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lundi, 03 avril 2017

Ne devons-nous pas penser également à ce que le Christ doit souffrir dans son Église elle-même ?

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Ne devons-nous pas penser également à ce que le Christ doit souffrir dans son Église elle-même ?

images-6.jpegLe Cardinal O'Malley l'affirme haut et fort: 

"Qu’il n’y ait pas de doute, aucun autre thème n’est plus important que la pédophilie pour la vie de l’Église. Si l’Église n’est pas engagée dans la protection des mineurs, nos efforts d’évangélisation n’auront pas d’effets, et nous perdrons la confiance de notre peuple »

Pourtant, dès que vous osez briser l'omerta, parler franchement et ouvertement des crimes pédophiles abominables commis par des prêtres, et des évêques, une petite majorité du milieu ecclésiastique vous accuse et pense que le problème vous est personnel et révèle chez vous un complexe psychologique avec la pédophilie !

Curieuse et sournoise manière d'attaquer un cancer qui selon les dire de Joseph Ratzinger a réussi à faire plus de dégâts à l'Eglise que les persécutions chrétiennes dans l'histoire. 

Que de souillures dans l’Église, et particulièrement parmi ceux qui, dans le sacerdoce, devraient lui appartenir totalement !

images-9.jpegIl y a 12 ans, alors que Saint Jean-Paul II vivait sa dernière Pâques et regardait dans sa chapelle privée le chemin de croix à la télévision accroché à son crucifix, Joseph Ratzinger tonnait au Colisée: les pires persécutions de l'Eglise proviennent de l'intérieur: 

Que peut nous dire la troisième chute de Jésus sous le poids de la croix ? Peut-être nous fait-elle penser plus généralement à la chute de l’homme, au fait que beaucoup s’éloignent du Christ, dans une dérive vers un sécularisme sans Dieu. Mais ne devons-nous pas penser également à ce que le Christ doit souffrir dans son Église elle-même ?

Combien de fois abusons-nous du Saint-Sacrement de sa présence, dans quel coeur vide et mauvais entre-t-il souvent ! Combien de fois ne célébrons-nous que nous-mêmes, et ne prenons-nous même pas conscience de sa présence ! Combien de fois sa Parole est-elle déformée et galvaudée !

Quel manque de foi dans de très nombreuses théories, combien de paroles creuses ! Que de souillures dans l’Église, et particulièrement parmi ceux qui, dans le sacerdoce, devraient lui appartenir totalement ! Combien d’orgueil et d’autosuffisance ! Que de manques d’attention au sacrement de la réconciliation, où le Christ nous attend pour nous relever de nos chutes !

Tout cela est présent dans sa passion. La trahison des disciples, la réception indigne de son Corps et de son Sang sont certainement les plus grandes souffrances du Rédempteur, celles qui lui transpercent le coeur. Il ne nous reste plus qu’à lui adresser, du plus profond de notre âme, ce cri : Kyrie, eleison – Seigneur, sauve-nous (cf. Mt 8, 25).

Les mentalités des chrétiens ne changent que très lentement. Elles font même parfois du surplace.

Unknown-12.jpegAlors que la francophonie, hélas aussi par la fille aînée de l'Eglise, est en proie à une crise de management et de communication sans précédent, certains experts jouent en défense, pratique encore la politique de l'autruche et défendent médiatiquement l'indéfendable. A la salle de presse du Saint-Siège, je me souviens parfaitement des propos d'un journaliste de La Croix en 2009: " l'Eglise en France n'est pas consciente de l'ampleur du problème de la pédophilie".

La lutte contre ces crimes et ses conséquences prendront plusieurs générations. La mentalité doit changer, une conversion est urgente: passer d'un personnel ecclésial qui défend l'institution à une Eglise humble et pauvre qui se met au service des victimes. 

Notre Pape François, le Pape choisit par Dieu pour notre temps, nous invite à sortir. Une Eglise auto-référentielle, repliée sur elle-même, tombe malade, comme corrompue. Jésus frappe à l'intérieur de son Eglise pour sortir. L'Eglise est née en sortie, depuis la Pentecôte. Elle est cet hôpital de campagne qui doit prendre soin des blessés et des victimes de la pédophilie, des enfants innocents écrasés par ses propres prêtres. 

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La communication est un défi qui attend des saints courageux

Les médias ne sont pas à combattre, les journalistes ne sont pas des prédateurs toujours prêts à casser du sucre sur l'Eglise, internet, les réseaux sociaux, Facebook et même le portable ne sont pas les instruments du diable qui vous plongent dans l'univers de l'addiction.

La communication est un défi qui attend des saints courageux, prêt à le relever. La foi naît de l'écoute. La Parole s'est faite chair, à nous d'être comme une incarnation de surcroît. 

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