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dimanche, 01 juin 2014

Le Pape émérite Benoît XVI a besoin d'une aide pour marcher (Rollator)

Bild: le Pape émérite Benoît XVI marche avec l'aide d'un Rollator

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Le Pape émérite Benoît XVI avec le Rollator, avec son secrétaire Mgr Georg Gänswein, son frère et une memores de Communion et Libération

Mgr Fellay, un évêque plus que volubile

Mgr Fellay: beaucoup de blabla

 

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Le supérieur de la FSSPX a donné une conférence fleuve sur l'Eglise et la FSSPX. source

Benoît XVI est incompréhensible

Benoît XVI: chaque fois qu'il part dans la théorie on ne comprend plus rien, on ne sait pas ce qu'il veut dire, c'est effrayant ( sic!)

François est une anguille

 

Comprendre François ? Ce n'est pas facile. Un argentin m'a donné la clé de compréhension. Il m'a dit « Faites attention ! Vous les Européens, vous aurez beaucoup de peine à le comprendre : il n'est pas un homme de doctrine. C'est un homme de praxis, de pratique ».

.... L'homme de praxis est comme une anguille qui essaie de se faufiler dans la réalité et d'en tirer le maximum d'avantages, peu importe ce qui se passe autour, peu importe les théories. Dire cela du pape, vous vous rendez compte ! Mais on le voit tous les jours, excusez-moi de devoir dire ça comme ça.

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La FSSPX nage en pleine confusion. On se demande presque où elle va ?

Pape François: le diable veut détruire la famille

Pape François: le diable veut détruire la famille

 

80a3ecd9cefee29bdd1214a8b3807d74.jpg"Au milieu de cette crise avec laquelle le diable veut la détruire, prions le Seigneur et demandons lui de protéger la famille ..."

Pape François, stade Olympique, Rome (source Vatican Insider)

En pleine crise provoquée par l'idéologie du gender, le moins que l'on puisse dire: le Pape n'a pas la langue dans sa poche; pourtant il a mis l'opinion publique dans sa poche. 

Radio Vatican

La division vient du démon

« cherchez l’Unité dans le Renouveau, la division vient du démon ». « Fuyez les luttes internes s’il vous plait. Et laissez-vous guider par l’Esprit Saint »

Le Pape François a changé son avis sur le Renouveau Charismatique 

Dans son discours, le Pape a par ailleurs reconnu qu’à sa création il n’aimait pas beaucoup le mouvement et qu’il lui semblait que le Renouveau était « une école de samba ».« Je ne partageais pas leur façon de prier mais après j’ai commencé à les connaitre et j’ai compris le bien que le Renouveau charismatique fait à l’Église ».

vendredi, 30 mai 2014

RCF, la "chronique blog": le Pape en Terre Sainte

Valérie-Anne Maître

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Le parti socialiste en France: les attouchements en famille sur les mineurs ne sont pas graves

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jeudi, 29 mai 2014

Mahmoud Abbas et Shimon Peres chez le Pape François le 8 juin

La rencontre de prière pour la paix avec le Pape François, Shimon Peres et Mahmoud Abbas aura lieu le jour de la Pentecôte, le dimanche 8 juin au Vatican. 

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Conférence de presse du Pape (I.Media)

Vous êtes devenu un leader spirituel et aussi un leader politique, et vous avez suscité beaucoup d’attentes, dans l’Eglise comme dans la communauté internationale, notamment sur la question de la communion des personnes divorcés remariées, et puis cette médiation avec la rencontre au Vatican, est-ce que vous ne craignez pas des échecs en ayant ouvert tellement de fronts ?

 

Je commence par une clarification sur cette rencontre au Vatican. Ce sera une rencontre de prière. Ce ne sera pas pour faire une médiation ou pour chercher des solutions. Non, nous nous réunirons pour prier, seulement. Et ensuite, chacun retournera à la maison. Je pense que la prière est importante. Prier ensemble. Sans faire d’autres discussions, cela aide. Peut-être me suis-je mal exprimé avant pour dire comment cela se passerait. Ce sera une rencontre de prière. Il y a aura un rabbin, il y aura un musulman et moi. J’ai demandé - je crois que je peux le dire - au Custode de Terre Sainte d’organiser un peu les choses sur le plan pratique.

Exclusif: 1896, des images du Pape Léon XIII

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Le Pape Léon XII bénit l'inventeur de cette nouvelle technologie William Kennedy Dickson

En seconde partie, le premier Pape filmé chante l'Ave Maria en latin.

Source: Aleteia

Bienheureuse Marguerite Bays en marche pour la sainteté ?

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Bienheureuse Marguerite Bays: un second miracle ? La cause s'envole pour Rome (Couleurs locales RTS)

Le Pape François apprécie le célibat des prêtres, un don pour l'Eglise

Conférence de presse du Pape François (Terre Sainte)

Une conférence de presse avec le Pape est un événement. Il aime les journalistes et leur consacre du temps.

Soyons attentifs au fonctionnement du système médiatique. Les thèmes choisis seront toujours sélectionnés. Le pouvoir des médias résident justement sur les idées retenues, celles qui seront dans nos conversations. 

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Pour prendre un exemple musical, les grands médias donnent les notes de musique, mais pas l'harmonie musicale. Cela ne sera pas nécessairement le chant que les gens fredonneront en choeur. 

Le Pape François et le célibat

Les notes musicales retenues sont assez connues: le célibat des prêtres, la communion des personnes divorcées remariées, la pédophilie...

Pour une personne qui n'a pas le temps d'écouter intégralement la conférence de presse, ni de lire les propos du Pape, quelques phrases d'une agence de presse, d'un journal télévisé ou d'une radio sembleront suffire. 

Pape François: le célibat n'est pas un dogme de foi

Unknown-1.jpegFrançois a bien dit que le célibat n'était pas un dogme. On peut en rester là. Cela devient un frame, un aspect retenu et mis en lumière, et qui laisse dans l'ombre d'autres développement. 

Pape François: le célibat est un don pour l'Eglise, que j'apprécie beaucoup

Or, le Saint-Père a surtout dit qu'il appréciait le célibat des prêtres, qu'il était un don pour l'Eglise. 

(source)L’Eglise catholique a des prêtres mariés. Les catholiques grecs, les catholiques coptes, il y en a dans les rites orientaux parce que le célibat n’est pas un dogme de foi. C’est une règle de vie que j’apprécie beaucoup et je crois que c’est un don pour l’Eglise. N’étant pas un dogme de foi, la porte est toujours ouverte, mais maintenant nous n’avons pas parlé de cela comme un ordre du jour. Au moins en ce moment, nous avons des choses plus fortes à entreprendre. Nous n’en avons pas parlé avec Bartholomée parce que c’est un thème secondaire avec les orthodoxes.

 

mercredi, 28 mai 2014

Le Pape François et la communion des personnes divorcées remariées

Au retour de son pélerinage en Terre Sainte, durant la conférence de presse, le Saint-Père a clarifié sa véritable intention pour les Synodes sur la famille:

 

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je n’ai pas aimé que de nombreuses de personnes, y compris d’Eglise, des prêtres, aient dit “ah, le synode, pour donner la communion aux divorcés remariés“. Et ils sont allés là. J’ai vu combien tout se réduisait à une casuistique.

Non, la chose est plus large. Aujourd’hui, nous le savons tous, la famille est en crise. Elle est en crise mondiale. Les jeunes ne veulent pas se marier, ou ils ne le font pas, ou ils vivent ensemble. Le mariage est en crise, la famille aussi.

Et je ne voudrais pas que nous tombions dans cette casuistique : on peut, on ne peut pas. Pour cela je vous remercie encore d’avoir posé la question, parce que cela me donne l’opportunité de clarifier tout cela. Le problème pastoral de la famille est très, très large.

Pédophilie: une messe noire selon le Pape François; profaner le corps innocent d'un enfant

LA CONDAMNATION DE LA PÉDOPHILIE PAR LE PAPE A ÉTÉ D’UNE “DURETÉ INCROYABLE“, ESTIME LE PÈRE LOMBARDI. 

Vatican - le 28/05/2014 | Par Agence I.Media

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La condamnation par le pape François d’actes pédophiles commis par des membres du clergé, comparés à une “messe noire“, lors de son voyage retour de Terre Sainte, a été d’une “dureté incroyable“, a estimé le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège dans une interview accordée à Radio Vatican le 27 mai 2014.

“Pour un croyant, c’est peut-être la condamnation la plus dure qui puisse être prononcée“, a encore affirmé le père Federico Lombardi pour qui profaner la “chair du Christ“ équivaut à profaner une dignité “sacrée“ qui est celle des “enfants innocents“.

Cet abus des mineurs est un crime tellement laid. Nous savons que c’est un problème grave, partout, mais ce qui m’intéresse, moi, c’est l’Eglise. Un prêtre qui fait cela trahi le corps du Seigneur. Car ce prêtre doit mener cet enfant, cette enfant, ce garçon, cette fille, à la sainteté. Ce garçon, cette fille, a confiance, et celui-là, au lieu de leur apporter la sainteté, abuse d’eux, et c’est très grave. Je vais faire une comparaison : C’est comme faire une messe noire par exemple. Tu dois le mener à la sainteté et tu le mènes à un problème qui dure toute la vie.

mardi, 27 mai 2014

Le dossier de Marguerite Bays s'envole pour Rome

27 mai 2014: Le dossier pour la canonisation de la bienheureuse Marguerite Bays s'envole pour Rome (second miracle)

Lien diocèse LGF

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Site Internet Bx Marguerite Bays

Le curé de Romont et de Siviriez, l'abbé Martial Python sur Facebook

Photo: Abbé Jacques Papaux

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Rome Reports: quelques belles images du Pape François en Terre Sainte

Une photo historique manque:

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Terre Sainte: interviewe du Pape François dans l'avion

A bord de l'avion papal -le 27/05/2014 à 05:51:00 Agence I.Media

 

Prière pour la paix, célibat sacerdotal, curie romaine, divorcés, pédophilie, Pie XII : la rencontre du pape François avec la presse (Verbatim).

 

Au terme d’un voyage très dense de 3 jours en Terre Sainte, le pape François a longuement parlé aux journalistes qui l’accompagnaient entre Tel Aviv (Israël) et Rome (Italie), dans la soirée du 26 mai 2014. Dans l’avion, pendant pas moins de 45 minutes, le pape a précisé qu’il avait bien invité Shimon Peres et Mahmoud Abbas au Vatican pour “prier“, et non pour une “médiation“ ou des négociations.

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Répondant à 11 questions, le pape a également annoncé qu’il célébrerait prochainement une messe à la Maison Sainte-Marthe avec quelques victimes de prêtres pédophiles et que les évêques qui couvriraient de tels actes de leurs prêtres seraient sanctionnés. Il n’y aura “pas de fils à papa“, a prévenu le pape qui a prôné la “tolérance zéro“ face à ces affaires. Il a aussi assuré que le célibat sacerdotal n’était pas un dogme mais une règle de vie, “un don pour l’Eglise“. S’il n'a pas fermé la porte à l’ordination d’hommes mariés, il a assuré que la question n’était pas d’actualité.

Le pape François a accepté toutes les questions. Il n’a pas particulièrement couvert l’ancien secrétaire d’Etat, le cardinal Tarciso Bertone, soupçonné d’avoir causé une perte de 15 millions d’euros à la ‘banque du Vatican’ au profit de la société d’un proche. Le pape a aussi fait un point sur la réforme de la curie. Alors qu’un prochain voyage pontifical est programmé en août en Corée du Sud, il a confirmé qu’il se rendrait ensuite en janvier 2015 au Sri Lanka puis aux Philippines, dans la région touchée par un typhon.

Le synode d’octobre 2014 sera avant tout consacré aux “problèmes“ et aux “richesses“ de la famille, a insisté le pontife, regrettant que toute l’attention se porte sur la question de l’accès à la communion des personnes divorcées remariées. Il a dénoncé une nouvelle fois la société qui rejette les enfants et les personnes âgées. Le pape a aussi indiqué que si la cause de béatification de Pie XII (1939-1958) était ouverte, il manquait encore un miracle.

A la question, enfin, de savoir s’il démissionnerait s’il venait à se sentir incapable de poursuivre sa tâche, le pape François a salué l’acte d’honnêteté et d’humilité de son prédécesseur Benoît XVI (2005-2013), affirmant que celui-ci avait ouvert la porte à l’existence de papes émérites.

Voici l’intégralité de la conférence de presse du pape François :

Saint-Père, vous avez accompli ces jours-ci des gestes qui ont résonné dans le monde entier : la main sur le mur de Bethléem et le signe de croix, le baiser aux survivants (de la Shoah, ndlr) aujourd’hui au Yad Vashem et aussi le baiser, avec le patriarche Bartholomé, hier au Saint-Sépulcre, et de nombreux autres. Nous voulions vous demander si tous ces gestes avaient été réfléchis, voulus, et pourquoi ils avaient été pensés, et selon vous quels en seront les retombées ? Et bien sûr aussi d’avoir invité Peres et Abbas au Vatican…

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Les gestes les plus authentiques sont ceux auxquels on ne réfléchit pas, ceux qui viennent (naturellement). J’ai pensé que je pourrai faire quelque chose, mais pas à un geste concret. Aucun de ces gestes n’a été pensé ainsi. Certaines choses comme, par exemple, l’invitation à prier aux deux présidents, on avait un peu pensé à le faire là (en Terre Sainte, ndlr), mais il y avait tellement de problèmes logistiques, tellement. Car ils doivent tenir compte du territoire, où on le fait, et ce n’est pas facile. On a pensé à une réunion, mais au final on a pensé à ce qui, j’espère, se passera bien. On n’y a pas pensé à l’avance. Je ne sais pas… il me vient à l’idée de faire quelque chose, c’est spontané, c’est ainsi. Au moins, pour dire la vérité, quelqu’un avait dit ‘là on pourrait faire quelque chose’, mais concrètement rien. Par exemple, au Yad Vashem, c’est venu ainsi.

Vous avez eu des paroles très dures contre les actes pédophiles de la part des prêtres, et vous avez créé une commission spéciale pour mieux faire face à ce problème au niveau de l’Eglise universelle. Concrètement, nous savons qu’il y a désormais dans toutes les Eglises locales des normes qui imposent une forte obligation morale et souvent légale à collaborer avec les autorités civiles locales, d’une façon ou d’une autre. Que ferez-vous lorsqu’un évêque n’a clairement pas observé ces obligations ? Vous l’obligerez à démissionner ? Il y aura d’autres sanctions ? Concrètement, comment faire la discipline ?

En Argentine, nous disons à propos des privilégiés : ‘ça, c’est un fil à papa’. Dans ce problème, il n’y aura pas de fils à papa. En ce moment il y a 3 évêques sous enquête. Un, qui est déjà condamné, dont nous étudions la peine qu’il doit faire. Il n’y a pas de privilèges. Cet abus des mineurs est un crime tellement laid. Nous savons que c’est un problème grave, partout, mais ce qui m’intéresse, moi, c’est l’Eglise. Un prêtre qui fait cela trahi le corps du Seigneur. Car ce prêtre doit mener cet enfant, cette enfant, ce garçon, cette fille, à la sainteté. Ce garçon, cette fille, a confiance, et celui-là, au lieu de leur apporter la sainteté, abuse d’eux, et c’est très grave. Je vais faire une comparaison : C’est comme faire une messe noire par exemple. Tu dois le mener à la sainteté et tu le mènes à un problème qui dure toute la vie. La semaine prochaine… non, je crois que ce sera le 6 ou le 7 juin… début juin… ou peut être le 3… il y aura une messe avec 7 ou 8 victimes, à Sainte-Marthe, et puis une réunion avec eux, moi et eux. 2 proviennent d’Allemagne, 2 d’Angleterre ou d’Irlande je ne sais pas bien… il y en aura 8, avec le cardinal O’Malley, qui fait partie de la commission. Mais sur cela on doit avancer, tolérance zéro !

 

Dès les premiers jours de votre pontificat, vous avez lancé le message fort d’une Eglise pauvre pour les pauvres, de simplicité, d’austérité. Mais parfois on voit qu’il y a des scandales, par exemple l’histoire de l’appartement du cardinal Bertone, la fameuse fête le jour de la canonisation, ou encore en revenant au cardinal Bertone la confusion à propos de l’IOR et des 15 millions d’euros. Qu’en pensez-vous ? Que voulez-vous faire pour qu’il n’y ait pas de contradictions avec ce message d’austérité ?

Le Seigneur Jésus a dit une fois à ses disciples, c’est dans l’Evangile, il est inévitable qu’il y ait des scandales. Nous sommes humains, tous pécheurs, et il y en aura. Le problème est d’éviter qu’il y en ait en plus. Dans l’administration économique : honnêteté et transparence. Les deux commissions, celle qui a étudié l’IOR et celle qui a étudié tout le Vatican, ont donné leurs conclusions, ont proposé des plans. Et maintenant, avec le ministère, disons plutôt le Secrétariat de l’économie que dirige le cardinal Pell, les réformes qu’ils ont conseillées vont être mises en route. Mais il y aura des incongruités, il y en aura toujours car nous sommes humains. Et la réforme doit être continue. Les Pères de l’Eglise disaient : Ecclesia semper reformanda. Nous devons être attentifs à reformer chaque jour l’Eglise, car nous sommes pécheurs. nous sommes faibles, et il y aura des problèmes. L’administration que le Secrétariat de l’économie met en place aidera beaucoup à éviter les scandales, les problèmes. A l’IOR, par exemple, je crois qu’à ce jour 1600 comptes ont été fermés, plus ou moins, c’est le chiffre dont je me souviens, des comptes de personnes qui n’avaient aucun droit à en avoir. L’IOR est pour aider l’Eglise. Les évêques et les diocèses y ont droit, les employés du Vatican, leurs veuves ou leurs veufs pour y percevoir la retraite, c’est ainsi. Mais certains n’y ont pas droit. Les ambassades oui, tant que dure l’ambassade, mais rien de plus. Ce n’est pas une chose ouverte. Et clore les comptes de ceux qui n’y avaient pas droit est une bonne chose. Je voudrais dire une chose : dans votre question, vous avez mentionné cette affaire des 15 millions. C’est un fait qui est à l’étude, ce n’est pas clair. Peut-être est-ce la vérité mais, en ce moment, le problème n’est pas définitif, il est à l’étude. C’est pour être juste, non ?

Après le Moyen-Orient, nous rentrons maintenant en Europe. Etes-vous inquiet par la croissance du populisme en Europe qui s’est manifestée, hier encore, avec les élections européennes ?

Ces derniers jours, j’ai eu le temps de prier le Notre-Père, un peu, (rire) mais je n’ai pas d’informations sur les élections, vraiment. Je n’ai pas de données sur qui a gagné, qui a perdu, je n’ai pas d’informations. Mais le populisme en quel sens me dites-vous ?

Aujourd’hui, beaucoup d’Européens ont peur, ils pensent qu’il n’y a pas d’avenir en Europe, il y a beaucoup de chômage et les partis anti-européens ont connu une croissance dans cette élection…

C’est une question dont j’ai entendu parler, l’Europe, la confiance ou la méfiance dans l’Europe, ceux qui veulent aller en arrière sur l’Euro… Dans ce domaine, je ne comprends pas grand-chose. Mais vous avez prononcé une parole clé : le chômage. Cela est grave. Grave. Je l’interprète comme cela, en le simplifiant. Nous sommes dans un système économique mondial où l’argent se trouve au centre. Ce n’est pas la personne humaine. Au centre d’un véritable système économique, il doit y avoir l’homme et la femme, la personne humaine. Et aujourd’hui, au centre, il y a l’argent. Pour maintenir ce système et pour l’équilibrer, il doit avancer avec certaines mesures de rejet. On rejette les enfants. En Europe, le taux de natalité n’est pas si grand : je crois qu’en Italie on est à 1,2 %. En France, vous avez 2, l’Espagne, moins que l’Italie. On jette les enfants, on jette les personnes âgées, mais les vieux cela ne sert à rien. En ce moment, c’est conjoncturel, on va les voir parce qu’ils touchent la retraite et qu’on en a besoin, mais c’est conjoncturel. On rejette les vieux. Il y a aussi des situations d’euthanasie cachée, dans de nombreux pays. C’est-à-dire avec des médicaments que l’on donne jusqu’à un certain moment… En ce moment, on jette les jeunes. Et cela est très grave. En Italie, je crois que le chômage des jeunes est quasi à 40 %. En Espagne, j’en suis sûr, nous sommes à 50 %. En Andalousie, au Sud de l’Espagne, c’est 60 % ! Cela signifie qu’il y a toute une génération de ‘ni, ni’ : ils n’étudient ni ne travaillent. Ceci est très grave, on jette une génération de jeunes. Pour moi, cette culture du rebut est très grave. Mais ce n’est pas seulement en Europe, c’est un peu partout, mais en Europe cela se sent fortement. Si je devais faire une comparaison, il y a dix ans, il y avait la culture du bien-être. Et c’est tragique. C’est un moment difficile, car il y a un système économique inhumain. Je n’ai pas eu peur d’écrire dans l’Exhortation apostolique Evangelii gaudium que ce système économique tue, et je le répète.

Seriez-vous d’accord pour la restitution de Jérusalem à la Palestine ? Comment résoudre la question de Jérusalem pour obtenir, comme vous l’avez dit, une paix stable et durable ?

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Il y a tellement de propositions sur la question de Jérusalem. L’Eglise catholique, disons le Vatican, a sa position du point de vue religieux : ce sera la ville de la paix des 3 religions. C’est un point de vue religieux. Les mesures concrètes pour la paix doivent sortir de la négociation. Il faut négocier. Je serais d’accord pour que, dans les négociations, on dise : cette partie sera la capitale d’un Etat, celle-la de l’autre. Mais ce sont des hypothèses. Je ne dis pas que cela doit être ainsi. Ce sont des hypothèses qu’ils doivent négocier. Vraiment, je ne me sens pas compétent pour dire il faut faire ceci ou cela, ce serait une folie de ma part. Mais je crois qu’il faut entrer dans la négociation avec honnête, fraternité et beaucoup de confiance. Là-bas on négocie tout : le territoire, les rapports… il faut du courage pour faire cela et je prie beaucoup le Seigneur pour que ces deux dirigeants, ces deux gouvernements, aient le courage d’aller de l’avant. C’est l’unique voie pour la paix. Mais Jérusalem comme ceci ou comme cela, je ne peux dire que ce que l’Eglise doit dire et a toujours dit : que Jérusalem soit conservée comme capitale des 3 religions comme une référence, une ville de paix, et je pensais au mot ‘sacrée’, mais ce n’est pas juste, mais une ville de paix et religieuse.

Durant votre pèlerinage, vous avez longuement parlé avec le patriarche Bartholomée. Avez-vous parlé de pas concrets de rapprochement, au-delà de la déclaration commune et de la prière ensemble, qui a été un signe fort. Et est-ce que l’Eglise catholique pourra apprendre quelque chose de l’Eglise orthodoxe, je pense aux prêtres mariés, une question qui intéresse beaucoup de catholiques en Allemagne et aussi à la lumière de la lettre que vous avez reçue de la part de femmes qui aiment des prêtres ?

L’Eglise catholique a des prêtres mariés. Les catholiques grecs, les catholiques coptes, il y en a dans les rites orientaux parce que le célibat n’est pas un dogme de foi. C’est une règle de vie que j’apprécie beaucoup et je crois que c’est un don pour l’Eglise. N’étant pas un dogme de foi, la porte est toujours ouverte, mais maintenant nous n’avons pas parlé de cela comme un ordre du jour. Au moins en ce moment, nous avons des choses plus fortes à entreprendre. Nous n’en avons pas parlé avec Bartholomée parce que c’est un thème secondaire avec les orthodoxes. Nous avons parlé de l’unité et l’unité se fait sur la route, en marchant, c’est un chemin. On ne peut pas faire l’unité dans un congrès de théologie et il m’a dit quelque chose que je savais, et que c’était vrai : Athénogoras a dit à Paul VI ‘Restons ensemble tranquillement et nous mettons tous les théologiens ensemble sur une île pour qu’ils discutent entre eux, et nous nous avançons dans la vie. C’est vrai, Bartholomée me l’a dit ces jours-ci. Marcher ensemble, cheminer ensemble, travailler ensemble en toutes choses que nous pouvons faire ensemble. Nous aider. Par exemple, pour les églises à Rome et dans tant de villes, beaucoup d’orthodoxes utilisent des églises catholiques, à telle ou telle heure, comme une aide, pour marcher ensemble. Nous avons aussi évoqué la possibilité de faire quelque chose lors du concile panorthodoxe sur la date de Pâques. Parce que c’est un peu ridicule : ‘Dis-moi, ton Christ, quand est-ce qu’il ressuscite ? La semaine prochaine. Ah, le miens a ressuscité la semaine dernière“. La date de Pâques est un signe d’unité. Avec Bartholomée, nous parlons comme des frères, nous nous apprécions bien. Nous nous racontons les difficultés de notre gouvernement. Et puis nous avons pas mal parlé de l’écologie. Il est très préoccupé par ce problème, moi aussi, et nous avons parlé de faire un travail conjoint sur ce problème.

Je voudrais vous poser une question sur l’Asie. Vous allez en Corée du Sud, dans des régions voisines, il n’y a pas de liberté de religion et pas de liberté d’expression et de religion en Corée du Nord et en Chine. Quelle genre d’action comptez vous prendre pour aider des gens qui se trouvent dans de pareilles circonstances ?

Deux voyages sont en préparation pour l’Asie : la Corée du Sud pour la rencontre avec des jeunes d’Asie et ensuite, en janvier, un voyage de deux jours au Sri Lanka et ensuite aux Philippines dans la zone qui a été frappée par le typhon. Le problème de la non liberté de pratiquer sa religion ne concerne pas seulement quelques pays asiatiques, certains oui, mais aussi dans d’autres pays du monde. La liberté religieuse est une chose que tous les pays n’ont pas. Certains ont un contrôle plus ou moins facile, tranquille, d’autres prennent des mesures qui finissent en une vraie persécution des croyants. Il y a des martyrs aujourd’hui, des martyrs chrétiens catholiques et non catholiques, mais des martyrs. Dans certains endroits, il n’est pas possible de porter le crucifix, ou d’avoir une Bible, tu ne peux pas enseigner le catéchisme à des enfants, aujourd’hui ! Je crois, et je ne me trompe pas, qu’il y a à notre époque plus de martyrs qu’aux premiers temps de l’Eglise. Nous devons nous rapprocher, dans certains cas, avec beaucoup de prudence, pour aller les aider. Nous devons beaucoup prier pour ces Eglises qui souffrent. Elles souffrent tellement. Et puis les évêques, le Saint Siège, travaillent dans la discrétion pour aider ces pays et les chrétiens de ces pays, mais ce n’est pas une chose facile. Je te donne un exemple : dans un pays, il est interdit de prier ensemble. Interdit ! Mais les chrétiens qui vivent là veulent célébrer l’eucharistie et il y a un monsieur untel qui travaille comme ouvrier et qui est prêtre, et il va là, à la table, ils font semblant de prendre le thé et ils célèbrent l’eucharistie. Si les policiers arrivent, ils cachent les livres et font comme s’ils prenaient le thé. Cela arrive de nos jours. Ce n’est pas facile.

Allez-vous venir au Japon ?

(Silence, sourire)

Dans votre pontificat, vous faite face à un grand nombre d’engagements, et vous le faites de manière très serrée comme nous l’avons vu ces jours-ci. Si, à l’avenir, disons un jour très lointain, vous deviez sentir que vous n’avez plus la force pour tenir votre ministère, pensez-vous que vous feriez la même chose que votre prédécesseur et que vous abandonneriez votre pontificat ?

Je ferai ce que le Seigneur me dira de faire : prier, chercher la volonté de Dieu. Mais je crois que Benoît XVI n’est pas un cas unique. Il s’est passé qu’il n’avait pas la force, et honnêtement, en homme de foi, si humble, il a pris cette décision. Je crois qu’il est une institution. Il y a 70 ans, les évêques émérites n’existaient presque pas, et aujourd’hui il y en a beaucoup. Qu’est-ce qui se passera avec les papes émérites ? Je crois que nous devons le regarder (Benoît XVI, ndlr) comme une institution : il a ouvert une porte, la porte des papes émérites. S’il y en aura d’autres ou non, Dieu le sait, mais cette porte est ouverte. Je crois qu’un évêque de Rome, un pape qui sent que ses forces baissent - car maintenant on vit longtemps - doit se poser les mêmes questions que Benoît XVI.

Vous avez rencontré aujourd’hui même un groupe de survivants de l’holocauste. Vous savez bien qu’une figure suscite encore un peu de perplexité pour son rôle durant l’holocauste, celle de votre prédécesseur Pie XII. Avant votre pontificat, vous avez écrit et dit que vous estimiez Pie XII mais que vous vouliez voir les archives ouvertes avant de parvenir à une conclusion définitive. Nous voudrions savoir - également parce que vous avez récemment canonisé deux papes et que d’ici peu vous en béatifierez un autre - si vous aviez l’intention de faire avancer la cause de Pie XII ou d’attendre quelque autre événement dans la procédure avant de prendre une décision ?

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La cause de Pie XII est ouverte et je me suis informé, il n’y a encore aucun miracle. Tant qu’il n’y a pas de miracle, elle ne peut pas avancer, non ? Elle est à l’arrêt. Nous devons attendre la réalité, (de voir) comment avance réellement cette cause et penser ensuite à prendre une décision. Mais la vérité c’est qu’il n’y a aucun miracle et il en faut au moins un pour la béatification. C’est ainsi qu’est la cause de béatification de Pie XII. Et je ne peux pas penser ‘je le béatifierai’, car le procès est lent.

Vous êtes devenu un leader spirituel et aussi un leader politique, et vous avez suscité beaucoup d’attentes, dans l’Eglise comme dans la communauté internationale, notamment sur la question de la communion des personnes divorcés remariées, et puis cette médiation avec la rencontre au Vatican, est-ce que vous ne craignez pas des échecs en ayant ouvert tellement de fronts ?

Je commence par une clarification sur cette rencontre au Vatican. Ce sera une rencontre de prière. Ce ne sera pas pour faire une médiation ou pour chercher des solutions. Non, nous nous réunirons pour prier, seulement. Et ensuite, chacun retournera à la maison. Je pense que la prière est importante. Prier ensemble. Sans faire d’autres discussions, cela aide. Peut-être me suis-je mal exprimé avant pour dire comment cela se passerait. Ce sera une rencontre de prière. Il y a aura un rabbin, il y aura un musulman et moi. J’ai demandé - je crois que je peux le dire - au Custode de Terre Sainte d’organiser un peu les choses sur le plan pratique. Et puis, deuxièmement, merci pour la question sur les divorcés (remariés, ndlr). Le synode sera sur la famille, sur le problème de la famille, sur les richesses de la famille, sur la situation actuelle de la famille. L’intervention préliminaire du cardinal Kasper avait 5 chapitres, dont 4 sur la famille, les choses belles de la famille, les fondements théologiques, et quelques questions familiales. Et puis, dans le chapitre 5, le problème pastoral des séparations, des nullités matrimoniales, des divorcés, et dans ce problème s’insère la question de la communion. Et je n’ai pas aimé que de nombreuses de personnes, y compris d’Eglise, des prêtres, aient dit “ah, le synode, pour donner la communion aux divorcés remariés“. Et ils sont allés là. J’ai vu combien tout se réduisait à une casuistique. Non, la chose est plus large. Aujourd’hui, nous le savons tous, la famille est en crise. Elle est en crise mondiale. Les jeunes ne veulent pas se marier, ou ils ne le font pas, ou ils vivent ensemble. Le mariage est en crise, la famille aussi. Et je ne voudrais pas que nous tombions dans cette casuistique : on peut, on ne peut pas. Pour cela je vous remercie encore d’avoir posé la question, parce que cela me donne l’opportunité de clarifier tout cela. Le problème pastoral de la famille est très, très large. Et l’on doit étudier cas par cas. Le pape Benoît XVI a dit une chose 3 fois sur les divorcés remariés qui m’aide beaucoup. Une fois dans le Haut Adige, une fois à Milan et lors de l’ultime consistoire public : étudier les procédures de nullité matrimoniale parce que certaines peuvent être expédiées ou sont pour quelques personnes, étudier la foi avec laquelle la personne va se marier, et clarifier que les divorcés ne sont pas excommuniés et sont très souvent traités comme des excommuniés. C’est une question grave. Voilà pour la casuistique de ce problème. Le synode sera sur la famille, les richesses, les problèmes de la famille, solutions, nullité, tout cela et aussi il y aura ce problème mais dans l’ensemble. Et maintenant je voudrais dire, pourquoi ce synode sur la famille. Ce fut une expérience spirituelle très forte pour moi. Mgr Eterovic, alors secrétaire du Synode, est venu me voir durant mon deuxième mois de pontificat avec les 3 thèmes que le conseil post-synodal proposait pour le prochain synode. Le premier était très fort et bon : “l’apport de Jésus-Christ à l’homme d’aujourd’hui“. C’était le titre et il était en continuité avec le synode sur l’évangélisation. J’ai dit oui, et nous avons parlé de la réforme de la méthodologie… Et à la fin, j’ai dis, mettons quelque chose de plus : “l’apport de Jésus Christ à l’homme d’aujourd’hui et à la famille ; cela va. Puis je suis allé à la première réunion post-synodale et il se disait, de plus en plus en plus, lentement, l’apport de Jésus à la famille, et ce synode sur la famille. Et sans s’en rendre compte, la commission post-synodale a fini par parler de la famille. Moi, je suis certain que c’est l’Esprit du Seigneur qui nous a guidé jusqu’au choix de ce titre. J’en suis sûr. Parce qu’aujourd’hui, vraiment, la famille a besoin de tant d’aide pastorale.

Pouvez-vous nous dire quels sont les obstacles à votre réforme de la curie romaine et à quel stade en sommes-nous aujourd’hui ?

Le premier obstacle, c’est moi ! Et oui parce que… Non, nous sommes à un bon point. Je ne me souviens plus de la date, mais un mois après l’élection, le Conseil des 8 cardinaux a été nommé. Puis, début juillet, nous nous sommes réunis pour la première fois. Depuis ce moment on travaille. Que fait ce conseil ? Le conseil étudie toute la constitution Pastor Bonus et la curie romaine. Il a consulté tout le monde, toute la curie. Et il a commencé à étudier certaines choses : on peut faire ceci de telle façon ou d’une autre façon, fusionner certains dicastères par exemple pour alléger un peu l’organisation. Un des points clés est l’économie, et le dicastère de l’économie va aider beaucoup. Il doit travailler avec la Secrétairerie d’Etat, car c’est une conjonction de choses. Maintenant nous aurons en juillet 4 jours de travail de cette commission, et ensuite à la fin de septembre à nouveau 4 jours. On travaille, on travaille beaucoup. Les résultats ne se voient pas encore tous. Mais la partie économique est celle qui est sortie en premier parce qu’il y avait quelques problèmes dont la presse parlait abondamment et nous devions les étudier. Les obstacles sont les obstacles normaux de tout projet. Etudier le chemin. La persuasion est tellement importante : un travail de persuasion, d’aide. Il y a des personnes qui n‘y voient pas clair, mais dans toute réforme il y a ces choses. Je suis content. En vérité je suis content. On a beaucoup travaillé et cette nouvelle commission nous aide beaucoup.

 

©Agence I.MEDIA/AMI

lundi, 26 mai 2014

Terre Sainte: le Pape François face aux murs

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Le Pape François crève l'écran. Son visage reflète toutes ses émotions, sa joie ou sa tristesse. Un génie de la communication. 

 

Pape François au Yad Vashem

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Le Pape embrasse la main d'un survivant de la Shoah

Jérusalem - le 26/05/2014 à 10:01:00 Agence I.Media

“Homme, qui es-tu ? Je ne te reconnais plus“, lance le pape François au mémorial de la Shoah à Jérusalem (Verbatim).

Comme le firent avant lui Jean-Paul II (1978-2005) et Benoît XVI (2005-2013), le pape François s’est rendu le 26 mai 2014 dans l’impressionnante “salle de la mémoire“ du Yad Vashem, à Jérusalem. Dans ce haut lieu de mémoire de la Shoah, en présence du président et du premier ministre israéliens, le pape a prononcé une profonde méditation sur “la tragédie incommensurable de l’holocauste“ dans laquelle il a interrogé l’humanité. Après avoir évoqué sa “honte“ de ce dont l’homme avait été capable, le pape a lancé : “Jamais plus, Seigneur, jamais plus !“.


Le pape François, avant cela, a ravivé la flamme du souvenir de la Shoah et, avec 2 jeunes catholiques, a déposé une gerbe de fleurs jaunes et blanches sur le mausolée contenant les cendres de quelques victimes de la Shoah. Puis, le pape a écouté des survivants de l’holocauste lui raconter leur histoire personnelle avant de prononcer sa méditation, d’une voix lente et grave.

Voici le texte prononcé par le pape François au mémorial du Yad Vashem :

“Adam, où es-tu ?“ (cf. Gn 3, 9). Où es-tu, homme ? Où es-tu passé ? En ce lieu, mémorial de la Shoah, nous entendons résonner cette question de Dieu : “Adam, où es-tu ?“. En cette question il y a toute la douleur du Père qui a perdu son fils. Le Père connaissait le risque de la liberté ; il savait que le fils aurait pu se perdre… mais peut-être, pas même le Père ne pouvait imaginer une telle chute, un tel abîme ! Ce cri : “Où te trouves-tu ?“, ici, en face de la tragédie incommensurable de l’Holocauste, résonne comme une voix qui se perd dans un abîme sans fond…

Homme, qui es-tu ? Je ne te reconnais plus. Qui es-tu, homme ? Qu’est-ce que tu es devenu ? De quelle horreur as-tu été capable ? Qu’est-ce qui t’a fait tomber si bas ? Ce n’est pas la poussière du sol, dont tu es issu. La poussière du sol est une chose bonne, œuvre de mes mains. Ce n’est pas l’haleine de vie que j’ai insufflée dans tes narines. Ce souffle vient de moi, c’est une chose très bonne (cf. Gn 2, 7). Non, cet abîme ne peut pas être seulement ton œuvre, l’œuvre de tes mains, de ton cœur… Qui t’a corrompu ? Qui t’a défiguré ? Qui t’a inoculé la présomption de t’accaparer le bien et le mal ? Qui t’a convaincu que tu étais dieu ? Non seulement tu as torturé et tué tes frères, mais encore tu les as offerts en sacrifice à toi-même, parce que tu t’es érigé en dieu. Aujourd’hui, nous revenons écouter ici la voix de Dieu : “Adam, où es-tu ?“.

Du sol s’élève un gémissement étouffé : Prends pitié de nous, Seigneur ! A toi, Seigneur notre Dieu, la justice, à nous le déshonneur au visage, la honte (cf. Ba 1, 15). Un mal jamais survenu auparavant sous le ciel s’est abattu sur nous (cf. Ba 2, 2). Maintenant, Seigneur, écoute notre prière, écoute notre supplication, sauve-nous par ta miséricorde. Sauve-nous de cette monstruosité. Seigneur tout-puissant, une âme dans l’angoisse crie vers toi. Ecoute, Seigneur, prends pitié. Nous avons péché contre toi. Tu règnes pour toujours (cf. Ba 3, 1-2). Souviens-toi de nous dans ta miséricorde. Donne-nous la grâce d’avoir honte de ce que, comme hommes, nous avons été capables de faire, d’avoir honte de cette idolâtrie extrême, d’avoir déprécié et détruit notre chair, celle que tu as modelée à partir de la boue, celle que tu as vivifiée par ton haleine de vie.

Jamais plus, Seigneur, jamais plus ! “Adam, où es-tu ?“. Nous voici, Seigneur, avec la honte de ce que l’homme, créé à ton image et à ta ressemblance, a été capable de faire. Souviens-toi de nous dans ta miséricorde.

I.MEDIA/AMI

 

Terre Sainte: le Pape François au Mur des Lamentations

Terre Sainte: le Pape François glisse sa prière dans le Mur des Lamentations

F

Ô Seigneur, Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob,
Dieu de Jésus le Nazaréen,
du cœur de cette Cité Sainte,
patrie spirituelle des Juifs, des Chrétiens et des Musulmans,
je fais mienne l’invocation des pèlerins
qui montaient vers ton temple, débordant de joie :
« Appelez le bonheur sur Jérusalem :
Paix à ceux qui t’aiment !
Que la paix règne dans tes murs,
le bonheur dans tes palais !
À cause de mes frères et de mes proches,
je dirai : ‘‘Paix sur toi !’’.
À cause de la maison du Seigneur notre Dieu,
je désire ton bien » (Ps 122, 6-9)

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Le Pape devant le mur de séparation

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