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lundi, 31 mai 2010

Sanctification des prêtres

images.jpegMgr Scicluna exhorte les prêtres à couper les liens qui mènent au péché

ROME, Lundi 31 mai 2010 (ZENIT.org) - Nous publions ci-dessous la méditation sur l'Evangile de Marc prononcée le 29 mai par Mgr Charles Scicluna, promoteur de justice de la Congrégation pour la doctrine de la foi, durant une adoration eucharistique célébrée dans la basilique Saint-Pierre pour la sanctification des prêtres.

* * *

[Texte de l'Evangile : Marc 9, 33-37, 41-50; 10, 13-16]

La lecture du texte de l'Evangile nous donne une description synthétique mais magnifique de la relation douce et tendre de Jésus avec les enfants. Cette scène, centrale et emblématique pour celui qui est appelé à être disciple du Christ, se trouve aux versets 36-37 du chapitre 9 de Marc et se répète au chapitre 10 dans les versets 13-16 : « Prenant alors un enfant, il le plaça au milieu d'eux, l'embrassa » (Mc 9, 36).

L'innocence

« On présentait à Jésus des enfants pour les lui faire toucher ... Il les embrassait et les bénissait en leur imposant les mains » (Mc 10, 13.16).

Notre présence ici aujourd'hui ; votre présence près de l'Autel de la cathèdre en présence de Jésus Eucharistie, veut se faire l'écho de l'amour, du soin et de la sollicitude que l'Eglise, Epouse de Jésus, a toujours eue pour les enfants et pour les faibles.

A l'école des Pères de l'Eglise, en mettant à profit le travail de saint Thomas d'Aquin dans la Catena Aurea, nous notons que pour Theophylactus, l'enfant est une image éloquente de l'innocence. Jean Chrysostome affirme que le Seigneur en apprécie l'humilité et la simplicité « car un enfant est exempt d'envie et de vaine gloire ; il ne désire point l'honneur ni la préférence » (Hom. in Matt. 58). Bède le Vénérable en exalte l'absence de malice, la simplicité sans arrogance, la charité sans envie, le dévouement sans rancœur (Comm. in Marc. 3,39).

L'enfant devient icône du disciple qui veut être « grand » dans le Royaume des Cieux. Le Seigneur Jésus blâme les siens parce que, à peine instruits pour la seconde fois de l'exigence de la croix (Mc 9, 30-32), ils se sont perdus en route pour savoir qui est le plus grand. « Si quelqu'un veut être le premier, qu'il soit le dernier de tous et le serviteur de tous ». Combien de péché dans l'Eglise à cause de l'arrogance, de l'ambition, des abus et de l'injustice de celui qui profite de son ministère pour faire carrière, pour se mettre en avant, pour des raisons futiles et misérables de vaine gloire !

« Celui qui accueille en mon nom un enfant comme celui-ci, c'est moi qu'il accueille. Et celui qui m'accueille ne m'accueille pas moi, mais Celui qui m'a envoyé » (Mc 9, 37).

Accueillir un enfant, ouvrir son cœur à l'humilité de l'enfant, l'accueillir au nom de Jésus, signifie assumer le cœur de Jésus, les yeux du Maître ; cela implique une ouverture au Père et au Saint Esprit.

Theophylactus s'exclame : « Vois comme l'humilité est grande ! C'est par elle que l'on gagne la demeure du Père et du Fils et du Saint Esprit ».

« Amen, je vous le dis : celui qui n'accueille pas le royaume de Dieu à la manière d'un enfant n'y entrera pas » (Mc 10, 15).

Accueillir le règne de Dieu comme un enfant signifie l'accueillir avec un cœur pur, avec docilité, abandon, confiance, enthousiasme, espérance. L'enfant nous rappelle tout cela. Et tout cela rend l'enfant précieux aux yeux de Dieu et aux yeux du vrai disciple de Jésus.

Image de Dieu détruite

Combien, au contraire, la terre devient aride et le monde triste quand cette image si belle, quand cette icône si sainte est piétinée, brisée, souillée, abusée, détruite. Un cri profond sort alors du cœur de Jésus : « Laissez les enfants venir à moi. Ne les empêchez pas ! » (Mc 10,14). Ne soyez pas un obstacle sur leur chemin vers moi, ne gênez pas leur progrès spirituel, ne permettez pas qu'ils soient séduits par le malin, ne faites pas des enfants l'objet de votre convoitise impure.

« Celui qui entraînera la chute d'un seul de ces petits qui croient en moi, mieux vaudrait pour lui qu'on lui attache au cou une de ces meules que tournent les ânes, et qu'on le jette à la mer » (Mc 9, 42). Grégoire le Grand commente ainsi ces paroles terribles de Jésus : « Le rythme dur et ennuyeux de la vie séculière est exprimé de manière mystique par la meule tirée par un âne, alors que la profondeur de la mer signifie la damnation la plus terrible. C'est pourquoi il aurait vraiment été mieux que les méfaits de celui qui détruit les autres par la parole ou l'exemple, après avoir été porté à une profession de sainteté, lui aient causé la mort plutôt que sa charge sacrée l'impose comme un exemple pour les autres dans ses fautes ; parce que s'il était tombé seul, son tourment en enfer aurait sans doute été de qualité plus supportable ».

Le remède

Mais le Seigneur, qui ne se réjouit pas de la perte de ses serviteurs et ne veut pas la mort éternelle de ses créatures, donne immédiatement un remède à la condamnation, un antidote à la maladie, un soulagement au danger de la damnation éternelle.

Ce sont les paroles fortes du chirurgien divin qui coupe pour guérir, qui ampute pour assainir, qui taille pour que la vie porte beaucoup de fruits :

« Si ta main t'entraîne au péché, coupe-la » (Mc 9,43).

« Si ton pied t'entraîne au péché, coupe-le » (Mc 9,45).

« Si ton oeil t'entraîne au péché, arrache-le » (Mc 9,47).

Plusieurs Pères interprètent « la main », le « pied », l'« œil » comme l'ami cher à notre cœur, avec qui nous partageons notre vie, auquel nous sommes liés par des liens d'affection, de paix et de solidarité. Il y a une limite à ce lien. L'amitié chrétienne se soumet à la loi de Dieu. Si mon ami, mon compagnon, la personne qui m'est chère est pour moi une occasion de péché, c'est pour moi un obstacle dans mon pèlerinage et je n'ai pas d'autre choix, selon le critère du Seigneur, que de couper ce lien. Qui nierait la torture d'un tel choix ? N'est-ce pas une amputation cruelle ? Et pourtant le Seigneur est clair : Il vaut mieux entrer seul dans le Royaume (sans main, sans pied, sans oeil), qu'aller avec un ami « dans la géhenne, où le feu ne s'éteint pas » (Mc 9,43; cf. etiam Mc 9, 45.47).

Mais je dirais que cette image si forte du membre de mon corps me mets sans trop de confusion face au miroir de ma conscience. La référence à la main, au pied, à l'œil me rappelle les paroles difficiles de l'apôtre Paul dans la lettre aux Romains : « Moi qui voudrais faire le bien, je constate donc en moi cette loi : ce qui est à ma portée, c'est le mal. Au plus profond de moi-même, je prends plaisir à la loi de Dieu. Mais, dans tout mon corps, je découvre une autre loi, qui combat contre la loi que suit ma raison et me rend prisonnier de la loi du péché qui est dans mon corps. Quel homme malheureux je suis ! Qui me délivrera de ce corps qui appartient à la mort ? Et pourtant, il faut rendre grâce à Dieu par Jésus Christ notre Seigneur ! » (Rm 7, 21-25).

L'apôtre des Gentils, qui s'est fait témoin de l'Evangile de la grâce (cf. Rm 1, 16a), ne se rend pas à l'évidence de notre propension au péché. Il exhorte les Romains par des paroles de feu qui invitent à la conversion et à la fidélité : « Auparavant, vous aviez mis tout votre corps au service de l'impureté et du désordre, qui ne mènent qu'au désordre ; de la même manière, mettez-les à présent au service de la justice, qui mène à la sainteté » (Rm 6, 19).

Le Seigneur nous enseigne donc une autre exigence sublime adressée au disciple, une médecine préventive que Jésus Eucharistie, Feu d'amour, vous propose aussi aujourd'hui à vous, jeunes engagés dans la formation au ministère sacré et ecclésial : « tout homme sera salé au feu » (Mc 9, 49).

Le feu

Le feu brûle, embrase, purifie. Il est un signe éloquent de l'Esprit Saint. Dans les paroles magnifiques du Saint-Père, prononcées dans cette basilique Saint-Pierre dimanche dernier, solennité de la Pentecôte : « Le feu de Dieu, le feu de l'Esprit Saint, est celui du buisson qui est embrasé mais ne se consume pas » (cf. Ex 3, 2). C'est une flamme qui brûle, mais ne détruit pas ; qui au contraire en s'embrasant fait apparaître la meilleure part de l'homme et la plus vraie ; et qui comme dans une fusion fait apparaître sa forme intérieure, sa vocation à la vérité et à l'amour.

Un Père de l'Eglise, Origène, dans l'une de ses homélies sur Jérémie, rapporte une parole attribuée à Jésus, qui n'est pas contenue dans les Saintes Ecritures mais est peut-être authentique, qui dit ceci : « Qui est à mes côtés est au côté du feu » (Homélie sur Jérémie L. I [III]). Dans le Christ, en effet, habite la plénitude du Dieu qui, dans la Bible, est comparée au feu. Nous avons observé tout à l'heure que la flamme de l'Esprit Saint embrase mais ne brûle pas. Et celle-ci opère toutefois une transformation, et pour cela elle doit consumer quelque chose dans l'homme, les résidus qui le corrompent et l'entravent dans ses relations avec Dieu et avec son prochain. Mais cet effet du feu divin nous effraie, nous avons peur de nous y « brûler », nous préférerions demeurer comme nous sommes. Cela dépend du fait que très souvent notre vie est organisée dans une logique de l'avoir, de la possession et non du don de soi. Beaucoup croient en Dieu et admirent la figure de Jésus-Christ, mais quand il leur est demandé de perdre quelque chose d'eux-mêmes, alors ils font un pas en arrière, ils ont peur des exigences de la foi. Il y a la crainte de devoir renoncer à quelque chose de beau, auquel nous sommes attachés ; la crainte que suivre le Christ nous prive de la liberté, de certaines expériences, d'une part de nous-mêmes. D'un côté nous voulons être avec Jésus, le suivre de près, et de l'autre nous avons peur des conséquences que cela entraîne.

Chers frères et sœurs, nous avons toujours besoin de nous entendre dire par le Seigneur Jésus, ce qu'il répétait souvent à ses amis : « N'ayez pas peur ». Comme Simon Pierre et les autres, nous devons laisser sa présence et sa grâce transformer notre cœur, toujours sujet aux faiblesses humaines. Nous devons savoir reconnaître que perdre quelque chose, et même soi-même pour le vrai Dieu, le Dieu de l'amour et de la vie, c'est en réalité gagner, se retrouver plus pleinement. Qui s'en remet à Jésus fait l'expérience déjà dans cette vie-là de la paix et de la joie du cœur, que le monde ne peut pas donner, et ne peut pas non plus ôter une fois que Dieu nous les a offertes. Ça vaut donc la peine de se laisser toucher par le feu de l'Esprit Saint ! La douleur qu'il nous procure est nécessaire à notre transformation. C'est la réalité de la croix : ce n'est pas pour rien que dans le langage de Jésus, le « feu » est surtout une représentation du mystère de la croix sans lequel le christianisme n'existe pas. C'est pourquoi, éclairés et réconfortés par ces paroles de vie, nous élevons notre invocation : Viens, Esprit Saint ! Allume en nous le feu de ton amour ! Nous savons que c'est une prière audacieuse, par laquelle nous demandons à être touchés par la flamme de Dieu ; mais nous savons surtout que cette flamme - et elle seule - a le pouvoir de nous sauver. Nous ne voulons pas, pour défendre notre vie, perdre la vie éternelle que Dieu veut nous donner. Nous avons besoin du feu de l'Esprit Saint, parce que seul l'Amour rachète ».

« Tout homme sera salé au feu » (Mc 9, 49)

Le sel préserve de la corruption, il donne du goût. Les saints Pères voient là l'image de la continence et de la sagesse. L'apôtre Paul exhortait ainsi les Colossiens (Col 4, 6) : « Que votre parole soit toujours bienveillante, pleine de force et de sel, sachant répondre à chacun comme il faut ». Le sel est donc le Seigneur Jésus-Christ qui a préservé le monde de la corruption et a accordé aux siens, à nous, d'être le sel et la lumière de la terre (Mt 5, 13).

« C'est une bonne chose que le sel ; mais si le sel cesse d'être du sel, avec quoi allez-vous lui rendre sa force ? Ayez du sel en vous-mêmes, et vivez en paix entre vous » (Mc 9, 50).

C'est l'invitation que le Maître Jésus nous adresse à tous aujourd'hui, en cette solennelle adoration de réparation et de prière d'intercession en union avec le Saint-Père Benoît XVI. Nous entendons l'appel du Seigneur. Nous ne voulons pas dissiper l'enthousiasme de notre réponse. Nous ne voulons pas que notre sel perde son goût. Au pied de l'Eucharistie, faisons nôtre la prière que l'Eglise adresse à Jésus présent sur l'autel durant la messe : « Seigneur Jésus qui as dit à tes apôtres : ‘Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix', ne regarde pas nos péchés mais la foi de ton Eglise ; pour que ta volonté s'accomplisse donne-lui toujours cette paix et conduis-là vers l'unité parfaite, toi qui règnes pour les siècles des siècles. Amen » (Missel romain).

Traduit de l'italien par ZENIT


 

Mgr.T. Dolan, Archevêque de New-York, nommé Visiteur apostolique.

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CITE DU VATICAN, 31 MAI 2010 (VIS). La Salle-de-Presse du Saint-Siège a publié ce matin le communiqué suivant concernant la Visite apostolique en Irlande annoncée par Benoît XVI le 19 mars 2010:

"Comme annoncé dans la Lettre aux catholiques d'Irlande, la Visite apostolique à quelques diocèses du pays, aux séminaires et aux congrégations religieuses débutera à l'automne. Le Saint-Siège souhaite ainsi apporter son aide aux évêques, au clergé, aux religieux et aux fidèles laïques pour affronter correctement la situation causée par les cas tragiques d'abus accomplis sur mineurs par des prêtres et des religieux, et pour contribuer au renouveau spirituel et moral souhaité et déjà engagé de façon déterminée par l'Eglise en Irlande.

Les visiteurs apostoliques chercheront à approfondir les problématiques liées au traitement des cas d'abus et à l'assistance due aux victimes, ainsi qu'à vérifier l'efficacité et la possibilité d'améliorer les modalités de prévention actuelles des abus, en référence au Motu Proprio pontifical Sacramentorum Sanctitatis Tutela et aux normes du Safeguarding Children: Standards and guidance document for the catholic church in Ireland (Sauvegarde des enfants: document normatif et orientations pour l'Eglise catholique en Irlande), élaboré et produit par le National Board for safeguarding children in the catholic church (Conseil national pour la sauvegarde des enfants dans l'Eglise catholique). La visite débutera dans les quatre diocèses métropolitains d'Irlande (Armagh, Dublin, Cashel and Emly et Tuam) et se poursuivra dans quelques autres diocèses. Les visiteurs nommés par le Saint-Père pour ces diocèses sont: le Cardinal Cormac Murphy-O'Connor, Archevêque émérite de Westminster, pour le diocèse d'Armagh; le Cardinal Sean Patrick O'Malley, OFM Cap., Archevêque de Boston, pour le diocèse de Dublin; Mgr.Thomas Christopher Collins, Evêque de Toronto, pour le diocèse de Cashel and Emly; Mgr.Terrence Prendergast, SI, Evêque d'Ottawa, pour le diocèse de Tuam.

Souhaitant accompagner la démarche de renouveau des lieux de formation des futurs prêtres de l'Eglise d'Irlande, la Congrégation pour l'éducation catholique coordonnera la visite des séminaires en Irlande et du Collège pontifical irlandais de Rome. Portant une attention spéciale aux problématiques requises par la Visite apostolique dans le milieu des séminaires, elle rendra compte de tous les éléments concernant la formation sacerdotale. Mgr.Timothy Dolan, Archevêque de New-York, en a été nommé Visiteur apostolique.

La Congrégation pour les instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique, quant à elle, organisera en deux phases la visite aux maisons religieuses. Elle mènera surtout une enquête par le biais d'un questionnaire envoyé à tous les supérieurs des instituts religieux présents en Irlande, en vue d'une bonne connaissance de la situation actuelle et de projets concernant l'observation et l'amélioration des normes directrices. Pour la seconde phase, les Visiteurs seront le P.Joseph Tobin CSsR, et le P.Gero McLaughlin SJ, pour les instituts masculins; Sœur Sharon Holland IHM et Sœur Mairin McDonagh RJM, pour les instituts féminins. Ils accompliront une étude attentive d'évaluation des résultats recueillis et des possibilités pour l'avenir en vue d'un renouveau spirituel de la vie religieuse dans l'île.

Le Saint-Père invite tous les membres de la communauté catholique d'Irlande à soutenir par la prière cette œuvre d'aide fraternelle. Il invoque la bénédiction du Seigneur sur les visiteurs et sur tous les évêques, prêtres, religieux et fidèles laïques d'Irlande, afin que cette visite soit pour eux l'occasion d'un renouvellement fervent dans leur vie chrétienne, qu'elle leur permette d'approfondir leur foi et de renforcer leur espérance dans le Christ notre Sauveur".

Les prêtres et la communication numérique

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L'Eglise catholique et l'image positive d'Internet

Les nouvelles technologies sont très utiles pour la formation permanente des prêtres catholiques

C'est une recherche inédite et les professeurs ont fait oeuvre de pionniers. Jamais une telle enquête mondiale sur l'utilisation d'Internet par les prêtres avait été réalisée.

Les nouvelles technologies ont changé la culture et le mode de relations entre les personnes. Nous assistons à la naissance d'une nouvelle culture.

En pleine année sacerdotale, en réponse au message de Benoît XVI pour la journée mondiale des communications sociales (« Le prêtre et la pastorale dans le monde numérique: les nouveaux médias au service de la Parole »), les professeurs Lorenzo Cantoni, Daniel Arasa et Mons. Lucio Ruiz, qui ont mené l'enquête PicturePriest's Information and Communication Technologies Use in their Religious Experience - Usage de des technolgies de l'information et de la communication par les prêtres dans leur expérience religieuse) ont communiqué ce matin, en présence du Cardinal Hummes préfet pour la congrégation du Clergé,  leurs résultats.

La recherche PICTURE – Priests’ ICT Use in their Religious Experience étudie les pratiques de l'usage des technologies de l’information et de la communications (TIC), et d’Internet en particulier, par les prêtres de l’Eglise catholique.

La Congrégation du Clergé du Saint-Siège a annoncé l’intérêt et le soutien à ce projet de recherche.

PICTURE est menée par le NewMinE Lab – New Media in Education Lab de l’Université del la Suisse italienne (USI – Lugano, Suisse) en collaboration avec la Faculté de Communication Institutionnelle de l’Université Pontificale de la Sainte Croix (PUSC – Rome, Italie).

4992 prêtres ont répondu au questionnaire, soit 1,2% du nombre totale des prêtres dans le monde.

- 6,6% réponses écrites

- 93,4 % réponses on line.

117 pays ont répondu: 56,4% Europe, 37,3% des Amériques, 3,9% d'Asie, 2,6% d'Afrique et 1,6% de l'Océanie

Selon la Congrégation du Clergé, en 2007, le nombre de prêtres catholiques était de 408'024

- religieux 135'593 ( 33,2 %)

- séculiers 272'431 ( 66,8%)

L'enquête est encourageante, les prêtres répondent à l'appel du Pape et de l'Eglise afin d' être présent sur Internet, sorte "de cour des Gentils du Temple de Jérusalem" qui permettait le dialogue entre Juifs et non Juifs.

Picture ne répond pas à la question sur le nombre des prêtres qui utilise les nouvelles technologies, mais répond aux questions suivantes:

- que font les prêtres sur la toile ?

- quelles sont leurs attitudes envers les technologies numériques ?

L'enquête permet de donner une photographie, une image (a picture) actuelle de l'utilisation des nouvelles technologies.

Résultats:

94,7% des prêtres accèdent tous les jours à Internet ( 82,8% possèdent un ordinateur portable / 90,6% ont un téléphone portable / 25,7% ont un palm ou un I Phone )

61,5% utilisent Internet pour préparer les homélies (8,7% trouve inutile d'aller sur le Net pour préparer les homélies)

38,6% des prêtres trouvent la toile inutile pour donner des conseils spirituels (cela démontre l'importance du contact personnel)

35% prient avec les nouvelles technologies (bréviaire sur le téléphoe portable) - 35,7 % jamais

52,5% trouvent très utile pour annoncer la foi (17,5% non)

75,1% pensent que cela permet de rejoindre les jeunes

85% utilisent Internet pour des informations, pour des nouvelles quotidiennes et 75,6 % pour les études

12,2 % pensent que Internet présente des dangers.

En résumé:

- Internet est utile pour la formation permanente et les prêtres en font un usage quotidien et hebdomadaire. Cela n'est pas mensuel, comme le professeur Cantoni le pensait et cette donnée l'a passablement surpris. Les prêtres étudient donc abondement en ligne.

- Internet est une chance pour annoncer la foi et inculturer le message de l'Evangile dans le monde d'aujourd'hui. Les prêtres répondent positivement à l'invitation de l'Eglise.

- l'aide spirituelle reste de l'ordre du contact personnel.

- il y a certes des dangers dans l'usage d'Internet, mais les avantages sont supérieur, car 38,2% estiment que les possibilités d'internet sont supérieures aux dangers qu'il représente.

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Lu sur Zenit

L'étude

L'enquête sur l'utilisation d'Internet par les prêtres a été faite entre le 15 novembre 2009 et le 28 février 2010. L'idée est née dans le contexte de l'Année sacerdotale proclamée par Benoît XVI, qui s'achèvera le 19 juin.

4.992 prêtres ont répondu au questionnaire, soit 1,2% du total des prêtres dans le monde. L'enquête a été réalisée de manière proportionnelle dans divers pays des cinq continents, sur des échantillons de prêtres issus de 117 nations différentes.

Les résultats ont été diffusés par la Congrégation pour le clergé. Selon le préfet du dicastère, cette recherche est une sorte de « photographie de l'utilisation que les prêtres font aujourd'hui de la technologie dans leur propre expérience religieuse pour apporter des réponses adéquates au sein même des grands changements du monde culturel ».

Le questionnaire a été  traduit en sept langues. Pour garantir sa plus haute diffusion, toutes les conférence épiscopales du monde ont été contactées ainsi que les ordres religieux qui ont le plus grand nombre de membres.

Les résultats

A la question concernant la fréquence avec laquelle les prêtres cherchent sur Internet du matériel pour leurs homélies, 46% ont répondu avoir recours à cette ressource au moins une fois par semaine, 14,7% disent en faire un usage quotidien, alors que 8,7% affirment ne jamais utiliser les nouveaux médias dans ce but.

Pour la direction spirituelle, 48% cherchent des informations sur Internet au moins une fois par mois, alors que 1,4% des prêtres ne le font jamais.

L'étude montre qu'un petit pourcentage de prêtres utilise Internet pour sa propre vie spirituelle. 35,9% prient en utilisant les ressources offertes par Internet au moins une fois par mois (ce point se réfère à l'utilisation en ligne de la Liturgie des Heures ou Office divin, ou bien au recours à ce moyen pour les lectures spirituelles ou autres types de prières), tandis que 37,7% des prêtres ne le font jamais.

Au plan intellectuel, les prêtres ont plus recours à ces nouveaux médias :  60,01% des personnes interrogées le font au moins une fois par semaine, tandis que 9,4% d'entre eux n'utilisent jamais Internet à cet effet.

Une des questions posées dans cette étude demande aux prêtres si Internet permet une meilleure formation sacerdotale : 64% se disent d'accord, 6,4%  ne le sont pas.

52,5 % des prêtres estime que le recours à Internet est utile, voire très utile, pour diffuser le message chrétien, alors que 7% ne le considère pas utile. 56,8 % des prêtres sont d'accord ou totalement d'accord que les nouvelles technologies permettent l'inculturation de la foi dans le monde d'aujourd'hui, 2,7 % ne le sont pas.

Dans son message pour la Journée mondiale des communications sociales, Benoît XVI souligne que « le prêtre se trouve comme au début d'une nouvelle histoire ».

« Plus les technologies modernes créeront des relations étroites et plus l'univers numérique élargira ses frontières, plus il sera appelé à s'en préoccuper pastoralement, accroissant son engagement, pour mettre les media au service de la Parole », ajoute-t-il.

Carmen Elena Villa

dimanche, 30 mai 2010

L'enfer n'est pas vide

L'enfer n'est pas vide, " les prêtres pédophiles s'y rendront".

d' Andrea Tornielli (traduit et résumé par le Suisse Romain)

Rome

our_lady_children.jpgTout autre que vide. L'enfer existe et sera encore plus dur pour les prêtres qui se sont salis par des abus sur des mineurs. Hier matin à Saint Pierre, le promoteur de justice de la Congrégation pour la doctrine de la foi, le maltais Charles Scicluna, l'a proclamé, lui qui guide depuis 8 ans la task-force de l'ex-Saint Office chargé d'enquêter sur les cas de pédophilie qui impliquent des membres du clergé.

Monseigneur Scicluna a présidé une célébration de prière et de réparation pour les victimes de la pédophilie. Le promoteur de justice, a commenté le célèbre passage de l'Evangile de Saint Matthieu, qui contient les très sévères paroles de Jésus pour qui scandalise les enfants: "Il vaut mieux pour lui qu'il soit jeté dans la mer avec autour du cou une meule que tournent les ânes".

Il y a donc une gravité majeure pour des abus commis par les prêtres et Scicluna, qui depuis 2005 a travaillé en dépendance direct du préfet Joseph Ratzinger, répète que Saint Grégoire le Grand affirme aussi l'existence de peines de l'enfer encore plus dures pour les religieux pédophiles.

Durant les dernières 50 année, le diable comme être personnel et l'existence même de l'enfer, semblent avoir presque disparu, également lors des homélies. Elle fit sensation la provocation du grand théologien Hans Urs Von Balthasar, lequel pensa que l'enfer, pour autant que nous puissions le savoir, pourrait être vide. Mais les Papes ont toujours réaffirmé que non seulement le démon existe, mais qu'elle est bien réelle aussi la possibilité de tomber dans la damnation éternelle, si on choisit le mal.

Scicluna a souligné que l'Eglise a toujours eu soin des enfants, des petits et des faibles et que l'enfant est l'icône du disciple qui veut être grand dans le Royaume des Cieux. Par contre, la terre devient aride et le monde triste - a poursuivi le promoteur de justice - lorsque cette image tellement belle, quand cette icône si sainte est écrasée, couverte de boue, abusée et détruite, alors du coeur de Jésus jaillit un cri profond: "laissez venir à moi les petits enfants" ...

Scicluna a enfin rappelé le devoir des évêques de poursuivre avec une absolue sévérité les abus sexuels commis par les prêtres, excluant du ministère sacerdotal quiconque se compromet par ces crimes en les déférant aux juges compétents. Les paroles du prélat de la congrégation de la foi expriment la ligne de la tolérance zéro voulue par le Pape Ratzinger et manifestent la conscience de la gravité du phénomène, de ce "péché dans l'Eglise" que Benoît XVI a reconnu lors de son récent voyage à Fatima.

La damnation sera plus terrible

images.jpegPour les prêtres abuseurs, la damnation sera plus terrible

(sta) 29 mai 2010 18:45

© Copyright Il Velino

"Pour les prêtres coupables d'abus sexuels sur des mineurs, la damnation sera plus terrible". Tel est en substance le dur avertissement que Monsignor Scicluna, promoteur de justice de la Congrégation de la foi, a lancé ce matin aux prêtres et aux séminaristes présents à Saint Pierre durant la prière de réparation et d'intercession pour les victimes.

Mt 9, 42 "Qui scandalise un seul de ces petits qui croient en moi, il vaudrait mieux qu'il soit jeté à la mer avec une meule que tourne les ânes attachée au cou"

Scicluna a aussi avertit les religieux présents contre les possibles péchés commis dans l'Eglise, par arrogance, ambition, injustice, ou de qui profite du ministère pour faire carrière, pour se mettre en scène ou encore pour des futilités et différents motifs de vaines gloires.

Traduit et résumé de l'italien par le Suisse Romain

 

samedi, 29 mai 2010

Vénérable Jean Paul II: L'amour de la présence réelle

images.jpegLorsque Monseigneur Dino Monduzzi était préfet de la maison pontificale, il recommandait toujours aux organisateurs des visites de ne pas faire passer le Saint Père Jean Paul II devant un lieu qui gardait l'Eucharistie (une chapelle, une église), parce qu'il y serait inévitablement entré (et pas pour peu de temps), chamboulant le programme de la journée.

Slawomir Oder, "Pourquoi il est saint, le vrai Jean Paul II raconté par le postulateur de la cause de béatification", Rizzoli, p.159

vendredi, 28 mai 2010

Du pêcheur à la confirmation

images.jpegLes liens spirituels et mystiques entre Karol Wojtilà et le Padre Pio sont très touchants. Un jour, le Père Pio, parlant du futur de l'Eglise à un séminariste, prédit simplement "un Pape comme un grand pêcheur d'hommes, qui serait ensuite suivi d'un Pape qui confirmerait profondément la foi de ses frères".

On peut y reconnaître Jean Paul II et Benoît XVI.

Slawomir Oder, postulateur de la cause du vénérable Jean Paul II

jeudi, 27 mai 2010

Benoît XVI s'envolera vers Chypre

260510_chypre.jpgBenoît XVI à Chypre du 4 au 6 juin, le programme est officiel

Le 26 mai 2010 - Eucharistie Sacrement de la Miséricorde - Le programme du voyage que Benoît XVI effectuera du 4 au 6 juin prochain à Chypre est officiel. 
D’après un communiqué du bureau de presse du Saint-Siège, le vendredi 4 juin, le Pape arrivera à 14h00 à Paphos, une des étapes du premier voyage missionnaire que Paul entreprit avec Barnabé, natif de Chypre. Après la cérémonie d’accueil, le Pape se rendra sur le site archéologique de l’église d’Agia Kiriaki Chrysopolitissa où il participera à une célébration œcuménique et tiendra un discours.

Benoît XVI rejoindra ensuite la capitale de Chypre, Nicosie, où il résidera durant son séjour, hébergé à la Nonciature apostolique qui, juste à côté de l’église paroissiale de la Sainte Croix, gérée par les frères de la Custodie de Terre Sainte, occupe une aile du couvent franciscain, où depuis des mois travaux de restructuration et préparatifs vont bon train.

Le samedi 5 juin au matin, le pape se rendra chez le président de la République de Chypre, Dimitri Christofias , pour une visite de courtoisie qui sera suivie d’une rencontre avec la communauté catholique de l’ile, au stade de l’Ecole primaire St. Maroun de Nicosie.

En fin de matinée, le Pape se rendra ensuite au siège de l’archevêché orthodoxe, pour une visite de courtoisie à sa Béatitude Chrysostome II, archevêque de Chypre qui le gardera à déjeuner.

La journée s’achèvera par la célébration d’une messe à 17h30, en l’église paroissiale de la Sainte-Croix de Nicosie, à laquelle prendront par prêtres , religieux et religieuses, diacres, catéchistes et représentants de Mouvements de l’Eglise de Chypre.

Le dimanche 6 juin, toujours à Nicosie, le Pape célèbrera la messe à l'occasion de la publication de l'Instrumentum Laboris de l'Assemblée spéciale pour le Proche-Orient du synode des évêques. A 13h00 est prévu un déjeuner à la nonciature apostolique avec l’archevêque orthodoxe, les patriarches et évêques catholiques venus à Chypre pour l’occasion. Dans l’après-midi, avant de rejoindre l’aéroport de Larnaca et repartir pour Rome, Benoît XVI se recueillera un instant dans la cathédrale maronite.

Un voyage œcuménique au cœur de la Méditerranée orientale, pour rencontrer la petite Eglise de Chypre et, à travers elle, toutes les Eglises orientales devant participer au prochain Synode d’octobre : tel est le fil conducteur de la visite apostolique que Benoît XVI effectuera à Chypre dans quelques jours.

Chypre : l’ambassadeur de optimiste sur la visite du pape dans l’île

L’ambassadeur chypriote explique que la visite du pape interviendra juste après une rencontre entre le président Dimitris Christofias et Dervis Eroglu, le “
nouveau chef de la communauté des Turcs chypriotes“, considéré par la Turquie comme le président de la République turque de Chypre du nord. Les deux hommes doivent ainsi reprendre les négociations entreprises depuis un an et demi avec le prédécesseur de Dervis Eroglu, Mehmet Ali Talat.

Sur l’île, “
le pape va souhaiter la paix à toutes les communautés de Chypre: orthodoxes, maronites, catholiques latins, mais aussi musulmans“, estime par ailleurs le diplomate, rappelant que le thème de la paix à Chypre était présent au cours de 2 des derniers discours prononcés par Benoît XVI devant le corps diplomatique. Le pape avait particulièrement souhaité de “justes solutions aux problèmes liés à la division de l’île“. Au cours de ce 16e voyage à l’étranger, précise George Poulides, les habitants attendent de Benoît XVI qu’il apporte la paix à Chypre et non qu’il condamne telle ou telle communauté de cette île dont la partie sud est à 95 % orthodoxe.

Comme lors de la visite de Jean Paul II en Grèce en 2001, certains prélats orthodoxes de Chypre ont toutefois manifesté de fortes réserves quant à l’utilité de ce voyage de Benoît XVI. Ils ont indiqué à la presse qu’ils ne participeraient pas aux différentes rencontres prévues.

La visite de Benoît XVI sur cette île située à l’extrême est de la Mer Méditerranée “
va aussi favoriser les rapports œcuméniques“, assure George Poulides, qui appuie ses dires sur le caractère inédit de ce déplacement dans l’histoire de la papauté. Il s’agit en effet du premier pays à majorité orthodoxe où le pape allemand s’apprête à se rendre, 5 ans après son élection. Jean Paul II, pour sa part, avait effectué son premier voyage en terre orthodoxe plus de 20 ans après avoir été élu sur le trône de Pierre, lorsqu’il s’était rendu en Roumanie en mai 1999.

Ce voyage sera aussi un “
événement historique“ du point de vue des relations interreligieuses, conclut le diplomate. Benoît XVI remettra en effet l’Instrumentum laboris du Synode des évêques sur le Moyen-Orient d’octobre 2010 à l’ensemble des patriarches. Ceux-ci seront alors tous réunis sur l’île, “carrefour entre l’Europe et l‘Orient“, aime à souligner l’ambassadeur de Chypre près le Saint-Siège.

Sur le terrain, cependant, tout ne semble pas correspondre aux vœux de l’ambassadeur. Le chef de l’Eglise orthodoxe de Chypre l’archevêque Chrysostomos II a rappelé à l’ordre mardi des membres de son clergé, opposés à la visite du pape Benoît XVI dans l’île méditerranéenne. Les divisions entre orthodoxes sur cette visite sont évidentes. Au point que la semaine dernière, une circulaire du Synode a été lue dans les églises de l’île afin d’assurer les fidèles que la visite du pape ne mettait pas en danger l’Eglise orthodoxe. La lettre appelait au calme.

Selon des journaux, plusieurs évêques orthodoxes ont indiqué qu’ils n’assisteraient pas à la visite du pape à l’archevêché de Nicosie ou aux autres évènements officiels auxquels prendra part le pape.


Le programme du voyage détaillé

 

mercredi, 26 mai 2010

Pluie de roses rouges au Panthéon

safe_image.php.jpegVisionner les superbes photos du Panthéon, église catholique, à Rome pour le dimanche de la Pentecôte.

La continuité, de la personne humaine ...

Suite à la votation populaire pour rendre imprescriptible les crimes pédophiles en Suisse, le Conseil Fédéral pense interpréter la volonté du peuple en fixant l'âge de 10 ans. Et après ?

Face à une agression, toute personne restera touchée, un jeune restera profondément traumatisé, à 16 ans aussi, à 12 ans également, aussi ...

L'Eglise catholique a légiféré sur cette douloureuse matière en mettant une prescription de 10 ans dès les 18 ans de la victime, prescription qui peut être lever selon les cas.

Un abus qui ne doit pas cacher l'autre

La raison humaine parvient à reconnaître que dès la conception, la personne humaine existe dans une continuité essentielle jusqu'à la mort. La nature humaine n'a pas de discontinuité.

Aussi, jouer sur la mesure et les chiffres est un piège qui peut parfois obscurcir l'intelligence. Pour preuve, l'homme peut ainsi abuser d'un enfant, abrité dans le sein de sa mère, en l'agressant, en le torturant, en l'expulsant et en le tuant de la pire des manières. Ce crime n'est pas reconnu ...

Reconnaître la continuité de la dignité de la personne humaine, de sa conception à sa fin naturelle, est bien l'unique argument raisonnable qui soit digne de l'homme. Dieu compte jusqu'à 1, il aime sans mesure chaque être humain, depuis l'éternité... Au fond, c'est la cohérence de l'Eglise et une certaine forme d'herméneutique de la continuité, mais pour la liturgie de la vie, si chère à Benoît XVI.

Petite histoire de l'aviation: du mythe d'Icare au rêve de Piccard

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podcast

première partie

Dans le cadre des études pour le master en communication sociale institutionnelle de l'Université pontificale de la Sainte Croix à Rome, un projet de radio a été crée, www.fréquence.romane.com, pour communiquer la foi au travers de la culture.

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Une émission radio de 15 minutes a été réalisée sur le vol de Solar Impulse du 7 avril 2010 à l'aéroport de Payerne. Le reportage propose un bon de 2750 ans dans l'espace et le temps pour les 7 à 77 ans. Du mythe d'Icare au rêve de Piccard ... Claude Nicollier, André Borschberg, Bertrand Piccard, le professeur Tournesol, Top Gun ... Bon vol !

 


podcast

seconde partie

 

Réalisé par le Suisse Romain

Rome, mai 2010

 

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La science et les cellules

Le Vatican en faveur de la recherche sur les cellules souches adultes

26 Mai 2010

DEPECHES CATHOBEL - VATICAN - Rome

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Le Conseil pontifical de la culture a décidé de s'associer à un laboratoire pharmaceutique américain en vue d'encourager la recherche sur les cellules souches adultes.

Dans un communiqué publié le 25 mai, le Saint-Siège a indiqué que cette association entendait ainsi particulièrement "développer la recherche et sensibiliser l'opinion publique sur les thérapies basées sur les cellules souches adultes".
Le laboratoire pharmaceutique américain NeoStem Inc. et le dicastère du Vatican ont ainsi convenu d'une initiative commune au travers de leurs organisations à but non-lucratif respectives: la ‘Stem for Life Foundation' et le projet STOQ International (Science, Theology and the Ontological Quest).

Cette collaboration portera essentiellement sur l'organisation de programmes d'éducation, de cours et de séminaires universitaires interdisciplinaires (théologie, philosophie et bioéthique).
Une conférence internationale sera en outre organisée au Vatican sur la recherche et la technologie relatives aux cellules souches, y compris sur la technique ‘VSEL' utilisant de petites cellules semblables à celles des embryons, ainsi que sur les implications théologiques et philosophiques de ces recherches.

Les ‘very small embryonic-like stem cells' (VSEL) sont des cellules qui constituent une population hétérogène de cellules souches présentes dans la moelle osseuse et partagent des propriétés semblables aux cellules souches embryonnaires sans en posséder les effets négatifs potentiels.
Si elle est contraire à la recherche thérapeutique sur des cellules souches embryonnaires, l'Eglise catholique n'est pas opposée en revanche à celle sur des cellules du cordon ombilical ou sur des cellules adultes situées par exemple dans l'intestin ou la rétine.

Ctb/apic/imedia/ami

Le prêtre gouverne ...

GOUVERNER AVEC L'AUTORITE DU CHRIST

CITE DU VATICAN, 26 MAI 2010 (VIS). Au cours de l'audience générale d'aujourd'hui célébrée Place St.Pierre, le Pape a évoqué la mission du prêtre de "gouverner, de guider avec l'autorité du Christ, et non avec la sienne propre, la partie du peuple que Dieu lui a confié".

Lors des trois dernières catéchèses sur les devoirs essentiels du ministère presbytéral, le Saint-Père s'est demandé "comment comprendre dans la culture contemporaine une telle dimension qui implique le concept d'autorité et trouve son origine dans le mandat du Seigneur de faire paître son troupeau".

Il a ensuite ajouté qu'un regard "sur les régimes qui, au cours du siècle passé, ont semé la terreur et la mort, nous rappelle avec force que, si dans tous les domaines l'autorité est exercée sans référence au Transcendant, en faisant abstraction de l'autorité suprême qui est Dieu lui-même, cela finit inévitablement par se retourner contre l'homme. C'est pourquoi, il est important de reconnaître que l'autorité humaine n'est jamais une fin mais toujours et seulement un moyen et qu'à toutes les époques, nécessairement, la fin est toujours la personne".

"Pour être des pasteurs selon le cœur de Dieu, il faut que notre amitié vivante avec le Christ soit profondément enracinée, non seulement en intelligence, mais aussi dans la liberté et la volonté, dans une conscience claire de l'identité reçue lors de l'ordination sacerdotale, une disposition inconditionnelle pour diriger le troupeau qui nous est confié, là où le Seigneur veut et non dans la direction qui nous semble la plus opportune ou la plus facile. Cela demande, en premier lieu, une disponibilité constante et progressive pour laisser le Christ lui-même gouverner l'existence sacerdotale des prêtres. De fait, personne n'est réellement capable de diriger un troupeau s'il ne vit pas une vraie et profonde obéissance au Christ et à l'Eglise, et la docilité du peuple à ses prêtres dépend de la docilité des prêtres au Christ".

Evoquant ensuite le concept de "hiérarchie" dans l'Eglise, le Pape a souligné que, dans l'opinion publique, l'idée dominante est celle d'un "élément de subordination...qui, pour beaucoup, contraste avec la flexibilité et la vitalité du sens pastoral... Il s'agit d'une interprétation équivoque qui trouve ses origines dans des abus historiques". Toutefois, a-t-il ajouté, "la vraie signification est d'origine sacrée. C'est une autorité qui vient d'ailleurs, qui soumet la personne au mystère du Christ et la convertit en son serviteur. Et c'est seulement en servant qu'il est possible de gouverner et de guider par le Christ et avec le Christ".

Ainsi, "le Pape qui est le point de référence pour la communion avec tous les pasteurs de l'Eglise ne fait pas ce qu'il veut, au contraire. Il est le garant de l'obéissance au Christ et à sa Parole".

Le Saint-Père a souligné qu'en "dehors d'une vision claire et explicitement surnaturelle, le devoir de gouverner des prêtres ne peut être compris. Toutefois, lorsqu'il s'appuie sur le véritable amour pour le salut de chaque fidèle, il est extrêmement précieux et nécessaire aujourd'hui encore".

"Où donc aujourd'hui un prêtre peut-il trouver la force d'exercer son ministère, en étant pleinement fidèle au Christ et à l'Eglise, et se dévouer totalement à son troupeau? Il n'y a qu'une seule réponse -a ajouté le Pape-: dans le Seigneur Jésus-Christ".

Benoît XVI a encouragé les prêtres à "ne pas avoir peur de mener au Christ chacun des frères qu'il leur a confié, avec l'assurance que toutes leurs paroles et leurs actes, s'ils obéissent à la volonté de Dieu, donneront du fruit. Vivez en appréciant les mérites et en reconnaissant les limites de la culture dans laquelle nous vivons, avec la ferme certitude que l'annonce de l'Evangile est le plus grand service que l'on peut rendre à l'homme. En effet -a-t-il ajouté- il n'existe pas de plus grand bien dans cette vie terrestre que de conduire les hommes à Dieu, de rendre la foi vivante, de sortir l'être humain de son inertie et de son désespoir, de donner l'espérance que Dieu est proche et guide notre histoire personnelle et celle du monde. Voilà, en définitive, le sens profond et ultime de notre mission de gouverner que le Seigneur nous a confié".

Le Pape a conclu en invitant les prêtres aux célébrations de clôture de l'Année sacerdotale, les 9,10 et 11 juin prochain à Rome: "nous méditerons sur la conversion et la mission, sur le don de l'Esprit Saint et sur notre relation avec la Vierge Marie et nous renouvellerons nos promesses sacerdotales, soutenus par tout le Peuple de Dieu".

 

dimanche, 23 mai 2010

Unité et diversité de l'Eglise

pente5.jpg"L'Eglise universelle précède les Eglises particulières, et celles-ci doivent toujours se conformer à celle-là, selon un critère d'unité et d'universalité. L'Eglise ne reste jamais prisonnière de frontières politiques, raciales ou culturelles: elle ne peut pas se confondre avec les Etats, pas plus qu'avec les fédérations des Etats, parce que son unité est d'un genre divers et aspire à traverser toutes les frontières humaines...

.... De cela, chers frères, dérive un critère pratique de discernement pour la vie chrétienne: quand une personne ou une communauté, se referme, dans sa manière de penser et d'agir, c'est un signe qu'elle s'est éloignée de l'Esprit Saint .....

Le chemin de chrétiens et des Eglises particulières doit toujours se confronter avec celui de l'Eglise une et catholique, et s'harmoniser avec elle. Cela ne signifie pas que l'unité créée par l'Esprit Saint soit une espèce d'égalitarisme.

Au contraire, cela est plutôt le modèle de Babel, soit l'imposition d'une culture unique de l'unité que nous pourrions définir de technique. La Bible, en fait, nous dit qu' à Babel certains voulaient imposer à tous une seule langue. A Pentecôte, en fait, les Apôtres parlent en différentes langues de telle façon que chacun comprend le message dans sa propre langue. L'unité de l'Esprit Saint se manifeste dans la pluralité des compréhensions. L'Eglise est par sa propre nature une et multiple... "

Homélie de Benoît XVI, Pentecôte, 22 mai 2010, Rome.

samedi, 22 mai 2010

Le Saint Suaire: plus de 2 millions de pèlerins

Ce dimanche de Pentecôte mettra un terme à l'ostension du Saint Suaire à Turin. Plus de 2 000 000  de pèlerins s'y sont rendus.

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Nombre record avec plus de 2 113 000 pèlerins pour la vénération du Saint Suaire de Turin, ouverte le 10 avril dernier et qui se conclura demain.

Sur ces deux millions, 85% se sont inscrits via Internet (35% était prévu) et 93 % des visiteurs sont venus de l'Italie et 7 % de l'extérieur. Parmi les étrangers, la première palce revient au français (20%), puis les allemands (11%) suivit les polonais (9%).

Quelques chiffres: plus de 10 000 pèlerins des USA, 38 du Sri Lanka et 2 d'Oman; 40 000 handicapés et malades; 16 000 autobus;1500 journalistes accrédités (24 % de l'Amérique du Sud), 200 000 visites sur le site www.sindone.org.


© Copyright Apcom

traduit et résumé par le Suisse Romain

Méditation historique de Benoît XVI

vendredi, 21 mai 2010

Ratzinger et le Père Murphy de Milwaukee

images.jpegLe New York Times et Annozero sur Rai 2 ont diffusé des affirmations qui demandent des éclaircissements techniques, juridiques et canoniques.

L'idée qui plane sur la correspondance entre l'évêque de Milwaukee et le cardinal Ratzinger à propos du Père Murphy, américain, est la suivante: Ratzinger a refusé la réduction à l'état laïc d'un pédophile qui a abusé d'enfants sourds muets.

La lettre en latin du cardinal est utilisée en ce sens. Or, la vérité est à l'opposé:

- le renvoi de l'état clérical (et pas la réduction à l'état laïc) est une chose, la dispense du célibat est une autre démarche.

- la dispense du célibat peut se faire si le prêtre a plus que 40 ans.

- c'est le Père Murphy qui demande, à travers son évêque, la dispense du célibat.

- le Père Murphy était déjà condamné et éloigné de l'Eglise, et donc renvoyé de l'état clérical.

- les normes de Paul VI pour être dispensé du célibat ont été modifié par Jean Paul II, afin de rendre cette démarche plus difficile. Car après le Concile Vatican II, beaucoup de prêtres commettaient parfois des actes graves pour être, non seulement renvoyés de l'état clérical, mais avoir la dispense du célibat, et faire ensuite leurs affaires.

- ainsi Ratzinger répond (en latin) que le Père Murphy, déjà condamné, déjà suspendu et ne pouvant plus exercer son ministère de prêtre, ne peut pas si facilement être libéré du célibat, car cela lui permettrait de commettre avec plus de facilité d'autres crimes.

images-1.jpegConclusion: Ratzinger applique le droit canon de l'époque afin que le Père Murphy, condamné, renvoyé de l'état clérical, ne puisse pas si vite obtenir la dispense du célibat (moins de 40 ans) afin qu'il jouisse de sa liberté.

P.S. Andrea Tornilli précise que l'archevêque Rembert Weakland (Milwaukee) a admis avoir eu une relation homosexuelle de longue durée avec un homme majeur et pour acheter son silence avoir dépensé 400 milles dollars du diocèse.

jeudi, 20 mai 2010

Priorité aux victimes

images.jpegRegardant ce soir l'émission de TV sur Rai 2 de Michele Santoro "Annozero", consacrée au scandale de la pédophilie, une phrase phare me semble d'abord capitale:

Ceux et celles qui cherchent la vérité et la justice, souvent au prix de grande souffrance et de patience, sont simplement l'Eglise persécutée. En entendant, le coeur blessé et saignant et l'âme épouvantée le récit du calvaire passé, présent et futur des victimes, l'Eglise, ce sont elles.

Aussi, uni au Pape Benoît XVI, interprétant le message de Fatima, il est parfaitement légitime de penser que les victimes font parties des âmes souffrantes qui cheminent vers la grande croix que les trois voyants enfants Lucie, Jacinthe et François ont vu dans leur vision venue du ciel par la Vierge. L'Eglise est souffrante en eux. A quand une grande manifestation sur la place Saint Pierre pour les soutenir ?

Par le silence et l'enlisement, une petite partie d'hommes d'Eglise ne défendent pas la réputation de l'Eglise, car seule la vérité est sa couronne d'épines.

Enfin, remonter au Pape pour l'accuser consiste à oublier que les évêques du monde entier sont les premiers responsables de leur diocèse. Aussi, pour le cas si tragique du Père Murphy, prêtre américain décédé en 1998, qui a abusé tant d'enfants sourds et muets, c'était à l'évêque de Milwaukee de prendre toutes les mesures. Ceci a été affirmé par l'évêque présent sur le plateau de RAI 2.

Voilà pourquoi Jean Paul II, appuyé par le cardinal Ratzinger et Mgr Bertone, ont rédigé des normes pour obliger les églises locales à faire remonter à la congrégation de la foi, tous les cas d'abus. Ceci remonte au Motu Proprio de 2001. Aussi pas d'anachronisme.Hans Küng qui veut une Eglise moins papale, moins centralisée, se contredit, en voulant que le Pape soit soudainement le grand responsable de tout.

Une autre phrase: la pédophilie n'est pas une affaire sexuelle, c'est une pathologie et un crime, qui n'a rien à voir avec le célibat ou le mariage

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Après les deux parties (ndlr: enfer et erreur du communisme avec la Russie) que j'ai déjà exposées, nous avons vu sur le côté gauche de Notre-Dame, un peu plus en hauteur, un Ange avec une épée de feu dans la main gauche; elle scintillait et émettait des flammes qui, semblait-il, devaient incendier le monde; mais elles s'éteignaient au contact de la splendeur qui émanait de la main droite de Notre-Dame en direction de lui; l'Ange, indiquant la terre avec sa main droite, dit d'une voix forte: Pénitence!PénitencePénitence! Et nous vîmes dans une lumière immense qui est Dieu: “Quelque chose de semblable à la manière dont se voient les personnes dans un miroir quand elles passent devant” un Évêque vêtu de Blanc, “nous avons eu le pressentiment que c'était le Saint-Père”. Divers autres Évêques, Prêtres, religieux et religieuses monter sur une montagne escarpée, au sommet de laquelle il y avait une grande Croix en troncs bruts, comme s'ils étaient en chêne-liège avec leur écorce; avant d'y arriver, le Saint-Père traversa une grande ville à moitié en ruine et, à moitié tremblant, d'un pas vacillant, affligé de souffrance et de peine, il priait pour les âmes des cadavres qu'il trouvait sur son chemin; parvenu au sommet de la montagne, prosterné à genoux au pied de la grande Croix, il fut tué par un groupe de soldats qui tirèrent plusieurs coups avec une arme à feu et des flèches; et de la même manière moururent les uns après les autres les Évêques les Prêtres, les religieux et religieuses et divers laïcs, hommes et femmes de classes et de catégories sociales différentes. Sous les deux bras de la Croix, il y avait deux Anges, chacun avec un arrosoir de cristal à la main, dans lequel ils recueillaient le sang des Martyrs et avec lequel ils irriguaient les âmes qui s'approchaient de Dieu.

L'amour de l'Eucharistie et le célibat

images-1.jpeg« L'avenir du célibat sacerdotal », par l’abbé Laurent Touze

La théologie eucharistique du célibat

ROME, Jeudi 20 mai 2010 (ZENIT.org) - L'abbé Laurent Touze est français et professeur de théologie spirituelle à l'Université pontificale de la Sainte-Croix (Rome). Il a publié, en cette année sacerdotale, un livre d'actualité : « L'avenir du célibat sacerdotal » (Parole et Silence/ Lethielleux). Il explique aux lecteurs de Zenit, au moment où l'Année sacerdotale va s'achever, en quoi consiste cet « avenir ». Il évoque la « théologie eucharistique du célibat ».

Zenit - Monsieur l'abbé Touze, pourquoi ce titre?

Abbé Laurent Touze - Pour jouer au prophète au petit pied ! Beaucoup annoncent depuis au moins des décennies que le ‘prochain pape' rendra optionnel le célibat, et que l'actuel (Jean XXIII, Paul VI, Jean-Paul II et maintenant Benoît XVI) ne le fait pas parce qu'il est trop conservateur, ou emprisonné par la curie, au gré des mythologies. Je crois pour ma part que l'Église découvre toujours plus le lien qui rattache le célibat au sacrement de l'ordre, et que l'avenir, c'est plus de célibat, mieux vécu, plus saintement.

Zenit - Vous parlez de ‘lien' entre le célibat et le sacrement de l'ordre : à quoi pensez-vous ?

Abbé Laurent Touze - Je pense à des textes comme l'encyclique Sacerdotalis caelibatus de Paul VI, ou les exhortations apostoliques Pastores dabo vobis du vénérable Jean Paul II et Sacramentum caritatis de Benoît XVI. Les papes y soulignent non seulement le lien célibat-ministère, mais ils précisent aussi sa nature, en affirmant un motif central pour le célibat ecclésiastique, le motif nuptial ou eucharistique. C'est-à-dire le reflet sur la condition sacerdotale de l'oblation du Christ pour l'Église. Serviteur du Christ époux, mort sur la croix autel de ses noces avec l'Église, le prêtre, spécifiquement identifié au Sauveur, est appelé à en reproduire le sacrifice, notamment par son célibat.

Le contexte encore plus clairement eucharistique de Sacramentum caritatis offre à mon avis la clef de ce motif. Cette théologie eucharistique du célibat place le prêtre face à l'office principal de sa vocation, la Messe, et lui redit combien les paroles de la consécration doivent modeler sa propre oblation pour le salut du monde. Le ministre apprend à s'associer intérieurement et extérieurement à Jésus-Christ qu'il rend réellement présent, à devenir publiquement lui aussi prêtre et victime, à vivre comme ministre ce que Benoît XVI appelle la ‘logique eucharistique de l'existence chrétienne'.

Zenit - Pourtant dans l'Eglise catholique, des hommes mariés sont ordonnés prêtres...

Abbé Laurent Touze - Oui, c'est vrai, dans les églises catholiques orientales - pas toutes d'ailleurs - une partie des prêtres sont mariés, et c'est aussi le cas dans les églises orientales séparées de Rome. Dans l'Eglise latine, qui réunit la majorité des catholiques et dont les prêtres sont célibataires, il y aussi des exceptions, notamment pour certains ministres réformés qui entrent en pleine communion avec l'Église. Mais il faut aussi remarquer que dans les communautés chrétiennes qui sont au sens strict du terme des ‘Eglises' (parce qu'elles ont conservé validement l'ordre et l'Eucharistie), l'évêque, qui a reçu la plénitude du sacrement de l'ordre, est toujours un célibataire.

Zenit - On entend dire qu'ouvrir le sacerdoce aux hommes mariés permettrait de surmonter la crise des vocations.

Abbé Laurent Touze - La ‘crise des vocations', elle n'existe pas partout, elle frappe surtout les pays occidentaux, en plein hiver démographique et aux communautés souvent mal informées sur ce qu'est le ministère, et parfois plus généralement sur ce qu'est la foi de l'Église et la sainteté en Jésus-Christ. Dans des familles plus nombreuses, vibrantes d'une foi vraie et vécue, fleuriront des vocations à tous les états de vie.

De plus, la crise des vocations existe aussi chez les protestants, dont les ministres peuvent être mariés.

Et puis, ordonner des hommes mariés, ce serait aussi risquer de faire oublier la vocation universelle à la sainteté, le cœur du Magistère de Vatican II : la première mission des laïcs, femmes et hommes, mariés ou célibataires, c'est la sanctification des structures temporelles, et non pas la substitution des clercs.

Zenit - On a aussi entendu dire, ces derniers mois que le célibat sacerdotal serait en cause dans les cas de pédophilie : qu'est-ce qui est en cause ?

Abbé Laurent Touze - Face aux scandales que vous évoquez, les premières tâches de la communauté ecclésiale sont d'abord l'accompagnement des victimes, mais aussi la prévention, tout faire pour que ces cas ne se reproduisent plus. Et donc être attentif à la sélection des candidats au sacerdoce, leur apprendre à vivre la sincérité dans la direction spirituelle. Un jeune homme qui a une affectivité troublée peut devenir saint, il devra apprendre à vivre la continence, à recevoir peut-être un accompagnement médical. Mais il ne pourra pas devenir prêtre.

Zenit - Le célibat sacerdotal - je continue à faire l'avocat du diable - serait une invention du moyen âge, plus encore, "moyenâgeuse"...

Abbé Laurent Touze - On dit ‘moyenâgeuse' et on le répète ! On ignore trop souvent le renouveau récent de l'historiographie du célibat sacerdotal, je pense à Alfons Maria Stickler, Christian Cochini et plus récemment et amplement, à Stefan Heid. Ces auteurs ont prouvé que les évêques et les prêtres au IVe siècle étaient ou bien célibataires, ou continents depuis leur ordination s'ils étaient mariés, qu'ils renonçaient aux actes conjugaux. Ceci me semble un premier fait acquis par cette école historiographique, qui affirme aussi et elle m'en a convaincu, que cette discipline était déjà vécue lors des siècles précédents. Les canons du IVe siècle ont donc seulement mis par écrit ce qui était vécu auparavant comme une coutume ayant force de loi. Le troisième acquis de cette nouvelle optique : le concile oriental in Trullo de 691 aurait abandonné la tradition originelle, en permettant aux prêtres - pas aux évêques - de faire usage de leur mariage. La nouveauté orientale, qui a été acceptée par l'Église universelle au XVIe siècle seulement, c'est donc l'abandon de la continence pour les prêtres mariés.

Zenit - Vous proposez de relire le sacerdoce « d'en-haut » à partir de la figure de l'évêque qui a la « plénitude du sacerdoce »: le prêtre n'est pas « pleinement sacerdotal » ?

Abbé Laurent Touze - Le seul prêtre de la nouvelle Alliance, c'est Jésus-Christ. Tous les fidèles participent de son sacerdoce par leur baptême et doivent apprendre à devenir prêtres de leur quotidien, en l'offrant à Dieu comme un acte de culte. Les prêtres et les évêques quant à eux reçoivent par leur ordination un don spécifique, qui leur permet de distribuer dans l'Église les dons du Christ tête de son corps, par les sacrements, la prédication et le gouvernement. Et l'évêque, comme l'a précisé Vatican II, a la plénitude du sacrement de l'ordre. Il y a donc une distinction sacramentelle entre le prêtre et l'évêque, mais en même temps une forte relation mutuelle : le concile a construit la théologie du sacerdoce à partir de l'épiscopat, et on comprend aujourd'hui toujours plus le prêtre à la lumière de l'évêque. Je crois qu'il existe un parallélisme de significations entre les degrés de l'ordre (évêque, prêtre,- je n'entends pas traiter ici des diacres) et les degrés de la continence-célibat requise du ministre (sans exception pour l'évêque, avec quelques exceptions pour le prêtre). À la plénitude de l'ordre correspond la visibilité maximale de l'oblation eucharistique de soi, dans un célibat-continence sans mitigations. Mais si l'évêque doit être célibataire-continent, plus on définit comme aujourd'hui le prêtre en fonction de l'évêque, plus il faudra se demander dans quelle mesure tous les ministres doivent se soumettre à la même discipline, à cause de la logique du sacrement reçu.

Zenit - Vous entrevoyez pour le célibat sacerdotal un avenir de sainteté et de liberté : vous n'aviez pas peut-être imaginé la « purification » que vit l'Eglise depuis quelques mois lorsque vous avez écrit votre livre : redites-vous la même chose, maintenant malgré l'actualité « douloureuse » ?

Abbé Laurent Touze - Encore plus ! Une théologie du célibat qui en souligne la dimension sacramentelle appelle en effet à la sainteté. Le seul n. 24 - sur le célibat - de l'exhortation apostolique Sacramentum caritatis multiplie ainsi les invitations à ce que le prêtre s'ouvre au ‘dévouement', à ‘l'offrande exclusive de soi-même', à ‘la mission vécue jusqu'au sacrifice de la croix', au ‘don de soi total et exclusif au Christ, à l'Église et au Règne de Dieu'. Si la théologie offerte aujourd'hui notamment par le magistère est authentiquement reçue et appliquée dans l'Église, l'avenir du célibat devrait être un avenir de liberté, de don, de sainteté sacerdotale.

Zenit - En d'autres termes, il n'y a pas pour vous d'alternative : la réponse à la « crise », c'est la sainteté ?

Abbé Laurent Touze - J'ai toujours été frappé par un mot de saint Josémaria Escriva : ‘Un secret. - Un secret à crier sur les toits : ces crises mondiales sont des crises de saints'. Quand on voit, qu'on touche du doigt, les crises dans l'Église et dans le monde, la seule réponse de fond, c'est la conversion, la sainteté. Et il y a une seule sainteté, parce qu'il y a un seul saint, Dieu que nous acclamons en lui chantant : ‘Saint, Saint, Saint le Seigneur'. Il s'est rendu visible dans le monde en Jésus-Christ, et devenir saint, chercher à le devenir, c'est reproduire la vie du Sauveur dans nos circonstances, imiter son don de soi par amour.

Propos recueillis par Anita S. Bourdin

 

mercredi, 19 mai 2010

Le vénérable Jean Paul II soutient Benoît XVI

fatima150.jpgVOYAGE APOSTOLIQUE AU PORTUGAL

CITE DU VATICAN, 19 MAI 2010 (VIS). A l'occasion de l'audience générale Place St.Pierre, Benoît XVI a évoqué son récent voyage pastoral au Portugal (11 - 14 mai), tout au long duquel, a-t-il confié, il a ressenti le soutien spirituel de Jean-Paul II, venu trois fois à Fatima remercier la main invisible qui lui épargna la vie un 13 mai sur cette même place. Au cours de la première grand messe à Lisbonne, d'où partirent tant de missionnaires porteurs de l'Evangile vers des terres lointaines, le Pape a encouragé l'Eglise portugaise à un vaste effort de re-évangélisation de la société. Les chrétiens doivent "être des semeurs d'espérance dans un monde souvent désespéré". Les croyants doivent annoncer "la mort et la résurrection du Christ, coeur du christianisme, fondement de notre foi et raison de notre joie".

Benoît XVI a ensuite évoqué sa rencontre avec le monde de la culture à Belem, où il a "souligné le patrimoine de valeurs par lequel le christianisme a enrichi la culture, l'art et l'âme du peuple portugais. Comme dans tout pays profondément marqué par le christianisme, on peut bâtir au Portugal un avenir de fraternité et de collaboration entre les cultures, fait de dialogue ouvert". Puis il a parlé de Fatima, "ville plongée dans une atmosphère mystique où la présence de la Vierge est presque palpable". Pèlerin parmi les pèlerins, a-t-il confié, je suis "venu déposer devant Marie les joies, les espoirs et les souffrances du monde". Le Saint-Père a alors évoqué les vêpres récitées avec le clergé portugais, félicité "pour un témoignage souvent silencieux et parfois difficile, pour sa fidélité à l'Evangile et à l'Eglise". Il a invité prêtres, diacres et religieux à suivre l'exemple lumineux du Curé d'Ars en cette Année sacerdotale finissante. Pendant le chapelet, récité avec plusieurs centaines de milliers de fidèles lors de la vigile nocturne du 13 mai, date de la première apparition, le Pape a constaté "combien cette prière si chère au peuple chrétien a trouvé à Fatima un phare diffusant sa lumière sur toute l'Eglise et le monde entier... On peut dire que Fatima et le Rosaire sont presque synonymes".

Lors de la solennité du 13 mai, célébrée sur l'esplanade du sanctuaire devant un demi million de personnes, le Pape a constaté combien le "message, dur et consolant à la fois, laissé à Fatima par la Vierge est axé sur la prière, la pénitence et la conversion, qui vont au-delà des menaces, des dangers et des horreurs de l'histoire pour inviter l'homme à placer en Dieu sa confiance, à cultiver l'espérance et à vivre la grâce du Seigneur, source de l'amour et de la paix". Puis il a évoqué sa rencontre avec les organisations caritatives qui, "à la suite du Bon Samaritain, vont au devant des besoins de nos frères nécessiteux, servant Dieu en servant le bien des personnes". La grand messe célébrée à Porto, la ville de la Vierge, le Saint-Père a rappelé "que l'engagement à témoigner partout de l'Evangile en offrant au monde le Ressuscité, qui transforme toute souffrance et toute peur en occasion de grandir et de vivre... La sagesse est mission, tel était le thème de ce voyage apostolique", a conclu le Pape. "A Fatima, la Vierge Marie nous invite à marcher dans l'espérance, en se laissant guider par l'Esprit manifesté en Jésus...afin de porter au monde la lumière et la joie du Christ".

Oecuménisme

Oecuménisme: le métropolite Hilarion pense qu'une rencontre entre Benoît XVI et Cyril est possible

images.jpegUne rencontre entre le Pape Benoît XVI et le patriarche de Moscou et de toutes les Russies Cyril est possible. Telle est la parole usée par le métropolite Hilarion, président du département des relations extérieures du Patriarcat de Moscou, parlant à des journalistes à Rome, où se déroulera entre aujourd'hui et demain les "journées de la culture et de la spiritualité russes au Vatican". Dans une conférence de presse, le métropolite a aussi exprimé son espérance: "c'est mon désir - a-t'il dit - qu'une rencontre puisse advenir, pas entre n'importe quel Pape ou Patriarche, mais précisément entre le Pape Benoît XVI et le Patriarche Cyril".

Agence SIR

traduit de l'italien par le Suisse Romain

Note: Fatima est d'actualité et Benoît XVI travaille intensément pour l'unité des chrétiens.

 

Lettre des évêques belges

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Le document

mardi, 18 mai 2010

Le pouvoir des petites phrases

AFP

"J'ai décidé de promulguer aujourd'hui la loi qui autorise le mariage entre personnes de même sexes", a déclaré M. Cavaco Silva dans une allocution télévisée. Ce texte, adopté en février par la majorité de gauche du parlement, modifie la définition du mariage dans le code civil en y supprimant la référence au "sexe différent". Toutefois, elle exclut explicitement du droit à l'adoption les couples homosexuels mariés.

Cette décision intervient après la visite la semaine dernière du pape Benoît XVI qui a réaffirmé que le mariage homosexuel était parmi les "défis les plus insidieux et les plus dangereux" d'aujourd'hui.

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images.jpegBenoît XVI

Les initiatives qui ont pour but de sauvegarder les valeurs essentielles et premières de la vie, dès sa conception, et de la famille, fondée sur le mariage indissoluble entre un homme et une femme, aident à répondre à certains des défis les plus insidieux et les plus dangereux qui aujourd'hui s'opposent au bien commun".

Croire en la sainteté de l'Eglise ?

images-2.jpeg"Je crois en l'Eglise, une, sainte, catholique et apostolique". Cette profession de foi du Credo de Nicée Constantinople complète l'une des 12 autres phrases du fameux Credo des Apôtres "je crois à la sainte Eglise catholique", que nous récitons chaque dimanche à la messe, un texte qui a nourri la foi des dizaines de milliards de fidèles tout au long de l'histoire de l'Eglise, qui semble aujourd'hui mise en doute depuis le début de la crise mondiale des abus sexuels de quelques prêtres. Cela fait plus de trois mois...

Comme vous le savez, je suis prêtre, donc je crois en Dieu, cela semble normal... Mais maintenant, dans ce contexte de crise, est-ce que je peux croire, avec vous, croire encore à la Sainte Eglise catholique ?

Par exemple, l'ex porte parole de Jean Paul II Joachin Navarro Valls, a cité un document autographe du Père Maciel qui disait plus ou moins. " Je sais qu'il m'accuse de cela, de ceci et de cela. Je jure devant Dieu que tout est faux. Je ne pense pas à me défendre, je laisse tout entre les mains de Dieu. Signé: Maciel". Nous savons désormais la vérité, Maciel, n'était pas du tout moral.

Je peux vous avouer et confesser que je me suis fais cette demande, que je me suis posé cette question: mais si tout cela était faux ? Je veux dire, car nous sommes à Rome, la tombe de Saint Pierre, le Pape, le Saint Siège, les cardinaux, les prêtres, tant de laïcs, tant de saints, une telle histoire, l'art, les pèlerins, la foule sur la place Saint Pierre, si tout cela était un piège ?

images-1.jpegL'Italie est un pays à zone sismique, la terre tremble, les églises s'effondrent, les routes s'entrouvrent, le sol se dérobe... Ceux qui ont eu cette expérience d'un tremblement de terre le savent bien: tout tremble. Cela semble la fin du monde, l'ultime seconde. J'en ai senti deux à Rome, et le dernier fut celui de l'Aquila. Les appuis s'en vont, on ressent un certain mal de mer... Ou s'agripper ?

Ces derniers temps, à cause d'un volcan, qui a un nom tellement difficile à prononcer que j'ai cessé d'espérer de me souvenir du nom, donne du fil à retordre aux gros avions de l'Europe. Ces géants du ciel, avec une telle technologie, ne peuvent pas voler, car il y a de la fumée dans l'air.

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La course pour garder la lampe de la foi allumée n'est pas facile, je dirais que cela est même périlleux. Il est impossible de convaincre quiconque sur la sainteté de l'Eglise, c'est une certitude qui vient de la foi, que la raison confirme.

La foi est un don de Dieu, qui jaillit de sa grâce, et celui qui l'a reçu ne doit pas en tirer orgueil, car cela n'est nullement son propre mérite. Mais nous devons prendre soin de ce don, comme la flamme des jeux olympiques. On reçoit cette flamme, elle est déjà allumée, celui qui la reçoit n'a pas mis le feu par lui-même. Il doit garder la flamme, avoir le feu sacré, courir et la transmette. Il en est responsable.

Je dirais, avant toute chose, que je cherche la vérité. Je serais même disposé à laisser l'Eglise si j'y trouvais un seul indice d'une tromperie. Ma foi est rationnelle, avec un esprit critique. Or, je dois confesser et professer que je n'ai encore jamais trouvé la moindre petite raison pour quitter l'Eglise catholique. Je suis le Pape, et les évêques en communion avec lui, parce que je reconnais avec ma raison, que la vérité est là.

Avec Saint Paul, et avec Benoît XVI, nous savons que la foi naît de l'écoute. Lorsque j'entends parler Benoît XVI, ma foi est confirmée et renforcée. J'en suis enchanté et charmé. Par exemple, dans l'avion qui le portait vers Fatima, devant des journalistes, il a soutenu que la persécution vient aussi de l'intérieur de l'Eglise, qu'il y a du péché dans l'Eglise: Le Pape a affirmé que le message de Fatima n'est pas clos, il est valide encore pour aujourd'hui et cela exige la pénitence et la souffrance. Encore dimanche dernier, le 16 mai, avec 200 000 fidèles pour le Pape et le soutien aux victimes, devant 200 000 fidèles, il a prêché que le principal ennemi à craindre et à combattre est le péché. Ce péché touche hélas aussi des hommes d'Eglise. Mais il a professé surtout que l'on peut toucher et entendre Dieu dans l'Eglise, au travers de sa Parole et par les sacrements donnés par les ministres.

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Pour croire, il est nécessaire de prier, afin de respirer à pleins poumons et tenir la flamme allumée dans la course vers le ciel; il est impératif d'aller à la messe pour prendre appui sur le roc du Christ afin de continuer à courir sur la terre de l'Eglise qui tremble ça et là; enfin, il est urgent d'aller se confesser. Ainsi, les impuretés, les particules qui jaillissent du volcan du péché sont éliminées pour permettre à l'âme de voler.

Je suis suisse de Fribourg, lieu qui a vu vivre le grand théologien de l'Eglise Charles Journet. Il écrivit, avec Sainte Catherine de Sienne, que l'Eglise est sainte mais non sans pécheurs. Cette phrase comme une flèche de feu est confirmée par mon expérience. Aussi, oui, je crois!

lundi, 17 mai 2010

L'avant et l'après Fatima

fatima203.jpgLe pèlerinage au Portugal ouvre une nouvelle étape de ce pontificat

Les experts voient un « avant » et un « après » la visite de Benoît XVI à Fatima

ROME, Lundi 17 mai 2010 (ZENIT.org) - Dans le pontificat de Benoît XVI, il y aura un « avant » et un « après » son pèlerinage apostolique au Portugal : c'est ce qui ressort des entretiens avec les experts de l'information religieuse ou de leurs chroniques et impressions, qu'ils soient favorables ou hostiles à la pensée de Joseph Ratzinger.

A la veille de cette visite, tous s'accordaient à dire que le pape entreprenait son quinzième voyage apostolique international (du 11 au 14 mai), dans des circonstances particulièrement défavorables, du fait de la crise « terrifiante » que l'Eglise catholique a vécue ces derniers mois après les révélations d'abus sexuels commis contre des mineurs par des membres du clergé.

Une forteresse inattendue

Dès le premier jour du voyage, certains médias, qui avaient lancé des attaques sans précédent contre un pape, ont pris conscience que quelque chose était en train de changer radicalement. Le « New York Times » publiait, le 11 mai, sur Internet une chronique de Rachel Donadio, dans laquelle la journaliste considère que les paroles de l'évêque de Rome aux journalistes « ont été les plus dures » qu'il ait prononcées sur le sujet.

« Les attaques 'ne viennent pas seulement de l'extérieur' constatait le pape, mais 'les souffrances de l'Eglise viennent de l'intérieur même de l'Eglise, du péché qui existe dans l'Eglise'. Et la chronique revenait sur les récentes mesures prises par le pape pour purifier l'Eglise.

« Il s'agit là d'un exemple clair du changement de ton que le pape est en train d'imprimer au Vatican », commente John L. Allen Jr., vaticaniste de l'hebdomadaire américain National Catholic Reporter.

Miguel Mora, correspondant au Vatican du quotidien madrilène « El País », un des journaux européens les moins complaisants envers la papauté, dans une analyse intitulée "Le gladiateur solitaire", présentait le Saint-Père ainsi : « Alors que les scandales pédophiles couverts par le clergé déclenchaient la pire crise que l'Eglise ait connue depuis des décennies, Ratzinger a donné le meilleur de lui-même ». Et le correspondant du journal reconnaissait en ce pape « le courage et la férocité d'un gladiateur solitaire, inhabituels chez un homme de 83 ans », dans « la purification d'une Eglise 'pécheresse' ».

L'affection des fidèles en chiffres

Le changement d'attitude des journalistes est renforcé par les chiffres surprenants de la visite papale. Le pontife a rassemblé sur l'esplanade du sanctuaire de Fatima, le 13 mai, une foule de plus d'un demi-million de personnes, soit cent mille de plus qu'en 2000, lors du dernier pèlerinage de Jean Paul II à Fatima, pour la béatification de Jacinthe et François.

A Lisbonne, le pape a rassemblé quelque 200 000 personnes à la messe, et environ 120 000 à Porto. En comptant toutes les personnes présentes le long des rues dans les trois localités visitées, on arrive probablement au million. Dans un pays de 10 millions d'habitants, ce sont 10% d'entre eux qui ont rencontré le souverain pontife.

Un Benoît XVI jusqu'alors inconnu

Cette fois-ci, les médias n'ont pas vu dans la timidité du pape un hôte froid. Bien au contraire, ils ont su percevoir son côté le plus intime, en particulier lorsqu'ils l'ont vu s'agenouiller, le 12 mai, devant la Vierge, dans la chapelle des apparitions de Fatima.

Jean-Marie Guénois, chroniqueur Religion du Figaro, qui se trouvait alors à quelques mètres du pape, a immortalisé ces minutes où Benoît XVI a offert à la Vierge une rose en or et en argent.

« Puis, il s'est comme transformé au moment où son assistant lui a remis le fameux présent pour qu'il le dépose au pied de la statue. Et là, ce n'était plus un pape mais un enfant. Il s'est avancé avec le sourire d'un petit le jour de la fête des mères ». Benoît XVI a déposé ce cadeau au pied de la Vierge puis s'est mis à prier : « Longues minutes paradoxales où se lient l'absence, une étonnante présence et le silence ».

« Autour, près de 300 000 personnes vibraient au diapason », poursuit le chroniqueur. Son maître des cérémonies est alors venu lui prendre délicatement le bras : « L'enfant est redevenu pape ».

Dans le vol papal du retour à Rome dans l'après-midi de vendredi, Octávio Carmo, de l'agence de presse catholique portugaise "Ecclesia", choisit également ce moment pour résumer ce pèlerinage : « C'est sans doute le voyage qui définit le mieux le pontificat de Benoît XVI : un homme qui surprend les multitudes qui ne le connaissent pas, mais qui se révèle plus intensément en privé ».

La mission prophétique de Fatima n'est pas achevée

Andrea Tornielli, vaticaniste du quotidien italien "Il Giornale", a souligné les paroles de l'homélie que le pape a prononcée le 13 mai, quand il a prévenu « Celui qui penserait que la mission prophétique de Fatima est achevée se tromperait », considérant que le message de la Vierge ne se limite pas à l'attentat de 1981 contre Jean Paul II.

Dans sa fameuse conférence de presse dans l'avion, Benoît XVI lui-même a reconnu que dans le texte du troisième secret de Fatima « on voit la nécessité d'une passion de l'Église, qui naturellement se reflète dans la personne du pape ».

Jeudi, lors de sa rencontre avec les évêques du Portugal, Benoît XVI a présenté ainsi sa mission à la lumière de Fatima : « Le Pape a besoin de s'ouvrir toujours davantage au mystère de la Croix, en l'embrassant comme l'unique espérance et le moyen ultime pour gagner et réunir dans le Crucifié tous ses frères et sœurs en humanité ».

Après avoir laissé transparaître en direct des émotions aussi profondes, une nouvelle étape du pontificat de Benoît XVI commence, du moins pour les professionnels de l'information religieuse.

Jesús Colina

 

Navarro Valls: Jean Paul II a autorisé le procès contre Maciel

images.jpeg(AGI) - CdV, 17 mai

Légionnaires: Navarro (ex-porte parole de Jean Paul II), le Pape Wojtilà a autorisé le procès canonique

Le procès canonique sur les crimes commis par le Fondateur des Légionnaires du Christ, le Père Marcial Maciel, a commencé avec Jean Paul II et il s'est conclu peu de temps après sa mort, durant la première année du pontificat de Benoît XVI". Telle est l'affirmation claire de l'ancien porte parole du Saint Siège, Joaquin Navarro Valls, dans une interview sur le site web espagnol Aciprensa, traduit en italien par le vaticaniste sur son blog.

Navarro cite également un "document autographe de Marciel, dans lequel il disait plus ou moins: " Je sais qu'il m'accuse de cela, de ceci et de cela. Je jure devant Dieu que tout est faux. Je ne pense pas à me défendre, je laisse tout entre les mains de Dieu. Signé Maciel". "Ce texte -  rappelle l'ancien porte parole - était sur une page web jusqu'au moment où j'ai dû communiquer à l'opinion publique le résultat du procès canonique contre le Père Maciel".

Selon Navarro, les accusations et les attaques lancées à la mémoire de Pape Jean Paul II "sont démenties objectivement et historiquement par ce fait concret". Ainsi, la béatification de Jean Paul II "n'est pas en danger" à cause de la pédophilie" car il n'a jamais rien bloqué ou caché, même si nous devons reconnaître que le Pape Benoît XVI est un Pape avisé, sage et prudent qui assume la responsabilité des erreurs que nous savons tous qu'elles ne sont pas siennes".

Il fut aussi demandé à Navarro si "le Cardinal Sodano est intervenu afin que les informations "sensibles" sur le cas de Maciel ne parviennent pas au Pape ?" " Je ne sais pas. L'unique information réelle dont je dispose - a-t'il répondu - est que ce procès canonique contre Maciel a commencé sous Jean Paul II. Il rappelle enfin la réunion du Pape Jean Paul II avec tous les cardinaux américains pour discuter du problème de la pédophilie".

Traduit de l'italien par le Suisse Romain

Le vrai visage du Pape

Les Portugais ont découvert le vrai visage du pape

17 Mai 2010

DEPECHES CATHOBEL - VATICAN - Portugal

pape_Portugal_messeLisbonne_kerknetSirSG(c) photo kerknet/sir/SG

En rencontrant la presse au terme du voyage de Benoît XVI au Portugal, le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, le Père Federico Lombardi, a jugé que l'aspect fondamental de ce voyage était "la vitalité" et "la grande force de la foi" du peuple portugais.

Le pape, salué par des centaines de milliers de fidèles pendant 4 jours, a vécu cette expérience "comme la confirmation que Dieu accompagne son Eglise en dépit des difficultés internes et externes", a assuré le Père Lombardi. "Là réside la grande espérance pour l'avenir de l'Eglise", a ajouté le porte-parole du Vatican devant les journalistes.


Au cours de ce voyage "merveilleux", l'image du pape a changé aux yeux des Portugais, a-t-il en outre constaté, se réjouissant que celui qui était encore peu connu leur soit devenu familier, "avec sa personnalité discrète".
Enfin, a noté le Père Lombardi, ce ne sont ni les médias, ni les évêques, ni le pape qui ont réuni des foules, mais le message de Fatima. "Le pape ressent cela et il est venu prier avec le peuple à Fatima", a conclu le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, au lendemain du pèlerinage de Benoît XVI au sanctuaire marial portugais.

Ctb/apic/imedia/

 

dimanche, 16 mai 2010

Le Cardinal Sodano en difficultés

images.jpeg"Sodano doit être démis de ses fonctions et il doit lui être signifié de servir l'Eglise par la prière. Tous doivent savoir qu'il y a des conséquences pour des erreurs aussi scandaleuses".

La prise de distance envers le doyen du collège des cardinaux est nette et définitive. Elle provient de Joseph Bottum, directeur de "First Things", la revue phare américaine fondée par l'ancien luthérien, devenu prêtre, Richard John Neuhaus. Après "la giffle à Sodano" de l'archevêque de Vienne, Christophe Schönborn, car 15 ans auparavant il couvrit le cas de Hans Hermann Goër (ndlr: son prédécesseur à Vienne), la revue américaine, très influente auprès des intellectuels des USA, entre en scène et ouvre les feux contre un prince de l'Eglise qui a tenu les reines de la curie romaine sous l'ère de Karol Wojtilà. La faute attribuée à Sodano est très explicite: il a couvert et caché, en obtenant diverses faveurs financières, les abus de Marcial Maciel Degollado, "corrompu et escroc qui a fondé la Légion du Christ et l'association Regnum Christi".

Autour de First Things, des personnalités très écoutées, non seulement dans le monde catholique américain, mais également au Vatican: Michael Novak, George Weigel, le biographe de Jean Paul II et Benoît XVI. Enfin Mary Ann Glendon, ex ambassadrice américaine auprès du Saint Siège et professeur de droit à la faculté de jurisprudence de Harvard. Avec eux, Robert Royal, président de l'Institut Foi et Raison à Washington, la capitale fédérale.

Paolo Rodari, vaticaniste, Journal "Il Foglio"

Extrait de l'article sur son blog du 14 mai 2010

traduit et résumé par le Suisse Romain

L'amour du ciel

Dans une Eglise bousculée, Benoît XVI, citant un poète russe*, invite les chrétiens à garder le sens des étoiles

images.jpeg"Le Seigneur, nous ouvrant la voie du ciel, nous fait déjà goûter sur cette terre la vie divine. Un auteur russe du XIXème siècle écrivait dans son testament spirituel: "Observez plus souvent les étoiles. Lorsque vous aurez un poids sur le coeur, regardez les étoiles et le ciel bleu. Lorsque vous vous sentirez triste, lorsqu'ils vous offenseront... entretenez-vous... avec le ciel. Alors, votre âme trouvera la quiétude et la paix"

* Pavel A. Florenskij, lettres du goulag ...

Benoît XVI, Regina Caeli, Pentecôte, 16 mai 2010, devant 200 000 fidèles.

Soutien à Benoît XVI

200 000 fidèles réunis place Saint Pierre

"Le véritable ennemi à craindre et à combattre est le péché, le mal spirituel, qui parfois, malheureusement, touche aussi les membres de l'Eglise"

Benoît XVI

"Nous pouvons écouter, voir et toucher le Seigneur Jésus dans l'Eglise, spécialement par la parole et les gestes sacramentaux de ses Pasteurs"

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Dans la foule, 250 suisses venus du Tessin

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samedi, 15 mai 2010

Mgr Koch promu à Rome à l'Unité des chrétiens

images.jpegLe Pape Benoît XVI a décidé: ce sera l'évêque de Bâle, Son Excellence Mgr Kurt Koch qui succèdera au Cardinal Walter Kasper, président du Conseil Pontifical pour la Promotion de l'Unité des chrétiens et Président de la Commission pour la relation religieuse avec les Juifs.

L'annonce de l'agence de presse AGI semble donc confirmer les rumeurs de cette magnifique nomination. Mgr Koch suivait en effet depuis quelques temps des cours d'anglais et d'italien. Enfin, la langue allemande est très importante pour cette mission, vu que la Réforme a touché essentiellement les pays du Nord de l'Europe.

Seul bémol, l'ANSA, agence italienne, annonce Mons. Bruno Forte, actuellement à Chieti-Vasto. Mais cela me semble peu probable, vu son origine italienne. Et la Suisse est un terrain fertile pour la promotion de l'oecuménisme, sans oublier Ecône (cela dépend certes de la Congrégation pour la doctrine de la foi).

P.S. L'agence AGI donne encore le nom de Son Eminence Georg Pell, cardinal et archevêque de Sydney, nommé à la Congrégation des évêques, afin de promouvoir les nouveaux évêques qui devront poursuivre la mise en place du Concile Vatican II, dans une interprétation de la continuité, avec une politique de purification interne à l'Eglise. Finalement, de sources romaines, les Séminaires pourraient quitter l'Education catholique pour rejoindre la Congrégation du Clergé.