainte a retenu l'attention de la presse mondiale. La canonisation de soeur Faustine (Apôtre de la divine Miséricorde) a passé médiatiquement inaperçu. Ainsi, Mgr Gaillot, Hans Küng ou Ecône excitent l'intérêt.

Ecône, c'est un sujet polémique. L'excommunication était déjà un "gros mot" très émotionnel. S'opposer au Vatican permet donc un fort contraste. Rome retient très justement ses ordinations comme illégitimes. La parole de Rome apporte une "plus value" à ses ordinations. Le fait que le Vatican se soit prononcé sur leur illégitimité et qu'elles aient tout de même eu lieu donne le piment supplémentaire nécessaire. En quelque sorte, Ecône est la suite du feuilleton commencé avec les déclarations de Williamson. (Ses déclarations scandaleuses portaient en elles-même un poid médiatique assez lourd. Le Pape levant l'excommunication à un tel évêque a comme dopé le scandale. Les fuites et la juste programmation de cette interview ont permis au mélange médiatique de fonctionner).

Pour terminer, il est saisissant que Benoît XVI soit décrit comme un Pape traditionnaliste, cherchant à faire un pas vers Ecône. Or, il n'en est rien. Il a simplement mis la clef dans la serrure d'une porte que les intégristes peuvent pousser pour rentrer à la maison. Sans doute que ce grand et magnifique pontificat est plus pour l'histoire et consiste surtout à un pesant travail de restauration en profondeur à l'intérieur même de l'Eglise catholique. En ce sens, il souffre malheureusement d'un déficit médiatique chronique.

 

 

dimanche, 28 juin 2009

Génie de la scène et de la vidéo

Pour le meilleur, Michael Jackson était un génie de la vidéo, de la musique et de la mise en scène. L'histoire retiendra sans doute cela. Pour le pire, laissons cela à la Miséricorde de Dieu vers laquelle il est parti.

mercredi, 24 juin 2009

Nouvelles technologies et fidélité

Prenons cette nouvelle à l'envers, ou dans le bon sens: selon une enquête, les téléphones portables permettraient de découvrir les relations extra-conjugales. Aussi, voilà un bon truc pour rester fidèle: avoir un portable.

Le marketing tend à fidéliser le client et l'audimat l'auditeur. Il n'est pas rare d'entendre un journaliste remercier les télespectateurs d'être restés fidèles: "merci d'avoir choisi la première" entendons-nous à la radio Suisse Romade. Les vendeurs savent quelles astuces utiliser pour garder leurs clients. Une pub dit même : "Coca Cola Always". Les cinémas ont leur carte fidélité, la Migros la carte Cumulus. Ils sont ingénieux et cherchent tous les moyens pour y parvenir.

La fidélité est donc naturelle. Normal que l'Eglise défende l'unité et l'indissolubilité du sacrement du mariage. C'est en quelque sorte son marketing. Une personne vaut bien plus qu'une simple marchandise. La fidélité demande de lutter dans les petites choses. Cela exige de mettre tous les moyens surnaturels avec les sacrements ( messes, prière ensemble et confessions ) et chercher tous les moyens humains à disposition.

L'année sacerdotale porte le titre: Fidélité du Christ, fidélité du prêtre. Voilà deux sacrements, le mariage et l'ordre qui se renforcent l'un l'autre.

Pie XII et la propagande communiste

Article très intéressant de l'agence Zenit: une interview du rédacteur en chef de l'Osservatore Romano à propos de la légende noire du Pape Pie XII.

mardi, 23 juin 2009

Mgr Marc Aillet et la Gay Pride de Biarritz

" L’organisation de la « Gay Pride 2009 » à Biarritz samedi 20 juin, ne peut que susciter mon indignation, comme elle suscite la réprobation de nombreuses familles et de nombreux habitants, quelles que soient leurs convictions religieuses. En effet, la participation à cette manifestation des « Sœurs de la perpétuelle indulgence », association notoirement connue pour son anticatholicisme et ses provocations blasphématoires , constitue un véritable outrage pour la foi catholique et pour la vie religieuse qui caractérisent si fortement l’âme, la culture et les traditions du Pays basque.


l'Eglise entend défendre et promouvoir, en toutes circonstances, la famille fondée sur le mariage entre personnes de sexe différent ainsi que le droit de chaque enfant d’être élevé par un père et une mère. Elle récuse, par conséquent, les revendications tapageuses dont la « Gay Pride » se fait l’écho au nom d’une infime minorité de nos concitoyens, mais elle respecte éminemment les personnes homosexuelles et compatit avec sollicitude aux souffrances et aux difficultés qui sont si fréquemment les leurs. Elle proclame que tout homme est enfant de Dieu et que chacun est appelé à la conversion et à la sainteté."

Note:

- l'Eglise ne condamnera jamais une personne vivant son homosexualité. Elle l'invite par contre à lutter et à trouver les moyens pour s'en sortir. Certains comportements avec un bon accompagnement ont permis à des gens de retrouver une issue de secours. La Gay Pride prend le chemin inverse pour dire et affirmer haut et fort que l'homosexualité est une voie d'humanisation. Un slogan affirme pourtant: ne deviens pas gay, tu finiras triste.

Un autre monde existe

Dieu ne voit pas comme les hommes, il ne regarde pas les apparences, car il sonde les reins et les coeurs. Nous cherchons la postion sociale, le prestige, l'approbation des autres, le succès, le gain maximum, la beauté, l'intelligence... Lorsque ces choses ne sont plus sur notre horizon, la vie semble perdre toute valeur. Les embryons malades seront supprimés, les malades chercheront l'euthanasie.

Or, un monde surnaturel existe réellement. Son horizon est celui de la foi, la vie éternelle, le bonheur absolu et définitif. Les valeurs sont renversées. On parle alors d'état de grâce, de sainteté, de vérité, de justice, de béatitude, de filiation divine, de prière. "Bienheureux les pauvres, le Royaume des cieux est à eux, bienheureux ceux qui pleurent, ils seront consolés". Le péché est alors le drame, le cancer, la ruine, la déstruction, le vrai malheur pour la vie de l'âme.

Ces deux mondes ne s'excluent pas, mais la vie de la foi prime sur la vie naturelle. Les laïcs sont invités à construire ce monde à partir de la vie éternelle. "La grâce ne supprime pas la nature, mais la guérit, la perfectionne et la mène à sa perfection" disait Saint Thomas d'Aquin. Les religieux sont les témoins que le monde surnaturel est le plus important. Ils anticipent la vie éternelle et ouvrent les fenêtres pour que nous contemplions le ciel. Les prêtres donnent la vie de la grâce et les sacrements.

L'Evangile de ce matin nous précisait: "Large est le chemin qui mène à la perdition et beaucoup s'y engagent. Etroit et resséré le chemin qui mènent vers la vie et peu le gravisse". Sur ce chemin de croix, la Vierge Marie ne nous y laisse jamais seul, et tous les saints l'accompagnent. Si nous avons l'impression d'être parfois seul, que le Christ nous redonne l'espérance et la force pour gravir le chemin qui mène vers la vie et la sainteté, seul biens éternels.

lundi, 22 juin 2009

La sainteté des prêtres

Relisant quelques textes du dernier Pape canonisé, Saint Pie X, il est frappant de constater son exhortation à la méditation quotidienne des vérités éternelles ( Haerent Animo - 4 août 1908 ). Le saint Pape d'inviter les prêtres à prier chaque jour, à s'exercer chaque soir à un examen de conscience, à tirer profit de l'oraison mental et avoir comme fidèles amis des bons livres. Pour lui, les prêtres doivent être des modèles et leur rôle est fondamental pour le renouvellement de tout le peuple chrétien.

Le Saint Curé d'Ars et le Padre Pio restent ainsi des exemples pour revivifier l'identité des prêtres: disponible et zélé pour la confession, célébrant la Messe comme l'Eglise le demande, êtant avec les malades et les mourants pour enseigner la vérité qui sauve et la doctrine de l'Eglise.

Le Pape Benoît XVI a parfaitement compris l'importance de cette année sacerdotale pour un profond renouveau de toute l'Eglise.

CITE DU VATICAN, 21 JUI 2009 (VIS).

Le Saint-Père a rencontré en l'église San-Pio de Pietralcina, les prêtres, religieux et religieuses et quelques jeunes réunis à San Giovanni Rotondo. Après un moment d'adoration dans la chapelle du Saint Sacrement, Benoît XVI s'est adressé à l'assistance en évoquant les prêtres et, en particulier, l'Année sacerdotale dédiée à saint Jean-Marie Vianney en disant que si le Curé d'Ars "à une époque tourmentée et difficile, a cherché, par tous les moyens, à faire redécouvrir à ses paroissiens la signification et la beauté du sacrement de pénitence, pour Padre Pio, le soin des âmes et la conversion des pécheurs furent un désir ardent qui le consuma jusqu'à sa mort. Combien de personnes ont changé de vie grâce à son patient ministère sacerdotale! Combien d'heures a-t-il passé dans le confessionnal!... Le sacrement de pénitence doit être mieux mis en valeur et les prêtres ne devraient jamais se résigner à voir leurs confessionnaux déserts, ni se limiter à constater la désaffection des fidèles pour cette extraordinaire source de sérénité et de paix".
 
Parmi les enseignements de la vie de Padre Pio, le Pape a souligné "la valeur et la nécessité de la prière... point fondamental non seulement pour la spiritualité du prêtre mais aussi pour celle de tout chrétien, et encore plus pour la vôtre, chers religieux et religieuses, choisis pour suivre de plus près le Christ par la pratique des vœux de pauvreté, chasteté et obéissance. On peut parfois se décourager face à l'affaiblissement puis à l'abandon de la foi dans nos sociétés sécularisées -a-t-il observé-. Il faut sûrement trouver de nouveaux canaux pour communiquer la vérité évangélique aux hommes et aux femmes d'aujourd'hui, mais puisque le contenu essentiel de l'annonce chrétienne reste toujours le même, il faut revenir à sa source originaire, à Jésus-Christ qui est le même hier, aujourd'hui et toujours".

dimanche, 21 juin 2009

Sondage sous la loupe

Le recours au sondage est quotidien dans les médias. Le Cavaliere, propriétaire d'un institut de sondage y a recours pour sa politique, ce qui expliquerait sa longévité au gouvernement. Commander un sondage est très coûteux, aussi Silvio Berlusconi n'a pas de problème financier. Pour nous, apprécier la qualité d'un sondage est capital.

Petit exemple avec celui du Matin Dimanche du 21 juin 2009 pour la succesion de Pascal Couchepin. Le titre:

Le choix des Suisses: une libérale-radicale mais pas forcément latine.

Certaines données sont essentielles: - la marge d'erreur - le nombre des sondés - les questions - le nombre de non-réponse - le nombre d'indécis - l'origine de la commande du sondage et la firme qui l'a réalisé. Ce sont enfin Le Matin Dimanche et le Sonntag Zeitung qui ont commandé cette petite enquête auprès de l'Institut Isopublic entre le 17 et le 19 juin 2009.

La marge d'erreur est de 4,1%. 600 personnes sur les trois régions linguistiques ont été intérogées ( on ignore le mode: par téléphone ? par mail ? ).

3 questions ont été posées:

- Le successeur doit-il venir forcément venir de Romandie ou du Tessin? : 12,4% ne sait pas ( 41,7% forcément; 45,9% pas forcément )

- Pensez-vous que le successeur doit être une femme ? Plus la compétence: 32,1% ( 21,9 % homme; 42% femme, 4% ne sait pas )

- A quel parti le siège de Couchepin doit-il revenir ? 23,3% radical, 31 ,8 ne sait pas, 5,8% c'est la personne.

Les chiffres ne parlent pas. L'intérprétation est dès lors capitale. C'est là que le bas blesse.

Pour la première question: si 12,4 % ne sait pas ( avec 4% d'erreur ), cela peut faire 16%. L'écart entre 41,7 % et 45,9 % est beaucoup trop faible ( à peine plus que 4%). Aussi, il est impossible de prendre une option.

Seconde question : 32,1 % opte pour la compétence. Dès lors, on ne peut pas opter pour le choix absolu d'une femme.

Troisième question: 31,8% ne sait pas alors que 23,3 % ne sait pas. Idem, on ne peut pas affirmer que la Suisse serait pour un radical.

Autre lecture possible: La Suisse ne sait pas qui élire au Conseil fédéral, mais pense que la compétence compte plus que la personne.

Ce sondage compte enfin que 600 personnes sur l'ensemble de la Suisse, ce qui est beaucoup trop faible.

Conclusion: on ne peut en aucun cas se fier à ce résultat qui est le fruit d'un choix propre au Matin Dimanche. De plus, le Conseil fédéral est élu par l'Assemblée fédérale et non pas le peuple. Le but des journaux du dimanche, qui sont très lus, est de peser socialement ou de mettre la pression dans l'élection. Cela n'est qu'une opinion publiée, qui ne reflète pas l'opinion publique. Les médias décident de l'agenda public, des thèmes sur lesquels nous allons parler. Ils n'ont pas tant de pouvoir quant aux réponses à donner ( Ils pèsent sur "le quoi parler" et moins le "que ou comment penser" ). Il est parfaitement légitime qu'ils cherchent à peser sur cette élection, mais il est simplement bon de le savoir.

 

Plaidoyer pour la Messe de Paul VI

Le motu proprio de Benoît XVI pour la liberté du rite romain sous sa forme extraordinaire ( du bienheureux Jean XXIII ou de Saint Pie V ) est un coup de génie.

Ceci dit, la Réforme liturgique ne saurait être remise en cause, sauf hélas dans son application. Comment ne pas voir dans les lectures en langues vernaculaires un don de Dieu ? La foi naît de l'écoute dit Saint Paul. Entendre la Parole de Dieu dans sa propre langue est un des fruits du passage de l'Esprit Saint dans son Eglise, comme une nouvelle Pentecôte. La liturgie de Paul VI est une des fruits du renouveau biblique. La prière de fidèles est un dévellopement de la liturgie romaine qui permet de valoriser la sacerdoce baptismale et la vocation des laïcs. La procession des offrandes est aussi une belle évolution. L'enrichissement des prières eucharistiques permet aussi d'avoir une très belle prière eucharistique n°IV, plus orientale, sous forme circulaire, avec un accent mis sur la Création. La prière "pour tous les hommes qui te cherchent avec droiture" correspond aussi à la volonté du bienheureux Jean XXIII de s'adresser à tous les hommes de bonne volonté. Cette prière clôture la prière pour toute l'Eglise sous forme concentrique et circulaire.

C'est bien d'une explication plus claire et plus théologique dont nous avons besoin pour goûter au renouveau liturgique. Aussi, le Pape Benoît XVI est parfois récupéré par une lecture trop étroite, disons trop traditionaliste. On arrive ainsi à faire de lui le porte drapeau d'un conservatisme étroit et traditionaliste, ce qu'il n'est pas. La forme ordinaire du rite romain reste donc la forme privilégiée de l'Eglise dans le monde de ce temps. Ceci dit, le Messe tridentine est une richesse de l'Eglise qui va enrichir toute l'Eglise dans la façon de comprendre et de célébrer la Messe selon la volonté de Paul VI. Cette forme n'est pas pas une rupture de Tradition. Puisse donc ces deux formes de l'unique rite romain permettrent un mutuel enrichissement pour l'unité dans la diversité.

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