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mercredi, 06 mars 2013

Allemagne-Suisse: La pilule qui ne passe pas médiatiquement

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Lire  Cardinal Ouellet:

 «Est-ce qu’on aide une femme quand on la pousse à commettre un délit [l’avortement] pour réparer un autre délit [le viol]?»

L'humanité et la compassion de l'Eglise catholique

L'Eglise est humaine, avec un soutien très fort en faveur de la femme victime.

Cela fait plus de 50 ans que l'Eglise essaie d'aller dans le sens de la non-fécondation, pour une femme violée, car c'est bien un drame épouvantable.

En Suisse

En Suisse (Le Matin, dépêche ATS), les évêques autorisent, sous certaines conditions, le recours à cette pilule, uniquement si un effet non abortif est certain.

L'Allemagne

Il n'est pas exact que l'Eglise, en Allemagne, ouvre une brèche dans la contraception. Ces titres sont simplement erronés, donc induisent les âmes en erreur. 

Un spécialiste me rappelle, qu'il a été prouvé scientifiquement que la pilule du lendemain a un effet anti-ovulatoire mais aussi un effet anti-nidatoire. Par conséquent elle aurait un effet abortif si elle est administrée après la fécondation (ou conception). Une telle pilule pourrait donc tuer un innocent et créer une deuxième victime. Le viol avait déjà lourdement blessé la femme. 

Une communication délicate

La conférence épiscopale allemande, avec le consentement de l'Académie de la Vie, aurait permis la prescription de la pilule du lendemain en cas de viol, si l'effet résultant n'est pas abortif! C’est à dire, son utilisation serait licite si la femme victime du viol se trouve dans la phase pré-ovulatoire de son cycle menstruel. Dans cette situation la pilule du lendemain empêche que la fécondation ait lieu en bloquant l’ovulation.

La subtilité est toujours difficile à médiatiser, mais la vérité est à la base de toute communication.

Effet non abortif

La conférence épiscopale relève donc que, dans des circonstances bien précises, on peut faire usage de l’effet contraceptif (et non plus abortif) de la pilule du lendemain pour venir en aide aux femmes qui ont souffert le crime d'un viol. 

Aussi, les catholiques viennent effectivement et activement en aide aux femmes en détresse, terriblement blessées par un viol. L'effet de la pilule du lendemain sera alors contraceptif, pour éviter une fécondation.

Un enfant a le droit de naître d'un acte d'amour, sans contraception, et l'avortement est toujours un meurtre d'un enfant innocent. Il est de notre devoir de tout faire pour venir en aide aux femmes violentées, et là l'occasion se présente. Cela démontre, une fois de plus, l'humanité de l'Eglise. 

La pilule du lendemain, abortive, peut tuer

Donc prudence dans la lecture des coupures de presse. L'avortement et l’usage de l'effet abortif de la pilule du lendemain sont un meurtre d'un enfant innocent. C’est aux médecins aux scientifiques et aux moralistes d'éclairer les consciences avant de pouvoir décider la prescription de la pilule du lendemain pour être sûr d’avoir à faire uniquement et seulement l’effet contraceptif (non-conceptionnel). 

(Souvenons-nous du cas des religieuses qui, dans les années 1970, potentiellement pouvaient être violées. La prise d'un médicament, soit un contraceptif, pour empêcher en cas de viol une conception était licite).

Commentaires

Bonsoir monsieur l’abbé,
Quelques remarques, non pas sur ce que vous avez écrit mais sur le communiqué des évêques.

1. Les évêques suisses sont déroutants. On les a souvent attendus sur certains autres sujets plus délicats par rapport à l’esprit du monde. Sujets sur lesquels ils se sont montrés très discrets et timides. Est-ce que nos évêques sauront égaler leurs homologues français avec le mariage pour les personnes homosexuelles par exemple ?


2. Autoriser l’exception n’est-ce pas prendre le risque de tout permettre. Revoyons Simone Veil présenter la loi sur l’avortement par exemple.

3. Quelle est la position de la Sainte Eglise sur ce sujet.

4. En tant que disciple du Créateur nous savons pour avoir un être humain il faut que Dieu lui façonne une âme. Qu’il faut que la Divine Volonté s’en mêle. Or la contraception, même dans le cas d’un viol, n’est –ce par faire barrière à cette dernière ? Difficile voir impossible à entendre dans notre monde sans Dieu. Mais le rôle des évêques est d’éclairer les fidèles avec les lunettes de la Foi. De plus d’un mal Dieu peut faire sortir un plus grand bien.

Écrit par : Stève | mercredi, 06 mars 2013

Je demande à lire d'abord le communiqué. Avez-vous le lien Internet ?
Sachez que votre position, si je la comprends, car il y a aussi une question, est bien trop rigoriste, car lors d'un viol, il n'y a aucune obligation de conception d'un enfant par la suite.
Le viol est un grave attentat. Certes, et c'est capital, l'avortement n'est pas la solution, car un meurtre suivrait encore le viol. Ce n'est pas ce que vous dites, me semble-t-il.
Autre situation, tout autre, le statut de la contraception dans un couple marié.

Écrit par : Don Dom | mercredi, 06 mars 2013

Non l’avortement n’est absolument pas une solution.
Mais que dit la Sainte Eglise dans un cas où la femme subit un viol dans une période pré-ovulatoire ? Suivant votre article les évêques suisses, allemand et espagnols autorisent la pilule du lendemain. Car si il n’y a aucune obligation de conception…il ne reste que la pilule du lendemain..donc tout est évident aux yeux de l'Eglise

Écrit par : Stève | mercredi, 06 mars 2013

La pilule du lendemain a deux effets: abortif et contraceptif. Il est possible d'utiliser seulement l'effet contraceptif, lorsque la pilule du lendemain ne produira pas un avortement, et ceci en fonction du jugement des médecins, qui doivent avoir la certitude que le viol n'est pas advenu dans une période de 4 jours normalement, période de fécondité du cycle féminin. Aussi, l'effet contraceptif seulement et uniquement est légitime, car la femme violée n'a aucune obligation morale d'avoir un enfant de cette relation forcée. Autre est le cas où la femme serait enceinte, car cela provoquerait un avortement.

La femme violée est tellement choquée, c'est un tel drame, qu'il semble que la conception est presque impossible, tellement la femme est sous le choc.

Cette position morale de l'Eglise, effet contraceptif, dans le cas d'un viol, est une position classique, qu'il faut communiquer. L'Eglise n'est pas un monstre, mais aide toute personnes, surtout une personne violée, humiliée, un véritable attentat contre la personne.

Écrit par : Don Dom | mercredi, 06 mars 2013

http://www.lifesitenews.com/news/spanish-bishops-doctors-question-german-bishops-approval-of-morning-after-p

Écrit par : Patricio Tribelhorn | jeudi, 07 mars 2013

pour clarifier des doutes sur le sujet et sur la position des eveques espagnols!!

Beaucoup trop des choses ont été dites...

Écrit par : Patricio Tribelhorn | jeudi, 07 mars 2013

N'ayez crainte cher Patricio, ma réponse est parfaitement catholique, fruit d'un échange avec des experts renommés et parfaitement catholiques.

Écrit par : Don Dom | jeudi, 07 mars 2013

il me semble que il y a de plus en plus des avis catholiques contre cette pillule....

http://choisirlavie.ch/index.php?option=com_content&view=article&id=148%3Ala-pilule-du-lendemain-en-cas-de-viol&catid=11&Itemid=170

Écrit par : Patricio Tribelhorn | vendredi, 08 mars 2013

Merci de ces explications techniques et morales!
En effet un moyen contraceptif qui est utilisé comme traitement uniquement (par exemple la pilule Diane pour traité l'acné) sans que l'on cherche une fermeture à la vie, je parle ici dans le cadre d'un mariage religieux, peut se faire sans soucis!
Dans le cadre de la pilule du lendemain la théorie de l utiliser seulement lorsque que l'on sait qu'elle jouera le rôle de contraceptif se comprend très bien!
Par contre médicalement et techniquement parlant cela serait intéressant d'avoir un avis d'un médecin gynécologue! Peut-on, par une prise de sang ou le décompte des jours fertiles, savoir avec évidence et sûreté qu'il n y a pas eu de fécondation, et donc ici aucun risque de supprimer une vie? Alors effectivement c'est réalisable de prendre la pilule du lendemain!
Une parenthèse ici et une information que l'on ignore souvent pour le stérile : c est que potentiellement il peut y avoir chaque mois, une fécondation ignorée et le stérilet empêchant la nidation, une vie tuée!

Écrit par : Myriam | vendredi, 08 mars 2013

Merci, très pertinent.

Écrit par : Don Dom | vendredi, 08 mars 2013

Les commentaires sont fermés.