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vendredi, 23 décembre 2016

Amoris Laetitia et la correction formelle du Cardinal Burke: l'histoire est la première arme de l'idéologie

Pour qui l'Unité de l'Eglise tient à coeur, la nébuleuse d'opposition au document "Amoris Laetitia" donne des signes quelque peu alarmants, notamment sur le délai de réponse encore accordé au pape François aux "dubia" de quelques prélats, avant qu'elle n'apporte après Noël une “correction formelle”.  

Amoris Laetitia et la correction formelle du Cardinal Burke: l'histoire est la première arme de l'idéologie

"Même si un tel acte de “correction formelle” est quelque chose de rare dans la vie de l’Eglise, il n’est pas sans précédent, souligne LifeSiteNews, citant un épisode du XIVe siècle, quand le pape Jean XXII fut publiquement contesté par des cardinaux, des évêques et des théologiens laïcs.

Le site relève qu’il s’était finalement rétracté alors qu’il avait auparavant nié la doctrine selon laquelle les âmes des justes sont admises à la vision béatifique après la mort, affirmant plutôt qu’il fallait attendre jusqu’à la résurrection générale à la fin des temps".(cath.ch)

15723327_1730241457290175_8254666934124573718_o.jpgAprès vérification, ces faits historiques - Saint Paul corrigeant Saint Pierre, le Pape Libère excommuniant Saint Athanase au moment de la crise arienne, Jean XXII (lors de la papauté à Avignon) enseignant que les âmes des défunts ne voyaient pas Dieu ou Saint John Fisher croyant avec Saint Thomas More, seuls contre tous, lors de la réforme anglicane en Angleterre - sont des arguments fallacieux pour justifier le projet de la correction formelle du Cardinal Burke. 

L'actualité de l'histoire de l'Eglise ne saurait se résumer à cette bulle médiatique qui gonfle sur internet et les réseaux sociaux. Le temps tourmenté de la réception d'Amoris Laetitia, un document du magistère - qui peut avoir quelques petites imprécisions dans les références ou les notes -  n'est en rien comparable à cette présentation tendancieuse de l'histoire de l'Eglise. 

Durant ce temps de Noël, je pense que nous devons prier de tout coeur fin que les six Cardinaux, les trois évêques et les quelques théologiens renoncent à cette action. Nous ne pouvons pas mettre le Pape sous pression en lui lançant un ultimatum.

La lumière attractive, humble et pacifique de Noël procède d'une toute autre manière pour éclairer les âmes qui recherchent l'intelligence de la foi. 

Commentaires

Prions surtout pour que la Vérité éclate et qu'elle libère ceux qui en ont peur

Écrit par : Steve | vendredi, 23 décembre 2016

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Petite traduction "Google" d'un texte en allemand de Radio Vatikan:

Cardinal Kasper : Amoris Laetitia est clair

Le cardinal allemand Walter Kasper s'est exprimé sur la lettre des quatre cardinaux au pape. Dans une interview à Radio Vatican, l'ancien président du Conseil Pontifical pour l'unité des chrétiens a dit que, à son avis, l'exhortation Amoris Laetitia était clair. Quatre cardinaux, y compris les Allemands Meisner et Brandmüller, avaient présenté au pape, par écrit, des doutes ("dubia") concernant Amoris Laetitia.

"Bien sûr, tout le monde peut soumettre des doutes et des questions au Pape - chaque Cardinal peut le faire. Que ce fut une bonne idée de le faire en public est une toute autre question, et j'en doute. À mon avis, l'Exhortation apostolique est clair; il y a aussi des déclarations faite plus tard par le pape lui-même, au sujet de la lettre aux évêques argentins, ou des déclarations du Cardinal Vicaire de Rome. (...) Il a montré qu'il n'y a pas de contradiction avec les déclarations de Jean-Paul II, mais plutôt un développement homogène. Voilà ma position, et comment je vois cela. A cet égard il n'existe pas pour moi de dubia, de doutes." (...)

Écrit par : Sonia | samedi, 24 décembre 2016

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Cardinal Marx : Amoris Laetitia n'est pas ambiguë ! par Chicoutimi 2016-12-23 10:18:16 Imprimer Imprimer

Le Cardinal Marx a réagi aux quatre cardinaux des dubia en prétendant qu'Amoris Laetitia n'est «pas aussi ambiguë que certaines personnes prétendent », et que le document permet, en effet, la communion, dans certaines circonstances, aux divorcées-remariées.

«Il est important pour la pastorale de former et de respecter la décision de la conscience de l'individu. Par exemple, les divorcés-remariés ne doivent pas - pour le reste de leur vie et indépendamment du chemin où ils sont allés - être enfermés comme dans une impasse. Ici, on doit soigneusement regarder l'histoire, parfois très difficile, et la situation de l'individu sur le fond de l'Évangile."

Et il ajoute que "sous certaines conditions, la possibilité d'être en mesure d'aller à nouveau à la communion et à la confession", est donc possible.

Écrit par : Sonia | samedi, 24 décembre 2016

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Le Cardinal Walter Brandmuller a fait cette remarque en entrevue avec le journal allemand Der Spiegel au sujet des dubia : "«Celui qui pense que l' adultère persistant et la réception de la Sainte Communion sont compatibles est un hérétique et favorise le schisme."

Ainsi, l'ouverture à l'évolution de l'Eglise sur cette question est une hérésie pure et simple; mais pour d'autres, cela est considéré comme une évolution voulue par l'Esprit Saint. Nous sommes donc ici devant deux doctrines diamétralement opposées.

Le Cardinal Brandmuller a dit que le clergé n'a pas le droit de modifier les propres enseignements du Christ. «Nous sommes, selon l'apôtre saint Paul, les administrateurs des mystères de Dieu, mais pas les propriétaires ayant le droit d'en disposer comme nous le voulons», a-t-il dit en substance

Écrit par : Sonia | samedi, 24 décembre 2016

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Mgr Andreas Laun, évêque auxiliaire de Salzbourg, en Autriche, soutient les 4 Cardinaux et leurs dubia, devenant ainsi le 7e évêque (3 Cardinaux et 3 autres évêques) à les soutenir publiquement.

En effet, il y a eu le Cardinal Pell, le Cardinal Cordes et le Cardinal Martino.

Les 4 Cardinaux ont également reçu un soutien de la part de Mgr Józef Wróbel, puis Mgr Athanasius Schneider ainsi que Mgr Jan Watroba.

La nouvelle provient d'une interview qui a été publiée le 23 décembre sur One Peter Five.

Voici un aperçu, traduit par Riposte Catholique :


« J’ai lu les préoccupations des quatre cardinaux et je suis d’accord avec eux. En outre, je connais très bien les cardinaux Meisner et Caffarra et je sais combien ils sont compétents. Avec eux je me retrouve dans la meilleure des compagnie […] La démarche des cardinaux est un service rendu à l’Église enseignante ».

Écrit par : Sonia | samedi, 24 décembre 2016

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L'information suivante, en provenance du journal Der Spiegel, a été traduite en anglais par One Peter Five et relayée par EWTN (UK)) :

Walter Mayr, le correspondant à Rome du magazine allemand Der Spiegel, rapporte ce qui suit à la fin de son article du 23 décembre sur le pape François et la crise des dubia:

"Dans un très petit cercle, François a dit : "Il ne doit pas être exclu que je vais entrer dans l'histoire comme celui qui divise l'Église catholique".

Walter Mayr décrit un pape qui est isolé, "bouillant de colère" à la résistance à ses réformes, et à court de temps. Il écrit que le Saint-Père est de plus en plus solitaire, affaibli par la résistance de la Curie et démoralisés par le manque de courage au changement.

Walter Mayr situe l'isolement et l'éloignement de François dans le cadre des dubia soumis par les cardinaux Brandmüller, Meisner, Burke et Caffara. Mayr conclut que François a répondu en choisissant d'ignorer et de ne pas répondre. Mayr voit la référence de François à la "résistance malveillante" - lors de ses voeux de Noël à la Curie romaine - comme sa réaction aux dubia. Il voit cela comme l'expression de ce que Edward Pentin appelle «la rage d'ébullition" de François sur les dubia

Écrit par : Sonia | samedi, 24 décembre 2016

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Le pape nomme une commission d'enquête pour l'Ordre de Malte? La stratégie de désignation d'une commission plaît indubitablement beaucoup à François, qui a déjà pris cette mesure draconienne contre deux institutions religieuses qu'il considère comme trop «traditionnelle»: les Franciscains de l'Immaculée et les religieux du Verbe incarné. Et ce n'est pas par hasard que l'annonce d'une commission pour «recueillir des éléments susceptibles d'informer complètement et rapidement le Saint-Siège sur les faits récents concernant le Grand Chancelier de l'Ordre, M. Albrecht Freiherr von Boeselager» a été donnée par le bureau de presse du Vatican, le 22 Décembre, juste au moment où le pape Bergoglio transformait les traditionnels souhaits de Noël à la Curie en une dure réprimande contre ceux qui résistent à son projet de changement radical de l'Eglise, avec une référence implicite au cardinal Raymond Leo Burke, patron de l'Ordre de Malte.
Mais dans ce cas, justement, l'instrument de la désignation d'une commission n'est pas possible.
Comme l'explique don Fabrizio Turriziani Colonna dans une étude documentée consacrée à la souveraineté et à l'indépendance de l'Ordre Souverain Militaire de Malte, (Libreria Editrice Vaticana 2006), l'Ordre de Malte et Saint-Siège, sont placés l'un face à l'autre en tant que sujets de Droit International et donc dans une position d'indépendance réciproque. L'Ordre de Malte, a en effet une double personnalité juridique, qui sur le plan du Droit Canon, le subordonne au Saint-Siège, mais sur celui du Droit International lui garantit l'indépendance de celui-ci. Le fait que l'Ordre de Malte entretienne des relations diplomatiques avec 94 États et ait un ambassadeur près le Saint-Siège, confirme que, dans un certain domaine, les relations sont sur un pied d'égalité. L'Ordre Souverain Militaire de Malte est, en un mot, un Etat souverain, bien que sans territoire, jaloux de son autonomie et de ses prérogatives. En neuf siècles d'histoire, les Chevaliers de Malte se sont couverts de gloire, versant leur sang pour l'Eglise, mais les conflits avec le Saint-Siège n'ont pas manqué. Le dernier, raconté par Roger Peyrefitte (Chevaliers de Malte, Flammarion, Paris 1957), fut durant l'après-seconde guerre mondiale du XXe siècle, quand l'Ordre parvint à déjouer la tentative de fusion avec les Chevaliers du Saint-Sépulcre. Le bras de fer prit fin en 1953 avec l'arrêt d'une Cour cardinalice qui reconnaissait la souveraineté de l'Ordre de Malte, tout en affirmant sa dépendance à l'égard du Saint-Siège en ce qui concerne la vie religieuse des chevaliers. L'Ordre de Malte accepta la sentence, conditionnée par quelques points: 1) la reconnaissance de ses droits dérivant de sa condition de sujet du Droit International; 2) la limitation de la dépendance religieuse de l'Ordre aux seuls chevaliers ayant fait profession, et aux chapelains; 3) l'exclusion d'une sujétion à la Secrétairerie d'Etat du Vatican. La compétence du Saint-Siège ne concerne donc pas le gouvernement interne et international de l'ordre, mais il est limité au strict religieux.

À ce stade, on pourrait imaginer que le Pape, ayant décelé des déviations d'ordre doctrinal et moral parmi les cavaliers, a décidé d'intervenir pour redresser la situation. Qu'est-il arrivé, au contraire? Après que soit sorti au grand jour le fait que von Boeselager, pendant la période où il était le Grand Hospitalier de l'Ordre, avait abusé de son pouvoir, promouvant la distribution de dizaines de milliers de préservatifs et de contraceptifs, y compris abortifs (comme l'indiquent les rapports relatifs au programme des Nations Unies contre le VIH en Birmanie), le Grand Maître Matthew Festing est intervenu pour mettre fin au scandale et a demandé à Boeselager de démissionner, faisant appel au vœu d'obéissance qu'il avait prêté. Le Grand Chancelier, fort de son amitié avec le secrétaire d'Etat Pietro Parolin et de la récente nomination de son frère Georg dans le conseil d'administration de l'IOR, a rejeté la demande avec arrogance, revendiquant son comportement de catholique «libéral». La création par la Secrétairerie d'Etat d'un groupe d'enquête de cinq membres, tous plus ou moins liés à Boeselager, constitue un cas grave d'ingérence dans l'administration de l'Ordre.
Le Saint-Siège devrait se limiter à veiller sur la vie religieuse à travers le cardinal patron qui est le cardinal Burke, nommé par le pape François lui-même. Le Pape a entièrement le droit de s'informer sur les affaires internes de l'Ordre, mais il est inhabituel que cela se fasse à travers une commission qui contourne le représentant pontifical, à moins de vouloir placer ce dernier sous accusation. Toutefois, un cardinal ne peut être jugé que par ses pairs et non par des bureaucrates du Vatican. Tout aussi impropre est le fait de confier à une commission du Vatican le jugement sur des événements qui concernent non pas la vie religieuse, mais le gouvernement de l'Ordre, mettant dans ce cas le Grand Maître en accusation. Ce dernier a donc bien fait de refuser l'action inepte de la commission.
Malheureusement, il n'y a pas que la procédure qui est inepte, il y a surtout le jugement sur le fond, de la part des autorités du Vatican. Celui qui, au mépris du Magistère de l'Eglise, favorise la contraception et l'avortement, et viole ses propres voeux, mérite aujourd'hui d'être réhabilité. Celui qui défend l'enseignement de l'Église et l'intégrité morale des institutions auxquelles il appartient, est au contraire accusé de «résistance malveillante» (allusion aux voeux à la Curie, ndt) au Saint-Père et finit sur le banc des accusés.
Il faut espérer que les Chevaliers réagiront. L'enjeu est la souveraineté de l'Ordre de Malte, mais aussi sa tradition de défense ininterrompue de la foi et de la morale catholique.

Écrit par : Sonia | samedi, 24 décembre 2016

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Pour l'ordre de Malte je ne sais rien aussi je lis comme vous les nouvelles. Mais je ne sais pas .

pour le Spiegel, permettez que n'émette des doutes ....

Écrit par : Don Dom | samedi, 24 décembre 2016

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Je ne me situe pas dans l'interprétation du Cardinal Kasper ou de Marx. Leurs idées ont été entendues au Synode mais pas retenues dans le document Amoris Laetitia. Ils sèment aussi le trouble.

Je crois qu'il faut rester dans une juste interprétation qui est celle donné par Schönborn et les différentes phrases du Pape, notamment dans le nom de Dieu est Miséricorde avec Tornielli.

C'est un combat spirituel, sans arme, sans attaque personnelle, pour se situer comme des personnes qui font le pont entre le sommet à atteindre et les situations de vie concrètes. D'où la gradualité, le petit pas.

Une réalité demeure aussi: on ne communie qu'en état de grâce soit sans péché mortel, sinon Dieu nous attend à la confession. Ceci est valable pour nous tous.

Écrit par : Don Dom | samedi, 24 décembre 2016

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La photo de Burke, ils l'ont choisie ! Et elle dit beaucoup

C'est quoi ce déguisement ?

Écrit par : Flo | samedi, 24 décembre 2016

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Il n'est pas toujours ainsi. Ceci dit le Cardinal Burke met la capamagna et le chapeau. Je n'ai pas pris un selfie ... une image vaut mieux que plein de discours. L'institut du Christ Roi souverain prêtre recherche ce style....

Écrit par : Don Dom | samedi, 24 décembre 2016

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