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jeudi, 12 février 2009

Eluana: quand le langage dérape

funérailles d'Eluana: en l'absence des parents

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Il est remarquable que l'on ai entendu ces mots: Eluana a été débranchée. Or, elle n'était justement pas maintenue en vie par des machines. Il n'y avait donc pas d'acharnement thérapeuthique. On lui a carémment supprimé son alimentation et son hydratation de base. Reste une question: comment est-elle morte ?

Autre question: un bébé, si on ne lui donne pas à manger, que se passe-t-il ?

En Suisse

images.jpgL'entrée d'Exit (paradoxale) et de l'euthanasie dans les hôpitaux suisses, dans les homes pour personnes âgées est d'une gravité extrême. La rhétorique funèbre du "Docteur" Sobel est maccabre, funeste, choquante et frise la manipulation mentale. Où est passé le serment d'Hyppocrate ? La Suisse devient de façon hypocrite, aux yeux du monde entier, un pays où l'on vient richement se suicider. Quelle manque de solidarité, quelle manque d'humanité, quelle manque de dignité pour un pays à la longue tradition humanitaire. "Si t'es pas beau, pas en forme, malade, handicapé, en fin de vie, on va s'occuper de toi pour supprimer ta douleur. Ta vie ne correspond plus aux standards de la pub, alors on va t'auto-délivrer, te libérer.....mon oeil! se débarasser de toi en fait".

Moi qui pensait que les hommes de gauche avaient du coeur et étaient justement pour les petits et les faibles, les pauvres et les exclus. C'est la douleur qu'il faut impérativement soulager, pas le malade qu'il faut expédier. Face à ces marchants de la mort qui veulent entrer par la petite porte, devant ces illusionnistes de la compassion, il n'y a qu'une seule attitude: la porte ! c'est justement marqué Exit si vous ne la trouvez pas. Les psychologues, les docteurs, les infirmières, parlent du combat à engager pour la vie lorsqu'une personne est gravement touchée dans sa santé. Face aux drames, il faut aider la personne cruellement souffrante, avec patience et compréhension, à mobiliser ses propres ressources intérieures. Puis si la mort doit venir, accompagnons la vie jusqu'à l'entrée dans la vie éternelle, sans acharnement thérapeuthique.

L'Eglise, experte en humanité, a tout ce qu'il faut dans sa sacoche médicale bimillénaire: prières, sacrements des malades, visites d'amis ou des proches, soutiens, soins palliatifs, médications, puis des prêtres pour porter la communion aux malades, avec compassion et affection. Durant 2000 ans d'histoire, l'Eglise laisse cette trace de la charité, dans les couvents ou les monastères, dans les Hôtels-Dieu, avec des soeurs, des religieuses. Aujourd'hui, c'est sans doute aux laïcs à prendre ce relai. Les malades nous redonnent la vraie dimension de la vie et nous invitent à avoir du coeur. Nous devons réapprendre à vivre et mourrir dans la dignité.

Finalement, bien des suisses "prient" pour Daniel Albrecht et sa sortie du coma. Quelle belle solidarité non ? J'en ai pas vu un dire qu'il fallait le débrancher. Alors, soyons sportivement pour la vie, qui ne va parfois pas sans efforts. Ou mettons nos aînés sur Facebook ?

MYSTERE DE LA SOUFFRANCE ET DE LA MORT


CITE DU VATICAN, 11 FEV 2009 (VIS).
En cette fête de Notre-Dame de Lourdes, la messe pour les malades a été célébrée par le Cardinal Javier Lozano Barragán, Président du Conseil pontifical pour la pastorale de la santé. Après la cérémonie, Benoît XVI est descendu dans la Basilique vaticane pour s'adresser aux fidèles rassemblés par l'UNITALSI et l'Opera Romana Pellegrinaggi pour cette XVII Journée mondiale du malade. Cette journée, a dit le Pape, "veut mieux faire sentir aux malades la présence spirituelle de l'Eglise qui, comme l'a rappelé l'Encyclique Deus Caritas Est, est la famille de Dieu dans le monde, dans laquelle personne ne doit souffrir par manque du nécessaire. Elle est une occasion de réfléchir sur l'expérience de la maladie et de la souffrance, et plus largement encore sur le sens de la vie qu'il faut vivre pleinement y compris si elle est blessée".

Rappelant que la Journée 2009 est consacrée aux enfants malades, il s'est demandé comment on pourrait rester silencieux lorsque le mal frappe un innocent. "Comment percevoir dans ces cas si difficiles l'amour miséricordieux de Dieu, qui n'abandonne jamais ses enfants dans l'épreuve? Les questions qui se posent sont parfois inquiétantes car elles ne trouvent pas de juste réponse au seul plan humain. La souffrance, la maladie et la mort nous restent insondables et seule la foi vient nous éclairer. La Parole de Dieu nous montre que ces épreuves font mystérieusement partie au dessein divin du salut. La foi aide à voir que la vie humaine est belle et digne d'être pleinement vécue même si elle est frappée par le mal. Dieu a créé l'homme pour le bonheur et pour la vie, alors que la maladie et la mort sont entrées dans ce monde à cause du péché. Mais le Seigneur ne nous abandonne pas. Père de la vie, il est le médecin de l'homme par excellence. Il ne cesse de se pencher sur l'humanité souffrante... Pour nous les chrétiens -a conclu le Pape- la réponse au mystère de la souffrance et de la mort réside dans le Christ. Prendre part à la messe nous immerge dans le mystère de la mort et de la résurrection car elle est le mémorial pérenne du Christ crucifié et ressuscité qui a vaincu le mal par la toute puissance de son amour. C'est à l'école du Christ eucharistique que nous apprenons à aimer la vie en toute circonstance et à accepter notre impuissance face à la maladie et à la mort".

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