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vendredi, 07 octobre 2011

Horreur oubliée: la Corne de l'Afrique

 

L'Eglise catholique demande à nouveau la collaboration des autres communautés chrétiennes afin de résoudre le drame que vit la Corne de l'Afrique.

AIDER LA CORNE DE L'AFRIQUE

CITE DU VATICAN, 7 OCT 2011 (VIS).

1311160334-corne_de_l_afrique_.jpg"Poursuivant sa mission propre, l'Eglise catholique demande à nouveau la collaboration des autres communautés chrétiennes afin de résoudre le drame que vit la Corne de l'Afrique". C'est ce qu'a indiqué le Cardinal Robert Sarah, Président du Conseil pontifical Cor Unum, venu exposer en Salle-de-Presse les initiatives développées par son dicastère à la demande du Saint-Père. Il était notamment accompagné de Mgr.Giorgio Bertin, OFM, Administrateur apostolique de Mogadiscio (Somalie), de M.Michel Roy, Secrétaire Général de la Caritas Internationalis, de M.Kenneth Hackett, Directeur du Catholic Relief Service, et de M.David Pain, Directeur de la Christian Aid's Africa Division.

  "Là où l'homme souffre, Dieu est présent", a d'emblée rappelé le prélat guinéen en présentant les actions de l'Eglise en vue de palier les effets catastrophiques de la sécheresse, de la famine et des conflits régionaux. Faisant allusion au dernier de ses appels à la communauté internationale en faveur des populations africaines touchées par cette catastrophe, mercredi au cours de l'audience générale, le Cardinal a dit que Benoît XVI soutient les efforts des Eglises locales (Somalie, Kenya, Ethiopie, Djibouti), auxquelles il a fait parvenir une première aide de 400.000 $. L'Allemagne, la France, l'Irlande, l'Italie ou la Suisse ont organisé des collectes paroissiales. L'Eglise catholique a également engagé une collaboration caritative d'urgence avec l'Eglise anglicane, soulignant le caractère de témoignage commun de la démarche. "Ces efforts montrent -a dit le Président de Cor Unum- la vitalité découlant de la foi, qui s'exprime dans l'amour et la compassion, l'attention à l'autre, l'aide et la promotion de la personne, quelque soit son origine ou sa religion. Tout cela découle d'une foi concrètement appliquée".

  Puis il est revenu sur l'appel du Saint-Père à la générosité internationale: "On constate, malheureusement souvent, que les mécanismes internationaux sont conditionnés par des intérêts nationaux. Face à l'égoïsme qui domine la politique internationale nous devons inspirer une politique véritablement orientée vers le bien public. C'est ainsi seulement qu'ils n'y aura plus vainqueurs et vaincus, victimes et coupables, profiteurs et affamés. Il faut une vision de l'homme et de la société où l'aspect économique soit remis à sa juste place, où l'économie n'ait pas le dernier mot entre bien et mal". Or, dans cette partie du continent africain, ce "sont des millions de personnes qui se déplacent à la recherche de la survie. Demain ils seront des réfugiés et des clandestins sans patrie, sans maison, sans travail, sans attaches. Une entière génération risque d'être perdue". Au-delà de l'urgence, il faut intervenir sur l'éducation, qui est le moteur du développement. "Là où il y a une école, il y a éducation. Là où il y a l'éducation, l'avenir est envisageable, avec du travail et une communauté". Voici pourquoi je lance, a dit le Cardinal Sarah, cet appel: Une école par village!       

  Lors de son intervention, M.Pain, l'envoyé de l'Archevêque Rowan Williams, a lu le message du Primat anglican, qui y rappelle notamment que les affamés et les assoiffés reflètent le visage du Christ. Il nous faut donc redoubler d'efforts pour répondre efficacement au scandale intolérable de la famine de par le monde, se félicitant aussi de cette nouvelle perspective de collaboration oecuménique.   

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