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samedi, 21 mars 2009

L'ABC de la lutte contre le sida

Précieuses précisions de l'abbé Christophe Godel, curé de Vallorbe Suisse

images-1.jpgAbstinence / Be Faithfull / Codoms if not... . Abstinence, Sois-fidèle, si non use du préservatif.  L'Ouganda, a pu baisser la ravage de la maladie. Voici la grammaire de la lutte contre le sida.

Benoît XVI - sida en Afrique.doc

...

L'enseignement de l'Eglise et de Benoît XVI, n’est-ce pas un peu utopiqe?

Au contraire. L’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) recommande des interventions au niveau comportemental pour réduire la propagation du sida : « le report des premiers rapports sexuels, la diminution du nombre de partenaires sexuels, y compris les visites aux professionnel(le)s du sexe, et la réduction des relations concomitantes avec plusieurs partenaires, est recommandé pour prévenir la transmission sexuelle parmi les partenaires hétérosexuels » (« INTERVENTIONS PRIORITAIRES : Prévention, traitement et soins du VIH/sida dans le secteur de la santé » § 1.2.1.3). N’agir qu’au niveau de la distribution des préservatifs n’est plus considéré comme suffisant. Croire le contraire serait naïf.

A-t-on des exemples dans ce sens ?


Oui. L'Ouganda par exemple développe depuis 1986, un programme de contrôle national du sida à trois étages. Aucun médicament, aucun vaccin n'était alors en vue, et une stratégie baptisée "ABC" a été développée. Trois lettres pour trois messages-clés, en anglais : "Abstinence sexuelle ou différez les relations sexuelles si vous êtes jeune et célibataire (Abstinence). Soyez fidèle à votre partenaire sexuel après avoir été testé (Be Faithfull). Utilisez correctement et constamment un préservatif si vous papillonnez (Condom). L’Ouganda a ainsi réussi à réduire de 19 % à 6 % le taux d'infection de la population.

Que pensent les Africains de cette polémique ? Ce sont eux les premiers concernés.


Ils demandent aux Occidentaux de ne pas leur imposer leur unique et seule façon de voir. « Ce n’est pas le préservatif qui va diminuer le nombre d’infections du sida, mais certainement une discipline que chacun doit s’imposer pour pouvoir changer d’attitude, une attitude qui va l’aider à échapper à un hédonisme qu’il ne peut plus contrôler » dit un haut dignitaire. Et le président du Burkina Faso, Blaise Compaoré, qui préside le Comité national de lutte contre le sida : « En Afrique, nous vivons avec le sida au quotidien. Le débat sur le préservatif, tel que vous le présentez, ne nous concerne pas. Les Français aiment la polémique, c'est leur côté gaulois ! Certains critiquent la position de l'Eglise en prétendant défendre les Africains. Soit. Mais la plupart n'ont jamais mis les pieds chez nous ! […] Si l'abstinence est un moyen de prévention, nous n'allons pas nous en priver ! »


Abbé Christophe Godel, 20 mars 2009

Commentaires

Bonjour,
Excusez-moi, ce n'est pas le bon fil mais j'ai lu sur d'autres articles une de vos affirmations qui me surprend et qui suscite ma curiosité.
Vous avez dit que, dans le cas par exemple d'une grossesse extra-utérine, une opération visant à sauver la mère et qui aurait comme conséquence secondaire la mort de l'enfant était acceptée par l'Eglise. Cela me surprend, notamment parce que JP2 avait canonisé une femme qui était morte en couche pour que sa fille vive; cette femme était médecin et avait refusé une opération qui l'aurait sauvée elle mais aurait coûté la vie à l'enfant. Cela m'avait un peu choquée: pourquoi préférer la vie de l'enfant à celle de la mère?
Est-ce que vous pouvez me donner des précisions sur ce point?
Merci, cordialement,

Écrit par : Eboo | samedi, 21 mars 2009

Bon, mais c'est pas sur le bon article alors. Voir ci -dessus,
Pour répondre brièvement:
Un avortement est provoquer directement et intentionnelement la mort d'un innocent. On ne peut avoir aucune exception. Tu ne tueras point (au sens d'innocent) est un commandement donné par Dieu à Moïse qui vient comme renforcer notre raison parfois obscurie. Dans le cas de la bienheureuse Beretta, elle a voulu donner la vie sans chercher la mort, ou sa mort. C'est un choix héroique. En fait, elle a refusé un traitement qui aurait pu provoquer la mort de son bébé. Ce cas n'aurait pas été un avortement. Mais elle a voulu aller jusqu'au bout en espérant pouvoir vivre en donnant la vie à son enfant. Elle aurait voulu vivre après, mais cela ne fut pas le cas.
Il y a un acte de l'ordre du don. Cette femme, la bienheureuse Berreta Molla, nous rapelle que nous ne pouvons jamais tuer un innocent, un sans voix, un tout petit, qui ne menace personne, ne fait violence à personne. Elle aurait voulu vivre après, mais cela ne fut pas le cas. Cette bienheureuse est donc à prier, car au ciel, elle prie pour nous, qui sommes dans les ombres de ce monde. Son choix ressemble au Christ qui donne sa vie pour nous donner la vie.
J'espère avoir répondu ?
La note du 13 mars renvoie à sa biographie.
Bien à vous

Écrit par : Dominique | samedi, 21 mars 2009

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