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mardi, 01 novembre 2016

Pape François: intégrer les réfugiés pour éviter un ghetto

Pape François: ne pas fermer la porte aux réfugiés: les intégrer et ne pas les mettre dans des ghettos

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(extraits conférence de presse, retour du Suède - source)

"Il n'est pas humain de fermer la porte et le coeur aux migrants, et sur le long terme cela se paie politiquement. Comme on le paie lorsqu'on se trompe dans les calculs en pensant d'en accueillir plus que l'on peut en intégrer". 

"Quand celui qui arrive n'est pas intégré, il se ‘ghettoïse' et entre dans un ghetto et de là naissent beaucoup de problèmes. Selon le Pape, construire un mur est dangereux. En matière de frontières et d'accueil, la peur est la pire des conseillères, alors que la meilleure est la prudence.

Nous ne devons pas nous alarmer par le flux des migrants. L'Europe s'est faite par une continuelle intégration de culture: une culture qui ne se développe pas en rapport avec une autre se ferme. Je ne veux offenser personne, mais l'exemple est celui l'Islande, où ils peuvent lire leurs classiques d'il y a 1000 ans sans difficultés, parce qu' ils n'ont pas eu les flux migratoires comme l'a connus l'Europe".

Distinguer migrants et réfugiés

"Il faut distinguer entre migrants et réfugiés. Les migrants doivent être traités avec certaines règles: ils ont droit à émigrer, mais ce droit est très réglementé. Le réfugié fuit des situations de guerre, vit dans une terrible angoisse, il a besoin de plus de soins, de plus de travail" (selon colloque avec le premier ministre Stefan Löfven). 

"La prudence"

"Je crois qu'en théorie on ne peut pas fermer son coeur à un réfugié, mais la prudence des gouvernements doit être comprise: on doit être très ouvert et ensemble faire le calcul en pensant à l'organisation. Un réfugié ne doit pas seulement être accueilli mais également intégré, cela veut dire chercher rapidement comment lui offrir une maison, une école, un travail: ceci est intégrer un peuple.

Comme argentin et américain du sud, je remercie beaucoup la Suède pour son grand accueil envers ceux qui fuyaient l'Argentine, le Chili et l'Uruguay et l'Amérique latine en général durant les dictatures militaires".

"Un fonctionnaire suédois, m'a expliqué qu'en ce moment, ils en arrivent tellement que l'on a pas le temps de les loger. La prudence doit faire ce calcul, si le nombre possible d'accueil diminue, ne pas le faire par égoïsme, car la prudence consiste à avoir le temps nécessaire pour les intégrer".

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