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jeudi, 10 novembre 2016

Le Cardinal Burke espère que Trump soit un bon président

"mais comment un homme de haine ? Comme président il défendra les valeurs de l'Eglise"

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Raymond Leo Burke, Cardinal Patron de l'Ordre souverain de Malte depuis 2014, américain, vit au Vatican depuis de nombreuses années. Le 26 septembre, le Pape François l'a nommé membre de la congrégation pour la cause des saints.

Déclaration de la conférence épiscopale des USA

Liberté religieuse, système de santé et défense de la vie: le Cardinal américain Burke "bénit" le grand prince, l'homme d'affaire

Fabio Marchese Ragona - Il Giornale (source FarodiRoma - traduit de l'italien par le Suisse Romain)

Eminence, comment lisez-vous le résultat des élections américaines avec la victoire de Donald Trump ?

"Je pense que c'est le résultat d'une expression d'une longue crise qui traverse notre pays depuis de nombreuses années, avec une compagne électorale qui a échauffé les esprits et qui a démontré la volonté d'un grand changement désiré par le peuple américain. Certainement, la crise a beaucoup influencé le résultat, maintenant l'espérance et que l'Amérique puisse, avec ce président, retrouver une bonne route à parcourir". 

Selon vous, le résultat électoral a été influencé par la crise mais aussi par la peur de américain du terrorisme avec une marque islamique ?

"Certainement, il s'agit d'un moment d'une grande peur, pas seulement pour l'Amérique mais aussi pour le monde entier. Nous entendons chaques jours les nouvelles qui arrivent et qui sont dramatiques. Je suis convaincu que ce résultat provient également provenant en partie de la peur. J'espère que les choses puissent être désormais résolues". 

Vous pensez que Donald Trump tiendra compte des valeurs qui sont tellement précieuses pour l'Eglise catholique ?

"Pour ce que j'ai entendu lors de la campagne électorale, il me semble que le nouveau président comprend bien quelles sont les biens fondamentaux importants pour nous. En premier lieu, je suis convaincu que, comme vous venez de le dire, il aura à coeur la défense de la vie depuis son commencement et qu'il pourra mettre en oeuvre toutes les actions possibles pour s'opposer à l'avortement. Et je pense qu'il a également bien clair la valeur irremplaçable de la liberté religieuse. Enfin, je pense qu'il portera une amélioration pour le système de santé en Amérique, un sujet qui actuellement ne va pas très bien aux USA". 

Si d'un côté Trump s'occupera aussi de thèmes chers à l'Eglise, cependant d'un autre côté, il veut construire un mur contre les émigrés à la frontière du Mexique (ce sera un mur infranchissable, haut, imposant et beau. Et le Mexique le financera), une barrière, un mur, que le Pape François a toujours critiqué, en affirmant: "Il faut construire des ponts et non des murs de haine". 

"Je ne pense pas que le nouveau Président sera inspiré par la haine dans le traitement des questions de l'immigration, une question de prudence qui requiert la connaissance des immigrés, des raisons qui les poussent à émigrer et de la capacité des communautés locales à les accueillir. La charité doit toujours être intelligente, c'est pourquoi elle doit être nourrie d'une profonde connaissance de la situation, aussi bien de ceux qui veulent émigrer que de ceux qui doivent recevoir ces personnes". 

En plus de cela, la grande peur est la question de la politique extérieure de Trump, qu'il puisse accomplir une action insensée, en ayant à sa disposition un arsenal nucléaire impressionnant 

"Je n'ai pas peur de cela. Je crois que Donald Trump suivra la longue tradition de coopération et de communication des présidents américains avec les puissances internationales, et je doute qu'il puisse accomplir quelques actions unilatérales qui mettent en péril le monde. Je suis convaincu qu'il se confrontera avec les autres pays sur les thèmes les plus variés de la politique extérieure". 

Quant à la Russie, Trump a dit que Putin pourra être un bon partner dans la lutte contre le terrorisme islamique

" C'est vrai, il l'a dit, et nous espérons que les relations entre nos deux pays soient bonnes". 

Quelle est donc votre souhait pour le nouveau président des Etats-Unis d'Amérique ?

"Je souhaite que Trump puissent suivre les principes et les exigences de notre Déclaration d'Indépendance et de notre Constitution, qu'il soit vraiment un bon président qui puisse s'occuper des divisions dans le pays (Clinton a d'ailleurs dit que le moment n'est pas à la division) et qu'il soit au service de la compréhension et de l'union inconditionnelle entre tous les citoyens américains".  

Lien : Cardinal Parolin, secrétaire d'Etat: pas de jugement hâtif

Note: D'après Fabio M. Ragona,, le Pape a demandé de voir en audience privée le Cardinal. 

Le FigaroTrump est vulgaire, grossier, égocentrique, un animateur de télé-réalité et un homme d'affaire. Le dessous des cartes, avant l'élection.

Jean-Frédéric Poisson candidat à la primaire de droite et du centre en France 

Commentaires

"Un homme de haine"? Il va peut-être nous préserver d'une guerre avec la Russie et d'une victoire del'EI. Pourquoi répétez- vous les phrases toutes faites des journalistes qui risquent de perdre leur emploi s'ils refusent d'adorer le dieu de la désinformation? Vous êtes libre et non inféodé à une idéologie ou un patron de presse, que je sache.
Que savez-vous d'un homme qui n'a pas encore eu le temps d'agir? Je me rappelle avec précision le GROS titre d'un quotidien suisse le lendemain de l'élection du Cardinal Ratzinger: "Un choix désolant!"
Regardez du côté de l'EI et d'Erdogan et on verra de quel côté se trouve la haine.

Écrit par : B.C. | vendredi, 11 novembre 2016

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Un Pape est l'élu de Dieu. Trump n'est que président! Ne confondons pas les plans, l'Eglise est à politique. Le point d'interrogation est justement une question, qui reprend une affirmation qui n'est pas validée ni par Burke, ni par Parolin ni par le Pape. Relisez bien

Écrit par : Don Dom | vendredi, 11 novembre 2016

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Je ne confonds absolument pas l'élection d'un Pape, inspirée par Dieu (si les Cardinaux accueillent cette inspiration) et celle d'un Président; laquelle est a priori une oeuvre purement humaine.On ne peut pas non plus exclure l'inspiration divine sur la conscience de chaque électeur. Sinon, pourquoi l'Eglise demanderait aux fidèles de prier avant chaque élection?

Le rapprochement que je fais ne concerne que le traitement de l'information concernant l'élection de Benoît XVI et celle de Trump.

Écrit par : B.C. | vendredi, 11 novembre 2016

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Je crois que le simple fait de n'avoir pas crié contre Trump répond à votre question, aussi par le fait de publier ce que le Cardinal Burke, la conférence des évêques américains, le Cardinal Parolin et le Pape pensent de tout cela. Je suis donc indépendant.

Quant à une élection inspirée ? Je n'y crois pas. Il faut justement prier pour ceux qui nous gouvernent. Je rends à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. Je crois que nous vivons une belle situation pour l'Eglise, qui a renoncé au pouvoir temporel, qui a fait son temps. Nous ne sommes pas des hommes politiques, et il revient à vous d'en faire. J'essaie, avec mes possibilités, d'expliquer comment fonctionne l'information en général, avec bien sûr comme sujet principal, l'Eglise catholique. Bien à vous

Écrit par : Don Dom | vendredi, 11 novembre 2016

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