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vendredi, 09 octobre 2009

Synode sur l'Afrique: CNS

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« Chroniques du Vatican »: Le Synode des Evêques pour l’Afrique

 

John Thavis: Le Synode des évêques pour l’Afrique s’est ouvert cette semaine au Vatican. Il rassemblera pendant plus de trois semaines quelque 200 évêques du continent africain. Beaucoup de questions sont sur le tapis comme la meilleure manière pour l’Eglise de diffuser l’Evangile en Afrique. Aujourd’hui nous consacrons notre « Chronique vaticane » à la première semaine du Synode. Je suis John Thavis, rédacteur en chef du « Catholic News Service » à Rome.


Carol Glatz: Et moi je suis Carol Glatz, correspondante du CNS à Rome. Le Synode des évêques est une des plus vieilles institutions de l’Eglise qui, avec le temps, est devenu un véritable organe consultatif du Pape (ndlr: erreur, cela date de 1968! inauguré par Paul VI). Voila comment ça fonctionne: les évêques tiennent un bref discours sur les principaux thèmes, puis se réunissent en groupes de travail linguistique et, à la fin, présentent au Pape une liste de propositions dont il se servira pour rédiger le document final . Ce synode pour l’Afrique traite en effet de différents thèmes, des rivalités ethniques à la sauvegarde de l’environnement.


JT: Benoît XVI, qui participe à toutes les congrégations générales, a souligné lors de la messe d’ouverture l’une des grandes priorités, affirmant que l’Eglise doit être une force plus efficace de réconciliation en Afrique et doit s’opposer aux « déchets spirituels toxiques » importés de l’occident. Il a dit aussi que le monde développé, sous prétexte d’aider l’Afrique, exporte en réalité un style de vie matérialiste et le relativisme moral, dans une sorte de colonialisme culturel.


CG: Dans leurs interventions de nombreux évêques ont estimé que l’Afrique elle-même avait besoin d’un examen de conscience. Le cardinal Polycarpe Pengo de Tanzanie a parlé d’égoïsme, d’avidité matérielle et de conflits ethniques sur le continent, faisant remarquer que l’Eglise n’a pas été exempte de telles erreurs. Donc au lieu de pointer le doigt contre les autres, les évêques semblent suggérer que l’Eglise doit tout d’abord mettre en pratique ce qu’elle prêche.

JT: L’Afrique étant un continent complexe, la liste des questions est donc infinie et les priorités pastorales sont très diversifiées. Ainsi les évêques d’Afrique du Nord, sont confrontés aux rapports avec les musulmans. Les évêques d’Afrique centrale ont à faire face aux conflits incessants et aux problèmes des réfugiés. Un évêque de la corne de l’Afrique a parlé quant à lui des dégâts que provoquent le trafic des armes et la piraterie en mer.


CG: Si ce synode est centré sur l’Afrique, il n’est pas moins attentif à la situation internationale. Le premier jour en effet, le président Barack Obama a été cité trois fois. Un évêque a affirmé que l’élection de Barack Obama n’a pas été seulement une pierre d’angle pour les afro-américains, mais également un signe d’espérance pour une bonne entente entre les races et les ethnies dans le monde entier.

Mais nous ne sommes qu’au début de ce synode. Au cours des prochaines semaines nous vous ferons part des autres faits saillants.

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