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lundi, 26 septembre 2016

Oecuménisme: la primauté et la collégialité au premier millénaire

source Zenit - lien Encyclique de Saint Jean-Paul II sur l'oecuménisme

Primauté de Pierre et oecuménisme: les fruits de la rencontre de la commission mixte orthodoxes-catholique à Rieti


P1020863.jpgLa séparation entre l'Eglise catholique romaine et les Eglises orthodoxes remonte à 1054. La recherche d'un mode d'exercice de la primauté du Pape fait partie intégrante du dialogue oecuménique.

Saint Jean-Paul II* a souhaité un dialogue fraternel et patient. Une Commission mixte pour le dialogue théologique entre les Églises orthodoxe et catholique a vu le jour. Cette commission s'est réunie en Italie, avec notamment le Cardinal suisse Mgr Kurt Koch et Mgr Charles Morerod, évêque de Lausanne,Genève et Fribourg. 

Il n’y a pas de doute que le siège de Rome avait été reconnu à la première place dans l’ordre des Églises

« Le dialogue » des catholiques et des orthodoxes « a maintenant une base commune », affirme Mgr Andrea Palmieri, au micro de Radio Vatican.

C’est ainsi que le sous-secrétaire du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens a qualifié le document final approuvé par la Commission mixte catholique-orthodoxe le 21 septembre 2016, à Chieti, en Italie  (voir vidéo et photos)

Intitulé « La synodalité et la primauté au cours du premier millénaire: vers une compréhension commune au service de l’unité de l’Église », le document est le fruit du travail de la XIVe session plénière de la Commission mixte pour le dialogue théologique entre les Églises orthodoxe et catholique (15-22 septembre 2016).

Pendant la session de Chieti, « de la lecture du premier millénaire a émergé qu’il n’y a pas de doute que le siège de Rome avait été reconnu à la première place dans l’ordre des Églises. Cette primauté, cependant, a toujours été exercée dans le contexte de la collégialité »

Lien Zenit - prochaine rencontre 2017

*Encyclique Ut Unum Sint

96. C'est une tâche immense que nous ne pouvons refuser et que je ne puis mener à bien tout seul. La communion réelle, même imparfaite, qui existe entre nous tous ne pourrait-elle pas inciter les responsables ecclésiaux et leurs théologiens à instaurer avec moi sur ce sujet un dialogue fraternel et patient, dans lequel nous pourrions nous écouter au-delà des polémiques stériles, n'ayant à l'esprit que la volonté du Christ pour son Eglise, nous laissant saisir par son cri, « que tous soient un... afin que le monde croie que tu m'as envoyé » (Jn 17, 21)?

Saint Jean-Paul II 1995

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Saint Jean-Paul II, Ut unum sint  de 1995 (Encyclique sur l'oecuménisme "qu'ils soient un")

Le ministère d'unité de l'Evêque de Rome

88. Parmi toutes les Eglises et Communautés ecclésiales, l'Eglise catholique a conscience d'avoir conservé le ministère du successeur de l'Apôtre Pierre, l'Evêque de Rome, que Dieu a institué comme « le principe et le fondement permanents et visibles de l'unité » 146 et que l'Esprit assiste afin que tous les autres bénéficient de ce bien essentiel. Suivant la belle expression du Pape Grégoire le Grand, mon ministère est celui de servus servorum Dei. Cette définition est la meilleure protection contre le risque de séparer l'autorité (et en particulier la primauté) du ministère, ce qui serait en contradiction avec le sens de l'autorité selon l'Evangile: « Je suis au milieu de vous comme celui qui sert » (Lc 22, 27), dit notre Seigneur Jésus Christ, Chef de l'Eglise.

D'autre part, comme j'ai eu l'occasion de le déclarer lors de l'importante rencontre au Conseil œcuménique des Eglises à Genève, le 12 juin 1984, la conviction qu'a l'Eglise catholique d'avoir conservé, fidèle à la tradition apostolique et à la foi des Pères, le signe visible et le garant de l'unité dans le ministère de l'Evêque de Rome, représente une difficulté pour la plupart des autres chrétiens, dont la mémoire est marquée par certains souvenirs douloureux. Pour ce dont nous sommes responsables, je demande pardon, comme l'a fait mon prédécesseur Paul VI. 147

89. Il est cependant significatif et encourageant que la question de la primauté de l'Evêque de Rome soit actuellement devenue un objet d'études, en cours ou en projet, et il est également significatif et encourageant que cette question soit présente comme un thème essentiel non seulement dans les dialogues théologiques que l'Eglise catholique poursuit avec les autres Églises et Communautés ecclésiales, mais aussi plus généralement dans l'ensemble du mouvement œcuménique.

95. Mais tout cela doit toujours être accompli dans la communion. Lorsque l'Eglise catholique affirme que la fonction de l'Evêque de Rome répond à la volonté du Christ, elle ne sépare pas cette fonction de la mission confiée à l'ensemble des Evêques, eux aussi « vicaires et légats du Christ ». 153 L'Evêque de Rome appartient à leur « collège » et ils sont ses frères dans le ministère.

Ce qui concerne l'unité de toutes les Communautés chrétiennes entre évidemment dans le cadre des charges qui relèvent de la primauté. Il sait bien, en tant qu'Evêque de Rome, et il l'a réaffirmé dans la présente Encyclique, que le désir ardent du Christ est la communion pleine et visible de toutes les Communautés, dans lesquelles habite son Esprit en vertu de la fidélité de Dieu.

Je suis convaincu d'avoir à cet égard une responsabilité particulière, surtout lorsque je vois l'aspiration œcuménique de la majeure partie des Communautés chrétiennes et que j'écoute la requête qui m'est adressée de trouver une forme d'exercice de la primauté ouverte à une situation nouvelle, mais sans renoncement aucun à l'essentiel de sa mission. Pendant un millénaire, les chrétiens « étaient unis par la communion fraternelle dans la foi et la vie sacramentelle, le Siège romain intervenant d'un commun accord, si des différends au sujet de la foi ou de la discipline s'élevaient entre elles ». La primauté s'exerçait ainsi pour l'unité. En m'adressant au Patriarche œcuménique, Sa Sainteté Dimitrios Ier, j'étais conscient, comme je l'ai dit, que « pour des raisons très diverses, et contre la volonté des uns et des autres, ce qui devait être un service a pu se manifester sous un éclairage assez différent.

Mais, c'est par désir d'obéir vraiment à la volonté du Christ que je me reconnais appelé, comme Evêque de Rome, à exercer ce ministère. Je prie l'Esprit Saint de nous donner sa lumière et d'éclairer tous les pasteurs et théologiens de nos Églises, afin que nous puissions chercher, évidemment ensemble, les formes dans lesquelles ce ministère pourra réaliser un service d'amour reconnu par les uns et par les autres ».

96. C'est une tâche immense que nous ne pouvons refuser et que je ne puis mener à bien tout seul. La communion réelle, même imparfaite, qui existe entre nous tous ne pourrait-elle pas inciter les responsables ecclésiaux et leurs théologiens à instaurer avec moi sur ce sujet un dialogue fraternel et patient, dans lequel nous pourrions nous écouter au-delà des polémiques stériles, n'ayant à l'esprit que la volonté du Christ pour son Eglise, nous laissant saisir par son cri, « que tous soient un... afin que le monde croie que tu m'as envoyé » (Jn 17, 21)?

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