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jeudi, 10 novembre 2016

La Parole Libérée salue la prise de conscience des évêques en France

Lien: Radio Vatican

"Quelle association peut-il y avoir entre le pot de terre et le chaudron?
Le chaudron heurtera le pot, et celui-ci sera brisé"

Ancien Testament, Siracide, chapitre 13, verset 2

6895_1395067930800638_7871966051775123882_n.jpgEglise catholique et la Parole libérée: le pot de fer contre le pot de terre

La fable de la Fontaine illustre cet affrontement d’un homme sans appui, qui a un démêlé avec un homme puissant.

Rien ne semble simple dans le dialogue entre l'association de la Parole Libérée et certains évêques de France. 

D'un côté, l'amour et la foi envers l'Eglise est un acquis chez bien des personnes catholiques et pratiquantes. Chez nous, il y a une sorte de blessure d'entendre des critiques et des reproches adressés à l'Eglise.

D'un autre côté, une victime a perdu confiance et porte en elle une véritable cassure, une  trahison. Une personne abusée a vécu un traumatisme, un abus de pouvoir. Son temple a été profané. Pas pour rien que l'ancien procureur du Vatican, Mgr Scicluna, avance que ces crimes tuent la foi. De fait, une victime gardera difficilement la confiance en l'Eglise une, sainte, catholique et apostolique. 

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Un demi-cercle vert ?

Même si l'on doit saluer la démarche et les paroles des évêques en France, les images n'ont pas parlé suffisamment fort. La couleur verte n'évoquait rien. Des chasubles à la couleur violette correspond à la pénitence, à la demande de pardon.

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La posture, en demi-cercle, semblait révéler un fonctionnement en vase clos. Où étaient les victimes ? 

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Saint Jean Paul II lors du Jubilé de l'an 2000, demandant pardon pour les péchés des chrétiens

La Parole Libérée : "Une chose est sûre, c'est que quand on a trahi la confiance d'un ami, on ne peut la recouvrir que par des actes forts et inscrits dans la durée.
Les paroles et les promesses ne peuvent suffire. Sinon, c'est à minima de la naïveté, au pire une emprise psychologique".

J'espère simplement que des pas supplémentaires auront lieu. Il revient aux évêques, les Bons Pasteurs, de faire les premiers pas, par compassion. 

Je me souviens de cette affirmation libératrice: "Dieu préfère que l'on aime la vérité, car il est La Vérité". L'amour de la vérité est en jeu. Sa recherche est fondatrice de notre crédibilité, que la vérité soit favorable ou défavorable à notre institution. L'Eglise ne cherche pas son propre bien, mais celui des autres. La pire des réactions est la défense de l'institution. 

La meilleure attitude: l'écoute des victimes et la recherche de la vérité

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Isabelle de Gaulmyn, histoire d'un silence, pédophilie à Lyon: une catholique raconte. 


Un livre qui nous arrache les larmes, dont la lecture nous recentre sur l'écoute de la parole des victimes.

"Notre Eglise doit d'abord écouter l'horreur, s'arrêter, désarmée, au côté des victimes". Entreprise difficile, parfois insupportable, mais nécessaire, parce que "devant l'horreur on se protège et si l'on se protège, on n'écoute pas".

citation d'un prêtre, dans Isabelle de Gaulmyn, Histoire d'un silence, p.24

"Pour cela, il m'a semblé d'emblée qu'il fallait d'abord écouter les victimes, longuement, parce trop longtemps, l'Eglise, les a ignorées. Ce sont elles qui doivent désormais être au centre des nos questionnements"

Isabelle de Gaulmyn, p.23

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