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mercredi, 21 septembre 2016

Cardinal Parolin, secrétaire d'Etat, sur l'origine de la crise des réfugiés: les conflits et la guerre

(RV) À la veille de l'ouverture, ce mardi 20 septembre 2016, de l'Assemblée générale de l’ONU à New-York, les 193 pays membres de l'Organisation des Nations unies ont promis de tenter d'améliorer le sort des 65 millions de déplacés dans le monde. Leur déclaration d'intention ne fixe cependant aucun objectif chiffré, ni engagement précis sur l'aide aux réfugiés.

À la tribune, le cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d’État du Saint-Siège, a proposé d’identifier et d’agir sur les causes qui ont forcé ces millions de personnes à quitter leurs foyers, leurs familles et leurs pays. «Traiter les causes profondes des déplacements des peuples exige de la force et de la volonté politique», mais pour le prélat, c’est de cette manière seulement qu’on pourra trouver une solution durable et de meilleurs moyens de partager notre responsabilité face à ce mouvement sans précédent de migrants.

La paix grâce au dialogue et à la diplomatie

Le cardinal estime que la première cause de cette vague de migration est la guerre, produit par la main de l’homme. «Le Saint-Siège plaide pour un engagement commun de la part de chaque état et de la communauté internationale pour mettre fin aux combats, à la haine et à la violence». Comment s’y prendre ? Le cardinal propose les armes de la diplomatie et du dialogue.

Le numéro deux du Saint-Siège invite les membres de l’ONU à ne pas «abandonner» les chrétiens qui ont été, comme d’autres mais peut-être plus que les autres, l’objet de persécutions religieuses.

Le cardinal Pietro Parolin a de nouveau appelé à limiter strictement et à contrôler la fabrication et la vente d'armes.

Enfin, le sort des migrants qui fuient des situations d’extrême pauvreté et désastres environnementaux doit être mieux pris en compte, car aujourd’hui, ces derniers ne peuvent bénéficier du statut de réfugié et pourtant, ce sont eux qui sont les personnes les plus vulnérables, susceptibles d'être victimes de trafic d’êtres humains et d’autres formes d’esclavage.

L'engagement de l'Eglise

Dans un discours liminaire pour un événement parallèle sur «le rôle des organisations religieuses pour répondre aux larges mouvements des migrants et des réfugiés», parrainés par la mission permanente d’observation du Saint-Siège auprès des Nations unies, la Commission internationale catholique pour les migrations et Caritas Internationalis, le cardinal Parolin a mis en avant l’engagement de nombreuses institutions catholiques auprès des migrants, ainsi que l’engagement personnel du Pape.

Selon lui, l’appel de François à toutes les paroisses catholiques d’Europe, pour accueillir une famille de réfugiés, a permis à plus de 30 000 migrants de trouver un refuge. Plusieurs familles de migrants sont d’ailleurs accueillis au Vatican. Le cardinal Parolin a également évoqué la création récente du dicastère pour le développement humain intégral, dans laquelle «le pape François a placé sous sa conduite personnelle la section qui supervise spécifiquement les questions concernant les réfugiés et les migrants».

65 millions de déplacés

Le Haut-commissariat pour les réfugiés de l’ONU a recensé 65 millions de personnes déplacées dans le monde en 2015, dont 21 millions de réfugiés, fuyant persécutions, pauvreté ou conflits. Plus de la moitié des réfugiés vivent dans huit pays –Liban, Jordanie, Turquie, Iran, Kenya, Ethiopie, Pakistan, Ouganda- tandis que les pays les plus riches n'en accueillent que 14%..

 

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