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samedi, 08 juin 2013

Pape François: la crise de la valeur de la personne humaine

pape-francois-paques.jpgDialogue entre le pape et les jeunes des écoles jésuites

Pape François

ROME, 7 juin 2013 (Zenit.org) - 

Extrait:

Federica : Je voudrais demander une parole pour les jeunes d’aujourd’hui, pour l’avenir des jeunes d’aujourd’hui, étant donné que l’Italie se trouve dans une situation de grave difficulté...

Tu dis que l’Italie est dans un moment difficile. Oui. Il y a la crise. Mais je te dirai : pas seulement l’Italie. Le monde entier en ce moment est en crise. La crise… la crise n’est pas quelque chose de mauvais. C’est vrai que la crise nous fait souffrir, mais nous devons, et vous les jeunes… nous devons savoir lire la crise. Cette crise, que signifie-t-elle ? Que dois-je faire moi-même pour aider à sortir de la crise ? La crise qu’en ce moment nous vivons est une crise humaine. On parle d’une crise économique, d’une crise du travail, oui, c’est vrai, mais pourquoi ? Parce que ce problème dans le travail, ce problème dans l’économie, sont des conséquences du grand problème humain. Ce qui est en crise c’est la valeur de la personne humaine. Et nous devons défendre la personne humaine.

En ce moment… j’ai déjà raconté cela trois fois, mais je le raconte une quatrième fois : j’ai lu une fois le récit d’un rabbin du Moyen-âge – des années 1200 – et ce rabbin expliquait aux juifs de ce temps-là, l’histoire de la Tour de Babel. Pour construire la Tour de Babel, ce n’était pas facile. Ils devaient faire les briques, et comment fait-on les briques, il faut chercher la terre, la paille, les mélanger, les mettre au four, c’était un gros travail et après ce travail une brique devenait un vrai trésor. Puis ils portaient les briques les unes sur les autres pour la construction de la Tour de Babel. Mais si une brique tombait, c’était une tragédie. Ils punissaient l’ouvrier qui l’avait fait tomber. C’était une tragédie. Mais écoutez ça : si un homme tombait, il ne se passait rien. C’est la crise que nous vivons aujourd’hui. C’est la crise de la personne. Aujourd’hui la personne ne compte pas. Ce qui compte ce sont les sous, ce qui compte c’est l’argent. Et Jésus… Dieu a donné le monde, toute la création, il l’a donnée à la personne, à l’homme et à la femme. Afin qu’ils la poursuivent. Non pas à l’argent. C’est une crise de la personne, il y a une crise parce que la personne aujourd’hui – écoutez bien, c’est vrai – est « esclave ». Et nous devons nous libérer de ces structures économiques et sociales qui nous rendent esclaves. C’est vrai. C’est notre devoir.

Traduction de Zenit, Anne Kurian

Commentaires

Très belle et juste parabole !

Écrit par : Philippe L | samedi, 08 juin 2013

Oui, Dieu sait nous donner, en chaque temps, le Pape qu'il nous faut. En ce temps de crise, Dieu nous donne ce Pape François, un Pasteur selon le coeur de Dieu, aimant les petits et les pauvres, aimant les personnes. C'est là que se trouve le secret de l'effet Bergoglio. L'amour de chaque personne et nous sentons bien.

Écrit par : Don Dom | samedi, 08 juin 2013

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