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mardi, 29 août 2017

L'exhortation apostolique "Amoris Laetitia" est un document du Magistère

L'exhortation apostolique "Amoris Laetitia" est un document du Magistère

Unknown.jpegLes synodes sur la famille (consultatif) furent assez difficiles, tout comme la réception de l'exhortation apostolique qui s'en est suivi. Des cardinaux contestent son caractère magistériel. 

Selon le Concile Vatican II, il y a diverses formes d'expression du Magistère: authentique, ordinaire et universel ou extraordinaire. 

- authentique, qui a donc autorité. Le Magistère authentique concerne les documents du Pape, comme un encyclique, une exhortation apostolique ou une catéchèse. Les évêques dans leurs diocèses enseignent également avec autorité. 

De fait, il s'agit du quotidien de l'enseignement de l'Eglise. Par définition, il n'est pas infaillible, mais authentique. Il n'y a d'ailleurs pas besoin de l'infaillibilité pour que ce Magistère soit vrai.

- ordinaire et universel. Le collège épiscopal (Pape et évêques) dispersé sur la surface de la terre enseigne le Credo et les grandes vérités de la foi. L'Eglise ne peut pas se tromper. Elle est assistée par l'Esprit Saint. 

extraordinaire. Lors d'un Concile oecuménique (comme le Concile Vatican II) ou lorsque le Pape s'exprime ex cathedra (Assomption en 1950), le Magistère proclame infailliblement la foi avec l'assistance de l'Esprit Saint. 

L'exhortation apostolique du Pape François appartient donc au Magistère de l'Eglise catholique, dans sa forme authentique et fait donc autorité. 

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25. La fonction d’enseignement des évêques

Parmi les charges principales des évêques, la prédication de l’Évangile est la première . Les évêques sont, en effet, les hérauts de la foi, amenant au Christ de nouveaux disciples, et les docteurs authentiques, c’est-à-dire pourvus de l’autorité du Christ, prêchant au peuple qui leur est confié la foi qui doit régler leur pensée et leur conduite, faisant rayonner cette foi sous la lumière de l’Esprit Saint, dégageant du trésor de la Révélation le neuf et l’ancien (cf. Mt 13, 52), faisant fructifier la foi, attentifs à écarter toutes les erreurs qui menacent leur troupeau (cf. 2 Tm 4, 1-4). Les évêques qui enseignent en communion avec le Pontife romain ont droit, de la part de tous, au respect qui convient à des témoins de la vérité divine et catholique ; les fidèles doivent s’attacher à la pensée que leurs évêques expriment, au nom du Christ, en matière de foi et de mœurs, et ils doivent lui donner l’assentiment religieux de leur esprit. Cet assentiment religieux de la volonté et de l’intelligence est dû, à un titre singulier, au Souverain Pontife en son magistère authentique, même lorsqu’il ne parle pas ex cathedra, ce qui implique la reconnaissance respectueuse de son suprême magistère, et l’adhésion sincère à ses affirmations, en conformité à ce qu’il manifeste de sa pensée et de sa volonté et que l’on peut déduire en particulier du caractère des documents, ou de l’insistance à proposer une certaine doctrine, ou de la manière même de s’exprimer.

Quoique les évêques, pris un à un, ne jouissent pas de la prérogative de l’infaillibilité, cependant, lorsque, même dispersés à travers le monde, mais gardant entre eux et avec le successeur de Pierre le lien de la communion, ils s’accordent pour enseigner authentiquement qu’une doctrine concernant la foi et les mœurs s’impose de manière absolue, alors, c’est la doctrine du Christ qu’infailliblement ils expriment. La chose est encore plus manifeste quand, dans le Concile œcuménique qui les rassemble, ils font, pour l’ensemble de l’Église, en matière de foi et de mœurs, acte de docteurs et de juges, aux définitions desquels il faut adhérer dans l’obéissance de la foi.

Cette infaillibilité, dont le divin Rédempteur a voulu pourvoir son Église pour définir la doctrine concernant la foi et les mœurs, s’étend aussi loin que le dépôt lui-même de la Révélation divine à conserver saintement et à exposer fidèlement. De cette in faillibilité, le Pontife romain, chef du collège des évêques, jouit du fait même de sa charge quand, en tant que pasteur et docteur suprême de tous les fidèles, et chargé de confirmer ses frères dans la foi (cf. Lc 22, 32) , il proclame, par un acte définitif, un point de doctrine touchant la foi et les mœurs. C’est pourquoi les définitions qu’il prononce sont dites, à juste titre, irréformables par elles-mêmes et non en vertu du consentement de l’Église, étant prononcées sous l’assistance du Saint-Esprit à lui promise en la personne de saint Pierre, n’ayant pas besoin, par conséquent, d’une approbation d’autrui, de même qu’elles ne peuvent comporter d’appel à un autre jugement. Alors, en effet, le Pontife romain ne prononce pas une sentence en tant que personne privée, mais il expose et défend la doctrine de la foi catholique, en tant qu’il est, à l’égard de l’Église universelle, le maître suprême en qui réside, à titre singulier, le charisme d’infaillibilité qui est celui de l’Église elle-même. L’infaillibilité promise à l’Église réside aussi dans le corps des évêques quand il exerce son magistère suprême en union avec le successeur de Pierre. À ces définitions, l’assentiment de l’Église ne peut jamais faire défaut, étant donné l’action du même Esprit Saint qui conserve et fait progresser le troupeau entier du Christ dans l’unité de la foi.

Lorsque le Pontife romain, ou le corps des évêques avec lui, porte une définition, ils le font conformément à la Révélation elle-même à laquelle tous doivent se tenir et se conformer, Révélation qui est transmise intégralement, sous forme écrite ou par tradition, par la succession légitime des évêques, et, avant tout, par le soin du Pontife romain lui-même ; cette Révélation à la lumière de l’Esprit de vérité est scrupuleusement conservée dans l’Église et fidèlement présentée. Le Pontife romain et les évêques s’appliquent avec zèle à scruter consciencieusement et à énoncer correctement cette Révélation, dans la conscience de leur devoir et de la gravité de la chose, en ayant recours aux moyens appropriés ; mais ils ne reçoivent, comme appartenant au dépôt divin de la foi, aucune nouvelle révélation publique.

Commentaires

Une nouvelle voix se fait entendre dans la controverse qui s’est élevée autour d’Amoris laetitia : un théologien de renom propose une réforme du droit canon afin de porter un jugement sur l’erreur d’un pape en matière de doctrine.

Le Père Aidan Nichols est un théologien dominicain reconnu qui a enseigné à Oxford, Cambridge et à l’Angelicum à Rome avant d’exercer la charge de Prieur du couvent dominicain Saint-Michel-Archange de Cambridge.

Il est l’auteur de plus de quarante ouvrages dépeignant notamment les grandes figures de la « Nouvelle théologie », de Hans von Balthasar à Joseph Ratzinger en passant par Karol Wojtyla

Il y a quelques semaines, le dominicain a donné une conférence à la Communauté Saint-Alban-et-Saint-Serge, une association à but œcuménique, devant un auditoire non-catholique pour la plupart. Le Père Nichols a développé l’idée selon laquelle, étant posé le caractère ambigu de l’Exhortation apostolique Amoris laetitia qui mène selon ses propres termes « à une situation extrêmement grave », il faudrait réformer le droit canon afin d’introduire une procédure « de rappel à l’ordre d’un pape lorsqu’il enseigne l’erreur ».

Jusqu’ici, Aidan Nichols n’avait pas publiquement commenté l’Exhortation apostolique, bien qu’il eût tout de même fait partie des quarante-cinq signataires d’une étude critique adressée le 29 juin 2016 au Sacré-Collège. Ceci dans le but d’obtenir un éclaircissement doctrinal permettant d’écarter les interprétations « erronées et hérétiques » d’Amortis laetitia.

Le religieux dominicain a souligné lors de son intervention qu’un principe de base du droit canonique est que le pape n’a pas d’instance judiciaire au-dessus de lui, ce qui se traduit par l’adage prima sedes a nemine iudicatur - le Premier Siège n’est jugé par personne.

Mais, selon lui, si le pape est le suprême juge d’appel dans l’Eglise, « cela ne le rend pas pour autant immune contre les erreurs doctrinales ». « De façon surprenante, ajoute le Père Nichols, étant donné l’atmosphère de piété qui a entouré les figures des papes depuis Pie IX, on a oublié cette réalité alors qu’on aurait dû au contraire l’approfondir ».

Etant bien posées les limites de l’infaillibilité pontificale, le droit canonique pourrait ainsi fournir le cadre d’une procédure formelle d’enquête sur le cas d’un pape ayant enseigné l’erreur. En fait, poursuit le théologien de Cambridge, « la crise présente du Magistère est providentielle : elle va permettre de mettre l’accent sur les limites du primat en cette matière ».

Et le Père Nichols de conclure que le danger le plus immédiat « est moins celui du schisme » que celui de la « diffusion d’une hérésie en morale ». Car si Amoris laetitian’était pas corrigée, « ce qu’elle contient serait à tout le moins considéré comme une opinion théologique tolérable, ce qui causerait des dommages irréparables ».

Cette analyse qui s’ajoute à celle de nombreux ecclésiastiques dans l’Eglise est originale. Si l’on peut être réservé quant à la possibilité de la procédure canonique proposée, le mérite de cette prise de position est de rappeler la gravité de certaines affirmations du chapitre 8 de Amoris laetitia. Dès le 2 mai 2016, un communiqué de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X avait demandé au Saint-Père d’en réviser la teneur :

« Nous implorons le Saint Père humblement, mais résolument, de réviser l’Exhortation Amoris lætitia et tout particulièrement son chapitre 8. Comme dans les textes de Vatican II, ce qui est ambigu doit être interprété de façon claire, et ce qui est en contradiction avec la doctrine et la pratique constante de l’Eglise doit être retiré, pour la gloire de Dieu, pour le bien de toute l’Eglise, pour le salut des âmes, spécialement de celles qui sont en danger de se laisser tromper par l’apparence d’une fausse miséricorde »

Écrit par : Steve | mercredi, 30 août 2017

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Alors si le Fraternité pense que cela est ambiguë ... que faire ?

Écrit par : Don Dom | mercredi, 30 août 2017

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Bonjour Monsieur l'abbé,

Vous avez beaucoup d'humour. C'est une très grande qualité. D'ailleurs vous poussez la plaisanterie jusqu'à écrire votre post le 29 août, soit le jour de la décollation de St Jean-Baptiste.

Savez-vous pourquoi le précurseur du Christ fût mis en prison et mis à mort?

Savez-vous pourquoi le Magistère en a fait un martyr?

Écrit par : steve | mercredi, 30 août 2017

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Sermon de Saint Augustin sur le martyre de Saint Jean-Baptiste

§ 2 – Saint Jean fut jeté en prison pour avoir fait une légitime réprimande.
Au moment où tous les membres de son corps perdaient leur tête, saint Jean-Baptiste, dont la grâce du Christ nous permet de célébrer aujourd’hui la nativité, se réjouissait de se reposer dans le sein de la Divinité toute parfaite.
Entraîné par l’ardeur de ses passions, jusqu’à suivre, dans sa conduite, l’exemple des bêtes sauvages, Hérode avait souillé la couche de son frère : à ce moment-là, saint Jean, qui ne savait point taire la vérité, déclara formellement au roi que sa conduite était opposée à toutes les lois. Le roi avait fait des lois pour empêcher de pareils désordres, et il les enfreignait lui-même ! Si, par ses moeurs, il condamnait ses décrets et ses lois, les lois et le droit ne le condamneraient-ils pas à leur tour ?
En ce temps-là donc, pour ne point se trouver sans cesse en butte aux publiques, indépendantes et légitimes protestations de saint Jean, le libertin couronné avait fait mettre la main sur lui et l’avait fait jeter dans une obscure prison, où la loi divine devait être son unique soutien.
A cet événement vint s’en adjoindre un autre, l’anniversaire de la naissance de ce roi sacrilège : il réunit alors autour de lui les officiers et les grands personnages de son royaume, et il fit préparer un repas scandaleux pour ses compagnons de dévergondage sacrilège : en cette circonstance, la maison royale se transforma en cirque, si je puis m’exprimer ainsi.
§ 3 – Danse voluptueuse de la fille d’Hérodiade.
La fille du roi se présente au milieu du festin, et, par ses mouvements désordonnés, elle foule aux pieds le sentiment de la pudeur virginale.
Aussitôt, le père prend à témoins tous les compagnons de sa débauche, il jure par son bouclier, qu’avant de terminer sa danse joyeuse et ses valses, elle aura obtenu tout ce qu’elle lui aura demandé. La tête couverte de sa mitre, elle se livre, sur ce dangereux théâtre, aux gestes les plus efféminés que puisse imaginer la corruption ; mais voilà que tout à coup s’écroule le factice échafaudage de sa chevelure ; elle se disperse en désordre sur son visage : à mon avis, n’eût-elle pas mieux fait alors de pleurer que de rire ? Du théâtre où saute la danseuse, les instruments de musique retentissent ; on entend siffler le flageolet : les sons de la flûte se mêlent au nom du père, dont ils partagent l’infamie : sous sa tunique légère, la jeune fille apparaît dans une sorte de nudité ; car, pour exécuter sa danse, elle s’est inspirée d’une pensée diabolique : elle a voulu que la couleur de son vêtement simulât parfaitement la teinte de ses chairs. Tantôt, elle se courbe de côté et présente son flanc aux yeux des spectateurs ; tantôt, en présence de ces hommes, elle fait parade de ses seins, que l’étreinte des embrassements qu’elle a reçus a fortement déprimés ; puis, jetant fortement sa tête en arrière, elle avance son cou et l’offre à la vue des convives ; puis elle se regarde, et contemple avec complaisance celui qui la regarde encore davantage. A un moment donné, elle porte en l’air ses regards pour les abaisser ensuite à ses pieds ; enfin, tous ses traits se contractent, et quand elle veut découvrir son front, elle montre nonchalamment son bras nu.
Je vous le dis, les témoins de cette danse commettaient un adultère, quand ils suivaient d’un œil lubrique les mouvements voluptueux et les inflexions libertines de cette malheureuse créature.
O femme, ô fille de roi ! tu étais vierge au moment où tu as commencé à danser, mais tu as profané ton sexe et ta pudeur ; tous ceux qui t’ont vue, la passion en a fait pour toi des adultères. Infortunée ! tu as plu à des hommes passés maîtres dans la science du vice ; je dirai davantage : pour leur plaire, tu t’es abandonnée à des amants sacrilèges !
§ 4 – Corrupteur de cette jeune fille, assassin de Jean, Hérode tombe sous les coups de la justice divine et meurt.
O l’atrocité ! Le père lui-même se fait corrupteur de sa fille, et personne n’élève la voix contre lui ! J’entends protester contre toi, les lois, tes remords, et, aux yeux de ceux qui ont encore quelque respect pour la pudeur, la voix d’un mari !
Mais, je veux le juger moins sévèrement ; supposons qu’un reste d’honnêteté l’ait empêché de jeter sur sa fille des regards licencieux, il n’en reste pas moins évident qu’elle a dansé, et, à ce titre, son père l’a corrompue, et elle a conquis le coeur d’un incestueux. Il serait bien étonnant que la chasteté se montrât sous de pareils dehors !
O père, embrasse la femme de ton frère : mais tu as sacrifié un père à la passion du sang. Elle t’enseigne à faire tomber la tête de Jean, car tu méprisais les avertissements du martyr, et ne pouvais goûter le bonheur de la chaste innocence.
O race ! O moeurs ! O nom ! O erreur sans remède ! c’est donc à juste titre que, comme le disent nos divines Ecritures, « tes membres sont tombés en putréfaction, et que les vers y ont trouvé leur pâture » (cf. Act. XII, 23). Ta fille a eu la tête coupée par la glace, et ta femme illégitime est morte aveugle.
Ainsi Dieu retranche-t-Il l’homme de blasphème ; ainsi disparaît le péché ; ainsi se trouve vengée la sainteté de la vie.
Pour nous, qui aimons la chasteté et la paix, conjurons tous le Seigneur de nous préserver des moindres atteintes du libertinage. Ainsi soit-il.

Écrit par : steve | mercredi, 30 août 2017

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Car il est resté fidèle tout comme Saint Thomas More. Tous deux ont confessé la Vérité du saint sacrement du mariage. Un Mariage sacramentel et valide ne peut pas être dissout car ce que Dieu a uni que l'homme ne le sépare pas. Et notre Pape François ne dit pas autre chose.

Amoris Laetitia montre que l'Eglise est une Mère pour ceux et celles qui souffrent de la séparation et du divorce. Ils ne sont pas exclus de l'Eglise, ni excommuniés. Le Pape veut montrer une voie possible afin que nous tous, ayons notre place dans l'Eglise, avec notre vie difficile. Le Pape Francois n'a jamais dit que l'état de grâce n'était plus requis pour la communion. Il dit à la suite de Sainte Thérèse de Lisieux, que nous sommes invités à lever notre petit pied.

Avez-vous remarqué que les pharisiens s'opposent toujoure à Jésus ? Ce sont les petits, les pauvres, les faibles, les pécheurs qui l'accueillent. Celui qui se croit juste risque de tomber, car il est un sépulcre blanchi, rempli de corruption intérieure.

Écrit par : Don Dom | mercredi, 30 août 2017

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Et celui qui préconise le contraire de ce que l'Eglise a toujours enseigné est déjà tombé...

Écrit par : Steve | mercredi, 30 août 2017

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Par exemple numéro 303 d'amoris est complètement contraire à l'enseignement constant de l'Eglise et même au simple bon sens:

Mais cette conscience peut reconnaître non seulement qu’une situation ne répond pas objectivement aux exigences générales de l’Évangile. De même, elle peut reconnaître sincèrement et honnêtement que c’est, pour le moment, la réponse généreuse qu’on peut donner à Dieu, (Relatio Finalis 2015, 85) et découvrir avec une certaine assurance morale que cette réponse est le don de soi que Dieu lui-même demande au milieu de la complexité concrète des limitations, même si elle n’atteint pas encore pleinement l’idéal objectif ».

Dieu peut-il permettre ou même vouloir un acte que sa loi interdit ? Si ce n'est pas celà expliquez nous ce que veut dire ce paragraphe

Écrit par : Steve | mercredi, 30 août 2017

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Mon cher Steeve méditez ce proverbe : "pour qui ne connait que le marteau tous les problèmes ont la forme d'un clou".

Écrit par : remix | jeudi, 31 août 2017

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Je prépare une petite note sur AL.

Pas mal Remix.. jolie

Écrit par : Don Dom | jeudi, 31 août 2017

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Mon cher abbé Rimaz, car ça ne peut être que vous, les clous que vous parlez c 'est des âmes pour la Vie Éternelle

Écrit par : Steve | jeudi, 31 août 2017

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La vôtre me préoccupe cher Steeve ... comme le raisonnement semble inutile, prions l'un pour l'autre. La prière nous change.

Écrit par : Don Dom | jeudi, 31 août 2017

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Bonjour vous dites toujours que Amoris s'inscrit dans le Magistère mais vous vous révélez incapable de citer un texte...Sauf des livres qui ne sont pas du Magistère et dont l'auteur est ...le Pape François. Je remarque que vous êtes fort pour demander les sources à vos contradicteurs, comme par exemple cette dame pour Medjugorje, mais pour citer les vôtres....
Vous inversez la loi de la gradualité contenue dans veritas Splendor mais vous ne voulez pas dire que cette encyclique contredit le passage d'amoris cité plus haut.. passage que vous refusez de commenter en plus. Vous citez Ste Thérèse de l'Enfant Jésus d'une manière tronquée. Elle parle que dans l'ordre de la Charité, vertu théologale qui nécessite le baptême et d'être en état de Grâce, il vaut mieux faire mille petits pas régulièrement qu'un grand de temps en temps. On comprend tout de suite que ce n'est pas le même contexte avec un pécheur impénitent.
Vous enjolivez la réalité et du coup vous empêchez des gens de comprendre la gravité de la situation et vous les empêchez de redoubler de prières et sacrifices pour ce pauvre Pape qui en a tant besoin.

Et vous qui n'avez aucun commentaire positif depuis des années sur votre blog(et oui incroyable) voilà que le prénommé "remix" prend votre défense...Mais avec les mêmes expressions que vous et qui fait les mêmes fautes d'orthographe que vous sur mon prénom.... Mais là je me dis que c'est impossible de tomber aussi bas que d'inventer un faux pseudo pour faire votre auto-défense.

Comme ça sera difficile pour vous lorsqu'un successeur du Pape François condamnera ce dernier (comme c'est déjà arrivé dans l'histoire) et qu'il jettera à la poubelle Amoris Laetitia (comme c'est déjà arrivé dans l'histoire). Car pour qu'un document intègre le Magistère il ne faut pas qu'il lui fasse dire le contraire

Écrit par : Steve | vendredi, 01 septembre 2017

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Ceci dit j'accepte volontiers votre proposition de prières et j'invite les lecteurs à prier intensément pour l'abbé Rimaz.

Je vous informe aussi que pour un temps où toujours,je ne sais pas encore, je ne viendrai plus vous importuner sur votre site.

Que Dieu vous bénisse ainsi que vos lecteurs et paroissiens

Écrit par : Steve | vendredi, 01 septembre 2017

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Disons que ceux qui sont les plus actifs sur la toile sont curieusement les opposants du Pape Francois. Cela fait juste plus de bruit, une minorité bruillante.

Si la Parole est d'argent, le Silence est d'Or. Les arguments n'ont parfois aucun effet. Laissons la place au martyr et au silence de la prière

Écrit par : Don Dom | vendredi, 01 septembre 2017

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Cher Monsieur l'Abbé, remettez à jour vos notes de cours du séminaire ! Les modes d'expression du magistère sont infiniment plus complexes et le degré d'engagement de l'Autorité dans les textes officiels de l'Église dépendent d'autres critères que vous semblez ignorer...
Question piège à 2 Francs suisses : l'encyclique Veritatis Splendor contient-elle des enseignements engageant l'infaillibilité de l'Église ?

Écrit par : Louis | dimanche, 03 septembre 2017

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Et que répondriez-vous à votre question ?

Écrit par : Don Dom | dimanche, 03 septembre 2017

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Cher Frère en Christ,
La réponse est 'oui' car un acte du magistère ordinaire peut engager l'infaillibilite de l'Église, notamment si le pape affirme comme révélée une vérité qu'il enseigne en tant que docteur universel. Faites le test ! Mais ne le dites pas trop fort, car vous pourriez ruiner l'autorité ''magisterielle'' d'Amoris Laetitia qui dit exactement le contraire de Veritatis Splendor sur des points de doctrine morale que cette même encyclique affirme cruciaux. Mais toute cette doctrine rigide a été reléguée parmi les débris du pharisaisme, sur un air de tango argentin... Ne perdez pas votre temps à approfondir l'intelligence de la foi en relisant ce qu'a enseigné Jean-Paul II, du passé on a fait table rase ! Sans racune : )

Écrit par : Louis | dimanche, 03 septembre 2017

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Veritatis Splendor er Amoris Laetitia ne se contredisent pas. Ils se complètent. La loi de la gradualité est approfondie. Je pense que bien des théologiens ne comprennent pas AL car ils ont peu d'heure ou même aucune, au confessionnal. AL dévoile un peu le dialogue qui se réalise au for interne. Bonne lecture

Écrit par : Don Dom | lundi, 04 septembre 2017

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Votre opinion vaut bien la mienne car le Magistère se tait avec un zèle persévérant. Le pape ayant été interrogé plusieurs fois sur cette conformité supposée, Il s'interdit souverainement de répondre... Circulons, il n'y a rien à voir et répétons tous ensemble la rengaine cléricale : ''ça se complete...'' Peut-être qu'à force de mouliner ce genre d'antienne, nous finirons, - nous le troupeau qui ne confessons pas et qui ne pouvons savoir ce qu'est l'adultère par l'instinct de la foi, - par bêler tous ensemble. Un petit souci : la foi et l'espérance theologales n'ont pas pour fondement des mots d'ordre venus du clergé, mais la Parole de Dieu transmise par les Écritures et la Tradition. Là, ça ne se complète pas, ça se complique... Mais comme dirait un jésuite, la Tradition, c'est pharisiens et compagnie et comme le dirait un (autre) jésuite célèbre : est-on certain que le Nouveau Testament, c'est parole d'évangile, ma brave dame ?

Écrit par : Louis | lundi, 04 septembre 2017

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Je ne suis pas le Magistêre. Si ce même Magistère ne réussit pas à vous convaincre, comment pourrais-je réussir ? La possibilité d'être convaincu se trouve de notre côté, car nous sommes doués d'intelligence. Continuons de réfléchir

Écrit par : Don Dom | lundi, 04 septembre 2017

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J'attends précisément que le Magistère s'exprime pour resoudre les contradictions que ses déficiences ont soulevées... Des propos de table ou d'avion ne sont pas le Magistère.

Écrit par : Louis | lundi, 04 septembre 2017

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AL demande aux théologiens d'expliciter et d'approfondir. Le Père dominicain Thomas Michelet de l'Angelicum a écrit une article intéressant dans une revue thomiste.

Écrit par : Don Dom | lundi, 04 septembre 2017

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Jorge Bergoglio a explicité et approfondi publiquement jadis les enseignements de Veritatis Splendor, en particulier sur les préceptes négatifs... Aujourd'hui, c'est un opposant argentin historique à V. S. qui conseille le pape en matière morale.
Qui faut-il croire, Bergoglio ou François ?
Pardon, mais si l'on a besoin d'approfondir un document officiel pour se convaincre de son orthodoxie, il est légitime de s'interroger. A plus forte raison quand les références à l'Écriture, aux Pères, aux Docteurs ou au Magistère antérieur sont à peu près inexistantes... truquées parfois. Au risque d'être cuistre : faites le test avec les références à saint Thomas, cité comme on peint un trompe-l'oeil, c'est accablant.

Écrit par : Louis | mardi, 05 septembre 2017

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Bonjour merci pour ces tentatives d'explication mais je peine toujours à comprendre. Pourriez vous si vous avez le temps répondre à mes questions :
1. Quelle est la différence entre la position du Cardinal Kasper, rejeté par Jean-Paul II et Joseph Ratzinger, et Amoris Laetitia ?

2. Comment à partir de la loi de la gradualité de Jean-Paul II on arrive à celle de François ? Et comment la résumer ?

3. Vos positions sont-elles partagées par Mgr Morerod?

4. Sur quoi vous appuyez-vous pour affirmer qu'il faut être confesseur pour comprendre cette exhortation ? Je n'ai pas souvenir que c'est préciser dans le document ?

Merci d'avance et bonne journée

Écrit par : Raph | mardi, 05 septembre 2017

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Merci et bravo pour la pertinence de ces questions, cher Raph ! Je ne suis pas le destinataire de ces requêtes mais, in limine litis, il me semble nécessaire d'apporter quelques précisions :
- Il ne s'agit pas d'une question de "position" des uns ou des autres, du Pape X., du Cardinal Y. ou de l'évêque Z., mais de savoir quel est l'enseignement de Jésus-Christ sur le mariage et l'adultère. Avec constance absolue, face au pilonnage médiatico-pastoral de théologiens et de clercs acquis à une théologie crypto-divorciaire, l'Eglise enseigne paisiblement qu'est "fondée sur l'Ecriture Sainte" (1 cor. 7, Lc 16, etc...) la discipline sacramentelle constante qu'on ne peut admettre à la sainte Communion des "divorcés-remariés" ne vivant pas dans la continence parfaite. Il s'agit d'une conséquence de la Révélation concernant le mariage, l'Eucharistie et la Pénitence. Je tiens les références à votre disposition, mais vous les trouverez aisément dans ce petit livre très utile en temps de crise : Demeurer dans la Vérité du Christ, Artège, 2014. Vous verrez, il y a des tas de cardinaux dont la "position" est diamétralement opposée aux fantaisies théologiques récentes.
- Un des problèmes (au demeurant fort nombreux) d'Amoris Laetitia est d'affirmer que la "loi de gradualité" ne signifie pas "gradualité de la loi", mais les sophismes enfilés consciencieusement par les rédacteurs de ce texte aboutissent aux conséquences concrètes de ce que l'on affecte de condamner... Je n'ose écrire qu'il s'agit de jésuitisme ! Ce serait trop long d'en parler.
- Précisément, s'agissant du confesseur, Amoris Laetitia semble inviter les ministres du sacrement à absoudre des divorcés-remariés impénitents (= vivant objectivement dans l'adultère et résolus à ne pas vivre dans la continence) en faisant référence à une pratique bien connue des confesseurs, celle du silence prudent : je m'abstiens de dire au pénitent que son attitude est gravement peccamineuse... pour le moment, car la révélation ex abrupto de ce péché pourrait avoir des conséquences calamiteuses pour lui et/ou pour des tiers ; par ailleurs, le ministre a des bonnes raisons de penser que l'amendement est possible quand le péché sera "révélé" au pénitent, en raison de sa docilité et de son humilité. Il faut que l'art du confesseur se perde pour confondre cette situation limite avec celle des "divorcés-remariés" qui savent qu'ils sont dans une situation d'adultère, selon la Parole du Seigneur, et qui ne sont absolument pas décidés à changer de vie. J'admets qu'il peut exister des situations tout à fait particulières, résultant d'une emprise mentale ou physique, ou ce genre de chose, aboutissant à une abolition du consentement, mais ce n'est pas du tout le propos d'Amoris Laetitia qui est d'amener à la Communion, - et d'amener ensemble, - des divorcés-remariés qui peuvent objectivement, avec la grâce de Dieu, vivre dans la chasteté s'ils le décident. Donc, effectivement, je vois mal comment un confesseur pourrait avoir une autre "vision du problème" qu'un simple laïque. Mais il est vrai qu'il est devenu rare que les prêtres s'assurent au confessionnal de la réalité de la contrition du pénitent, contrition qui implique une résolution concrète de s'amender, avec la grâce du Christ. C'est un abus car les prêtres ne sont pas propriétaire de la grâce sacramentelle, mais ses intendants...

Écrit par : Louis | mardi, 05 septembre 2017

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Pardon pour l'orthographe...

Écrit par : louis | mardi, 05 septembre 2017

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C'est une faute objective. Pour vous, subjectivement, vous l'aviez voulu ? vous saviez que c'était une faute ?

Écrit par : Don Dom | mardi, 05 septembre 2017

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En matière d'orthographe, il n'y a pas non plus de gradualité de la loi ! Un péché même involontaire reste un péché, mais je suis certain qu'un jésuite complaisant me convaincra du contraire...
Mais je pense que Raph attendait une réponse de Don Dom.

Écrit par : Louis | mardi, 05 septembre 2017

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Ce qui n'est pas voulu ne peux pas être un péché ... pour pécher il faut le vouloir

Patience pour la réponse

Écrit par : Don Dom | mercredi, 06 septembre 2017

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Voilà une théologie bien étrange...
Je crains que le saint apôtre Jean ne la désapprouve formellement (1 Jn 3. 4 : pas o poiôn tên amartian tên anomian poiei, kai ê amartia estin ê anomia) et toute la Tradition vivante de l'Eglise après lui...
Ne confondriez-vous pas le péché et l'imputation du péché ? ; )

Écrit par : Louis | mercredi, 06 septembre 2017

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Pourtant cela vient de Saint Thomas d'Aquin...

Écrit par : Don Dom | mercredi, 06 septembre 2017

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Vous parlez sans doute de la distinction entre péché et imputation...

Écrit par : Louis | mercredi, 06 septembre 2017

NOUVEAU Mercredi, 6 septembre 2017. « Saname con tu boca. El arte de besar » (Soigne-moi avec ta bouche ; l’art du baiser) est un livre publié en 1995 et qui a été écrit par Mgr Víctor Manuel Fernández, recteur de l’université pontificale catholique de Buenos Aires (Argentine).
Kissy kissyL’ouvrage, qui contient de nombreux passages franchement érotiques, est l’œuvre d’un prêtre devenu archevêque sous l'actuel pontificat.
Il est pour le moins curieux que quelqu’un qui a fait vœu de célibat puisse avoir une telle connaissance de ce qu’on appelle pudiquement l’art du baiser mais qui, au fil des pages du livre, se transforme en façons d’utiliser sa langue...
Il est encore plus curieux d’apprendre que le Mgr Fernandez dont il est question ici est un proche conseiller du pape François, lequel lui a demandé de participer activement à la rédaction des récents documents magistériels : “Evangelii Gaudium”, “Laudato Si” et “Amoris Laetitia” (ce dernier document n’étant que la reprise presque mot pour mot des écrits antérieurs de Mgr Fernandez).
En août dernier, Mgr Fernandez a publié un étonnant document dans lequel il montrait qu’ “Amoris laetitia” n’était pas opposé à l’adultère. Sa thèse avait été publiée dans « Medellin », le journal de la conférence des évêques latino-américains, sous le titre « Que reste-t-il après la tempête ». On y lisait que l’adultère pratiqué par les divorcés civilement remariés devait être considéré comme un moyen de self-défense nécessitant des exceptions à la règle générale du mariage.
La lecture de « Saname con tu boca. El arte de besar » permet de cerner la personnalité de Mgr Fernandez. Trois extraits :
- « Selon la façon avec laquelle il est fait, le baiser s’appelle un “bisou”, un “suçon”, un “baiser profond”, etc. »
- « Dieu a été cruel en te donnant cette bouche à laquelle personne ne résiste. Chienne, cache-la ! »
- « Ne me demande pas ce qui arrive à ma bouche. Tue-moi avec ton prochain baiser ; saigne-moi à mort. Louve, redonne-moi la paix ! »
François ne devrait-il pas donner à son proche collaborateur l'adresse d'une bonne psychanalyste ?

Écrit par : Sonia | mercredi, 06 septembre 2017

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