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mercredi, 06 septembre 2017

Père Thomas Michelet, Revue thomiste: Amoris Laetitia, note de théologie sacramentaire sur la communion des divorcés remariés.

Unknown.jpegJ'ouvre un chapitre consacré à l'exhortation apostolique Amoris Laetitia du Pape François.

Voici le premier article qui reprend l'abstract d'une note théologique dans la Revue Thomiste du Père Thomas Michelet, chargé de cours à l'Angelicum, université pontificale dominicaine romaine. 

Père Thomas Michelet, Revue thomiste: Amoris Laetitia, note de théologie sacramentaire sur la communion des divorcés remariés. 

Après avoir occupé le devant de la scène médiatique durant les deux années du synode sur la famille, la question délicate de la communion eucharistique des divorcés remariés continue à nourrir la plupart des discussions sur l'exhortation apostolique post-synodale Amoris Laetitia du Pape François, qui se concentrent sur le chapitre 8 et en particulier sur la note 351*. 

Les commentateurs étant partagés sur le point de savoir si cette note a changé ou non la discipline établie par l'exhortation apostolique Familiaris Consortio du Pape Jean-Paul II. 

L'article du Père Thomas Michelet cherche à favoriser la bonne réception du texte en montrant qu'il peut et doit être interprété conformément au magistère précédent. Une lumière nouvelle est donnée, qui détermine un réel changement pastoral et disciplinaire, mais au titre d'un progrès doctrinal homogène

La distinction qui est faite au plan de la théologie morale entre situation objective et imputabilité subjective selon les circonstances est restituée dans le cadre traditionnel de la science du confessionnal. Mais le régime sacramentel ne saurait découler du seul for interne, s'agissant aussi d'actes publics.

Familiaris Consortio, relue à la lumière d'Amoris Laetitia, vient alors éclairer celle.ci en retour. 

à suivre ...

[351] Dans certains cas, il peut s’agir aussi de l’aide des sacrements. Voilà pourquoi, « aux prêtres je rappelle que le confessionnal ne doit pas être une salle de torture mais un lieu de la miséricorde du Seigneur » : Exhort. ap. Evangelii gaudium (24 novembre 2013), n. 44 : AAS 105 (2013), p. 1038. Je souligne également que l’Eucharistie «  n’est pas un prix destiné aux parfaits, mais un généreux remède et un aliment pour les faibles »  (Ibid., n. 47 : p. 1039).

Familiaris Consortio de Saint Jean-Paul II

Unknown-1.jpege) Les divorcés remariés

84. L'expérience quotidienne montre, malheureusement, que ceux qui ont recours au divorce envisagent presque toujours de passer à une nouvelle union, évidemment sans cérémonie religieuse catholique. Et comme il s'agit là d'un fléau qui, comme les autres, s'attaque de plus en plus largement aux milieux catholiques eux-mêmes, il faut d'urgence affronter ce problème avec la plus grande sollicitude. Les Pères du Synode l'ont expressément étudié. L'Eglise, en effet, instituée pour mener au salut tous les hommes, et en particulier les baptisés, ne peut pas abandonner à eux-mêmes ceux qui - déjà unis dans les liens du sacrement de mariage - ont voulu passer à d'autres noces. Elle doit donc s'efforcer, sans se lasser, de mettre à leur disposition les moyens de salut qui sont les siens.

Les pasteurs doivent savoir que, par amour de la vérité, ils ont l'obligation de bien discerner les diverses situations. Il y a en effet une différence entre ceux qui se sont efforcés avec sincérité de sauver un premier mariage et ont été injustement abandonnés, et ceux qui par une faute grave ont détruit un mariage canoniquement valide. Il y a enfin le cas de ceux qui ont contracté une seconde union en vue de l'éducation de leurs enfants, et qui ont parfois, en conscience, la certitude subjective que le mariage précédent, irrémédiablement détruit, n'avait jamais été valide.

Avec le Synode, j'exhorte chaleureusement les pasteurs et la communauté des fidèles dans son ensemble à aider les divorcés remariés. Avec une grande charité, tous feront en sorte qu'ils ne se sentent pas séparés de l'Eglise, car ils peuvent et même ils doivent, comme baptisés, participer à sa vie. On les invitera à écouter la Parole de Dieu, à assister au Sacrifice de la messe, à persévérer dans la prière, à apporter leur contribution aux oeuvres de charité et aux initiatives de la communauté en faveur de la justice, à élever leurs enfants dans la foi chrétienne, à cultiver l'esprit de pénitence et à en accomplir les actes, afin d'implorer, jour après jour, la grâce de Dieu. Que l'Eglise prie pour eux, qu'elle les encourage et se montre à leur égard une mère miséricordieuse, et qu'ainsi elle les maintienne dans la foi et l'espérance!

L'Eglise, cependant, réaffirme sa discipline, fondée sur l'Ecriture Sainte, selon laquelle elle ne peut admettre à la communion eucharistique les divorcés remariés. Ils se sont rendus eux-mêmes incapables d'y être admis car leur état et leur condition de vie est en contradiction objective avec la communion d'amour entre le Christ et l'Eglise, telle qu'elle s'exprime et est rendue présente dans l'Eucharistie. Il y a par ailleurs un autre motif pastoral particulier: si l'on admettait ces personnes à l'Eucharistie, les fidèles seraient induits en erreur et comprendraient mal la doctrine de l'Eglise concernant l'indissolubilité du mariage.

La réconciliation par le sacrement de pénitence - qui ouvrirait la voie au sacrement de l'Eucharistie - ne peut être accordée qu'à ceux qui se sont repentis d'avoir violé le signe de l'Alliance et de la fidélité au Christ, et sont sincèrement disposés à une forme de vie qui ne soit plus en contradiction avec l'indissolubilité du mariage. Cela implique concrètement que, lorsque l'homme et la femme ne peuvent pas, pour de graves motifs - par l'exemple l'éducation des enfants -, remplir l'obligation de la séparation, «ils prennent l'engagement de vivre en complète continence, c'est-à-dire en s'abstenant des actes réservés aux époux» (180).

De la même manière, le respect dû au sacrement de mariage, aux conjoints eux-mêmes et à leurs proches, et aussi à la communauté des fidèles, interdit à tous les pasteurs, pour quelque motif ou sous quelque prétexte que ce soit, même d'ordre pastoral, de célébrer, en faveur de divorcés qui se remarient, des cérémonies d'aucune sorte. Elles donneraient en effet l'impression d'une célébration sacramentelle de nouvelles noces valides, et induiraient donc en erreur à propos de l'indissolubilité du mariage contracté validement.

En agissant ainsi, l'Eglise professe sa propre fidélité au Christ et à sa vérité; et en même temps elle se penche avec un cœur maternel vers ses enfants, en particulier vers ceux qui, sans faute de leur part, ont été abandonnés par leur conjoint légitime.

Et avec une ferme confiance, elle croit que même ceux qui se sont éloignés du commandement du Seigneur et continuent de vivre dans cet état pourront obtenir de Dieu la grâce de la conversion et du salut, s'ils persévèrent dans la prière, la pénitence et la charité.

Commentaires

En théologie sacramentelle, on ne doit pas absoudre un pénitent qui serait dépourvu de contrition, - fût-elle imparfaite, - concernant un péché commis en matière grave... comme l'adultère. La contrition suppose un (minimum de) ferme propos de ne plus pécher, en particulier en fuyant les occasions prochaines du péché. Mais ça, c'était avant, quand on n'avait pas encore balancé par-dessus le confessionnal deux ou trois canons du concile de Trente rappelant la foi de l'Eglise concernant la confession et répondant aux erreurs des Protestants concernant la grâce de pénitence. Une grâce qui est une grâce de régénération spirituelle et pas un emplâtre, - encore moins un pommade à la camomille.

Dont acte.
On peut donc absoudre des divorcés-remariés qui n'ont aucune envie de vivre la dimension crucifiante de la Loi du Christ, en vivant chastement conformément à leur état, mais qui réclament en conscience le "droit" d'être absous et communiés. Je préfère de loin l'attitude de ces divorcés-remariés qui n'ont pas encore la force de vivre ce sacrifice de l'intimité conjugale, et se tiennent loin des sacrements. Ils sont comme le publicain de l'Evangile et ils sont infiniment plus proches du Royaume que vous et moi, et que tous les Jésuites de la Grégorienne et tous les Dominicains de l'Angelicum, qui enterrent deux mille ans de sainteté chrétienne. Ces divorcés-remariés-là sont vraiment humbles, ils sont déjà dans la Vérité parce qu'ils affirment en toute vérité qu'ils sont de grands pécheurs et qu'ils doivent changer de vie pour recouvrer en plénitude l'amitié du Christ pour s'asseoir à sa Table. Or, "tu ne mourras point si tu dis, j'ai péché !" enseigne lumineusement Saint Augustin.

Un christianisme sans la croix, c'est précisément ce qu'annonçait Veritatis Splendor si l'on passait outre un certain nombre de principes moraux allègrement bazardés dans Amoris Laetitia, en particulier l'existence de péchés graves "ex toto genero suo", comme l'adultère.

Il y a donc continuité. C'est parfait. Le père Thomas Michelet, de l'ordre sacré des Prêcheurs nous le dit.
Poursuivons donc dans le burlesque et étouffons un sanglot.

***

Petite scène de la vie paroissiale à l'heure d'Amoris Laetitia:
- Mon Père, je suis divorcé-remarié depuis dix ans, il n'est pas commode pour mon épouse ni pour moi de vivre la chasteté de notre état en vivant comme frère et sœur ainsi que nous le demande l'Eglise, attendu que notre Saint-Père le Pape François n'a rien changé à la discipline de l'Eglise mais a rappelé dans Amoris Laetitia la plénitude de l'enseignement moral chrétien.

- Mon cher Fils, vous avez raison de vous épargner les aigreurs de la chasteté ! A quoi bon vous charger de la croix du Christ ! La persévérance dans la fidélité à la grâce vous permettrait sans doute de répondre aux exigences de la Loi Nouvelle, malgré des rechutes prévisibles. Mais l'ascèse chrétienne, ce n'est que du pharisaïsme rigide et notre Saint-Père déteste la rigidité. Moi qui vous écoute, j'estime que je peux vous dispenser de vivre conformément à "l'idéal complet" du mariage. Je considère "sincèrement et honnêtement que c’est, pour le moment, la réponse généreuse que vous pouvez donner à Dieu", et donc n'oubliez pas de laisser un billet à la quête et de donner un coup de main à la soupe populaire. Mais je puis découvrir "avec une certaine assurance morale que cette réponse est le don de soi que Dieu Lui-même demande au milieu de la complexité concrète des limitations, même si elle n’atteint pas encore pleinement l’idéal objectif." (AL, §. 303). Recevez la Sainte Absolution ! Priez bien pour moi et pour mon épouse*

* nous sommes en 2025, les premiers viri probati ont été ordonnés prêtres en même temps que les premières diaconesses.

Écrit par : Louis | mercredi, 06 septembre 2017

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Merci dans un premier temps car j'aimerais si c'est possible avoir réponse à mes questions que je reformulerai dessous.
Ceci dit l'abstinence et la non admission des divorcés remariés manquent cruellement dans la très longue Amoris Laetitia. Leurs absences, très grave,sont causes avec d'autres éléments de la confusion actuelle

Écrit par : Raph | mercredi, 06 septembre 2017

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Louis j'espère que vous n'êtes pas prêtre ...

Raph, cette article n'est qu'un début... il y aura une suite. Je suis en pastorale et elle est prioritaire. Je n'arrive pas toujours tout suivre dans les commentaires. Merci pour votre patience

Écrit par : Don Dom | mercredi, 06 septembre 2017

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Pardon la non admission des divorcés remariés à la communion

Écrit par : Raph | mercredi, 06 septembre 2017

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1. Quelle est la différence entre la position du Cardinal Kasper, rejeté par Jean-Paul II et Joseph Ratzinger, et Amoris Laetitia ?

2. Comment à partir de la loi de la gradualité de Jean-Paul II on arrive à celle de François ? Et comment la résumer ?

3. Vos positions sont-elles partagées par Mgr Morerod?

4. Sur quoi vous appuyez-vous pour affirmer qu'il faut être confesseur pour comprendre cette exhortation ? Je n'ai pas souvenir que c'est préciser dans le document ?

Merci d'avance et bonne journée

Écrit par : Raph | mercredi, 06 septembre 2017

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Comme je vous ai préciser, j'ai un travail pastoral qui est prioritaire. Merci de me laisser un peu de temps. Bien à vous

Écrit par : Don Dom | mercredi, 06 septembre 2017

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Grâce à Dieu, je ne suis pas prêtre ! Ne souhaitez pas le malheur de la Sainte Eglise !
: )
Je suis trop gentil pour être bon, c'est-à-dire vraiment utile aux âmes.
Il aurait fallu que je fusse un saint, pour être prêtre.
Je ne suis pas un saint, rayonnant de la sainteté de Dieu, de cette sainteté qui fait aimer le Seigneur en vérité, qui place les âmes dans la vérité du Christ et de sa Loi évangélique...
Praecor vos orare pro me !

Écrit par : Louis | mercredi, 06 septembre 2017

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Rassurez-vous, je ne suis pas saint non plus. Mais j'essaie de vivre l'Evangile, sans jamais être à la hauteur.

J'ai fait mes promesses sacerdotales devant l'évêque et professer le serment de fidélité. Même si je peux me tromper, et que je ne suis pas parfait, ces derniers m'engagent totalement, pour les âmes.

Écrit par : Don Dom | mercredi, 06 septembre 2017

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Excusez moi on a dû écrire en même temps. Bien à vous

Écrit par : Raph | mercredi, 06 septembre 2017

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S'il y avait quelque doute que le règne tumultueux du Pape Bergoglio est une menace inégalée, voire apocalyptique, pour l'intégrité de la Foi, ce doute ne peut pas survivre à la publication du livre : « Pape François : Rencontres avec Dominique Wolton : Politique et Société », un livre de 450 pages — un compendium de conversations privées entre Bergoglio et Wolton, un sociologue Français, lors d'une série extraordinaire d’audiences privées au Vatican.

Comme il l'a fait habituellement au cours des quatre dernières années et demi, dans cette méga collection de réflexions Bergogliennes, l'homme de l'Argentine nous dit ce qu'il pense en opposition à ce que l'Église a constamment enseigné en fonction de ce que Dieu a révélé, Bergoglio ayant déjà déclaré dans une autre de ses entrevues infâmes que tout ce qu'il pense, c’est partie du Magistère : « Je fais constamment des déclarations, je donne des homélies. C'est le Magistère. C'est ce que je pense, pas ce que les médias disent que je pense. Vérifiez-le ; c'est très clair ».



Dans le livre « Politique et Société », nous rencontrons ces gemmes de la pensée Bergoglienne, selon les extraits publiés jusqu'ici :

La moralité n'implique pas des préceptes du bien et du mal

« Comment nous, les Catholiques, enseignons-nous la moralité ? Vous ne pouvez pas l'enseigner avec des préceptes tels que : « Vous ne pouvez pas faire cela, vous devez faire ceci, vous devez, vous ne pouvez pas, vous devez, vous ne pouvez pas ».

« La morale est une conséquence de la rencontre avec Jésus-Christ. C'est une conséquence de la Foi pour nous les Catholiques. Et pour d'autres, la morale est la conséquence d'une rencontre avec un idéal, ou avec Dieu ou avec soi-même, mais avec la meilleure partie de soi-même. La moralité est toujours une conséquence... »

Et voilà pour les Dix Commandements, les avertissements de l'Évangile concernant les conséquences éternelles de l'échec à obéir aux préceptes moraux, y compris ceux concernant l'adultère, la fornication et la sodomie, ainsi qu’à chaque catéchisme de l'Église sur les questions morales. Bergoglio pense autrement et le Magistère est ce qu'il pense !

L'affirmation selon laquelle « la morale est une conséquence » plutôt qu'un précepte est de l'obscurantisme classique moderniste. Dieu lui-même a énoncé expressément des préceptes moraux spécifiques qui lient tous les hommes à faire le bien et à s'abstenir du mal : « Celui qui retient Mes Commandements et leur obéit, voilà celui qui m'aime (Jean 14 :21) ».

Les péchés de la chair sont « mineurs »

« Les péchés les plus mineurs sont les péchés de la chair ... Les péchés les plus dangereux sont ceux de l'esprit... »

« Mais les autres péchés qui sont les plus graves : la haine, l'envie, la fierté, la vanité, tuer une autre personne, enlever la vie ... on ne parle pas vraiment beaucoup de ça ».

Ainsi, selon le Pape Bergoglio, envier la richesse de son prochain est pire que de commettre l'adultère avec la femme de son prochain. Et voilà tant pour l'avertissement de Notre-Seigneur, et pour l'enseignement constant de l'Eglise, que les péchés de la chair peuvent être commis précisément comme « péchés de l'esprit » par des pensées impures.

Condamner l'immoralité sexuelle est une « médiocrité »

« Il y a un grand danger pour les prédicateurs, celui de tomber dans la médiocrité. De condamner seulement la morale —pardonnez l'expression — « sous la ceinture ». Mais personne ne parle des autres péchés comme la haine, l'envie, l'orgueil, la vanité, tuer une autre personne, lui enlever la vie. Entrer dans la mafia, conclure des accords illégaux ... « Êtes-vous un bon Catholique ? Donnez-moi alors le chèque » ».

Un argument spécieux typiquement Bergoglien. Aucun confesseur ne condamne « seulement » les péchés sexuels tout en ignorant les meurtres et autres péchés graves. S’il y a quoi que ce soit, aujourd'hui, tout le contraire est vrai : les péchés sexuels sont largement minimisés et excusés dans le confessionnal — tout comme Bergoglio les minimise et les excuse — alors que les offenses incohérentes contre la « justice sociale » sont condamnées sans fin et ostentatoirement par les prêtres et les prélats à la mode qui ont capitulé devant la révolution sexuelle.

Comme Notre-Dame de Fatima a averti les voyants de Fatima, plus d'âmes sont damnées à cause des péchés de la chair que tous autres. Mais selon Bergoglio, « faire des accords illégaux » est pire que l'adultère et la fornication.

Les règles morales ne sont pas des interdictions uniformes
comme celles que pensaient les Pharisiens

« La tentation est toujours d’uniformiser les règles ... prenez par exemple l'Exhortation apostolique Amoris Laetitia. Quand je parle de familles en difficulté, je dis : « Nous devons accueillir, accompagner, discerner, intégrer ... » et tout le monde verra des portes ouvertes. Ce qui se passe réellement, c'est que les gens en entendent d’autres dire : « Ils ne peuvent pas recevoir la Communion », « Ils ne peuvent pas le faire » : « C’est là où gît la tentation de l'Église. Mais « non », « non », non ! » Ce type d'interdiction est la même que nous trouvons avec Jésus et les Pharisiens ... ».

Le langage est à la fois puéril et démagogique : cette sacrée Eglise est toujours tentée de dire non, non, non ! Bouh ! Sifflements ! Tout comme ces Pharisiens que Bergoglio ne semble s’être jamais rendu compte qu’ils toléraient le divorce alors que notre Seigneur les condamnait pour leur institutionnalisation de l'adultère. Mais Bergoglio connaît le sens de la miséricorde, qui inclut la Sainte Communion pour les adultères publics. Il va surmonter la « tentation » de l'Église de dire non, non, non au comportement immoral. Hourra pour Bergoglio !

Quel affront à ce Pape de galerie, vulgaire et insultant, est à la mémoire des grands Pontifes Romains qui ont défendu les Vérités de la Foi devant un monde hostile au risque de leur vie. Qu'il conserve une réputation d'humilité représente l'un des fantasmes de relations publiques qui a du succès dans l'histoire moderne, rendue possible uniquement avec la coopération du Complexe Fake News en progression dans le monde.

Les prêtres et les jeunes qui insistent
sur des préceptes moraux uniformes et sans exception sont malades

« Des prêtres rigides, qui ont peur de communiquer. C'est une forme de fondamentalisme. Chaque fois que je rencontre une personne rigide, surtout si elle est jeune, je me dis qu'elle est malade ».

Que signifie Bergoglio par une « personne rigide » ? Bien sûr, il l'a bien précisé avec son flux sans fin de petites insultes: un Catholique fidèle qui pense que les préceptes négatifs de la loi naturelle ne permettent aucune exception.

Notez la répugnance envers les jeunes « rigides » en particulier qui menacent la vision Bergoglienne mégalomane d'une Eglise « transformée ». Ces jeunes gens prétentieux — non « écoutez les jeunes » ici ! —osent insinuer une restauration de l'orthodoxie et de l'orthopraxie après que Bergoglio soit dans sa fosse. Ils doivent être marginalisés maintenant en étant déclarés insensés selon le mode d’emploi de la propagande soviétique.

Avec Amoris Laetitia, François conduit une bataille
contre la rigidité morale des « non, non, non »

« Cette mentalité fondamentaliste fermée, la même que Jésus a fait face est « la bataille que je mène aujourd'hui avec l'Exhortation ».

Là c’est clair, nous l'avons, comme si nous ne le savions pas déjà : François mène une guerre sur l'enseignement constant de l'Église concernant l'adultère et d'autres violations du Sixième Commandement, qu'il considère comme de simples peccadilles [ peccadillos ou petits péchés ] par rapport à de tels péchés comme « conclure des accords illégaux ».

Les « unions civiles » pour les homosexuels sont acceptables

« Le mariage » est un mot historique. Ce fut toujours ainsi dans l'humanité, et pas seulement dans l'Église, c'est entre un homme et une femme ... nous ne pouvons pas changer cela. C'est la nature des choses. Voilà comment ils sont. Appelons-les des « unions civiles ».

Quiconque pense que Bergoglio a ici défendu le Mariage Traditionnel va croire à n’importe quoi. Ce commentaire a ravi le moulin de propagandes pseudo-Catholiques homosexuelles, le New Ways Ministry, condamnée par la CDF [ Congrégation pour la Doctrine de la Foi ] en 1999. Voici comment son site Web a exulté :

Ce qu’il y a de neuf ici, cependant, c’est qu’il appuie les unions civiles pour les couples homosexuels .... Le Pape François n'a jamais, en tant que pontife, déclaré son endossement des unions civiles de façon si claire. ( Il a soutenu les unions civiles en tant que compromis devant son opposition envers l'égalité du mariage lorsqu'il était Archevêque en Argentine. En tant que pontife, il a fait une déclaration ambiguë sur les unions civiles, ce qui a inspiré plus de questions que de certitude quant à sa position ). Cette nouvelle déclaration de soutien de sa part est un grand pas en avant ».

On ne peut nier la réalité : Bergoglio a ouvert les écluses pour le « mariage homosexuel » étiqueté « union civile » que l'Église, suite à son exemple, cessera de s'opposer aussi longtemps qu'il sera Pape. Et voilà pour l'enseignement contraire de Jean-Paul II et de Benoît XVI sur le devoir de chaque Catholique de s'opposer et de refuser de mettre en œuvre toute forme de reconnaissance légale à des « unions homosexuelles » parce que « l'État ne pouvait pas accorder un statut légal à ces unions sans faillir à son devoir de promouvoir et de défendre le mariage en tant qu'institution essentielle au bien commun ».

Aucune guerre n'est juste

« Je n'aime pas utiliser le terme « guerre juste ». Nous entendons dire : « Je fais la guerre parce que je n'ai pas d'autre moyen de me défendre ». Mais aucune guerre n'est juste. La seule chose juste est la paix ».

Comme c’est clair maintenant, tout enseignement de l'Église que François n’aime pas, il le jette par-dessus bord. Car après tout, comme il nous l'a assuré, le Magistère, c’est ce qu'il pense. Et voilà en ce qui concerne l'enseignement contraire de Saint Augustin, des Pères et Docteurs de l'Église, de Saint Thomas d'Aquin, du Magistère au cours des 2 000 ans et même du Catéchisme de Jean-Paul II (§§ 2307-2317), qui affirme la Juste Guerre selon la Doctrine bimillénaire de l'Église.

Rappelons-nous que Bergoglio, contrairement à l'enseignement bimillénaire de l'Église conformément à la vérité révélée de l'Écriture, a déclaré que l'imposition de la peine capitale est un « péché mortel » qui doit être universellement abolie et a même appelé à l'abolition des condamnations à perpétuité parce qu'ils sont une « peine de mort cachée ». Il n'a jamais exigé cependant l'abolition de l'avortement même si, dans cette même interview, il admet que c'est le meurtre d'innocents par opposition aux criminels reconnus coupables.

L'État laïc est une bonne chose

« L'État laïc est une chose saine. Il y a un laïcisme sain. Jésus a dit : Nous devons rendre à César ce qui appartient à César et à Dieu ce qui appartient à Dieu ».

Que César aussi doit rendre à Dieu les choses qui sont de Dieu semble ne pas avoir lieu pour Bergoglio. Étant donné que l'enseignement Traditionnel de l'Église sur la Royauté Sociale du Christ n'est décidément pas ce que pense Bergoglio, il l'a excisé de son faux « Magistère » d'interviews et de ses conférences de presse aéroportées. Il avoue néanmoins que :

« Dans certains pays comme la France, ce laïcisme porte trop l'héritage des Lumières, ce qui crée la croyance commune où les religions sont considérées comme une sous-culture. Je crois que la France — c'est mon opinion personnelle, et non celle de l'Église officielle — devrait « élever » un peu le laïcisme, en ce sens qu'il faut dire que les religions font également partie de la culture. Comment exprimer cela en termes profanes ? Par une ouverture à la transcendance. Tout le monde peut trouver sa forme d'ouverture ».

Remarquez que seulement quand il exprime une légère critique de l'État laïc, Bergoglio a le souci de noter que ce n'est que son opinion, et non l'enseignement de l'Église — évidemment sous l'hypothèse que l'enseignement officiel de l'Église accepte l'État laïc sans la moindre réserve ! En ce qui concerne « l'ouverture à la transcendance », il signifie simplement que l'État laïc devrait reconnaître que toutes les religions, peu importe ce qu'elles enseignent, font « partie de la culture ».

Les lecteurs se demandent sans aucun doute : qu'est-ce qu'un Catholique doit faire face au délire sans fin de cet homme, qui admet dans le même entretien que, dans sa quarantaine, il a subi une psychanalyse « avec une psychanalyste Juive. Pendant des mois, je suis allé chez elle une fois par semaine pour éclaircir certaines choses » ?

Tout d'abord, évidemment, nous devons garder la Foi en dépit des attaques implacables de Bergoglio.

Deuxièmement, nous ne devons absolument jamais accepter par notre silence le faux enseignement de l'homme, mais plutôt, selon notre position sociale, le mettre en lumière et le condamner à chaque instant comme des soldats du Christ et des membres de l'Église militante de peur que quiconque — en particulier parmi notre famille et nos amis — se contente d'accepter les erreurs de Bergoglio. Il doit être confronté, jour après jour, par les Catholiques orthodoxes qu’il méprise si clairement et qu’il cherche à ostraciser avec sa démagogie à rabais, même au point d'aider efficacement l'État laïc qu'il considère comme « sain » dans sa recherche aux sorcières toujours plus grande des« discours haineux » et « des groupes haineux ».

Troisièmement, nous devrions considérer la possibilité réelle qu'avec ce Pape nous sommes entrés dans un territoire inexploré dans l'histoire de la papauté : la Chaire de Pierre est occupée par un homme qui a été jugé valide à la papauté, est universellement reconnu comme un Successeur de Pierre et pourtant, de facto, est une sorte d'antipape en termes de ses paroles et de ses actes. Pire encore, même les antipapes pris littéralement dans le sens du mot dans le passé n'ont pas exprimé les faussetés et les inanités qui coulent de Bergoglio comme une rivière de sa source.

Ce spectacle étonnant devrait nous remplir de crainte devant la menace qu'il représente pour l'Église, pour nos enfants, pour d'innombrables âmes et pour le monde entier. Ça devrait nous inciter à prier pour la libération de l'Église de ce pontificat, mais aussi à prier pour François, malgré l'indignation légitime qu'il provoque et la réponse émotionnelle à ses facéties qui nous donnent la chair de poule. Ce ne devrait pas être une occasion d’une joyeuse jubilation malveillante à la manière des commentateurs sédévacantistes qui se plaisent à ce qu'ils considèrent comme la confirmation ultime de leur thèse selon laquelle nous n'avons eu aucun Pape légitime depuis Pie XII.

C'est ce à quuoi nous assistons aujourd'hui, c'est autre chose que du simple sédévacantisme. Ce qu’est exactement ce que c'est, c’est l'histoire qui nous l'indiquera. Mais c'est certainement quelque chose que l'Église n'a jamais vu auparavant. En sachant cela, nous devrions être prévenus de manière appropriée de ce qui pourrait apparaître, à ce stade, être une résolution céleste dramatique de la débâcle Bergoglienne absolument sans précédent.

Écrit par : Christian Lachat | jeudi, 07 septembre 2017

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Benoît XVI a dit pourtant la même chose. La morale est une consequence.

Écrit par : Don Dom | jeudi, 07 septembre 2017

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