samedi, 07 décembre 2013

Mgr Gänswein: les âneries du journal "Die Zeit"

screen-shot-2013-12-05-at-6-16-32-pm-l125-h81.pngMGR GÄNSWEIN ASSURE QU’IL N’EST EN RIEN “CONTRE“ LE PAPE FRANÇOIS. 
Vatican - le 05/12/2013 | Par Agence I.Media

L’hebdomadaire allemand Die Zeit a affirmé, dans son édition du 4 décembre 2013, que Mgr Georg Gänswein vivait particulièrement mal le pontificat du pape François. “Ce sont des âneries“, a assuré le lendemain à I.MEDIA le secrétaire particulier du pape émérite, également préfet de la Maison pontificale.

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Unknown.jpegNote: Dans l'arène médiatique, on peut voir grosso modo comme deux nébuleuses, déjà présentes sous le pontificat de Benoît XVI: une aile progressiste et une aile traditionaliste. Benoît XVI n'était ni avec l'une ni avec l'autre. L'aile médiatique traditionaliste, plus présente sur quelques blogs sur Internet (les "nouveaux médias") a déformé quelque peu le Pape émérite.

L'inverse semble se produire avec le Pape François: c'est au tour de la nébuleuse médiatique progressiste, celle qui a caricaturé Benoît XVI, plus présente dans les médias classiques (radio, TV, journaux), de déformer le Pape François. 

Avec un regard purifié par la prière, nous voyons que les deux Papes nous mènent vers le Christ. Le Pape François le fait avec sa personnalité et son style.

La vie chrétienne ne se réduit pas à des idées, une manière de faire ou à une sorte d'idolâtrie d'un Pape, mais surtout et avant toute chose, à une vie intérieure d'amour, de foi et d'espérance, une vie concrète et quotidienne. La fréquentation des sacrements, où Dieu se laisse toucher, nous préserve des illusions trop intellectuelles. 

Commentaires

Oui, tout à fait. Et comme je vous l'écrivais il y a pas mal de temps, ces applaudissements sont très négatifs, sur le terrain, pour les braves personnes qui se dévouent dans l'Eglise avec le seul souci de faire de leur mieux ce que l'Eglise demande, et qui voient ressortir les petits chefs "progressistes" qui viennent dire comment faire (comme si les autres ne s'étaient pas renseignés avant) sous prétexte que, eux, ils savent ce que veut le pape François (qui serait sans doute fort étonné de vouloir tant de choses qui vont de l'hérésie à l'insolite, en passant par le risible).
En Allemagne, où la richesse de l'Eglise, en argent et en réseaux, richesse dont les effets néfastes furent déplorés par Benoît XVI avant François, les "progressistes" qui ont investi les réseaux et disposent de l'argent depuis x années, nous font le coup de l'amour des réformes. Pour mieux faire passer l'intox, ils jouent des simplismes de la presse en nous faisant croire que les réformes sont bloquées par les "conservateurs-ratzinguériens", d'où les âneries concernant Mgr Gänswein. C'est le début d'une grande O.P.A. sur les réformes du pape François pour que ceux qui en veulent le moins se les approprient, et les vident de leur sens et de leur efficacité à coups d'applaudissements. Voilà l'unique cause qui, à mes yeux, rend ces réformes redoutables. Que le Bon Dieu vienne en aide au pape François!

Écrit par : C.J. | samedi, 07 décembre 2013

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C'est effectivement un peu cela. Les effets des spin doctors, ceux qui savent faire tourner l'information, à grande et large échelle, avec des "effets de torsion". Benoît XVI fut déformé, tout comme François. Cela nous invite à une critique constructive pour comprendre le fonctionnement des médias et le rôle cruciale de l'info.

Écrit par : Don Dom | samedi, 07 décembre 2013

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Voici, à titre d'exemple, une information que je pense avoir été parfaitement vérifiée, elle illustre la grande O.P.A. "progressiste" sur les réformes pape François.
Ainsi donc, dans le diocèse de Cologne on attend la nomination du successeur du Cardinal Joachim Meisner.
Et cette attente est l’occasion, pour un groupe de laïcs, de lancer une pétition pour demander que les fidèles aient voix au chapitre pour le choix de leur nouvel archevêque. Ceux qui s’expriment ainsi sont rassemblés dans le mouvement « Kölner Kircheninitiative » se veulent fidèles aux orientations du Pape François qui - disent-ils - demande davantage de démocratie dans l’Eglise.
Que le Bon Dieu vienne en aide au pape François et aux fidèles loyaux à l'Eglise qui doivent endurer de supporter un groupe de ce genre, plus ou moins influent, dans leur diocèse.

Écrit par : C.J. | dimanche, 08 décembre 2013

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Pardon mais encore un mot pour dire que je pense comprendre ce que vous vous appliquez à expliquer, à savoir que les médias (avec des nuances entre les anciens et les nouveaux) cherchent à jouer un "jeu" qui leur est particulier (en vue d'intéresser, d'élargir l'auditoire, de vendre) par des méthodes qui sont les leurs et qui reposent souvent, hélas, sur des mises en scène simplettes quant au fond mais plus élaborées quand aux formes. Avec, aussi, l'ambition d'influencer les situations, chose qui laisse perplexe quand on pense à tous les trémolos des médias sur la démocratie... qui ne leur a délivré aucun mandat... chose à la fois pathétique et exorbitante puisque cela signifie que les acteurs des médias font comme si leurs propres vues correspondaient forcément à celles de la démocratie (au fait, c'est qui la démocratie?)!
Cependant je me permets d'insister avec mes interventions relatives aux "progressistes" et à leur O.P.A. sur le pape François parce que les manières de procéder "progressistes" épousent fort bien le "jeu" des médias en identifiant leurs propres vues à un horizon indépassable seulement par eux-mêmes, tout cela enrobé de trémolos sur un prochain réputé approuver dans un enthousiasme porté par la soi-disant évidence de l'horizon pointé, alors que ce prochain n'est jamais consulté puisqu'il est systématiquement soupçonné de n'être pas "mature". Bref c'est vraiment méprisant et pathétiquement exorbitant de présomption. C'est donc l'inverse de ce qu'est le pape François. Mais comment le faire savoir à ceux qui se disent favorable à un message pontifical alors que ce message ne vient pas du pape, comme à ceux qui se méfient du pape à cause d'un message qui n'est pas le sien?

Écrit par : C.J. | dimanche, 08 décembre 2013

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"Comprendre comment le monde médiatique fonctionne, aimer les journalistes et respecter leur travail, être positif et pas réactif, annoncer plutôt que dénoncer."... tels me semblent les quelques principes de base. Il faut aussi user de la liberté de communiquer, et pas se plaindre des médias. Les personnes favorables à l'homosexualité ont entrepris un énorme travail de communication. Nous devons reconnaître que nous avons péché par ommission en ne s'investissant pas de la communication. Enfin, comprendre les médias, le fonctionnement, leurs règles, afin de faire comme tous le monde: communiquer. Lire la presse, écouter la radio, voir la TV et user d'internet avec un regard critique et constructif.

Écrit par : Don Dom | dimanche, 08 décembre 2013

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Certes. Mais cela paraît très compliqué même si je reconnais que je ne connais pas bien le système médiatique, du moins je ne le connais qu'en tant qu'usager qui s'efforce d'être attentif.
Par exemple comment annoncer le fond du message chrétien (dans ce contexte-là, celui des médias) s'il faut en passer par des simplismes qui sont à l'extrême opposé de la nécessaire priorité accordée aux "bases" que le pape François recommande: les bases de la foi ne sont pas simplettes, y a-t-il tout simplement une place pour ce qui n'est pas simplet dans le système médiatique? Comment annoncer s'il faut avoir recours à des formes ou procédés alambiqués qui semblent privilégier ce qui tape à l'œil et qui révoquent jusqu'au minimum de la réflexion pour cultiver des impasses, comme susciter des réactions d'un moment, que ce soit pour dire du bien ou pour dire du mal de tel ou tel sujet? J'entends par là qu'il pourrait être inquiétant que ce système se mette à dire du bien de la foi si c'est pour ne susciter que des réactions dans l'instant (parce qu'on ne voit pas que le système vise à autre chose) ou pour cultiver d'autres impasses: donner l'illusion d'une spontanéité généreuse qui en reste à du baratin avec très peu d'actes concrets à la clé, exclure ceux qui n'approuveraient pas comme des gens méprisables et dangereux? Il me semble que c'est ce qu'ont réussi, par exemple, les partisans de la promotion de tout ce qui est "gay". Et je ne vois pas comment la foi peut s'accommoder des impasses dans lesquelles ils semblent ne voir que des avantages, des impasses dont le système médiatique ne semble pas pouvoir se passer.

Écrit par : C.J. | lundi, 09 décembre 2013

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Les tenants de l'idéologie gay ont fait un immense travail de communication. Et nous ? Nous nous méfions des journalistes, nous contestons les médias, alors que tout le monde communique. C'est une ommission grave. La communication n'est pas la liturgie, n'est pas une homélie, mais une manière de faire qui s'apprend.

Écrit par : Don Dom | mardi, 10 décembre 2013

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Pourquoi pas nous? En effet.
Je pense quon ne devrait même pas se poser la question puisqu'il nous est impératif de communiquer.
Cependant ce ne sont pas les journalistes que je crains, c'est le système et ses codes qui me semblent effectivement compatibles avec un message tel celui que voulaient faire passer les promoteurs de la "cause" gay, laquelle s'accommode de bien des travers du système et, même, les épouse parfaitement, tandis que le message de la foi contredit ces travers en lui-même.
Que faire? Peut-on communiquer en se passant de certains codes qui semblent inhérents au système, un journaliste le peut-il?
Je ne connais le système qu'en tant qu'usager qui s'efforce d'être attentif, et pas seulement aux "questions religieuses" mais aussi, par exemple, au traitement de la vie locale, au traitement des questions relatives à l'histoire ou à l'enseignement... qui subissent le même sort bizarre que les "questions religieuses". Par exemple, concernant la vie locale, le système choisit (je dis "choisit" parce que je sais qu'il a été informé) de passer sous silence des événements qui concernent des centaines de personnes mais choisit aussi de présenter tel événement comme ayant attiré un vaste public, et dit même qu'il le met en valeur pour le nombre important de gens, quand bien même il n'y avait qu'une dizaine de personnes pour ledit événement... ce cas constaté dans les deux endroits où je vis, a été vérifié, ici et ailleurs, par beaucoup d'autres gens que moi. Cela rappelle, à une autre échelle, la minimisation de l'évaluation de la foule ayant défilé en France au moment du vote du mariage pour tous, et la maximisation récente du petit nombre de gens ayant défilé avec M. Mélanchon, y compris sur TF1. Cela semble tenir à des codes ou principes (mise en scène dualiste -les bons/les gentils-, mise en scène soi-disant neutre: on flingue un coup de ce côté et un coup de l'autre, sans même avoir la volonté de promouvoir une cause - ce qui ne serait pas illégitime pour une presse d'opinion-, volonté ou irrésistible obligation de s'inscrire dans un "frame", volonté de ménager un personnage en vue qui n'a pas besoin de faire pression puisqu'il sait que le système tel qu'il est aura forcément besoin de lui à un moment ou à un autre...), codes ou principes dont on ne voit pas bien comment le message de la foi peut s'accommoder puisque les journalistes travaillent comme ça, puisque c'est le système, quelles que soient par ailleurs les qualités personnelles des journalistes qui ne me semblent pas en mesure de changer le système en question.

Écrit par : C.J. | mardi, 10 décembre 2013

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Merci pour votre apport. Effectivement, rien n'est simple. Mais je pense toutefois que comprendre comment cela marche permet déjà une espérance.

Écrit par : Don Dom | jeudi, 12 décembre 2013

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