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vendredi, 29 novembre 2013

La Misericordina, le médicament pour le coeur

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Prions pour que cette heureuse et géniale initiative ne dégénère pas en business trompeur. 

le 29/11/2013 à 12:46:00 Agence I.Media

‘Misericordina’ : Une belle initiative spirituelle qui pourrait bien tourner au business (Reportage).

L’image a fait le tour du monde. A l’occasion de la prière de l’Angélus, le 17 novembre 2013, le pape François avait brandi une petite boîte en encourageant les fidèles rassemblés sous ses fenêtres à prendre ce “médicaments spirituel“. Le pape avait ainsi donné à la Misericordina - une petite boîte venue de Pologne contenant en fait un chapelet et une image pieuse - une notoriété mondiale. Désormais, a constaté I.MEDIA, les fidèles cherchent par tous les moyens à en acheter une à plusieurs boîtes, et les commerces de souvenirs proches du Vatican proposent des imitations.

“Je voudrais maintenant vous conseiller à tous un médicament. Certains vont penser : ‘et maintenant le pape fait le pharmacien !’ C’est un médicament spécial pour concrétiser les fruits de l’Année de la foi qui touche à sa fin, (…) un médicament composé de 59 granules pour le cœur. Il s’agit d’un médicament ‘spirituel’ appelé Misericordina“. Juste après cette promotion exceptionnelle par la voix du pape, des volontaires ont distribué place Saint-Pierre plus de 20 000 petites boîtes qui se sont envolées en un clin d’œil.

C’est dans la tête de Blazej Kwiatkowski, un séminariste de Gdańsk (Nord de la Pologne), qu’a germé en 2011 l’idée d’offrir un cadeau original aux jeunes qui venaient visiter son séminaire. Diplômé en pharmacie, il imagine alors une boîte de médicament contenant un chapelet, convaincu que, de même que le médicament fait du bien au corps, la prière fait du bien à l’âme. Ainsi est née la Miserikordyna.

L’idée va faire son chemin et, à Cracovie, la maison d’édition du diocèse développe le concept en y ajoutant une image du Christ miséricordieux tirée d’une vision de la sainte polonaise Faustine Kowalska (1905-1938) ainsi qu’une notice originale. Cette notice, qui précise d’emblée que ce médicament ne possède aucune “contre-indication“, indique qu’il peut être utilisé à titre préventif “une fois par jour“ et, “en cas d’urgence, autant de fois que l’âme en a besoin“.

En ‘prescrivant’ au fidèles la Misericordina, le pape s’est donc fait le promoteur d’une belle initiative visant à encourager à la prière quotidienne. Mais il a créé une rupture de stock ! A Rome, le fameux médicament est uniquement distribué dans la sacristie d’une église proche du Vatican, transformée en petit magasin. Dans le Borgo Santo Spirito, le sanctuaire de la Divine miséricorde vend des boîtes à 3 € l’unité. La totalité des bénéfices est reversée à l’Aumônerie apostolique que dirige depuis peu un proche du pape François, le Polonais Mgr Konrad Krajewski.

C’est lui qui a eu l’idée de proposer au pape cette initiative spirituelle originale qui, par la même occasion, aidera à remplir les caisses du bureau en charge d’aider au nom du souverain pontife les personnes dans le besoin à Rome et en Italie. 

Rupture de stock et imitations

Mais le succès de cette initiative a d’autres effets… Au sanctuaire de la Divine miséricorde, le téléphone ne cesse de sonner et les fidèles se pressent dans le petit magasin où, durant la seule journée du 28 novembre, 2000 boîtes ont été vendues en quelques heures. A court de ‘médicaments’, les responsables du petit commerce ont commandé pas moins de 10 000 nouvelles boîtes et une liste d’attente ne cesse de s’allonger.

Pendant ce temps, la Misericordina est aussi disponible sur Internet, et les prix montent. Un site italien commercialise ainsi le produit à 4,90 € l’unité, ou en “promotion“ à 4,41 €.

Enfin, en quelques jours à peine, une société italienne de la région de Naples a créé une imitation de la Misericordina. La boîte de Fedelina est ainsi vendue 4 € dans les magasins de souvenirs religieux qui jouxtent le Vatican. Réalisée par la société Fars spécialisée dans les articles religieux, elle devrait connaître un franc succès. Pas sûr, cette fois-ci, que les pauvres aidés par le pape en soient les bénéficiaires.

AMI 

© 2013 I.MEDIA

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