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vendredi, 14 avril 2017

Le Cardinal Burke se confesse à infovaticana: dubia, ordre de Malte, Donald Trump et la famille

Le Cardinal Burke: dubia, ordre de Malte, Donald Trump et la famille

Gabriel Ariza
10 avril 2017
infovaticana.com


Unknown-2.jpegDans un long entretien concédé à InfoVaticana, le cardinal Raymond Leo Burke aborde les dubia, la possible correction formelle au Pape, la crise de l’Ordre de Malte et la mystérieuse donation millionnaire, les premiers mois de Trump et d’autres questions.

Nous avons rendu visite au Cardinal Burke dans son appartement, tout près de la Cité du Vatican. L’une des premières choses que voit le visiteur en entrant dans le logement, c’est un portrait du Pape François qui occupe la place la plus en vue de l’entrée.


Raymond Leo Burke a vu le jour dans le Wisconsin le 30 juin 1948. En 2003 il a été nommé archevêque de Saint-Louis (Missouri), l’un des diocèses les plus anciens et les plus prestigieux des EU. Etant donné son prestige international comme canoniste, Benoît XVI l’a nommé, en 2008, Préfet du Tribunal Suprême de la Signature Apostolique, poste où il a été maintenu jusqu’à ce que François lui confie l’Ordre de Malte (ndt comme « patronus » donc au niveau de l’accompagnement spirituel). D’une grande dévotion au Sacré Cœur de Jésus, il lui a consacré un autel dans la cathédrale de [la ville de] Saint-Louis.

Nous avons pu nous entretenir avec lui pour parler des dubia, de la crise à l’Ordre de Malte, des premiers mois de la présidence Trump et d’autres choses encore. Quatre images président à l’entretien: une photo de l’archevêque lui-même avec le Pape émérite Benoît XVI, une de la relique de Saint Raymond de Peñafort son saint patron, une statue napolitaine du repos de saint Joseph qui lui a été offerte récemment, et Les Saintes Écritures.


Quelle est la raison principale pour que vous les quatre cardinaux, ayez rendu les dubia publics?

- Parce qu’il y trop de confusion dans l’Église en ce qui concerne certaines questions fondamentales qui se définissent par rapport à l’idéal moral intrinsèque, à la sainte communion, et à l’intérieur de la disposition correcte pour la recevoir et par rapport à l’indissolubilité du mariage.

Il y a beaucoup de confusion. Avant tout nous avons demandé au Saint Père, qu’il nous fasse la faveur de clarifier ces questions fondamentales. Nous nous sommes limités à ces quatre questions dans les dubia, et ensuite il n’y a aucune réponse. Beaucoup de gens nous ont dit : «Mais pourquoi vous les cardinaux, ne faites-vous pas votre devoir, n’enseignez-vous pas clairement sur ces sujets ?».

Nous avons alors su que nous devions faire quelque chose pour que les gens comprennent. Nous essayons de le faire le mieux possible, nous essayons de recevoir du Saint-Père l’orientation dont l’Église a maintenant besoin.

Parce qu’il y a aussi une confusion très dangereuse, et avec la confusion viennent les divisions. Des prêtres contre des prêtres, et des désaccords avec d’autres membres de l’Église sur des questions du comment recevoir les sacrements si on vit dans une union en dehors du mariage, ou dans un mariage qui n’est pas valide…nous trouvons ce désaccord y compris entre les évêques et cela ne devrait pas l’être…ce n’est pas bon pour l’Église.


Unknown-3.jpegPourquoi y a-t-il seulement quatre cardinaux qui ont signé les dubia?

- Je peux dire qu’il y a plus de quatre cardinaux qui soutiennent les dubia, mais pour diverses raisons, ils ne veulent pas le dire en public. Nous les quatre cardinaux qui avons signé les dubia, nous savions que c’est un dur travail d’obtenir le soutien d’un certain nombre de cardinaux, nous quatre savions que nous devions le faire et donc nous l’avons fait.



Vous comptez sur le soutien privé des autres cardinaux?

- Oui.


Que répondriez-vous à ceux qui disent que vous êtes en train de défier le Pape?

- Il n’y a pas de défi au Pape. En fait, présenter les dubia au Pape est une pratique très ancienne dans l’Église et les documents signés montrent du respect envers le Pape car il a été chargé de diriger l’Église à un moment critique, à une époque de confusion et même d’erreur. C’est ainsi que si vous lisez les dubia, vous verrez que nous sommes très respectueux et que nous n’accusons le Saint-Père de rien, nous lui demandons simplement, pour le bien de l’Église, qu’il clarifie ces thèmes.



Vous avez parlé de plusieurs corrections formelles au Pape dans l’histoire de l'Église…

- Je crois que c’est le Pape Jean XXII qui enseignait d’une manière erronée sur la vision béatifique et plusieurs évêques et théologiens le lui ont dit. Dans un premier temps il a résisté à leur correction, mais avant de mourir il s’est rétracté par rapport à ce qu’il avait dit et a déclaré que c’était une erreur. Il y a d’autres cas qui sont similaires dans l’histoire de l’Église, certains font référence à de grandes questions pratiques, y compris à l’Administration des Biens temporels, les cardinaux se sont rendus chez le Saint-Père et lui ont dit : « À notre avis vous n’administrez pas bien les Biens de l’Église », et ensuite le Pape a rectifié.


Croyez-vous qu’il y aura une correction publique formelle au Pape François?
- Ce n’est pas encore clair. Avant de le faire, je m’adresserai une fois de plus personnellement au Saint-Père, pour lui dire : Saint-Père, l’affaire est si grave que nous devons la corriger, et je garde la confiance que le Saint-Père répondra à ce moment.


Ne croyez-vous pas que l’interview du Cardinal Müller à Il Timone a été une réponse aux dubia ?

- Je pense qu’elle appartient certainement à toute cette discussion et éclaire tout ce que l’Église enseigne en ce qui concerne de telles affaires. Je n’ai pas parlé avec le Cardinal mais je suppose que cet entretien a été clairement un effort pastoral de sa part pour présenter l’enseignement de l’Église.



Mais le Pape n’a pas encore répondu...

- D’après ce que je sais, il n’a fait aucune réponse, ni à moi, ni non plus je crois, aux autres cardinaux.



Peut-on parler d’une date exacte de la correction formelle au Pape ?

- En réalité je ne peux pas le dire car c’est une affaire qui doit être abordée avec un grand respect. Et je ne voudrais pas suggérer une date qui affecterait la gestion de l’affaire ou signifierait un manque de respect pour les parties impliquées.


Avant et après la publication des dubia, avez-vous maintenu un contact avec le Pape Émérite?

- Non, jamais je n’ai parlé avec lui au sujet des dubia.


La crise à l’Ordre de Malte est-elle enfin terminée?

-
C’est une question à laquelle il est difficile de répondre. Pour le moment je suis complètement mis à part de toute implication dans l’Ordre de Malte. En attendant, je conserve le titre de cardinal patron. Le Pape a été très clair sur le fait que la seule personne qui peut traiter les affaires de l’Ordre de Malte au nom du Saint-Père est l’archevêque Becciu, alors je ne le sais pas.

En avril il devrait y avoir une élection d’un nouveau Grand Maître et j’espère que celui qui sera élu parmi les chevaliers « profès » pourra commencer à trouver des solutions aux choses et conduire l’Ordre vers la direction correcte. Le Saint-Père m’a clairement indiqué dans la lettre du 1er décembre de l’année dernière les préoccupations, très sérieuses, qu’a l’Ordre de Malte, et ces préoccupations sont à mon avis clairement justifiées, ce pourquoi le nouveau responsable devra les aborder.


Le Pape vous a-t-il demandé de faire partir les francs-maçons de l’Ordre de Malte?

-
Le Pape a été très clair avec moi, à savoir qu’un franc-maçon ne peut pas être un membre de l’Ordre de Malte. Et il m’a dit qu’il y a des personnes qui persistent dans leur appartenance à la franc-maçonnerie et que les membres de la franc-maçonnerie devaient être expulsés. C’est un travail en cours, oui.



Y a-t-il eu un conflit d’intérêt entre les membres de la commission désignés par le Saint Siège comme certains vaticanistes comme Edward Pentin ou Sandro Magister, et même le Grand Maître l’ont assuré ?

-
C’est quelque chose d’important pour la crise de l’Ordre de Malte et c’est une question qui doit être éclaircie. Pour toute personne de bon sens il se passe quelque chose de très curieux. Cette importante donation dont au moins une partie a été laissée à l’Ordre de Malte, l’on ne sait pas clairement qui est le donateur, quelle en est la nature exacte, comment elle est administrée, et cela n’est pas bien…Ces choses doivent être éclaircies.

Et donc c’est curieux que ce soient trois personnes qui étaient directement impliquées dans cette affaire de donation faite à l’Ordre ; l’enquête devait se faire au sein du « dénommé groupe » qui avait travaillé sur l’affaire de la destitution du Grand Chancelier et qui avait recommandé qu’il soit destitué.


Le frère de Von Boesselager a occupé un poste à l’IOR...

Oui. Le frère de Philipp Boesselager - le Grand Chancelier - à qui l’on a demandé de donner sa démission et qui s’y est refusé, Georg Boesselager a été nommé quelques jours plus tard membre de la Commission de Contrôle de l’Institut des Œuvres de Religion, ce que nous appelons la Banque du Vatican. Tout cela semble très suspect.


Après la nomination de Becciu, quel est votre rôle dans l’organisation?

Je n’ai aucun rôle en ce moment. J’ai un titre mais je n’ai aucune fonction.



Vous avez les mains liées…

Oui. D'après l’ordre du Saint Père et je n’ai rien à voir avec l’Ordre de Malte en ce moment.



Étiez-vous la principale cible de cette crise?

Je ne sais pas. Tout le développement [de l’affaire] est tellement étrange qu’il m’est difficile de comprendre quel était l’objectif final. Cependant une chose est claire, c’est que la réadmission du Grand Chancelier était un objectif principal; et si cela impliquait ma destitution comme Cardinal Patron, je l’ignore…



Il a été dit que lorsque le Pape vous a envoyé à l’île de Guam, c’était un châtiment pour les dubia, ou pour la crise dans l’Ordre de Malte. Néanmoins, la visite avait été programmée depuis des mois, même avant la publication des dubia. Est-ce un autre exemple des « fake news » que le président Trump dénonce tellement ?

-
C’est une fausse nouvelle ou « fake news ». Je crois que c’est en octobre que l’on m’a demandé d’être le président d’un tribunal de cinq juges pour juger ce que l’on nomme dans l’Église le « cas Apuron » : déterminer la vérité sur les accusations qui pèsent sur l’archevêque émérite de Guam. Ce voyage à Guam avait été programmé d’une manière complètement indépendante des difficultés qu’avait l’Ordre de Malte et j’y suis allé pour des raisons très spécifiques. En outre je suis resté là-bas trois jours, cela pouvait être difficilement un exil.



Comment sont vos relations avec le Saint Père?

-J
e n’ai pas parlé avec lui depuis la réunion de novembre. L’année dernière je me suis retrouvé avec lui lors de la réunion des cardinaux et de la curie romaine avant Noël, mais je n’ai pas parlé avec lui et il ne m’a pas concédé d’audience, c’est pourquoi je ne sais pas ce qu’il en pense.



Vous lui avez donc demandé une audience?

-
Oui.



Et au milieu de la crise de l’Ordre de Malte, vous n’avez pas pu parler avec lui?

-
Je n’ai eu ni l’opportunité ni l’occasion de parler avec lui à ce sujet.


Les premiers mois du Président Trump ?


- Ce sont clairement des moments très difficiles car les citoyens des EU ont montré qu’ils veulent que leur pays soit dirigé dans une nouvelle direction, et le président Trump essaie de satisfaire ce souhait que les gens lui ont exprimé en votant pour lui. Mais ce n’est pas si facile car il existe beaucoup de forces qui s’y opposent, et c’est aussi un nouveau président et il faut qu’il trouve la meilleure façon de réaliser toutes les bonnes choses qu’il veut faire.

Croyez-vous qu’il y a plus d’espoir pour le mouvement pro vie comme l’a dit Mike Pence à la Marche pour la Vie?

-
Absolument. Le président Trump est très clair en cela. Bien que dans le passé il ne l’était pas autant, maintenant il a laissé entendre très clairement qu’il était pour l’inviolabilité de la dignité des innocents et la défense de la vie humaine, et que les lois des EU doivent protéger l’enfant à naître.



Alors, croyez-vous que le gouvernement est vraiment engagé pour la défense de la vie?

-
Absolument. Le vice-président Pence a été durant longtemps l’un des responsables politiques les plus en vue au sein du mouvement pro-vie.



Le développement de la « Altright » ou droite alternative, et la fin du mondialisme, est une bonne nouvelle pour la liberté ?

-
Je crois que ce qui est important c’est que l’Église s’engage avec les responsables politiques qui ont beaucoup de bonnes idées et qu’elle leur parle pour leur offrir la direction enseignée par la Doctrine Sociale Catholique, qui est toujours de respecter le bien commun, parce que dans tout programme politique, il peut y avoir des aspects qui sont très bons, mais aussi il peut y avoir des aspects qui ne le sont pas ou qui ont besoin d’être améliorés ou perfectionnés.

Ce qui est important pour nous, pour l’Église, c’est de ne pas « se politiser en elle-même », ni prendre part dans un parti ou un autre, mais de parler avec ces responsables politiques qui montrent beaucoup de signes positifs et les aider pour que leur vision et les programmes qu’ils offrent soient orientés le mieux possible vers le bien commun.


Le Vatican est-il en train de construire des ponts avec l’administration Trump ou bien au contraire intercale-t-il un mur ?

-
Je n’ai aucune connaissance à ce sujet car je n’ai aucune communication avec la Secrétairerie d’Etat qui est chargée de cela. Je dois dire que je trouve l’Osservatore Romano, le journal officiel du Vatican, assez négatif sur le président Trump, et je ne crois pas que cela aidera.



Le journaliste Jason Horowitz a dit dans le New-York Times que vous avez eu une rencontre avec Steve Bannon en 2014. Quels sujets avez-vous abordés lors de cette réunion ? A-t-elle vraiment existé ou s’agissait-il d’une « fake news » ?

Beaucoup m’ont dit qu’il m’avait été présenté, mais concrètement nous n’avons pas eu de rencontre, je n’en ai pas souvenir. On me dit qu’il m’a été présenté mais, pour être honnête avec vous, je ne me rappelle pas même comment il est physiquement… Je n’ai jamais eu de rencontre avec lui.



Alors vous n’avez pas de liens avec l’Administration Trump…

-
Non, je n’en ai pas.


Que pensez-vous des récentes déclarations du Père Général de la Compagnie de Jésus, Arturo Sosa Abascal
 dans lesquelles il pose des questions sur la rigueur des Saints évangélistes ?

-
C’est complètement erroné, en fait il me semble incroyable que l’on puisse faire ce genre de déclarations. Elles ont aussi besoin d’être corrigées. Il y a tout un ensemble de personnes qui doivent l’étudier et le corriger. Ce n’est pas raisonnable de penser que les paroles des Évangiles, qui d'après des centaines d’études sont comprises comme les paroles directes de Notre Seigneur, ne soient pas désormais les paroles du Christ parce que, de son temps il n’y avait pas de magnétophone. Je ne comprends pas.



Mais ce n’est pas une simple erreur...

-
C’est une grave erreur qui doit être corrigée.



Et qui peut la corriger?

-
Je dirais que c’est la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, l’organe du Pape pour protéger la vérité de la foi et la morale.



Vatileaks: Les fuites parlent de 1000 appartements du Saint Siège répartis dans Rome. Croyez-vous que cela ôte de la crédibilité au message évangélique de l’Église d’être le plus grand propriétaire foncier de la caput mundi?

-
D’abord, je ne connais pas la vérité sur cette affaire, ce que je dirais c’est cela: je ne crois pas que si l’Église est propriétaire de la terre, cela ôte de la crédibilité à son message, mais par contre cela l’affecterait par rapport à la façon dont elle administre cette terre. En effet, en ayant toutes ces propriétés, l’Église pourrait les utiliser pour beaucoup de bons projets mais l’administration doit être stricte et être régie selon la loi de l’Église. Je ne suis pas en train de dire que cela n’est pas le cas, mais en ce qui me concerne, le seul scandale qu’il y aurait c’est si d’une manière ou d’une autre ces propriétés n’étaient pas administrées correctement.



La diplomatie vaticane a beaucoup changé. Comment jugez-vous le fait que l’on ait donné le titre de «mari» à l’amant homosexuel du président du Luxembourg ?

-
Je crois qu’il faut faire quelque chose pour aborder l’image publique qui est donnée avec ces actes. Dans le passé, le Saint Siège simplement, d’une manière discrète et respectueuse, refusait que soient permises de telles choses, et nous devons revenir à cela. En le permettant ouvertement l’impression qui est donnée est que désormais le Saint Siège approuve ces situations, c’est pour cela que cela doit être clarifié.

Je crois aussi qu’on doit faire attention aux termes et conditions pour choisir ceux qui sont invités officiellement à venir au Vatican et parler lors des conférences du Saint Siège. Je ne comprends pas que les gens qui ont ouvertement défié l’Église et ses enseignements puissent être invités à ce genre de conférences.


Comme Paul Ehlrich…

-
Exactement, Paul Elrich… un exemple paradigmatique…



Oui, mais le plus grand responsable de cette invitation c’est le cardinal Ravasi, celui qui a écrit «Chers frères francs-maçons» dans Il Sole 24

-
Je n’ai pas lui ce texte, mais, oui, quel que soit le responsable ; une réponse doit être donnée.



Vous n’avez pas lu la lettre du cardinal Ravasi?

-
Je n’ai pas lui cette lettre. Je ne l’ai pas lue, probablement je devrais. Mais j’ai entendu parler d’elle.



Le Pape a confirmé que désormais les mariages célébrés par les prêtres de la FSSPX vont être reconnus.

-
Je ne l’ai pas encore lu, c’est une décision très significative du Saint Père et elle indique aussi d’une certaine façon qu’il doit y voir une réconciliation avec la FSSPX. Ce que le Pape dit essentiellement c’est que les prêtres de cette société, quand ils célèbrent ces mariages, exercent la juridiction de l’Église Catholique romaine, pour cela c’est très intéressant.



Croyez-vous que la prélature personnelle est une bonne voie pour la réconciliation?

Je crois que cela pourrait être une manière très efficace pour la réconciliation.


- Ce serait une bonne nouvelle?

-
Oui. Je prie pour cela et j’espère que cela arrivera. Mais la réconciliation, évidemment, doit avoir pour base un accord commun; car dans le cas contraire, cela pourrait être l’occasion de toutes sortes de conflits et de difficultés. Il faut qu’ils s’assurent qu’il y a un accord commun en ce qui concerne les doutes que dans le passé la FSSPX a eus sur l’Église, le Saint Siège et la direction de l’Église Catholique.


Le Cardinal Sarah a signalé lors du Synode les deux menaces qui planent sur l’Église: l’islam et l’idéologie du genre. Croyez-vous que l’islam est compatible avec la coexistence en Occident?

-
Je suis d’accord avec le Cardinal Sarah. Ce sont les deux grandes menaces de l’actualité et j’ai aussi une conviction très forte qu’une des principales modalités pour les aborder, c’est à travers l’éducation, et que nous nous assurions que dans nos écoles et dans nos universités on enseigne la vérité.

Ces deux menaces, planent toutes deux sur la nature humaine elle-même. Toute la question du genre, qui est une création complètement artificielle d’une certaine idéologie, et aussi que l’on enseigne la vérité au sujet de l’islam. La nature de l’islam est une forme de gouvernement selon ses propres croyances ou principes qui prétend gouverner le monde. Et aussi au sujet d’Allah, la figure d’Allah dans le Coran et dans d’autres écrits de l’islam est complètement différente du Dieu de la foi judéo-chrétienne.


Quelles sont les raisons d’espérer, pour une famille catholique dans le monde d’aujourd’hui, marqué par la culture de mort et où l’idéologie du genre est considérée comme la seule vérité sur l’être humain ?

-
Évidemment qu’il y a des raisons d’espérer car le Christ donne toujours Sa Grâce aux individus et aux familles. Et toute cette situation peut se transformer en faveur des individus et des familles. Je voyage actuellement dans beaucoup de pays. En Amérique et partout, je rencontre des gens jeunes et des familles catholiques jeunes, et d’autres pas aussi jeunes, très engagés, et cela me donne de l’espoir, parce que plus nous pourrons nous encourager les uns les autres à être fidèles au Christ, plus le monde pourra alors être transformé.



Quel conseil donneriez-vous aux familles catholiques qui veulent que leurs enfants grandissent en liberté ?

-
Mon conseil serait de prier, de faire confiance à la prière et de faire de la prière, en particulier dans la Sainte Eucharistie et dans la confession, le centre de la vie familiale. Prêtez beaucoup d’attention à l’éducation de vos enfants dans l’enseignement de l’Église et dans la loi morale, et en troisième lieu, travaillez aux côtés d’autres familles pour vous encourager les unes les autres et vous transformer en la grande force du monde.

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