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lundi, 22 mai 2017

La blogosphère d'opposition au Pape François

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La blogosphère d'opposition au Pape François

Une comète a d'abord une tête. Elle oriente cette nébuleuse diffusée par internet, celle de l'opposition au Pape et de la déformation du Magistère du François. Il y a la queue, assez large et diffuse, formée par des dizaines de sites et blogs, avant tout italiens.

Pour la blogosphère française, "Benoît et Moi" (il ne reste que le Moi) concentre, archive et cristallise cette dérive. Personnellement, je lis ce site "à l'envers" comme "La Pravda" de l'époque soviétique. Ces sites déforment gravement la doctrine de l'Eglise et l'enseignement du Pape François.

(N.B j'ai repris l'article ci-dessous sur ce site; cela ne fait pas vraiment plaisir à la nébuleuse .... )

Avec cette comète, dont la queue sème parfois des fausses idées dans nos esprits, un constat s'impose: il est plus difficile de suivre fidèlement le pontificat de François que celui de Benoît XVI.

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LA GALAXIE DES CATHOLIQUES QUI S'OPPOSENT AU PAPE

Ignazio Mangano
La Verità
17 mai 2017

source

Sites internet, blogs, périodiques, livres. Il y a un univers catholique qui ne réussit pas à entrer en syntonie avec le Pape. Ce n'est pas seulement le monde frileusement étiqueté comme traditionaliste ou conservateur, mais un mouvement qui s'oppose à un lobby bergoglien trop adulateur, et qui a des difficultés à comprendre l'action et le magistère de François, considéré comme coupable de se consacrer à des thèmes de prise populaire facile, ignorant les questions plus profondes de la doctrine catholique. Critiques et doutes manifestés de plus en plus ouvertement.

De néo-environnementaliste (écolo) à ami de l'islam, on ne compte plus les critiques adressées au Pontife par une petite troupe de contestataires qui sont très aguerris, surtout sur le web.

Giuliano Ferrara parle de catholicisme liquide. Antonio Socci lui reproche le silence sur les vrais thèmes. Sandro Magister souligne l'ambiguïté du lobby vatican. En accusation aussi les accords avec le gouvernement chinois. Mais ce qui soulève le plus de doutes est la logique irrésolue du synode sur la famille. L'opposition ne concerne pas seulement le catolicisme le plus traditionaliste ou conservateur. Même «Newsweek» s'est demandé «Le Pape est-il catholique?».

* * *


La galaxie web qui est critique envers le Pape François a déjà intéressé certains spécialistes zélés, employés surtout à ghettoïser dans l'insignifiant une indubitable réalité. La noble intention de défendre le Pontife, parfois de façon un peu trop adulatrice, sous-estime ce qui est sous les yeux de tous.

Mais quels sont ces sites? Par qui sont-ils animés. Que conteste-t-on chez le Pontife ?

 

QUAND LE WEB N'EXISTAIT PAS
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Les oppositions à un Pape ne sont certes pas nées avec François. L'exemple le plus récent est fourni par le Bienheureux Paul VI, Jean-Baptiste Montini, qui en 1968 subit une opposition orchestrée et encore plus féroce que celle à laquelle est aujourd'hui soumis le Pape Bergoglio. Bien que l'on fût très loin de l'ère internet, théologiens, prélats, savants et journalistes se déchaînèrent après la publication d'Humanae Vitae (1968), l'encyclique dans laquelle Montini réaffirmait le non de l'Eglise à la contraception.

Des conférences épiscopales entières, comme celle de Belgique, prirent leurs distances. Dans le cadre du communiqué des évêque belges contre Humanae Vitae ressortait la prise de position du cardinal Leo Suenens, ami et grand électeur de Paul VI, qui assumait un ton bien plus dur que les dubbia récemment présentés par quatre cardinaux sur certains passages d'Amoris Laetitia.

«Rarement - a écrit le cardinal Ratzinger - un texte de l'histoire récente du Magistère n'est devenu un signe de contradiction autant qu'Humanae Vitae». Si la contestation à Montini était l'oeuvre des des secteurs progressistes, aujoud'hui, ceux qui contestent François sont surtout ceux qui sont préoccupés par la protection de la doctrine, et de son développement dans la continuité, banalement appelés «conservateurs» ou «traditionalistes.»

DEPUIS LE 13 MARS 2013
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Les critiques au Pape venu «presque du bout du monde», ont commencé très vite, dès son apparition sur le balcon de St-Pierre. Si l'on veut identifier un premier élément significatif de ces oppositions, il faut citer le livre écrit à trois mains par Alessandro Gnocchi, Mario Palmaro et Giuliano Ferrara, qui dans les premiers mois de 2014, remirent à l'impression un texte au titre éloquent: «Questo Papa piace troppo» (Ce pape plaît trop). Une prise de distance claire avec un pontife considéré comme trop "pop".

Tous trois soulignaient, entre autre: «il ne se passe pas d'homélie, il ne se passe pas de bain de foule, il ne se passe pas d'interviews où le Pape ne hausse les épaules face à une foi qui s'objective dans le tapport rigoureux avec la raison. Porté dans le périmètre de l'Eglise, tout cela produit un catholicisme sans doctrine, émotif, empathique, pneumatique [...] et marque la naissance d'un catholicisme liquide».

SOCCI ET LES AUTRES
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Puis vint «Non è Francesco», le livre du journaliste et essayiste Antonio Socci, un cinglant 'j'accuse' contre les présumées manipulations pendant le Conclave, mais plus généralement une dénonciation de la distance pastorale et magistérielle entre les précédents pontifes et celui actuel. Socci, surtout à travers sa page Facebook, avec 60 mille "like" peut être considéré comme le critique le plus actif et le plus implacable du pontificat actuel.

Les interviews ambigües concédées à Eugenio Scalfari, l'encyclique «écologiste» Laudato Si', où François est considéré comme coupable de s'intéresser en priorité aux algues, aux vers, aux petits insectes et reptiles, au tri sélectif des déchets et à l'air conditionné; le silence sur l'islam violent et terroriste. Voilà les principaux thèmes sur lesquels Socci intervient pour manifester sa déception.

Sandro Magister lui aussi, le vaticaniste historique de l'Espresso, de son espace Web (aujourd'hui le blog Settimo Cielo) a soulevé diverses questions problèmatiques du Pontificat. L'une fit grand bruit. C'était l'été 2013, et Magister publiait un post intitulé «Ricca et Chaouqui. Deux ennemis dans la maison», se référant aux nominations papales de deux personnages controversés.

Le Pape du «qui suis-je pour juger un gay?», mais qui dans le même temps veut contrer l'éventuel lobby vatican, nommait Mgr Ricca prélat d'honneur de l'IOR. Le monsignore traînait derrière lui un dossier bien loin d'être sympatique, à propos de transports homosexuels tumultueux remontant à l'époque qu'il avait passée à Montevidéo, en Uruguay. Une affaire qui contrastait avec la volonté de nettoyage et de réforme de la curie que François a toujours dit vouloir poursuivre.

Sur Francesca Chaouqui, par la suite inculpée dans l'affaire des Vatileaks, Magister se demandait en des temps non suspects, comment il était possible que le Pape, si attentif aux nominations, l'ait personnellemnent voulue dans la commission pour réorganiser ls administrations vaticanes: bien que la secrétairerie d'Etat fût déjà en alerte sur le modus operandi de la loquace personne.

Un autre secteur de désaccord avec la ligne de l'actuel pontificat concerne la tentative d'accord avec le gouvernement chinois, veille question qu'aujourd'hui l'on voudrait clore le plus vite possible. En jeu, il y a la nomination des évêques, le rôle du Pape et les ingérences des chinois. L'agence de nouvelles Asianews, dirigée par le journaliste et missionnaire PIME [pour "Pontificium Institutum pro Missionibus Exteris', Institut pontifical pour les missions étrangères), Bernardo Cervella, bien que très feutrée, ne cache pas ses doutes sur un accord cherché au rabais, dans lequel à la fin ce serait le gouvernement chinois, et non le Pape, qui aurait le dernier mot sur les nominations.

Sur ce thème a écrit aussi le vaticaniste Marco Tosatti, aujourd'hui vigilant avec le blog Stilum Curiae, mettant en évidence les mêmes problématiques que celles soulevées par Asianews. L'ex-journaliste de la Stampa offre un travail quotidien qui, sans langue de bois, ne fait pas de cadeaux au Pontificat: de la mise sous contrôle controversée des Franciscains de l'Immaculée aux intrigues synodales, jusqu'à la nomination d'évêques et prélats quasiment à sens unique.

Parmi les vaticanites chevronnés qui signalent avec parrhésie les problèmes dans les 'Salles sacrées', on remarque le journaliste tessinois Giuseppe Rusconi, qui dans son blog Rosso Porpora, a forgé le terme «thuriféraire» pour indiquer sur le ton de l'humour tout ce monde médiatique et ecclésiastique davantage occupé par l'adulation intéressée que par le service du pontife régnant. Récemment, Rusconi s'est prêté à un duo public avec son collègue Luigi Accattoli, fan du Pape Bergoglio justement pour faire chant et contre-chant, sans fausses prudences cléricales, sur la situation actuelle

A L'ÉTRANGER
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A la veille du voyage de François aux Etats-Unis, au printemps 2015, l'insoupçonnable Newsweek titrait «Le Pape est-il catholique?».

Encore plus explicite, Damian Thompson sur l'hebdomadaire conservateur britannique The Spectator, signait un article intitulé «Le Pape contre l'Eglise. Anatomie d'une guerre civile catholique». Deux pointes d'un iceberg qui sur le web est important, spécialement aux Etats-Unis. Le journaliste Edward Pentin, sur le National Catholic Register, une pièce de l'empire médiatique mis sur pied par la clarisse Mère Angélique, récemment disparue, offre des articles d'approfondissement qui ne cachent pas les divisions qui animent l'Eglise sous le Pontificat de François.

De lui plusieurs scoops sur l'histoire de la mise sous contrôle de l'ordre de Malte, une affaire où le Saint-Siège semble s'être comporté comme un éléphant dans un magasin de porcelaine (sans parler des questions peu claires liées à une donation millionnaire). Puis il y a la revue First Things - magazine sur lequel écrivent aussi l'évêque de Philadelphie Charles Chaput, le juriste Robert Royal, Roger Scruton, George Waigel -, un thinktank qui n'a jamais caché sa perplexité sur la pastorale de nouvelle empreinte.

Et le blog One Peter 5, site batailleur appartenant à l'aile traditionaliste, capable de donner des scoops comme la célèbre interview au cardinal Caffarra, où l'archevêque émérite de Bologne disait: «Ou bien un rapport sexuel hors du mariage est licite: affirmation contraire à la doctrine de l'Eglise; ou bien l'adultère n'est pas un acte intrinsèquement désordonné, et donc il peut y avoir des circonstances dans lesquelles il n'est pas désordonné: affirmation contraire à la tradition et à la doctrine de l'Eglise. Et donc dans une situation comme celle-là, le Saint-Père doit selon moi, clarifier».

Ne manquent pas les portails de nouvelles comme Infocatolica qui sur sa page Facebook a plus de 315 mille "like", et est en mesure d'atteindre un très vaste public. De grande diffusion également le portail américain Lifesite News, qui s'intéresse surtout aux thèmes de la bioéthique et plus généralement auxdits pricipes non négociables, aujourd'hui très redimensionnés par Bergoglio. En langue allemande, on peut citer Kath.net, portail qui a publié plusieurs interviews importantes aux philosophes Robert Spaemann et Josef Seifrert, très critiques sur Amoris Laetitia.

LA MESSE EN LATIN
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Il existe ensuite une myriade de blogs et de sites liés à la liturgie pré-conciliaire, comme par exemple l'américain Rorate Caeli, ou bien le très italien Messa in latino, géré par un groupe de prêtres et de laïcs qui ont suivie la "réforme de la réforme" liturgique promue par le motu proprio Summorum Pontificum de Benoît XVI.

Dans ce milieu, la galaxie des blogs, gérés aussi par des prêtres, promeut sur la toile une vision plus attentive à la tradition de l'Eglise.

Il y a les français Benoit et moi, et le Salon Beige, le belge Belgicatho, l'espagnol La Buhardilla de Jeronimo, les italiens Cordialiter, Una Fides et Scuola Ecllesia Mater. On ne peut pas ne pas citer le site de l'association Unavox, depuis toujours active dans la défense de la tradition latine grégorienne. Dans ce groupe peuvent aussi être insérés ces sites qui sont plus ou moins liés à la Fraternité Saint Pie X fondée par Mgr Lefebvre, aujourd'hui sur le point de rentrer en pleine communion avec l'Eglise. Les portails français Dici.org et La Porte latine sont des sites web expression directe de la Fraternité, il y en a d'autres pour l'Italie, l'Allemagne, les Etats-Unis.

SYNODE SUR LA FAMILLE
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Mais l'argument qui plus que tout le reste a soulevé une très riche série de critiques et de doutes a été sans aucun doute le double synode sur la famille, culminant avec l'exhortation Amoris Laetitia. Même l'insoupçonnable vaticaniste progressiste de TG1, Aldo Maria Valli, sur son blog personnel Duc in altum, a témoigné sa perplexité. Allant ensuite jusqu'à publier un pamphlet courtois mais clair sur les nombreux doute soulevés en lui par le pontificat.

Sur le thème de l'accès aux sacrements pour les couples de divorcés remariés se cache en réalité une série problématique sur la continuité de la doctrine morale catholique. Valli l'a définie comme la logique du «mais aussi». Dans un célèbre post qui a fait fureur sur le web, le vaticaniste se demandait: « Après avoir lu et relu le texte à de multiples reprises, la réponse est: communion oui, mais aussi non. Ou encore: communion non, mais aussi oui. Dans le document, en réalité, les deux conclusions sont légitimes. D'où la logique du cas par cas, à son tour fille de l'éthique de situation. Dois-je me considérer comme un pécheur? Oui, mais aussi, non. Non, mais aussi oui. Cela dépend ».

C'est sur cette problématique que quatre cardinaux, Walter Brandmüller, Raymond Burke, Carlo Caffarra et Joachim Meisner, ont décidé de rendre publics leurs cinq qinterrogations, leurs doutes, posés au Pontife dans le but de faire la clarté sur certains passages d'Amoris Laetitia. Inialement, ces doutes ont été rendus publics sur le site du vaticaniste Sandro Magister et sur le quotidien 'online' La Nouva Bussola Quotidiana.

Ce dernier est un site d'opinion et de nouvelles dirigé par Riccardo Cascioli, un ancien d'Avvenire; un site né papiste et qui tout compte fait, le reste, tout en ne cachant pas ses perplexités et en ne craignant pas de poser des questions, y compris sur la Conférence épiscopale italienne. Récemment, en même temps que le mensuel catholique Il Timone, revue historique sur laquelle écrivent des signatures comme Vittorio Messori, Rino Cammilleri, Costanza Miriano, Francesco Agnoli, La Nuova Bussola, justement, a organisé un congrès à deux pas de Saint-Pierre, convocant des chercheurs laïcs du monde entier pour mettre en évidence une fois de plus la nécessité d'avoir une réponse autorisée aux doutes avancés par les quatre cardinau

L'OPPOSITION LA PLUS DURE
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Dans le secteur de la critique ouverte à l'action et au magistère du Pape François, trouvent leur place le site web Corrispondanza Romana et le mensuel Radici Cristiane, tous deux dirigés par l'historien Roberto de Mattei; le site Chiesa e post Concilio, administré par la chercheuse Maria Guarini; et le portail Riscossa Cristiana, dirigé par Paolo Deotto, et dans lequel apparaît la signature du journaliste Alessandro Gnocchi.

A signaler aussi le site de Maurizio Blondet, ex-journaliste d'Avvenire, capable d'intéressantes analyses à contre-courant sur les principaux thèmes géopolitiques.

Même dans la variété des positions et des points de vue, il s'agit d'un groupe très direct et net envers l'actuel pontificat, qui dans certains cas exprime une contrariété frontale.

Résolument dur, le portail Radio Spada, qui se définit «tranchant mais scrupuleux», administré par plusieurs jeunes intellectuels, certains d'eux avec des opinions plus ou moins sédévacantistes (selon eux, ce n'est pas le Pape légitime qui est assis sur le trône de Pierre), d'autres sur des positions lefebvristes. Sans oublier une myriade de blogs anonymes qui relancent des articles et qui alimentent un mare magnum, où les opinions en liberté franchissent résolument les limites de la décence.

PEU NOMBREUX, ET BRUYANTS?
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Le directeur de la Civiltà Cattolica, le Père Antonio Spadaro, jésuite (il ne représente pas non plus le Magistère le plus authentique du Pape François) a défini à plusieurs reprises cette réalité comme minoritaire et seulement bruyante. Il est difficile de pouvoir effectivement mesurer numériquement ce monde hétéroclite. La nouveauté, c'est qu'avec François, la dissenssion s'est élargie en tache d'huile.

Entre autre, Spadaro, justement, cyberthéologien par définition, sait très bien que l'influence et le rôle du web sur la société constituent l'un de ces thèmes qu'il est très difficile de résoudre avec quelles phrases tranchantes. A une époque de fake news et de post-vérité, où les faits objectifs comptent de moins en moins, et où les opinions se construisent émotivement, pour faire contrepoids, il y a l'influence que les spin doctors de l'information de régime ont désormais de plus en plus de mal à exercer. Justement à cause de l'explosion du web.

Commentaires

Vous publiez ce texte à la date du 22 mai 2017 mais je l'avais déjà lu, identique, publié à la même date (mais sans doute pas à la même heure) sur le site "Benoît et moi 2017" (avec m minuscule). Vous indiquez comme source Ignazio Mangano (La Verità, 17 mai 2017). Il faut bien que quelqu'un ait traduit ce texte de l'italien au français. La responsable du site "Benoît et moi" indique qu'il s'agit de sa traduction personnelle, que vous avez reprise mot pour mot, sans donner le lien. Soyez heureux de trouver, sur un site que vous réprouvez, le travail de traduction tout fait.
Le site "Benoît et moi" peut s'honorer de se trouver cité dans une liste de sites de plusieurs pays tenus par des journalistes catholiques fort bien instruits, contrairement à ce que vous dites dans l'introduction, de la Doctrine et de l'histoire de l'Eglise et capables de réfléchir et d'argumenter à partir de faits réels observés.
Il y a une erreur de I. Mangano dans le texte : le site "Benoît et moi" n'est pas dédié à la défense du rite extraordinaire (dont il ne parle quasiment jamais) mais à la personnalité et à l'oeuvre de Joseph Ratzinger/ Benoît XVI, que l'Eglise ne pourra pas oublier.
Ceci n'empêche pas ce site de s'intéresser à la marche du pontificat actuel, qui ne ravit pas autant de catholiques qu'on veut nous le faire croire et d'exposer des sujets fort variés, et rarement traités ailleurs, tenant à la marche du monde.

Écrit par : F.S. | mardi, 23 mai 2017

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Calimero .. c'est injuste ...

J'ai mis le lien si jamais ..

Et la pensée du Pape François et celle de l'Eglise appartiennent à Dieu. Se créer une notoriété sur la désinformation, qui encense le Moi ..... bref

Pour ma part, tout est gratuit et tout peut être repris, partagé et échangé pour le bien de tous. Je ne travaille pas pour moi

Écrit par : Don Dom | mardi, 23 mai 2017

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Merci de nous donner tous ces liens de sites qui combattent idéologiquement l'esprit de la "Mafia de St Gall".

Écrit par : Steve | mardi, 23 mai 2017

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Cet esprit de la mafia de Saint Gall est extrêmement nocif et doit être combattu. Merci de nous donner les arguments pour ce faire.

Il semble que le Pape et ceux qui sont en parfaite conformité avec sa "pastorale" ne font pas preuve de vertu de patience dans l'adversité. Saint Jean-Paul II et le Pape émérite Benoît XVI ont supporté avec patience leurs ennemis, les attaques du monde et de nombreux consacrés et laïcs à l'intérieur de l'Eglise.

On ne peut que recommander à François 1er et ses amis de prendre le Christ pour modèle :
"Heureux serez-vous, lorsqu'on vous outragera, qu'on vous persécutera et qu'on dira faussement de vous toute sorte de mal, à cause de moi. 12Réjouissez-vous et soyez dans l'allégresse, parce que votre récompense sera grande dans les cieux; car c'est ainsi qu'on a persécuté les prophètes qui ont été avant vous."

Écrit par : Mélanie | mardi, 23 mai 2017

Merci beaucoup au site "Benoit et moi" ou j'ai le plaisir de retrouver enfin un site de ré-information catholique !

Écrit par : Lysanias | mardi, 23 mai 2017

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Vous n'avez plus de regard à force de dévorer internet. Celui qui ne prie pas Dieu prie satan a dit votre très aimé pape franc-ois que votre chère MariaDM a prophétisé en le nommant le faux prophète. Des prophéties de Jezabel.......
Pauvre âme, elle est rongée, un implant, une larve mes amis ecclésiastiques me disent.
En manque de ricard buvez du Sicart, sa remonte le moral et cela tue les petits démons.
Vive le site de Benoît et moi. Je vous embrasse comme je vous aime......................

Écrit par : aurum | lundi, 19 juin 2017

Pas très gentil de piller un autre site.
Bien sûr l'information doit circuler mais il est bon de noter SA source, c'est plus honnête !

Écrit par : emilianne | mardi, 23 mai 2017

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J'ai tout à fait mis la source, sans plus io est vrai, car ne veut pas faire d'avantage de publicité. Merci pour votre diligence, et mettez un peu un sourdine cet esprit de Calimero .... la foi se partage et j'ai encore le droit d'expliquer à ceux qui le souhaitent comment la désinformation sur le Pape François fonctionne, qui la cautionne et la transmet. De toute façon je ne vous convaincrai pas, et j'essaie nullement de le faire d'ailleurs.

Écrit par : Don Dom | mardi, 23 mai 2017

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Bonjour.
Vous avez parfaitement le droit d'expliquer ce que vous voulez.
Cependant.
Quand le pape actuel (s'il a été validement élu) et ceux qui le portent aux nues tordent les textes et la tradition, en contradiction avec les prédécesseurs, c'est aussi le droit (et même le devoir) de ceux qui doutent d'exprimer leurs doutes.

Écrit par : Etienne | mercredi, 24 mai 2017

Transmettre la Foi, c'est ce que tout chrétien doit faire...
Mais systématiquement vouloir défendre le Pape parce qu'il est le Pape ce n'est pas très réaliste surtout lorsqu'il dévie de la Doctrine catholique.
Le soutenez vous pour son apostasie sur Luther, sur la fait qu'il ramène des réfugiés non chrétiens alors que nos frères sont égorgés, qu'il ne s'agenouille pas devant le St Sacrement alors qu'il s'agenouille devant chaque musulmans et musulmanes le Jeudi saint (des femmes parmi les apôtres ?), qu'il traite toujours ceux qui sont catholiques fidèles comme des ennemis et mêmes des fanatiques, lorsqu'il veut ré écrire certaine encyclique des papes précédents etc... ?
Ce pape est un diviseur (Malte). Il oppose les riches et les pauvres, jetant l'anathème toujours sur le riche (il faut des riches pour aider les pauvres non ?).
Quand on ne veut pas voir, on ne veut pas voir. Il est plus facile de critiquer ceux qui mettent leurs frères en garde.
Rendez vous dans quelques temps... si la Ste Vierge à dit que seul le Portugal garderait la Foi ce n'est pas pour rien. Ce n'est pas pour rien que les secrets que cette Bonne Mère a donnés à ses fils leur ont été caché, que d'âmes se seraient converties avec les messages de leur Mère et là... combien seront perdues.
Si le pape fête Luther, que vont devenir les catholiques : des protestants sans la Présence réelle ou bien la présence du Seigneur va être galvaudée dans des cœurs qui vont le recevoir comme du pain béni !
Réfléchissez avant de partir en campagne contre ceux qui découvrent les loups déguisés en brebis !

Écrit par : emilianne | mardi, 23 mai 2017

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cher père, et si c'était le pape actuel (en rupture avec le Tradition de l'Eglise) et donc vous qui vous opposiez au Christ et étiez la Pravda? A méditer ;) (avant qu'il ne soit trop tard pour réparer)

Écrit par : alban | mardi, 23 mai 2017

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Et dire que je croyais que la Suisse continuait sa déchristianisation....église vide et fidèles aux cheveux gris...séminaires qui ferment et maisons religieuses vendues...et bien non car il semblerait que les curés aient bien du temps pour surfer sur la toile au lieu d'indiquer aux âmes le chemin pour aller au Ciel.

St Dominique passait ses nuits dans l'église à intercéder pour les pécheurs, le curé d'Ars à genoux devant le Tabernacle de 04h00 du matin à 07h00 heure de la messe à implorer le Ciel pour ses paroissiens, St Padre Pio se consumant totalement pour le Salut des pécheurs, etc.

Aujourd'hui que tout va pour le mieux avec tous les coeurs et sociétés conquis par le Sacré Coeur de Jésus, une doctrine fidèlement enseignée par les pasteurs, une unité de l'Eglise quasi parfaite, la Russie convertie et la paix dans le monde consécutivement à la consécration demandée par Notre-Dame et la reconnaissance et la promulgation de la communion réparatrice des premiers samedi du mois, marxisme, modernisme et franc maçonnerie vaincue nos très chers prêtres peuvent un peu lever le pied et nous rapporter des textes énormément constructifs:

- le Pape jouait à la baballe quand il était petit, le Pape a fait un clin d'oeil à Arnaud Bédat...en attendant le Pape aime la mayonnaise et autres ''news'' à la voici ecclésiastique...

- à côté une attaque contre tous les sites qui ne pensent pas comme monsieur le curé (ce n'est pas une question de calimero que de trouver très limite de se servir du travail de traduction d'une dame pour attaquer cette dernière)

- une lâcheté à s'attaquer aux vrais hérétiques (Kasper, Spadaro, le nouveau supérieur jésuite, etc. et au défenseur de pédophile Daneels......peut-être trop proche du Pape??????

- aucune dénonciation des avorteurs en série qui défilent au Vatican ces temps....invités par le Saint-Esprit ou.....?

- technique d'inversion accusatoire( c'est vous le calimero au départ et la Pravda non officielle c'est vous!) diabolisation pour essayer de donner du crédit à votre absence d'argument( nébuleuse, intégriste,etc.)

Sur ce je me permets de conseiller de lâcher un peu le net et de revenir à l'essentiel qui est de sauver les âmes que le Seigneur met sur votre route et sur lesquelles vous aurez des comptes à rendre devant le Tribunal du Bon Dieu.....Moment où les baballes, les clins d'oeil et autres ne pèseront pas grand chose dans la balance.

Écrit par : Catholique et suisse toujours | jeudi, 25 mai 2017

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Ces trois derniers commentaires reprennent en choeur les idées qui jaillissent de cette blogosphère d'opposition, un peu comme des gouttes d'huile chaude qui sortent de la friteuse bouillonnante.

Le Pape Benoît XVI a su rappeler que Luther était un homme qui cherchait Dieu.

Autrement, je ne vois pas en quoi notre Pape renie l'enseignement de l'Eglise. Il use de paroles simples, proche de tous, que les pauvres comprennent.

Je suis tout à fait conscient qu'une autre manière de tordre les propos du Pape consiste à l'appeler François, un François à une sauce non catholique.

Avec cela, le pontificat est plus difficile à déchiffrer que celui de Benoît XVI. Peut-être car il est omniprésent, les médias en parle partout, et beaucoup.

Le milieu naturel pour bien comprendre le Pape est tout simplement la foi catholique. Il ne dit absolument rien qui irait dans un autre sens.

Sa manière de parler tire sa source du Concile Vatican II: plus de condamnations, mais une annonce attractive et positive. Aussi, lisez le Pape à la source. Son génie consiste à être profondément humain, et il donne une image extrêmement positive de l'Eglise. Nous en avions grand besoin. Dieu a su bien le choisir. La Miséricorde est déclinée magnifiquement, avec ce sens aigu de la fréquentation du confessionnal. Ce lieu saint était rempli de toiles d'araignées et il redevient un lieu de lumière et de grâce.
Bien à vous.

Écrit par : Don Dom | vendredi, 26 mai 2017

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Bonjour,
Curieuse votre façon de lire les commentaires qui vous déplaisent.
Vous parlez de blogosphère d'opposition comme des ennemis, vous ne prenez pas la peine de lire et surtout d'éclairer votre lanterne par les arguments énoncés, tout simplement parce que ces gens ne pensent pas comme vous.
Vous citez le Pape Benoit, sans donner les références, mais en écrivant que lui aussi a parlé de Luther comme d'un homme qui cherchait Dieu. Cela ne veut pas dire qu'il encense cet hérétique !
Luther était catholique et il a trahi, il a quitté la catholicité avec fracas et sa fin sataniste ne veut absolument pas dire qu'il est revenu dans l'Eglise. Il a tout fait pour détruire la Présence réelle, la papauté entrainant de nombreuses âmes dans son délire pour finir dans la folie ! Vous pensez qu'il cherchait Dieu ?
Et je ne commenterait pas plus vos propos, je vous dirai simplement que vous êtes de mauvaise foi et pour un prêtre, c'est un peu dur de le constater.

Il ressort que vous avez à cœur de soutenir le pape, on comprend très bien que vous n'accepterez aucun argument qui contreviennent à votre pensée spirituellement correcte. C'est votre affaire !
Mais où votre responsabilité est engagée vis à vis du Seigneur et des âmes c'est de soutenir, même un pape, s'il est dans l'erreur, erreur prouvée en certain domaine de la doctrine. Peut-être que vous même avez des lacunes comme lui ?
Vatican II est un concile de trop qui a divisé le peuple de Dieu CAR PERSONNE NE RESPECTE AUCUNE REGLES LITURGIQUES ni même le droit canon qui concerne ne serait ce que le droit des laïcs.

Exemple : la Messe Traditionnelle a été combattue par de nombreux évêques alors que le Pape Benoit XVI a bien précisé qu'elle n'avait jamais été interdite. Alors pourquoi la nouvelle messe d'inspiration protestante a t -elle été imposée avec toutes ses dérives et abus de pouvoir des prêtres et évêques. (C'est ni plus ni moins un forme de dictature spirituelle alors que Notre Père nous aime sans nous contraindre).
Quant à parler du génie profondément humain du concile vat.II pardonnez moi de n'y voir que les fumées de satan qui se sont introduites dans l'Eglise à la faveur de ce concile œcuménique.
Mélanger la vérité et l'erreur n'est pas ce que demande le Christ et beaucoup de pasteurs auront des comptes à rendre parce que l'unité du peuple de Dieu doit se réaliser DANS LA VERITE.

Écrit par : Yram | lundi, 29 mai 2017

Il donne une image positive de l'Eglise uniquement car la justice Divine est dissociée de la Miséricorde Divine. Plus d'Enfer, plus de Purgatoire, plus de pénitence, plus de repentir, plus de péché mortel et surtout plus de sacrilège commis envers les Sacrements, comme Amoris Laetitia
Tout ce que l'homme moderne ne veut plus entendre.

L'abbé Rimaz se croit dans le camp des orthodoxes avec le Pape François, le Cardinal Kasper, le Père Sapdaro, le spécialiste du baiser, Luther, Martini, Daneels et toute la mafia de St Gall, l'athé et franc maçon Scalfari, l'incroyable mais vrai nouveau supérieur des Jésuites, Georges Soros et toute la clique mondialiste, tous les leaders communistes, les lgbt, tous les plus grands avorteurs du monde et tout ce qui se fait d'anti-clérical à travers le monde...et sans une seule conversion s'il vous plait....

Ouhou Monsieur l'abbé regardez qui est à côté de vous.....sauvez-vous de là.....quand l'heure de la Justice aura sonné il sera trop tard

Écrit par : steve | lundi, 29 mai 2017

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Quand au confessionnaux qui se remplissent....vous n'allez pas essayer de nous faire croire cela....il n'y a rien du tout....

Si les toiles araignées s'enlèvent dans votre paroisse (et je demande confirmation de vos paroissiens) c'est uniquement dû à l'action extraordinaire du Saint Esprit à travers vous.....mais pour le reste à d'autre s'il vous plaît

Écrit par : steve | lundi, 29 mai 2017

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Tous les Saints ont condamnés mais aujourd'hui c'est dépassé....regardez le résultat....

Et si condamné c'est si mal....pourquoi vous vous condamné ces sites? Pourquoi vous condamné si souvent le site Benoît et moi?
Peut-être que la rédactrice de ce site est un peu moins chercheuse de Dieu que Luther (Argh) mais quand même....non?

Écrit par : steve | lundi, 29 mai 2017

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he bien quand je lis tous ces commentaires outranciers j ai envie de vous remercier pere et effectivement il y a urgence a informer en communion avec le pape francois...

courage pere une tres grande part de ma generation de 30-40 ans loue ce vent d ouverture qui sans renier les fondements de la foi cree des ponts.

des ponts comme ceux crees par le christ qui a pris le risque d aller rencontrer la femme adultere, le paien, l enfant...

Écrit par : remix | lundi, 29 mai 2017

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Merci pou vos encouragements !!!

Pour notre steve mais je crains que cela soit inutile de vous redire les mêmes choses, le Pape est parfaitement catholique et parle de la foi simplement, avec des images ... bref toutes vos idées avancées dans votre commentaire confirment ce que j'avance. Quand à Benoît et Moi, je ne critique nulllement l'auteur du site, qui est caché derrière son anonymat. C'est le style et le ton qui posent problèmes, comme le fond. Pourquoi prendre en grippe le Pape actuel ? Bref, me répéter ne sert à rien. Mon blog existe depuis 9 ans, avec la même ligne et la même loyauté envers l'Eglise, le Pape, la foi catholique, et un regard constructif sur la communication aujourd'hui, cette interaction entre l'Eglise et le monde de la communication qui change à toute vitesse.

Écrit par : Don Dom | lundi, 29 mai 2017

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Cher remix quels sont les ponts nouveaux ? Donnez-moi des exemples

Écrit par : Steve | lundi, 29 mai 2017

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Et mes idées avancées confirment quoi Monsieur l'abbé ?

Écrit par : Steve | lundi, 29 mai 2017

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"Un pont est une construction qui permet de franchir une dépression ou un obstacle en passant par-dessus cette séparation"

1. Moi : je suis un pécheur parfois à la frontière de l'église parfois au coeur et entendre le message quel'église est venue pour moi et non pour les purs ça me permet d'aller de l'avant

2. une amie, divorcée remariée elle se sentait mal à l'aise dans l'église et pourtant c'était bien son homme qui la trompait même la veille de son mariage... Le synode sur la famille lui a permis de sentir la volonté de l'église de faire en sorte qu'elle reste en communion, elle a aussi mieux compris que l'annulation de mariage pouvait être une porte pour elle alors que par respect pour son fils et aussi par manque de moyen elle ne souhaitait pas entrer dans cette démarche

3. Mon frère en couple depuis des années il ne se sentait pas près, pas mur pour se marier et pourtant il aimait son amie. Mais il ne souhaitait pas prendre le risque d'un divorce par esprit de prudence. il se sentait rejeté par l'église qui condamnait sa vie commune - une église en décalage avec sa réalité de presque trentenaire- alors que son histoire s'est toujours écrite en vue du mariage - il a été touché par le synode et s'est engagé dans une équipe tandem dernièrement il nous a annoncé son intention de se marier à l'église et c'est son amie pourtant la moins catho des 2 qui est la plus à fond sur la préparation spirituelle du mariage

Je pourrais aussi vous parler d'un ami homosexuel qui a longtemps été très catho mais qui face à au fardeau qui lui est demandé de porter a déserté la messe depuis maintenant plusieurs années... Ce dernier exemple n'est pas un exemple de pont bien sûr ... et pourtant certaines paroles bienveillantes et inédites du pape "qui suis je pour juger un homosexuel qui cherche Dieu" lui aurait permis de se sentir un peu dans l'église ...

Face à chacun de ces exemples il n'y a pas de révolution apportée par le pape seulement une pastorale qui sait aussi se faire proche du peuple et des situations vécues - mais le pape n'est il pas le premier pasteur de l'église celui que même le non croyant écoute un peu. Il est heureux que chacun joue son rôle pleinement dans l'église "chacun de nous est un membre de ce corps"

Écrit par : remix | mardi, 30 mai 2017

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Merci Remix. Le pont ! Exactement cela ! Le souverain pontife ! Je me réjouis de ces témoignages ! Merci

Fidélité à l'Eglise, toujours, une famille ouverte pour toute personne ...

Écrit par : Don Dom | mardi, 30 mai 2017

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Donc Monsieur l'abbé la Sainte Eglise s'est trompée pendant deux mille ans?

Écrit par : Steve | mardi, 30 mai 2017

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Désolé cher remix pour faire partie du Corps du Christ il faut être baptisé et être en état de Grâce. Le péché mortel nous coupe de la Grâce. Commettre des actes homosexuels et avoir des rapports sexuels hors mariage sont des péchés mortels.
L'Eglise n'invente rien Elle transmet et interprète les commandements qui viennent de Dieu et n'a aucun pouvoir pour les changer.

Que l'abbé Rimaz applaudisse votre commentaire sans rien corriger est regrettable mais extrêmement révélateur sur son niveau d'orthodoxie.

Écrit par : Steve | mardi, 30 mai 2017

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Mais mon cher Steeve lorsque le christ dit à la femme adultère "va et ne pèche plus " croyez vous qu'il la rejette ?

Oui le péché mortel est réputé couper totalement celui qui le commet de la grâce divine, plaçant ainsi l'âme en état de mort spirituelle (c'est-à-dire séparée de Dieu) jusqu'à son absolution accordée par le ministère de l'Église généralement représentée par le prêtre agissant "in Persona Christi".

L'enjeux n'est il donc pas justement de permettre se rapprochement vers le prêtre et de créer ce pont. Il y a une différence entre une personne en chemin et une personne résolument séparée c'est la gradualité.
"Je ne suis pas venu appeler à la repentance des justes, mais des pécheurs."

PS : Et je vous en prie, ne vous enflammez pas trop sur le "2000 d'histoire" sans déprécier l'église elle évolue ainsi le concept de péché mortel date du moyen age, la reconnaissance d'une planete ronde aussi

Écrit par : remix | mardi, 30 mai 2017

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Par ailleurs steeve je ne vois pas ce qu'il y avait à corriger dans mes propos vous m'instruiseriez à me l'indiquer clairement : suis je à un quelconque moment revenu sur le péché mortel ? non j'ai seulement évoqué la nécessaire introduction de l'intelligence, lorsqu'on va aux frontières, par la casuistique.

Vous qui aimez l'histoire c'est d'ailleurs notamment depuis le 5e siècle et St Augustin que l'église catholique exploite ce concept - soit avant l'introduction du péché mortel.

(méfions nous du dialogue de sourd j'en prends ma part ;) )

Écrit par : remix | mardi, 30 mai 2017

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Remix vous êtes clair et limpide. Exactement comme l'attitude pastorale du Pape, et celle voulue par le Concile Vatican II. L'Eglise enseigne la même foi, annonce le même Jésus avec l'attitude que vous décrivez et cela donne aussi des fruits, les témoignages que vous partagez ...

Écrit par : Don Dom | mardi, 30 mai 2017

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Mon cher remix il faudrait déjà sortir de la légende de l’Église qui rejette. Jésus ne rejette pas la femme adultère et l’Église n'a jamais rejeté les pécheurs....à moins que le Saint Esprit ait abandonné la Sainte Église.

C'est avec sa liberté propre que l'on se perd on que l'on gagne le Ciel.

L'absolution ne devient effective que si le pécheur se repent et a le ferme propos de ne plus recommencer.

Dans les cas que vous citez il n'y a pas ces deux dispositions. Maintenant si ces personnes vont trouver un homme d’Église et lui disent je ne suis pas en ordre avec Dieu, je ne peux recevoir des sacrements, mais aidez-moi ou priez avec moi ou je voudrais parler avec vous il ne se fera jamais jeter.....ni maintenant ni à aucune époque de l'histoire de l’Église....quoique toutes les époques ont leurs loups déguisés en agneau...Notre Seigneur nous a avertit dans l’Évangile.

Mais en aucun cas on peut recevoir de façon graduel les Sacrements car c'est un sacrilège.

Il est important aussi de rappeler qu'un seul péché mortel suffit pour se damner (je vous renvoie au catéchisme pour les 3 conditions pour qu'un péché soit mortel).

La révélation se termine à la mort du dernier apôtre et il n'y a eu aucune nouveauté depuis, donc pas de péché mortel au moyen age, mais un approfondissement pour expliquer les Mystères....on peut toujours mieux préciser mais on ne peut revenir en arrière.

La Sainte Église est Mère et Maîtresse de vérité en religion, en philosophie, en moral......par contre ni en astronomie (la terre plate est à mon avis une grosse bêtise dans le genre de Voltaire ou autre mais même si c'est vrai ça ne relève pas des compétences du Magistère), biologie ou autres....

C'est pour ça faites grandement attention aux bêtises véhiculées par les ennemis de l’Église et repris par les modernistes:

''Les modernistes sont les pires ennemis de l’Église'' disait le Pape St Pie X. ''Ils n'enseignent pas toujours l'erreur mais le chemin qui conduit à l'erreur....en utilisant l’ambiguïté au lieu du langage clair de l’Église.''


Sur ce bien à vous cher remix

Écrit par : steve | mardi, 30 mai 2017

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Désolé Monsieur l'abbé Rimaz on n'a pas la même définition de limpide....le catéchisme, le Magistère sont beaucoup plus limpides. Ou le droit canonique qui a été rédigé pour la pastorale de Vatican II par exemple au numéro 915:

''ceux qui persistent avec obstination dans un péché grave et manifeste, ne seront pas admis à la sainte communion''

Voyez pas de ''pont''

Écrit par : steve | mardi, 30 mai 2017

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Quand aux bons fruits de de la pastorale de Vatican II c'est comme vos confessionnaux remplis.....inexistants!!!

Désolé d'être dans le réel et non dans l'idéalisme

Écrit par : steve | mardi, 30 mai 2017

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Cher steeve

1. Les "légendes" sont tenaces et peuvent être des obstacles à une rencontre sincères. Si vous estimez que l'image n'est pas si importante alors abandonnons l'encens et la myrea aussi.

2. Le processus pour se repentir passe d’abord par une rencontre qu’il faut susciter ou il faut donner envie. Dans les cas que je cite justement il y a d’abord l’envie d’aller vers l’église puis le questionnement sur ce qui est bon et enfin l’engagement. Vous déformez mes propos.

3.Je n’ai jamais parlé de gradualité du sacrement mais de distinguer et de verbaliser ce qui est bon et ce qui est parfait.

4.Je ne comprends pas votre concept brutal de « damnation » : une porte est toujours ouverte.

5.En parlant de précision on peut aussi préciser la pastorale mais je m’interroge sur vos notions d’histoire si vous estimez que même en matière de morale l’église est si rectiligne approfondissez la question de l’esclavagisme par exemple – il faut avoir un regard adulte et lucide sur notre mère l’église ce qui n’empêche pas de l’aimer de la respecter et de chercher à lui obéir.

6.Je ne comprends pas le sens de votre phrase sur les modernistes sortie de son contexte –Le christ n’était il pas lui-même un moderniste sur de nombreux aspects.

Écrit par : remi | mercredi, 31 mai 2017

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Oui vous êtes dans le réel d'une lecture à la lettre des lois.

Mais le réel c'est aussi savoir rejoindre les réalités vécues et d'adapter son message à son auditoire pour l'accompagner. Je ne vois pas l'idéalisme ici bien au contraire.

Et l'église a besoin des deux. Peut être faut il chercher à s'écouter et à comprendre ce que l'autre peut apporter à l'église.

Écrit par : remix | mercredi, 31 mai 2017

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Bonsoir remix. Dans un premier temps plutôt que de répondre à vos questions je vous mets à la suite le très célèbre sermon de St Léonard de Port Maurice sur le nombre des élus. Ce sermon a reçu l'approbation de la Sainte Église.

Dans le même registre le Père Guy Pagès a écrit un livre qui s'intitule ''Judas est en Enfer'' et qui compile tous les textes des Pères de l'Eglise, Docteurs, Papes et Saints qui rejoignent à 100 pour cent le sermon de St Léonard.

J'ai prié pour vous et nous prierons aussi pour vos frères avec ma femme et mes enfants pour qu'ils puissent faire la Rencontre....celle avec Notre Seigneur Jésus Christ...qu'Il vienne toucher leurs coeurs.

Écrit par : steve | mercredi, 31 mai 2017

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LE SERMON DE SAINT LÉONARD DE PORT-MAURICE SUR LE NOMBRE DES ÉLUS
Ce qui remplit d’effroi les plus grands saints.

I. Grâce à Dieu, le nombre des disciples du Rédempteur n’est pas si petit que la malignité des scribes et des pharisiens doive en triompher. Quoiqu’ils s’efforçassent de calomnier l’innocence et de tromper la foule par leurs sophismes perfides, en discréditant la doctrine et le caractère de Notre-Seigneur, trouvant des taches jusque dans le soleil, beaucoup reconnurent en Lui le vrai Messie, et, sans craindre ni les châtiments ni les menaces, embrassèrent ouvertement Son parti. Malgré les impostures de Ses ennemis : "De turba autem multi crediderunt in Eum". Tous ceux qui suivirent le Christ L’ont-ils suivi jusque dans la gloire ? Oh ! c’est ici que, révérant ce profond mystère, j’adore en silence les abîmes des décrets divins, plutôt que de décider avec témérité un si grand point ! C’est un grave sujet que celui que je dois traiter aujourd’hui ; il a fait trembler les colonnes mêmes de l’Église, rempli de terreur les plus grands saints et peuplé d’anachorètes les déserts. Cette instruction, dans laquelle il s’agit de décider si le nombre des chrétiens qui se sauvent est plus grand ou moins grand que le nombre des chrétiens qui se perdent, vous inspirera, je l’espère, une crainte salutaire des jugements de Dieu. 1 Sermon pour le mardi après le quatrième dimanche de Carême « Du nombre des élus », extrait du livre Sermons du bienheureux Léonard de Port Maurice (traduit de l’italien par Ch. Sainte Foy), pp. 134 à 161. Celui qui se damne, se damne par sa propre malice.

II. Mes frères, je voudrais, à cause de l’amour que je vous porte, pouvoir vous rassurer par les pronostics d’un bonheur éternel, en disant à chacun de vous : le paradis vous est assuré ; le plus grand nombre des chrétiens se sauvent, vous vous sauverez donc aussi. Mais comment puis-je vous donner cette douce assurance, si, ennemis de vous-mêmes, vous vous révoltez contre les décrets de Dieu ? J’aperçois en Dieu un sincère désir de vous sauver, mais je vois en vous une inclination décidée à vous perdre. Que ferai-je donc aujourd’hui si je parle clairement ? Je vous déplairai. Si je ne parle pas, je déplais à Dieu. Je partagerai donc ce sujet en deux points : dans le premier, pour vous épouvanter, je laisserai les théologiens et les Pères de Église décider la question, et prononcer que la plus grande partie des chrétiens adultes se damnent ; et, adorant en silence ce terrible mystère, je tiendrai caché mon propre sentiment. Dans le second point, j’essaierai de venger contre les impies la bonté de Dieu, en vous prouvant que ceux qui se damnent se damnent par leur propre malice, parce qu’ils ont voulu se damner. Voici donc deux vérités très importantes. Si la première vous effraie, ne vous en prenez pas à moi, comme si je voulais resserrer pour vous le chemin du ciel. Car je veux être neutre dans cette question : prenez-vous en plutôt aux théologiens et aux Pères de Église, qui, à force de raisons, vous imprimeront cette vérité dans le coeur. Si vous êtes détrompés par la seconde, rendez-en grâce à Dieu, qui ne veut qu’une chose, c’est que vous Lui donniez entièrement vos coeurs. Enfin si vous me forcez à dire clairement ce que je pense, je le ferai pour votre consolation.

Ce n’est pas une curiosité, mais une précaution.

Ce n’est pas une vaine curiosité, mais une précaution salutaire, de faire retentir du haut de la chaire certaines vérités qui servent merveilleusement à réprimer l’insolence des libertins, lesquels, parlant toujours de la miséricorde de Dieu et de la facilité de se convertir, vivent plongés dans toute sorte de péchés et dorment en assurance dans le chemin de la perdition. Pour les détromper et les réveiller de leur torpeur, examinons aujourd’hui cette grande question : le nombre des chrétiens qui se sauvent est-il plus grand que celui des chrétiens qui se perdent ? Âmes pieuses, retirez-vous, ce sermon n’est pas pour vous : il a uniquement pour but de réprimer l’orgueil de ces libertins qui, chassant de leur coeur la sainte crainte de Dieu, se liguent avec le démon, lequel, au sentiment d’Eusèbe, perd les âmes en les rassurant “ immittit securitatem ut immittat perditionem ”. Pour résoudre ce doute, mettez d’un côté tous les Pères de Église, tant grecs que latins, de l’autre les théologiens les plus savants, les historiens les plus érudits et placez au milieu la Bible exposée au regard de tous. Écoutez donc, non ce que je vais vous dire, car je vous ai déclaré que je ne voulais pas prendre moi-même la parole ni décider la question, mais ce que vous diront ces grands esprits, qui servent comme de phares dans Église de Dieu, pour éclairer les autres afin qu’ils ne manquent pas le chemin du ciel. De cette manière, guidés par la triple lumière de la foi, de l’autorité et de la raison, nous pourrons résoudre sûrement cette grave question. Remarquez bien qu’il ne s’agit pas ici du genre humain tout entier, ni de tous les catholiques sans distinction, mais seulement des catholiques adultes, qui, ayant le libre arbitre, peuvent coopérer à la grande affaire de leur salut. Consultons d’abord les théologiens dont on reconnaît qu’ils examinent les choses de plus près et n’exagèrent pas dans leur enseignement ; écoutons deux savants cardinaux, Cajetan et Bellarmin : ils enseignent que la plus grande partie des chrétiens adultes se damnent et, si j’avais le temps de vous exposer les raisons sur lesquelles ils s’appuient, vous en seriez convaincus vous-même. Je me contenterai de citer ici Suarez qui, après avoir consulté tous les théologiens, après avoir étudié attentivement la question, a écrit ces mots : « Le sentiment le plus commun tient que parmi les chrétiens il y a plus de réprouvés que de prédestinés ». Que si, à l’autorité des théologiens, vous voulez joindre celle des Pères grecs et latins, vous trouverez que presque tous disent la même chose. C’est le sentiment de saint Théodore, de saint Basile, de saint Ephrem, de saint Jean Chrysostome. Bien plus, au rapport de Baronius, c’était une opinion commune parmi les Père Grecs que cette vérité avait été expressément révélée à saint Siméon Stylite et que c’était pour assurer l’affaire de son salut qu’il s’était décidé, par suite de cette révélation, à vivre debout pendant quarante ans sur une colonne, exposé à toutes les injures du temps, modèle pour tous de pénitence et de Consultez maintenant les pères latins, et vous entendrez saint Grégoire vous dire en termes clairs : « Beaucoup parviennent à la foi, mais peu au royaume céleste ». « Il en est peu qui se sauvent », dit saint Anselme, et saint Augustin dit plus clairement encore : « Il en est donc peu qui se sauvent en comparaison de ceux qui se perdent ». Le plus terrible cependant est saint Jérôme qui, sur la fin de sa vie, en présence de ses disciples, prononça cette épouvantable sentence : « Sur cent mille, dont la vie a toujours été mauvaise, vous en trouverez un à peine qui mérite l’indulgence ».

Témoignages de l’Écriture.

III. Mais pourquoi chercher les opinions des Pères et des théologiens, lorsque la Sainte Écriture tranche si clairement la question ? Parcourez l’Ancien et le Nouveau Testament, et vous y trouverez une multitude de figures, de symboles et de paroles qui font ressortir clairement cette vérité : il en est très peu qui se sauvent. Au temps de Noé, tout le genre humain fut submergé par le déluge, et huit personnes seulement furent sauvées dans l’arche. « Or, cette arche, dit saint Pierre, était la figure de Église », « et ces huit personnes qui se sauvent, reprend saint Augustin, signifient qu’il y a très peu de chrétiens de sauvés, parce qu’il en est très peu qui renoncent sincèrement au siècle, et que ceux qui n’y renoncent que de parole n’appartiennent point au mystère représenté par cette arche ». La Bible nous dit encore que deux Hébreux seulement sur deux millions entrèrent dans la terre promise après la sortie d’Egypte ; que quatre personnes seulement échappèrent à l’incendie de Sodome et des autres villes infâmes qui périrent avec elle. Tout cela signifie que le nombre des réprouvés, qui doivent être jetés au feu comme de la paille, l’emporte de beaucoup sur celui des élus que le Père céleste doit ramasser un jour comme un froment précieux dans ses greniers. Je n’en finirais point, s’il me fallait exposer ici toutes les figures par lesquelles les Livres saints confirment cette vérité : contentons-nous d’écouter l’oracle vivant de la sagesse incarnée. Que répondit Notre- Seigneur à ce curieux de l’Évangile qui Lui demandait : « Seigneur, y en aura-t-il peu à se sauver ? » Garda-t-Il le silence ? répondit-Il, en hésitant ? dissimula-t-Il sa pensée, dans la crainte d’effrayer la foule ? Non : interrogé par un seul, Il s’adresse à tous ceux qui étaient présents. Vous me demandez, leur dit-Il, s’il en est peu qui se sauvent. Voici ma réponse : « Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite, car beaucoup, je vous le dis, chercheront à entrer et ne le pourront ». Qui parle ici ! C’est le fils de Dieu, la vérité éternelle, qui dit plus clairement encore dans une autre occasion : « Beaucoup sont appelés, mais peu sont élus ». Il ne dit pas : tous sont appelés, et entre tous les hommes peu sont élus. Mais il dit : Beaucoup sont appelés, c’est-à-dire, comme l’explique saint Grégoire, qu’entre tous les hommes, beaucoup sont appelés à la vraie foi, mais parmi eux il en est peu qui se sauvent. Ces paroles, mes frères, sont de Notre-Seigneur Jésus- Christ ; sont-elles claires ? Elles sont vraies. Dites-moi maintenant s’il est possible d’avoir la foi dans le coeur, et de ne pas trembler.

Examen des divers états.

IV. Ah ! je m’aperçois qu’en parlant ainsi de tous en général, je manque mon but : appliquons donc cette vérité aux divers états, et vous comprendrez qu’il faut ou renoncer à la raison, à l’expérience, au sens commun des fidèles, ou confesser que le plus grand nombre des catholiques se perd. Y a-t-il au monde un état plus favorable à l’innocence, où le salut semble plus facile, et dont on ait une plus haute idée que celui des prêtres, qui sont les lieutenants de Dieu ? Qui ne croirait, au premier abord, que la plupart d’entre eux sont non seulement bons, mais encore parfaits ; et cependant je suis saisi d’horreur, lorsque j’entends un saint Jérôme avancer que, quoique le monde soit plein de prêtres, il en est à peine un sur cent qui vive d’une manière conforme à son état ; lorsque j’entends un serviteur de Dieu attester qu’il a appris par révélation que le nombre de prêtres qui tombent journellement en enfer est si grand, qu’il ne lui semblait pas possible qu’il en restât autant sur la terre : lorsque j’entends saint Chrysostome s’écrier les larmes aux yeux : « Je ne crois pas qu’il y ait beaucoup de prêtres qui se sauvent, mais je crois au contraire, que le nombre de ceux qui se perdent est bien plus grand ». Regardez plus haut encore ; voyez les prélats de la Sainte Église, les curés ayant charge d’âmes : le nombre de ceux qui se sauvent parmi eux est-il plus grand que le nombre de ceux qui se perdent ? Écoutez Cantimpré ; il vous racontera un fait, ce sera à vous d’en tirer les conséquences. Un synode se tenait à Paris : un grand nombre de prélats et de curés à charge d’âmes s’y trouvèrent ; le roi et les princes vinrent encore ajouter par leur présence à l’éclat de cette assemblée. Un célèbre prédicateur fut invité à prêcher ; et pendant qu’il préparait son sermon, un horrible démon lui apparut, et lui dit : « Laisse de côté tous tes livres ; si tu veux faire un sermon utile à ces princes et à ces prélats, contente-toi de leur dire de notre part : « Nous, princes des ténèbres, nous vous rendons grâce, à vous princes, prélats et pasteurs des âmes, de ce que, par votre négligence, le plus grand nombre des fidèles se perd ; aussi nous nous réservons de vous récompenser de cette faveur, quand vous serez avec nous en enfer ». Malheur à vous qui commandez aux autres : s’il en est tant qui se damnent par votre faute, que sera-ce de vous ? Si parmi ceux qui sont les premiers dans Église de Dieu il en est peu qui se sauvent, que deviendrez-vous ? Prenez tous les états, tous les sexes, toutes les conditions, maris, femmes, veuves, jeunes filles, jeunes gens, soldats, marchands, artisans, riches, pauvres, nobles, plébéiens ; que dirons-nous de tous ces gens qui vivent si mal d’ailleurs ? Saint Vincent Ferrier vous montrera par un fait ce que vous devez en penser. Il rapporte qu’un archidiacre de Lyon, ayant renoncé à sa dignité et s’étant retiré dans un désert pour y faire pénitence, mourut le même jour et à la même heure que saint Bernard. Apparaissant à son évêque après sa mort, il lui dit : « Sachez, Monseigneur, qu’à l’heure même ou j’ai expiré trente-trois mille personnes sont mortes. Sur ce nombre, Bernard et moi nous sommes montés au ciel sans délai, trois sont entrés au Purgatoire, et tous les autres sont tombés en enfer ». Nos chroniques racontent un fait plus épouvantable encore. Un de nos religieux, célèbre par sa doctrine et sa sainteté, prêchant en Allemagne, représenta avec tant de force la laideur du péché impur qu’une femme tomba morte de douleur à la vue de tout le monde. Puis, revenant à la vie, elle dit : « Lorsque j’ai été présentée au Tribunal de Dieu, soixante mille personnes y arrivaient en même temps de toutes les parties du monde ; sur ce nombre, trois ont été sauvées en passant par le purgatoire, et tout le reste a été damné ». O abîme des jugements de Dieu ! de trente-trois mille, cinq seulement se sauvent ! de soixante mille il n’y en a que trois qui vont au ciel ! Pécheurs qui m’écoutez, de quel nombre serez-vous ?... Que dites-vous ?... Que pensez-vous ?...

Les deux chemins.

V. Je vois que presque tous vous baissez la tête, saisis d’étonnement et d’horreur. Mais déposez votre stupeur, et au lieu de nous flatter, tâchons de retirer de notre crainte quelque avantage. N’est-il pas vrai qu’il y a deux voies qui conduisent au ciel, l’innocence et le repentir ? Or, si je vous démontre qu’il en est très peu qui prennent l’une de ces deux routes, vous conclurez en hommes raisonnables qu’il en est très peu qui se sauvent. Et pour en venir aux preuves, quel âge, quel emploi, quelle condition trouverez-vous où le nombre des méchants ne soit pas cent fois plus considérable que celui des bons, et de qui l’on puisse dire : « Les Bons y sont rares et les méchants très nombreux » ? On peut dire de notre temps ce que saint Salvien1 disait du sien : il est plus facile de trouver une multitude innombrable de pécheurs plongés dans toute sorte d’iniquités que quelques innocents. Combien y en a-t-il, parmi les serviteurs, qui soient entièrement .probes et fidèles dans leur office ? Combien, parmi les marchands, qui soient justes et équitables dans leur commerce ? Combien, parmi les artisans, qui soient exacts et véridiques ? Combien, parmi les négociants, qui soient désintéressés et sincères ? Combien, parmi les gens de loi, qui ne trahissent pas l’équité ? Combien de soldats qui ne foulent pas aux pieds l’innocence ? Combien de maîtres qui ne retiennent pas injustement le salaire de ceux qui les servent ou qui ne cherchent pas à dominer leurs inférieurs ? Partout les bons sont rares et les méchants nombreux. Qui ne sait qu’aujourd’hui il y a tant de libertinage parmi les jeunes gens, tant de malice parmi les hommes mûrs, tant de liberté parmi les jeunes filles, de vanité chez les femmes, de licence dans la noblesse, de corruption dans la bourgeoisie, de dissolution dans le peuple, tant d’impudence chez les pauvres, que l’on peut dire ce que David disait de son temps : « Tous ensemble se sont égarés... Il n’en est pas qui fasse le bien, pas même un seul » (Ps. XIII et LII). Nous sommes arrivés, hélas ! à ce déluge universel de vices prédit par Osée : Maledictum et mendacium et furtum et adulterium inundaverunt. Parcourez les rues et les places, les palais et les maisons, les villes et les campagnes, les tribunaux et les cours, les temples de Dieu même : où trouverez-vous la vertu ? « Hélas ! dit saint Salvien, à l’exception d’un très petit nombre qui fuient le mal, qu’est-ce que l’assemblée des chrétiens, sinon une sentine de tous les vices ? »On ne trouve partout qu’intérêt, ambition, gourmandise et luxe. La plus grande partie des hommes n’est-elle pas souillée par le vice impur, et saint Jean n’a-t-il pas raison de dire que le monde, si l’on peut appeler ainsi quelque chose d’aussi immonde, est tout entier posé dans le mal ? Ce n’est pas moi qui vous le dis, c’est la raison qui vous force à croire que parmi tant de gens qui vivent si mal, il en est très peu qui se sauvent. 1 Saint Salvien (390, mort vers 484), fête le 22 juillet. Né sur les bords du Rhin, marié, puis prêtre, moine à Lérins et à Marseille ; apologiste et moraliste. Il a laissé des Lettres et deux ouvrages : De gubernatione Dei (Du gouvernement de Dieu) et Adversus avaritiam (Contre l’avarice) où il fait un tableau satirique des moeurs de la société romaine au Ve siècle, auxquelles il oppose la pureté de moeurs chez les barbares. Et il voit dans les invasions barbares, conformes à un plan de la Providence, le salut du peuple romain.

Les Confessions.

VI. Mais la pénitence, dites-vous, ne peut-elle pas réparer avec avantage la perte de l’innocence ? C’est vrai, j’en conviens : mais je sais aussi que la pénitence est si difficile dans la pratique, qu’on en a tellement perdu l’usage, ou qu’on en abuse tellement parmi les pécheurs que cela seul suffit pour vous convaincre qu’il en est peu qui se sauvent par cette voie. Oh ! que ce chemin est escarpé, étroit, semé d’épines, horrible à voir, dur à monter ! On y voit partout des traces sanglantes, et des choses qui rappellent de tristes souvenirs. Combien défaillent rien qu’à le voir ! Combien se retirent dès le commencement ! Combien tombent de fatigue au milieu, combien s’abandonnent misérablement à la fin ! et qu’il en est peu qui y persévèrent jusqu’à la mort ! Saint Ambroise déclare qu’il est plus facile de trouver des hommes qui aient gardé l’innocence, que d’en trouver qui aient fait une pénitence convenable : « Facilius inveni qui innocentiam servaverint, quam qui congruam poenitentiam egerint ». Si vous considérez la pénitence comme sacrement, que de confessions tronquées, que d’apologies étudiées, que de repentirs trompeurs, que de promesses mensongères, que de propos inefficaces, que d’absolutions nulles ! Regarderez-vous comme valide la confession de celui qui s’accuse de péchés déshonnêtes dont il garde auprès de lui l’occasion, ou de celui qui s’accuse d’injustices manifestes sans avoir l’intention de les réparer autant qu’il le peut ; ou de celui qui, à peine confessé, retombe dans les mêmes iniquités ? Oh ! abus horribles d’un si grand sacrement ! L’un se confesse pour éviter l’excommunication, l’autre pour se donner la réputation d’un pénitent. Celui-ci se débarrasse de ses péchés pour calmer ses remords, celui-là les cache par honte ; l’un les accuse imparfaitement par malice, l’autre les découvre par habitude. Celui-ci ne se propose point la véritable fin du sacrement ; celui-là manque de la douleur nécessaire ; un autre du ferme propos. Pauvres confesseurs, que d’efforts ne vous faut-il pas pour amener la plus grande partie des pénitents à ces résolutions, à ces actes, sans lesquels la confession est un sacrilège, l’absolution une condamnation et la pénitence une illusion ! Où sont maintenant ceux qui croient que le nombre des élus parmi les chrétiens est plus grand que celui des réprouvés, et qui, pour autoriser leur opinion, raisonnent ainsi la plus grande partie des catholiques adultes meurent dans leurs lits, munis des sacrements de Église, donc la plupart des catholiques adultes sont sauvés ? Oh ! quel beau raisonnement ! Il faut dire tout le contraire. La plupart des catholiques adultes se confessent mal pendant leur vie, donc à plus forte raison ils se confessent mal à la mort, donc la plupart sont damnés. Je dis : à plus forte raison, parce qu’un moribond qui ne s’est pas bien confessé pendant qu’il était en santé aura beaucoup plus de peine encore à le faire lorsqu’il sera au lit, le coeur oppressé, la tête chancelante, la raison assoupie ; lorsqu’il sera combattu en plusieurs manières par les objets encore vivants, par les occasions encore fraîches, par les habitudes contractées, et surtout par les démons qui cherchent tous les moyens de le précipiter en enfer ? Or si à tous ces faux pénitents vous ajoutez tant d’autres pécheurs qui meurent à l’improviste dans le péché, ou par l’ignorance des médecins, ou par la faute des parents, qui meurent empoisonnés ou ensevelis dans un tremblement de terre, ou frappés d’apoplexie, ou dans une chute ou sur un champ de bataille, ou dans une rixe, ou pris dans un piège, ou frappés de la foudre, ou brûlés, ou noyés, n’êtes-vous pas forcé de conclure que la plupart des chrétiens adultes sont damnés ? C’est le raisonnement de saint Chrysostome. La plupart des chrétiens, dit ce saint, ne marchent-ils pas toute leur vie dans le chemin de l’enfer. Pourquoi donc vous étonner que le plus grand nombre aille en enfer ? Pour arriver à la porte il faut prendre le chemin qui y mène. Qu’avez-vous à répondre à une raison si forte ?

Comme les sables de la mer... Comme les étoiles du firmament...

VII. La réponse, me direz-vous, c’est que la miséricorde de Dieu est grande. Oui, pour celui qui le craint : « Misericordia Domini super timentes eum », dit le Prophète ; mais Sa justice est grande pour celui qui ne le craint pas, et elle réprouve tous les pécheurs opiniâtres : « Discedite a Me, omnes operarii iniquitatis ». Mais alors, me direz-vous, pour qui est donc le paradis, s’il n’est pas pour les chrétiens ? Il est pour les chrétiens, sans doute, mais pour ceux qui ne déshonorent pas leur caractère, et qui vivent en chrétiens. Et d’ailleurs, si au nombre des chrétiens adultes qui meurent dans la grâce de Dieu vous ajoutez cette foule innombrable d’enfants qui meurent après le baptême, avant d’avoir atteint l’âge de raison, vous ne vous étonnerez plus que l’apôtre saint Jean ait dit en parlant des élus : « J’ai vu une grande foule que personne ne pouvait compter ». Et c’est là ce qui trompe ceux qui prétendent que le nombre des élus parmi les catholiques est plus grand que celui des réprouvés. Il est certain que, si vous prenez tous les catholiques ensemble, la plus grande partie se sauve, parce que, d’après les observations qui ont été faites, la moitié des enfants environ meurent après le baptême, avant l’âge de raison. Or, si à ce nombre vous ajoutez les adultes qui ont conservé la robe de l’innocence, ou qui, après l’avoir souillée, l’ont lavée dans les larmes de la pénitence, il est certain que le plus grand nombre est sauvé ; et c’est là ce qui explique les paroles de l’Apôtre saint Jean : « J’ai vu une grande foule », et ces autres de Notre-Seigneur : « Beaucoup viendront de l’Orient et de l’Occident, et se reposeront avec Abraham, Isaac et Jacob dans le royaume des cieux », et les autres figures que l’on a coutume de citer en faveur de cette opinion. Mais si l’on parle des chrétiens adultes, l’expérience, la raison, l’autorité, la convenance et Écriture s’accordent à prouver que le plus grand nombre se damne. Ne croyez pas pour cela que le paradis soit désert ; c’est au contraire un royaume très peuplé ; et si les réprouvés sont aussi nombreux que les sables de la mer, les élus le sont autant que les étoiles du firmament, c’est-àdire que les uns et les autres sont innombrables, quoiqu’en des proportions très différentes. Saint Jean Chrysostome, prêchant un jour dans la cathédrale de Constantinople et considérant cette proportion, ne put s’empêcher de frémir d’horreur : « Combien, dit-il, parmi ce peuple si nombreux croyez-vous qu’il y aura d’élus ? » Et sans attendre la réponse, il ajouta : « Parmi tant de milliers de personnes ou n’en trouverait pas cent qui se sauvent, et pour ce cent je doute encore ». Quelle chose épouvantable ! Le grand saint croyait que dans un peuple si nombreux il y en avait à peine cent qui dussent se sauver, et encore n’était-il pas sûr de ce nombre. Qu’arrivera-t-il de vous qui m’écoutez ? Grand Dieu ? je n’y puis penser sans frémir. C’est une chose bien difficile, mes frères, que l’affaire du salut ; car selon la maxime des théologiens, quand une fin exige de grands efforts, peu seulement l’atteignent. « Deficit in pluribus, contingit in paucioribus ». C’est pour cela que le Docteur Angélique saint Thomas, après avoir, avec son immense érudition, pesé toutes les raisons pour et contre, conclut à la fin que le plus grand nombre des catholiques adultes est damné : « La béatitude éternelle dépassant l’état de nature, surtout depuis qu’elle est privée de la grâce originelle, c’est le petit nombre qui se sauve ».

Dieu, Père Juste.

VIII. Ôtez-vous donc des yeux ce bandeau dont vous aveugle l’amour-propre, et qui vous empêche de croire une vérité aussi évidente, en vous donnant les idées les plus fausses sur la justice de Dieu. « Père juste ! le monde ne Vous connaît point », dit Notre-Seigneur Jésus-Christ. Il ne dit pas Père tout-puissant, Père très bon, miséricordieux, Il dit : « Père juste », pour nous faire entendre que de tous les attributs de Dieu, il n’en est aucun qui soit moins connu que Sa justice, parce que les hommes refusent de croire ce qu’ils craignent d’éprouver. Ôtez donc le voile qui vous bouche les yeux, et dites avec larmes : Hélas ! le plus grand nombre des catholiques, le plus grand nombre des habitants de ce lieu, et peut-être même de cet auditoire, sera damné. Quel sujet mérite plus vos larmes ? Le roi Xerxès, voyant du haut d’une colline son armée composée de cent mille soldats rangés en ordre de bataille et considérant que de tout cela il n’y aurait pas un seul homme vivant dans cent ans, ne put retenir ses larmes. N’avons-nous pas bien plus de raison de pleurer en pensant que, de tant de catholiques, le plus grand nombre sera damné ? Cette pensée ne devrait-elle pas tirer de nos yeux des ruisseaux de larmes ou du moins exciter dans nos coeurs ce sentiment de compassion qu’éprouva autrefois le vénérable Marcel de saint Dominique, religieux Augustin ? Comme il méditait un jour sur les peines éternelles, le Seigneur lui montra combien d’âmes allaient en ce moment en enfer et lui fit voir un chemin très large ou vingt-deux mille réprouvés couraient vers l’abîme, se heurtant les uns les autres. A cette vue, le serviteur de Dieu, stupéfait, s’écria : « Oh ! quel nombre ! quel nombre ! et encore il en vient d’autres. O Jésus ! O Jésus ! quelle folie ! » Laissez-moi donc répéter avec Jérémie : « Qui donnera de l’eau à ma tête et une source de larmes à mes yeux, et je pleurerai ceux que la fille de mon peuple a perdus ». Pauvres âmes ! Comment courez-vous si empressées vers l’enfer ? Arrêtez-vous de grâce, écoutez-moi un instant. Ou vous comprenez ce que veut dire se sauver et se damner pendant toute l’éternité, ou bien vous ne comprenez pas. Si vous le comprenez, et si malgré cela vous ne vous décidez pas aujourd’hui à changer de vie, à faire une bonne confession, à fouler le monde aux pieds, en un mot, à faire tous vos efforts pour être du petit nombre de ceux qui se sauvent, je dis que vous n’avez pas la foi. Si vous ne le comprenez pas, vous êtes plus excusables ; car il faut dire que vous avez perdu le sens. Se sauver pendant toute l’éternité ! se damner pendant toute l’éternité ! et ne pas faire tous ses efforts pour éviter l’un et s’assurer l’autre, c’est une chose qui ne se peut concevoir.
Peut-être ne croyez-vous pas encore les vérités terribles que je viens de vous enseigner. Mais ce sont les théologiens les plus considérables, les Pères les plus illustres qui vous ont parlé par ma bouche. Comment pouvez-vous donc résister à des raisons fortifiées par tant d’exemples, par tant de paroles de Écriture ? Si malgré cela, vous hésitez encore, et si votre esprit penche vers l’opinion opposée, cette seule considération ne suffit-elle pas pour vous faire trembler ? Ah ! vous faites voir par là que vous avez peu de souci de votre salut ? Dans cette affaire importante, un homme de sens est plus frappé par le moindre doute du danger qu’il court que par l’évidence d’une ruine complète dans les autres affaires où l’âme n’est point intéressée. Aussi un de nos religieux, le bienheureux Gille, avait coutume de dire que, si un seul homme eût dû se damner, il aurait fait tout son possible pour s’assurer que ce n’était pas lui. Que devons-nous donc faire nous qui savons que, non seulement parmi tous les hommes, mais encore parmi les catholiques, le plus grand nombre sera damné ? Ce que nous devons faire ? Prendre la résolution d’appartenir au petit nombre de ceux qui se sauvent. Si le Christ, dites-vous, voulait me damner, pourquoi m’a-t-Il mis au monde ? Tais-toi, langue téméraire : Dieu n’a créé personne, pas même les Turcs, pour les damner ; mais quiconque se damne, se damne parce qu’il le veut bien. Je veux donc entreprendre maintenant de défendre la bonté de mon Dieu, et de la venger de tout reproche : ce sera le sujet du second point. IX. Avant d’aller plus loin, ramassez d’un côté tous les livres et toutes les hérésies de Luther et de Calvin, de l’autre les livres et les hérésies des Pélagiens, des semi-Pélagiens et mettez-y le feu. Les uns détruisent la grâce, les autres la liberté, et tous sont remplis d’erreurs ; jetez-les donc au feu. Tous les réprouvés portent gravé sur leur front l’oracle du Prophète Osée : Ta perte vient de toi, afin qu’ils puissent comprendre que quiconque se damne, se damne par sa propre malice, et parce qu’il veut se damner. Prenons d’abord pour base ces deux vérités incontestables : « Dieu veut que tous les hommes se sauvent ». « Tous ont besoin de la grâce de Dieu ». Or, si je vous démontre que Dieu a la volonté de sauver tous les hommes, et que pour cela Il leur donne à tous Sa grâce, avec tous les autres moyens nécessaires pour obtenir cette fin sublime, vous serez forcés de convenir que quiconque se damne doit l’imputer à sa propre malice, et que, si le plus grand nombre des chrétiens sont réprouvés, c’est parce qu’ils le veulent. « Ta perte vient de toi ; en Moi seulement est ton secours ». Que Dieu ait vraiment la volonté de sauver tous les hommes, Il nous le déclare en cent endroits des livres saints. « Je ne veux pas la mort du pécheur, mais plutôt qu’il se convertisse et qu’il vive. Je vis, dit le Seigneur. Je ne veux pas la mort de l’impie – convertissez-vous et vivez ». Lorsque quelqu’un désire beaucoup une chose, on dit qu’il en meurt de désir, c’est une hyperbole. Mais Dieu a voulu, et veut encore, si fortement notre salut qu’Il en est mort de désir, et Il a souffert la mort pour nous donner la vie : « et propter nostram salutem mortuus est ». Cette volonté de sauver tous les hommes n’est donc pas en Dieu une volonté affectée, superficielle et apparente, c’est une volonté vraie, effective et bienfaisante, car Il nous fournit tous les moyens les plus propres pour nous sauver, Il nous les donne, non pour qu’ils n’aient point leur effet et parce qu’Il voit qu’ils ne l’auront point ; mais Il nous les donne avec une volonté sincère, avec l’intention qu’ils obtiennent leur effet, et, s’ils ne l’obtiennent pas, Il s’en montre affligé et offensé. Il ordonne aux réprouvés eux-mêmes de les employer à faire leur salut, Il les y exhorte, Il les y oblige, et s’ils ne le font pas, ils pèchent. Ils peuvent donc le faire et se sauver ainsi. Bien plus, Dieu, voyant que sans Son aide nous ne pourrions pas même nous servir de Sa grâce, nous donne d’autres secours et s’ils restent quelquefois inefficaces, la faute en est à nous ; parce que, avec ces mêmes secours, in actu primo comme parlent les théologiens, avec ces mêmes secours dont l’un abuse et avec lesquels il se damne, un autre peut faire le bien et se sauver ; il le pourrait même avec des secours moins puissants. Oui, il peut se faire que l’un abuse d’une grâce plus grande et se perde, tandis que l’autre coopère à une moindre grâce et se sauve. « Si donc quelqu’un s’écarte de la justice, s’écrie saint Augustin, il est emporté par son libre arbitre, entraîné par sa concupiscence, trompé par sa propre persuasion. Mais pour ceux qui n’entendent pas la théologie, voici ce que j’ai à leur dire : Dieu est si bon que, lorsqu’Il voit un pécheur courir à sa perte, Il court après, l’appelle, le prie et l’accompagne jusqu’aux portes de l’enfer ; et que ne fait-Il pas, pour le convertir ? Il lui envoie de bonnes inspirations, de saintes pensées, et s’il n’en profite pas, Il se fâche, Il s’indigne, Il le poursuit. Va-t-Il le frapper ? Non : Il vise en l’air et lui pardonne. Mais le pécheur ne se convertit pas encore : Dieu lui envoie une maladie mortelle. Tout est fini pour lui sans doute. Non, mes frères, Dieu le guérit ; le pécheur s’opiniâtre dans le mal, Dieu cherche dans Sa miséricorde quelque nouveau moyen ; Il lui donne encore un an, et, l’année finie, Il lui en accorde une autre. Mais si malgré tout cela le pécheur veut se jeter en enfer, que fait Dieu ? L’abandonne-t-Il ? Non : Il le prend par la main ; et pendant qu’il a un pied en enfer et l’autre dehors, Il le prêche encore, Il le supplie de ne pas abuser de Ses grâces. Or, je vous le demande, si cet homme se damne, n’est-il pas, vrai qu’il se damne contre la volonté de Dieu et parce qu’il veut se damner ? Venez me dire maintenant : si Dieu voulait me damner, pourquoi m’a-t-Il mis au monde ?...

Il n’y a pas d’excuse.

X. Pécheur ingrat, apprenez aujourd’hui que si vous vous damnez, ce n’est point à Dieu qu’il faut l’imputer, mais à vous et à votre propre volonté. Pour vous en convaincre, descendez jusqu’aux portes de l’abîme : là je vous ferai venir quelqu’un de ces malheureux réprouvés qui brûlent en enfer, afin qu’il vous explique cette vérité. En voici un : « Dis-moi, qui es-tu ? –. Je suis un pauvre idolâtre, né dans une terre inconnue ; je n’ai jamais entendu parler ni du ciel ni de l’enfer, ni de ce que je souffre maintenant. – Pauvre malheureux ! va-t-en ; ce n’est pas toi que je cherche ». Qu’un autre vienne ; le voici ; « Qui es-tu ? – Je suis un schismatique des derniers confins de la Tartarie, j’ai toujours vécu dans l’état sauvage, sachant à peine qu’il y a un Dieu. – Ce n’est pas toi que je demande, retourne en enfer ». En voici un autre. « Et toi, qui estu ? – Je suis un pauvre hérétique du Nord. Je suis né sous le pôle, sans avoir jamais vu ni la lumière du soleil, ni celle de la foi – Ce n’est pas toi encore que je demande, retourne en enfer ». Mes frères, j’ai le coeur brisé en voyant parmi les réprouvés ces malheureux qui n’ont jamais rien connu de la véritable foi. Sachez pourtant que la sentence de condamnation a été prononcée contre eux, on leur a dit : Perditio tua ex te. Ils se sont damnés parce qu’ils l’ont voulu. Que de secours ils ont reçus de Dieu pour se sauver ! Nous ne les connaissons pas, mais ils le savent bien, et ils s’écrient maintenant : « Vous êtes juste, Seigneur, et Vos jugements sont équitables »(Ps, 119 ; 137). Vous devez savoir, mes frères, que la loi la plus ancienne est la loi de Dieu, que nous la portons tous écrite en notre coeur, qu’elle s’apprend sans maître, et qu’il suffit d’avoir la lumière de la raison pour connaître tous les préceptes de cette loi. C’est pour cela que les barbares eux-mêmes se cachent pour commettre leurs péchés parce qu’ils savent le mal qu’ils font ; et ils sont damnés pour n’avoir pas observé la loi naturelle qu’ils avaient gravée dans le coeur : car s’ils l’avaient observée, Dieu aurait fait un miracle plutôt que de les laisser se damner ; il leur aurait envoyé quelqu’un pour les instruire et leur aurait donné d’autres secours dont ils se sont rendus indignes en ne vivant pas conformément aux inspirations de leur propre conscience qui n’a jamais manqué de les avertir et du bien qu’il fallait faire, et du mal qu’il fallait éviter. Aussi c’est leur conscience qui les a accusés au Tribunal de Dieu, c’est elle qui leur dit continuellement en enfer : Perditio tua ex te, perditio tua ex te. Ils ne savent que répondre et sont forcés de confesser qu’ils ont mérité leur sort. Or, si ces infidèles n’ont point d’excuse, y en aura-t-il pour un catholique, qui a eu à sa disposition tant de sacrements, tant de sermons, tant de secours ? Comment ose-t-il dire : si Dieu devait me damner, pourquoi m’a-t-Il mis au monde ? Comment ose-t-il parler ainsi, lorsque Dieu lui donne tant de secours pour se sauver ? Achevons donc de le confondre. Le sort des catholiques pécheurs. XI. Répondez, vous qui souffrez dans ces abîmes. Y a-t-il des catholiques parmi vous ? S’il y en a ! Et combien ! Que l’un d’eux vienne donc ici. C’est impossible, ils sont trop bas, et, pour les faire venir, il faudrait bouleverser tout l’enfer ; il est plus facile d’arrêter un de ceux qui y tombent. Je m’adresse donc à toi qui vis dans l’habitude du péché mortel, dans la haine, dans la fange du vice impur et qui chaque jour t’approches davantage de l’enfer. Arrête-toi, retourne en arrière ; c’est Jésus qui t’appelle et qui, par Ses plaies, comme par autant de voix éloquentes, te crie : « Mon fils, si tu te damnes, tu n’as à te plaindre que de toi : Perditio tua ex te ». Lève les yeux, et vois de combien de grâces Je t’ai enrichi, afin d’assurer ton salut éternel. Je pouvais te faire naître dans une forêt de la Barbarie ; Je l’ai fait pour tant d’autres, mais pour toi, Je t’ai fait naître dans la foi catholique ; Je t’ai fait élever par un si bon père, par une mère excellente, au milieu des instructions et des enseignements les plus purs ; si malgré cela tu te damnes, à qui sera la faute ? A toi, Mon fils, à toi Perditio tua ex te. Je pouvais te précipiter en enfer après le premier péché mortel que tu as commis, sans attendre le second : Je l’ai fait avec tant d’autres, mais J’ai pris patience avec toi ; Je t’ai attendu pendant de longues années, Je t’attends encore aujourd’hui à la pénitence. Si malgré tout cela tu te damnes, à qui la faute ? A toi, Mon fils, à toi : Perditio tua ex te. Tu sais combien sont mort en réprouvés sous tes yeux : c’était un avertissement pour toi ; tu sais combien d’autres J’ai remis dans la bonne voie pour te donner le bon exemple. Te rappelles-tu ce que t’a dit cet excellent confesseur ? C’est Moi qui le lui faisais dire. Ne t’engagea-t-il pas à changer de vie, à faire une bonne confession ? C’est Moi qui le lui inspirais. Souviens-toi de ce sermon qui te toucha le coeur, c’est Moi qui t’y ai conduit. Et ce qui s’est passé entre Moi et toi dans le secret de ton coeur, tu ne le saurais oublier. Ces inspirations intérieures, ces connaissances si claires, ces remords continuels de ta conscience, tu oserais les nier ? Tout cela, c’était autant de secours de Ma grâce, parce que Je voulais te sauver. Je les ai refusés à tant d’autres et Je te les ai donnés à toi, parce que Je t’aimais tendrement. Mon fils, Mon fils, combien d’autres, si Je leur parlais aussi tendrement que Je te parle aujourd’hui, se remettraient dans la bonne voie ! et toi, tu Me tournes le dos. Écoute ce que Je vais te dire, ce seront Mes dernières paroles : tu m’as coûté du sang ; si malgré ce sang que J’ai versé pour toi, tu veux te damner, ne te plains pas de Moi, n’accuse que toi, et pendant toute l’éternité n’oublie pas que si tu te damnes, tu te damnes malgré Moi, tu te damnes parce que tu veux te damner : Perditio tua ex te ». Ah ! mon bon Jésus, les pierres elles-mêmes se fendraient à de si douces paroles, à des expressions si tendres. Y a-t-il ici quelqu’un qui veuille se damner avec tant de grâces et de secours ? S’il en est un, qu’il m’écoute, et qu’il résiste ensuite s’il le peut.

Si vous le voulez, vous vous sauverez.

XII. Baronius rapporte que Julien l’apostat, après son infâme apostasie, conçut une haine si vive contre le Saint Baptême, qu’il cherchait jour et nuit les moyens de l’effacer. Il fit pour cela préparer un bain de sang de chèvres et se mit dedans, voulant, avec ce sang impur d’un victime consacrée à Vénus, effacer de son âme le caractère sacré du Baptême. Cette conduite vous paraît abominable : mais si Julien avait pu réussir dans son dessein, il est certain qu’il aurait souffert beaucoup moins en enfer. Pécheurs, le conseil que je veux vous donner vous paraîtra sans doute étrange ; et cependant, à le bien prendre, il est au contraire inspiré par une tendre compassion pour vous. Je vous conjure donc à genoux, par le sang de Jésus-Christ et par le coeur de Marie, de changer de vie, de vous remettre dans la voie qui conduit au ciel, et de faire tout votre possible pour appartenir au petit nombre des élus. Si, au lieu de cela, vous voulez continuer de marcher dans la voie qui conduit aux enfers, trouvez du moins le moyen d’effacer en vous le baptême. Malheur à vous, si vous emportez en enfer gravé dans votre âme le nom sacré de Jésus-Christ et le caractère sacré du chrétien. Votre confusion en sera beaucoup plus grande. Faites donc ce que je vous conseille : si vous ne voulez pas vous convertir, allez dès aujourd’hui prier votre curé d’effacer votre nom du registre des baptêmes, afin qu’il ne reste plus aucun souvenir que vous ayez jamais été chrétien, suppliez votre ange gardien d’effacer de son livre les grâces, les inspirations et les secours qu’il vous a donnés par l’ordre de Dieu, car malheur à vous s’il se les rappelle. Dites à Notre- Seigneur qu’il reprenne Sa foi, Son baptême, Ses sacrements. Vous êtes saisis d’horreur à cette pensée. Jetez-vous donc aux pieds de Jésus-Christ, et dites-Lui, les larmes aux yeux et le coeur contrit : « Seigneur, je confesse que jusqu’ici je n’ai point vécu en chrétien, je ne suis pas digne d’être compté parmi Vos élus, je reconnais que j’ai mérité la damnation, mais Votre miséricorde est grande : et plein de confiance en Votre grâce, je vous proteste que je veux sauver mon âme, dussé-je sacrifier ma fortune, mon honneur, ma vie même, pourvu que je me sauve. Si jusqu’ici j’ai été infidèle, je m’en repens, je déplore, je déteste mon infidélité, je vous en demande humblement pardon. Pardonnez-moi, mon bon Jésus, et fortifiez-moi en même temps, afin que je me sauve. Je ne Vous demande ni les richesses, ni les honneurs, ni la prospérité ; je ne demande qu’une chose, c’est de sauver mon âme ». Et Vous, ô Jésus ! que dites-Vous ? Voici la brebis errante qui revient à Vous, ô bon pasteur ; embrassez ce pécheur repentant, bénissez ses larmes et ses soupirs, ou plutôt bénissez ce peuple si bien disposé et qui ne veut plus chercher autre chose que son salut. Protestons, mes frères, aux pieds de Notre-Seigneur, que nous voulons coûte que coûte, sauver notre âme. Disons-Lui tous, les larmes aux yeux : « Bon Jésus, je veux sauver mon âme ». O larmes bénies, ô bienheureux soupirs ! Je veux, mes frères, vous renvoyer tous consolés aujourd’hui. Si donc vous me demandez mon sentiment sur le nombre des élus, le voici : qu’il y ait beaucoup ou peu d’élus, je dis que celui qui veut se sauver se sauve, et que personne ne se perd s’il ne veut se perdre. Et s’il est vrai qu’il en est peu qui se sauvent, c’est qu’il y en a peu qui vivent bien. Au reste, comparez ces deux opinions : la première, qui dit que le plus grand nombre des catholiques sont condamnés ; la seconde, qui prétend au contraire que le plus grand nombre des catholiques sont sauvés ; représentez-vous qu’un ange, envoyé par Dieu pour confirmer la première opinion, vienne vous dire que non seulement la plupart des catholiques sont damnés mais que de toute cette foule ici présente, un seul sera sauvé. Si vous obéissez aux commandements de Dieu, si vous détestez la corruption de ce siècle, si vous embrassez avec un esprit de pénitence la croix de Jésus- Christ, vous serez ce seul qui se sauvera. Représentez-vous ensuite que cet ange revienne parmi vous, et que, pour confirmer la seconde opinion, il vous dise que non seulement la plus grande partie des catholiques sont sauvés, mais que de tout cet auditoire une seule personne sera damnée et tous les autres se sauveront. Si vous continuez après cela vos usures, vos vengeances, vos actions criminelles, vos impuretés, vous serez ce seul qui se damnera. A quoi sert donc de savoir s’il en est peu ou beaucoup qui se sauvent ? « Tachez de rendre votre élection certaine par vos bonnes oeuvres », nous dit saint Pierre. « Si vous voulez, vous vous sauverez », dit saint Thomas d’Aquin à sa soeur, qui lui demandait ce qu’elle devait faire pour aller au ciel. Je vous dis la même chose : et voici comment je prouve mon assertion. Personne ne se damne s’il ne pèche mortellement, c’est de foi ; personne ne pèche mortellement s’il ne le veut, c’est là une proposition théologique incontestable. Donc personne ne va en enfer s’il le veut. La conséquence est évidente. Cela ne suffit-il pas pour vous consoler ? Pleurez les péchés passés, confessez-vous bien, ne péchez plus à l’avenir, et vous serez tous sauvés. Pourquoi donc tant se tourmenter, puisqu’il est certain que pour aller en enfer il faut pécher mortellement, que pour pécher mortellement il faut le vouloir, et que par conséquent on ne va en enfer que si on le veut ? Ce n’est pas là une opinion, mais une vérité incontestable et bien consolante ; que Dieu vous la fasse comprendre et vous bénisse. Amen ».

Écrit par : steve | mercredi, 31 mai 2017

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Merci pour ce beau texte qui fait réfléchir et qui appelle à la conversion ! Combien de prêtres ne prêchent plus jamais ni le salut des âmes, ni l'importance de la Croix et de l'offrande de nos souffrances pour les âmes.
Derrière on retrouve l'orgueil : j'exige le salut, je nie la portée de mes péchés, je n'ai pas envie de demander pardon, je veux jouir de la vie. Mais à quoi sert il à un homme de garder sa vie pour perdre son âme...

Jamais la foi catholique n'a été à ce point déformée par les idées du monde, jusque dans les écrits et propos du Pape, et sur ce blog. On a l'impression de certains qui au lieu d'annoncer le royaume court après les idées du monde en disant "je suis comme vous, je suis comme vous"...mais soupirons avec le Christ "Ils ne savent pas ce qu'ils font" et implorons la miséricorde pour tous.
Prions, et merci encore pour ce texte et pour les propos lucides de "suisse et catholique toujours".
:)

Écrit par : alban | jeudi, 01 juin 2017

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Un très beau texte en effet qui inspire à la conversion et nous devons toujours chercher à nous convertir et à nous remettre en questions laics, pretres, cardinaux & papes

Mais il faut être précis la conversion n'exclue pas la miséricorde
Aux frontières de l'église la miséricorde permet d'initier la foi
En se rapprochant la vérité permet d'élever l'âme

Je vous renvoie d'ailleurs au même St-Leonard « Si le Seigneur, à l'heure de ma mort, me reproche d'avoir été trop doux avec les pécheurs, je lui répondrais : Jésus, si c'est une faute d'être trop miséricordieux avec les pécheurs, cette faute, c'est vous qui me l'avez enseignée, vous n'avez jamais rejeté celui qui vous demandait pardon »

PS : On peut parler d'orgueil et jetter l'opprobe mais le plus grand orgueil n'est il pas aussi de s'estimer mieux pensant que le pape

Écrit par : remix | jeudi, 01 juin 2017

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Cher Remix relisez le Magnificat: '' Sa Miséricorde s'étend d'âge en âge sur ceux qui le craignent.''

Pour bénéficier de la Miséricorde Divine qui peut absolument tout pardonner il faut se repentir et demander pardon au Seigneur. Toute la Tradition de l'Eglise enseigne que celui qui meurt dans l'impénitence finale se damne.

Écrit par : Steve | vendredi, 02 juin 2017

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je suis d accord et le role de l eglise est d acoompagner les hommes vers le pardon et la misericorde avec intelligence

Écrit par : Remix | vendredi, 02 juin 2017

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Cher Steve, hors de l'Eglise point de salut, et la mesure dont vous vous servez servira aussi pour vous. Gardez-vous du péché de l'orgueil ... qui mène tout droit en enfer.

Écrit par : Don Dom | dimanche, 04 juin 2017

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Merci Monsieur l'abbé. Vous pourriez me dire ce qui est faux d'en ce que j'ai dis?

Écrit par : Steve | dimanche, 04 juin 2017

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Par contre tout le monde pourra remarquer que dans la suite des commentaires une âme pleine de bonne volonté, pleine de bienveillance envers des proches, a posé des questions auxquelles vous n'avez pas jugé bon de répondre.

Cette âme a émis des opinions qui ne correspondent pas au catéchisme de la Sainte Église et vous n'avez pas jugé bon de corriger.

C'est non seulement à votre mission de prêtre que vous avez manqué mais aussi aux actes 1, 2, 3 des œuvres de miséricorde spirituelles.

Pire lorsqu'elle a parlé de ''nouveaux ponts'' vous avez applaudi tout de suite sans même vérifier si ce qu'il disait correspondait à la Révélation. Et cela pour la seule raison que la seule chose qui est important, au détriment du Salut des âmes, c'est que quelqu'un approuve votre vision du pontificat actuel. Car ce qui compte pour vous ce n'est pas de défendre la papauté mais uniquement votre vision de celle-ci.

Orgueil, orgueil.....gardez-vous de ce péché...qui mène tout droit en enfer.

Écrit par : steve | dimanche, 04 juin 2017

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Par contre très surpris que vous citiez le dogme ''hors de l'Eglise, point de Salut.''

Même pour le ''chercheur de Dieu'' Luther Monsieur l'abbé??????

Ce dogme sera cité par d'innombrables papes jusqu'à Pie XII. En période d'oeucuménisme et de dialogue religieux c'est beaucoup plus compliqué. Dignitatis Humanae ne le cite pas par exemple.

Je profite de noter les précisions du Pape Pie IX dans son encyclique Quanto conficiamur moerore:

« ceux qui souffrent d'une ignorance invincible (...), mènent une vie honnête et droite (...), peuvent acquérir la vie éternelle avec l'aide de Dieu » car « sa bonté et sa clémence incommensurables ne permettent pas que quiconque n'ayant pas délibérément péché souffre un tourment éternel ». Il maintient par ailleurs que « En dehors de l'Église catholique, personne ne peut être sauvé » : le salut des honnêtes ignorants se fait grâce à la médiation de l'Église ; par ailleurs le salut ne peut être atteint par ceux qui s'opposent délibérément à son enseignement.


Relisez bien pour la mafia de St Gall le dernier paragraphe

Écrit par : steve | dimanche, 04 juin 2017

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mon cher steeve

vous semblez decidement apprecier la " mauvaise foi". je vous ai pose moi meme un certain nombre de question et vous mavez repondu par un copier coller d un bloc. belle preuve de courage intellectuel!

" ce qui se concoit s enonce clairement les mots pour le dire viennent aisement "

Écrit par : remix | dimanche, 04 juin 2017

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Bonsoir Remix. Vous avez raison je n'ai pas répondu à vos questions. Sauf à votre question 4 avec le texte de St Léonard. Je m'y attèlerai demain....sauf si l'hôte de ce blog s'y consacre.

Écrit par : steve | dimanche, 04 juin 2017

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Steve et tous ces blogs qui critiquent le pape François sont les pharisiens d'aujourd'hui...
Jésus Lui-même les a sévèrement condamnés !!!
Vous voulez êtres "purs" et sans tâches, vous ne savez que condamner les pêcheurs...
Votre coeur est rempli d'orgueil et de suffisance...
Mais il est sec et sans amour.
Or, ce que demande et Exige Jésus c'est d'abord et avant tout l'Amour des pêcheurs mais pas du péché...
Vous êtes les nouveaux pharisiens qui crucifiez Jesus, le pape François et tout ce qui est différent de vous... !!!
Vous serez très sévèrement jugés au Ciel pour ce manque d'amour !!!

Écrit par : Patrick | lundi, 05 juin 2017

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Tous les Saints vous condamnent et en particulier et en premier le PADRE PIO que vous admirez tant pour sa "sévérité "...
Mais bandes d'Aveugles, "Crétins" (comme il vous dirait lui-même !), quand il reprimandait son coeur débordait d'amour, d'amour de Jésus pour le pêcheur.
Même persécuté par toute l'église, il s'est toujours soumis à toutes les décisions de ses supérieurs se voyant lui-même comme un grand pêcheur.
Aujourd'hui il vous donnerait des claques en vous entendant critiquer le Pape François comme vous le faites sans aucune conscience de vos propres péchés !

Écrit par : Patrick | lundi, 05 juin 2017

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Bonjour Steeve et à tous,

Quel monde, quelle époque d'obscurité. Vivement que le Christ revienne :). Epoque où certains ne menacent les autres d'enfer et les accusent d'orgueil uniquement (je prends les paris qu'ils ne l'ont jamais fait par rapport par exemple à la décadence des mœurs dont pourtant le Christ rappelait à Sainte Faustine que c'était la première cause de perte des âmes...) quand ils rappellent les douces exigences d'amour de l'Evangile :) et donc de Dieu. A la vitesse à laquelle les idées du monde sont encensées dans une partie de l'Eglise, viendra un moment où le seul péché condamnable sera de croire encore au péché. Prions !

Critiquer le Pape en tant que papauté voulue par Dieu serait grave, critiquer le Pape quand il est défenseur de la Tradition de l'Eglise et des paroles du Christ aussi, critiquer le Pape actuel en jugeant du salut de son âme aussi car Dieu seul sait, mais critiquer les propos qu'il tient quand ils sont hors de la Tradition et de l'Evangile, c'est une obligation morale de tout catholique . Quand le successeur du Pape Honorius a déclaré hérétique tout ce que son prédécesseur avait fait, cela était catholique :)

Quand a appelé tous les saints contre Steeve, ce serait à rire si cela n'était pas si grave d'aveuglement. Comme disait le Saint Curé d'Ars, "je redoute plus la miséricorde de Dieu que sa justice, car on peut abuser de la miséricorde"...

Courage, il faut avoir confiance dans le Seigneur jusqu'à admettre ses grandes et belles exigences d'amour, au lieu d'attendre et de sauter de joie à entendre certaines parties de l'Eglise (et seulement récemment) dire qu'on ira tous au paradis (sauf les méchants catholiques fidèles à l'enseignement de l'Eglise bien sûr ;) et transformer la miséricorde en une fade approche insensée et laxiste des grands enjeux du monde, et tout particulièrement celui du salut des âmes.

Je prie pour tous.

ALban

Écrit par : alban | mardi, 06 juin 2017

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Mais mon cher alban

il faut que vous cessiez d'opposer misericorde et justice c'est fatiguant cette vielle rengaine !

Avoir un esprit miséricordieux n'empêche pas d'être clair sur la vérité ! Mais la parole de Dieu est une bonne nouvelle et dans tout amour il y a une exigence c'est évident !

Écrit par : remix | mardi, 06 juin 2017

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Le Saint Padre Pio n'à jamais critiqué ses supérieurs qu'il savait pertinemment être en état de péché mortel, et au contraire leur a obéi en souffrant terriblement et en intercedant pour eux...
Mais "Vous", "Vers de terre", vous estimez être plus "saints" que le Padre Pio, et refusez l'obéissance et estimez être "en droit" de critiquer le Pape !

Cette attitude vous condamne, le Padre Pio vous condamne, le Saint curé d'Ars vous condamne, Sainte Bernadette vous condamne, Sainte Catherine Labouré vous condamne, la vierge Marie vous condamne et tous les Grands Saints vous condamnent.
Ils prient pour vous pour vous éviter l'enfer à cause de votre attitude !

Écrit par : Patrick | mardi, 06 juin 2017

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Mon très cher Rémi et j'aime Dieu.
Mais quelle haine à l'égard de dom dom. Son site est un des plus cotés au monde.
Dom Dom travaille dans l'ombre, mais quelle intelligence et humilité.
Cher patrick, prenez plutôt soin de l'âme de votre protégée Aurum qui n'est pas possédée de satan mais qui possède satan. Vous n'êtes plus semble t il sur votre site, son accompagnateur. Mais un descendant de la tour de Babel "un negro"qu'elle adore. Bonne fin des temps et bienvenue à ce Dieu si misericordieux de Sr Faustina.......

Écrit par : Aurum | lundi, 19 juin 2017

Bonjour Patrick,

c'est très étrange mais je n'ai donné que l'enseignement de l'Église, un extrait du droit canon, un extrait d'une Encyclique et un sermon de St Léonard.et vous ne voyez que des condamnations. On condamne quand on donne les enseignements de l'Église?

Je n'ai pas écrit sur St Padre Pio mais je vois que vous avez des pouvoirs ''extra-lucide'' comme vous savez, par exemple, que ses supérieurs avaient des péchés mortels. Ah bon et lesquels? Comment? Savez-vous au moins ce qu'est un péché mortel?

Comme les personnes piégées par le modernisme vous mélangez absolument tout. St Padre Pio a fait preuve d'une obéissance héroïque à ses supérieurs quand ils lui ont demandé de ne plus dire la Sainte Messe en public, de ne plus confesser, de ne plus avoir de contact avec ses fils spirituels, etc. Mais il n'y la dedans aucune désobéissance à la Loi Divine. Alors que l'interprétation de Amoris Laietitia par le Père Spadaro, le Cardinal Kasper ou la conférence épiscopale argentine est contraire à la Révélation. Vous n'êtes pas d'accord avec cela....pas de problème donnez-moi un texte d'un Père de l'Église, d'un Docteur de l'Église ou un texte des 265 premiers Papes qui ne donnerait qu'un soupçon d'orientation dans le sens donné par les personnes pré-cités. Si il n'y en n'a pas et même si ils disent le contraire il s'agit d'une hérésie.

Saint Padre Pio n'aurait jamais, comme tous les Saints de l'Église, obéi à texte qui ouvre la voie à l'hérésie. Savez-vous que St Athanase est entré en conflit avec le Pape Libère? Savez-vous que Saint Bernard a participé à la déposition du Pape Anaclet 2? Avez-vous lu les lettres viriles (qui dresseraient les cheveux des petits normalistes) que Sainte Hildegarde de Bingen à écrit au Pape? Savez-vous que les Docteurs de l'Église ont enseignés qu'il était possible qu'un Pape soit hérétique?

Vous me traitez de pharisiens....ah le grand sketch de diabolisation moderniste.

Allez on regarde?

Les pharisiens pour garder leur pureté n'entraient jamais chez les païens (c'est pour ça qu'ils sont restés dehors du prétoire de Pilate), ils ne mangeaient jamais avec les pécheurs et ne les côtoyaient absolument pas (du coup ils étaient choqués par l'attitude de Jésus). Vous n'allez pas me croire Pat (vous me permettez j'espère) mais je ne vis pas dans la solitude d'un sommet de montagne pour préserver ma pureté....j'entre même chez des non-catholiques...et oui...et cerise sur le gâteau j'ai déjà dans ma vie manger avec de grands pécheurs...vous êtes encore debout Pat? Et là vous ne me croirez plus mais ces gens me trouvent assez sympathique et même drôle.

Les pharisiens sont considérés comme des hypocrites car dans les 673 préceptes humains de la loi judaïque ils imposaient beaucoup de choses aux gens mais certains ne les faisaient pas....genre des jeûnes, aumône,etc. Dans le cas qui nous intéresse on parle d'adultère. Pourquoi je serais un hypocrite?.....grâce à votre pouvoir extra-lucide qui a deviné que je suis adultère....mais vous me jugez et me condamnez alors...Pat soyez miséricordieux.....Et même imaginons que je sois adultère au nom de quoi je ne devrais pas dire que c'est un péché?

Et puis Pat sérieusement imaginons que votre médecin qui souffre d'embonpoint détecte chez vous une maladie extrêmement grave qui nécessite un régime drastique d'urgence, sinon vous allez quitter cette terre pour vous trouver devant le Tribunal du Bon Dieu. Doit-il se taire cet hypocrite qui est obèse ou doit-il parler pour sauver votre vie?

Avez-vous déjà réfléchi que dans toute l'histoire du Salut seul Jésus et Marie ont parfaitement vécu les Lois de l'Évangile.......où avez-vous lu qu'il fallait avoir atteint la 7ème demeure du château intérieur, être exempt de tout péché et être pareil aux Anges plongés dans une contemplation extraordinaire pour avoir enfin le droit d'annoncer l'Évangile sans être un hypocrite de pécheurs?

Dans le chapitre 23 de Saint Matthieu, il y a en particulier une accusation ouverte contre eux : « Malheur à vous, maîtres de la loi et Pharisiens, hypocrites ! Vous donnez à Dieu le dixième de plantes comme la menthe, le fenouil et le cumin, mais vous négligez les enseignements les plus importants de la loi, tels que la justice, la bonté et la fidélité : c'est pourtant là ce qu'il fallait pratiquer, sans négliger le reste ».

Commentant ce passage de Matthieu, Saint Thomas explique que les Pharisiens n’ont pas été réprimandés par le Seigneur pour le paiement de la dîme « mais uniquement pour le fait qu'ils ne prenaient pas en compte les préceptes plus importants, ceux d'ordre SPIRITUEL.

En bref ils font passer des préceptes humains avant la Loi Divine........et oui Pat comme la Mafia de St Gall et les modernistes......

Faut-il devenir irréligieux et relativiste Pat pour ne plus être traités de pharisiens....ou de crétins (pour quelqu'un qui me condamne de condamner et de manquer de miséricorde c'est petit Pat...si si)


Est-ce encore votre pouvoir extra-lucide qui vous permet de juger, sans me connaître, que mon coeur est sec et sans amour, plein d'orgueil et de suffisance et que le Ciel entier me condamne....Pat qui êtes-vous pour me juger????? allons....

Quand au fait que tous les Saints intercèdent pour moi.....mais bien sûr tous les jours je répète dans le Credo que je crois à la communion des Saints.....et vous Pat vous y croyez? Ils prient aussi pour vous mon cher ami.

Pat je vous propose qu'on prie l'un pour l'autre.....vous avez tout à gagner....si par la Grâce Divine je meure contrit en aimant Mon Seigneur et Mon Dieu et que je puisse passer l'Éternité à l'aimer toujours de plus en plus....vous aurez contribué à sauver un grand pécheur.

Bien à vous Pat.

Écrit par : steve | mardi, 06 juin 2017

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Mon cher Steeve

J'ai du respect pour vous, mais j'ai tout de même l'impression aussi que le débat avec vous ressemble un peu à un débat de juriste.

Non que le droit ne soit utile non, non que vous soyez malhonnete, mais que prisonnier des textes, de la règle de 2000 ans de révélation on a le sentiment d'entrer dans une sorte de panthéon ou les petites gens - moi quoi - se sentiraient étrangement étranger...

Une étrange sensation...

Et pourtant en lisant les évangile j'avais tellement l'impression d'être enseigné par une parole de vie. Et pourtant en écoutant ce pape m'interpeller simplement aussi ...

J'en viens à me demander pourquoi comme chez les musulmans le christ n'a pas donné directement le catéchisme de l'église catholique , plus puissant non ? plus simple ! c'est dommage ... Allez moi je vais voir ce que propose la boutique d'a coté ça m'évitera une pale copie travestie par 4 évangélistes différents (un comble !)

A moins, à moins que l'homme se travaille avec nuance, dans un élan vers Dieu... sans perdre de vue l'essentiel... allez j'ose (soyons fou) même au risque d'être taxé de moderniste : l'amour.

PS : je vous aime bien quand même Steeve et je vois bien que nous cherchons la même chose, le vrai visage de Dieu !

Écrit par : remi | mardi, 06 juin 2017

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Vrai que le dernier poste de Steve sonnait enfin juste !

Écrit par : Don Dom | mardi, 06 juin 2017

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Ah cher Rémi si nous pouvions parler que d'amour... Effectivement....l'Amour n'est pas aimé...
Je me permets de vous envoyer en lien le livre magnifique de St Bonaventure: le livre de l'amour

http://livres-mystiques.com/partieTEXTES/bonaventure/vol04/029.htm

Écrit par : Steve | mardi, 06 juin 2017

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C'est même le chaos total par jejomau 2017-06-10 07:52:16 Imprimer Imprimer

le signe du chaos par définition c'est la désordre et la pagaille.

Les traductions Latin-Français sont faites dans la plus grande pagaille avec l'absence d'exactitude. Il y a aussi des Bibles "nouvelle mouture" qui sortent sans cesse avec des traductions "olé-olé". Il y a des cérémonies liturgiques luthéro-catholiques, des cérémonies liturgiques "musulmao-catholique-protestante", etc... des bénédictions de mariage entre Gays, des bénédictions de la Gay-Pride, des vrais mariages, des reconnaissances de mariages "divorcés-remariés" (Malte), des épiscopats qui n'en savent plus rien et qui demandent à Rome ce qu'il faut faire, des épiscopats qui tranchent dans le sens Traditionnel qui est celui du Magistère authentique. Il y a des évêques pro-Gays ou des rencontres à Rome avec les pro-mort tandis qu'une autre partie de l'Eglise reste pro-vie....

J'en oublie les 3/4 !!

Une telle incurie dans le commandement depuis Rome ne peut être que voulue. En ce qui me concerne.

C'est la pagaille !

Écrit par : Paf | samedi, 10 juin 2017

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POUR COMPRENDRE LE NIVEAU D'IMPOSTURE :

Pour introduire la récitation du chapelet international qui a suivi, le Pape a appelé la bénédiction de Dieu «  sur chacun des déshérités et des malheureux à qui a été volé le temps présent [?], sur chacune des personnes exclues et abandonnées à qui est nié l’avenir [?], sur chacun des orphelins et des victimes de l’injustice à qui il n’est pas permis d’avoir un passé [?].  »

Comme si le «  temps présent  » n’était pas l’apprentissage de «  l’avenir  » qui est le Ciel promis à tous les affligés de cette terre, affamés et assoiffés de justice  ! (Mt 5, 3-12; Lc 6, 20-23)

«  Je désire assurer tous ceux qui se trouvent unis à moi, ici ou ailleurs, que je vous porte tous dans mon cœur. Je sens que Jésus vous a confiés à moi… et je vous embrasse et vous confie tous à Jésus, “ spécialement ceux qui en ont le plus besoin ” – comme la Vierge nous a enseigné à prier (Apparition de juillet 1917).  »

«  Par la compréhension intime que les paroles de Notre-Dame nous inspirent, disait sœur Lucie, il me semble que dans les derniers mots  : “ à celles qui en ont le plus besoin ”, Elle pensait aux âmes qui se trouvent en plus grand danger de damna­tion éternelle, car voilà la cause de toute l’amertume et de toute la préoccupation de son Cœur Immaculé, me semble-t-il.  »

Tel n’est pas le souci du pape François.

Le pape François substitue sa médiation à celle du Cœur Immaculé de Marie. Ce “ coup d’État ” restera l’événement dominant de la célébration de ce 13 mai 2017. Comme une “ révélation privée ” – «  Je sens que Jésus vous a confiés à moi  » – prolongeant l’œcuménisme de Vatican II. Nécessité “ christocentrique ” oblige…

Cependant, citant Paul VI dans son discours du 24 avril 1970 prononcé au sanctuaire de la Vierge de Bonaria, à Cagliari, François n’en a pas moins affirmé  : «  Si nous voulons être chrétiens, nous devons être marials, c’est-à-dire que nous devons reconnaître le rapport essentiel vital, providentiel qui unit Marie à Jésus et qui nous ouvre le chemin qui nous conduit à Lui. Ainsi, chaque fois que nous récitons le Rosaire, en ce lieu béni ou en n’importe quel autre lieu, l’Évangile reprend sa route dans la vie de chacun, dans la vie des familles, des peuples et du monde. Pèlerins avec Marie… Quelle Marie  ? Une Maîtresse de vie spirituelle… ou au contraire une Dame “ inaccessible ” et donc inimitable  ?… Une “ image pieuse ” à laquelle on a recours pour recevoir des faveurs à bas coût  ?…  »

Cette attaque contre «  une image pieuse  » est précisément l’un des cinq blasphèmes, le cinquième, qui blessent le Cœur Immaculé de Marie. Je rappelle au Saint-Père, au début de ma quatrième supplique, la réparation que demande Notre-Dame par la pratique des cinq premiers samedis du mois  :

«  Vois, ma fille, mon Cœur entouré d’épines que les hommes ingrats m’enfoncent à chaque instant par leurs blasphèmes et leurs ingratitudes. Toi, du moins, tâche de me consoler et dis que tous ceux qui pendant cinq mois, le premier samedi, se confesseront, recevront la sainte Communion, réciteront un chapelet, et me tiendront compagnie pendant quinze minutes en méditant sur les quinze mystères du Rosaire, en esprit de réparation, je promets de les assister à l’heure de la mort avec toutes les grâces nécessaires pour le salut de leur âme.  »

C’est ce que le Saint-Père appelle «  des faveurs à bas coût  ». De fait, ce n’est pas cher payer le salut éternel des âmes dont il vient de dire qu’il les porte dans son cœur et que Jésus les lui a confiées  ! Nous découvrons avec stupéfaction que c’est le cadet de ses soucis  !

Je continue ma supplique au Saint-Père en évoquant le châtiment qui nous est promis selon le secret de Fatima dans sa troisième partie si l’on ne se convertit pas  : «  Après les deux parties que j’ai déjà exposées, écrit Lucie, nous vîmes à gauche de Notre-Dame, un peu plus haut, un Ange avec une épée de feu à la main gauche  ; elle scintillait, émettait des flammes qui paraissaient devoir incendier le monde.  »

Et je demande  : Comment pouvez-vous dire et répéter, Très Saint-Père, que le Bon Dieu ne châtie pas alors que cette menace est devenue une réalité quotidienne que vous ne cessez de déplorer vous-mêmes  ?  ! Prodigieux, mortel aveuglement  !

Le Pape rejette donc cette «  image pieuse  » qui représente «  une Marie affublée d’une sensibilité subjective qu’on voit tenir ferme le bras justicier de Dieu prêt à punir  ».

À propos de la vision de l’enfer, sœur Lucie dira au Père Pasquale  : «  Ce qui m’est resté le plus gravé dans l’esprit, et dans le cœur, ce fut la tristesse de cette Dame lorsqu’elle nous montra l’enfer  ! Si la vision de l’enfer avait duré un instant de plus, nous serions morts de peur et d’épouvante. Cependant, une chose m’a encore plus impressionnée, ce fut l’expression douloureuse du regard de Notre-Dame  ! Si je vivais mille ans, je la conserverais toujours gravée dans mon cœur.  »

«  Sensibilité subjective  », selon le pape François  !

Quant au «  bras justicier de Dieu prêt à punir  » retenu par Marie, il évoque plutôt Notre-Dame de La Salette. À Fatima, les flammes «  s’éteignaient au contact de l’éclat que, de sa main droite, Notre-Dame faisait jaillir  » vers «  l’Ange à l’épée de feu  ».

Le Pape rejette avec indignation cette «  image pieuse  » d’ «  une Marie meilleure que le Christ vu comme un juge impitoyable  : plus miséricordieuse que l’Agneau immolé pour nous. On commet [qui “ on ” ?] une grave injustice contre Dieu et contre sa grâce quand on affirme en premier lieu que les pécheurs sont punis par son jugement sans placer avant, comme le manifeste l’Évangile, qu’ils sont pardonnés par sa miséricorde  ! Nous devons faire passer la miséricorde avant le jugement et, de toute façon, le jugement de Dieu sera toujours fait à la lumière de sa miséricorde. Évidemment, la miséricorde de Dieu ne nie pas la justice, parce que Jésus a pris sur lui les conséquences de notre péché avec le châtiment mérité. Il ne nie pas le péché mais il a payé pour nous sur la Croix. Et ainsi, dans la foi qui nous unit à la Croix du Christ, nous sommes libérés de nos péchés  ; mettons de côté toute forme de peur et de crainte, parce que cela ne convient pas à celui qui est aimé (cf. 1 Jn 4, 18).  »

Encore faut-il que «  celui qui est aimé  » croie lui-même, qu’il adore, qu’il espère et qu’il aime «  dans la foi qui nous unit à la Croix du Christ  ». C’est précisément pour inciter le monde pécheur à se convertir que des châtiments divins le punissent dès ici-bas par guerres, tremblements de terre, inondations, pour l’arracher à l’enfer et le rendre capable de jouir de la miséricorde dans le Ciel. C’est donc le pape François qui «  commet une grande injustice contre Dieu et contre sa grâce  » par son déni de la réalité de ces châtiments divins, instruments de sa miséricorde  ; ce qu’il appelle «  la force révolutionnaire de la tendresse et de l’affection  » ne profite, en définitive, dans sa bouche, qu’aux ennemis de l’Église  : les luthériens, les musulmans, le Père Gréa, les divorcés remariés…

«  Que chacun de nous puisse devenir, avec Marie, signe et sacrement de la miséricorde de Dieu qui pardonne toujours, qui pardonne tout.  » Même au diable et à ses affidés  ? Faire de «  Marie  » la complice de cette trahison, c’est vraiment le comble de l’imposture et de l’apostasie  !

UNE HOMÉLIE LUTHÉRIENNE

Il faut pourtant reconnaître que tel est le thème de l’homélie prononcée par le Pape lors de la Messe de canonisation de François et Jacinthe. «  “ Apparut dans le Ciel une Femme ayant le soleil pour manteau ”, atteste le voyant de Patmos dans l’Apocalypse (12, 1), faisant aussi observer qu’elle est sur le point de donner naissance à un fils.  » Ce fils… c’est «  nous  », selon le pape François. En effet, «  dans l’Évangile, nous avons entendu Jésus dire au disciple  : “ Voici ta mère. ” (Jn 19, 26-27)  »

C’est Elle que «  les voyants de Fatima ont vue en ce jour béni du 13 mai, il y a cent ans. Et nous aussi nous la verrons si nous allons au Ciel, bien entendu.  » Car «  il y a le risque de l’enfer où mène la vie – souvent proposée et imposée – sans Dieu et qui profane Dieu dans ses créatures  ».

Ce n’est pas seulement «  un risque  », c’est une réalité que les enfants ont vue de leurs yeux  ; et ils ont entendu les cris de désespoir des damnés  ! Mais François n’en a cure. Il continue  :

C’est pourquoi la Vierge Marie «  est venue nous rappeler la lumière de Dieu qui demeure en nous et qui nous couvre, car, comme nous l’avons entendu dans la première lecture, “ l’enfant fut enlevé jusqu’auprès de Dieu ” (Ap 12, 5)  ». Mais «  l’enfant  », c’est Jésus au jour de son Ascension. Tandis que nous, nous sommes toujours entre Ciel et Enfer, sur cette terre  !

«   Et, selon les paroles de Lucie, les trois privilégiés se trouvaient dans la lumière de Dieu qui rayonnait de la Vierge. Elle les enveloppait dans le manteau de lumière que Dieu lui avait donné. Comme le croient et le sentent de nombreux pèlerins, sinon tous, Fatima est surtout ce manteau de lumière qui nous couvre, ici comme partout ailleurs sur la terre quand nous nous réfugions sous la protection de la Vierge Marie pour lui demander, comme l’enseigne le Salve Regina, “ montre-nous Jésus ”.  »

Si «  Dieu veut établir dans le monde la dévotion à mon Cœur Immaculé  », ce n’est pas pour nous couvrir d’un «  manteau  », comme d’un habit extérieur, mais pour transformer notre propre cœur à l’image et ressemblance du sien. Mais le pape François conçoit la dévotion au Cœur Immaculé de Marie comme la “ justification forensique ” luthérienne  !…

«  À qui embrassera cette dévotion, je promets le salut, ces âmes seront chéries de Dieu, comme des fleurs placées par moi pour orner son trône.  »

Mais le pape refuse cette médiation de Marie  : c’est «  à cause de Jésus-Christ, et de lui seul  », que «  régneront dans la vie ceux qui reçoivent en abondance le don de la grâce qui les rend justes (cf. Rm 5, 17)  ».

Nous l’avons dit plus haut, à l’école de l’abbé de Nantes, notre Père, fidèle à toute la tradition des saints Pères et docteurs de l’Église catholique romaine, Jésus ne nous enfante pas à la grâce du haut de la Croix sans le concours de Marie, son Épouse corédemptrice.

«  Quand Jésus est monté au ciel, il a apporté auprès du Père Céleste l’humanité – notre humanité – qu’il avait assumée dans le sein de la Vierge Mère  », con­tinue le Pape. Et «  la Vierge Mère  » elle-même, non  ?

Au fait, les saints du jour n’ont pas encore été nommés  ! Attendez  : «  Fixons notre espérance, comme une ancre, dans cette humanité placée dans le Ciel à la droite du Père (cf. Ep 2, 6). Que cette espérance soit le levier de la vie de chacun de nous  ! Une espérance qui nous soutient toujours, jusqu’au dernier souffle.

«  Forts de cette espérance, nous sommes réunis ici pour remercier des innombrables bienfaits que le Ciel a accordés au cours de ces cent années, passées sous ce manteau de lumière que la Vierge, à partir de ce Portugal porteur d’espérance, a étendu aux quatre coins de la terre. Nous avons comme exemples devant nos yeux saint François Marto et sainte Jacinthe, que la Vierge Marie a introduits dans la mer immense de la lumière de Dieu et y a conduits pour l’adorer.  »

Elle leur a aussi montré l’enfer comme un «  océan de feu  ».

«  De là leur venait la force de surmonter les contrariétés et les souffrances  » pour empêcher les âmes d’aller en enfer.

«  La présence divine devint constante dans leur vie, comme cela se manifeste clairement par la prière insistante pour les pécheurs et par le désir permanent de rester près de “ Jésus caché ” dans le Tabernacle.  »

En omettant de rappeler la vision de l’enfer le Pape nous installe dans un quiétisme mortel, complice du diable et de ses entreprises. Mais la Vierge Immaculée lui écrasera la tête.

«  Dans ses Mémoires (III, 6), sœur Lucie donne la parole à Jacinthe qui venait d’avoir une vision  : “ Ne vois-tu pas beaucoup de routes, beaucoup de sentiers et de champs pleins de gens qui souffrent de faim et qui n’ont rien à manger  ? Et le Saint-Père dans une église, devant le Cœur Immaculé de Marie en prière  ? Et beaucoup de monde en prière avec lui  ? ” Merci frères et sœurs, de m’accompagner  !  »

Applaudissements. Cette vision avait été précédée par une autre que le Pape omet, et pour cause  !

Une autre fois, raconte Lucie, «  Jacinthe m’appela  :

– N’as-tu pas vu le Saint-Père  ?

– Non.

– Je ne sais pas comment cela s’est fait, j’ai vu le Saint-Père dans une très grande maison, agenouillé devant une table, la tête dans les mains et pleurant. Au-dehors, il y avait beaucoup de gens et certains lui jetaient des pierres, d’autres le maudissaient et lui disaient beaucoup de vilaines paroles. Pauvre Saint-Père  ! Nous devons beaucoup prier pour lui.  »

Aujourd’hui, des applaudissements. Demain, «  des pierres  » et «  de vilaines paroles  », lorsque les gens comprendront quels malheurs l’espérance illusoire semée par ce Pape et ses prédécesseurs, depuis le concile réformateur Vatican II, a attirés sur eux aux quatre coins de l’univers. Comme jadis Luther et ses anabaptistes en Allemagne, dont François célèbre le cinquième centenaire, comme les musulmans que François invitait à «  aimer beaucoup  » dans l’avion qui le ramenait de Fatima le soir du 13 mai.

Car le Pape ne fait qu’attiser la guerre de tous contre tous sur la terre, comme naguère Paul VI et Jean-Paul II, en refusant de consacrer la Russie au Cœur Immaculé de Marie, et en se contentant de la couvrir d’un «  manteau  »  :

«  Je ne pouvais pas ne pas venir ici pour vénérer la Vierge Mère et lui confier ses fils et ses filles. Sous son manteau ils ne se perdent pas  ; de ses bras [non ! de son Cœur Immaculé] viendront l’espérance et la paix dont ils ont besoin, et que je demande pour tous mes frères dans le baptême et en humanité, en particulier pour les malades et les personnes avec handicap, pour les détenus et les chômeurs, pour les pauvres et les personnes abandonnées [et les pécheurs ?]. Chers frères, prions Dieu dans l’espérance que les hommes nous écoutent  ; et adressons-nous aux hommes avec la certitude que Dieu nous porte secours.  »

Quel irrémédiable aveuglement  ! Demander «  aux hommes  » ce que Dieu veut nous accorder par le Cœur Immaculé de Marie  ! le jour où le pape François vient de canoniser Jacinthe  !

«  Peu de temps avant de partir pour l’hôpital, elle me disait, raconte Lucie  : “ Il ne me reste plus beaucoup de temps avant d’aller au Ciel. Toi, tu resteras ici, afin de dire que Dieu veut établir dans le monde la dévotion au Cœur Immaculé de Marie. Le moment venu de le dire, ne te cache pas. Dis à tout le monde que Dieu nous accorde ses grâces par le moyen du Cœur Immaculé de Marie  ; que c’est à Elle qu’il faut les demander  ; que le Cœur de Jésus veut qu’on vénère avec Lui le Cœur Immaculé de Marie  ; que l’on demande la paix au Cœur Immaculé de Marie, car c’est à Elle que Dieu l’a confiée.

«   Ah  ! Si je pouvais mettre dans tous les cœurs le feu que j’ai là, dans ma poitrine, et qui me brûle et me fait tant aimer le Cœur de Jésus et le Cœur de Marie. ”  »

L’homélie du Pape traduit, en ce 13 mai 1917, une inintelligence confondante des pensées du Cœur Immaculé de Marie révélées à la Cova da Iria il y a cent ans. Il ne peut mieux dire lorsqu’il déplore «  cette indifférence qui nous gèle le cœur et aggrave notre myopie  ». Et il nous dicte lui-même notre résolution, ce Souverain Pontife chéri de notre Mère du Ciel, en s’écriant  : «  Nous ne voulons pas être une espérance avortée  !  »

Écrit par : Les erreurs de la Russie dans l'Eglise | lundi, 12 juin 2017

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Croire en l’indissolubilité du mariage et le contredire par ses propres actions tout en se considérant en même temps comme étant libre du péché grave, et en calmant sa conscience par la seule confiance en la Miséricorde Divine, constitue une manière de se leurrer soi-même contre laquelle Tertullien, témoin de la foi et de la pratique de l’Église des premiers siècles, mettait en garde : « Mais, disent quelques-uns, il suffit à Dieu qu’on l’honore avec le cœur et l’esprit, même indépendamment des actes : on pèche sans perdre la crainte ni la foi. C’est comme si on cherchait à sauvegarder le principe de la chasteté tout en violant et en détruisant la sainteté et l’intégrité du lien matrimonial » (Tertullien, De poenitentia5,10).

L’observance des commandements de Dieu et en particulier de l’indissolubilité du mariage ne peut pas être présentée comme une expression plus entière d’un idéal vers lequel il faudrait tendre conformément au critère du bien possible ou atteignable. Il s’agit au contraire du cas d’une obligation que Dieu lui-même a ordonnée sans équivoque, et dont la non observance, conformément à sa Parole, entraîne la peine de la damnation éternelle. Dire le contraire aux fidèles semblerait signifier qu’on les trompe ou qu’on les encourage à désobéir à la volonté de Dieu, mettant ainsi en danger leur salut éternel. (...)

Source : Trois évêques catholiques du Kazakhstan

Écrit par : Sonia | mardi, 13 juin 2017

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BREAKING: L'évêque argentin organise une messe spéciale pour donner la communion aux couples adultères

Le dimanche passé à l'église paroissiale de San Roque, Reconquista, Santa Fe (Argentine), l'évêque local, Mgr. Macín, nommé par le pape François en 2013, a réalisé d'un scandale monumental et sacrilège qui montre clairement ce qui est derrière Amoris laetitia .

Dans cette église, il a organisé une messe solennelle, dans laquelle il a annoncé publiquement que selon les normes envoyées par lettre du pape Francis dans une lettre il y a plus de 6 mois et dans le cadre de l'intégration des chrétiens «marginalisés» en raison de leur irrégularité Situation de divorce et de remariage ou en situation irrégulière (divorcée dans une nouvelle union), après avoir accompli une période de 6 mois de réunions les samedis appelée «voie du discernement», elle a été déterminée conformément à ce qui a été énoncé précédemment (Par ordre du pape) LES INCLUT EN COMMUNION COMPLETE ET SACRAMENTALE, ce qui se passerait dans la cérémonie. En aucun cas, on a mentionné que ces gens avaient pris un vœu de chasteté ou de vivre «en tant que frères [et soeurs]».

De la même manière, la communion a été donnée à tous ceux mentionnés (environ 30 couples) accompagnés de leurs proches qui ont pris des photos dans une ambiance festive. En aucun cas, aucune référence n'a été faite aux Écritures qui condamnent l'adultère, et encore et encore les extraits d' Amoris laetitia sont mentionnés là où on dit que les divorcés et les remariés devraient être inclus dans la pleine communion.

Cet évêque, et tous ceux qui suivent ce type de directives et d'actions, sont simplement des apôtres, des loups vêtues de vêtements de moutons, qui non seulement envoient des âmes à l'enfer, mais aussi profanent l'Eucharistie, pour lesquelles ils devront rendre compte devant Dieu .

Cette nouvelle est confirmée par Adelante La Fe à travers des témoins oculaires et, en cas de doute, peut être vérifiée dans les nouvelles locales .

[Traduit par Andrew Guernsey]



Une Petite remarque:
Bon c'est à couper le souffle quand bien même, que pour certains cas de divorcés il y aurait des circonstances atténuantes ...
Mais là où dit Amoris laetitia: que les divorcés et les remariés devraient être inclus dans la pleine communion...

Dans quelles conditions ??? Reconnaissance des nouveaux couples voudrait dire: donc mariez vous civilement et le mariage virtuel catholique vous sera accordé ...C'est du n'importe quoi.

Moi je trouve qu'il faudrait déjà faire une plus officielle reconnaissance individuelle des divorcés non coupables , ceux qui malgré eux ou elles ont été dans des situations intenables et contraints(es) de le faire ...

Sans officialiser ces unions qui ne sont à l'évidence , plus que contestable...

Écrit par : Sonia | mercredi, 14 juin 2017

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Source ? Croisements d'informations ?

Écrit par : Don Dom | mercredi, 14 juin 2017

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La voilà la source: http://radioamanecer.com.ar/obispo-angel-jose-macin-la-iglesia-siempre-fue-su-casa/

Et que dit-elle ? Que l'évêque local aurait réintégré des fidèles qui étaient auparavant dans des situations spéciales . A aucun moment il n'est dit qu'il s'agit de divorcés remariés. Il est juste précisé que ces laïcs ont suivi un catéchuménat de 7 mois. Pour ma part , je pense qu'il s'agit de personnes qui vivaient en concubinage. Mais évidemment rorate caeli qui pointe le "scandale" certifie sans preuve : https://rorate-caeli.blogspot.com/2017/06/breaking-argentina-bishop-organizes.html

Écrit par : Anne | samedi, 17 juin 2017

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